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Journée Mondiale de l’Accréditation - Santé et action sociale, des enjeux plus que jamais d’actualité
Les dispositifs médicaux : de plus en plus sophistiqués et innovants
La volonté d’amélioration de l’état de santé des patients et de raccourcissement des séjours hospitaliers en
favorisant le retour à domicile, associée au vieillissement de la population, sont autant de facteurs de croissance
du secteur du dispositif médical
(DM).
Le recours à l’accréditation est dans certains cas une condition préalable à l’obtention d’un agrément
délivré par
le ministre de la Santé ou par l’un de ses établissements sous tutelle. C’est notamment le cas pour les organismes
d’inspection réalisant des contrôles de la qualité externe des DM (installations de mammographie analogique ou
numérique, radiothérapie externe, radiologie dentaire…) qui doivent être accrédités avant de pouvoir obtenir un
agrément de la part de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).
La mise sur le marché des DM, des dispositifs médicaux implantables actifs (DMIA) et des dispositifs médicaux de
diagnostic in vitro (DMDIV) est subordonnée à un marquage CE
préalable, sous la responsabilité du fabricant. Ce
dernier doit soumettre les DM à une procédure d’évaluation de conformité aux exigences essentielles décrites
dans les directives européennes applicables. Ces dispositions européennes ont été transposées en droit français
dans le Code de la santé publique. Pour les DM hors Classe I, une évaluation par un organisme tiers
(Le LNE/GMED est en France le seul organisme notifié pour les DM), désigné par l’autorité compétente (pour la
France, l’ANSM) est nécessaire avant d’apposer le marquage CE.
Les DM sont classés en quatre catégories, chacune étant associée à des règles d’évaluation et de contrôle
spécifiques :
Classe I (risque le plus faible) : lunettes correctrices, véhicules pour personnes handicapées, béquilles…
Classe IIa (risque potentiel modéré/mesuré) : lentilles de contact, appareils d’échographie, couronnes
dentaires…
Classe IIb (risque potentiel élevé/important) : préservatifs, produits de désinfection des lentilles…
Classe III (classe de risque la plus élevée) : implants mammaires, stents, prothèses de hanche…
Pour qualifier et améliorer les DM, obtenir le marquage CE ou constituer un dossier technique réglementaire type
dossier 510(k)
, les fabricants doivent satisfaire aux dispositions qui leur sont applicables. L’une d’elle est la
réalisation de tests (ou essais) appropriés pour évaluer la conformité des caractéristiques techniques du dispositif
(par exemple des essais mécaniques, d’endurance et de fatigue, de stérilité, de sécurité électrique, de
biocompatibilité…).
Au 1er juin 2015, 30 laboratoires d’essais étaient accrédités pour la réalisation d’essais sur tous types de dispositifs
médicaux dont, par exemple, les implants orthopédiques.
- L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM)
L’ANSM est accréditée pour des inspections réalisées dans le cadre de la surveillance du marché des DM. Elle est
également accréditée pour des inspections des établissements réalisant les activités de fabrication, d'importation
On entend par dispositif médical tout instrument, appareil, équipement, matière, produit, à l'exception des produits d'origine humaine, ou
autre article utilisé seul ou en association, y compris les accessoires et logiciels nécessaires au bon fonctionnement de celui-ci, destiné par le
fabricant à être utilisé chez l'homme à des fins médicales et dont l'action principale voulue n'est pas obtenue par des moyens
pharmacologiques ou immunologiques ni par métabolisme, mais dont la fonction peut être assistée par de tels moyens. Constitue
également un dispositif médical le logiciel destiné par le fabricant à être utilisé spécifiquement à des fins diagnostiques ou thérapeutiques.
Sources : Code de la santé publique.
Reconnaissance officielle qui émane d'une autorité reconnue, qu'une personne possède la formation et les qualités nécessaires pour
recevoir un titre professionnel et qu’elle rencontre les critères spécifiques de compétences associés à la pratique dans son domaine
d'expertise.
Le marquage CE a été créé dans le cadre de la législation européenne. Il matérialise la conformité d’un produit aux exigences
communautaires incombant au fabricant du produit, facilitant ainsi sa libre circulation, car il traduit la conformité d'un produit avec les
exigences fondamentales des règlements et directives européens.
De nombreuses entreprises envisageant d'introduire un dispositif médical sur le marché américain ont besoin de faire une demande à la
Food and Drugs Administration (Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux), appelée 510(k).