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Avant propos
Avant la traditionnelle séquence de remerciements, où trop de louanges peuvent nuire à la sincérité, il est préférable, à
mon goût, de faire précéder une réflexion de l'apprenti chercheur sur son travail, ou plutôt sur l'environnement qui a
permis de développer son travail de recherche. Son travail étant jugé par ses pairs, de façon abrupte en pensent certains,
mais la qualité du message se juge par le fond mais aussi par la forme. Il n'y a donc là aucune pression à donner.
Revenons sur l'environnement et sur l'utilité de cette période de la vie (entre deux et quatre ans) consacré à ce travail.
Beaucoup d'eau a coulé sous les ponts, souvent cette eau a été trouble. Le début de cette période se situe peu de temps
après l'effondrement du bloc géopolitique dit communiste. La place étant libre à la vision américaine du monde et les
remous ont été et sont toujours meurtriers. La guerre du Golfe. La Yougoslavie. L'Algérie. Et j'en passe. Quelques
espoirs et la victoire du Brésil à la coupe du monde de football....
En France, la crise, pas seulement économique, met en branle les habitudes, l'espoir d'un futur meilleur. En quoi, les
hurlements extérieurs au laboratoire peuvent gêner un jeune chercheur dans son travail, si ce n'est les coupures
d'électricité et la qualité du restaurant universitaire ? En rien ! Me direz vous. La promotion sociale avant tout !
La reconnaissance des autres, quel pouvoir ! Peut être se lézarde l'idée que de passer une thèse est un bon filon. Nous
n'en sommes pas tous là. La qualité de l'encadrement, le cadre humain du laboratoire, la structure familiale, tout peut
bien évidemment contribuer à la réussite du projet. Mais le plus important, est de pouvoir accorder la possibilité à des
étudiants de se former, car c'est une formation, à la démarche intellectuelle qui consiste à explorer, à approfondir un
domaine aussi bien scientifique que littéraire ou autre, dans la durée. Deux choses viennent à l'encontre de cette idée de
formation par la recherche.
La première est bien évidemment financière. Une bourse de 3ème cycle de l'ordre de 8000 F, alors qu'à même niveau de
compétences, d'autres peuvent espérer le double. Certains diront que le chômage et la crise économique ont changé les
donnes. La sélection est la même. Le choix politique est ici clair.
Reste à savoir que faire de tous ces docteurs. Nous en venons au deuxième point. La sortie.
Il y a une responsabilité entière et non partageable des encadrants et moindre du jury. Ils doivent pouvoir juger de la
qualité du travail, sans avoir l'impression de donner dans le social. Chaque jour la vie recommence en bien ou en mal.
L'évolution continue vers le progrès n'existe pas, aussi bien au niveau des nations que des individus. La remise en
question est indispensable. La manière actuelle dont peut se dérouler un travail de plusieurs années mené par un individu
ne peut être que sanctionnée par un plus ou moins grand succès. En fait, la surcharge de travail qu'on a effectué les
encadrants, les bourses de recherche, font que l'on accueille avec soulagement la fin du travail. Alors qu'il se finisse dans
la joie. Tant qu'à faire. Là encore, le choix politique fera que la qualité des thèses soutenues et leur impact dans la
société sera plus important que le nombre d'articles parus. La course à la promotion, motivée par l'augmentation de
salaire ne peut que nuire. Vaste débat.... Mais incontournable.
Mais ce travail, n'est évidement pas imposé (sauf cas exceptionnel) par le jeune étudiant tout juste sorti du DEA avec le
peu de recul qui peut être le sien.
Ce travail de recherche n'a pas non plus été effectué dans un lieu isolé et en solitaire.
C'est pour cela, que je voudrais remercier en premier lieu M. Charles SOL, professeur au Conservatoire National des
Arts et des Métiers et directeur du LESiR, pour m'avoir accueilli dans son laboratoire.
Je ne peux que remercier également MM KAUFFMANN et BOUILLAULT pour avoir voulu et réussi à trouver du
temps pour lire et surtout critiquer ce travail.
Il en est de même pour les membres du jury, Mme. KEDOUS LEBOUC et MM GUINET, MASSON, MULTON,
RIALLAND que je remercie pour avoir accepter de juger ce travail.
Il n'est pas possible d'oublier les instigateurs de ce travail de recherche et les personnes qui l'ont suivi tout au long de ces
années qui sont MM. Sylvain ALLANO, Bernard MULTON et Mohamed GABSI. Tout les trois étant avec M. Jean
LUCIDARME, les moteurs et les sources d'énergie de l'équipe conception d'actionneurs.
Les relations avec l'équipe matériaux magnétiques dirigée par M. Jean François RIALLAND ont pu m'apporter des idées
de réflexion indispensables.
Les relations que j'ai pu avoir avec les autres membres du laboratoire font que je ne peux que remercier toutes les
personnes de ce laboratoire qui m'ont apporté leur plaisir de travailler et plus particulièrement Mme C. FORESTIER et
M. LAMBERT et MM. D. LEBELY, J. PARADGE et M.LECRIVAIN ainsi que MM. A.H. BEN AHMED, L.
PREVOND et P. LAURENT.
And the last but not the least, Nathalie BONO pour sa patience et sa complicité...