l'hippocampe et la zone sous-épendymaire).
On a des niches dans lesquelles on trouve des cellules souches, associées à des cellules gliales, des
neuroblastes et des cellules épendymaires. Donc on pourrait fabriquer naturellement ou artificiellement
des neurones. C'est un enjeu important à visée thérapeutique.
Chez le singe, on peut chercher des neuroblastes dans un cerveau adulte ou de fœtus, faire proliférer des
cellules neuroblastiques pour obtenir des neurones qu’on greffe et qui peuvent s’intégrer. L'idée que l'on
puisse utiliser ces cellules pour de la réparation dans une dizaine d'années n'est plus du tout utopique.
Aujourd’hui on a des points d’ancrage pour faire de la réparation neuronale à partir de neurones produits
artificiellement.
(diapo zone sous épendymaire)
Les cellules souches se trouvent dans les zones sous épendymaires (niches).
L’enjeu c’est de comprendre ce qui va stimuler ces phénomènes de différenciation (facteurs de croissance,
micro environnement) et de les maîtriser in vitro à partir de ces facteurs de croissance en particulier.
C) Production de neurones à usage thérapeutique
On essaye de fabriquer des neurones à visée
thérapeutique. Les sources potentielles deviennent
extrêmement diverses. On peut partir de cellules
souches embryonnaires, multipotentes pluripotentes à
partir de blastocystes de fabrication in vitro ; ou bien à
partir de cellules plus différenciés de tissus nerveux
humain, que l'on va différencier en neurone.
On arrive à partir de cellules de la moelle osseuse à redifférencier des cellules
qui deviennent des neurones. Il survient donc des problèmes cliniques et
éthiques.
A partir de tissu nerveux adulte, on peut aller biopser du bulbe olfactif,
prélever la muqueuse olfactive chez un sujet sain. L'idée est qu'un jour, y compris
chez un malade, on puisse aller chercher des cellules indifférenciées ou à partir de
cellules qu'on reprogramme en ajoutant des facteurs de croissance. Cela est
encore expérimental, il n'y a pas à ce jour de conséquence thérapeutique pratique. Mais c'est un axe
nouveau depuis une dizaine d’années.
III- Mort neuronale
On peut distinguer :
-Mort neuronale programmée : au cours du développement et chez l’adulte.
-Mort neuronale pathologique
A) Mort neuronale programmée
Au cours du développement, il existe une mort neuronale physiologique et normale, comme dans
tout phénomène d'organogénèse (la mort cellulaire participe à l'édification des tissus).
Dans le SN, cette mort neuronale contribue à l'élimination de 90% des neurones dans certains territoires.
Elle survient par apoptose dans la période prénatale. Il s'agit de neurones qui n'ont pas de connexion
synaptique avec leur voisins, ils ne s’intègrent pas au circuit au cours de la synaptogénèse. Ils ne trouvent
http://sites.google.com/site/vibroneo/ 5/22