
La maquette de Licence de l’AFEP
Commission Enseignement de l’AFEP, juin 2014
(Membres : Élisabeth Chatel, Hervé Defalvard, Sophie Jallais, Arthur Jatteau, Stéphanie
Laguérodie, Corinne Perraudin, Gilles Raveaud, Yannick Slade-Caffarel, Bruno Tinel, Julie
Valentin, Michel Vernières)
Résumé
La maquette formulée par l’Association Française d’Économie Politique propose aux
étudiants un cursus pluraliste. Elle repose sur quatre piliers.
Le premier présente les théories, les politiques économiques, et l’histoire économique et
sociale, dans une logique pluraliste qui permet à l’étudiant-e de prendre conscience de la
diversité des théories économiques.
Le deuxième pilier apporte les méthodes nécessaires aux étudiants : statistiques et
économétrie bien sûr, mais également formation à la conduite d’entretiens ou d’observations
dans une organisation.
Le troisième pilier propose un enseignement participatif dans lequel l’initiative des étudiants
sera primordiale. Il s’agira en effet de travailler sur des questions concrètes, telles que l’État
social, l’emploi, l’environnement ou la crise actuelle.
Enfin, le quatrième et dernier pilier permet aux étudiants de suivre, après la première année,
deux enseignements de leur choix au sein des cours proposés par l’université.
1. Une maquette pluraliste au service des étudiants
La maquette proposée par l’AFEP repose sur le souhait de former, par l’économie politique,
des personnes compétentes à même de répondre aux exigences du monde du travail et des
citoyens critiques et conscients de l'environnement économique et social, ouverts à la
pluralité des méthodes, des théories et des disciplines
Dans cette maquette, la complémentarité entre théories et questions économiques et sociales
est fondamentale : il s’agit de montrer aux étudiants que la connaissance des théories leur
permet de comprendre des faits, et que ceux-ci éclairent ou remettent en cause les théories.
Ainsi, lorsque les étudiants étudieront Smith, Ricardo et Marx, il leur sera proposé d’étudier la
« répartition », c’est-à-dire les modes de division du revenu national en grandes masses telles
que rentes, salaires, et profits. On verra ainsi comment les théories de la rente permettent
d’éclairer le niveau des loyers dans les grandes villes où les surprofits réalisés par certaines
industries. La diversité des sujets étudiés répond au souci de comprendre la réalité socio-
économique dans son ensemble, tout en montrant les apports propres à chaque théorie – y
compris celles issues d’autres disciplines (philosophie, droit, sociologie et science politique
principalement). De plus, le lien sera fait entre les questions étudiées et la pluralité de
méthodes que l’on peut utiliser pour les étudier (enquêtes, analyses de texte, statistiques,
économétrie, monographies, etc.).
Notre maquette rompt avec les maquettes qui reposent sur le triptyque « micro-économie,
macro-économie, économétrie ». De telles maquettes ne nous semblent ni représentatives de
l’état de la discipline, ni capables d’expliquer la réalité. De plus, leur insistance sur la