étude comparable, réalisée également en 1993 chez
3 000 jeunes en réinsertion, a donné des résultats
comparables à ceux obtenus pour les jeunes scolarisés.
L’analyse des résultats permet de dégager certains
facteurs sociaux ou psychologiques liés à la
consommation de cannabis. Parmi les jeunes
scolarisés, la proportion de consommateurs de
cannabis est plus élevée dans les catégories les plus
favorisées, les Français de souche, les enfants de
parents âgés ou séparés. S’il n’y a pas de relation
évidente entre lieu d’habitat (ville, banlieue,
campagne) et consommation de cannabis, en
revanche, on constate une forte association entre
consommation de tabac, d’alcool et de cannabis. On
note aussi l’association fréquente du tabac avec
divers médicaments prescrits contre la nervosité ou
l’insomnie. En outre, parmi les consommateurs
d’héroïne (qui représentent moins de 1 % de la
population juvénile), si presque tous ont consommé
du cannabis, en revanche, seuls 5 % des usagers du
cannabis ont pris de l’héroïne. Il reste que l’on
retrouve toujours une liaison forte
tabac/alcool/cannabis. Ces résultats recoupent les
études hollandaises d’après lesquelles 1,8 %
seulement des consommateurs de cannabis
s’orientent vers l’héroïne.
Aperçu sur quelques enquêtes épidémiologiques récentes 14