
auprès de l’ARS). La question qu’elle se pose est de savoir comment travailler avec les professionnels
libéraux qui croisent le parcours des personnes âgées.
Cécile de Bideran de l’ARS trouve que les sujets évoqués pour le moment font voir la réalité du
terrain. Cependant, on ne pourra pas avoir des médecins dans toutes les communes. Il faut donc
avoir une vision cohérente, une organisation importante en pôles de santé pour arriver à une
meilleure couverture médicale.
Jean Claude Poiron, Maire de Verrières, ancien médecin. Monsieur Poiron fait part de l’expérience
réussie de Verrières. Il a fait partie des personnes à l’origine de la création du pôle médical en 1998.
A l’époque, la commune regroupait 2 vétérinaires, 2 médecins, 2 infirmiers pratiquant dans un
garage, 1 kiné, et 1 dentiste qui venait une journée par semaine. Il précise qu’il a fallu beaucoup de
démarchage et de conviction pour mettre en place ce concept, à l’époque. Mais avec un recul de 15
ans, cela fonctionne, puisque le pôle regroupe aujourd’hui 5 vétérinaires, 2 dentistes en temps plein,
2 médecins, 3 infirmières… et qu’une pharmacie neuve s’est construite tout prêt avec 2 diplômés en
pharmacie. Reste cependant à ce jour la problématique du kiné qui est malade et non encore
remplacé. Monsieur Poiron précise que le pôle de santé de Verrières est totalement autofinancé par
les professionnels, il ne bénéficie pas d’aides. Il ne faut pas non plus négliger l’importance des
emplois supplémentaires créés (assistants, secrétariat, etc…)
Véronique Bounaud, de l’ORS, précise qu’elle est ici pour enrichir le diagnostic santé en cours sur le
territoire, qui sera terminé en juin. L’objectif d’un diagnostic santé en général est de déterminer les
axes prioritaires, mais le Montmorillonnais est un cas particulier puisque les axes sont déjà
déterminés. Elle évoque la création prochaine d’un tableau de bord des diagnostics santé, avec les
constats qui seront mis à jour annuellement
Anne Keller, praticienne à l’Hôpital de Montmorillon et présidente de la communauté médicale
d’établissement. Elle alerte sur le fait que l’hôpital ne fonctionne que par les praticiens qui adressent
les patients à l’hôpital, et que sans médecins, l’hôpital ne vit pas. Le centre hospitalier de
Montmorillon élabore un projet d’établissement pour les cinq ans à venir. L’hôpital envisage la
création de postes d’internes en médecine générale (2 postes à partir d’octobre) afin de mieux leur
faire connaitre la structure hospitalière, mais aussi le travail avec les médecins libéraux. Mais
« Montmorillon, c’est loin ».
Mme KELLER estime qu’il est important d’avoir une bonne communication. Il pourrait être envisagé
une plaquette pour diffuser l’information auprès des médecins et des maires, des services que
propose l’hôpital de Montmorillon.
Le problème de démographie médicale se pose aussi à l’hôpital. Montmorillon est depuis un an en
direction commune avec le CHU de Poitiers. L’un des objectifs est de faire venir de jeunes médecins,
mais Mme Keller précise que bien souvent les jeunes médecins cherchent plutôt à faire carrière en
hôpital de ville (que de campagne).
Eric Sury, représentant du conseil de l’ordre des médecins, président de la conférence de territoire,
maitre de stage à l’université de médecine de Poitiers. Au sein du conseil de l’ordre, le Dr Sury suit les
maisons de santé. Il estime qu’il est primordial d’avoir avant tout un projet, et la volonté de travailler
ensemble, avant de monter le bâtiment.
La profession de médecin évolue, 60 % des étudiants sont des femmes. Plus de 50% des médecins
partent en hôpital, moins de la moitié exercent donc la médecine libérale. De plus, beaucoup
d’étudiants sont d’origine urbaine, et ont donc tendance à retourner vers un poste urbain. Le