Leur étude comparée chez différentes espèces permet d’affirmer que l’Homme est un Primate (p 35).
En effet, les séquences nucléotidiques des gènes R, V & B, codant respectivement les opsines rouges (R), vertes (V) ou
bleues (B), révèle de fortes similitudes (nombre de bases azotées communes des nucléotides de leur ADN très supérieure à
20 %) : on parle de gènes homologues.
On considère que les gènes actuels résultent de la duplication de gènes ancestraux dont les séquences ont divergé au
cours du temps par suite de mutations (changements au sein des bases azotées des nucléotides de leur ADN) successives.
Ainsi, plus le % d’homologie des bases augmente, plus la duplication à l’origine de 2 gènes est récente et inversement. Pour
les gènes codant les opsines humaines :
- les 96% de similitudes des gènes R & V permet de dire qu’ils sont homologues issu de la duplication récente d’un gène
ancestral (apparu avant, plus ancien). Tous les humains ayant ces 2 gènes, cette duplication est antérieure à l’apparition
d’Homo Sapiens.
-les 43 % de similitudes entre les gènes B & R, et 44% entre B & V indique que B est aussi apparenté à R qu’à V.
➱ ces 3 gènes homologues résultent de 2 duplications successives, suivies de mutations ayant permis à leurs séquences
respectives de diverger par la suite.
L’Homme forme un groupe avec d’autres espèces proches de Singes (groupe des Primates) car il partage avec eux le
caractère « possession des 3 gènes R, V et B ».
1 Ma = 10^6 ans = 1 million d’années
- Un objet est visible si et seulement s’il émet ou diffuse de la lumière sous forme de rayons captés par l’oeil d’un individu.
La vision du monde dépend des propriétés des photorécepteurs de la rétine, 3è couche traversée par la lumière (photons)
après 5 grandes couches transparentes (conjonctive, cornée, humeur aqueuse, cristallin et corps vitré) puis la couche de
cellules ganglionnaires ou multipolaires puis bipolaires.
- La rétine d’un oeil, tissu complexe à 3 couches cellulaires, contient des cellules sensibles à la lumière, les
photorécepteurs (cônes et bâtonnets), absents en un unique lieu appelé tache aveugle, convertissant des messages
lumineux ( intensité des photons et longueurs d’ondes) après capture par leurs nombreux pigments identiques
(rhodopsine pour les bâtonnets, opine bleue, verte ou rouge pour les cônes) en des milliers de messages de nature
électrique transmis des photorécepteurs aux cellules bipolaires puis ganglionnaires dont les prolongements neuronaux
amènent ces messages complexes à un instant t dans le nerf optique de cet oeil.
- L'étude comparée des pigments rétiniens (opsines) permet de placer l’Homme parmi les Primates.
Séance 3 : VOIES ET AIRES VISUELLES
A/ Les voies visuelles : de l’oeil au cerveau
L'imagerie fonctionnelle du cerveau permet d'identifier et d'observer des aires spécialisées dans la reconnaissance des
couleurs, ou des formes, ou du mouvement.