Enfin ces textes, maintiennent la possibilité, par le jeu de la fiscalité, de récupérer au profit des
communes une partie des plus-values résultant pour les particuliers d’un classement de parcelles
en zone constructible. Avec la réforme de la fiscalité de l'aménagement, ils simplifient les outils
de financement et incitent à la création de logements.
Il y a lieu enfin de rappeler deux textes sur la gestion de l’eau et de l’assainissement qui ont des
conséquences directes sur l’urbanisation :
loi sur l’eau et les milieux aquatiques du 30/12/2006 : qui réaffirme les objectifs de
gestion durable de l’eau et des milieux aquatiques et donne aux maires de nouveaux
outils pour organiser les services publics de l’eau et de l’assainissement ;
la circulaire du 08/12/2006 relative à la mise en conformités de la collecte et du
traitement des eaux usées et des eaux résiduaires urbaines , en application de la
directive communautaire applicable en ce domaine.
Les évolutions socio-économiques :
Le territoire tarnais a connu au cours des années 2000 d’importantes évolutions socio-
économiques liées d’une part à la conjoncture nationale et internationale et d’autre part à
un contexte régional marquée par une forte attractivité.
L’éclatement de la bulle internet au début des années 2000 a entraîné un report des
investissements sur l’immobilier qui a connu une forte dynamique à la hausse accentuée par
la reprise économique des années 1998-2007. A partir de 2008, la crise immobilière puis
financière et économique a pesé sur les marchés immobiliers avec un ralentissement de la
construction neuve, notamment dans le collectif d’investissement (dispositifs De Robien,
Borloo etc.…), une baisse des loyers de marché et un repli des prix dans le marché de
l’ancien. A la fin de l’année 2010, un début de reprise se dessine cependant mais dont la
pérennité est encore discutée tant les conditions socio-économiques générales restent fragiles.
La région Midi-Pyrénées connaît une période de forte expansion démographique pesant les
besoins en logement. Entre 1999 et 2007, elle a gagné près de 250 000 habitants
supplémentaires soit une progression de + 1,2% par an (plus du double de celle constatée au
cours des années 1990). Cette croissance se fait quasi-exclusivement grâce à l’attractivité
migratoire (+1,1% par an) alors que le solde naturel est très légèrement positif (+ 0,1%).
Au-delà de ce constat, les disparités régionales restent importantes. Le cœur de la métropole
toulousaine, fortement attractif, accueille des populations plus jeunes, attirées par une économie
dynamique basée sur des secteurs à forte valeur ajoutée et innovants (enseignement-recherche,
aéronautique, spatial etc.).
A l’opposé, des régions rurales éloignées ou les anciens bassins industriels sont fortement
marquées par le vieillissement de leur population et la perte des activités traditionnelles dans un
contexte de mondialisation.
Entre ces deux extrêmes, quelques villes moyennes et les espaces ruraux sous influence
périurbaine tirent leur épingle du jeu en captant une partie de cette croissance démographique se
reposant une fragile économie résidentielle.
Le département est à la croisée de ces trois types de dynamiques :
l’extrême ouest du Tarn est sous influence directe de la métropole toulousaine
marqué par une forte péri-urbanisation et un étalement urbain à partir des principaux
axes routiers dont l’A68.
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