Durkheim et l`analyse durkheimienne SOC 3536 Robert

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Faculté des sciences sociales | Faculty of Social Sciences
Durkheim et l’analyse durkheimienne
SOC 3536
Robert LEROUX
Session E 2014
PLAN DE COURS
Horaire du cours :
Lundi et Mercredi 16h00-19h00
Disponibilité du professeur:
Lundi 15h00-16h00
Local du cours : VNR 1095
Bureau : 10050 FSS
Téléphone : 613-562-5800 ext. 1336
Courriel:
[email protected]
DESCRIPTION OFFICIELLE DU COURS
Introduction à la pensée du sociologue français Émile Durkheim et
des principaux membres de son école. Son influence sur la
sociologie moderne.
OBJECTIFS GÉNÉRAUX DU COURS
« Si vous voulez mûrir votre pensée,
attachez-vous à l’étude scrupuleuse
d’un grand maître ; démontez un
système dans ses rouages les plus
secrets ».
- Émile Durkheim
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Ce cours propose un examen relativement détaillé de la pensée du
sociologue français Émile Durkheim (1858-1917) et de celle de
quelques-uns de ses principaux disciples groupés autour de l’Année
sociologique. La démarche comporte deux étapes complémentaires:
il s’agira en premier lieu de discuter des principaux ouvrages de
Durkheim (De la division du travail social, Les règles de la méthode
sociologique, Le suicide et Les formes élémentaires de la vie
religieuse), sans cependant s’y limiter, comme on le fait trop
souvent. Car pour bien saisir la portée scientifique de l’oeuvre de
Durkheim, on doit aussi analyser quelques-uns de ses textes parus
dans les principales revues philosophiques et sociologiques du
temps. Par exemple, le texte sur les représentations individuelles
et collectives qu’il publie dans la Revue de métaphysique et de
morale de 1898 est tout à fait fondamental et mérite une attention
particulière en ce sens qu’il fournit d’importantes précisions sur les
rapports de la sociologie et de la psychologie; d’une certaine
manière, il vient éclairer et compléter les Règles de la méthode
sociologique. D’autres textes encore, souvent méconnus, méritent
une relecture. On peut penser au texte « Suicide et natalité » de
1888 qui constitue l’élément initial de la réflexion de Durkheim sur
la question du suicide qu’il développe davantage dans son livre
classique de 1897. Est également intéressante, sinon essentielle, la
relecture des préfaces que Durkheim consacre aux deux premières
livraisons de l’Année sociologique. On trouve dans ces préfaces une
vision de la sociologie que l’on a souvent qualifiée d’impérialiste,
car Durkheim et ne manque pas d’y présenter la sociologie comme
la science maîtresse, comme la principale fédératrice des sciences
sociales naissantes.
C’est, d’une manière générale, cette vision de la sociologie que
Durkheim a tenté de transmettre à ses principaux collaborateurs
dont les travaux seront étudiés dans la seconde partie du cours. Il
nous a fallu ici être très sélectif et nous limiter à l’examen de ceux
que l’on considère généralement comme les plus importants
disciples de Durkheim. Les oeuvres de Célestin Bouglé, François
Simiand, Marcel Mauss et Maurice Halbwachs vont retenir
l’attention, car non seulement elles ont marqué d’une manière
décisive la sociologie et les sciences sociales, mais elles témoignent
avec éloquence de la diversité des différents champs d’intérêt qui
se développent autour de Durkheim et de l’Année sociologique. On
peut le montrer aisément par quelques exemples. Bouglé, sans
doute le plus critique, le moins orthodoxe vis-à-vis des thèses de
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Durkheim, est un généraliste chevronné : ses travaux portent à la
fois sur le développement des sciences sociales allemandes, sur les
idées égalitaires et sur le régime des castes. Simiand, philosophe
de formation et économiste, développe une intéressante critique de
la science historique du début du XXe siècle et montre les
conditions d’une science économique positive. Marcel Mauss, qui
fut le neveu de Durkheim, est le plus connu des membres de l’école
française de sociologie ; son Essai sur le don a eu une influence
considérable sur le développement de l’ethnologie. Halbwachs
touche, lui aussi, à plusieurs disciplines comme la démographie, la
philosophie et la statistique, mais, comme on le verra, ce sont ses
travaux sur la mémoire sociale qui ont le plus marqué la sociologie
française de l’entre-deux-guerres.
Mais on ne pourrait expliquer une oeuvre sociologique d’une
manière satisfaisante si on ne la situait pas dans son contexte, si on
ne montrait pas les grands enjeux intellectuels et scientifiques qui
la sous-tendent. Ce cours, sans pour autant négliger le contexte
sociopolitique, insistera donc sur le contexte intellectuel français
de la première moitié du XX e siècle.
Un recueil de textes est disponible chez RYTEC au 404 Dalhousie.
MODALITÉS D’ÉVALUATION
Le premier examen se tiendra en classe et aura lieu le 21 mai. Le
second examen, à choix multiples, se tiendra également en classe
et aura lieu le 9 juin. Cet examen sera cumulatif. Enfin, un
examen-maison sera à remettre le 12 juin. Les questions pour ce
travail seront remises lors du cours précédent.
Pondération
Outil d’évaluation Pondération
Échéance
Examen I
Examen II
30 %
40 %
26 mai
9 juin
Examen-maison
30 %
12 juin à mon
bureau de
11h00 à 14h00
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Politique concernant la présence en classe, la qualité de la langue et les retards dans la remise des
travaux
La présence en classe est nécessaire pour bien réussir le cours.
Vous serez jugés sur la qualité de la langue, alors prenez les moyens nécessaires pour éviter les fautes
d’orthographes, de syntaxe, de ponctuation, d’impropriété des termes, etc. Vous pouvez être pénalisés
entre 5 % et 15 % selon les indications du professeur.
Aucun retard dans la remise des travaux ne sera toléré, à moins de maladie ou autre raison sérieuse
acceptée par le professeur. Les retards non autorisés seront pénalisés. Le règlement universitaire prévoit
que l'absence à un examen ou à un test ou la remise tardive des travaux pour cause de maladie doit être
justifiée au professeur par la présentation d'un certificat médical conforme.
L’absence pour toute autre raison sérieuse doit être justifiée par écrit, aux secrétariats scolaires de la
Faculté, dans les cinq jours ouvrables qui suivent la date de l’examen ou de la remise d’un travail. La
Faculté se réserve le droit d’accepter ou de refuser la raison avancée. Les raisons telles que les
voyages, le travail ou toutes erreurs commises dans la lecture de l’horaire des examens ne sont pas
acceptables.
PLAN DU COURS
1ere partie : L’oeuvre de Durkheim
Les débuts de la sociologie scientifique en France
À la recherche d’une méthode sociologique objective
Une science de la morale
Caractéristiques et fonction de la division du travail social
Psychologie et sociologie
Une théorie scientifique du suicide
La religion en tant que phénomène social
Durkheim et le socialisme
2e partie : Essor et développement de l’école française de
sociologie
Une revue scientifique : l’Année sociologique
Aperçu de l’oeuvre de Célestin Bouglé
Aperçu de l’oeuvre de François Simiand
Aperçu de l’oeuvre de Marcel Mauss
Aperçu de l’oeuvre de Maurice Halbwachs
Actualité de la sociologie durkheimienne
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Lectures
11 sept. La sociologie et son domaine scientifique
18 sept. Les règles de la méthode sociologique
25 sept. De la division du travail social
2 oct. Représentations individuelles et représentations collectives
9 oct. Le suicide
16 oct. Semaine de lecture
23 oct. Examen I
30 oct. Les Formes élémentaires de la vie religieuse
6 nov. Préface
Éléments d’une théorie sociale
Bouglé, Les idées égalitaires
13 nov. Simiand, Méthode historique et science sociale
20 nov. Examen II
27 nov. Halbwachs, Les cadres sociaux de la mémoire
Mauss, L’œuvre inédite de Durkheim et de ses
collaborateurs
BIBLIOGRAPHIE
Travaux de Durkheim :
De la division du travail social, Paris, PUF, 1992 (1re éd. 1893).
Les règles de la méthode sociologique, Paris, PUF, 1981 (1re éd.
1895).
Le suicide, Paris, PUF, 1997 (1re éd. 1897).
Les formes élémentaires de la vie religieuse, Paris, PUF, 1990 (1re
éd. 1912).
Travaux des durkheimiens :
Bouglé, Célestin, Les sciences sociales en Allemagne, Paris, Alcan,
1896.
- Les idées égalitaires, Paris, Alcan, 1898.
- Essais sur le régime des castes, Paris, PUF, 1993 (1re éd. 1908).
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- Qu’est-ce que la sociologie?, Paris, Alcan, 1939.
Halbwachs, Maurice, Les cadres sociaux de la mémoire, Paris,
Mouton, 1976 (1re éd. 1925).
- Les causes du suicide, Paris, Alcan, 1930.
- La mémoire collective, Paris, PUF, 1952.
Mauss, Marcel, Oeuvres, 3 vols, Paris, Minuit, 1975.
Simiand, François, La méthode positive en science économique,
Paris, Alcan, 1912.
- Statistique et expérience, Paris, Rivière, 1922.
- Le salaire, l’évolution sociale et la monnaie, 3 vols, Paris, Alcan,
1932.
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