Pharma-News No 120 - Décembre 2014

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12/14
N° 120
SOMMAIRE
Éditorial
Nouveautés (suite)
Un bon cadeau !
ULTIBRO° et ANORO°
9
Anti-BPCO
Nouveautés
DEXILANT°
MAKATUSSIN GOUTTES°
2
11
Le NEXIUM° de l’AGOPTON°
Plus rapide, mais plus sûr ??
TECFIDERA°
SOVALDI°
ème
5
3
7
Actuel
13
traitement oral de la SEP
Du nouveau contre l’hépatite C
NEOCAPIL°
Le tour du produit (nouvel emballage)
La gastro-entérite
15
En bref
18
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Image du mois :
C’est
Noël !
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Editorial
Pensez-­‐y, parlez-­‐en, demandez-­‐le ! Les participants au test de lecture et surtout les gagnants l’auront déjà remarqué, le CAP fait des bons cadeaux de formation. A première vue, cela peut paraître moins attractif que les traditionnels chocolats ou moins sexy que de la lingerie. Mais d’un autre côté, des bons de formation sont un cadeau plus approprié de la part d’une pharmacie envers son personnel comme encouragement, cadeau ou partie du bonus de fin d’année. Bref, vous l’aurez compris, nous vous encourageons à en parler autour de vous. Le montant est au choix et l’adresse du père Noël est [email protected] Les équipes de rédaction du PN et du CAP vous souhaitent de belles Fêtes de fin d’année et se réjouissent de vous retrouver après la pause de Noël ! Bonne lecture ! Marie-Thérèse Guanter
Jérôme Berger
Pierre Bossert
Germanier
Anne-Laure Guntern
Séverine Huguenin
Elodie Resenterra
Martine Ruggli
Nouveautés
MAKATUSSIN° GOUTTES TUBE (CODEINE) L’équipe officinale connaissait MAKATUSSIN GOUTTES° en flacon. Voilà que Gebro Pharma met sur le marché la même spécialité disponible en tube! Quels sont les avantages de ce nouveau contenant ? A l’approche de l’hiver, cet article fait également le point sur la prise en charge de la toux. Des gouttes en tube! MAKATUSSIN GOUTTES° est commercialisé depuis quelque temps en flacon et en tube. Les deux spécialités ont le même contenu, soit 300 mg de codéine base et ont donc les mêmes posologies, effets indésirables, contre-­‐indications, … Par souci de simplification, le nom générique « MAKATUSSIN GOUTTES° » sera employé dans la suite de l’article. MAKATUSSIN GOUTTES° est indiqué pour atténuer la toux et le réflexe tussigène en particulier en cas de toux sèche irritative. Chez l’adulte et l’enfant de plus de 12 ans, la posologie est de 15 à 20 © Pharma-­‐News page 2 Numéro 120, décembre 2014 gouttes trois à quatre fois par jour (20 gouttes de solution correspondent 10 mg de codéine base) . MAKATUSSIN GOUTTES° est enregistré en liste C et donc vendu sans ordonnance. Toutefois, il doit être pris uniquement sur prescription médicale chez l’enfant de moins de 12 ans. L’importance d’un bon triage se vérifie une fois encore : il est indispensable de savoir à qui est destiné le produit ! Les gouttes peuvent se prendre non diluées ou avec un peu d’eau ou de thé et indépendamment des repas. Lors du comptage des gouttes, le flacon ou le tube doit être tenu à la verticale. Le médicament peut se prendre durant cinq à sept jours. Au-­‐delà, si aucune amélioration n’est constatée ou si la toux s’aggrave, il est recommandé de consulter un médecin. MAKATUSSIN GOUTTES° ne doit pas être pris en cas de grossesse et d’allaitement 1. Désormais la question se pose : flacon ou tube ? Le dosage précis des médicaments sous forme de goutte peut s’avérer difficile et surtout imprécis. Dans le but d’y remédier, la firme Gebro Pharma explique avoir mis au point un tube compte-­‐goutte permettant de compter les gouttes avec précision puisque l’utilisateur fait lui même « tomber » la goutte en pressant sur le tube 2. Ce dispositif en tube est utilisé également par d’autres firmes et dans des domaines comme la cosmétique. En effet, selon la manière dont le flacon est tenu en main par l’utilisateur, l’écart entre les doses délivrées peut varier! Peut-­‐on prendre les gouttes de MAKATUSSIN° Dans ce cas, le PN se pose tout de même la question de dans du thé chaud ? l'utilité d'un tel dispositif vu la faible dose de codéine La rédaction du PN a contacté la firme qui a délivrée et la large marge thérapeutique de la codéine… Il livré la réponse suivante : oui, à condition de n'est pas nécessaire que la dose soit précise à la goutte diluer les gouttes lorsque le thé a atteint la température à laquelle il peut être bu. En effet, près! Alors, vraiment pratique ou côté gadget!? Ce sera aux la firme ne recommande pas de mélanger utilisateurs de juger! En tout cas, lors de la remise d’un tel MAKATUSSIN GOUTTES° dans une eau à 100°C produit, il est important d’expliquer les bonnes car elle n’a pas de données sur la stabilité du médicament exposé à ces conditions. recommandations d’utilisation étant donné que ce dispositif en tube est peu courant pour délivrer une solution! Rappel sur la toux et la place de la codéine dans son traitement La toux est une expulsion forcée et bruyante d’air à travers la glotte. Elle peut être volontaire ou réflexe en réaction à un encombrement des voies aériennes par des substances étrangères (poussières ou agents pathogènes). La toux est dite « grasse » si elle s’accompagne de secrétions. Si le patient crache ou ravale ses sécrétions après avoir toussé, la toux est dite « productive ». Par contre, en l’absence de sécrétions, la toux est qualifié de « sèche ou irritative» 3,4. Les causes de la toux sont nombreuses : •
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Ecoulement de mucus dû à une infection virale (rhume, pharyngite, …)
Inhalation de poussières ou de substances irritantes
Allergie respiratoire ou asthme
Reflux gastro-­‐oesophagien (généralement la toux est alors nocturne)
Fausse route (passage du contenu buccal dans les voies respiratoires)
Maladie chronique (BPCO, 4
tuberculose, insuffisance cardiaque, Les signes d’alarmes de la toux qui nécessitent une consultation médicale : • Début soudain chez le nourrisson
mucovicidose)
• Toux s’accompagnant de difficulté respiratoire ou de respiration rapide
Effet indésirable de certains • Chez le patient asthmatique, lorsque la toux persiste même après avoir médicaments comme les IECA ou les pris du VENTOLIN° ou autre traitement des crises
sartans 5.
• Toux s’accompagnant de crachats de sang, de douleurs thoraciques
•
Si la toux dure plus de trois semaines
•
1
Compendium suisse des médicaments http://www.gebro.ch/fileadmin/user_upload/Produktinformationen/20141029_Tube_compte-­‐
gouttes_innovant_02.pdf 3
http://www.planetesante.ch/Mag-­‐sante/Ma-­‐sante-­‐au-­‐quotidien/La-­‐toux-­‐seche-­‐un-­‐signal-­‐d-­‐alarme-­‐emis-­‐par-­‐le-­‐
corps 4
Revue Prescrire 2011, Tome 31, N°334 pages 612-­‐614 2
© Pharma-­‐News page 3 Numéro 120, décembre 2014 Fréquemment, la toux hivernale est provoquée par une infection virale. Elle peut s’accompagner de fièvre, fatigue, rhume, courbature et d’une baisse de l’état général. Il est normal que la toux puisse persister jusqu’à deux ou trois semaines, même lorsque les autres symptômes ont disparu4. Les premières mesures pour traiter la toux sont non-­‐médicamenteuses. Elles suffisent en règle générale à soulager les patients : •
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Bien s’hydrater avec de l’eau, du thé ou des tisanes (au miel)
Prise de bonbons adoucissants
Humidification de l’air
S’abstenir de fumer et privilégier un environnement sans tabac
Quant aux médicaments, en cas de toux simple et sans signe d’alarme, ils n’ont pas de réelle balance bénéfices-­‐risques favorable 4. Il s’agit le plus souvent de satisfaire au confort du patient. Le tableau suivant présente différents traitements médicamenteux utilisés contre la toux1,4: Type de toux Sèche Classe de médicaments Dérivés opioïdes Antihistaminiques Grasse Expectorants Principe actif Exemple de commercial Dextrométhorphane BEXINE° Codéine MAKATUSSIN° Oxomémazine TOPLEXIL° Acétylcystéine FLUIMUCIL° Carbocistéine RHINATHIOL° Ambroxol MUCOSOLVON° Guaïfénésine RESYL° nom La codéine, contenue dans MAKATUSSIN GOUTTES°, est un des traitements possibles en cas de toux sèche. Ses effets indésirables sont plus marqués que ceux du dextrométhorphane, mais les deux molécules peuvent induire de la somnolence, des nausées, de la constipation et une dépression respiratoire 1,4. De plus, comme ce sont des dérivés de la morphine, ils peuvent engendrer une dépendance à dose élevée et à long terme. MAKATUSSIN GOUTTES TUBE° -­‐ A retenir pour le conseil : 
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MAKATUSSIN GOUTTES est désormais commercialisé en tube contient de la codéine, indiqué pour atténuer la toux sèche en liste C mais peut être remis sans ordonnance uniquement dès 12 ans effets indésirables principaux sont somnolence, nausées, constipation © Pharma-­‐News page 4 Numéro 120, décembre 2014 SOVALDI° (sofosbuvir) SOVALDI° (sofosbuvir) est un nouveau médicament antiviral destiné au traitement de l’hépatite C chronique chez l’adulte. Son activité est très puissante contre tous les génotypes du virus de l’hépatite C (VHC) 5 (voir PN n° 94, mai 2012). Le sofosbuvir agit en bloquant l’action d’une enzyme (ARN polymérase ARN-­‐dépendante NS5B) indispensable à la réplication du VHC. Selon les études disponibles à ce jour, il montre globalement un taux très élevé d’éradication virale (> 90%). Ceci est nettement supérieur aux taux observés avec les Hépatite C 9 traitements disponibles jusqu’à présent (45% à L’hépatite C est une maladie du foie provoquée par le 75%) 6. virus de l’hépatite C (VHC), dont on distingue sept génotypes (variétés) différents (le génotype 1 est le plus fréquent en Europe et le plus étudié). Le virus se transmet essentiellement par le sang (échanges de seringues, tatouages, piercings ou interventions médicales effectués avec des instruments mal ou non stérilisés). La transmission par voie sexuelle est plutôt rare, tout comme la transmission de la mère à l’enfant. Certains groupes sont plus à risque, notamment les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, surtout s’ils sont aussi porteurs du virus du SIDA (VIH). Chez la plupart des patients (75%), l’infection est asymptomatique. En Europe et en Suisse, 0.7% à 1% de la population est infectée ; la moyenne mondiale est de 3%. Les hommes sont plus souvent touchés que les femmes (65% des cas), de même que les personnes entre 20 et 40 ans (65% des cas). Chez 70% à 80% des patients, en l'absence de traitement, la maladie évolue vers une hépatite chronique (persistance des anomalies sérologiques, avec ou sans atteinte hépatique) entraînant un risque de cirrhose (dégénérescence irréversible des tissus hépatiques) ou de cancer du foie avec nécessité éventuelle d’une transplantation hépatique. SOVALDI° n’est jamais administré en monothérapie 4. Il est utilisé exclusivement en association avec d’autres médicaments, notamment la ribavirine (COPEGUS°, REBETOL°) seule ou associée au peginterféron (PEGASYS°, PEGINTRON°), traitements de premier choix jusqu’à ce présent. Le choix de l’association et la durée du traitement (trois à six mois) dépendent de la variété (génotype) d’hépatite C dont est atteint le patient. SOVALDI° se présente sous forme de comprimés de 400 mg, sa posologie est de un comprimé par jour à prendre pendant un repas. Il est généralement pris entre 12 et 24 semaines selon l'indication. La ribavirine, quant à elle, est toujours administrée en deux prises quotidiennes, alors que le peginterféron s’administre en dose hebdomadaire par voie sous-­‐cutanée (voir PN n°1, février 2003 et PN n°93, avril 2012). La prise correcte de l'ensemble du traitement peut donc être relativement compliquée pour certains patients. Des explications et posologies claires sont indispensables! 5
6
Forum Med Suisse, 2014 ;14(29-­‐30) :550-­‐552 www.cbip.be, folia, Traitement de l’hépatite C, septembre 2014 © Pharma-­‐News page 5 Numéro 120, décembre 2014 Les effets indésirables observés jusqu’à ce jour sont similaires à ceux couramment rapportés avec la ribavirine ou le peginterféron alfa (voir plus bas) ; SOVALDI° ne semble pas en augmenter la fréquence ou la sévérité 7. Les risques d’interactions sont également faibles ; les médicaments connus pour provoquer des interactions (p.ex. rifampicine ou millepertuis) peuvent toutefois en modifier l’action. Ainsi, la courte durée du traitement, sa bonne efficacité, sa facilité d’administration par voie orale, le fait de ne pas devoir dans certains cas l’associer à l’interféron (molécule présentant de nombreux effets indésirables comme syndromes pseudogrippaux, troubles neuropsychiques, hématologiques, etc.), font de ce nouveau médicament un traitement intéressant. Toutefois, vu son coût très élevé (Fr. 686.-­‐/comprimé ou Fr 19'208.50/mois de traitement) on se demande quelle sera sa place dans la pratique. Se posent également les questions de savoir jusqu'à quel prix un traitement peut être remboursé et comment ce prix est déterminé. Soulignons également que les études disponibles jusqu’à ce jour ont des durées de suivi trop courtes pour permettre l’évaluation du risque de rechute et de l’innocuité de la molécule à long terme (incertitudes sur les effets indésirables cardiaques, sanguins et musculaires) 8.910 LS Le produit est enregistré dans la liste des spécialités (LS) avec des limitations. Il est remboursé chez les patients atteints d’hépatite C chronique avancée répondant à des critères bien définis, s’il est prescrit en association avec la ribavirine (COPEGUS°, REBETOL°) ou avec la ribavirine et le peginterféron alfa (PEGASYS°, PEGINTRON°). La prescription doit se faire par des spécialistes 10. Le prix, une affaire de gros sous… 4 Comme le mentionne la Revue Prescrire, le prix exorbitant du SOVALDI° ($ 1000/jour aux USA) n’est dû ni aux coûts de production, ni aux coûts de recherche. Il a été défini selon le principe du « consentement à payer » (somme estimée que le payeur final est prêt à débourser), suite à des transactions financières ayant permis à quelques firmes et spéculateurs de s’enrichir. Ainsi, Pharmasset, l’entreprise qui a développé le sofosbuvir, a été vendue en 2011 à Gilead (distributeur actuel du SOVALDI°) à un prix très élevé (89% de plus que sa dernière valeur boursière). Pour que cette opération soit rentable pour Gilead, les analystes financiers ont estimé que les ventes du SOVALDI° devraient générer plus de 4 milliards de dollars de chiffre d’affaire annuel, d’où le prix proposé. Cette opération très juteuse pour Pharmasset et le PDG de Gilead (devenu milliardaire depuis) a été faite au dépend de la collectivité (qui paie le traitement au bout du compte!), avec pour risque de mettre en danger les systèmes d’assurances solidaires. Tout ceci sans grande réaction de qui que ce soit (politiques, pouvoirs publiques, agences de médicament, assureurs, etc.), sauf peut-­‐être des pharmaciens, pour lesquels la marge ne permet pas toujours de couvrir les divers frais (logistique, banque, etc.). Remarquons au passage que le coût hors-­‐norme du SOVALDI° permet de captiver l’attention des médias et donc du public et par la même de faire parler de lui. SOVALDI° (sofosbuvir) – A retenir pour le conseil : 
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nouveau médicament antiviral pour le traitement de l’hépatite C chronique doit être utilisé en association avec la ribavirine seule ou avec la ribavirine et le peginterféron prise en général sur 12 ou 24 semaines traitement prometteur mais dont le prix très (trop) élevé interroge sur les éventuelles limites des systèmes de santé peu de recul à l’heure actuelle 7
EMA, Sovaldi, résumé EPAR à l’intention du public La Revue Prescrire, octobre 2014, no 372, 727 9
OFSP, Hépatite C, mise à jour 29.9.2014 10
https.//ofac.ovan.ch, OFIS 8
© Pharma-­‐News page 6 Numéro 120, décembre 2014 NEOCAPIL° (minoxidil) NEOCAPIL° est une préparation topique à base de minoxidil destinée au traitement de l’alopécie androgénétique chez l’homme et la femme, de 18 à 65 ans. Ce produit existe déjà depuis de nombreuses années, mais il vient de faire peau neuve en changeant d’emballage. Voilà l’occasion de faire le point sur son utilisation. L’alopécie androgénétique représente la forme la plus courante de calvitie. Elle touche surtout les hommes et est fortement déterminée par l’hérédité. On estime qu’environ un tiers des hommes caucasiens présentent une calvitie à l’âge de 30 ans déjà, la moitié à 50 ans et 80 % dès 70 ans. Elle se caractérise par un recul progressif de la limite des cheveux sur le haut du front. Elle apparaît parfois plutôt au sommet du crâne. Les femmes sont moins concernées, même si l’alopécie androgénétique touche tout de même 2 à 5 % des femmes de 30 ans et près de 40 % à 70 ans 11
. Le minoxidil est disponible en Suisse sans ordonnance sous forme de solution topique à 2 ou 5 % (ALOPEXY° 2 %, NEOCAPIL° 2 ou 5 %, REGAINE° 2 ou 5 %) ou de mousse à 5% (REGAINE° 5 %). Il est à noter que la solution à 5% est soumise à prescription médicale chez la femme. Aucune de ces préparations n'est remboursée par l’assurance de base. Le mécanisme d’action du minoxidil n’est pas encore connu. Il a été développé à l’origine comme médicament oral contre l’hypertension (LONITEN°). C’est la découverte accidentelle de son effet indésirable d'augmentation de la pilosité qui est à l’origine de son utilisation dans le traitement des alopécies 12. Le minoxidil a une efficacité temporaire sur la repousse des cheveux, qui diminue avec le temps. On considère que 20 % des patients traités avec une solution à 2 % ont une repousse esthétiquement satisfaisante 13 . Selon les études, le dosage de minoxidil à 5 % semble être plus efficace que le dosage à 2 % chez l’homme, mais cette augmentation de dose n’apporte pas de bénéfice chez la femme 12. La concentration de 5 % devrait être utilisée avec précaution chez les femmes afin éviter d’augmenter les effets indésirables (voir plus bas) et seulement après avoir essayé la solution à 2%. On notera que le minoxidil n’a été testé que dans les cas d’alopécie androgénétique et n'est pas efficace dans les autres cas, comme l’alopécie areata ou pelade, l’alopécie de stress émotionnel, l’alopécie mécanique ou médicamenteuse (pour plus de détails sur la chute des cheveux, voir le PN n°74 de mai 2010). 11
www.passeportsant.net: alopécie, consulté le 14.10.2014 JDDG : Evidence-­‐based (S3) guideline for the treatment of androgenetic alopecia in women and men 2011 ; Suppl. 6 (Band 9) 13
La Revue Prescrire 2008 ; 28 (300) : 759-­‐760 12
© Pharma-­‐News page 7 Numéro 120, décembre 2014 Application NEOCAPIL° 2 ou 5 % est appliqué par vaporisation de 1ml (=10 pressions sur le spray) matin et soir sur les zones atteintes du cuir chevelu. La solution peut être éventuellement étalée du bout des doigts, mais sans massage. Les mains doivent être ensuite soigneusement lavées. L’embout joint dans l’emballage est conseillé pour traiter de petites surfaces, ou pour appliquer sous des cheveux longs. La dose journalière de 20 vaporisations ne doit pas être dépassée afin d'éviter un effet systémique hypotenseur. Le traitement devrait être évalué après six mois et continué en cas de succès. Effets indésirables Les plus fréquents sont une irritation cutanée avec Le finastéride (PROPECIA°, ALOCAPIL°, sécheresse et desquamation, une rougeur et un eczéma. Au FINACAPIL° et autres génériques) constitue une début du traitement, une chute plus importante des alternative orale au traitement de l’alopécie androgénétique. La forme orale peut être cheveux peut apparaître pendant deux à six semaines : les considérée comme plus simple à utiliser par nouveaux follicules pileux repoussent les anciens cheveux rapport au minoxidil (prise de un comprimé par et les font tomber 12. Il est important d’en informer le jour) 12. Il est cependant contre-­‐indiqué chez la patient pour éviter un arrêt prématuré du traitement. femme et 1 à 2 % des patients présentent comme effets indésirables une baisse de la Dans de rares cas, la croissance de poils non souhaitée a été libido et des troubles de l’érection. observée sur d’autres zones du corps, notamment le visage de femmes. C’est pourquoi il est conseillé de bien se laver les mains après l’application pour éviter de disperser le produit sur le reste du corps et d’éviter de se coucher dans les deux heures suivant l’application pour éviter d’imprégner l’oreiller 12. Le passage dans le sang du minoxidil est normalement faible aux doses recommandées, mais il augmente en cas de lésion ou d’inflammation du cuir chevelu (psoriasis, plaie, coup de soleil…). Il faut alors éviter de l’appliquer pour éviter un effet systémique hypotenseur. Bon à savoir… Contre-­‐indications, interactions et précautions Le minoxidil est contre-­‐indiqué pendant la grossesse et l’allaitement 12. Mieux vaut éviter de l'appliquer en cas de maladie coronaire, cardiaque ou rénale grave en raison de son possible effet hypotenseur. En cas de traitement anti-­‐hypertenseur, il est recommandé de surveiller plus régulièrement la pression artérielle afin de voir un éventuel effet du minoxidil. Il ne faut pas l’utiliser avec d’autres produits dermatologiques, cela pourrait augmenter sa résorption. Attention à conserver le produit hors de portée des enfants. Une ingestion accidentelle pourrait être dangereuse. NEOCAPIL°-­‐ A retenir pour le conseil : 
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préparation topique à base de minoxidil destinée au traitement de l’alopécie androgénétique chez l’homme et la femme de 18 à 65 ans efficacité supérieure démontrée dans les études cliniques de la solution à 5 % chez les hommes mais pas chez les femmes appliquer 10 vaporisations matin et soir (au plus tard deux heures avant le coucher) bien se laver les mains après l’application possible chute de cheveux augmentée pendant les deux à six premières semaines effets indésirables : irritations cutanées fréquentes, rarement croissance de poils sur le corps et le visage tenir hors de portée des enfants © Pharma-­‐News page 8 Numéro 120, décembre 2014 ULTIBRO° BREEZHALER et ANORO° ELLIPTA Voici deux nouveaux inhalateurs qui ont l’indication de traitement bronchodilatateur d'entretien chez les patients symptomatiques avec une bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) chez qui un traitement en monothérapie par LAMA ou LABA à faible dose n'est pas suffisant 1. Tous deux contiennent : -­‐
un béta2 agoniste de longue durée d’action (LABA), l’indacatérol dans ULTIBRO° (comme dans ONBREZ° BREEZHALER°; voir PN n° 79 de novembre 2010) et le vilantérol dans ANORO° (comme dans RELVAR° ELLIPTA°; voir PN n° 115 de juin 2014). -­‐
un anticholinergique de longue durée d’action (LAMA), le glycopyrronium dans ULTIBRO° (comme dans SEEBRI° BREEZHALER°; voir PN n° 110 de novembre 2013) et l’uméclidinium dans ANORO° (qui est une nouvelle substance qu'on ne trouve dans aucune autre spécialité actuellement). LAMA : vient de l’anglais « long acting muscarinic antagonist »; il s’agit d’un inhibiteur des récepteurs de l’acétylcholine. LABA : vient de l’anglais « long acting beta agonist »; il s’agit d’un bêta-­‐2-­‐mimétique. Tous deux permettent une broncho-­‐dilatation. Ce sont les premières associations sur le marché d’un LAMA et d’un LABA. ULTIBRO° se présente sous forme de gélules à mettre dans un inhalateur (30 ou 90 pièces), et ANORO° sous forme d’inhalateur prêt à l’usage contenant 30 doses unitaires 14. Quelle place pour ces deux traitements en thérapie ? Petit retour d’abord sur cette pathologie! La BPCO est une maladie touchant les voies aériennes : il y a une limitation persistante et progressive du débit des voies aériennes accompagnée par une réponse inflammatoire chronique accrue des poumons. La spirométrie est l’examen de premier choix pour la diagnostiquer. Les symptômes sont la toux, souvent accompagnée de production de mucus bronchique, ainsi que la limitation de la capacité respiratoire. L’évolution de cette maladie, longtemps silencieuse, est lente mais irrémédiable : elle est incurable. On ne peut que la prévenir (la cessation tabagique étant la mesure de prévention la plus efficace) et en ralentir la progression par des mesures appropriées 15 . Exacerbations (aggravation aiguë de la maladie; pouvant s'accompagner d'infections respiratoires) et comorbidités (généralement maladies cardiovasculaires) contribuent à sa sévérité 16. La prise en charge médicamenteuse se fait par paliers : selon le stade de la maladie au moment du diagnostic, on ne débute pas systématiquement au premier palier, mais parfois à un palier supérieur : •
on initie généralement le traitement par un anticholinergique de courte durée d’action (SAMA), comme ATROVENT°, ou par un bêta-­‐mimétique de courte durée d’action (SABA), comme VENTOLIN°. •
Si l’atteinte respiratoire est importante et/ou que des symptômes nocturnes sont présents, on choisira les mêmes types de traitements, mais de longue durée d’action : un LAMA comme par exemple SPIRIVA°, ou un LABA (SEREVENT°, OXIS°, ONBREZ°) ou par association des deux, comme c’est le cas dans les deux nouvelles spécialités traitées ici. 14
Swissmedicinfo.ch,consulté en nov 2014 Rev Prescrire – Idées-­‐Forces 10/2012: « Bronchopneumopathie chronique obstructive, en bref » 16
GOLD 2011: « Global Strategy for Diagnosis, Management … of COPD » Update 2013 15
© Pharma-­‐News page 9 Numéro 120, décembre 2014 Dans le palier supérieur, on utilisera aussi un corticostéroide à inhaler combiné à un LAMA ou à un LABA comme par exemple SERETIDE°, SYMBICORT°; RELVAR ELLIPTA° ou un inhibiteur sélectif de la phosphodiestérase 4, DAXAS°. Dans le dernier palier, on associera tous les traitements et on donnera aussi de l’oxygène au patient 15. 1718 •
•
Ainsi, cette association LAMA/LABA a tout à fait sa place dans la prise en charge de la BPCO. Pour aller plus loin… Pour ULTIBRO°, le bilan des évaluations est un peu meilleur : amélioration de la capacité respiratoire, légère diminution des exacerbations, amélioration des dyspnées, amélioration de l’état général par rapport à l’utilisation du LAMA seul (glycopyrronium). Par contre, ULTIBRO° n’a pas été supérieur 18
à l’association SPIRIVA+OXIS° . Comme les résultats sont souvent statistiquement significatifs, mais pas vraiment importants du point de vue clinique, NICE considère qu’il est difficile d’établir sa place en thérapie actuellement sur la base 14
des données disponibles et l’EMA ajoute que même si ces différences sont faibles dans les collectifs des patients des études, certains d’entre eux tirent un bénéfice important de 18
cette association . Pour ANORO°, il existe trois études randomisées qui ont montré chez des patients avec BPCO légère à modérée une efficacité pour améliorer la capacité respiratoire par rapport à une utilisation de LAMA (SPIRIVA°) sur 24 semaines, mais sans amélioration sur les expectorations, la dyspnée ou l’état de santé général des patients. De ce fait, et parce que la sécurité à long terme n’est pas connue, le NHS écossais a jugé négative la balance coût/efficacité et a décidé de ne pas rembourser ce médicament avant que des données plus solides ne soient disponibles. Il considère cependant qu’il est une alternative aux monothérapies 17
données conjointement, pouvant augmenter l’adhésion . Pour aller plus loin… Aucun des deux ne doit être utilisé en cas d'asthme, car on ne dispose d'aucune donnée dans cette indication. Les LABA peuvent, s'ils sont administrés seuls dans le cadre d'un traitement de l'asthme, augmenter le risque d'effets indésirables graves, voire de décès, liés à l'asthme 14,18. Aspects pratiques La dose recommandée est, pour chacun d’eux, d’une inhalation une fois par jour, environ à la même heure. En cas d'oubli d'une dose, la suivante doit être inhalée le plus rapidement possible, mais les patients doivent être avertis de ne pas inhaler plus d'une dose par jour. Les gélules d’ULTIBRO° doivent toujours être conservées dans les blisters, à l'abri de l'humidité, et ne doivent en être retirées qu’immédiatement avant d’être mises dans l’inhalateur et utilisées. Pour ANORO°, le compteur indique le nombre de doses encore contenues dans le dispositif. Il retire une unité du compte chaque fois que le couvercle a été ouvert. Lorsqu'il reste moins de 10 doses, la moitié du compteur devient rouge. Après l'utilisation de la dernière dose, le compteur de doses est rouge et le chiffre 0 apparaît. Ces deux produits présentent les effets indésirables des LABA et LAMA14 : ceux dus aux LABA sont surtout: •
tachycardie, hypertension, troubles du rythme •
tremblements, crampes, vertiges •
céphalées ceux dus aux LAMA sont surtout : •
sécheresse buccale •
troubles cardiaques La toux, la dyspnée, les infections des voies respiratoires supérieures et les irritations de la gorge sont aussi fréquentes. Dans les études, on 17
Scottisch medicines consorsium, août 2014 ; Anoro La Revue Prescrire 2014; 371 (34): 655 18
© Pharma-­‐News page 10 Attention à l’utilisation conjointe de certains bêtabloquants (y compris sous forme de collyres), car ces derniers peuvent atténuer l'action des LABA. Si l'usage d'un bêtabloquant s’avère malgré tout nécessaire, il est préférable d’utiliser des cardiosélectifs 1
(comme l’aténolol) . Numéro 120, décembre 2014 a aussi souvent remarqué des cas d’infections des voies urinaires, de douleurs dorsales, de dyspepsie et plus de caries 4,5, alors que ce ne sont pas des effets indésirables communs de ces classes thérapeutiques et sans qu’on en connaisse encore le mécanisme. Des cas d’angioedèmes sont décrits sous ULTIBRO° 5. Le coût de traitement pour ANORO° est d'environ CHF 2.30 par jour. Le coût d’ULTIBRO° est de CHF 2.80 par jour pour le grand emballage, 3.20 CHF pour le petit. En comparaison, SPIRIVA° coûte environ 2.00 CHF par jour et un LABA environ 1.00 CHF par jour. ULTIBRO° ET ANORO° -­‐ A retenir pour le conseil : 
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traitements contre la BPCO contenant un LAMA et un LABA sous forme de poudre à inhaler: premières associations de ce type traitements sans réelle efficacité supplémentaire par rapport aux autres spécialités sur le marché (LAMA et LABA), mais avantage possible en terme d'adhésion chez certains patients prise une fois par jour, environ à la même heure sortir les gélules de ULTIBRO° du blister juste avant leur utilisation DEXILANT° (dexlansoprazole) Lancé il y a cinq ans aux USA par Takeda, au moment de l’arrivée des génériques d'AGOPTON° (lansoprazole), DEXILANT° arrive maintenant en Suisse. Il s’agit d’un « nouvel » inhibiteur des pompes à protons (IPP) indiqué dans la guérison et le traitement d’entretien de Les énantiomères Certaines substances chimiques adoptent différentes formes dans l'espace. Ceci signifie que pour une même formule chimique il peut y avoir deux formes, qui ne se superposent pas (images miroir l’une de l’autre, comme les mains). Ces deux formes sont des énantiomères : un droit (dextro ou D-­‐) et un gauche (levo ou L-­‐). Leurs propriétés physico-­‐chimiques sont identiques, mais au niveau biologique, les deux énantiomères d’une molécule peuvent avoir des effets physiologiques différents, l’un pouvant être actif et l’autre pas. Souvent, le principe actif présent dans les médicaments est le mélange des deux énantiomères, appelé racémat ou mélange racémique ; la production du mélange racémique est moins chère que celle d'un énantiomère pur. Ces dernières années, l’industrie avait pris l’habitude de commercialiser l’énantiomère actif d'une substance déjà sur le marché sous forme de mélange racémique, au moment de l’arrivée à échéance du brevet. Ceci lui permet d’enregistrer nouvellement la molécule, dans le but, entre autres, de lutter contre l'apparition de génériques. C'est le cas par exemple du NEXIUM°-­‐ANTRA° ou du XYZAL° un énantiomère du principe actif du ZYRTEC°. Les autorités européennes ont modifié leur pratique considérant de tels médicaments comme des génériques, sauf si l'énantiomère pouvait vraiment apporter un plus en termes d'efficacité ou de sécurité 20. Il est probable que l'amélioration galénique développée pour DEXILANT° ait été faite dans ce sens. 19
l’oesophagite érosive, ainsi que pour le soulagement des brûlures d’estomac. Le dexlansoprazole est l’énantiomère droit du lansoprazole ; les deux énantiomères du lansoprazole sont actifs, mais l’énantiomère droit agirait plus longtemps 19 . Cependant, les IPP se fixant de manière irréversible sur les pompes à protons (voir encadré), il n'est pas sûr que ceci soit un avantage! 20 La dose recommandée est de 60 mg une fois par jour pendant au maximum huit semaines pour le traitement de l’oesophagite érosive et de 30 mg une fois par jour dans les autres cas, ce qui représente le double des posologies recommandées pour le lansoprazole dans les mêmes indications. The Medical Letter, vol. 31, no 8, 17 avril 2009 20
http://eur-­‐lex.europa.eu/legal-­‐content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:32003R1084&from=FR © Pharma-­‐News page 11 Numéro 120, décembre 2014 Les effets indésirables les plus fréquents sont les mêmes que ceux rencontrés avec le lansoprazole et les autres IPP : diarrhée, douleurs abdominales, nausées, flatulences et maux de tête. DEXILANT° se présente sous forme de gélules à double libération retardée (dual delayed release). Ceci signifie que la capsule contient deux types de granules enrobés de dexlansoprazole, solubles à des pH différents de manière à assurer une dissolution en deux temps à deux endroits différents de l’intestin grêle. Il en résulte une double libération de principe actif, la première une à deux heures après l’administration, la seconde après quatre à cinq heures. Selon le fabricant, DEXILANT° peut être pris sans tenir compte du moment de la journée, ni des repas, ceux-­‐ci n’ayant pas d’influence sur la biodisponibilité. Il ne faut cependant pas perdre de vue que d’autres facteurs entrent en jeu quant à l’administration optimale des IPP 21. Toutefois, selon le PN, une prise le matin devrait être recommandée comme pour les autres IPP, afin d'assurer une efficacité optimale (voir encadré). Comme pour tous les IPP, il est important que les gélules soient avalées entières avec de l’eau. Elles peuvent en cas de nécessité être ouvertes ; les granulés doivent alors être administrés immédiatement. En aucun cas, ils ne doivent être mâchés. Pour la petite histoire, notons que les études menées en double aveugle pour évaluer l’efficacité du dexlansoprazole comparaient soit 60 mg de dexlansoprazole à 30 mg de lansoprazole, soit 30 ou 60 mg de dexlansoprazole à un placebo. Dans ce cas, pas étonnant que le dexlansoprazole ait montré une bonne efficacité! La double libération de principe actif ne semble pas apporter de grand avantage par rapport aux formes standard. A notre avis, ce nouveau médicament n’apporte rien de nouveau, si ce n’est un dosage élevé de lansoprazole. Rappelons à ce propos que la sécurité d’emploi des IPP à long terme est encore incertaine : des risques de pneumonie, d’infection à Clostridium difficile, de fracture, etc. ayant été mis en avant par différentes études 1,22. IPP : moment optimal de la prise +
+
Le contrôle de l'acidité gastrique se fait grâce à une enzyme appelée pompe à protons (ou H /K – ATPase). La concentration de +
l'ion H dans le suc gastrique est un million de fois plus élevée que dans le sang. Ainsi, alors que le pH du sang est de 7,3, celui du liquide gastrique est voisin de 1. Les pompes à protons sont particulièrement actives en présence de nourriture dans l’estomac. Lorsque celui-­‐ci est vide, les pompes sont au repos. Les IPP, inhibiteurs des pompes à protons, administrés par voie orale sont des préparations gastro-­‐résistantes, à délitement intestinal (intestin grêle). Une fois absorbés, ils passent dans la circulation sanguine et vont s’accumuler dans les cellules pariétales de l’estomac (cellules produisant l’acide chlorhydrique HCl). Ils sont alors transformés en forme active, responsable de se fixer de + façon irréversible aux pompes à protons actives. En inhibant ces dernières, les IPP préviennent la libération de ions H et évitent la formation de HCl. Ainsi, la prise à jeun (c'est-­‐à-­‐dire 30 minutes avant un repas) est usuellement recommandée, car la nourriture va activer une grande proportion de pompes et les IPP arrivant par la circulation sanguine pourront s’y lier pour les inactiver. Les IPP ne restant pas longtemps dans la circulation sanguine, une prise trop éloignée d'un repas diminue leur efficacité. Il a également été observé que le premier repas du matin entraîne une plus grande production d’acide que le repas du soir. Ceci expose donc un plus grand nombre de pompes à l’action des IPP et par là même augmente leur efficacité. Lorsqu’une administration matin et soir est prescrite, il est donc préférable de prendre la deuxième dose 30 minutes avant le souper plutôt 23
qu’au coucher, afin que le médicament ne rencontre pas que des pompes à protons inactives . Après élimination des IPP, de 22
nouvelles pompes peuvent être activées durant la nuit . 21
Compendium suisse des médicaments, 2014 CQ, SSPh, update 2014 23
Pharmactuel (Canada), vol. 36, janv-­‐fév. 2003, Quel est le moment optimal pour administrer les IPP ? 22
© Pharma-­‐News page 12 Numéro 120, décembre 2014 DEXILANT° (dexlansoprazole) – A retenir pour le conseil : 
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nouvel IPP, énantiomère du lansoprazole ne doit pas être mâché, ni écrasé forme à double vitesse de libération... mais n’apporte probablement rien de nouveau TECFIDERA° (DIMETHYLFUMARATE) Indiqué dans le traitement de fond de la sclérose en plaques (SEP) récurrente-­‐rémittente, ce médicament est le troisième par voie orale commercialisé en Suisse après GILENYA° (fingolimod) et AUBAGIO° (tériflunomide). TECFIDERA° est commercialisé sous forme de gélules à 120 et à 240 mg. En raison de leur enrobage gastro-­‐
résistant, elles ne doivent être ni écrasées, ni ouvertes. A l’instauration du traitement, la dose est de 120 mg deux fois par jour avec un repas. Après sept jours, la dose est augmentée à 240 mg deux fois par jour. Une fois la posologie de 240 mg matin et soir instaurée, il est possible de revenir à 120 mg matin et soir si les effets indésirables sont trop Le numéro 113 paru en avril de importants. Toutefois, au delà d’un mois, il est recommandé de cette année consacrait un article à stopper le traitement, ou de revenir à 240 mg deux fois par jour, l’AUBAGIO°. Quant au GILENYA°, il a été présenté dans le numéro 90 car l’efficacité de la dose réduite n’a été pas étudiée. . de décembre 2011. TECFIDERA° n’a pas été évalué chez les plus de 55 ans et moins de 18 ans, tout comme chez l’insuffisant rénal ou hépatique. Par conséquent, la Nombre de prises par jour des traitements oraux de la SEP ? firme ne recommande pas de l’utiliser Une prise par jour pour AUBAGIO° et GILENYA° tandis que chez ces patients. Par manque de TECFIDERA° se prend deux fois par jour. données également, il est contre-­‐indiqué en cas de grossesse et d’allaitement. Les effets indésirables les plus fréquents sont : • bouffées congestives ou vasomotrices (p.ex. bouffée de chaleur) (plus de 30% des patients),
• troubles gastro-­‐intestinaux. Parmi les plus fréquents, diarrhées (14% des patients), nausées (12% des patients), douleurs abdominales (10% des patients),
• troubles de la formule sanguine.
Un suivi médical est nécessaire afin de contrôler régulièrement la fonction hépatique et la formule sanguine. Il est toutefois moins contraignant que celui recommandé pour GILENYA°. Pour diminuer l’intensité et la sévérité des bouffées congestives, il est possible de prendre de l’aspirine au dosage de 325 mg par jour 30 minutes avant le TECFIDERA° durant les premiers jours du traitement mais au maximum pendant un mois. TECFIDERA° n’étant pas métabolisé par les cytochromes, il n’expose pas le patient à des interactions pharmacocinétiques. Toutefois la prudence reste de mise en cas d’emploi simultané © Pharma-­‐News page 13 Numéro 120, décembre 2014 de traitements immunosuppresseurs24. Même si le médicament ne semble pas agir directement sur l’immunosuppression, son mécanisme d’action n’est pas encore totalement connu. On pourrait donc craindre un cumul d'effet immunosuppresseur en cas d'association. 25
Quelle efficacité par rapport à GILENYA° et AUBAGIO° ? Durant les études cliniques précédant sa mise sur le marché, TECFIDERA° n’a été comparé qu’au placebo. Il n’existe pas d’études comparatives directes avec les deux autres traitements oraux ou les traitements Pour aller plus loin… injectables (REBIF°, …). Dans les études, TECFIDERA° a Le diméthylfumarate est utilisé dans le traitement du psoriasis dans divers pays diminué de 50% le nombre de poussées annuelles, comme depuis les années 50. Une stabilisation de la GILENYA°. La diminution observée avec AUBAGIO° était de sclérose en plaques a été constatée chez 30% ; TECFIDERA° est donc considéré comme plus efficace deux patients traités avec cette substance contre le psoriasis. C’est ainsi que son utilité que ce dernier 26. En France, la Haute Autorité de Santé dans le traitement de la sclérose en plaques estime qu’en l’absence d’études supplémentaires, a été découverte. Si le mécanisme d’action TECFIDERA° n’apporte pas d’amélioration du service du TECFIDERA° n’est à ce jour pas encore totalement élucidé, ses propriétés anti-­‐
médical rendu. Toutefois, sa commercialisation offre une inflammatoires et neuro-­‐protectrices sont option de traitement supplémentaire dans la forme par contre connues 25. récurrente-­‐rémittente de la sclérose 27. TECFIDERA° -­‐ A retenir pour le conseil : 
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nouveau traitement oral de la sclérose en plaques (3ème après GILENYA° et AUBAGIO°) deux prises par jour, donc plus contraignant que les autres traitements... ... mais semble plus efficace que AUBAGIO° et suivi moins lourd que pour le GILENYA° nombreux effets indésirables….comme les autres traitements de la SEP Le saviez-­‐vous ? Avant l’industrie pharmaceutique…un pharmacien bernois ! 28
La presse grand public suisse a consacré divers articles au cours de ces derniers mois sur l’histoire de ce médicament . En effet, un confrère bernois fabriquait en préparation magistrale et sur ordonnance des gélules de diméthylfumarate. Avant de procéder à la fabrication, il avait identifié que la substance était utilisée en Allemagne contre le psoriasis. La firme Biogen a entre temps pris connaissance de cette potentielle nouvelle indication et décidé de déposer un nouveau brevet pour la substance aux Etats-­‐Unis. Si les médias ont relayé cette histoire, ce n’est pas uniquement pour mettre en valeur le savoir-­‐faire des pharmaciens, mais pour soulever la question du prix des médicaments. Les préparations magistrales de la pharmacie bernoise sont disponibles à un coût moindre que TECFIDERA°…. Pas évident de justifier le prix auquel la spécialité est admise en Suisse, sachant que la firme n’a fait que breveter un traitement déjà connu… 24
Compendium suisse des médicaments http://www.medscape.fr/voirarticle/3600369 26
http://epgl.unige.ch/pharm/formation-­‐continue/docs/conf/20140520_Sclerose_en_plaques.pdf 27
http://www.has-­‐sante.fr/portail/upload/docs/evamed/CT-­‐13005_TECFIDERA_PIC_INS_Avis3_CT13005.pdf 28
http://www.illustre.ch/illustre/article/l’homme-­‐qui-­‐défie-­‐les-­‐pharmas 25
© Pharma-­‐News page 14 Numéro 120, décembre 2014 Actuel
"GASTRO" ou grippe intestinale L’hiver est là avec son lot d’infections, notamment la « gastro » ou grippe intestinale. Celle-­‐ci n’a rien à voir avec la grippe (causée par des virus du genre Influenza), mais apparaît comme cette dernière sous forme d’épidémies pendant la saison froide, d'où son nom. La grippe intestinale est en réalité une gastro-­‐entérite virale, qui se traduit par des diarrhées, nausées, vomissements, douleurs abdominales et éventuellement de la fièvre. Souvent bégnine, elle guérit généralement spontanément en 48h. Il est cependant important d'éviter une déshydratation et de détecter d’éventuels signaux d’alarme chez les personnes à risque. De plus, c'est une maladie très contagieuse, il convient donc de veiller à diminuer le risque de contamination. Le terme de gastro-­‐entérite englobe toutes les infections du système digestif causant nausées, vomissements, douleurs abdominales et diarrhées. Le vecteur peut être un virus (le plus fréquent, dans plus de 2/3 des cas), une bactérie ou un autre microorganisme. Il est rarement identifié! 2930 Le saviez-­‐vous ? La gastro-­‐entérite bactérienne est provoquée par une intoxication alimentaire. La transmission se fait alors par consommation d’aliments ou d’eau contaminés par différents germes (p.ex. Campylobacter, Escherichia coli, Salmonelles..). Les aliments le plus souvent impliqués sont les fruits de mer, les fruits et les légumes mal lavés, la volaille et le bœuf mal cuits (avec un pic d'infections durant les fêtes de fin d'année et la consommation de fondues à la viande) 29 et les œufs. Les mesures de prévention sont les suivantes : •
bien cuire la volaille, la viande rouge et les œufs, réfrigérer rapidement les restes après cuisson, •
nettoyer soigneusement les surfaces qui sont entrées en contact avec de la viande crue avant d’y préparer d’autres aliments, •
rincer à l’eau les fruits et légumes, •
dans les pays aux conditions sanitaires déficientes, ne boire que de l’eau en bouteille et éviter de consommer des fruits et légumes non pelés, afin d’éviter la fameuse « turista » (ou 30
diarrhée du voyageur) . Virus Les virus les plus souvent concernés sont les rotavirus, touchant fréquemment les jeunes enfants, et les norovirus, responsables de véritables épidémies dans les lieux communautaires (hôpitaux, maisons de retraite, casernes, bateaux de croisière, …). Ces virus peuvent se déclarer toute l’année, mais on note dans les régions tempérées une recrudescence pendant l’hiver 30. Regroupement des collectivités dans des espaces confinés et grande résistance de ces virus au froid peuvent expliquer ce phénomène. 29 http://www.admin.ch/aktuell/00089/?lang=fr&msg-­‐id=53659 30
www.passeportsante.net: la gastro-­‐entérite, consulté le 7 octobre 2014 © Pharma-­‐News page 15 Numéro 120, décembre 2014 Symptômes La gastro-­‐entérite virale provoque les symptômes suivants : • diarrhée (émission d’au moins trois selles liquides par 24 heures) • douleurs abdominales • nausées et vomissements • perte d’appétit • év. légère fièvre (env. 38°C) • fatigue et maux de tête Les symptômes apparaissent généralement de 12 à 48h après la contamination. Certaines personnes restent asymptomatiques malgré la contamination, mais peuvent transmettre la maladie à leurs proches 31. Transmission La contagion est très élevée ! Le patient est contagieux dès le début des symptômes pour les infections à norovirus et même deux jours avant dans le cas des infections à rotavirus. Après la guérison, la contagiosité persiste pendant au moins deux à trois jours 30. Dans le cas des infections à norovirus, cette période de contagion peut durer jusqu’à deux semaines 32 ! La gastro-­‐entérite virale se transmet par gouttelettes (p.ex. formées lors des vomissements) et par exposition féco-­‐
orale : les mains entrent en contact avec les selles ou les vomissures avant de toucher le visage ou de préparer un repas. Il est très important de se laver les mains avec du savon après être allé aux toilettes, avoir changé un bébé, avoir nettoyé des vomissures et avant de préparer les repas 30. Une désinfection régulière des mains avec un produit efficace contre les rotavirus et norovirus est également conseillée (p.ex. STERILIUM VIRUGARD°, SOFTA-­‐MAN ACUTE°). Traitement La réhydratation est l’objectif principal du traitement. Diarrhées et vomissement répétés conduisent en effet rapidement à une déshydratation qui peut être dangereuse, surtout chez le petit enfant ou la personne âgée. Les solutions de réhydratation sont à conseiller, car elles contiennent des sels minéraux : p.ex. NORMOLYTORAL°, ELOTRANS°, ORALPÄDON°. Les boissons très sucrées comme les sodas sont en revanche à éviter, car elles peuvent aggraver la diarrhée par appel osmotique. Comme l’estomac est irrité par l’infection, il ne tolère pas de grandes quantités de liquide à la fois. Il s’agit donc de boire (ou de faire boire au petit enfant) par petite quantité à la cuillère toutes les cinq minutes pour atteindre un volume d’environ 100 ml par heure pendant quatre à six heures 33. L’allaitement ne doit pas être interrompu. Une fois les nausées disparues, réintroduire progressivement une alimentation solide avec des aliments digestes : riz blanc, biscottes, pain blanc, bananes, pommes et carottes cuites, … 30. La prise d’un probiotique (BIOFLORIN°, INFLORAN°, LACTEOL°, LACTOFERMENT°, MEPHENTEROL°, PERENTEROL°, PROBACTIOL°, PHARMALP PRO C°, VITAFOR PROBI-­‐INTESTIS°…) en plus de la réhydratation permettrait de réduire la fréquence des selles et la durée en jours de la diarrhée 34. En cas de fièvre et de douleurs, proposer une préparation à base de paracétamol. 31
www.planetesante.ch: gastro-­‐entérite/ gastro-­‐entérite à norovirus, consulté le 7.10.2014 www.santepublique.gc.ca : norovirus, consulté le 11.11.2014 33
www.h-­‐fr.ch: pédiatrie/gastroentérite, consulté le 7.10 2014 34
Cochrane Database Syst Rev 2010 : Probiotics for treating acute infectious diarrhea 32
© Pharma-­‐News page 16 Numéro 120, décembre 2014 Les antidiarrhéiques comme IMODIUM° ou génériques ne devraient être donnés qu’en cas de nécessité (p.ex. contraintes professionnelles). Ils ne traitent en effet pas l’infection et empêchent l’élimination naturelle des microbes dans le tube digestif, augmentant le temps de contact de leurs toxines avec la muqueuse intestinale 32. Il en est de même pour les antivomitifs tel MOTILIUM° ou ITINEROL B6°. Les signaux d’alarme Bien que souvent anodine et guérissant spontanément en quelques jours dans les pays industrialisés, la gastro-­‐entérite peut avoir de graves conséquences chez les personnes de constitution fragile (nourrissons, jeunes enfants, personnes âgées ou malades) en entraînant une déshydratation. Il faut consulter un médecin rapidement en présence d’un des symptômes suivants 30: • De façon générale : o Incapacité d’uriner (signe de déshydratation possible) o Fortes douleurs abdominales pendant plus de deux heures o Fièvre supérieure à 40°C o Présence de sang dans les selles ou les vomissures o Patients présentant un trouble de l’immunité 2 • Spécialement chez le nourrisson et le petit enfant 3: o Couches sèches, l’enfant urine peu, absence de larmes, fontanelles enfoncées (signes de déshydratation possible) o Fatigue intense, refus de jouer, enfant difficile à réveiller o Yeux cernés et enfoncés dans les orbites o Fièvre supérieure à 38.5°C o Respiration rapide, haletante Vomissements et diarrhée peuvent interférer avec l’absorption de médicaments, ce qui peut les rendre moins efficaces. Attention notamment à la pilule contraceptive 35. Vaccination Il existe en Suisse un vaccin oral vivant atténué pour la prévention de la gastro-­‐entérite à rotavirus chez le nourrisson en dessous de 6 mois : ROTARIX° (voir PN n°46 de juillet 2007). Cette vaccination facile à administrer et bien tolérée ne fait cependant pas partie du plan suisse de vaccination. En effet, les gastro-­‐entérites sont de courte durée, ne laissent pas de séquelles et ne causent pratiquement pas de décès en Suisse. De plus, le vaccin est cher et non remboursé par l’assurance de base et le rapport coût-­‐bénéfice considéré comme défavorable 36. La vaccination est en revanche utile chez un enfant pour lequel on craint que l’accès aux soins soit difficile (p.ex. avant un séjour de longue durée dans un pays à risque). 35
http://planning-­‐familial.hug-­‐ge.ch/prestations/contraception_urgence.html www.infovac.ch: consulté le 14.10.2014 36
© Pharma-­‐News page 17 Numéro 120, décembre 2014 « GASTRO » ou grippe intestinale -­‐ A retenir pour le conseil : 
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grippe intestinale : gastro-­‐entérite virale (à distinguer de la gastro-­‐entérite bactérienne : intoxication alimentaire) virus les plus fréquents : rotavirus (touche surtout les enfants) et norovirus (nombreux épisodes épidémiques dans des lieux communautaires) contagion très élevée, importance du lavage et de la désinfection des mains temps d’incubation généralement de 12 à 48h (contagion possible avant!) traitement : réhydratation primordiale, éventuellement probiotique, fébrifuge consultation rapide en cas de signes de déshydratation (absence d’urine, forte fièvre, mauvais état général, yeux enfoncés, absence de larmes et attitude peu réactive chez l’enfant…), attention particulièrement aux nourrissons et aux personnes âgées En bref
PALEXIA° : solution après comprimés retard et à libération immédiate PALEXIA° (tapentadol) est un antalgique opioïde avec un mécanisme d’action proche de celui du tramadol (voir PN n°91 de février 2012). Par rapport à l'oxycodone (p.ex. OXYCONTIN°) dont l’efficacité est proche, il aurait l'avantage de provoquer moins d'effets indésirables gastro-­‐
intestinaux. Les comprimés à libération immédiate ont été les premiers à être mis sur le marché : ils doivent être pris quatre fois par jour. Depuis son lancement, des comprimés retards (permettant 1 prise matin et soir) et surtout une forme liquide permettant d'avoir des doses de réserve en cas de douleurs ont été mis sur le marché. Ceci facilite l'utilisation de ce médicament par les patients. En France : moins de pilules de 3ème et 4ème génération et donc moins d'embolies pulmonaires Les effets thromboemboliques des pilules contraceptives sont rares et le rapport bénéfice/risque des contraceptifs oraux reste considéré comme positif, quelle que soit la pilule utilisée (voir PN n° 92 de mars 2012). Le risque est plus élevé avec les pilules plus récentes de 3ème et 4ème génération. Il est donc important d'encourager les utilisatrices à diminuer les risques modifiables (tabagisme, surpoids, sédentarité). La France a eu une approche plus prudente en "déremboursant" les pilules contraceptives les plus récentes. Il s'en est suivi une augmentation de la prescription de pilules de 1ère et 2ème générations ayant un risque thromboembolique plus faible. Le nombre de cas de femmes de 15 à 49 ans hospitalisées pour embolie pulmonaire est alors passé de 3045 en 2012 à 2704 en 2013… mais en même temps le nombre d'interruptions volontaires de grossesse a augmenté d'environ 10'000 cas. Des études sont en cours pour déterminer l'influence de ces changements de prise en charge sur ces chiffres. SIMPONI° : nouveau stylo, mais pas de changement de manipulation! SIMPONI° (golimumab) est un anti-­‐TNF indiqué dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde, du rhumatisme psoriasique et de la spondylarthrite ankylosante (voir PN n°82 de mars 2011). Il s'administre chaque mois par injection sous-­‐cutanée ; parfois en association avec du méthotrexate. Le stylo pour injection a récemment été changé : la couleur du manchon de sécurité est verte (au lieu de gris) et il est de plus grande taille. Le maniement du stylo par contre reste le même. © Pharma-­‐News page 18 Numéro 120, décembre 2014 Résultats du test de lecture du PN 116 – Lauréates :
Sans faute ! Gerber Valérie Panettier Sophie Modolo Sonia Peguiron Nicole Une faute pardonnée ! Lambercier Patricia Cornioley Maude Guyot Alizée Rollier Carine Sacco Bruno Maria-­‐Angela Fonseca Solange Zufferey Olivia Greppin Adeline Fioritto Priscille Fournier Nathalie Gonseth Agnès Fatio Marie-­‐Jeanne Pharmacie Schneeberger Pharmacie Schneeberger Pharmacie Plus Centrale Pharmacie de la Vallombreuse Tramelan Tramelan Fleurier Prilly Pharmacie Plus Centrale Pharmacie Vouilloz Pharmacie Sun Store Pharmacie de Malagnou Pharmacie de Malagnou Pharmacie de Malagnou pharmacieplus de bramois SA Pharmacie du Marché Pharmacie Schneeberger Pharmacie de Nendaz Pharmacie du 1er Mars Pharmacie de St-­‐Légier-­‐La Chiésaz Fleurier Martigny Le Locle Genève Genève Genève Bramois Vevey Tramelan Haute-­‐Nendaz Les Geneveys / Coffrane St-­‐Légier L’heureuse lauréate est Alizée Guyot! Elle gagnera un bon de Frs 100.-­‐ de son choix. NOUVELLE OPTION : dès 2014, vous pouvez choisir de gagner un bon de Frs 120.-­‐ au CAP à faire valoir sur des cours de votre choix ! !"
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Numéro 120, décembre 2014 TEST DE LECTURE Pharma-­News N° 119 Cochez la ou les réponses correctes, entourez VRAI ou FAUX, respectivement répondez à la question. 1) Cochez les propositions exactes concernant les pansements spéciaux : a) Il faut recouvrir les plaies chroniques pour maintenir un certain degré d’humidité propice à la guérison b) On peut utiliser un hydrogel sur une plaie fortement exsudative c) Une plaie cicatrise depuis le centre vers les bords d) Le diabète influence négativement la cicatrisation des plaies e) L’odeur nauséabonde qui s’échappe d’une plaie recouverte d’un hydrocolloïde épais est forcément le signe d’une infection 2) Quelles sont les deux fonctions des hydrocolloïdes fins ? − −
3) VRAI ou FAUX sur les préparations immunostimulantes ? a) La vitamine C est très efficace dans la prévention des refroidissements b) Seule l’Echinacea angustifolia est utilisée dans les préparations immunostimulantes sur le marché c) La propolis est un composant de la gelée royale d) Certaines bactéries pourraient être utilisées pour réduire la durée des symptômes d’un refroidissement e) Le zinc contenu dans des préparations immunostimulantes peut interagir avec certains antibiotiques 4) A vous de choisir ! VRAI/FAUX VRAI/FAUX VRAI/FAUX VRAI/FAUX VRAI/FAUX a) Chez l’homme, la fertilité baisse progressivement à partir de 35 ans 50 ans b) On parle d’hypofertilité lorsqu’aucune grossesse n’est survenue après deux ans de tentatives deux mois de tentatives c) En Suisse, il n’est pas autorisé de procéder à un don d’ovules une FIV d) Les traitements hormonaux de l’hypofertilité sont principalement utilisés chez l’homme chez la femme e) Le premier jour du cycle menstruel de la femme correspond au premier jour des règles au jour de l’ovulation 5) BETMIGA° c’est (plusieurs réponses possibles) : a) L’unique représentant en Suisse d’une nouvelle classe de médicaments b) Un médicament qui agit en relâchant le muscle détrusor c) Une spécialité utilisée dans le traitement de la vessie hyperactive d) Un anticholinergique e) Un inducteur des cytochromes P450 © Pharma-­‐News page 20 Numéro 120, décembre 2014 6) Citez deux recommandations qui doivent accompagner la délivrance d’isotrétinoïne : − −
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Cochez les associations qui sont contre-­‐indiquées ou qui interagissent entre elles : a) BETMIGA° -­‐ TAMBOCOR° b) ECHINAFORCE° -­‐ SANDIMMUN° c) CETEBE° -­‐ COLLAZIN° d) ROACCUTANE° -­‐ GYNERA° e) BURGERSTEIN ZINC° -­‐ SUPRACYCLINE° OUI ou NON ? a) La constipation chronique peut-­‐elle favoriser l’apparition d’incontinence ? OUI/NON b) Peut-­‐on parler de vessie hyperactive chez l’enfant ? OUI/NON c) L’usage de médicaments dans le traitement de l’incontinence permet-­‐il dans tous les cas de régler définitivement le problème ? OUI/NON OUI/NON d) La prise de certains médicaments peut-­‐elle être à l’origine d’une vessie hyperactive ? e) BETMIGA° est-­‐il plus efficace que les autres spécialités utilisées dans la même indication ? OUI/NON Hydrogel ou hydrocolloïde ou ni l’un ni l’autre ? a) COMPEED° Ampoules hydrogel/hydrocolloïde b) VARIHESIVE° Extra Mince hydrogel/hydrocolloïde c) SUPRASORB° G hydrogel/hydrocolloïde d) HYDROSORB° hydrogel/hydrocolloïde e) TEGADERM°+Pad hydrogel/hydrocolloïde Cochez les causes possibles d’hypofertilité chez la femme : a) anorexie b) pratique d’un sport de haut niveau c) hypotension d) hypothyroïdie e) mycose vaginale Note de l'éditeur Les avis exprimés dans le Pharma-­‐News reflètent l'opinion de leurs auteurs en fonction des données disponibles au moment de la rédaction et n'engagent en aucune manière le CAP. Test à renvoyer une fois par assistant(e) en pharmacie par fax au N° 022/363.00.85 avant le 25 janvier 2015 Nom Prénom Signature Timbre de la pharmacie © Pharma-­‐News page 21 Numéro 120, décembre 2014 
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