la découverte progressive de l’irrigation, plus tard de la traction animale, l’invention de la
roue et ensuite du travail des métaux (cuivre, étain, bronze et le fer). Dès lors dans ce concept
là, la possession de la terre fertile devient progressivement un enjeu de vital qui va se
matérialiser par le passage de la propriété collective à la propriété privée dont l’objectif et
intérêt sera fondamentalement de garantir pérennité et sérénité à celui qui exploite la terre.
On peut donc constater sur cette première analyse que la première grande condition de la
naissance d’une société capitaliste est en cours dans cette période puisqu’il s’agit du passage
de la propriété collective à la propriété privée qui est effectivement l’un des grands principes
du capitalisme au sens où cette notion débouche inévitablement sur le droit de propriété sur
les moyens de production mais aussi sur le droit qu’on appel de propriété intellectuelle
indispensable pour stimuler la recherche en matière d’inventions, d’innovations et de progrès
techniques. Parallèlement à ces progrès, les autres activités permettant de nourrir les individus
à savoir la chasse et la cueillette vont devenir beaucoup moins rentable. Car, tout progrès
potentiel donc toute innovation dans l’une ou l’autre de ces activités (chasse et cueillette)
n’aurait pour effet que d’accroitre la raréfaction du gibier d’un côté et de la cueillette de
l’autre. Cette situation va entrainer très vite le développement de l’agriculture, avec
l’apparition de surplus économique c'est-à-dire que très vite on va produire plus de biens
agricoles que nécessaires pour nourrir les populations. Ce surplus va reposer sur deux
éléments importants :
-La disparition des autres activités
-La division du travail (permet l’apparition massive de ce surplus) : la société agricole
va s’organiser en type de production c'est-à-dire qu’on va voir apparaitre des
concentrations de production agricole et on va se spécialiser dans la production d’un
certain nombre de biens. On voit apparaitre le développement des échanges qui va
favoriser l’utilisation des monnaies.
Par ailleurs, la sédentarisation se stabilise. Elle va modifier aussi progressivement l’exercice
du pouvoir dont l’une des prérogatives principales est née à cette époque (de l’agriculture au
néolithique) : la levé des impôts. Dans la logique du processus, pour mieux taxer au cours du
temps, on va inventer les premières écritures : le caractère cunéiforme qui apparait en
Mésopotamie en 2800 avant JC.
Si on fait le bilan global, c’est un changement climatique qui provoque une rupture dans
l’équilibre entre les individus et les ressources, il s’en suit donc une pression démographique
non pas liée à une surpopulation mais à raréfaction des ressources. Ceci va donc obliger les
individus à innover pour survivre, c’est la naissance de l’agriculture. Avec cette agriculture va
apparaitre la notion de surplus, et ce surplus va s’appuyer sur la division du travail ce qui
favorisera au cours du temps l’apparition de nouvelles innovations (la monnaie, l’écriture,
l’architecture et sur le plan institutionnel la naissance de la propriété privée).
Au global sur cette période, il est possible de dresser un premier bilan sur la révolution
industrielle du néolithique et sur son impact futur sur la naissance du capitalisme. Tout
d’abord, à l’origine de cette révolution on a cet accident climatique majeur mais qui aurait très
bien pu entrainer enfaite la fin de l’espèce humaine si les individus n’avaient pas
effectivement réussi à s’adapter c'est-à-dire s’ils n’auraient pas eu la capacité à innover.
L’agriculture a finalement émergé de ce chaos entrainant l’apparition de certaines notions qui
nous intéresse dans notre quête du capitalisme. Tout d’abord, le surplus c'est-à-dire un
accroissement de la production plus que proportionnelle aux moyens investis qui favorisent la
naissance d’innovations connexes (qui s’ajoutent) dans l’organisation de la production (la
division du travail), dans l’organisation des échanges (la spécialisation), apparition des
premiers écritures et de la monnaie, dans l’organisation sociale (droit de propriété). De ce