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BIDEAU Laurent
RAPPORT DE STAGE
SIXIEME ANNEE, FILIERE OFFICINE
Stage du 7 janvier 2009 au 20 juin 2009
Effectué à la pharmacie de Peychotte, 8 allée des Conviviales à MERIGNAC
A l’issue de ces six mois de stage, je tiens à remercier tout d’abord
Madame GRAVIER et Monsieur ACCOCEBERRY pour m’avoir si bien
accueilli dans leur officine, pour m’avoir guidé tout au long de mon stage
et instruit sur l’exercice de ma profession.
Je remercie également les pharmaciennes assistantes et les préparatrices
pour toute la gentillesse et la patience dont elles ont fait preuve à mon
égard, pour avoir su m’épauler dans mes travaux et pour avoir contribué
au bon déroulement de mon stage.
Madame GRAVIER, maître de stage :
INTRODUCTION
J’ai effectué mon stage de fin d’études à la pharmacie de PEYCHOTTE a
Mérignac. Située à proximité d’une grande surface, cette officine à pour
particularité d’avoir une clientèle à la fois fidèle mais également de
passage.
Durant ces six mois, de janvier à juin 2009, j’ai pu mettre en
pratique mes connaissances universitaires mais surtout découvrir
réellement le métier de pharmacien dans sa vie quotidienne. J’ai remarqué
à quel point ce dernier occupe une place importante auprès de sa clientèle
de quartier puisqu’elle lui est fidèle.
Je garderai un très bon souvenir de cette expérience
professionnelle grâce à ma maître de stage fort compétente ainsi qu’a son
équipe officinale. Je les remercie sincèrement de l’accueil chaleureux qu’ils
m’ont réservé et de leur soutien appréciable pendant ces six mois.
Ce rapport de stage se décomposera en deux parties. Tout d’abord la
présentation de l’officine ainsi que la description d’un poste de travail puis
la gestion de la pharmacie ainsi que le travail personnel effectué durant ce
stage.
1ère Partie
I.
Organisation pratique de l'exercice professionnel .............................................................. 6
1. L’équipe officinale .......................................................................................................... 6
2. Présentation de l'officine ................................................................................................. 7
3. Informatisation .............................................................................................................. 13
Description d’un poste : la délivrance des spécialités pharmaceutiques à l’officine .... 15
II.
1. Sur conseil ..................................................................................................................... 15
2. Délivrance d'ordonnances ............................................................................................. 18
a.
Validité des ordonnances ............................................................................................. 19
b. Les substances vénéneuses et renouvellement .............................................................. 20
c.
Capacité de prescription ................................................................................................ 20
d. Médicaments à délivrance particulière .......................................................................... 21
e.
Préparations ................................................................................................................... 28
f.
Les orthèses et le matériel médical................................................................................ 30
2ème Partie
I.
Gestion de la pharmacie .................................................................................................... 33
1. Approvisionnement direct ou par grossistes-répartiteurs .............................................. 33
2. Gestion administrative du dossier patient ..................................................................... 34
a.
La délégation de paiement............................................................................................. 35
b. Facturation sans délégation de paiement ....................................................................... 36
c.
II.
Le tiers payant ............................................................................................................... 36
Travail personnel effectué durant le stage ..................................................................... 40
PARTIE 1
I.
Organisation pratique de l'exercice professionnel
1. L’équipe officinale
a. Les titulaires
La Pharmacie de PEYCHOTTE est dirigée à la fois par Madame GRAVIER et
également par Monsieur ACCOCEBERRY. Associés depuis plusieurs années,
ils se répartissent les tâches en fonction de leurs compétences dans
chaque domaine.
En plus d’être Pharmaciens, les titulaires sont aussi mais surtout des chefs
d’entreprise. Ainsi, ils doivent s’assurer du bon déroulement des activités,
gérer leur équipe (emplois du temps, tâches à accomplir,...) et s’occuper
des tâches administratives.
b. Les adjoints
Il y a une adjointe à temps plein, titulaire du DU d’orthopédie et une
adjointe à temps partiel qui s’occupe principalement des maisons de
retraite.
Elles secondent les titulaires souvent très occupés par la gestion et sont
habilitées à les remplacer si nécessaire.
Tout au long de mon stage, elles ont été disponibles pour répondre à mes
questions et m’ont toujours aidé à gérer les difficultés que j’ai pu
rencontrer.
c. Les préparatrices
Toutes les préparatrices possèdent une expérience et son capables de
délivrer de bons conseils, avec le soutien de la titulaire ou des assistantes.
Elles se répartissent différentes tâches comme : la réception des deux
commandes journalières de l’OCP, des retours, des manquants, de
l’agencement de la pharmacie ainsi que du déballage des commandes en
direct et de leurs rangements.
La pharmacie compte : 5 préparatrices à temps plein dont 1 spécialisée
en Dermo-Cosmétique.
d. Rayonniste
La Pharmacie dispose d’une rayonniste chargée des produits de DermoCosmétique.
e. Secrétaire
Une secrétaire qui se charge de tous les dossiers de télétransmission ainsi
que des problèmes administratifs (remboursements, mutuelles, …).
2. Présentation de l'officine
a. Topographie
Dans une officine, on peut noter l’aménagement de différentes zones dont
chacune a sa propre spécificité :
- L’espace communication comprend :
L’espace clientèle où sont accueillis les clients
La zone de dispensation, derrière les comptoirs
- L’espace de confidentialité à l’arrière de l’officine
- Le préparatoire où sont effectuées les préparations magistrales et
officinales
- L’espace de stockage avec :
La zone de réception et déballage des commandes
La zone de stockage : à l’arrière de l’officine, à l’étage.
b.
Agencement
 Les spécialités
Elles ont obtenu une AMM (autorisation de mise sur le marché) accordée
par l’AFSSAPS et sont inscrites (pour les spécialités vignetées) ou non sur
la liste des spécialités remboursables par la Sécurité Sociale.
Ces médicaments sont classés et rangés par forme (comprimés, sirops,
sachets, suppositoires, ampoules…) et par voie d’administration (orale,
rectale, injectable,…). On distingue différents rayonnages, chacun abritant
ces spécialités selon leur forme et leur voie d’administration :
- les sirops, suspensions buvables, les spécialités de la sphère ORL, les
ampoules, les pansements, les poudres et granulés en sachets, les
médicaments injectables sont disposés dans des rayonnages à part.
- les vaccins, tests tuberculiniques, certains collyres et pommades,
insulines, toxine botulique sont rangés au réfrigérateur (conservés entre
+2 et +8°C).
- dans les tiroirs, on trouve séparément :
Les comprimés rangés par ordre alphabétique
Les collyres
Les spécialités destinées à l’usage externe
application, poudres, vernis)
Les suppositoires
Les médicaments utilisés en gynécologie
Les crèmes, pommades, émulsions
Les dispositifs transdermiques
(solution
pour
 Les médicaments génériques
Art L 5121-1 § 5 du CSP : « La spécialité générique d’une spécialité de
référence est définie comme celle qui a la même composition qualitative
et quantitative en principes actifs, la même forme pharmaceutique, et
dont la bioéquivalence avec la spécialité de référence est démontrée par
des études de biodisponibilité appropriées. La spécialité de référence et les
spécialités qui en sont génériques constituent un groupe de génériques. »
Ce médicament générique peut être introduit sur le marché dès que la
protection du princeps par un brevet déposé est terminée.
Dans la pharmacie, les génériques sont rangés à coté de leurs spécialités
de référence et le surplus est stocké sur des étagères uniquement
réservées aux génériques.
 Les médicaments d'automédication
Ce sont des spécialités pharmaceutiques ayant une activité
pharmaceutique qui possèdent une AMM et ne sont pas remboursées par
la sécurité sociale.
Le pharmacien les dispense lorsque des patients sans ordonnance
souffrent de certains symptômes et lui demandent conseil.
Les médicaments d'automédication sont prévus et conçus pour être
utilisés sans l'intervention d'un médecin, pour traiter des symptômes
courants et bénins, facilement reconnaissables par le patient mais ne
dispensant pas du recours à un avis médical si les troubles persistent. Ces
médicaments sont disponibles sans ordonnance.
Ils
peuvent
toutefois
être
prescrits
par
un
médecin.
Les substances entrant dans la composition d'un médicament
d'automédication doivent présenter un rapport efficacité / sécurité
satisfaisant.
La notice incluse dans la boîte d’un médicament d’automédication
renferme des informations rédigées en termes simples, permettant au
patient de juger de l’opportunité du traitement, de comprendre le mode
d’utilisation et de connaître les signes dont la survenue doit inciter à
demander l’avis d’un médecin. Le conditionnement est adapté à la
posologie et à la durée prévue du traitement.
Cependant, le pharmacien se doit d’accompagner cet acte de
recommandations appropriées dans la mesure où le diagnostic est établi
par lui grâce à des données restées volontairement succinctes. En aucun
cas, il ne peut remplacer le médecin.
C’est dans ces moments-là que le pharmacien joue un rôle important car il
peut dépister des symptômes inauguraux à des pathologies plus graves et
ainsi orienter vers un médecin.
Ils sont placés à la vue du patient sur des rayonnages dans la zone de
dispensation derrière les comptoirs.
Depuis le 1er juillet 2008, le pharmacien peut mettre certains
médicaments d'automédication devant le comptoir, en accès direct, dans
un espace spécialement dédié dans son officine ; ces médicaments sont
dits de médication officinale.
Cette nouvelle mesure a pour objectif de favoriser pour les patients,
l’accès aux médicaments et le choix des médicaments dans le cadre d’une
automédication responsable.
Les médicaments de médication officinale sont destinés à soigner des
symptômes courants pendant une courte période, qui ne nécessitent pas
l’intervention d’un médecin et doivent être accompagnés des conseils du
pharmacien comme par exemple les douleurs légères à modérées, la
fièvre, le rhume, les maux de gorge, l’herpès labial, le reflux gastroœsophagien occasionnel…
 Les spécialités grand public
Il s’agit de toute spécialité vendue dans les pharmacies et dont les
fabricants utilisent la publicité directe auprès du public. Ces produits ne
sont pas remboursés par la sécurité sociale.
Ils sont exposés à la vue du client soit dans la zone de dispensation s’ils
possèdent une AMM (espace de médication familiale, complexes
vitaminiques, produits de sevrage tabagique, …) ; soit dans l’espace client
(herboristerie, compléments alimentaires, diététique, dermocosmétologie,
soins pour bébés,…).
 L’espace réservé au matériel orthopédique
Ce sont principalement les chaussettes, collants et bas de contention
rangés dans un local permettant l’essayage. On retrouve également les
colliers cervicaux, genouillères, chevillières et ceintures de maintien
lombaire.
 La réserve
Elle est située à l’étage afin d’assurer le stockage des diverses spécialités.
3. Informatisation
Le logiciel de la pharmacie est LGPI avec gestion de stock. Il s’agit d’un
logiciel sous Windows. Il permet d’accéder à la base de données PharmaML à laquelle sont connectés divers grossistes et laboratoires permettant
ainsi de faire des commandes par télétransmission.
Dans la zone tarification, le logiciel permet, pour chaque produit
d’accéder à une base de données (Pharmacodynamie, interactions, effets
indésirables, posologie, contre-indications…).
Des alertes d’interactions apparaissent en fin de tarification.
II.
Description d’un poste : la délivrance des
spécialités pharmaceutiques à l’officine
L’officine proprement dite est le local d’accueil des patients où l’on
effectue la délivrance des médicaments.
Avec la clientèle, le pharmacien et son personnel appliquent les règles de
politesse et de civilité tout en respectant le secret professionnel.
Le pharmacien devra être à l’écoute de ses patients, les conseiller, les
rassurer.
Acteur de santé publique, il est le premier aiguilleur de soins médicaux du
fait que l’officine est un lieu sanitaire de proximité gratuit.
On distingue deux types de délivrance de médicaments : celui sur
ordonnance et celui sur conseil.
1. Sur conseil
Le conseil officinal doit toujours se faire dans les limites de
compétence du pharmacien. Il ne faut pas hésiter à recommander la
consultation d’un médecin si nécessaire.
Généralement, le conseil fait suite à une demande du patient. Le
pharmacien se doit d’évaluer la gravité des symptômes évoqués après
dialogue avec le malade et c’est après qu’il fera le choix de sa
dispensation. Le plus souvent, il proposera des médicaments « grand
public » et il délivrera les conseils adaptés.
La délivrance de produits conseils nécessite une grande attention, le
pharmacien veillera à poser 7 questions indispensables :
- Adulte ou enfant ?
- Femme enceinte ?
- Durée des symptômes ?
- Fièvre ?
- Asthme ?
- Allergie ?
- Autres traitements ?
En plus de ces questions, en fonction des symptômes, des questions
complémentaires peuvent être posées :
- Yeux : douleur et perte de vision
- Nez : sécrétions purulentes, congestion ou écoulement clair
- Oreille : douleurs intenses ? Fréquence et irradiation ? Sécrétions ?
- Grippe : symptômes associés
- Toux : productive ou non ?
- Choc : œdème, douleur, mobilité ?
- …
Exemples de cas de comptoir :
a. Orgelet
La demande : « j’ai mal à la paupière que me conseillez-vous ? »
A savoir : L’orgelet est un petit furoncle à la base de la paupière partant le
plus souvent à la base d’une glande sébacée annexée à un cil. La bactérie
souvent en cause est le staphylocoque.
Limites du conseil : Douleurs importantes, absence d’amélioration au bout
de 48 heures et récidives fréquentes (rechercher alors un diabète)
Produit :
-
Pommade ophtalmique
Pommade Maurice®,…
à
base
d’oxyde
jaune
de
mercure :
-
Soluté oculaire : Dacudoses®, Optrex®
-
Homéopathie : Puslatilla 5CH+ Hepar Sulfur 15 CH + Staphysagria
9CH. 1 granule 6 fois/jour pendant 10 J
Conseils : Pour diminuer les symptômes on peut retirer le cil impliqué à
l’aide d’une pince à épiler et pratiquer des applications locales de
compresse d’eau chaude pour favoriser le drainage. Le retrait des lentilles
jusqu’à la disparition complète des symptômes.
b. Extinction de voix
La demande : « Je n’ai plus de voix »
A savoir : L’inflammation du larynx (traumatique ou infectieuse) peut
entraîner l’altération des cordes vocales.
Limites du conseil : persistance au-delà de 15 jours, modification
permanente de la voix, douleur et gêne à la déglutition.
Produits:
-
Sirop, pastilles à base d’Erysium : Euphon®, Activox®, Cantadril®
-
Collutoire : Hexaspray®
-
Anti inflammatoire, antalgique : Paracétamol, ibuprofène
-
Anti œdémateux : Maxilase®
-
Homéopathie : Aconit 7 CH + Spongia tosta 5 CH + Sambucus nigra
5 CH + Arnica 7 CH + Rhus toxicondendron 7 CH 1 granule de
chaque tous les quarts d’heure à espacer dès amélioration.
-
Phytothérapie : 3 gouttes d’essence de niaouli dans une cuillerée de
miel à dissoudre dans un verre d’eau chaude 3 fois/jour
Conseils : Ne pas forcer sur la voix et éviter les courants d’air.
c. Bouchon de cérumen
La demande : « j’ai l’impression d’avoir l’oreille bouchée ! »
A savoir : le cérumen est secrété par des glandes sébacées dans le
conduit auditif externe de l’oreille, il a pour rôle de protéger l’oreille des
poussières, corps étrangers et joue un rôle de lubrifiant permettant au
tympan de transmettre les vibrations.
Limites du conseil : douleurs, acouphènes, persistance après quelques
jours de traitements.
Produits :
-
Gouttes céruménolytiques : Cérulyse®, …
-
Spray céruménolytiques : Céruspray®, Audilyse®
-
Lavage d’oreille avec une poire et cela même après l’utilisation des
gouttes céruménolytiques.
Conseils : Limiter l’utilisation des cotons-tiges et privilégier une solution
auriculaire
d. Poussée dentaire
La demande : « Mon bébé a une dent qui sort, comment le soulager ? »
A savoir : les premières dents apparaissent à partir de 3 mois. L’éruption
provoque une inflammation locale qui s’accompagne de douleurs, fièvres
et diarrhées.
Limites du conseil : Une fièvre supérieure à 39 °C durant plus de 48
heures, diarrhée importante, encombrement bronchique ou suspicion
d’otite.
Produits :
-
Antalgiques : Paracétamol, ibuprofène
-
Gel gingival : Pansoral®, Delabarre®
-
Homéopathie : Chamomilla 9CH, Camilia
Conseils : éviter toute intervention sur la gencive et contrôler l’état des
selles et du sièges (Eryplast®, Aloplastine®, Mitosyl®,…)
2. Délivrance d'ordonnances
L’activité principale du pharmacien d’officine reste, bien sûr, la délivrance
de médicaments sur ordonnance.
Différents étapes sont nécessaires à la réalisation d’une délivrance
optimale :
- Lecture de l’ordonnance,
- Identification du patient (adulte, enfant, personne âgée, femme
enceinte),
- Recevabilité de l’ordonnance : patient, prescripteur, validité,
- Analyse de la prescription : pathologie chronique (consultation de
l’historique) ou aiguë (risque d’interactions) ?
- Collecte des produits,
- Recherche des indications/contre-indications/interactions.
- Tarification,
- Nouveau contrôle des interactions,
- Mise en poche avec vérification de la cohérence prescription/délivrance,
- Délivrance des conseils pour le bon usage des médicaments,
- Délivrance des conseils associés (suivi biologique, suivi médical, hygiène
de vie, diététique).
a. Validité des ordonnances :
 Le prescripteur :
- Personne qualifiée à prescrire : médecin, chirurgien-dentiste, vétérinaire
(uniquement un usage vétérinaire), sage-femme, pédicure podologue,
infirmiers, kinésithérapeutes
- Nom, adresse, numéro d’ordre
- Date et signature
 Le malade :
- Nom
- Age, sexe
- Poids et taille si nécessaire
 Les produits :
- Dénomination du médicament (nom de spécialité ou DCI)
- Dosage, posologie, durée du traitement et le cas échéant le nombre de
renouvellements de la prescription.
Ensuite, le pharmacien vérifie qu’il n’y ait aucune erreur de posologie ou
d’interaction.
Il peut éventuellement appeler le prescripteur s’il trouve une anomalie.
Enfin, il dispense les médicaments après avoir validé l’ordonnance en
donnant toutes les informations utiles : posologies, durée du traitement,
mode d’administration. Il préviendra des possibles effets indésirables et il
s’assurera de la bonne observance de son client.
Le remboursement par la sécurité sociale n’est effectif qu’en cas de
prescriptions par un médecin, un chirurgien dentiste, une sage-femme,
infirmiers ou kinésithérapeutes pour certains produits. Les prescriptions
émises par les pédicures podologues et les vétérinaires ne peuvent pas
être remboursées.
La première délivrance de l’ordonnance doit se faire dans les 3 mois et
n’est valable qu’un an.
b. Les substances vénéneuses et
renouvellement
 Les médicaments inscrits sur la liste I :
Ils ne sont renouvelables que si mention expresse du prescripteur.
Attention, bien souvent le médecin a tendance à renouveler l’ensemble de
l’ordonnance. Si elle comporte un hypnotique, celui-ci ne sera pas
renouvelable car leur prescription se limite à quatre semaines. Il est
difficile de faire comprendre cela au patient qui veut toujours son
hypnotique…
Quelques cas particuliers sont cités ci-dessous :
- Les contraceptifs oraux sont délivrés pour 3 mois, renouvelables pour
une durée de un an.
- Les hypnotiques ne peuvent être dispensés que pour une durée de 4
semaines non renouvelables.
- Les anxiolytiques ne sont prescrits que pour 4 semaines renouvelables
2 fois.
- La buprénorphine suit le régime des stupéfiants.
- Les sels insolubles de bismuth ne sont prescrits que pour une durée
de 15 jours.
- Des conditionnements de 3 mois existent pour certaines spécialités et
doivent être délivrés en priorité si l’ordonnance comporte au moins 3
mois de traitement.
 Les médicaments de la liste II :
Ils sont prescrits pour un mois de traitement qui peut être renouvelé 11
fois, sauf mention contraire du prescripteur.
c. Capacité de prescription
 Chirurgiens-dentistes
Ils peuvent prescrire tous les médicaments nécessaires à l’exercice de l’art
dentaire, qui comporte le diagnostic et le traitement de la bouche, des
dents et des maxillaires.
 Pédicures podologues
Ils ne peuvent prescrire que des produits n’appartenant pas aux listes I et
II. Une liste de topiques qu’ils ont le droit de prescrire est décrite dans les
décrets suivants : décret 85-631 du 19-06-1985 (JO 23-06-1985) et
arrêté 17-11-1987 (JO 28-11-1987). Ces médicaments ne sont pas
remboursables.
 Sages-femmes
Les sages-femmes peuvent prescrire pour leur usage professionnel et pour
leurs patientes ou les jeunes bébés des substances inscrites ou non à la
liste I ou II. Ces prescriptions peuvent être remboursées. La liste des
substances autorisées est fixée par arrêté : arrêté du 27-06-2006 (JO 0207-2006). Pour leur usage professionnel, il faut une demande écrite,
datée et signée avec nom et adresse, ainsi que le nom et la qualité du
médicament désiré. Il devra être mentionné « usage professionnel ».
 Infirmiers
L’arrêté du 13 avril 2007 "fixant la liste des dispositifs médicaux que les
infirmiers sont autorisés à prescrire" a été publié au JO. Ces prescriptions
peuvent être remboursées. Certains produits ne peuvent être prescrits
qu’en renouvellement à l’identique d’une ordonnance d’un médecin.
 Kinésithérapeutes
Ils sont habilités à prescrire des DM, qui peuvent ou non être pris en
charge par la sécurité sociale. Voir arrêté 09-01-2006 (JO 13-01-2006) et
arrêté 29-06-2006 (JO 14-07-2006). Certains DM sont remboursables et
d’autres non.
d. Médicaments à délivrance particulière
 Médicament à prescription restreinte
L’AMM, l’ATU (Autorisation Temporaire d’Utilisation) ou l’AI (Autorisation
d’Importation) peuvent classer un médicament à prescription restreinte
dans cinq catégories :
o Médicaments réservés à l’usage hospitalier
Ce sont des médicaments dont les restrictions apportées à la prescription,
délivrance et administration sont justifiées par des contraintes techniques
d’utilisation ou par des raisons de sécurité d’utilisation nécessitant que le
traitement s’effectue sous hospitalisation.
La dispensation des médicaments de cette catégorie est réservée aux
pharmacies à usage intérieur (PUI).
o Médicaments à prescription hospitalière
Ce sont des médicaments dont les restrictions apportées à la prescription
sont justifiées par la nécessité d’effectuer dans des établissements
disposant de moyens adaptés, le diagnostic et le suivi des maladies pour
le traitement desquelles le médicament est habituellement utilisé ou par
ses caractéristiques pharmacologiques, son degré d’innovation ou un autre
motif de santé publique. La dispensation peut s’effectuer en ville ou à
l’hôpital.
o Médicaments à prescription initiale hospitalière (PIH)
La prescription initiale de ces médicaments se fait par des praticiens
exerçant dans un établissement de santé publique ou privé (hôpital ou
clinique).
Afin d’être identifiable lors de la délivrance en officine, le conditionnement
extérieur de ce médicament comporte :
- la mention « prescription initiale hospitalière »
- la durée de validité de la PIH, si l’AMM en prévoit une
- la qualification ou le titre du ou des médecins habilités par l’AMM à
prescrire le produit.
L’AMM du médicament peut fixer une durée de validité pour la PIH. La
date doit donc obligatoirement apparaître sur l’ordonnance. La durée du
traitement prescrit ne peut être supérieure à 6 mois pour permettre la
prise en charge par les caisses d’assurance maladie et dans tous les cas
supérieure à la durée de validité de la PIH.
Le renouvellement de la PIH peut se faire par un médecin de ville qualifié,
tel que défini par l’AMM du médicament considéré. Cependant, si cette PIH
a une durée de validité limitée, au terme de sa validité, un nouveau
diagnostic doit être effectué par l’hôpital afin de réévaluer le traitement et
rétablir une nouvelle PIH.
Si la PIH n’a pas de durée de validité, le patient doit la conserver « à vie »
afin de pouvoir la présenter au pharmacien d’officine, accompagnée d’une
prescription de renouvellement établie par un médecin de ville.
Lors de la délivrance de cette ordonnance, il faut ajouter des inscriptions
complémentaires à l’ordonnancier :
- nom de l’établissement ou service de santé auquel appartient le
prescripteur
- nom du prescripteur hospitalier auteur de la prescription initiale
- qualification ou titre du médecin qui assure le renouvellement de la PIH.
Exemples de médicaments : antirétroviraux, MODIODAL®, NEORAL®,
REBETOL®.
o Médicaments réservés à certains médecins spécialistes
Ce sont des médicaments dont les restrictions apportées à la prescription
du médicament sont justifiées par des contraintes de mise en œuvre du
traitement, en raison de la spécificité de la pathologie et des
caractéristiques pharmacologiques du médicament, de son degré
d’innovation ou d’un autre motif de santé publique.
La prescription initiale du médicament est réservée aux médecins
spécialistes dont la qualification est reconnue. Le renouvellement peut
être réservé à un spécialiste ou réalisé par tout prescripteur. Un délai peut
être fixé au terme duquel la prescription devient caduque, et dans ce cas
l’ordonnance initiale devra être renouvelée avant expiration de ce délai.
o Médicaments nécessitant une surveillance particulière pendant
le traitement
Le classement des médicaments dans cette catégorie à pour but de
subordonner la prescription du médicament concerné à des examens
périodiques devant être pratiqués par le patient.
L’AMM de ces produits mentionne la nature et la périodicité des examens
que le médecin doit prescrire, ainsi que, le cas échéant, les conditions
dans lesquelles le traitement peut, compte tenu des résultats, être
conduit.
Afin d’être identifiable lors de la délivrance, le conditionnement extérieur
de ces médicaments comporte :
- la mention « surveillance particulière pendant le traitement »
- la qualification ou le titre du ou des médecins habilités par l’AMM à
prescrire le produit.
Lors de la délivrance, il faut :
- vérifier la qualité ou le titre du médecin
- vérifier que l’ordonnance mentionne bien les informations exigées par
l’AMM, à savoir :
 Les examens prévus ont été effectués
 Les conditions dans lesquelles le traitement doit être conduit sont
respectées
 Le patient a bien été informé des risques liés à l’utilisation du
médicament
- indiquer sur l’ordonnance la qualification ou le titre du médecin.
Exemples :
KREDEX®
ROACCUTTANE®,
ARICEPT®,
PUREGON®,
GONAL-F®,
 Les médicaments d’exception
La procédure dite des « médicaments d’exception » est en place depuis
Août 1995. Elle concerne la prise en charge par l’Assurance Maladie de
certains médicaments qui ne sont remboursables que pour des indications
déterminées et dont la prescription doit être effectuée sur une ordonnance
particulière.
La vignette des médicaments d’exception est bordée d’un liseré vert, afin
d’être identifiable lors de la délivrance en officine.
La prescription est rédigée sur une ordonnance de médicaments
d’exception qui comporte 4 volets :
- le premier volet est conservé par l’assuré
- les deux volets suivants sont joints à la feuille de soins, en vue du
remboursement (l’un de ces deux volets est destiné au contrôle médical)
- le dernier volet est conservé par le pharmacien ayant dispensé le
médicament.
Pour permettre le remboursement, le pharmacien doit en plus joindre un
volet de facturation identique au modèle utilisé pour les prescriptions
ordinaires.
En cas de renouvellement des prescriptions, aucune disposition
particulière n’a été prévue, il est nécessaire d’effectuer des photocopies du
volet 1 (destiné au remplacement des volets « manquants »).
Exemples : ZOPHREN®, MODIODAL®.
 Stupéfiants
Ce sont des produits susceptibles d’entraîner une dépendance physique
et/ou psychique.
Il faut contrôler la conformité de la prescription. Elle est effectuée sur une
ordonnance sécurisée faite d’un papier blanc naturel sans azurant. On
peut voir par transparence un filigrane ombré figurant un caducée. Tout
est imprimé en bleu, d’une teinte et d’une intensité donnée.
En bas, à gauche est inscrit le numéro d’identification du lot fourni par
l’éditeur, permettant la traçabilité de la commande.
En bas, à droite, deux carrés pré-imprimés en micro lettres bleues dans
lesquels le médecin indique le nombre de spécialités pharmaceutiques
prescrites.
Lors de la délivrance, il faut vérifier que :
- la prescription est effectuée sur une ordonnance sécurisée originale
- les mentions obligatoires figurent sur l’ordonnance
- il n’existe pas de chevauchement avec une autre prescription de
médicaments classés comme stupéfiants
- le nombre d’unités thérapeutiques par prise, le nombre de prises et le
dosage s’il s’agit de spécialités ou bien les doses ou les concentrations de
substances et le nombre d’unités ou le volume s’il s’agit de préparation,
en toutes lettres
- la durée du traitement prescrit : elle est limitée selon le médicament à
7, 14 ou 28 jours
- si la délivrance doit être fractionnée.
Le pharmacien rajoute le ou les numéros d’enregistrement
l’ordonnancier, la date d’exécution, les quantités délivrées.
à
Le circuit des stupéfiants
- L’approvisionnement
La commande peut être effectuée directement au grossiste. Elle ne passe
plus par le carnet de commande à souches ; ce qui facilite les opérations.
Elle se fait comme celle des autres médicaments, sans contrainte
particulière.
- Détention à l’officine
Les stupéfiants sont rangés dans des armoires ou des locaux fermés à clef
et munis d’un système d’alerte ou de sécurité contre toute tentative
d’effraction.
- Inscription à l’ordonnancier
L’exécution des ordonnances comportant des médicaments classés comme
stupéfiants doit faire l’objet d’une inscription à l’ordonnancier (papier ou
informatique).
Pour chaque médicament, il faut sur l’ordonnancier les mentions
obligatoires :
- nom et adresse du prescripteur
- nom et adresse du malade ou du détenteur d’animaux
- date de délivrance
- dénomination ou formule du médicament, du produit ou de la
préparation
- quantité délivrée
- pour les médicaments à PIH, le nom de l’établissement ou
service de santé et le nom du prescripteur.
Il faut également enregistrer le nom et l’adresse du porteur de
l’ordonnance lorsque ce dernier n’est pas le malade.
Les registres sont conservés 10 ans et le pharmacien doit effectuer une
copie de l’ordonnance et la garder 3 ans (sans exigence de classement),
ainsi que les anciens carnets de commande à souches.
- La délivrance
La durée maximale de traitement pour un stupéfiant est de 28 jours, sauf
exceptions.
L’ordonnance ne peut être exécutée dans sa totalité ou pour la totalité de
la fraction de traitement, selon le cas, que si elle est présentée au
pharmacien dans les 3 jours suivant sa date d’établissement ou suivant la
fin de la fraction précédente. Si elle est présentée au-delà de ce délai, elle
ne peut être exécutée que pour la durée de la prescription ou de la
fraction restant à courir.
Pour délivrer le nombre exact d’unités de médicaments prescrits, le
déconditionnement de la spécialité peut être réalisé.
Le renouvellement de la prescription est interdit.
- Le registre comptable des stupéfiants
Tout entrée et toute sortie de médicaments classés comme stupéfiants
peut désormais se faire par voie informatique. Néanmoins, la mise à jour
des entrées et des sorties doit se faire à chaque opération : c’est ce que
l’on appelle « la balance des stupéfiants ». Les enregistrements
informatiques doivent être édités par période maximale d’un mois et
conservés 10 ans comme le registre papier.
 Médicaments à prescription médicale spéciale
Pour des motifs de santé publique, la réglementation des stupéfiants peut
être appliquée (en partie ou en totalité) à des médicaments qui, bien que
n’étant pas classés comme stupéfiants, sont fabriqués à partir de
substances stupéfiantes ou donnent lieu à la formation de stupéfiants lors
de leur fabrication.
Il en est de même pour les médicaments qui, en cas de mésusage, de
pharmacodépendance ou d’abus, peuvent nécessiter un contrôle à certains
stades de leur prescription et commercialisation.
-
Cas du ROHYPNOL® (flunitrazépam)
Le mode de délivrance de cette spécialité a été modifié pour cause de
mésusage. Sa prescription est désormais limitée à 14 jours et est établie
sur une ordonnance sécurisée. Sa délivrance se fait par fraction de 7 jours
sauf s’il figure sur l’ordonnance la mention « délivrance en une seule
fois ». Le chevauchement est interdit. Le pharmacien doit conserver la
copie de l’ordonnance.
-
Cas du SUBUTEX® (buprénorphine)
L’utilisation de la buprénorphine à doses élevées comme substitution
pendant le syndrome de sevrage permet de réduire les risques morbides
et sociaux chez le toxicomane.
Les médecins de ville peuvent prescrire ce produit. Les consultations
initiales doivent être au moins hebdomadaires au début puis bimensuelles.
Le pharmacien effectue une délivrance fractionnée (quotidienne ou
hebdomadaire).
 Anxiolytiques et hypnotiques
- Les médicaments contenant certaines substances à propriétés
anxiolytiques inscrites sur la liste I des substances vénéneuses à des
doses non exonérées, ne peuvent être prescrits que pour une durée
maximale de 12 semaines.
- Les médicaments contenant certaines substances à propriétés
hypnotiques inscrites sur la listes I des substances vénéneuses à des
doses non exonérées, et dont l’indication figurant sur l’AMM est
« insomnie », ne peuvent être prescrits que pour une durée maximale de
4 semaines.
 Médicaments dérivés du sang
Depuis mai 1995, ces médicaments doivent bénéficier d’une traçabilité de
leur fabrication jusqu’à leur administration aux patients.
Cette traçabilité impose au pharmacien d’officine de transcrire aussitôt sur
un registre spécial, coté et paraphé par le maire ou le commissaire de
police, la dispensation d’un médicament dérivé du sang. L’étiquetage du
médicament doit comporter la mention « médicament dérivé du sang » ;
cette étiquette détachable du conditionnement doit être collée sur le
registre.
Ce dernier est conservé pendant 40 ans.
Exemples :
Gammaglobulines
antitétaniques
GAMMATETANOS®,
ROPHYLAC®, Immunoglobulines humaines normales.
e. Préparations
De nos jours, elles sont de moins en moins nombreuses mais certains
prescripteurs continuent à en faire, notamment les dermatologues.
Chaque préparation demande un étiquetage adapté et sa tarification se
fait avec l’aide du Tarex. Les préparations sont de moins en moins
remboursées. Selon la circulaire CIR-58/2008, ont été exclues du champ
du remboursement toutes les préparations répondant à au moins l’un des
critères suivants :
- dépourvues de caractère thérapeutique,
- comportant des matières premières ne répondant pas aux spécifications
de la pharmacopée,
- ayant une place mineure dans la stratégie thérapeutique (il s’agit
notamment des préparations à base de plantes ou d’oligo-éléments),
- dont l’efficacité est mal ou n’est pas établie,
- destinées à traiter des maladies sans caractère de gravité.
Dans l’hypothèse où des spécialités ou produits sont commercialisés
(remboursables ou non) et répondent au même usage thérapeutique que
la préparation, le recours aux spécialités et produits est privilégié au
regard notamment des aspects de sécurité sanitaire. Les préparations
concernées sont donc exclues également du remboursement.
Le médecin doit porter sur l’ordonnance la mention « en l’absence de
spécialité équivalentes » si le patient souhaite se faire rembourser.
Sont cités ci-après quelques cas de préparations non remboursables au
regard du nouveau cadre réglementaire de prise en charge :
- dilutions de corticoïdes (d’autres spécialités ou produits répondant au
même usage thérapeutique,)
- association de corticoïdes avec des antibiotiques ou des antifongiques
- association d’antibiotiques et d’antifongiques
- préparations kératolytiques pour des maladies bénignes notamment
verrues (maladies sans caractère de gravité)
- préparations hydratantes ou émollientes pour sécheresse de la peau ou
maladie bénigne (maladies sans caractère de gravité)
- alcool à 70° modifié ou autres titres d’alcool
- gélule ou comprimé de placebo.
Toutefois, il reste quelques préparations restent remboursables, il
convient de se reporter à la circulaire mais citons en exemple le cas des
maladies orphelines, préparations oncologiques en bain de bouche, gélules
ou comprimés de bicarbonate de sodium (corrections des acidoses
métaboliques chroniques).
Différents étapes sont nécessaires à la réalisation optimale :
 Lecture de l’ordonnance :
- Conformité de l’ordonnance
- Préparation conforme par rapport à la loi Talon ?
- Vérification des matières premières listées, des interactions, des
doses d’exonération et des doses usuelles
 Préparation du plan de travail
 Préparation des matières premières
 Réalisation de la préparation
 Inscription à l’ordonnancier
 Etiquetage
 Délivrance de la préparation au patient et règles de bon usage
(posologie, conservation…).
En décembre 2007, l’Afssaps a publié les Bonnes Pratiques de Préparation
dans lesquelles figurent des obligations pour le pharmacien dont :
- Réalisation d’un registre des matières premières (bulletins d’analyses ou
contrôles à l’officine)
- Fiche de préparation
- Registre des préparations
- Contrôle des préparations terminées par un pharmacien
- Légalisation de la sous-traitance avec réalisation d’un contrat
- Normes pour les locaux et le matériel
- Balance : elle doit être contrôlée une fois par an
- Affichage obligatoire des règles d’étiquetage
Pour certaines préparations, la pharmacie sous-traite à une autre
pharmacie, Pharmacie du Vieux Port à Marseille. Dans ce cas, la
préparation est inscrite sur l’ordonnancier des deux pharmacies et un
double étiquetage avec les deux numéros d’ordonnancier est nécessaire.
f.
Les orthèses et le matériel médical
Pour pouvoir délivrer le maximum de produits orthopédiques, il est
primordial pour le pharmacien d’avoir son DU d’orthopédie. Dans la
pharmacie, Monsieur ACCOCEBERRY est détenteur de ce diplôme.
Pendant mon stage, j’ai pu dispenser des orthèses courantes
comme les appareillages du rachis cervical, de la cheville, du genou ou
encore les contentions veineuses de classe I, II ou III (rare).
Pour cela, une prise de mesure adéquate est nécessaire.
Ces produits sont le plus souvent prescrits sur ordonnance afin de
bénéficier du taux de remboursement correspondant au prix LPPR.
Durant ces six mois, j’ai aussi pu me familiariser avec le matériel
médical.
La location d’aérosols est assez fréquente lors d’affections
bronchiques chroniques. Plusieurs types d’aérosols existent et permettent
d’obtenir un diamètre de gouttelettes variable selon la localisation à
traiter : on trouve des aérosols ultrasoniques, soniques, pneumatiques ou
manosoniques. C’est le médecin qui indique son choix sur l’ordonnance.
Le masque à usage unique s’achète et la location de l’appareil est
remboursée par semaine au prix LPPR.
Pour ce qui est des cannes anglaises, il faut savoir que la location
est non remboursée tandis que l’achat l’est : c’est au patient de choisir ce
qui lui convient le mieux.
Enfin certains patients maintenus à domicile grâce à l’entourage et
la complicité du pharmacien, ont besoin de dispositifs médicaux
spécifiques. Cela peut être des poches à urine, des alèses, des canules,
des sondes ou encore des pansements anti-escarres. Les références sont
très nombreuses et il est important de s’y connaître au mieux pour
satisfaire toute demande.
Qu’est ce que la LPPR ?
Il s’agit de la Liste des Produits et Prestations Remboursables qui indique
le matériel pris en charge par la Sécurité Sociale et fixe le taux de
remboursement. La somme remboursée est une somme forfaitaire.
Cette liste se divise en quatre parties :
- le titre I comprend les dispositifs médicaux pour traitements et
matériels d'aide à la vie, les aliments diététiques et les articles pour
pansements.
-
le titre II concerne les orthèses et prothèses externes (lunettes,
montures, appareils correcteurs de surdité, prothèses oculaires et
faciales, chaussures
amputation...).
orthopédiques,
corsets,
prothèses
pour
-
le titre III est constitué des dispositifs médicaux implantables
(prothèses internes).
-
le titre IV concerne les véhicules pour handicapés physiques.
PARTIE 2
I.
Gestion de la pharmacie
1. Approvisionnement direct ou par
grossistes-répartiteurs
L’approvisionnement s’effectue auprès de 2 grossistes répartiteurs:
 L’OCP, grossiste principal
 ALLIANCE SANTE
 et pour l’homéopathie BOIRON
La pharmacie renouvelle son stock quotidiennement (deux fois par jour)
grâce à son principal grossiste : l’OCP. La gestion du stock se fait intégralement
par un système informatique en temps réel. L’ordinateur assure le suivi des achats et
des ventes. En premier lieu ceci exige l’enregistrement de toutes les ventes ainsi
que le renseignement pour tous les produits d’une fiche informatique qui
renseigne sur :
- le nom de la spécialité
- le code CIP
- la forme galénique et le dosage
- le laboratoire
- l’inscription au tableau des substances vénéneuses
- le prix de vente TTC et le prix d’achat
- le taux de remboursement
- le taux de TVA
- la consommation périodique
- les dernières commandes et les dernières ventes
Les médicaments ont un code CIP (Club Inter-Pharmaceutique) composé
de sept chiffres qui correspond au numéro d’AMM et permet d’identifier la
spécialité pharmaceutique. Lors d’une vente, le code barre est lu par un
boîtier relié à l’ordinateur qui identifie le produit et le déstocke. La
quantité minimale de chaque produit est enregistrée et dès que le stock
passe en dessous, la commande se déclenche automatiquement.
L’informatisation du stock permet de déterminer le seuil et la quantité de
réapprovisionnement. Le pharmacien peut modifier sa commande à tout
moment tant qu’elle n’est pas validée. Après validation, elle parvient
directement chez le fournisseur par télétransmission. La commande est
passée deux fois par jour.
Le réapprovisionnement est déterminé alors par les ventes, ceci permet
une meilleure rotation des stocks.
Pour l’homéopathie, Boiron appelle chaque matin et une commande est
passée à l’oral.
Mais d’un point de vue financier, il est beaucoup plus intéressant de
commander en direct, notamment pour les génériques. Quasiment tous
les mois, chaque laboratoire envoie un représentant pour faire de grosses
commandes et pour présenter leurs nouveaux produits.
Il est très important d’adapter les achats en direct aux besoins de son
officine et de sa clientèle et de ne pas se laisser attirer par des remises
alléchantes s’il s’agit de produits qui ne seront que trop peu vendus. En
fonction de ses achats en direct, le pharmacien à droit à des remises et
des avantages.
Le logiciel LGPI permet d’indiquer le taux de rotation des médicaments. En
effet, quand un médicament est délivré, il est enregistré dans l’ordinateur
ce qui permet de consulter les quantités délivrées tous les mois et d’en
tenir compte lors des commandes pour ne pas aboutir à des produits
manquants.
Lorsqu’on reçoit ces grosses commandes, il faut vérifier les quantités, puis
mettre en rayon ou constituer la réserve.
Notons que chaque entretien avec un représentant est préparé à
l’avance surtout pour la parapharmacie, dans le but d’obtenir les
meilleures remises, les meilleures conditions d’achat et si possible, la
reprise des invendus et des périmés.
C’est ainsi qu’en plus d’être un acteur de santé publique reconnu,
le pharmacien se doit d’être en plus un véritable chef d’entreprise. En
effet, une gestion rigoureuse de son stock est primordiale.
2. Gestion administrative du dossier patient
Le pharmacien traite quotidiennement des ordonnances pour lesquelles les
clients ne payent pas, en totalité ou en partie, le montant des produits qui
leurs sont délivrés. Désormais, presque que tous les patients possèdent
leur Carte Vitale ce qui permet de connaître l’ouverture des droits aux
prestations ainsi que le régime d’exonération qui est repéré par un
message particulier en début de dossier.
Pour ceux qui n’auraient pas de Carte Vitale, le pharmacien fera un
dossier comme autrefois. C’est-à-dire à l’aide d’une feuille de soins où il
faudra coller les vignettes, remplir le numéro de Sécurité Sociale, signer,
le tout à renvoyer par le client lui-même à son organisme en vue du
remboursement.
a. La délégation de paiement
Même si celle-ci n’est pas obligatoire, elle est présente aujourd’hui
dans la quasi-totalité des pharmacies. Elle permet aux assurés d’une
Caisse d’Assurance Maladie de ne pas avancer les frais pharmaceutiques.
 Délégation de paiement avec la carte vitale
Pour bénéficier de la délégation de paiement, le client doit présenter les
pièces suivantes:
- La carte vitale, valide, attestant de l’ouverture des droits à la
sécurité sociale,
- Eventuellement
une
carte
d’adhérent
à
une
mutuelle
complémentaire
- une ou plusieurs ordonnances.
La carte vitale permet l’enregistrement automatique du patient et des
coordonnées de son centre de sécurité sociale dans le logiciel
informatique.
Toutes les données du patient sont inscrites sur cette carte, même en ce
qui concerne les 100 %, à savoir les affections longues durées (ALD), les
articles 115 (invalides de guerre), la prise en charge maternité (100 % sur
les vignettes blanches), la CMU (couverture maladie universelle qui
donnent droit à une couverture mutuelle aux personnes ayant de faibles
revenus).
Toutes les ordonnances particulières, pour les articles 115, les accidents
du travail ont alors disparu. Seules les ordonnances bizones subsistent
encore.
En ce qui concerne la mutuelle complémentaire, la saisie des coordonnées
est toujours manuelle.
La carte vitale est une carte magnétique qui permet également de
transmettre le dossier du patient directement au centre de sécurité sociale
par télétransmission.
Le pharmacien fait l’avance des médicaments. Il tarifie l’ordonnance et
imprime un « justificatif vital » qu’il agrafe au double de l’ordonnance ou à
la copie de celle-ci. Le tout sera envoyé au centre de sécurité sociale
comme preuve de l’existence du dossier. Quelle que soit la convention, le
pharmacien devra percevoir le montant des produits non remboursables et
le montant restant à la charge de l’assuré (ticket modérateur).
 Délégation de paiement sans carte vitale
Si le patient ne possède pas de carte vitale ou si celle-ci n’est pas valide,
alors, une attestation papier d’ouverture des droits peut s’avérer
suffisante.
La facturation se fera en « IRIS », sur des feuilles de soins réservées aux
pharmaciens.
Le pharmacien fera quand même l’avance des frais. La feuille de soins
sera jointe au double de l’ordonnance ou à la copie de celle-ci et le dossier
sera envoyé au centre de sécurité sociale.
Chaque jour, il est important de faire la télétransmission de ces dossiers
pour éviter au pharmacien des problèmes de trésorerie, la date de
paiement étant différée. Ces télétransmissions se font vers les divers
organismes payeurs, ce qui est fastidieux. Il faudra ensuite suivre les
remboursements et s’occuper des « rejets » malheureusement assez
fréquents.
a. Facturation sans délégation de
paiement
Parfois, le patient règle les médicaments, soit par convenances
personnelles, soit parce qu’il ne possède pas sur lui de justificatif
d’affiliation à un centre de remboursement et que ses coordonnées ne
sont pas enregistrées dans le logiciel informatique.
Le pharmacien fera alors une tarification sur une feuille de soins
pharmacien mais il lui faudra, de plus, coller toutes les vignettes des
médicaments remboursables. Il rend l’ordonnance ainsi que son duplicata
au patient qui se chargera lui-même de faire parvenir son dossier à son
centre d’affiliation.
Il faut tout de même noter que ce type de facturation est rare.
b. Le tiers payant
Lors de leur mise sur le marché, les médicaments sont affectés d’un taux
de remboursement qui peut être de 100, 65, 35 ou 0 % du prix de vente.
La Sécurité Sociale rembourse sur cette base mais certains malades ont
des droits plus élevés telles que les personnes souffrant d’affections
graves de longue durée en rapport avec la liste établie. Les femmes
enceintes (à partir du cinquième mois) et les invalides sont remboursés à
100% sauf pour les vignettes bleues.
Taux de
remboursement
Couleur de vignettes
Participation de
l’assuré
100%
Blanche avec croix
0%
65%
- Blanche
- Blanche avec liseré
vert (si médicament
d’exception)
35%
35%
Bleue
65%
Le tiers-payant obligatoire
Certains patients possèdent un régime particulier : ils ne payent
jamais leurs médicaments. Dans ces cas que nous allons détailler, le
pharmacien est obligé de faire l’avance des frais dans leur totalité.
 La Couverture Médicale Universelle (CMU) : il s’agit d’une
couverture de base pour ceux qui sont résidents en France ou dans les
DOM, qui sont donc obligatoirement affiliés, mais dont leurs ressources ne
dépassent pas un certain plafond (environ 530 euros pour une personne
seule).
C’est aussi une couverture complémentaire santé c’est-à-dire une
protection complémentaire en matière de santé au profit des personnes
résidant en France dont les revenus sont les plus faibles : le ticket
modérateur est alors pris en charge.
 L’article 115 : les bénéficiaires en sont les titulaires d’une
pension militaire d’invalidité. Seules les prestations nécessitées par leur
pathologie sont offertes à titre gratuit. Les pensionnés possèdent un
carnet de soins à leur nom. Sur ce carnet à souches, un volet sert à la
rédaction de l’ordonnance et sera utilisé par le pharmacien pour sa
tarification et pour coller les vignettes. Ces feuillets sont expédiés chaque
mois dans une enveloppe spéciale à la délégation régionale du ministère
chargé des anciens combattants pour leur règlement.
 Les accidents du travail (AT) : les bénéficiaires sont les
accidentés dans le cadre de leur travail ou ayant contracté une maladie
spécifique découlant de leur activité professionnelle. Le pharmacien tarifie
sur l’ordonnance ou sur la facture subrogatoire et y joint une attestation
d’accident du travail fournie par la CPAM à l’employeur de la victime où
doivent figurer en plus des éléments habituels d’identification, les
circonstances et la date de l’accident.
 L’aide sociale à l’enfance : elle est accordée à des enfants
victimes d’un contexte difficile et souvent placés dans des foyers ou des
familles d’accueil.
Certains malades peuvent bénéficier d’une exonération pour une affection
de longue durée (ALD). La prescription est effectuée sur une ordonnance
bizone. Dans la partie supérieure sont prescrits les seuls médicaments en
rapport avec l’ALD et dans la partie inférieure, ceux n’ayant pas et pour
lesquels les taux de remboursement sont ceux du régime général.
Conventions en vigueur en Gironde
 Régime général
Tous les salariés sont automatiquement inscrits à la sécurité
sociale et sont affiliés à la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (C.P.A.M.),
et leurs médicaments sont remboursés ainsi:
- 65 % sur les vignettes blanches,
- 35 % sur les vignettes bleues,
- 100 % sur les vignettes marquées d’une croix, sur le vaccin ROR et
sur le vaccin anti-grippal.
- Autres régimes
A coté du régime général, il existe d’autres régimes:
- M.S.A. qui est la Caisse de Mutualité Sociale Agricole,
- GAMEX.
Pour ces deux organismes, les remboursements se font comme pour le
régime général.
-
C.M.R.A. qui est la Caisse Mutuelle Régionale d’Aquitaine qui regroupe:
T.N.S (Travailleurs Non Salariés), R.A.M., A.G.F., M.G.F.A.
Le remboursement s’effectue à 50 %
-
S.N.C.F.: régime classique, remboursement à 75 %.
Prise en charge du ticket modérateur par les mutuelles

Mutuelles des fonctionnaires
Certaines catégories de salariés sont affiliées obligatoirement à une
mutuelle directement liée à la profession qu’ils exercent.
Exemples:
- M.G.:
Mutuelle Générale des PTT - section 22.
- M.G.E.N.:
Mutuelle Générale de l’Education Nationale, ticket
modérateur de 5%.
- M.N.T.:
Mutuelle des Nationals Territoriales.
- C.G.F.T.E:
Mutuelle - section 17.
- E.D.F/G.D.F:
Section 18.
- M.G.P.:
Mutuelle de la Police.
- S.M.E.S.O:
Mutuelle Etudiante - section 29.
- M.N.H.:
Mutuelle Nationale des Hospitaliers.
- S.L.I.:
Section locale de la Mutuelle des Agents et
Fonctionnaires de l’état.

Mutuelles volontaires
Chacune peut prendre une mutuelle pour assurer le complément de la
prise en charge et réduire plus ou moins le ticket modérateur restant à la
charge de la personne.
Exemples:
- Pavillon de la Mutualité
- M.N.T.
- M.I.P.,
- M.C.M.A.,
- M.G.P.C.L.,
- Santé pharma
- OCIANE,
- MYRIADE
- SOGERMA,...
D’autres sociétés d’assurances, de prévoyance, mutualistes adhèrent au
groupe santé pharma et fonctionnent avec une procédure nommée
C.E.T.I.P.
II.
Travail personnel effectué durant le stage
Durant mon stage de 6ème année, j’ai souvent été confronté à la
demande de renseignements de la part de jeunes filles ou femmes ayant
oublié la prise de leur pilule contraceptive. Selon une étude Inpes parue
en 2007, une femme sur cinq oublie sa pilule au moins une fois par mois.
Devant ce constat j’ai décidé à l’aide de données provenant de l’AFFSPAS
et de l’HAS d’établir une fiche conseil à l’intention du personnel de
l’officine : pharmaciens et préparatrices, sur les recommandations à
prendre en cas d’oubli.
Il existe 2 grands types de pilules :
-
Les combinés : contiennent 2 hormones différentes : une hormone
de la famille des estrogènes et une autre de la famille de la
progestérone
1ère génération
2ème génération
3ème génération
Miniphase®
Ortho Novum 1/35®
Triella®
Planor®
Minidril®/Ludéal®
Adépal®
Trinordiol®/Daily®
Stédiril®
Mélodia®/Minesse®
Cycleane 20®/Mercilon®
Harmonet®/Meliane®
Cycléane 30®/Varnoline®
Minulet®/Moneva®
Phaeva®/Tri-minulet®
Cilest®/Effiprev®
Tricilest®/Triafémi®
Autre Jasmine®
-
Les microdosées : contient seulement un progestatif < 50 µg
Microval®, Milligynon®, Cerazette®, Ogyline®
J’ai oublié ma pilule !
≤ 12 h si pilule combinée
OU
≤ 3 h si pilule microdosée
Prendre immédiatement le comprimé
oublié
Poursuivre le traitement à l’heure
habituelle (même si 2 comprimés
doivent être pris le même jour).
Aucune précaution particulière
> 12 h si pilule combinée
OU
> 3 h si pilule microdosée
Prendre immédiatement le comprimé
oublié
Poursuivre le traitement à l’heure
habituelle (même si 2 comprimés
doivent être pris le même jour)
Rapport sexuel 5 jours AVANT l’oubli
OU 2 pilules oubliées
Norlevo® + Médecin
En cas de rapport sexuel dans
les 7 J suivants
Utiliser en plus des
préservatifs durant 7 Jours
Dans le cas d’une pilule
combinée, si cette période
de 7J s’étend au delà du
dernier comprimé de la
plaquette, DEMARRER LA
PLAQUETTE SUIVANTE
SANS INTERVALLE LIBRE
Source :
Stratégies de choix des méthodes contraceptives chez la femme
Anaes - Afssaps - Inpes / Service des recommandations professionnelles de
l’Anaes / Décembre 2004
Durant le stage j’ai également participé à la mise en place du dossier
pharmaceutique à l’officine. J’ai donc appelé les différentes structures afin
d’avoir à disposition les différentes brochures informatives pour les
patients, ainsi que la mise en place du système informatique.
Qu’est ce que le Dossier Pharmaceutique ?
C’est parce que le pharmacien détient l’exclusivité de la dispensation des
médicaments aux patients qu’il a été mis en place un dossier
pharmaceutique. Il s’agit d’un recueil de données qui passe par le biais de
la carte vitale. Ce dossier collecte, pour chaque patient, l’ensemble de ses
traitements médicamenteux (prescrits par le médecin ou conseillés par le
pharmacien) sur une période de 4 mois. Il les centralise au niveau
national chez un hébergeur de données pour permettre à toute officine
dans laquelle se rend le patient de les consulter et de les compléter.
Le Dossier Pharmaceutique permet donc de détecter les interactions qui
sont aujourd’hui difficiles à déceler, notamment entre la médication
officinale et les médicaments prescrits. Il permet également de repérer les
redondances qui peuvent être à l’origine de surdosages en certains
principes actifs, dont le patient n’a pas forcément conscience et du fait de
la multiplicité des lieux de dispensation.
Il est bien important de rassurer le patient sur le côté confidentiel de ce
dossier patient : En tant que professionnels de santé, les pharmaciens
sont soumis au secret professionnel et ne peuvent accéder au dossier
pharmaceutique qu’avec la Carte Vitale du patient : La carte Vitale est la
« clé d’entrée » du Dossier Pharmaceutique.
Le Dossier pharmaceutique est enregistré sous un numéro exclusif, qui ne
sert à aucun autre usage. Toutes les informations contenues et échangées
sont cryptées. Elles ne sont conservées ni sur la Carte Vitale, ni dans
aucune pharmacie : elles sont stockées chez un « hébergeur de données
de santé », avec qui le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens a
passé un contrat, conformément à la loi.
Quand le pharmacien consulte le Dossier Pharmaceutique, cet hébergeur
lui envoie les données par un réseau informatique sécurisé. Dès que le
pharmacien rend la carte Vitale, les données des médicaments qui
viennent d’une autre pharmacie disparaissent de son ordinateur.
La création d’un Dossier Pharmaceutique repose sur le consentement
exprès du patient, le patient devra donc remplir une demande de droit
d’accès et le pharmacien remettra un document attestant qu’il a créé ce
Dossier.
Le patient est donc libre de créer ou non un dossier pharmaceutique. Il
peut également refuser qu’un médicament particulier apparaisse sur son
dossier pharmaceutique.
A terme le dossier pharmaceutique
médicaments du futur dossier médical
viendra
alimenter
le
volet
Enfin j’ai également réorganisé le rangement des produits réfrigérés afin
de proposer un rangement logique des différents médicaments : vaccins
mais également insuline.
Ainsi :
- les vaccins sont triés en fonction de leurs souches et de leurs valences.
- les insulines en fonction du type, cartouches, stylos, flacons et bien sur
en fonction du type.
- Les médicaments dérivés du sang on une place à part
- Mise en place de séparateurs pour bien différencier des médicaments au
conditionnement similaires (ex : Xalacom® et Xalatan®).
CONCLUSION
Ce stage effectué à la pharmacie de Peychotte fut très enrichissant, tant
sur le plan professionnel qu’humain.
C’est avec beaucoup d’intérêt que pendant ces six mois j’ai pu accéder
aux diverses activités de l’officine et que j’ai pu mettre en pratique mes
connaissances acquises durant mes études.
J’ai réellement compris qu’en plus d’être un acteur de santé reconnu, le
pharmacien est aussi un véritable chef d’entreprise qui doit gérer au
mieux son stock mais aussi son équipe officinale. Il est responsable de
tout ce qui se passe dans sa pharmacie et doit avoir un regard sur tout.
J’ai constaté ainsi que la rigueur, la précision et la discipline sont
présentes à tous les niveaux, qu’il s’agisse de la délivrance des
ordonnances, des conseils portés aux patients ou de la gestion.
Les rapports humains tiennent une place essentielle et la relation patientpharmacien est à privilégier. Ce métier est basé sur la confiance et le
conseil, deux valeurs qu’il faut s’efforcer de préserver.
Enfin, je conclurai en disant que cette profession est en constante
évolution et que le pharmacien se doit de remettre continuellement en
question ses connaissances.
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