Cinquante nuances de partage. Le potentiel transformateur - Saw-B

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CINQUANTE NUANCES DE PARTAGE :
LE POTENTIEL TRANSFORMATEUR DE
L’ÉCONOMIE COLLABORATIVE
Airbnb, Uber, Blablacar... La croissance mondiale des entreprises dites collaboratives et/ou
de partage se moque des controverses provoquées par les nouveaux modes d’organisation
qu’elles proposent. Ceux-ci plaisent aux consommateurs mais font de l’ombre ou menacent
d’en faire aux acteurs économiques traditionnels des secteurs concernés hôtels, taxis ou
banques. Ils posent aussi de nouveaux défis aux pouvoirs publics, qui doivent réinventer la
réglementation de métiers en question et se voient encouragés à repenser la société.
L’impact de cette économie collaborative est en effet vaste. Elle attire les citoyens et
influence une nouvelle génération d’entrepreneurs. Elle est parvenue en moins de deux ans à
s’inviter au cœur de la réflexion sur les nouveaux modes d’organisation économique, au
même titre que l’économie « verte », l’économie circulaire, ou l’économie sociale, qui fait
désormais figure de vieille dame dans certains cercles. Après deux ans de lune de miel avec
des médias fascinés et des prospectivistes élogieux, l’économie collaborative et du partage
fait également l’objet de regards plus acerbes sur ses dérives réelles ou potentielles.
Il nous a semblé utile de prendre le temps pour faire le point. Car l’économie collaborative et
du partage peut représenter à la fois une opportunité et une menace pour les acteurs de
l’économie sociale. De par son potentiel à contribuer à des changements socio-économiques
et écologiques que nous estimons souhaitables et urgents, elle peut être une alliée. Elle peut
aussi être une menace, car les choix actuels de puissants acteurs privés proches du
capitalisme financier débridé peuvent l’éloigner irrémédiablement des valeurs et principes
que nous estimons fondamentaux.
Cette première analyse vise à mieux appréhender la diversité des modèles de partage et de
collaboration (Section 1), à identifier les facteurs du succès (Section 2), et à discuter le
potentiel transformateur, positif ou négatif, de ces nouveaux modèles (Section 3).
Nous invitons le lecteur à poursuivre la réflexion par la lecture d’une deuxième analyse,
intitulée « Sept enjeux pour l’économie collaborative de demain ».
* * *
Gaëtan Vanloqueren
Analyse 2014
DOSSIER « ECONOMIE
COLLABORATIVE »
Cinquante nuances de
partage : le potentiel
transformateur de
l’économie
collaborative
Cinquante nuances de
partage : sept enjeux
pour l'économie
collaborative de demain
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Paris, 5 mai 2014. Antoine, jeune entrepreneur français de moins de trente ans, fait la queue
pour recevoir son café-croissant au bar du Cabaret Sauvage, salle de spectacle qui accueille un
événement–phare du nouveau monde de l’économie collaborative. Après un passage dans les
grandes écoles françaises et une expérience dans un cabinet de consultance qui l’ont amené à
vivre entre Londres et Paris, Antoine veut se lancer dans l’entrepreneuriat. L’entrepreneuriat
collaboratif. Il a identifié un créneau porteur qui marche aux Etats-Unis, un partenaire, un
développeur informatique pour développer une plate-forme digitale, et il a développé un
« business model » (modèle économique) qui devrait rendre son entreprise viable à la fin de
l’année. Son initiative implique directement des citoyens-cuisiniers bénévoles ainsi que des
associations et organisations philanthropiques, qui auront un intérêt direct au succès de son
entreprise. Le site internet qui lancera celle-ci sera prêt dans quelques semaines. S’inspirer des
principes ou modèles d’entreprises issus de l’économie sociale ? Interpellé à ce sujet, il admet
ne pas y avoir pensé pour la simple raison qu’il en ignore tout. Et pourtant, après quelques
minutes de discussion sur les avantages de cette option pour construire une alliance durable
avec ses partenaires associatifs et citoyens, il reconnaît qu’il aurait dû prendre cette hypothèse
au sérieux dans le développement du projet, et qu’il devrait se renseigner.
La conversation se passe lors du Festival Ouishare, qui rassemble un millier de personnes
pendant trois jours. Elle est symbolique de la déconnection entre l’économie sociale et
l’économie collaborative. Les entrepreneurs de l’économie collaborative sont portés par une
motivation à faire table-rase des valeurs des grandes entreprises classiques ; et à les remplacer
par celles de collaboration et de partage. Pourtant, ils utilisent rarement les modèles de
l’économie sociale.
Il faut l’admettre, les acteurs de l’économie sociale ont jusqu’ici observé le phénomène de
l’économie collaborative avec circonspection. Autant les initiatives plus anciennes de partage
comme les Systèmes d’Echange Locaux (SEL) nous sont familières, autant l’irruption des
plateformes collaboratives digitales globales a été tellement rapide que peu d’acteurs ont pu se
doter d’une stratégie par rapport à celles-ci
1
. L’économie sociale est donc quasi-absente au
Festival Ouishare, ce qui n’aidera pas à convaincre Antoine d’en adopter les principes.
1. LE PHÉNOMÈNE « COLLABORATIF »
Le Festival Ouishare est le point de ralliement des acteurs de cette nouvelle économie. Il
rassemble des étudiants technophiles, quelques investisseurs, un important groupe de
consultants, des bloggers et indépendants multi-activités et une foule de jeunes entrepreneurs
hautement qualifiés et cosmopolites. Leur énergie est débordante. Leur créativité en termes de
nouvelles activités économiques ou citoyennes n’a pas de limites. Leur conscience sur l’urgence
de repenser notre rapport à la planète est aiguë. Leur capacité à convaincre des investisseurs
de capital-risque (venture capitalists) de financer leurs initiatives est réelle. Et leur conviction
qu’un changement de paradigme est atteignable à un horizon de quelques années est ferme. Il
règne un idéalisme communicatif sur la possibilité de changer le monde grâce à l’économie du
partage et de la collaboration.
Mais, au fait, qu’est-ce que l’économie collaborative, et de quoi parle-t-on quand on parle
d’économie du partage?
La consommation collaborative, partie immergée de l’iceberg
Covoiturer via la plateforme Blablacar plutôt que se déplacer en véhicule individuel ou en train.
Passer la nuit dans l’appartement ou la chambre d’amis d’un citoyen lambda via la plateforme
Airbnb plutôt que loger à l’hôtel. Louer une tondeuse via la plateforme Sharetribe, plutôt
1
Voir nos publications antérieures en lien avec le sujet : SAW-B, Initiatives citoyennes, l'économie sociale de demain ?,
Les dossiers de l’économie sociale, étude 2010, 154 p. ; Véronique Huens, « L’achat groupé, vieille idée dénaturée ou
renouveau ? », analyse SAW-B, juillet 2012, 5 p.
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qu’encombrer son garage d’un bien coûteux. Bienvenue dans la consommation collaborative
ou consommation du partage.
A la base de la consommation collaborative, il y a l’idée de mutualiser les ressources de chacun
et une préférence pour l’usage d’un bien à sa propriété. Un nombre croissant de personnes
préfère accéder à des biens possédés par d’autres que de les acquérir eux-mêmes, et trouvent
dans les plates-formes digitales de partage un moyen de faciliter le mode de vie qu’elles
souhaitent se donner. Ces plates-formes permettent à des citoyens d’atteindre des finalités très
diverses via un même outil, comme chacun peut le constater au gré d’une visite sur le site web
Airbnb ou directement chez ses hôtes : rentabiliser une résidence secondaire au design épuré
pour ce quadra dynamique qui pourra ainsi se financer un city-trip à Venise au printemps ;
financer une année de formation en boulangerie pour cette parisienne d’origine camerounaise
en transition professionnelle qui sous-loue la seconde chambre de son appartement au 20
e
étage d’une tour d’un quartier éloigné du centre. Dans le contexte d’inégalités exacerbées et de
sous-emploi massif qui caractérise nos sociétés, les plates-formes prospèrent sur de nouveaux
besoins et de nouveaux désirs.
A la suite d’un influent ouvrage de Rachel Botsman
2
, on reconnaît généralement trois grands
ensembles de pratiques dans la consommation collaborative. Les systèmes de
redistribution (revente, troc…) permettent à des biens matériels d’être « redistribués » d’une
personne qui cherche à s’en débarrasser à une personne qui les recherche. Les systèmes
peuvent être marchands (comme eBay) ou non-marchands (comme Freecycle, qui organise le
don d’objets entre 8 millions de membres, totalement volontaires, eux-mêmes organisés dans
plus de 5000 groupes). De telles activités ne sont évidemment pas nouvelles : le troc existe
depuis toujours, mais les plates-formes digitales généralistes ou spécialistes (Troctribe pour les
biens culturels, vestiairesdecopines.fr pour les vêtements) le remettent à jour comme mode de
consommation, et certaines entreprises s’en emparent, comme Decathlon avec son site
Trocathlon de revente de matériel de seconde main.
Les « systèmes qui transforment des produits en services » permettent à des usagers de se
partager l’usage d’un bien ou d’un service dont ils ne sont pas propriétaires. Diverses plates-
formes sont ainsi es pour partager des voitures, des vélos, des outils, des pratiques, et bien
d’autres types de produits ou d’activités. Les plates-formes suivent différentes logiques et les
biens sont mis en partage ou en location. On est ici pleinement dans la logique de l’économie
de la fonctionnalité, permettant une utilisation plus durable des ressources, dans laquelle un
acteur propose une solution intégrée (par exemple, un réseau de voitures accessibles sur
abonnement) plutôt que la vente d’un bien matériel.
Enfin, les styles de vie collaboratifs concernent les échanges et partages de ressources
immatérielles comme le temps, l’espace, les compétences. On partage son lieu de vie avec des
voyageurs de passage (couchsurfing), son espace de travail avec d’autres travailleurs
(coworking), son jardin avec des jardiniers. Les groupes d’achats directs (GASAP, AMAP, etc.)
sont généralement inclus dans cette catégorie. Ils demandent en effet une collaboration entre
un groupe de consommateurs et un ou plusieurs producteurs. Certaines collaborations sont
également développées par des chaînes de magasins, comme le site lestrocheures.fr de
Castorama, organisant en France l’échange d’heures de bricolage (« troc d’heures ») entre
utilisateurs intéressés.
Parfois présentés comme synonymes, l’économie du partage (qui rassemble les initiatives qui
organisent le partage d’un bien) peut être distinguée de l’économie collaborative (qui
rassemble les initiatives qui organisent le partage d’une expérience, d’un service). Cette
dernière est davantage créatrice d’interactions sociales. On peut aussi distinguer les modèles
2
Rachel Botsman, What's Mine is Yours, HarperBusiness, 2010, 304 p.
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propriétaires, contrôlés de manière traditionnelle par une autorité centrale, et les modèles
ouverts, gouvernés de manière horizontale et réellement collaborative
3
.
Mais la consommation collaborative n’est qu’un des secteurs du magma bouillonnant de
l’économie collaborative. On présente généralement trois autres grands secteurs : la
production collaborative, le financement participatif et la connaissance participative
4
.
La production collaborative ou « de pair-à-pair »
Les projets symboliques de la production collaborative, au contraire de ceux de la
consommation collaborative, ne sont pas des startups devenues multinationales, mais des
réseaux « de pair-à-pair » (peer-to-peer ou P2P) : des citoyens qui collaborent activement dans
la production collective et participative de biens qui sont encadrés par des droits garantissant
un accès universel (licences libres plutôt que copyrights, etc.).
Deux progrès technologiques sont venus changer la donne. D’abord, les plateformes digitales et
réseaux sociaux, désormais accessibles à tous gratuitement, facilitent la collaboration entre
designers et programmateurs issus de pays distants. Hier, ils collaboraient à la production de
logiciels open-source comme Linux. Aujourd’hui, ils collaborent à la fabrication d’objets
matériels concrets. Des répertoires en ligne leur permettent de diffuser des plans originaux, des
pratiques et des savoir-faire à une échelle mondiale. Les téléchargements sur les sites
spécialisés se comptent déjà en millions.
Ensuite, le développement d’imprimantes en trois dimensions (3D) bon marché et
performantes a décuplé les possibilités de production collaborative par des citoyens connectés.
Ces machines high-tech sont capables de fabriquer des objets solides conçus sur ordinateur,
en « imprimant » couche par couche des objets divers sur base de la fonte ultra-précise et en
trois dimensions de fils de métal ou de résines. La commercialisation de modèles de base dont
le prix ne dépasse pas 300 € a assuré une large dissémination de cette innovation.
En quelques années, l’imprimante 3D est devenue un des symboles des makers (« ceux qui
font/fabriquent »), un mouvement de passionnés d’auto-production d’objets matériels, qui
englobe non seulement les enthousiastes de création d’objets high-tech, mais aussi les férus de
« Do It Yourself », ces « makers » historiques qui n’ont pas attendu l’imprimante 3D pour
partager avec enthousiasme des pratiques de menuiserie, de miniaturisation, de robotique, etc.
La gamme d’objets potentiellement créés s’étend maintenant aux objets complexes. Le projet
Wikispeed rassemble une communaude créateurs travaillant à l’amélioration continue d’un
modèle de voiture open-source dont le premier prototype présente une performance
écologique prometteuse. Le projet Open Source Ecology travaille sur la production d’une
gamme de machines agricoles nécessaires, contournant par-là l’industrie classique qui protège
ses nouveautés à coups de brevets. En France, les paysans et salariés qui ont créé la
coopérative l’Atelier Paysan ont également voulu se réapproprier la construction de machines
adaptées à leurs pratiques d’agriculture biologique.
L’enthousiasme des makers quant à la possibilité de transformer le monde est également sans
borne. Chris Anderson, ancien rédacteur en chef de Wired –revue culte des geekset auteur
d’un essai sur le sujet, estime que nous sommes aujourd'hui « comme en 1984, l'année où
Apple a lancé le Macintosh, quand chacun a pu utiliser un ordinateur personnel et œuvrer au
3
Anne-Sophie Novel et Stéphane Riot, Vive la co-révolution. Pour une société collaborative, Ed. Gallimard (Collection
manifestô), Paris, 2012, 237 p. (p. 37).
4
Pour une analyse complète et de très grande qualité, le lecteur exigeant se référera à Michel Bauwens, Synthetic
Overview of the Collaborative Economy, P2P Foundation / Orange Report, April 2012, p. 229. Accessible sur
http://www.orange.com/fr/actualites/2012/septembre/quand-l-economie-devient-collaborative. Dans cette analyse,
Michel Bauwens construit une classification plus complexe mais plus rigoureuse.
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nouveau monde virtuel »
5
. Selon lui, l'imprimante 3D va révolutionner la production industrielle
comme le PC a révolutionnos modes de travail. Il faut en effet constater que les inventeurs,
bricoleurs et autres makers s’affranchissent des organisations industrielles classiques pour
tester leurs idées puis les diffuser à travers la planète. Selon les experts de cette tendance, on
fabriquera à l’avenir soi-même des objets tout comme on retouche aujourd’hui ses photos. Ou
à tout le moins, on entrera dans un atelier 3D comme on entre chez un commerçant. Une
nouvelle révolution industrielle serait donc à portée de bras. Le message est amplifié par
Jeremy Rifkin, connu pour populariser des tendances d’abord marginales, et a été repris par
Barack Obama lors de son discours d’inauguration de 2013
6
. Il avait été annon plus
discrètement par le penseur écologiste André Gorz
7
.
Un secteur économique s’est rapidement crée autour des makers. Sur le terrain, des
entreprises, des start-up, des bricoleurs et des petits ateliers ont émergé en quelques années
tandis que les grandes foires de « makers » rassemblent déjà plus de 30.000 personnes aux
Etats-Unis. Le marché des produits et des services d’impression 3D est évalué à près de 3
milliards d'euros pour 2016
8
.
Le mouvement citoyen essaime également via des lieux spécifiques qui naissent dans toutes les
grandes villes du monde. Les Fab labs (contraction de « fabrication laboratory ») sont des
ateliers équipés de divers outils, entre autres des imprimantes 3D et des machines-outils de
menuiserie pilotées par ordinateur. Ils sont ouverts au public et parfois liés à une faculté de
sciences technologiques d’une université et à des programmes de recherche. Il y en a déjà plus
de 150 dans le monde (dont l’OpenFab et le Fablab de la VUB à Bruxelles) et ils suivent une
charte commune de principes.
Tout comme les plateformes de consommation collaborative, les Fablabs et les imprimantes 3D
permettent à des citoyens de poursuivre des finalités différentes. Un fan de smartphone peut y
imprimer une nouvelle housse en résine polymère et en changer tous les mois, tandis qu’une
association locale peut envisager de produire demain des pièces de remplacement nécessaires
à la réparation du jouet cassé des enfants du quartier. Hyper-consumérisme ou relocalisation et
réappropriation citoyenne de l’économie –dans des repair cafe 2.0
9
les deux voies sont
ouvertes, et vont coexister.
Le financement collaboratif
Le financement collaboratif ou distribué est mieux connu en Belgique. Il s’agit de l’ensemble
des systèmes qui offrent la possibilité de trouver un financement auprès d’autres citoyens, sans
intermédiation d’une banque
10
. Le mode de financement collaboratif le plus connu est le
crowdfunding (financement par la foule) qui mobilise déjà des centaines de milliers de
donateurs inscrits sur Ulule ou Kisskissbankbank, les deux plus grandes plates-formes
européennes, ou sur une myriade d’autres initiatives moins connues. Les donateurs contribuent
via des micro-dons à financer le lancement de projets très divers tels des documentaires, des
jeux vidéo, des nouveaux produits, entreprises et commerces. Ils reçoivent des contreparties à
hauteur de leurs dons : symbolique pour des dons minimes (un « merci » sur facebook ou
l’envoi d’une newsletter), tangible pour les dons plus substantiels (un DVD, une invitation à la
première du film, ou un exemplaire du futur produit). Le mécanisme fonctionne : la plateforme
Ulule a déjà financé plus de 6.000 projets depuis sa création en 2010, pour un total de plus de
5
Chris Anderson, Makers: The New Industrial Revolution, Crown Business, 2012, 272 p. Cité par Frédéric Joignot,
« Fabrique-moi un mouton », Le Monde, Cultures et idées, 4 avril 2013.
6
Jeremy Rifkin, La nouvelle société du coût marginal zéro, L'internet des objets, l'émergence des communaux
collaboratifs et l'éclipse du capitalisme, Les Liens Qui Libèrent, 2014, 512 p.
7
André Gorz, Ecologica, Editions Galilée, 2008, 158 p.
8
Frédéric Joignot , « Fabrique-moi un mouton », Le Monde, Cultures et idées, 4 avril 2013.
9
Un repair café (littéralement ‘café de réparation’) est un temps dédié à la réparation d'objets et organisé à un niveau
local, entre des personnes qui habitent ou fréquentent un même endroit (un quartier ou un village, par exemple)
(Définition Wikipedia).
10
Michel Bauwens, Synthetic Overview of the Collaborative Economy, P2P Foundation / Orange Report, April 2012, p.
229. Accessible sur http://www.orange.com/fr/actualites/2012/septembre/quand-l-economie-devient-collaborative
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