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To appreciate the behaviour of inventory investment, it is useful to
look at the level of inventories, particularly in relation to sales of goods
(which represent about 60 per cent of GDP).2 The inventory-to-sales (or
stock-to-sales) ratio has trended downward noticeably over the past
35 years (Chart 3), at an average rate of 1.35 per cent per year.3
Measured against this trend decline in the inventory-to-sales ratio,
there was a sharp contrast in inventory behaviour between the 1981-82
and 1990-91 recessions. Inventory investment accounted for 4.1 per-
centage points of the 5.3 per cent drop in real GDP between 1981Q2 and
1982Q4 and contributed 3.6 percentage points of the 6.5 per cent growth
in real GDP over the four subsequent quarters. By contrast, there was
very little inventory correction during the 1990-91 recession, and the
boost to aggregate economic growth from inventory investment over the
recovery period has been correspondingly modest. A possible
explanation for the difference between the two periods is the different
prerecession levels of inventories: at the beginning of 1981, the stock-
to-sales ratio was abnormally high, whereas in 1990 there had been no
major prerecession buildup in stocks.
Theories and applications of inventory management
What can theory tell us about inventory behaviour? From a technical
perspective, firms hold inventories of raw materials, goods in process
and finished goods because there are time lags between purchases,
production and sales. Even in the case where finished goods are presold,
producers still need inventories of raw materials and hold goods in
process of production.
A number of economic theories have been advanced to explain
aggregate inventory behaviour (Abel 1990). According to traditional
theory, firms are motivated to hold inventories by the desire to smooth
the rate of production in the face of fluctuations in demand, because it is
costly to adjust production levels rapidly. With inventory holdings, large
unexpected orders can be filled by drawing down stocks and production
2Using national accounts data, sales of goods are defined as the sum of current dollar consumer
expenditures on goods, government non-wage expenditures on goods and services, total business and
government investment expenditures on fixed capital, and net merchandise exports. This measure of
sales includes value-added in such service industries as transportation and wholesale and retail trade,
and is thus substantially larger than value-added in the goods-producing sector of the economy (which
makes up about 35 per cent of GDP).
3Sales are expressed at a monthly rate in the computation of the stock-to-sales ratio to facilitate
comparisons with sectoral information presented below. A stock-to-sales ratio of 2.7, as observed in
1994, indicates that for every $100 of monthly sales, businesses hold goods valued at $270 as inventory.
This implies that the entire stock of inventories would be sold out in 2.7 months, if sales continued at
the current rate and no additional goods were produced.
notamment par rapport aux ventes de produits (qui représentent environ 60 % du
PIB)2. Le ratio stocks/ventes a affiché une nette tendance à la baisse au cours des
35 dernières années (Graphique 3), puisqu’il a diminué en moyenne de 1,35 % l’an3.
Compte tenu de la baisse tendancielle du ratio stocks/ventes, le comportement des
stocks a affiché un constraste frappant entre la récession de 1981-1982 et celle de
1990-1991. La contribution des investissements en stocks à la chute de 5,3 % qu’a
accusée le PIB réel entre le deuxième trimestre de 1981 et le dernier trimestre de 1982
a été de 4,1 points de pourcentage, et leur contribution à la progression de 6,5 %
enregistrée par le PIB réel durant les quatre trimestres suivants, de 3,6 points. En
revanche, pendant la récession de 1990-1991, les stocks ont très peu varié, et
l’impulsion donnée par les investissements en stocks à la croissance globale de
l’économie durant la reprise a en conséquence été modeste. La différence entre les
deux périodes tient peut-être au fait que les stocks ne s’établissaient pas au même
niveau avant la récession : au début de 1981, le ratio stocks/ventes était anormalement
élevé, tandis qu’aucun gonflement considérable des stocks n’a précédé la récession
de 1990-1991.
La gestion des stocks : théories et applications
Que pouvons-nous apprendre des théories relatives au comportement des stocks? Sur
le plan strictement technique, les entreprises maintiennent des stocks de matières
brutes, de produits en cours et de produits finis en raison des décalages qui existent
entre les achats, la production et les ventes. Même dans les cas où des produits finis
sont vendus à l’avance, les producteurs ont encore besoin de stocks de matières
premières et gardent des stocks de produits en cours.
Plusieurs théories économiques ont été avancées pour expliquer le comporte-
ment des stocks pris globalement (Abel, 1990). La théorie traditionnelle veut que
les entreprises gardent des marchandises en stock afin de maintenir un rythme de
production régulier en dépit des fluctuations de la demande, car il est onéreux de
procéder à des ajustements rapides des niveaux de production. Elles peuvent ainsi
faire face aux commandes inattendues de grandes quantités de marchandises en
puisant dans les stocks accumulés et ensuite accroître progressivement la production
pour ramener les stocks au ratio visé par rapport aux ventes moyennes. Inversement,
2Les ventes de produits sont définies comme la somme en dollars courants des dépenses de consommation en biens,
des dépenses publiques non salariales en biens et services, de l’ensemble des dépenses d’investissement des entreprises
et du secteur public et des exportations nettes de marchandises; tous les chiffres proviennent des comptes nationaux.
Cette mesure des ventes comprend la valeur ajoutée dans les industries productrices de services telles que le transport
et le commerce de gros et de détail et est par conséquent bien supérieure à la valeur ajoutée dans le secteur producteur
de biens (qui n’intervient que pour environ 35 % du PIB).
3Afin de faciliter la comparaison du ratio stocks/ventes avec les données sectorielles présentées ci-dessous, les ventes
sont exprimées en chiffres mensuels. Le ratio stocks/ventes de 2,7 observé en 1994 signifie que, pour chaque montant
de 100 dollars de ventes mensuelles, les entreprises maintenaient un stock de marchandises évalué à 270 dollars. Ce qui
revient à dire que la totalité du stock serait épuisée en 2,7 mois si les ventes continuaient au même rythme et qu’aucune
autre marchandise n’était produite.
Bank of Canada Review Spring 1996 Revue de la Banque du Canada Printemps 1996