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Exercice 1.
La syphilis est une maladie sexuellement transmissible due à une bactérie pathogène, le Tréponème
pâle. Un test immunologique fondé sur la recherche d'anticorps permet de détecter si un individu a été en contact
avec la souche infectieuse.
Trouvez dans le document les arguments ayant permis de dire qu’un des deux individus est séropositif pour le
tréponème pâle.
Document : on est capable d'isoler les antigènes tréponémiques et de les fixer sur des microbilles de latex. Ces
microbilles sont placées dans différents sérums. On peut observer au microscope avec un grossissement x 600 le
résultat de cette mise en contact.
Solution avec microbilles de
latex et antigènes tréponémiques
Sérum d’un individu 1 mis en contact
avec des microbilles de latex portant
des antigènes de tréponème
Sérum d’un individu 2 mis en contact
avec des microbilles de latex portant
des antigènes de tréponème
Photographies
Aide à
l’interprétation
Exercice 2.
Lors d’une vaccination contre la diphtérie, le sujet reçoit de l’anatoxine diphtérique qui devient toxine
diphtérique ayant perdu son pouvoir pathogène mais conservant son pouvoir immunogène. Il développe alors en
quelques jours une immunité par la production d’anticorps. Ces anticorps, libérés dans le milieu intérieur,
neutralisent la toxine diphtérique. Des expériences sont réalisées pour déterminer le mode d’action des anticorps
au cours de cette neutralisation.
Le document ci-dessous présente ces expériences et leurs résultats.
À partir du document fourni, montrez que la neutralisation de la toxine diphtérique se réalise par la
formation d’un complexe immun spécifique.
Document. Expériences réalisées sur des cobayes.
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Exercice 3.
On souhaite savoir si deux patients ont été en contact avec des antigènes connus et si ces antigènes sont
présents chez eux dans les mêmes proportions. Pour cela on s'intéresse à la formation de complexes immuns
(complexe spécifique antigène-anticorps). L'utilisation de gélose permet une migration rapide des molécules
antigéniques, ce qui facilite ainsi la formation et l'observation de tels complexes.
À partir de l'exploitation du document, fournissez les arguments permettant :
- d'indiquer si ces patients possèdent dans leur organisme les antigènes Ag1 recherchés;
- de préciser lequel des patients 1 ou 2 possède la plus grande concentration d'antigènes.
Document : principe du dosage d’un antigène par la technique de Mancini.
Exercice 4.
Chez certains animaux, une protéine de réserve appelée vitellogénine est transportée par le sang puis
stockée dans les ovaires.
On émet l'hypothèse que chaque vitellogénine est spécifique de l'espèce qui la fabrique.
À partir de l'analyse des résultats présentés dans le document, indiquez si l'hypothèse précédente est
validée ou non.
Document. Résultats du test d'Ouchterlony.
Dans une boîte de Pétri renfermant un gel d'agarose, 7 puits ont été creusés et reçoivent :
La formation des complexes immuns selon
cette technique se réalise sur une plaque recouverte
d'une gélose, de hauteur constante sur toute la surface
de la plaque et à laquelle est mélangée un sérum
contenant des anticorps anti-antigène Ag1. Les
solutions de concentrations décroissantes (C1, C2, C3
et C4) et connues d'antigène Ag1 sont placées dans les
puits creusés dans la gélose selon le schéma ci-
dessous. Les antigènes diffusent dans la gélose.
dans le puits central, du sérum d'un Lapin ayant reçu plusieurs jours avant le
prélèvement une injection de vitellogénine de Xenopus laevis (protéine
capable d'induire la synthèse d'anticorps chez le Lapin)
dans les puits périphériques,
1. du sérum de lapin normal
2. de la vitellogénine de Xenopus laevis femelle
3. du sérum de Xenopus laevis le
4. de la vitellogénine de Xenopus borealis femelle
5. de l'albumine d'œuf de poule
6. de la vitellogénine de Xenopus tropicalis femelle.
Remarque : le sérum est un extrait sanguin barrasdes cellules du sang.
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Exercice 5.
Lors de la réponse immunitaire, la production d'anticorps fait intervenir une coopération cellulaire.
Montrez que les résultats expérimentaux présentés dans les documents 1 à 3 permettent de déterminer les
conditions de la production d'anticorps et les modalités de cette coopération.
Document 1 :
- Des souris subissent une ablation du thymus suivie d'une irradiation qui détruit toutes les cellules du système immunitaire.
- Elles sont réparties en 4 lots et reçoivent une injection de cellules immunitaires.
- D'autres souris (lot 5) ne subissent aucune préparation, ni ablation, ni injection.
- Les souris des lots 1, 2, 3 et 5 reçoivent ensuite une injection de globules rouges de mouton (GRM) qui jouent le rôle d’AG.
- Une semaine plus tard, on mélange une goutte de sérum de souris de chaque lot avec des GRM.
Le document retrace les étapes de l’expérience et montre les résultats obtenus.
lot 2
lot 3
lot 4
lot 5
Préparation des
animaux
ablation du thymus puis irradiation
Lot 5
Aucune préparation
injection de LT
injection de LB et LT
injection de LB et LT
injection de GRM
Oui
Oui
Non
Oui
Une semaine plus tard,
recherche de
l'immunisation
1 goutte de sérum
+
GRM
pas d'agglutination
des GRM
1 goutte de sérum
+
GRM
agglutination des
GRM
1 goutte de sérum
+
GRM
pas d'agglutination des
GRM
1 goutte de sérum
+
GRM
agglutination des
GRM
Document 2 : Une souris reçoit une injection de globules rouges de mouton (GRM).
Trois jours plus tard, on prélève des lymphocytes dans sa rate.
Les lymphocytes sont mis en culture dans une chambre de Marbrook selon le protocole décrit dans le tableau suivant.
On précise que le nombre de lymphocytes mis en culture est toujours le même.
Quelques jours plus tard, le milieu de culture est filtré et le liquide recueilli est mis en présence de GRM. On mesure
l'importance de l'agglutination de ces derniers.
expérience 1
expérience 2
expérience 3
expérience 4
nature des lymphocytes placés dans la chambre supérieure
aucun
aucun
T
aucun
nature des lymphocytes placés dans la chambre inférieure
T et B
B
B
T
agglutination des GRM
forte
faible
forte
nulle
Document 3 :
Électronographie d'une cellule présente en
grande quantité dans les expériences 1 et 3
du document 2, rare dans l'expérience 2 et
absente dans l'expérience 4.
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Exercice 6. Dès les premiers jours de son implantation dans l'utérus, le jeune embryon sécrète une hormone : l'HCG
(hormone chorionique gonadotrope humaine).
L'HCG est une glycoprotéine formée de deux sous-unités (α et β) représentant chacune un AG différent. Elle passe
dans l'organisme de la mère où elle est ensuite dégradée et éliminée dans les urines. Cependant 20% des molécules d'HCG
sont retrouvées non dégradées dans les urines. Elles peuvent ainsi être détectées par un test de grossesse.
Principe du test de grossesse :
- la tige est plongée dans l'urine qui monte par
capillarité dans le dispositif.
- on lit le résultat dans la fenêtre de gauche (celle de
droite est un témoin indiquant que l’urine est
parvenue jusque là) :
Symbolisation des molécules impliquées dans le test :
Molécules d'anticorps anti-HCG
Molécule d'HCG
Choisissez la bonne réponse pour chaque affirmation :
1. La ligne bleue (horizontale ds fenêtre gauche et verticale ds droite) est due à la fixation des AC anti-HCG colorés :
a. sur les AC anti-HCG incolores / b. sur les AC anti AC
c. sur les molécules d’HCG / d. à la fois sur les AC anti-AC et sur les AC anti-HCG incolores
2. La ligne bleue verticale apparaissant dans la fenêtre de gauche est due à la fixation de molécules d’HCG :
a. d’abord sur les AC anti-HCG incolores, puis sur les AC anti-HCG colorés / b. d’abord sur les AC anti-HCG colorés, puis
sur les AC anti-HCG incolores / c. d’abord sur les AC anti-AC, puis sur les AC anti-HCG colorés
d. en même temps sur les AC anti-AC et sur les AC anti-HCG colorés.
Exercice 7. La souris, comme l’Homme, est spontanément capable de lutter contre le virus de la grippe. Les documents
suivants ont trait aux réactions immunitaires d’un animal à la suite de l’infection par le virus grippal.
À partir des informations extraites des documents, expliquer comment les réactions immunitaires de la souris permettent
de maîtriser l’infection par le virus de la grippe.
Document1. Le document représente les résultats de séparation par électrophorèse des protéines du sérum de souris
indemnes de contamination par le virus de la grippe et du sérum de souris contaminées par le virus de la grippe.
Document 2. Ce document présente une immunodiffusion
sur gel.
Puits 1 : g globuline d’une souris contaminée par le virus de
la grippe
Puits 2 : solution avec un AG du virus de la grippe
Puits 3 : solution avec un AG du virus de l’hépatite B
Document 3.
Ce document présente les résultats d’un test de cytotoxicité.
On met en culture des lymphocytes, prélevés dans la rate des
souris contaminées depuis plusieurs jours par le virus de la
grippe, dans deux milieux de culture différents ; l’un contenant
des cellules infectées par ce virus et l’autre contenant des
cellules non infectées. On incorpore au palable à ces cellules
(cellules infeces ou non infectées) une petite quantité de
chrome 51 radioactif. La lyse des cellules cibles entrne la
libération du chrome 51 dans le milieu de culture. La
radioactivité ainsi libérée est mesurée ; elle est proportionnelle
au nombre de cellules détruites.
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Exercice 1.
Saisie de données
Interprétations
Lorsque les microbilles sont seules (témoin), la préparation est
homogène : les microbilles sont dispersées.
Il n’existe pas de formation de complexe immuns
Lorsque les microbilles sont en contact avec le sérum de
l'individu 1 non syphilitique, la préparation est homogène : les
microbilles sont dispersées.
II n'existe pas de formation de complexes immuns : le sérum de
l'individu 1 ne contient pas d'anticorps anti-syphilis
Lorsque les microbilles sont en contact avec le sérum de
l'individu 2 à tester, la préparation présente des amas de
microbilles
Il y a formation de complexes immuns : le sérum de l'individu
2 contient des anticorps anti-syphilis qui se lient aux antigènes
tréponémiques. Il est donc séropositif pour le tréponème pâle.
L'individu 2 a été en contact avec la souche infectieuse.
Exercice 2.
Cas 1 : témoin. Il survit au contact de la toxine diphtérique.
Cas 2. Mort du cobaye lorsque l’anatoxine diphtérique est fixée
sur des particules de poudre.
Cas 3. Survie du cobaye lorsque le sérum traverse la colonne
avec poudre sans anatoxine.
Cas 4. Survie du cobaye lorsque l’anatoxine tétanique est fixée
sur des particules de poudre.
Le sérum injecté contient des AC anti-diphtérie.
Hypothèse : les AC ont été retenus par l’anatoxine diphtérique
ou par la poudre.
C’est bien l’anatoxine qui a retenu les AC et non la poudre.
Les AC anti-diphtérie n’ont pas été retenus par l’anatoxine
tétanique. Il y a bien spécificité.
La liaison ne s’effectue qu’entre AG (toxine ou anatoxine diphtérique) et AC anti-toxine diphtérique. Il y a formation d’un
complexe immun. Pas de fixation sur l’anatoxine tétanique : spécificité.
Exercice 3.
Quand on regarde les solutions connues d’AG1, on remarque un anneau de précipitation autour des puits. Ces anneaux
correspondent à des complexes immuns avec les AC anti-AG1 qui se trouvent dans la gélose. Plus la concentration en AG est
importante, plus les anneaux de précipitations sont larges (aucun en C4, étant donné qu’il n’y a pas d’AG, et de plus en plus
larges en se dirigeant vers C1).
Quand on examine le puits avec la solution extraite du milieu intérieur du patient 1, on remarque un anneau de précipitation
assez mince autour du puits : le patient possède bien les AG1 recherchés (puisqu’il y a complexe immun avec les AC anti-
AG1), mais en faible concentration (inférieure à C3).
Même constat pour le patient 2 : on constate un anneau de précipitation un peu plus large, montrant une concentration en AG
comprise entre C2 et C3.
Les deux patients possèdent bien les AG recherchés. Le patient 2 possède la plus grande concentration d’AG AG1.
Exercice 4.
Exercice 5.
Doc 1. Souris sans système immunitaire, et sans thymus, sauf lot 5.
- Pour le lot 5, témoin, sans préparation préalable, une semaine après injection de GRM, on constate que le
sérum mis en contact avec les GRM provoque une agglutination de ces dernières (comme c’est du sérum, on
peut dire qu’il y a eu complexe immun entre les AG et les AC). Le lot 3 montre que la fonction de production
d’AC existe tjs si l’on injecte de nouveaux L dans la souris.
- Lot 4. Ici, il n’y a pas d’injection préalable d’AG. Bien que des LT et LB aient été mis en contact ensemble,
il n’y a pas d’agglutination, donc pas de complexe immun, donc pas de production d’AC. Il faut donc un
contact préalable avec les AG pour que les AC soient produits.
- Lot 1. Les LB seuls ne sont pas capables de produire des AC qui agglutineraient les GRM.
- Lot 2. De même pour les LT.
Bilan. Production d’AC uniquement quand contact initial avec AG, et présence simultanée de LT et LB.
- Dans le puits central se trouve le sérum du lapin ayant reçu une injection de vitellogénine de
Xenopus laevis
.
- L’injection a induit une réaction immunitaire
- Dans ce puits central, le sérum contient donc des anticorps anti-vitellogénine de
Xenopus laevis
.
- Un arc de précipitation est observé entre le puits central et le puits n° 2 qui contient la vitellogénine de
Xenopus laevis.
- Suite à leur migration dans le gel, les anticorps anti-vitellogénine de
Xenopus laevis
ont formé des complexes immuns avec les AG
vitellogénine ce qui a provoqué leur précipitation.
- Absence d’arc de précipitation entre le puits central et les puits 1, 3 et 5.
- L’antigène vitellogénine, reconnu par les anticorps antivitellogénine, n’est pas présent.
- Présence d’un arc entre le puits central et les puits 4 et 6 qui contiennent des vitellogénines de
X. borealis et tropicalis
-
Les anticorps antivitellogénine de
Xenopus laevis
ont reconnu les vitellogénines de
Xenopus borealis et tropicalis ,
avec lesquels ils ont
formés des complexes immuns
Mise en relation avec la question posée
- Les vitellogénines de
Xenopus laevis
,
Xenopus borealis
et
Xenopus
tropicalis
ne sont pas différentes entre elles et ne sont pas spécifiques
de l’espèce puisqu’elles sont reconnues indifféremment par les AC.
- L’hypothèse est non validée.
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