FICHE PAYS
Israël
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© 2010 - UBIFRANCE et les Missions économiques
1 © 2013 - UBIFRANCE
Données générales
Superficie : 20 700 km²
Capitale : Jérusalem (non reconnue par la communauté internationale
qui ne reconnaît que Tel-Aviv).
Monnaie : nouveau shekel (NIS)
Langue : hébreu, arabe
Population : 7,981 millions dhabitants
Source : « GEOATLAS.com ® 2009 © Graphi-Ogre »
Démographie : Taux daccroissement démographique de 1,3 % par an.
Population jeune : 28 % moins de 14 ans (18,5 % dans lOCDE) - 10,1 % plus de 65 ans (15 % dans lOCDE)
Âge médian : 29,4 ans (chiffres du CBS pour 2011) contre 39,7 ans en France.
Espérance de vie : Lespérance de vie chez les femmes est de 83,6 années (84,7 en France) et de 79,7 années
chez les hommes (78 en France) Chiffres du CBS pour 2011.
Infrastructures : 17 000 km de routes. 1 000 km de voies ferrées.
Données politiques
Type de régime : démocratie parlementaire monocamérale.
Date des dernières et prochaines élections : Élections législatives anticipées, le 21 janvier 2013 à la
proportionnelle intégrale (nouveau gouvernement en cours de constitution). Prochaines élections : 2017.
Les principaux dirigeants :
Président de la République : Shimon PERES ;
Premier ministre : Benyamin NETANYAHOU.
Durée du mandat : 4 ans
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Données économiques en 2012
Principaux indicateurs par pays
Indicateurs
Pays
France
PIB
247 Mds USD
2,580 Mds UDS
Dette publique en % du PIB
4,2 %
5,2 % (2011)
PIB par habitant
32 060 USD/hab
40 690 USD/hab
Taux de croissance
3,2 %
0,0 %
Taux dinflation
1,6 %
1,9 %
Taux de chômage
7 %
10,1 %
Sources : Central Bureau of Statistics, INSEE
Hormis pour la dette publique, tous les chiffres sont les estimations du FMI pour 2012. Pour Israël, ils concordent avec les chiffres du
CBS à 0,1 % près. Pour la dette publique, les sources sont lINSEE et le CBS.
Situation économique et financière du pays
Un environnement économique favorable tiré par une croissance positive depuis 2009 et stabilisée aux alentours de
3 % pour 2012 et 2013 du fait de la baisse de la demande mondiale, une demande intérieure de 2,9 % en 2012 et une
prévision à 4 % pour 2013, un système bancaire stable, un marché des capitaux qui ne propose pas dinstruments
financiers complexes et peu sensible aux difficultés de lenvironnement géopolitique et aux aléas de la politique
intérieure.
Une bonne gouvernance économique que lon octroi au maintien dune bonne discipline budgétaire : la dette baisse
(74 % du PIB), le déficit sest creusé (dépenses sociales et de défense), mais reste soutenable. Linflation est maîtrisée
(cible entre 1 et 3 % ; 1,6 % en 2012), un taux de chômage équivalent à un quasi-plein emploi et un pilotage très fin de
la politique monétaire.
Daprès lIMD World Competitiveness Yearbook, Israël est le 9e pays le plus résilient du monde.
Israël bénéficie de ratings très favorables : S&P A+, Moodys A1, Coface A2.
Politiques fiscale et économique du pays
Léconomie a été libéralisée : privatisation du secteur public industriel et financier et réformes structurelles dont
celles des marchés financiers pour casser le monopole des banques sur le crédit qui ne représentent plus quenviron la
moitié des crédits à léconomie.
Aucune mesure protectionniste préoccupante na vu le jour.
Le soutien de léconomie a été surtout mené par la facilitation du crédit pour ne pas creuser pas le déficit public au-
delà du jeu des stabilisateurs automatiques. Le taux directeur a é réduit de 4,25 % en février 2008 à 0,5 % en
avril 2009 (taux réel négatif). Remonté en août à 0,75 %, il reste en deçà des nécessités de lutte contre linflation.
Létablissement ou l’abondement de plusieurs fonds de garantie ont été annoncés mais la mise en œuvre est inégale
(garantie de lémission des obligations des banques, établissement de fonds publics privés pour acheter les obligations
des grandes sociétés, fonds de 40 M EUR pour le crédit aux PME, crédits export).
La principale fragilité dIsraël tient en effet à son marché des obligations dentreprise. Laffaiblissement du rôle
dintermédiation des banques a conduit les grandes entreprises à faire appel de façon croissante à lémission de
dettes. 4,25 % en février 2008 à 0,5 % en avril 2009 (taux réel négatif).
Le nouveau gouvernement, dans le cadre dune concertation réussie avec les partenaires sociaux, a toutefois desserré
la contrainte budgétaire dans son budget 2009-2010. La progression de la dépense publique est passée de 1,7 % à 3 %,
sachant quIsraël a fonctionné au premier semestre en douzièmes reconduits. La TVA a été augmentée dun point
(16,5 %) mais B. Netanyahou na pas remis en cause les baisses des autres impôts (impôts sur le revenu et impôt sur
les sociétés) et a même promis de les amplifier dici 2016. Les syndicats du secteur public ont accepté un gel partiel
des rémunérations.
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Des projets dinfrastructures, en discussion depuis plusieurs années, ont été annoncés au titre de la relance, mais sans
encore beaucoup de précisions sur les échéances ou les montants engagés (dont un nouvel aéroport, transports
interurbains, eau).
Accords politiques, juridiques et multilatéraux
LUnion européenne est le premier partenaire commercial dIsraël et un partenaire technologique majeur. Ces
relations sont structurées par un accord dassociation, signé en 1995 et entré en vigueur en 2000, qui porte sur le
commerce, la R&D, la justice, la liberté, la sécurité, léducation et les réseaux. Des sous-comités (industrie, commerce
et services coopération douanière et taxes énergie et environnement) suivent, depuis 2006, sa mise en œuvre.
Depuis 2007, Israël bénéficie des outils de coopération de la Politique européenne de voisinage (PEV). La coopération
scientifique est très active. Israël est devenu le premier pays non européen associé aux Programmes cadres de R&D
depuis la 4e édition.
Linitiative dune Union pour la Méditerranée a été accueillie favorablement. Le pragmatisme de lUPM est vu comme
un moyen de créer des solidarités autour de projets concrets. La Banque européenne dinvestissements (BEI), après
onze ans dabsence, est revenue en Israël en 2007 en mettant en place une ligne de crédit de 200 M USD pour des
projets dinfrastructures à forte composante environnementale ainsi quune facilité de prêt globale de 75 M USD sur
10 ans en faveur des PME.
La plupart des engagements OMC ont été mis en place avant 1999, date de la dernière évaluation du pays, et des
mesures volontaires de libéralisation ont été entreprises au-delà des engagements demandés. 75 % du commerce
israélien seffectue dans un cadre de libre-échange, notamment avec les États-Unis et ses deux partenaires dans
lALENA, lUnion européenne, le MERCOSUR (en cours de ratification) et la Turquie. Israël a, en outre, un accord
préférentiel avec la Jordanie et une Union douanière avec lAutorité palestinienne.
Israël est un État membre de lOCDE depuis mai 2010. Le processus dadhésion, conduit par le ministère des Finances
avec le soutien de la Banque centrale (Stanley Fischer) avait été engagé en 2007, pour accélérer louverture et la
modernisation de son économie. Son adhésion devrait également améliorer le coût de laccès de léconomie aux
marchés financiers.
Commerce extérieur
Importations en 2012 :
64,7 Mds USD (+ 3 % par rapport à 2011)
Exportations en 2012 :
45,7 Mds USD (- 1,9 %/2011)
Poids de la France dans les importations du pays :
Moins de 3,0 % des importations dIsraël (1,156 Md EUR)
Sources : Central Bureau of Statistics
État des lieux du commerce extérieur
Léconomie israélienne est fortement ouverte sur lextérieur et donc sensible à la conjoncture économique mondiale.
Lactivité économique du pays dépend en grande partie de celle de ses principaux partenaires : États-Unis, Europe et
Asie.
Ratio exportations/PIB dIsraël : 37,7 % (estimation pour 2012)
Exportations
Les exportations de biens et services (hors diamants) se chiffrent à 45,7 Mds USD en 2012, soit une baisse de 1,9 % par
rapport à 2011. 97 % des exportations de marchandises (hors diamants) sont des biens manufacturés. 47 % des
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exportations sont des biens à forte intensité technologique (produits chimiques, équipements scientifiques et
médicaux, composants électroniques, aéronautique), qui représentent une grande valeur ajoutée.
Principaux biens exportés :
produits chimiques (16,5 Mds USD) ;
équipement médical, scientifique et de communication (7,9 Mds USD) ;
composants électroniques et équipement informatique (4,3 Mds USD).
Importations
Les importations dIsraël (hors diamants) représentent 64,7 Mds USD en 2012 soit une hause de 3 % par rapport à
2011.
Principaux biens importés :
matières premières et semi-produits (64 %, dont 30,5 % dhydrocarbures) ;
biens dinvestissement (19,8 % du total) ;
biens de consommation (16 % du total).
La répartition géographique du commerce extérieur israélien est plutôt bien équilibrée et relativement stable. LUnion
européenne, malgré un recul en part de marché, reste globalement le premier fournisseur. Les principaux fournisseurs
dIsraël sont les États-Unis, suivis de la Chine et de lAllemagne. Viennent ensuite la Suisse, lItalie, les Pays-Bas, la
Turquie, le Japon, et le Royaume-Uni. LAsie conserve sa position, représentant environ 20 % des importations.
Réhaussement de la position de la France parmi les fournisseurs dIsraël en 2012 : elle passe en effet de la 10e à la
9e position.
Exportations françaises vers Israël en 2012
Avec 1 156 M EUR, les exportations françaises vers Israël ont chude 10,5 par rapport à 2011, ce qui place la France
au 9e rang des pays fournisseurs dIsraël.
Les secteurs moteurs des exportations françaises vers Israël sont les produits des industries agroalimentaires, qui ont
augmenté de 16,6 % ; les équipements mécaniques, matériel électrique, électronique et informatique ; les matériels
de transport et les produits chimiques ; parfums et cosmétiques.
La baisse des exportations (- 136 M EUR) est due à des ventes importantes et ponctuelles qui ont eu lieu en 2011, mais
ne se sont pas reproduites en 2012 : un achat inédit et non renouvelé de produits pétroliers raffinés pour 54 M EUR,
et la vente en 2011 de deux ATR 72 à la compagnie Israir (90 M EUR). En 2012, Airbus a signé un contrat portant sur la
vente de 4 A 320 NEO, mais aucun versement na été effectué durant lannée.
Augmentation des importations françaises en provenance dIsraël
Avec 1 146 M EUR, les importations françaises en provenance dIsraël ont augmenté de 9,5 %, ce qui place la France
au 13e rang des pays clients dIsraël. Les importations se répartissent ainsi :
Biens de consommation alimentaires :
Les « fruits tropicaux et subtropicaux » représentent 31,1 M EUR en 2010 (+ 14,8 %). Les « agrumes »
enregistrent également une hausse (+ 21,1 %) et atteignent 21,6 M EUR. Les « légumes et melons, racines et
tubercules » ont baissé de 28,8 %, soit 14,5 M EUR.
Biens de consommation non alimentaires :
Les « articles de joaillerie et bijouterie » ont plus que doublé (+ 125,3 %) pour atteindre 60,5 M EUR. Les
« parfums et produits pour la toilette » sont également en forte hausse (+ 133,4 %), soit 33,1 M EUR. Le
secteur des « préparations pharmaceutiques » représente 30,6 M EUR (- 11,2 %).
Matières premières et semi-produits industriels :
Les importations de « produits du raffinage du pétrole » ont baissé de 21,2 %, elles atteignent 31,4 M EUR. Le
secteur des « autres produits chimiques organiques de base » atteint 26,8 M EUR (- 18 %).
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Biens déquipement pour les professionnels :
Le poste « pesticides et autres produits agrochimiques » atteint 80,6 M EUR suite à une baisse de 10,6 %.
Premier poste en 2008, les « équipements de communication » ont crû de 10,9 % et représentent 62,4 M EUR
soit 6,7 % du total de nos importations. Les « aéronefs et engins spatiaux » sont en baisse (- 12,9 %), soit
43,5 M EUR. Le secteur représente 4,7 % du total.
Les investissements
En millions EUR
IDE israéliens en France
2006
188
2007
118
2008
169
2009
258
2010
148
2011
0
Source : Banque de France
Linvestissement direct étranger (IDE) en Israël
Le régime de linvestissement en Israël est libéral et la plupart des activités sont ouvertes aux investisseurs privés
nationaux et étrangers. Daprès un rapport de la Banque dIsraël, les flux dinvestissements directs étrangers (IDE) en
Israël ont atteint 3,7 Mds USD en 2009, soit une baisse de plus de 50 % en deux ans, et sont restés faibles depuis. Ce
fort recul sexplique par le contexte économique mondial et surtout américain puisque les start-up israéliennes sont
très dépendantes de la conjoncture outre Atlantique. Israël bénéficie pourtant datouts : une forte activité de R&D,
une main-d’œuvre qualifiée et polyglotte. Mais le pays souffre dun environnement géopolitique particulièrement
instable.
Investissements directs étrangers
2010
2011
Flux d’IDE entrants (millions USD)
5 510
11 374
Stocks d’IDE (millions USD)
60 220
66 768
Indicateur de performance*, rang sur 181 économies
48
33
Indicateur de potentiel**, rang sur 177 économies
-
66
Nombre d’investissements greenfield***
30
40
IDE entrants (en % de la FBCF****)
16,9
25,0
Stock d’IDE (en % du PIB)
27,7
27,5
Source : CNUCED - dernières données disponibles.
Note :
* Lindicateur de performance de la CNUCED est basé sur un ratio entre la part du pays dans le total mondial des IDE entrants et sa part dans le
PIB mondial.
** Lindicateur de potentiel de la CNUCED est basé sur 12 indicateurs économiques et structurels tels que le PIB, le commerce extérieur, les IDE,
les infrastructures, la consommation dénergie, la R&D, léducation, le risque pays.
*** Les investissements greenfield correspondent à la création de filiales ex-nihilo par la maison mère.
**** La formation brute de capital fixe (FBCF) est un indicateur mesurant la somme des investissements, essentiellement matériels, réalisés
pendant une année.
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