
mécanismes de subventions publiques, les petits agriculteurs s’engagent généralement dans la
production de produits agricoles de faible valeur tels que le blé et l’orge. En raison d’une combinaison
de pratiques d’irrigation insuffisantes, d’un service de l’eau déficient et de prix des intrants à la hausse,
les rendements économiques sur l’eau d’irrigation, là où elle est disponible
, sont faibles. Les
rendements moyens de l’eau d’irrigation sont de 1,63 MAD/m3, ce qui est bien inférieur à son potentiel
de 4 MAD/m3. Les investissements à l’exploitation sont de plus dissuadés par des marchés fonciers
sous-développés en résultat des nombreuses formes de régime foncier, de droits de propriété imparfaits
sous le système traditionnel de moulkya, de propriété conjointe très répandue par les cohéritiers en
raison de l’indivision, et des procédures lourdes et coûteuse du cadastre.
La libéralisation commerciale et le changement climatique imposeront une pression et une incertitude
croissantes sur le secteur agro-alimentaire. La renégociation de l’Accord d’association (AA) existant
avec l’UE et l’Accord de libre-échange (ALE) avec les Etats-Unis, qui impliquent tous deux un
élargissement et un approfondissement progressifs de la libéralisation des échanges agricoles, se traduira
par une concurrence accrue des produits agricoles étrangers à faible coût et de qualité élevée sur les
marchés d’exportations intérieurs et régionaux. La rareté de l’eau devrait empirer avec le changement
climatique. Alors que dans la majorité des bassins versants la demande d’eau excède déjà les ressources
en eau renouvelables, il est prévu que ces dernières diminueront encore davantage en raison des effets
du changement climatique, ayant pour résultat une surexploitation dangereuse des eaux souterraines et
une diminution de la disponibilité d’irrigation de surface. La recherche récente sur le changement
climatique laisse entendre que le Maroc subira une aridité progressivement croissante en raison des
températures plus élevées ainsi que des précipitations plus faibles et plus volatiles (en particulier
pendant l’automne et le printemps). En particulier à partir de 2030, ces changements devraient affecter
négativement les rendements agricoles. Les cultures pluviales dans des zones agro-écologiques
favorables et intermédiaires seront les plus vulnérables, les rendements prévus avec une baisse jusqu’à
10 pour cent. Ceci augmenterait la dépendance du Maroc des importations de cultures de base
(actuellement environ 50 pour cent pour les céréales).
Etant donné ces défis, des investissements dans la modernisation des systèmes de production sont
nécessaires et devront être accompagnés de réformes systémiques pour permettre un développement
agricole équitable et durable. Le GM a demandé l’assistance financière et technique de la Banque pour
mettre en œuvre la politique transverse et les réformes institutionnelles le long des axes transverses
identifiés dans sa nouvelle stratégie de développement agricole Plan Maroc Vert (PMV) et pour
informer et appuyer l’exécution du programme d’investissement agricole dans le cadre du Pilier II du
PMV. La Banque est en position unique pour assister le GM à exécuter sa politique du secteur agricole
et ses réformes institutionnelles au vu de son expérience à appuyer la conception et la mise en œuvre
d’opérations similaires dans d’autres régions du monde.
Les opérations passées et en cours dans les
secteurs financier, de l’administration publique, du logement, de l’eau, des déchets solides et de
l’énergie indiquent que la Banque est le partenaire préféré du GM en accompagnant des programmes de
réforme systémique importants et complexes. Outre partager les bonnes pratiques internationales,
l’intervention de la Banque dans le dialogue de politique guidera les réformes et les investissements
proposés d’une manière qui aide à maximiser leur impact de développement.
2. Objectif(s) proposé(s)
L’objectif de développement proposé de la série du programme est d’améliorer l’accès des agriculteurs
aux marchés, aux investissements et aux services agricoles et aux technologies efficaces de l’eau
d’irrigation. Les indicateurs clés de résultat comprennent : (i) le volume d’horticulture et de produits de
1,46 million d’ha ou 16 pour cent des terres arables sont irriguées.
Par exemple, le Projet de mise en œuvre de la réforme agricole en Turquie (ARIP) 2001-2008 et le Crédit à l’appui de la
réduction de la pauvreté en Moldavie (PRSC) 2006-2008.