
CHAPITRE 6
M. AOURAGH/ 1BTS PME-PMI/ ECONOMIE GENERALE
Les créances sur l'économie ou crédit à l’économie : Elles correspondent à l'essentiel
des contreparties de la masse monétaire. Elles représentent l'ensemble des crédits
accordés aux entreprises, que ce soit pour leur besoin de trésorerie ou pour financer
des investissements, et l'ensemble des prêts accordés aux ménages. La banque, là
encore, met en circulation de nouveaux moyens de paiement. À l'échéance des effets,
la banque détruit de la monnaie en exigeant leur remboursement. En période de
croissance, les opérations de création dépassent celles de destruction, et il y a donc
accroissement de la masse monétaire.
Les créances sur le Trésor ou les concours à l’Etat : Elles mesurent la contrepartie sur
l'État, qui peut faire appel au système bancaire pour se refinancer à court terme. (Cette
possibilité est interdite auprès de la Banque de France, en raison du Traité de
Maastricht qui interdit le financement du déficit auprès de la Banque centrale). l'État
peut placer des titres auprès des banques commerciales : bons du Trésor en compte
courant ou avances en comptes, comme pour une entreprise. Les banques, pour
financer ces apports, peuvent puiser dans leur fonds, mais aussi créditer le compte du
Trésor par un simple jeu d'écriture.
3. L’offre de monnaie : acteurs et processus d’émission
La réflexion sur la masse monétaire, son évolution et son influence sur le reste de l’économie
ne dépendent pas uniquement de la demande (objet des analyses théoriques), mais doit
également intégrer l’offre de monnaie.
3.1 Le processus de création monétaire
Aujourd’hui, les banques ne sont plus de simples intermédiaires qui prêtent des fonds (crédits
aux clients) à partir de dépôts reçus. Elles créent de la monnaie lorsqu’elles accordent des
crédits.
A l’origine, les banques ne prêtaient qu’à hauteur du montant de monnaie métallique détenue
à leur actif. Ainsi, lorsqu’un dépôt d’or était effectué pour une durée d’un an par exemple, la
banque pouvait prêter cette somme pour une durée inférieure.
L’avènement de la monnaie scripturale rend plus facile encore le processus de création
monétaire. Lorsqu’une banque accorde un crédit à un de ses clients, elle augmente à la fois
son actif (la dette du client à son égard) et le passif (le montant du crédit viré dans le compte
du client). Il y a donc création monétaire puisque la monnaie virée sur le compte du client ne
provient pas de ressources existantes (le client n’a déposé aucune somme sur son compte)
et a pour simple contrepartie la créance de la banque sur son client (les crédits créent les
dépôts). La création de monnaie correspond donc à une transformation de créance en
moyens de paiement. Lorsque le client remboursera sa dette vis-à-vis de la banque, il s’agira
alors de destruction monétaire.
3.2 Les acteurs de la création monétaire
La création monétaire est assurée par trois catégorie d’agents : les banques commerciales, la
banque centrale et le Trésor public
a- La création de monnaie par les établissements de crédit ou les banques
commerciales
Les opérations de crédit réalisées par les banques représentent une source majeure de
création monétaire. Il s’agit des crédits accordés aux particuliers, aux entreprises (crédits à
l’économie) mais aussi à l’Etat (créances sur l’Etat). Lorsque le Trésor public, banquier de
l’Etat, veut financer le déficit budgétaire, il peut émettre des bons du trésor qui seront achetés