Chapitre 2. La diversité des organisations
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2 La diversité des organisations
Positionnement du chapitre dans le programme STG
Thème
Sens et portée de l’étude
Notions et contenus à construire
1. De l’action collective à l’organisation
(durée indicative : 6 heures)
1.2. Les
organisations :
des réalités diverses
Historiquement, les organisations
correspondent toujours à une réponse
(économique, sociale, politique…) de
groupes face à l’évolution des
sociétés.
Malgré la diversité des formes
organisationnelles qu’offre la réalité
(firmes multinationales, PME,
collectivités territoriales, Sécurité
sociale, syndicats, associations…),
des typologies peuvent être établies
en fonction de multiples critères
(objectifs, statut juridique…).
– Types d’organisations publiques :
État, collectivités territoriales
organismes paritaires.
– Types d’entreprises : entreprise
artisanale, entreprise industrielle,
entreprise de service.
– Types d’organisations à but non
lucratif : associations, syndicats,
organisations non gouvernementales.
– Critère de caractérisation : public /
privé, taille, performances, statut
juridique, nationalité, ressources,
champ d’action…
Objectifs pédagogiques du chapitre
1. Les différentes formes d’organisations
1. Distinguer les différents types d’entreprises.
2. Apprécier l’évolution de l’entreprise d’un
point de vue historique et parallèlement à celle
de la société.
Connaître les différents types d’organisations
non lucratives : association, syndicat, ONG.
Connaître les différents types d’organisations
publiques : État, collectivités territoriales,
organismes paritaires.
2. La classification des organisations
1. Identifier plusieurs typologies possibles des
organisations.
2. Savoir classer les organisations.
1. Identifier plusieurs typologies possibles des
organisations.
2. Savoir classer les organisations.
Chapitre 2. La diversité des organisations
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Cours
1. Les différentes formes d’organisations
1.1 Quels sont les types d’entreprises et leur évolution ?
A. Définition et classement des entreprises
L’entreprise est une unité de décision économique qui produit et vend des biens ou des
services sur un marché, dans le but de réaliser du profit, grâce à des facteurs de production
(capital et travail) qu’elle rémunère et à des consommations intermédiaires qu’elle utilise.
Selon leur activité, les entreprises peuvent se classer en trois groupes : les entreprises
artisanales, les entreprises industrielles et les entreprises de service.
B. Les évolutions de l’entreprise
a) L’entreprise traditionnelle
Avant la révolution industrielle, les entreprises traditionnelles étaient le plus souvent de petite
taille et appartenaient à une seule personne ou à une famille. Elles avaient une production
artisanale, en petite quantité. Elles s’inséraient dans une société essentiellement rurale où la
technologie était encore sommaire. Au XVIIIe siècle, et surtout au XIXe siècle, la révolution
industrielle a profondément modifié la nature et la taille des entreprises.
b) L’entreprise moderne
L’entreprise moderne traduit les profonds changements de la société suite à la première
révolution industrielle. Les transformations de l’agriculture, les innovations techniques
fondamentales (machine à vapeur, métallurgie, mécanisation, développement de l’industrie
textile, etc.), l’urbanisation, ont contribué à développer le capitalisme.
Aujourd’hui, l’entreprise s’appuie sur une technologie de plus en plus pointue qui permet une
production en grande quantité, appelée « production de masse ». Parallèlement se développe
une société de consommation avec une distribution de masse. Par un mécanisme de
concentration, les firmes sont de plus en plus grandes. Ce changement d’échelle modifie la
nature des entreprises, qui deviennent des sociétés, avec des actionnaires propriétaires et des
cadres dirigeants, distincts les uns des autres.
1.2 Qu’appelle-t-on organisations à but non lucratif ?
A. Les associations
La loi du 1er juillet 1901 crée les associations. Ce sont des groupements volontaires de
plusieurs personnes s’unissant pour un projet commun avec un but non lucratif.
Les associations sont recensées par la comptabilité nationale, dans le secteur institutionnel
intitulé « Administrations privées ».
Certaines associations sont reconnues d’utilité publique. Ce statut, accordé par le ministère de
l’Intérieur, leur permet de recevoir des dons et legs en plus des cotisations des membres.
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B. Les syndicats
Les syndicats sont des associations car ils n’ont pas d’objectif lucratif. On distingue les
syndicats de salariés et les syndicats patronaux.
Les syndicats de salariés assurent la défense des salariés pour la reconnaissance et le respect
de leurs droits. Les syndicats patronaux défendent les droits et les intérêts des dirigeants
d’entreprises.
C. Les Organisations non gouvernementales (ONG)
Les ONG sont des associations de dimension internationale, à but humanitaire (Croix-Rouge,
Médecins du Monde, Médecins sans frontières, etc.), indépendantes des gouvernements. Cette
indépendance leur permet d’avoir un rôle déterminant dans l’aide internationale, notamment
lors de catastrophes naturelles ou de guerres.
1.3 Quels sont les différents types d’organisations publiques ?
A. L’État
L’État est une institution représentant le pouvoir suprême. Il se manifeste par un ensemble
d’organes politiques et administratifs : le gouvernement, le président, le Parlement, les
administrations… Les domaines d’intervention de l’État sont très larges : on distingue les
attributions « régaliennes » (affaires étrangères, défense, justice, police) et les missions de
l’« État providence » (santé, éducation, infrastructures…). L’État se finance grâce aux impôts
et aux taxes ; ses dépenses sont inscrites au budget de la nation.
B. Les collectivités territoriales
Depuis les lois Defferre de 1982, l’État central a délégué une partie de ses pouvoirs aux
collectivités locales, dans des domaines tels que les infrastructures (routes) ou le social : c’est
ce la « décentralisation ».
Il existe trois grandes collectivités territoriales : la région, le département et la commune.
Chacune a des attributions distinctes. Elles disposent d’une administration, de financements et
d’un budget autonomes.
C. Les organismes paritaires
Après la Seconde Guerre mondiale, la Sécurité sociale et l’UNEDIC – Union nationale pour
l’emploi dans l’industrie et le commerce – ont été créées pour protéger les personnes contre
les risques sociaux, c’est-à-dire les événements de la vie engendrant des coûts
supplémentaires ou une perte de revenu : maladie, vieillesse, perte d’emploi, enfants…
Ce sont des organismes paritaires, c’est-à-dire formés d’un nombre égal de représentants des
salariés et des employeurs, qui décident ensemble des modalités d’attribution des prestations
sociales et des modes de financement.
2. La classification des organisations
2.1 Comment classer les organisations en fonction de leurs objectifs ?
On peut classer les organisations selon qu’elles poursuivent un objectif lucratif (recherche
d’un bénéfice financier, d’un profit) ou non lucratif.
Cependant, bien que les entreprises aient toutes pour objectif principal la recherche du profit,
elles peuvent également poursuivre des buts non lucratifs (mécénat culturel ou humanitaire,
Chapitre 2. La diversité des organisations
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par exemple). Ce classement binaire reste donc extrêmement simple, voire simpliste. Il
nécessite de se pencher ensuite sur les autres objectifs de chaque organisation.
2.2 Quels sont les autres classements possibles ?
Beaucoup d’autres classements existent. Ainsi, la distinction public/privé indique l’origine
des ressources de l’organisation.
On peut également classer les organisations selon leur taille. Pour les entreprises, on distingue
les grandes entreprises, dont l’effectif dépasse les 500 salariés ; les PME (Petites et moyennes
entreprises), de 10 à 499 salariés ; et les TPE (Très petites entreprises), de moins de
10 salariés.
Des typologies peuvent également être établies en fonction du secteur d’activité (primaire,
secondaire ou tertiaire), ou du statut juridique (société anonyme, société à responsabilité
limitée, société en nom collectif, etc.).
Enfin, on peut compléter ces typologies en y ajoutant des critères tels que la nationalité ou la
performance. Cette dernière sera mesurée différemment selon le type d’organisation : chiffre
d’affaires pour une entreprise, nombre d’adhérents pour un syndicat, budget pour une
administration.
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Corrigé
Photos d’ouverture (p. 23)
Ces deux visuels ont pour objectif de montrer la variété des organisations à travers
deux exemples. Ils permettent également de vérifier les acquis du chapitre précédent,
nécessaires pour aborder le chapitre 2, notamment pour pouvoir définir l’organisation.
Que représente chacune de ces photos ?
L’image de gauche est une affiche du Secours populaire français qui invite à l’aider dans son
action en faveur des plus démunis qu’elle organise en période de Noël. La photo de droite
représente la façade et l’entrée d’un cinéma.
Quels types d’organisations évoquent-elles ?
Le Secours populaire français est une association caritative ; le cinéma est une entreprise
privée.
Quels sont les objectifs de ces organisations ?
Le Secours populaire français a pour objectif général d’aider les plus pauvres, soit par des
aides financières, soit par des actions comme « Les Pères Noël verts » ou « Vacances pour
tous ». Elle concrétise ces objectifs grâce aux dons qu’elle collecte et au bénévolat. Le cinéma
est une entreprise privée qui propose un service de loisir. Son objectif principal est de réaliser
du profit tout en satisfaisant sa clientèle.
1. Les différentes formes d’organisation
Document 1 (p. 24)
L’intérêt de ce document est de présenter les trois catégories d’entreprises à l’aide
d’exemples.
1. Pour chaque entreprise décrite ci-dessus, vous déterminerez son activité et les
moyens dont elle dispose pour la réaliser.
– L’Atelier du Temps Passé restaure des œuvres d’art. Pour cette activité, il dispose de
matériel, mais surtout du savoir-faire des personnes qui y travaillent (Annette et Alix).
– Danone appartient au secteur agro-alimentaire. Pour produire et générer un chiffre d’affaires
de 15,22 milliards d’euros, le groupe dispose de plusieurs usines et d’une masse salariale
importante.
– Air France KLM vend du transport aérien. Pour réaliser son chiffre d’affaires de
24,11 milliards d’euros, la compagnie possède un capital de 606 avions et une force de travail
de 104 659 salariés.
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