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UE5 - Appareil locomoteur
C.Verkindt
Date : 10/10/2016 Plage horaire : 14h00-16h00
Promo : D1 2016-2017 Enseignant : C.Verkindt
Ronéistes :
GRUSON Kadoline
CHUN Jade
La physiologie de la douleur
I. Introduction et définitions :
II. Nature des récepteurs de la somesthésie :
1. Présentation
2. Les nocicepteurs cutanés
3. Les récepteurs de la douleur
4. Classification des fibres nerveuses sensitives
5. Caractéristiques cliniques des deux types de douleurs aigues
III. Caractéristiques communes des nocicepteurs :
1. Présentation
2. Les stimuli nociceptifs
IV. Activation des nocicepteurs :
1. Hyperalgie primaire
2. Hyperalgésie secondaire périphérique ou réflexe d’axone
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V. Message nociceptif et Moelle épinière :
1. Etage médullaire
2. Diffusion de l’information nociceptive
3. Réflexes de flexion ipsilatéral et Réflexe d’extension croisée
4. Neurones spécifiques et non spécifiques
5. Parenthèse sur la douleur viscérale
6. Les voies ascendantes et niveau de décussation
VI. Message nociceptif et Cerveau :
1. Les deux principales voies somesthésiques et le relais
thalamique
2. Le faisceau spinothalamique
3. Projections corticales
4. Autres projections des voies nociceptives
5. Matrice de la douleur
VII. Modulation de la douleur :
1. Au niveau spinal : Gate Control
2. Contrôle supra-spinal et bulbo-spinal
3. Contrôle inhibiteurs diffus nociceptifs (CIDN)
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I. Introduction et définitions :
Définition : La douleur est « une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, associée à une
lésion tissulaire réelle ou potentielle, ou décrite dans des termes impliquant une telle lésion » (IASP,
1979).
La douleur est un concept teinté de subjectivité mais reste tout de même réel.
La perception de la douleur va en effet résulter de phénomènes physiologiques, biochimiques et
neurologiques réels. Cependant, l’intensité de cette perception est modulée par le contexte émotionnel
(ex : la peur). La douleur et son intensité sont difficilement évaluables objectivement, mais on peut
l'évaluer subjectivement avec des échelles. La perception de la douleur a une répercussion physiologique.
Il ne faut pas ignorer une personne qui se plaint d'une douleur (même si celle-ci n'a pas d'existence
physiologique). Le patient se sentira encore plus mal si on lui dit que sa douleur est imaginaire. Il faut
essayer de la résoudre, dans ces cas, on peut avouer qu'on ne peut rien faire, mais pas lui dire qu'il n'a
rien. La douleur doit être reconnue comme réelle et prise au sérieux, me si on ne comprend pas ce
qu'il se passe au niveau physiologique. La dimension psychologique est également importante.
Une douleur aiguë a toujours une valeur d’alerte, il est difficile d’apprécier le niveau
d’alerte à cause de cette subjectivité ; plus une personne aura peur, plus la perception de la douleur
sera amplifiée.
Une douleur chronique est un syndrome à part entière qui va être provoqué par d’autres
mécanismes neurophysiologiques. Ce n’est pas forcément une douleur qui alerte sur un phénomène
nouveau, c’est un processus qui s’installe dans le temps.
La sensation de douleur, aigue ou chronique, se fait grâce à des nocicepteurs.
La nociception est un processus sensoriel à l’origine du message nerveux qui provoque la
sensation douloureuse. Les récepteurs permettant la nociception sont appelés des nocicepteurs
(impliqués dans la douleur aiguë et chronique).
Q/R élève 2016 : la différence entre sensoriel et sensitif ?
Sensoriel : organe des sens. Ici, la prof emploie le terme sensoriel au sens large, faisant référence à
l’activation de récepteurs périphériques avec une afférence nerveuse.
Sensitif : concerne la somesthésie.
La somesthésie est toute activité nerveuse liée à la perception du corps (soma).
La somesthésie comprend :
- la sensibilité tactile
- la proprioception
- la nociception
On va maintenant suivre le message douloureux des récepteurs spécifiques jusqu’au cerveau.
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II. Nature des récepteurs de la somesthésie
1. Présentation
Les nombreux types de récepteurs pour la somesthésie sont tous situés au niveau de la terminaison
dendritique d’un neurone bipolaire sensitif (= voies afférentes de la somesthésie). La plupart des
récepteurs de la somesthésie sont des mécanorécepteurs (situés sur la terminaison dendritique), c’est-à-
dire qu’ils sont sensibles à la pression, la déformation, à des stimuli mécaniques. On distingue deux
grands types de récepteurs de la somesthésie :
Les récepteurs à terminaisons dendritiques libres :
Nocicepteurs sont sensibles à des stimuli qui génèreront des sensations de douleur et
aux variations de températures. Tous les nocicepteurs sont donc à terminaisons
dendritiques libres.
Les récepteurs de Merkel, sensibles aux pressions légères, présents au niveau de
l’épiderme. C’est un mécanorécepteur.
Les récepteurs folliculaires, s’enroulent à la base du follicule pileux et qui ont un rôle
tactile (activés par le mouvement des poils).
Les récepteurs à terminaisons dendritiques encapsulées : ils sont retrouvés au niveau du tissu
sous cutané, de la peau, des articulations, du tissu ligamentaire…
Tous ces récepteurs encapsulés sont des mécanorécepteurs :
le récepteur de Meissner qui a un rôle dans la sensibilité tactile fine (1/2 mm près) et
discriminante (ex: l’extrémité des doigts)
le récepteur de Pacini pour les pressions intenses qu’on retrouve plus profondément
au niveau du derme et à adaptation rapide (sa stimulation n’est jamais maintenue
longtemps, même s'il y a la même pression)
les récepteurs de Ruffini sensibles aux étirements et aux pressions intenses avec une
adaptation lente (reste actif plus longtemps, tant qu'il y a de la pression). On le
retrouve dans les capsules articulaires.
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2. Les nocicepteurs cutanés :
Les nocicepteurs réagissent à différents types de stimuli tels que la pression, la chaleur ou les stimuli
chimiques.
On distingue 2 types de nocicepteurs :
-
Des mécanonocicepteurs qui réagissent à des pressions, des étirements et des déformations locales.
Ils sont constitués de fibres à conduction moyennement rapide. Ils sont les plus rapides
parmi les nocicepteurs mais restent à conduction lente car ils sont un peu myélinisés ( plus
« rapides ») et de petit calibre. (Ruffini, Pacini, Merkel)
-
Les Nocicepteurs polymodaux sont constitués de fibres de type C. Ils sont constitués de fibres
amyéliniques ( plus lents) et de petits calibres entraînant une conduction lente.
Un autre type de récepteurs existe parmi ces fibres C : les nocicepteurs polymodaux silencieux, possédant
un seuil d’activation plus haut. Ils sont retrouvés au niveau de la peau, des viscères et des articulations et
ne s’activent qu’en cas de processus inflammatoires chroniques, permettant le recrutement de ces
nocicepteurs supplémentaires. Ils nécessiteraient donc une sensibilisation pour s’activer au fur et à mesure
car l'inflammation chronique abaisse le seuil d'activation du récepteur.
NB : Une stimulation répétée d'un nocicepteur va provoquer une sensibilisation = abaissement du seuil
d'activation du récepteur on a de plus en plus mal.
3. Les récepteurs de la douleur :
Les terminaisons nerveuses libres sont les extrémités dendritiques d’un neurone bipolaire sensitif
(bipolaire = terminaison dendritique/corps cellulaire). Le corps cellulaire se situe au niveau des ganglions
spinaux ou au niveau du ganglion trigiminal de Gasseir pour la sensibilité de la face et de la tête. L’axone
de ce neurone remonte dans le système nerveux central au niveau de la moelle épinière (par les racines
dorsales), voire au niveau du centre supérieur.
Le sens de conduction physiologique va de la périphérie vers le centre : de l’extrémité dendritique
vers le corps cellulaire, puis du corps cellulaire vers l’axone.
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