
I. Introduction et définitions :
Définition : La douleur est « une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, associée à une
lésion tissulaire réelle ou potentielle, ou décrite dans des termes impliquant une telle lésion » (IASP,
1979).
La douleur est un concept teinté de subjectivité mais reste tout de même réel.
La perception de la douleur va en effet résulter de phénomènes physiologiques, biochimiques et
neurologiques réels. Cependant, l’intensité de cette perception est modulée par le contexte émotionnel
(ex : la peur). La douleur et son intensité sont difficilement évaluables objectivement, mais on peut
l'évaluer subjectivement avec des échelles. La perception de la douleur a une répercussion physiologique.
Il ne faut pas ignorer une personne qui se plaint d'une douleur (même si celle-ci n'a pas d'existence
physiologique). Le patient se sentira encore plus mal si on lui dit que sa douleur est imaginaire. Il faut
essayer de la résoudre, dans ces cas, on peut avouer qu'on ne peut rien faire, mais pas lui dire qu'il n'a
rien. La douleur doit être reconnue comme réelle et prise au sérieux, même si on ne comprend pas ce
qu'il se passe au niveau physiologique. La dimension psychologique est également importante.
Une douleur aiguë a toujours une valeur d’alerte, il est difficile d’apprécier le niveau
d’alerte à cause de cette subjectivité ; plus une personne aura peur, plus la perception de la douleur
sera amplifiée.
Une douleur chronique est un syndrome à part entière qui va être provoqué par d’autres
mécanismes neurophysiologiques. Ce n’est pas forcément une douleur qui alerte sur un phénomène
nouveau, c’est un processus qui s’installe dans le temps.
La sensation de douleur, aigue ou chronique, se fait grâce à des nocicepteurs.
La nociception est un processus sensoriel à l’origine du message nerveux qui provoque la
sensation douloureuse. Les récepteurs permettant la nociception sont appelés des nocicepteurs
(impliqués dans la douleur aiguë et chronique).
Q/R élève 2016 : la différence entre sensoriel et sensitif ?
Sensoriel : organe des sens. Ici, la prof emploie le terme sensoriel au sens large, faisant référence à
l’activation de récepteurs périphériques avec une afférence nerveuse.
Sensitif : concerne la somesthésie.
La somesthésie est toute activité nerveuse liée à la perception du corps (soma).
La somesthésie comprend :
- la sensibilité tactile
- la proprioception
- la nociception
On va maintenant suivre le message douloureux des récepteurs spécifiques jusqu’au cerveau.