
WT/COMTD/SE/M/1
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B. PROGRAMME DE TRAVAIL SUR LES PETITES ECONOMIES - QUESTIONS RELATIVES AU
COMMERCE DES PETITES ECONOMIES - COMMUNICATION DE LA BARBADE, DU BELIZE, DE LA
BOLIVIE, DE CUBA, DE LA REPUBLIQUE DOMINICAINE, D'EL SALVADOR, DES FIDJI, DU
GUATEMALA, D'HAÏTI, DU HONDURAS, DE LA JAMAÏQUE, DE MAURICE, DU NICARAGUA, DE
LA PAPOUASIE-NOUVELLE-GUINEE, DU PARAGUAY, DES ÎLES SALOMON, DE SRI LANKA ET
DE LA TRINITE-ET-TOBAGO (WT/COMTD/SE/W/1)
5. Le Président a déclaré que le document WT/COMTD/SE/W/1, présenté par les délégations de
la Barbade, du Belize, de la Bolivie, de Cuba, de la République dominicaine, d'El Salvador, des Fidji,
du Guatemala, d'Haïti, du Honduras, de la Jamaïque, de Maurice, du Nicaragua, de la
Papouasie-Nouvelle-Guinée, du Paraguay, des Îles Salomon, de Sri Lanka et de la Trinité-et-Tobago,
comportait des questions relatives au commerce des petites économies.
6. Le représentant de Maurice a brièvement présenté le document que sa délégation avait
communiqué conjointement avec plusieurs coauteurs. Il a rappelé que lors de la seconde Conférence
ministérielle, qui s'était tenue à Genève en 1998, la marginalisation croissante des petites économies
avait été reconnue et que des mesures urgentes avaient été requises les concernant. Malheureusement,
il ne s'était pas passé grand-chose à la Conférence ministérielle de Seattle. Lors de la Conférence
ministérielle de Doha en novembre 2001, les Ministres étaient cependant convenus de l'établissement
d'un programme de travail sous les auspices du Conseil général, pour examiner les questions relatives
au commerce des petites économies et définir des réponses à ces questions pour faciliter l'intégration
des petites économies dans le système commercial multilatéral. Après la Conférence ministérielle de
Doha, une série de consultations constructives avait été organisée et le cadre ainsi que les procédures
proposés pour l'établissement du programme de travail avait été présenté au Conseil général
le 1er mars 2002 sous la forme d'une communication du Président. Le Conseil général avait pris note
des modalités et procédures pour le déroulement du Programme de travail sur les petites économies et
les travaux de fond avaient dès lors commencé lors de la première session spécifique du CCD. La
délégation mauricienne espérait donc que les travaux débuteraient sous les meilleurs auspices au sein
du CCD, comme l'avait convenu le Conseil général lors de l'adoption du cadre et des procédures.
7. L'intervenant a poursuivi en déclarant qu'un groupe de pays avait présenté un document
(WT/COMTD/SE/W/1). La liste des coauteurs de ce document n'était pas exhaustive. Les neuf
paragraphes de ce document étaient explicites. Le document identifiait les questions liées au
commerce qui présentaient un intérêt vital pour les petites économies. L'intervenant souhaitait mettre
en exergue trois des neuf paragraphes en question. Tout d'abord, le paragraphe 2 faisait référence au
travail d'analyse et de recherche déjà réalisé par des établissements universitaires et d'autres
organisations intergouvernementales comme l'Organisation des Nations Unies, la Banque mondiale, la
CNUCED et la FAO. Sa délégation avait demandé au Secrétariat de l'OMC de rassembler tous ces
documents qui constitueraient un outil nécessaire à l'identification de solutions commerciales
susceptibles de répondre aux besoins des petites économies. Le Secrétariat de l'OMC avait répondu à
cette demande en fournissant une liste de références aux petites économies lors des discussions à
l'OMC. Sa délégation souhaiterait prendre en considération ces références et s'adresserait de nouveau
au Secrétariat de l'OMC, pour obtenir de plus amples informations. Le représentant de Maurice a
ensuite déclaré que le paragraphe 4 du document soulignait neuf caractéristiques des petites
économies qui les rendaient particulièrement vulnérables. Par exemple, l'alinéa g) du paragraphe 4
faisait référence à l'isolement physique, à la dispersion géographique et à l'éloignement des principaux
marchés. Outre ce dont il était fait mention à cet alinéa, les petits pays insulaires souffraient souvent
de l'isolement géographique qui les empêchait d'établir des liens infrastructurels physiques avec
d'autres pays voisins. Ils ne pouvaient construire des routes transfrontalières du fait qu'ils étaient
insulaires; ils ne pouvaient pas non plus construire de ponts ou de canaux qui permettraient un
transport facile et rapide des biens et des personnes entre pays. En raison de leur isolement, ils
n'étaient pas en mesure de mettre en place des canalisations transfrontalières qui garantiraient un
approvisionnement régulier en produits de consommation de base tels que l'eau, le pétrole et le gaz,