
- Son action est un succès, car la croissance industrielle augmente de 10% par an. Il
privilégie les industries lourdes. Du coup, la Russie devient la troisième puissance
industrielle mondiale en 1939.
- Pour augmenter avantage la puissance industrielle, on recherche la productivité
maximum des entreprises. Mais cela crée des problèmes :
1) d’encadrement : les usines de l’URSS avaient besoin d’ingénieurs et
manquaient de main d’œuvre qualifiée. Les ingénieurs étaient moins bien
payés que les ouvriers. Ils obtiennent le même salaire que les ouvriers en
1931. A la direction des entreprises, il y a des cadres politiques (qui prennent
les décisions). A cette époque, mieux vaut être bureaucrate qu’ingénieur. A
partir de 1934, on fait appel à des ingénieurs étrangers.
2) Stakhanovisme : on va mobiliser les ouvriers pour faire des bonnes
performances. On va également réinstaurer le livret ouvrier. Le travail forcier
augmente beaucoup. On avait annoncé l’égalisation des salaires. Mais Staline
veut que les salaires soient proportionnels à la productivité. Stakhanov était
une ouvrier exemplaire, qui a extrait un nombre record de tonnes de charbon
en 6H avec son équipe. Le danger qui résulte de cela, c’est que l’on relève les
normes (puisque Stakhanov a réussi à produire autant en aussi peu de temps,
d’autres ouvriers devraient être capables de produire plus aussi).
- La propriété paysanne et l’économie de marché sont remplacées par une
appropriation collective (dékoulakisation (on fait disparaître les domaines).
L’économie agricole ne parvient pas à nourrir la population. Une grande famine a
lieu en 1932-1933. L’agriculture est organisée en kolkhozes ( = coopératives
organisées par une loi en 1935 avec une double direction : l’assemblée générale
des travailleurs et une autre structure : les dirigeants nommés par le parti) et
sovkhozes ( = des fermes d’Etat bureaucratiques). La production des kolkhozes est
organisée par la bureaucratie de l’Etat (mais celle-ci est souvent incompétente).
Les ouvriers sont fort taxés des las kolkhozes, mais en compensation, ils reçoivent
un petit lopin de terre qu’ils peuvent cultiver, ou sur lequel ils peuvent faire de
l’élevage. Ces lopins de terre sont très bien soignés et rapportent énormément ( =
± 2% des terres cultivées ; 37% du bétail est élevé là-dessus ; ces lopins
représentent aussi l’essentiel de la production de légumes). Ce surplus agricole
peut être mis en vente sur des marchés (libres), qui permettent d’échapper au
monopole des entreprises d’Etat. Les lopins de terre rapportent plus aux ouvriers
que ce qu’ils gagnent dans les kolkhozes).
- Au début des années 1930, les entreprises privées sont nationalisées (aussi bien
dans le secteur de l’industrie que dans le secteur du commerce).