
En ce qui concerne l'hospitalisation des 16-22 ans, qui ont représenté en 2004 un volume
équivalent à l'occupation à 100% de 15 lits, et compte-tenu d'une part de la réticence déjà
mentionnée tant des patients que de leurs familles, à être hospitalisés dans les services adultes, et
d'autre part de l'analyse diagnostique qui fait apparaître les troubles relevant d'une prise en charge
spécifiquement psychiatrique comme prévalents dans la population des 16-22 ans hospitalisés l'an
dernier à l'EPSM, le groupe se prononce pour :
- La création d'une unité d'hospitalisation spécifique pour adolescents, de 15-20 lits
pour le département, fonctionnant sur le modèle le plus répandu des unités pour
adolescents déjà installées en Métropole, à savoir une admission sur indication
médicale de l'équipe de l'unité, avec une possibilité d'admission rapide mais pas
urgente (pas 24h/24, 7 jours/7) et toujours négociée, et avec un contrat de soins
établi avec le jeune.
- L'identification dans chaque secteur adulte d'un pool réservé aux adolescents,
aménagé dans une zone spécifiée du service (chambres, lieu convivial…), d'un
volume de 4 ou 5 lits.
Remarque : A défaut d'unité spécifique adolescents, la capacité de chaque pool dans les
secteurs adultes devraient être portée à 6-8 lits. Parallèlement, à défaut de pools adolescents, la
capacité de l'unité d'acceuil spécifique devrait être portée à 20-25 lits pour les secteurs du nord de
l'île rattachés à l'EPSM, voire à 35-40 lits si elle devait concerner l'ensemble du département.
La position du groupe est de favoriser un équilibre entre des solutions diversifiées (unité et
pools), tel qu'il est décrit ci-dessus.
L'unité spécifique pour Adolescents doit donc être intersectorielle, et même régionale. Elle ne
doit pas avoir à assumer de façon directe un travail de secteur, celui-ci étant nécessairement à
relayer par le secteur du patient. C'est une structure spécifiquement psychiatrique, et donc rattachée
à l'EPSM en temps que personne morale et juridique, ainsi que sur le plan budgétaire. Pour assurer
l'environnement somatique adéquat (en particulier dans les pathologies aigues), comme pour
favoriser l'accessibilité aux soins d'une population pour laquelle la stigmatisation psychiatrique est
un facteur de réticence important, elle doit être implantée à l'hôpital général (CHD).
2. PRISES EN CHARGE AMBULATOIRE ET A TEMPS PARTIEL.
L'ensemble du groupe s'accorde sur la nécessité de places d'hospitalisation de jour dévolues
aux adolescents, mais en ce qui concerne le Centre Marie DESSEMBRE, le problème de
l'éloignement est parfois questionnant pour un soin qui reste de proximité.
Cette unité fonctionnelle intersectorielle rattachée au secteur 99I01 a entamé un travail de
rencontres avec les hôpitaux de jour adultes vis-à-vis desquels elle a à dégager une spécificité dans
la prise en charge des grands adolescents et jeunes adultes, ainsi qu'avec l'hospitalisation enfants et
adolescents. Ce travail de reformulation du projet institutionnel avec l'ensemble des partenaires se
poursuit ; il s'illustre et se concrétise dans une volonté que chaque patient acceuilli à l'hôpital de
jour bénéficie d'une inscription externe dans des soins ambulatoires sur son secteur.