
PC1 Physiologie de la vision page 5
2. Les milieux de l’oeil : 3 milieux transparents
a) le corps vitré : postérieur
En arrière du cristallin. Substance gélatineuse qui se forme chez l’embryon et dure toute la vie
soutient la face postérieure du cristallin
presse la couche rétinienne contre la choroïde : participe à la pression oculaire qui s’oppose à l’écrasement de l’oeil.
b) cristallin :
En situation médiane.
Forme de lentille biconvexe de 10 mm de diamètre, et d’épaisseur variable, proche de 5 mm. Il peut changer son rayon
de courbure permettant l’accommodation ( avec l’âge). Il est entouré par une capsule mince, élastique de collagène. Il
est suspendu dans l’oeil par un ligament suspenseur annulaire : la zonula.
au repos : le ligament est tendu, le cristallin aplati, la vision de loin est nette (muscles ciliaires relâchés)
accommodation : la contraction des muscles ciliaires permet le relâchement du ligament. Le cristallin prend
sa courbure de repos : la vision de près est nette.
Pathologie :
Cataracte : perte de transparence du cristallin.
Presbytie : perte de la souplesse du cristallin à partir d’un certain âge.
c) humeur aqueuse : antérieure
De composition comparable au plasma, entre cornée et cristallin, dans la chambre antérieure. Elle est sécrétée par les
corps ciliaires, renouvelée en permanence et réabsorbée (par le canal de Schlemm). Elle fournit des nutriments et l’O2 à
la cornée. Les troubles de la circulation et de la réabsorption de l’humeur aqueuse sont à l’origine d’une augmentation
de pression et de pathologie grave : le glaucome.(pression normale : 20 mm Hg) vision floue et céphalée (diagnostic
par prise de pression en appuyant sur la cornée après anesthésie locale – par tonomètre).
3. L’iris
C’est un diaphragme coloré en fonction de la quantité de pigment mélaniquesen brun ou en bleu. Il est percé en son
centre par la pupille, de diamètre variable grâce à 2 systèmes de muscles lisses :
sphincter périphérique annulaire calibre : innervation SN parasympathique
muscles dilatateurs radiés du centre vers la périphérie : innervation sympathique.
des anticholinergiques dilatent la pupille : permet l’examen des structures internes de l’œil.
4. Muscle ciliaire
Muscle lisse à 2 faisceaux :
faisceau antérieur : fibres longitudinales
faisceau postérieur : fibres circulaires.
quand les fibres longitudinales se contractent, elles font avancer le cristallin qui va se trouver dans une partie plus rétré-
cie de l’oeil : le rayon de courbure augmente accomodation.
quand les fibres postérieures circulaires se contractent : ressere le cristallin sur lui-même : il bombe.
détend le ligament suspenseur dans les 2 cas et le cristallin bombe car le ligament suspenseur est relâché.
parasympathique contraction (atropiniques empêchent la contraction : vision floue).
sympathique relâchement.
5. Rétine
Partie sensorielle. Elle n’existe pas tout à fait en avant de l’œil : elle s’arrête avant le cristallin. (ora serrata)
Transparente, incolore, 10 couches.
Les cellules sensorielles sont les plus profondes, au contact de la chambre noire : la lumière doit traverser l'ensemble des
9 autres couches avant d’atteindre les photorécepteurs.