0.0 Croissance et DD Progr plan 2017 II B

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3. Économie du développement durable
3.1 La croissance économique est-elle compatible avec la préservation de l'environnement ?
Acquis de première :
externalités, droits de
propriété, offre et
demande, défaillances
du marché.
Capital naturel, physique, humain, institutionnel,
biens communs,
soutenabilité.
Règlementation,
taxation,
marché de quotas d'émission.
Indications complémentaires
On expliquera pourquoi l'analyse économique du développement durable, qui se fonde sur la préservation des
possibilités de développement pour les générations futures, s'intéresse au niveau et à l'évolution des stocks de chaque
type de capital (accumulation et destruction) ainsi qu'à la question décisive du degré de substitution entre ces
différents capitaux.
On évoquera, à l'aide d'exemples, les limites écologiques auxquelles se heurte la croissance économique
(épuisement des ressources énergétiques et des réserves halieutiques, déforestation, augmentation de la
concentration des gaz à effet de serre, etc
L'exemple de la politique climatique permettra d'analyser les instruments dont disposent les pouvoirs publics pour
mener des politiques environnementales. En lien avec le programme de première sur les marchés et leurs
défaillances, on montrera la complémentarité des trois types d'instruments que sont la réglementation, la taxation, les
marchés de quotas d'émission.
Plan
I. La question écologique devenue incontournable:
…
A. Economie et écologie inconciliables ?
1. Les limites écologiques de la croissance
économique…
a. Explications à partir des approches du PIB (amont
et aval)...
b. … et en termes de défaillances du marché
(Externalités négatives et myopie du marché
notamment)
Bilan : Le développement durable suppose la
préservation des possibilités de développement
pour les générations futures
2. …ou l’enjeu de la cohérence des différents niveaux
de capital.
a. Des stocks…
b. … soumis à une logique systémique…
c. … conditionne le bien (ou le mal !) être de la
population.
Bilan : Le développement durable peut-il être
assuré ? Comment ?
B. … quelles questions soulevées par le
développement durable ?
1. La question de la soutenabilité*…
a. Une logique stock / flux contraignante…
b… et la question de l’innovation :
c. …ses apports et ses limites
Bilan : On voit que le degré de substitution est
décisif.
2. ... et les débats qui l’anime : forte ou faible ?
a. Principes…
b… enjeux.
Bilan : On voit qu’une question aussi essentielle ne
fait pas l’unanimité. La question est complexe car
fait justement référence à la cohérence du système
des différentes formes de capital.
II. …exige une réponse efficace : quelle(s) politique(s) pour préserver les possibilités
de développement pour les générations futures ?
A. Les instruments imparfaits dont dispose l’Etat…
1. Il existe une panoplie de mesures possibles qui …
a. La contrainte légitime : normes…
b… taxes…
c. …incitations.
Bilan : Faire face aux limites du marché…
2. …doit être de nature à contraindre ou accompagner le marché.
a. a. Modifier les prix relatifs…
b. …pour (ré-) orienter l’offre et la demande.
Bilan : … et limiter l’échange marchand ?
B. … nécessitent de s’appuyer sur leur complémentarité : le cas des politiques
climatiques.
1. Typologie des politiques climatiques et leurs effets…
a. Effets quantités et…
b… effets sur les prix.
Bilan :
2. … pour dissuader et/ou inciter : forces et faiblesses des outils …
a. Forces relatives…
b… et faiblesses des outils des politiques climatiques.
3. … conduit à les associer : s’appuyer sur les institutions et le marché afin d’en dépasser
les limites réciproques.
a. Compensation des insuffisances…
b… et synergies.
Bilan :
Conclusion : Quelle priorité ?
Loi  taxes  quotas
vs Quotas  taxes  lois
Synthèse p.152 à 154 et 176 à 178
II. … quelles politiques … ?
A. Les instruments imparfaits dont dispose l’Etat…
B. … nécessitent de s’appuyer sur leur complémentarité : le cas des politiques climatiques.
1. Typologie des politiques et de leurs effets attendus …
a. Effets quantités…
Afin d’empêcher leur
production, il est tout
d’abord possible d’agir à la
source des externalités
négatives par la
réglementation, c’est-à-dire
par leur interdiction directe
ou indirecte, totale ou
partielle. Il s’agit alors pour
les pouvoirs publics
d’établir des règles ainsi
que les sanctions
nécessaires à leur respect
par les agents
économiques. […]Pour la
question du climat, la
réglementation peut
concerner de nombreux
domaines : les normes
peuvent s’appliquer sur les
moteurs et limiter les
émissions des véhicules,
sur la construction afin de
limiter la consommation
d’énergies fossiles, sur
l’urbanisation pour
favoriser les déplacements
« doux »…
Eduscol – Ministère de
l’Education National Programme
Terminale ES 2013
Arthur Cecil Pigou (1877-1955)
publie en 1920 Economics of
welfare. S’interrogeant sur cette
question des externalités négatives,
il propose l’établissement de taxes
imputables au pollueur. […]
Imposées par les pouvoirs publics,
ces taxes constituent pour le
pollueur un coût supplémentaire qui
s’ajoute au coût privé marchand, ce
qui modifie son calcul de production
optimale. À court terme, le
producteur est ainsi incité à moins
produire, donc à réduire les
émissions polluantes À moyen et
long terme, il pourra également être
encouragé à utiliser des
technologies de production moins
polluantes pour minimiser son
paiement de la taxe.
L’incitation à réduire le volume de
production ou à investir pour
supprimer ou réduire les émissions
nocives sera d’autant plus forte que
le niveau de la taxe sera élevé. En
Eduscol – Ministère de l’Education National toute logique, le niveau de cette
Programme Terminale ES 2013
taxe doit également refléter
http://savoir.neopodia.com/
l’importance des dommages.
(1/3) Et Kyoto créa le crédit-carbone...
Ronald Coase (1910- ) publie en
1960 The problem of social cost. Pour
cet auteur, la redéfinition des droits de
propriété privée, notamment par
l’institution de « droits d’émission » et
la création d’un marché de ces droits,
peut se substituer avantageusement à
l’établissement d’écotaxes. Le volume
total d’émissions autorisées est alors
fixé par les pouvoirs publics, qui
distribuent ces « quotas d’émission »
aux agents émetteurs, selon des
modalités – gratuité ou vente aux
enchères – qui n’ont aucune incidence
sur les incitations. Ces quotas sont
ensuite échangeables sur le marché
ainsi créé, qui détermine un prix par
simple confrontation de l’offre, dont
le volume est fixé par les pouvoirs
publics, et de la demande, émanant
des émetteurs. L’émission polluante
comporte donc ainsi un coût privé
additionnel pour le producteur.
+ (2/3) Transactions en bourse
+ (3/3) La taxe carbone
Eduscol – Ministère de l’Education National
Programme Terminale ES 2013
II.B.1.a.1 Rappelez pourquoi la
défaillance du marché fait que le
prix (ou son absence !) n’est pas un
obstacle à l’utilisation des biens
communs environnementaux (effet
« passager clandestin » ; aléa
moral ;…)
II.B.1.a.2 Dans quel sens doit-on
orienter le coût (donc le prix de
revient) de ces biens et leur
utilisation (quantités) ?
II.B.1.a.3 En quoi la politique de la
règlementation* a d’abord un effet
quantitatif ?
II.B.1.a.4 En quoi la politique de
marchés des quotas d’émission*
repose d’abord sur un critère
quantitatif ? En quoi la quantité de
droits émise par les pouvoirs
publics est-elle déterminante quant
au niveau des prix ?
II.B.1.a.5 En quoi la politique de
taxation*peut conduire à modifier
des choix dans l’usage de biens ou
services plus ou moins polluant ?
En quoi l’effet prix est-il
déterminant dans ce choix
quantitatif ?
b. … et effets prix.
Document 1
Bonus-Malus dans le secteur automobile :
définitions et barèmes pour 2017
Le "bonus écologique"
Le système bonus vise à récompenser, via une aide financière à
l’achat ou à la location de longue durée (2 ans et plus), les
acquéreurs de voitures neuves émettant le moins de CO2. Plus
les émissions de CO2 du véhicule sont faibles, plus le bonus
écologique est important. Les camionnettes électriques
(émettant de 0 à 20g/CO2/km) ont également droit au bonus de
6 000 euros.
 Voiture particulière ou camionnette émettant jusqu’à 20
grammes de dioxyde de carbone par kilomètre : 6 000 € (limité
à 27 % du coût d’acquisition) – véhicules 100 % électriques
 Voiture particulière ou camionnette émettant entre 21 et 60
grammes de dioxyde de carbone par kilomètre : 1 000 € –
véhicules hybrides rechargeables ;
 Les véhicules diesels ne peuvent pas bénéficier du bonus.
 Nouveau bonus pour les véhicules à 2 ou 3 roues et les
quadricycles électriques d’une puissance moteur supérieure ou
égale à 3 kW.
Le "malus écologique"
Le dispositif du malus a pour but d’orienter les achats de
véhicules neufs vers les véhicules les moins émetteurs de
dioxyde de carbone. Si le véhicule acheté émet plus de 126
gCO2/km, il y aura un malus. Le coût du certificat
d’immatriculation du véhicule sera majoré selon le taux
d’émissions de CO2/km rejeté. Plus le modèle est émetteur de
CO2, plus le malus augmente. Le malus s’applique aux
véhicules immatriculés pour la première fois en France à partir
du 1er janvier 2008. L’étiquetage CO2 des véhicules permet de
renseigner le consommateur sur le niveau d’émission du
véhicule.
Document 1(suite)
Montant du malus
Taux de CO2/km
Montant du malus
taux ≤ 126
0€
127
50 €
167
4 050 €
191≤ taux
10 000 €
Document 2
Volumes de transactions de quotas(1)depuis le
lancement du système d'échange de quotas dans
l'Union européenne
Volumes
changés
(en millions
de quotas)
Valeur des
transactions
(en millions
d'€ courants)
2005
262
5 400
Prix
moyen
du quota
en €
courants
20,6
2006
828
14 500
17,5
2007
1 458
25 200
17,3
2008
2 731
61 200
22,4
2009
5 016
65 900
13,1
Source : « Références économiques pour le développement durable, Prix du
quota de CO2 et taxe carbone : quelques éléments de cadrage», DE
PERTHUIS Christian, DELBOSC Anaïs, Conseil Economique pour le
Développement Durable, 2010.
(1) Un quota représente un droit d’émission d'une tonne de
dioxyde de carbone (CO2).
II.B.1.b.1 En quoi le principe
de la taxe correspond à celui
de « pollueur payeur » ? En
quoi cela permet-il
d’internaliser des coûts
auparavant externalisés ? Sur
une courbe d’offre cumulée
montrez qu’un coût plus élevé
élimine davantage d’offreurs.
II.B.1.b.2 En quoi une norme
engendre- t-elle des coûts
pour les producteurs ou les
utilisateurs de véhicules plus
ou moins polluants ?
Comment cela va-t-il orienter
la demande de véhicule ?
(courbe de demande cumulée)
Pourquoi les fabricants vontils modifier leur offre ?
Comment le stock de véhicules
doit-il évoluer ?
II.B.1.b.3 Calculez et
représentez l’évolution du prix
du quota en indice base 100
en 2005. En quoi l’évolution
jusqu’en 2008 pouvait-elle
être favorable en termes
écologiques ?
Bilan : Il existe trois vecteurs de la politique climatique qui vise à entretenir le capital naturel dans une optique de développement durable.
Ces politiques permettent de dissuader les choix des acteurs économiques qui le dégradent et d’encourager tout choix qui pourrait le
préserver.  E.C.1. Présentez les trois types d'instruments d'une politique climatique. Am du Nord 2013
2. … pour dissuader et/ou inciter…
a. Forces relatives …
[…] En 1974, les travaux scientifiques de Sherwood ROWLAND
et de Mario MOLINA ont établi un lien direct entre
l’appauvrissement de la couche d’ozone et l’émission dans la basse
atmosphère de chlorofluorocarbures (CFC), substances
anthropiques utilisées depuis 1928 sous forme de fluides
frigorigènes dans les équipements de réfrigération et de
climatisation.
[…] En 1985, 28 pays (dont la France) adoptent la Convention de
Vienne pour la protection de la couche d’ozone. Elle prévoit des
mesures de réglementation, qui seront formulées dans le futur
protocole. Le 16 septembre 1987, après deux années de
négociations, est signé par 46 pays le protocole de Montréal relatif
à des substances qui appauvrissent la couche d’ozone. Une de ses
dispositions prévoit que la production et la consommation des cinq
principaux CFC seront réduites de moitié en 1999 par rapport aux
niveaux de 1986. Aujourd’hui, la production et la consommation
de 8 catégories de substances appauvrissant la couche d’ozone
(SAO) sont réglementées par les mesures du Protocole. […]
A l’article 2 du Protocole sont fixés des calendriers
d’élimination des SAO. Cependant, il est accordé des délais plus
longs aux pays en développement, précisés dans l'article 5 du
Protocole. […]
Il existe pour la plupart des usages des substituts aux SAO
inoffensifs pour la couche d’ozone. Mais demeurent des usages
dits « essentiels » ou « critiques » pour lesquels il n’existe aucun
produit de remplacement. Ces usages ne sont pas interdits par la
réglementation mais soumis à des quotas annuels. C’est le cas, par
exemple, des quantités de bromure de méthyle utilisées pour
désinfecter des châtaignes fraîches ou des quantités de CFC dans
les inhalateurs doseurs utilisés dans le traitement de l’asthme.
Dossier de presse - 20e anniversaire de la signature du Protocole de Montréal relatif aux
substances appauvrissant la couche d’ozone –
13 septembre 2007
Les systèmes
d’échange de quotas
permettent aux acteurs
concernés de choisir, par
un arbitrage économique,
entre réductions internes
des émissions et vente
ou achat de quotas, de
façon à ce que les
réductions d’émissions
de gaz à effet de serre
soient faites là où elles
ont le plus faible coût
économique. Les
marchés de quotas se
sont avérés plus faciles à
accepter par les
émetteurs que les taxes
ou les normes puisqu’ils
laissent aux acteurs
privés la liberté de
décider des moyens
qu’ils souhaitent utiliser
pour se mettre en
conformité. La réduction
des émissions de gaz à
effet de serre sera
proportionnelle à la
contrainte fixée par le
régulateur politique via le
plafond d’émissions fixé
et donc la quantité de
quotas distribués.
Les taxes
permettent de
donner un prix à
chaque tonne de
gaz à effet de serre
émise […] : les
émetteurs
réduisent leurs
émissions tant que
le coût de cette
réduction (coût
marginal*) est
moins élevé que le
prix de la taxe. La
taxe a l’avantage
de pouvoir tenir
compte des
spécificités
économiques des
secteurs d’activité
concernés et donc
d’être modulées
(exemption
partielle ou totale).
Source :
http://www.cdcclimat.com/Lerole-des-instruments.html
II.B.2.a.1 En quoi la
mise en place de la
« norme produit» estelle relativement
simple à mettre en
place et efficace à
priori ? Pourquoi
peut-elle empêcher
mécaniquement des
pollutions
irréversibles ?
II.B.2.a.2 Pourquoi
l’établissement de
droits de propriété
redonne-t-il
au « signal prix » tout
son rôle
économique ? En quoi
la présence d’un prix
va-t-il encourager les
externalités positives
et dissuader les
externalités
négatives ?
II.B.2.a.3 En quoi la
taxe permet-elle de
davantage moduler
son impact en
fonction de chaque
acteur notamment
lorsqu’elle n’est pas
fixe (forfaitaire) mais
proportionnelle ?
b. … et faiblesses des outils.
« Tout pour le mieux dans
la meilleure des villes ? Non,
un point noir : l'autoroute
A35, nord-sud, qui coupe
Strasbourg à un kilomètre et
demi de la cathédrale. Cent
soixante mille véhicules
l'empruntent chaque jour, dont
15 000 camions. Pour y
remédier, un projet de
quarante ans d'âge, le Grand
contournement ouest (GCO),
remis au goût du jour. […] «
C'est un projet absurde, dit
l'élu écologiste Alain Jund.
Quatre-vingt-cinq pour cent
du trafic de l'A35 émane de
gens qui entrent ou sortent
quotidiennement de
Strasbourg. Pourquoi iraientils prendre une autoroute
payante à 20 kilomètres de la
ville ? » Le reste du trafic, ce
sont les camions allemands,
néerlandais, danois, qui,
depuis l'adoption par Berlin
d'une écotaxe poids lourds,
abandonnent l'autoroute
allemande au nord de
Strasbourg pour rejoindre
l'A35, gratuite... […]
COP21 : Strasbourg, un tram
d'avance - Télérama - 05/12/2015 Vincent Remy
Néanmoins, une norme
s’applique mal à des
émetteurs très différents car
elle est uniforme : une norme
ne tient pas compte de
l’impact économique des
coûts de réduction des
émissions qui peuvent être
insignifiants pour une grosse
entreprise et fatals pour une
PME. Une norme peut ainsi
engendrer des effets pervers
(notamment sur l’emploi ou
apparition de pratiques de
contournement : fraude ou
délocalisation des activités
polluantes dans un pays sans
normes) qui compromettent
son efficacité économique
d’ensemble. De plus la norme
d’émission de CO2 n’assure
pas l’atteinte d’un volume
d’émissions de gaz à effet de
serre donné : par exemple la
norme de 130 g de CO2/km
est inefficace si le nombre de
voitures vendues à cette
norme explose (équipement
des ménages chinois par
exemple). Enfin, une
réglementation n’incite pas à
abaisser les émissions sous
la norme.
Source : À partir de Jean-Philippe Barde,
Economie politique de l’environnement,
PUF 2012 et de
http://www.cdcclimat.com/Le-role-desinstruments.html
II.B.2.b.1 En quoi
chute record du prix du CO2
observe-t-on un effet
Déjà tombé sous les 10 euros depuis novembre 2011, de substitution de la
le cours du CO2 – qui avoisinait encore les 35 euros au
part des poids
début de 2008 –, est déprimé depuis de longs mois,
lourds allemands ?
pénalisé par la morosité de l'industrie européenne et par
En quoi la politique
l'abondance des quotas. "Il y a trop de permis à cause de
d’écotaxe allemande
la récession", a averti Isaac Valero, porte-parole de la
commissaire chargée du climat, Connie Hedegaard. […] est-elle compromise
par son absence en
Mme Hedegaard a proposé de geler la mise aux
enchères de 900 millions de tonnes sur ce laps de temps, France ?
II.B.2.b.2. Pourquoi
décevant les attentes des spécialistes du marché, qui
attendaient un gel de 1,4 milliard de tonnes. L'idée est de la norme est-elle
relever les cours pour rendre plus attractifs les
parfois incapable
investissements dans les énergies renouvelables.
d’atteindre un
Mais les Etats sont divisés. "Certains soutiennent cette
plafond souhaité
proposition, d'autres non, et plusieurs grands Etats,
d’émission ?
l'Allemagne et le Royaume-Uni, n'ont toujours pas arrêté II.B.2.b.2. Pourquoi
leur position", a expliqué Isaac Valero. Le Parlement
un prix bas des
européen doit d'abord "dire si la Commission peut geler
quotas peut-être un
des quotas ou pas", a-t-il indiqué. Mais les commissaires
échec ? En quoi la
sont aussi en désaccord sur cette question. […]
politique des quotas
Quelque onze mille entreprises des vingt-sept pays
reste-t-elle
membres de l'UE et de trois pays associés achètent une
dépendante des
partie des certificats par l'ETS. Les autres leur sont
compromis
accordés gratuitement et ils peuvent les mettre en vente
étatiques ? De la
s'ils ne les utilisent pas. Mais la crise a réduit les
activités et le prix de la tonne de CO2 a chuté. Or, il
conjoncture ?
Marché européen du carbone :
devrait osciller entre 24 et 30 euros pour dégager des
revenus suffisants afin de financer les investissements
nécessaires au développement des énergies
renouvelables.
Le Monde.fr avec AFP | 21.01.2013
3. … conduit à les associer : institutionnalisation et ajustement marchand pour dépasser les limites réciproques.
a. Compensations des insuffisances… b. … et synergies : illustrations.
Cf. ci-dessus :  Marché européen du carbone : chute record du prix du CO2
II.B.3.a.1 En quoi les
+
Le prélèvement d’une nouvelle taxe se traduit par de nouvelles recettes fiscales que les pouvoirs publics pourront
affecter à la réparation, au moins partielle, des dommages causés. Ils peuvent aussi affecter une part de ces recettes à
la réduction de la pression fiscale sur d’autres facteurs, notamment le travail, auquel cas l’emploi s’en trouvera
stimulé : on parle alors de « double dividende ».
Eduscol – Ministère de l’Education National Programme Terminale ES 2013
+
La Commission européenne a invité, lundi 21 janvier, les Etats de l'Union à se prononcer rapidement sur sa
proposition de geler la mise aux enchères de 900 millions de tonnes de quotas de CO2 sur la période 2013-2015, afin
de relever le prix du carbone, trop bas pour financer les investissements dans les énergies renouvelables. […]
Mais la crise a réduit les activités et le prix de la tonne de CO2 a chuté. Or, il devrait osciller entre 24 et 30 euros
pour dégager des revenus suffisants afin de financer les investissements nécessaires au développement des énergies
renouvelables.
Le Monde.fr avec AFP | 21.01.2013
+
La croissance comme solution aux problèmes environnementaux
Prenant le contre-pied de Meadows et alii (1972), certains avancent que la corrélation entre croissance et pollution
est un leg de la révolution industrielle. De nos jours, dans les pays développés, la tertiarisation des activités d’un
côté, des politiques efficaces de l’environnement, de l’autre, contribuerait à défaire ce lien. Dans le cadre de travaux
préparatoires à la signature de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), G. Grossman etA Krueger
(1993) montrent que la pollution par le dioxyde de soufre augmente avec la croissance du PIB par habitant, jusqu’à
atteindre un maximum, pour ensuite diminuer à mesure que le PIB par habitant continue à croître. La courbe qui
prend la forme d’un U inversé entre pollution et revenu national évoque celle de Simon Kuznets sur le lien entre
croissance et réduction des inégalités. En 1994, le département Environnement de la Banque mondiale, a même
rebaptisé ce résultat « courbe environnementale de Kuznets ».
Cette approche laisse penser que l’environnement est un bien de luxe auquel les pays en développement pourront
accéder plus tard. Elle est optimiste sur la capacité de l’humanité à gérer les atteintes à l’environnement, y compris
les dégradations irréversibles. La croissance n’apparaît donc plus comme la source des problèmes environnementaux,
mais comme une solution.
« Développement et environnement », cahiers français n°337 Mars avril 2007, page 7.
Bilan : Tableau de synthèse des forces et faiblesses de chaque instrument de politique climatique.
quotas, en amont du
marché, jouent-ils un
rôle de normes
permettant de choisir le
niveau de pollution
acceptable ? Pourquoi
réduire les quotas
accordés ? Quel est
l’effet attendu sur le
marché ? (représentez
graphiquement le
déplacement de la
courbe d’offre de
quotas)
II.B.3.a.2. Pourquoi le
marché de quotas
d’émission peut-il
favoriser le
financement privé
d’investissements
écologiques comme la
taxe pour les
investissements
publics ?
II.B.3.a.3. En quoi la
« courbe
environnementale de
Kuznets » relève d’une
logique de
soutenabilité forte ?
 Document transition vers la partie sociologique du programme.
“L'écologie, c'est le CO2, mais aussi le capitalisme, la modernité...”




Les politiques ne sont-ils pas dramatiquement en retard sur les scientifiques et une partie de la société civile ?
« Les politiques n'agissent en dernier ressort, que lorsqu'ils y sont acculés. Quant à obtenir un accord contraignant,
c'est impossible. Cela supposerait qu'il y ait un Etat mondial. En revanche, nous voilà, enfin, dans une situation de conflit,
où les Etats confrontent leurs positions et leurs responsabilités respectives. Pour la première fois, nous abandonnons l'idée
selon laquelle, le problème étant global, cela suffit à nous unifier. C'est une énorme avancée pour ces questions d'écologie,
qui baignent depuis des années dans le béni-oui-oui, au nom d'un « amour de la nature » censé nous unifier. La nature
n'unifie pas, elle divise, il est temps qu'on voie et pense ces divisions. […] »
Naomi Klein parle elle aussi de guerre, mais d'une guerre contre les énergies fossiles et le capitalisme...
Naomi Klein dramatise la situation par une scénographie […], qui fait du capitalisme un monstre global. C'est
efficace, comme peut l'être Guignol, mais aussi très simplificateur. Le capitalisme, pas plus que le globe ou la nature, n'est
unifié, et les guerres que j'évoque sont multiples. Je les appelle « guerres pour l'occupation des territoires ». Il ne s'agit pas
de géopolitique classique. Aujourd'hui, les territoires sont « occupés » par d'autres forces que les Etats souverains. Les îles
du Pacifique, par exemple, sont rattachées à d'anciennes puissances coloniales — Etats-Unis et France. Et aujourd'hui, la
Chine, et des décisions émanant d'entreprises, de lobbies des énergies fossiles, enfoncent ces îles sous l'eau et les «
occupent »...
La situation actuelle rappelle l'Empire romain germanique, avec une multitude d'entités imbriquées. Pour
imaginer une recomposition, il nous faut d'abord accepter cet état de décomposition, de démultiplication. Les Français, par
exemple, sont partagés en tant qu'Etat — pour ou contre le nucléaire —, mais aussi en tant qu'individu — dois-je manger
de la viande, parler climat à une terrasse chauffée en hiver, etc. ? Quel monde souhaitons-nous en 2030, pour nous, nos
enfants ? La question s'adresse aussi bien aux climato sceptiques, aux Etats, aux individus qu'aux lobbies des énergies
fossiles. Et c'est ce qui en jeu avec la COP21, même si la négociation est simplifiée par le fait que n'y sont représentés que
les Etats souverains, se posant un petit nombre de questions concernant les émissions de CO2. Mais c'est quand même
inouï, une assemblée politique qui discute du climat ! Nous sommes vraiment face à un nouveau régime.
Un nouveau régime, mais doté d'institutions anciennes et inadaptées...
Certes, mais songez qu'elles n'ont que 20 ans ! Nous avons mis deux siècles à construire l'idée de développement
avec convergence générale sur une terre qu'on voyait sans limites ; cette transformation prendra sans doute autant de
temps et va nous conduire à des situations beaucoup plus tendues. Mais la rapidité d'absorption de la politique est quand
même sensationnelle. […]
Interview de Bruno Latour (philosophe) par - Weronika Zarachowicz - Télérama - Publié le 30/11/2015.
Q.1.Pourquoi la
question du
climat rend les
pays
« solidaires » de
fait ?
Q.2.Pourquoi
cette situation est
aussi
conflictuelle ?
(notamment du
fait des inégalités
de
développement)
Q.3.En quoi ces
conflits
impliquent des
Etats, des
groupes et des
individus ?
Q.4.En quoi le
cœur de la
résolution passet-telle par
l’évolution du
capital
institutionnel ?
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