
occidentaux retirent toutes les aides à la Birmanie au regard du régime dictatorial. Le SLORC
abandonne le capitalisme. Cet abandon reste limité dans ses applications car le vrai but du
SLORC est de construire un capitalisme d’Etat.
b) Déroulement de l’opération d’ouverture :
Le gouvernement birman fait un choix qui est d’ouvrir les frontières. La Birmanie a
commencé par normaliser, légaliser au plan commercial les relations avec la Chine populaire
et la Thaïlande. Des accords commerciaux sont signés avec la Chine et la Thaïlande. Elle
légalise l’ensemble du traffic frontalier. Le commerce frontalier est officiellement réouvert.
Elle installe 10 postes de douanes à des points stratégiques, par la suite ils seront consolidés
par des opérations militaires.
Cependant, la libéralisation reste limité puisque les produits les plus stratégiques des échanges
internationaux restent sous le contrôle de l’Etat (pierres précieuses, bois, hydrocarbure, riz).
La quasi totalité des produits agro-industriels et tous les produits miniers sont sous le contrôle
de l’Etat.
En parallèle pour faciliter le développement de ses échanges, le gouvernement birman modifie
sa politique monétaire. Il gonfle la masse monétaire (64-85 et 1987 : démonétisation). Il
apprend à réguler la monnaie. En 1989-92, la masse monétaire augmente de 40% à 50% par
an d’où inflation. A partir de 1993, l’accroissement monétaire est limitée. Seulement, le fait
de jouer sur la masse monétaire ne joue que sur l’économie officielle et pas sur l’économie
parallèle.
Le gouvernement birman veulent donc encourager les fonds de l’économie parallèle à
s’officialiser. En 1994, le gouvernement autorise les personnes physiques ou morales à
déclarer leur capitaux. Ils paieront une taxe de 10% à 20%. Ce qui leur permettront de
blanchir des actifs et des fonds acquis de manière douteuse. Comme les fonds blanchis étaient
en monnaie étrangère ($ ou or) cela implique une modification des dispositions face au
contrôle des changes.
C’est un problème énorme en Birmanie. Le cours officiel de la monnaie est de 6 kiat pour 1$.
Dans l’économie parallèle, il est de 300 kiat pour 1$. Le gouvernement tente donc de réduire
la capacité des birmans à échanger en $. Même si les fond ont été blanchis, on assiste à une
dollarisation de l’économie birmane.
En 1993, en s’inspirant des mesure chinoises des années 80’s, le gouvernement crée des FEC
(Foreign Exchange : monnaie pour étranger) : 1$ = 1FEC
A la fin de 1995, le gouvernement autorise les birmans à détenir des FEC. Pour les birmans, il
y a un autre taux : 1 FEC = 100 kiat. En déc. 95, le marché parallèle indiquait 1$ pour 200
kiats. Se créer un marché de change pour les birmans.
En juin 1996, un taux de change supplémentaire est crée : le Near Market Rate. Ce taux est
réservé au calcul des Droits de douane, sur la base de 100 kiats pour 1$ (marchandises
importées).
BILAN sur la question monétaire :
Aujourd’hui, la Birmanie fonctionne avec 3 taux de change, voire plus.