Neuropsychologie clinique et expérimentale

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NEUROPSYCHOLOGIE
RAPPEL : Dégénérescence rétrograde et antérograde
Le coté proximal dégénère dans la partie la plus distale, le neurone
lésé risque de mourir mais également les neurones qui lui sont
connectées = dégénérescence transneuronale. Plusieurs mois après,
on peut considérer des dégénérescences dans d’autres structures ! (à
plus grande distance), mis en évidence dans le système visuel. Si le
nerf est sectionné prés de l’œil, plusieurs mois après mène à une
dégénérescence dans le cortex optique ! Vice-versa, si on considère
ce système visuel, il n’y a pas obligation de léser pour obtenir cela=en
effet, pendant le développement, ou on prive de vision pendant une
période critique, les neurones sensibles a ce stade de développement.
I Régénération dans le système nerveux central.
Rappel : SNPeriférique et animaux
Régénération in brain and spinal cord. Au niveau du système nerveux
périphérique, même les animaux sont capables de rétablir des
connections après section d’un nerf périphérique. La partie proximale
repousse au delà de la section pour réinerver le champ périphérique
(en temps normal).
La réinervation périphérique est utilisée par les chercheurs
pour utiliser un nerf moins important.
A) SNC :
Une fois le développement terminé, les neurones de la croissance et
de la régénération des axones et des dendrites sont taries de
manière irrévocable. Dans le cerveau adulte, les vois nerveuses sont
fixes et immuables, tout peut mourir, rien ne peut régénérer. Le SNC
a un potentiel de régénération mais des obstacles à franchir qui
peuvent s’opposer à la régénération.
SPERRY fait l’étude de la régénération de SNC
d’amphibiens (à sang froid) et de poissons dans la partie retinotectale. Il sectionne le nerf optique et constate une régénération
vers le tectum.
<La carte de régénération et de développement normal sont
identiques, les structures liées sont les mêmes. Lorsque les fibres
sont dilacérées, elles retrouvent toutes leurs connections d’origine.
Hypothèse : « la chemo-affinité » une étiquette cytochimie qui
permettent de reconnaître les fibres. C’est différent de la
plasticité ? C’est la cible que porte les éléments chimiques qui
permettent de re-recabler correctement.
Une équipe Suédoise utilise l’histofluorescence qui permet
de suivre la croissance des neurones (dans les années 70). Les
neurones poussent mais Björklund greffe dans le cerveau, dans les
lésions, des neurones périphériques (ex des muscles) pour voir si ils
allaient être ré innervés.
La lésion est au niveau du TC chez le rat, où il y a beaucoup de
neurones Noradrénergiques et Serotoninergiques avec une
implantation d’iris dans le cerveau. Les neurones ré innervent l’iris
avec un pattern normal du point de vue anatomique= la cible impose la
réinervation, les cibles deviennent fonctionnelles. On implante des
électrodes et on stimule les neurones, l’Iris se contracte. Dans le
cerveau d’un mammifère adulte, il y a une réinnervaton fonctionnelle.
Dans une autre expérience, on fait aussi une introduction dans
le site lésionnel.
En greffant un muscle innervé par des neurones
cholinergiques ? Il y a régénération et réinervation par des neurones
cholinergiques (différence limitée à un type de neurones)
Les travaux d’Agvayo, éviter de greffer des cellules
périphériques sur un modèle retino-tectale. Si les neurones
sectionnés à l’arrière de la rétine ne repousse pas, je leur donne
l’environnement des neurones périphériques. Il retrouve un nerf
sciatique et le greffe à l’arrière de l’œil. Pour suivre la croissance, je
vais le faire cheminer sous la peau du crâne pour l’amener au tectum
optique.
Les axones régénèrent et parcours tous tout le segment de
nerf périphérique et réinnerve une partie du tectum optique. La
survie des neurones ganglionnaires de la rétine est plus grande quand
il y a des nerfs que quand il n’y a pas de greffe. Dans cette petite
zone au delà de la jonction sciatique-tectum, on enregistre de P.A.
Il existe un potentiel de régénération au niveau central ce
qui fait que ça marche est l’environnement. Les cellules de Schwann
sont capables de libérer des NGF et favorisent la croissance. Les
oligodendrocytes bloquent.
Au niveau central, en temps normal, ça ne régénère pas. Les
inhibiteurs de croissance au niveau des membranes des
oligodendrocytes empêchent la croissance des neurones centraux.
Une stratégie. Inhiber les inhibiteurs de croissance par les anticorps.
Les neurones ont des difficultés à franchir les cavités. Ils ont
tendance à rester sur un substrat. La stratégie consiste en remplir la
cavité avec un support de croissance ou polymère poreux
hydrophile…mais ça ne marche que jusqu'à 300µm a cause des
inhibiteurs. On doit combiner les deux stratégies.
REGENERATION DU SNC CHEZ L HOMME
I Introduction
Chez l’homme, les possibilités d’exploration sont moins grandes
que chez l’animal…La régénération est possible après lésion.
Le système nerveux central n’est pas que le cerveau, même si il
est essentiel.
Le lobe occipital : système visuel essentiellement.
Le lobe temporal : audition et langage essentiellement.
Le lobe frontal : attention, moteur, personnalité, mémoire de travail.
Le lobe pariétal : carrefour intermodal, attention (hémi négligence).
Palier a ces déficits est le boulot du neuropsychologue clinicien,
plus les programmes de réadaptation…Jamais total et pas toujours
très efficace.
La réadaptation suite à une lésion induit une neurogénèse. Il existe
dans le cerveau deux types de cellules.
-neurones
-cellules gliales : astrocytes, oligodendrocytes, microglie.
Gaine de myéline (sclérose en plaque, Alzheimer)
Soutient aux cellules.
Quand lésion cérébrale, les neurones et cellules gliales
disparaissent. La question au début du siècle dernier, dans le cerveau
humain, y a-t il repousse ou régénération ?
HIS et KOELLIKER pensent que le SNC humain ne peut
présenter de nouveaux neurones (pour eux tous les cerveaux se
ressemblent quelque soit l’age des patients trépanés). Le cerveau à
l’age adulte reste toujours le même. De même chez les enfants. Très
vite le cerveau des enfants est assez semblable (sauf la taille) donc
les structures du cerveau restent fixes peu de temps après la
naissance.
Ramon Y Cajal fut prix Nobel en 1906 avec Golgi. Ils ont
fait des travaux en neuro anatomie, Cajal est le fondateur de la
neurobiologie moderne. Il pense que les nerfs du SNPeriférique
peuvent repousser et les axones du SNC présentent une « génération
abortive ».
Cajal en 1928 dit : « Une fois le développement terminé, les sources
de la croissance et de la régénération sont taries de manière
irrévocable. Dans le cerveau adulte, les voies nerveuses sont fixes et
immuables, tout peut mourir, rien ne peut régénérer. »
Mais il disait qu’il est possible que les neurones repoussent, mais
pas sans l’intervention de l’homme. Le fonctionnement normal du SNC
peut être altéré par différentes causes :
-les maladies dégénératives (Alzheimer, Parkinson…)
-les tumeurs,
-les AVC.
-les traumatismes crâniens
-les maladies infectieuses et inflammatoires
-les maladies démyélinisantes (sclérose en plaque…)
-les maladies carentielles (en vitamine B1)
La répercutions des fonctions cérébrales suite à certaines de ces
atteintes est observée depuis fort longtemps. Plusieurs hypothèses
ont été émises pour expliquer ces répercutions, sans pour autant
toujours supposer une régénération des neurones.
Dans le lobe temporal, on trouve l’Amydale qui est le lieu des
émotions, et l’Hypocampe qui est le lieu de la mémoire antérograde
(ex du patient HM).
Certaines personnes ont des régénérations des fonctions perdues.
(Ex : langage récupéré en quelques années). Mais que se passe-t il
pour que ça repousse ? Que les gens récupèrent les fonctions ?
II Hypothèses sur la récupération des fonctions cérébrales
déficitaires.
- La vicariance (le vicaire était le remplaçant du curé dans les
villages), elle suppose l’équipotentialité des cellules nerveuses,
c'est-à-dire que les neurones à coté prennent la place des
mortes pour faire leur travail.
- La redondance : de nombreuses structures qui pourraient
effectuer les mêmes fonctions. Ce ne sont pas simplement des
neurones, ce sont des structures entières de remplacement des
structures lésées. (ex : un enfant dans une fusillade a perdu
tout l’hémisphère droit, c’est l’hémisphère gauche qui a tout
pris et qui assure les fonctions)
- La substitution fonctionnelle : une partie du cerveau qui n’est
pas associée à une fonction donnée normalement, peut être
reprogrammée pour prendre en charge de nouvelles fonctions.
(ex : les personnes non-voyantes ont des activations du lobe
occipital pour l’audition et le toucher et il n’y a pas de
dégénérescence.
- Le diaschisis (vient du Neurologue Allemand Von Monakow) Il
dit qu’il ne se passe rien en état de choc (le cerveau reste
bloqué jusqu'à la reprise de conscience qui s’effectue sans
discontinuité). Le traumatisme, ou la lésion conduit le patient en
état de choque qui entraînerai une inhibition active du
fonctionnement normal du tissus sain. C e choque pourrai être
transitoire chez certaines personnes et après une certaine
phase post-trauma, cet état de choc disparaîtrai pour laisser
place à un fonctionnement normal du cerveau.
Toutes ces hypothèses émises ne semblent pas indiquer que de
nouveaux neurones apparaissent dans le cerveau. En effet, toutes ces
hypothèses s’expliquent sans apparition de neurones (et ça a duré
50ans).
Tout a changé a partir des années 50-60 grâce au développement de
nouvelles techniques de marquage cellulaire.
III Mise en évidence d’une neurogénèse à l’age adulte chez l’homme.
Il faut regarder directement dans le cerveau. Au début des années
60, on fait le marquage des neurones à la Thymidine Tritiée. C’est un
nucléotide constitutif de l’ADN cellulaire. C’est le remplacement d’un
atome d’hydrogène par un atome de tritium (radioactif). On l’observe
par Autoradiographie.
On va l’incorporer dans l’organisme à étudier et après, on
regarde si le nombre de cellules qui incorporent cette thymidine
tritiée augmente.
Le cycle de vie d’une cellule se fait en quatre phases :
-la phase M qui correspond à la mitose
-la phase G1 qui est l’activité normale de la cellule.
-la phase S qui est la synthèse d’ADN qui est répliquée. La thymidine
tritiée intervient ici et fait de l’ADN radioactif.
-la phase G2 préparation a la division mitotique.
-puis la phase M qui fait la division en deux cellules filles
radioactives.
Le cycle recommence sans arrêt. Avec cette technique on peut
voir si dans le cerveau des cellules nouvelles apparaissent. Le
problème c’est qu’avec du radioactif, il faut du matériel lourd.
On a pu montrer chez le rat et le chat adulte, de nouvelles
cellules nerveuses apparaissent à l’age adulte (dans l’hypocampe et le
bulbe olfactif) Altman de 1962 à 1965 (le problème est qu’on a pas pu
montrer que c’était des neurones)
Kaplan en 1977 montre que c’est bien des neurones (avec
l’apparition du microscope électronique).
Les expériences chez les animaux se sont alors multipliées :
Oiseaux (Barnéa et Nottbohm 1994)
Reptiles (Lopez-Garcia 1993)
Poissons (Anderson et Waxman 1985)
Mais chez l’homme, c’est plus compliqué ?
Gould en 1990 utilise presque la même technique chez les primates : il
y a neurogénèse chez les adultes dans l’hypocampe.
Eriksson et Al en 1998, montrent la neurogénèse après examen post
mortem de patients cancéreux (dans le gyrus denté chez l’homme). Il
a utilisé un analogue à la thymidine synthétique : Le BrdU : le 5bromo2’desoxyuridine (BrdU) est un analogue naturellement coloré,
dont on fait la visualisation par Immunohistochimie…dans un amas de
cellules incorporant le BrdU. Il en a trouvé dans deux endroits : le
gyrus denté (dans l’hypocampe) mais également dans une zone sous
les ventricules du cerveau : la zone sous ventriculaire.
L’hypocampe est la mémoire explicite (tout notre savoir auquel
on peut attribuer un contexte) avec en plus une fonction de mémoire
spatiale. Il y a beaucoup de nouveaux neurones dans l’hypocampe, ils
font la construction des nouveaux souvenirs. Pour une lésion, elles ne
peuvent pas améliorer la zone quelconque. Pour la zone sous
ventriculaire, les neurones vont migrer et se retrouver au niveau du
nez.
La neurogénèse serait-elle exclusive aux fonctions mnésiques et
au remplacement des neurones du système de l’odorat ?
Chez des personnes qui ont de déficits, le remplacement se fait
pour développer d’autres capacités auditives et tactiles.
IV La compensation intermodale
La neurogénèse pourrait expliquer certaines facultés
découvertes chez les non-voyants : c’est la compensation intermodale.
Définition : c’est l’émergence de capacités sur une modalité
restée intacte afin de compenser une modalité endommagée ou
supprimée.
Diderot avait un ami aveugle et il a écrit un livre sur lui.
Jusqu’au milieu des années 50, on croyait en un sixième sens. Puis les
auteurs ont commencé à décrire les capacités des non-voyants. Des
capacités que tout le monde a mais qui sont exacerbées chez les nonvoyants.
Cotzin et Dallenbach (1950) développent les capacités
d’écholocalisation chez les personnes non-voyantes. C’est analyser
l’écho d’un son pour déterminer la localisation d’un objet, sa distance
etc… La provenance des sons chez les non-voyants se fait par la
canne et le bruit des pas ou le bruit de leur voix.
Plusieurs études ont été menées sur la détection d’un objet,
avec un éloignement à 10 cm prés, localiser sa position dans le plan
horizontal, les variations de taille, ou identifier les textures des
différentes surfaces. De même la discrimination tactile est plus fine
qu’une personne normale (avec l’entraînement à la lecture en braille)
(Freinstein en 1965, Kellogg en 62, Rice en 69, Juurmaa en 70,
Rice en 67, et Hansfeld Powel et al en 1982)
Beaucoup d’auteurs se sont demandés si il y a une substruction,
une distinction des non-voyants de puis la naissance ou quand c’est
tardif (après l’adolescence) ?
Il se passe quelque chose dans le cerveau chez les non-voyants.
Chez les aveugles de naissance, il y a activation du bulbe
Occipital.
- Phelps, Mazziotta et Al en 1981, pas de différences entre le
cerveau des aveugles et celui des voyants.
- Wanet et Defalque, Veraart et Al 1988, mettent un patient
dans un IRM et font une évaluation de l’activité du cortex
occipital plus une comparaison a des personnes normales
fermant les yeux. Chez les aveugles, l’activité du lobe occipital
est plus importante que chez les gens normaux. Donc le lobe
Occipital a une fonction chez les non-voyants et en plus son
activité est augmentée.
- Uhl et Al 1991, Uhl,Kretschmer1994, et Rösler Röder1997
montrent que les aires visuelles sont impliquées dans le
traitement des signaux non visuels (plus particulièrement
auditifs et tactiles)
En plus du lobe temporal, le lobe occipital les aides.
Chez les aveugles tardifs, on a observé quasiment la même chose.
Il y a activation du lobe occipital quand on demande une tâche
auditive (Kujala) Buchel 1998. Chez les aveugles tardifs, il y a activité
du lobe Occipital quand il y a lecture en braille (donc tactile).
Et Kujala en 2000 : il y a des activations du lobe occipital chez les
aveugles tardifs qui étaient spécifiques a certaines tâches. Ce n’est
pas pour le langage, ni la discrimination des mots, mais pour la
discrimination des sons purs.
V Conclusion.
Toutes ces observations avec l’IRM semblent indiquer que de
nouvelles connections s’établissent entre des structures cérébrales
telles que le lobe pariétal ou le lobe temporal, vers le lobe occipital.
Cela suppose fortement que de nouveaux neurones apparaissent,
même à l’age adulte ou tout du moins que des neurones déjà prééxistants établissent de nouvelles connections.
LA REPOUSSE NEURONALE…
Que deviennent les neurones non lésés quand il y a attaque du SN ?
Jackson, neurologue Anglais, en 1870 envisage la possibilité de
fonctionnements vicariants. La hiérarchie stricte du système
nerveux, les cellules sont capables (en sous système) de prendre la
relève fonctionnelle des cellules défectueuses (arguments à partir de
1977). En 1928, R.Y.Cajal : tout parait immuable. Mais depuis les
années 70, on observe des phénomènes de vicariance, de changement
de fonctionnalité.
Il y a quatre mécanismes dont deux principaux :
-l’hypersensibilité de dénervation
-le bourgeonnement collatéral
-l’activation des synapses latentes
-l’hyperfonctionnement des cellules restantes.
C’est connu depuis longtemps dans le SNP, ce qui représente
tout sauf le cerveau et la moelle épinière.
L’Hypersensibilisation de Dénervation
C’était observé pendant la guerre chez les amputés, une
hypersensibilité aux stimuli. C’est un changement fonctionnel du à la
désafférentation. Les cellules cibles agissent et ne sont pas lésées,
elles font des modifications.
Dans le SNP : la dénervation musculaire d’un nerf périphérique
coupé : le muscle devient hyper sensible ; L’Acétylcholine est injectée
dans une jonction neuromusculaire (il en faut 1000 à 100000 fois
moins pour obtenir le même résultat. (Après un certain temps de
dénervation). Mais pourquoi en faut-il moins ?
*Le système désafférenté synthétise plus de récepteurs (mise
en place membranaire) donc avec moins d’Ach ou de NT dans les
synapses (mais compensation par plus de récepteurs).
*Changement stéréochimique. Les molécules qui existent se
posent autrement dans la membrane (stéréochimie qui fait plus de
sites de liaison coté extracellulaire). C’est le récepteur qui va
changer lui-même.
*Liaison de calmoduline aux membranes, et va du cytosol vers la
membrane.
+ Schéma dans le cours.
Le constat est qu’au niveau du SNC c’est la même chose.
La destruction des fibres DA (nigrostriées) par le 6OHDA. Les
cellules de la substance noire meurent (ex : maladie de parkinson). La
6hydroxydopamine tue les cellules Dopa. La cible est le striatum
(donc il y a déférentation à ce niveau). Donc si c’est le cas, c’est
cette structure qui fait l’hypersensibilisation. La substance noire est
ipsi latérale.
Quel est le comportement ? On fait un test chez le rat, on lui injecte
du 6OHDA d’un coté ce qui entraîne la mort des cellules à dopa de la
substance noire. On met ensuite les rats dans un rotométre. Les rats
tournent du coté lésé. Au bout de 15jours c’est redevenu normal, il
n’y a plus de biais rotationnel. Donc on suppose qu’il y a une
hypersensibilité initiale ce qui corrige le biais rotationnel (il y a plus
de récepteurs, donc captent plus la dopa des cellules encore vivantes.
Est-ce bien l’hypersensibilité qui fait la compensation ?
2reponses : La voie chimique, on prend un agoniste dopa (produit les
mêmes effets, dans le même sens sur la même cible), on a pris de
l’Apomorphine (agoniste DA), elle a une action sur les cibles droites
et gauches de la substance noire. D’un coté il y a beaucoup plus de
récepteurs que de l’autre, donc ce coté réagit d’avantage. Le coté non
lésé devient plus ésé en terme de réponses de récepteurs car il y a
utilisation de la même quantité de drogue. On impose alors un
comportement réciproque
Les études en « binding » ? L’autoradiographie, on prend
des molécules marquées et on les administrent (antagonistes
irréversibles). Du coté lésé, il y a plus de récepteurs que du coté non
lésé. C’est ce qui permet aux parkinsoniens d’avoir un comportement
normal presque jusqu'à la fin. Les symptômes apparaissent que quand
il reste 10% de neurones survivants dans la substance noire. C’est dû
à l’hypersensibilisation des neurones qui vont compenser.
C’est un phénomène que l’on peut trouver chez les sujets âgés,
même sans qu’ils soient atteints symptomatologiquement de
parkinson. C’est un phénomène plus général qui n’est pas que
dopaminergique.
(Ex : l’hippocampe par la voie striohippocampique. Une catégorie
de neurones sont cholinergique dans le septum. L’essentiel des
récepteurs muscarinique sont dans l’hippocampe.
Schéma dans cours.
Il n’y a pas de neurones Cholinergiques (cibles) dans l’hippocampe
sinon il n’y aurai pas d’hypersensibilisation.
Le bourgeonnement collatéral
C’est une réaction des neurones intactes, à la lésion, atteinte d’une
voie partiellement lésée.
Situation de départ : neurones sains
Lésion de la voie B
Le neurone A va occuper la cible désafférenté.
Depuis les années 70, il y a beaucoup d’études histologiques qui
ont tenté de le voir, mais peu démontrent un aspect intéressant du
phénomène (peu d’études comportementales). Ce n’est pas toujours
adaptatif car les neurones qui remplacent ne sont pas forcement les
mêmes, du même endroit au même endroit. En tout cas, ils vont sur la
cible.
La voie perforante va du Cortex lésés vers l’hippocampe et ne
se projette pas n’importe où. Dans l’hippocampe, il y a une disposition
archaïque en couches.
Voir schéma du cours
La couche la plus interne du septum, donc qui est cholinergique
contient des neurones Commissuraux et d’association (entre les deux
couches). Les neurones commissuraux font la jonction entre
l’hippocampe gauche et droit, et les neurones d’Association le font à
l’intérieur d’un même hippocampe.
Chez le sujet sain : marquage à l’acétylcholinestérase : produit un
marquage des cellules granulaires.
Chez le sujet lésé, cela se passe différemment : toujours la
protection au plus prés des corps cellulaires mais ont envoyé des
projections dans la couche externe (qui vient de l’enthorinal). C’est la
zone libérée, désafférenté donc les neurones bourgeonnent et une
projection cholinergique dans cette couche (mise en évidence par
acétylcholinestérase). Il y a donc eu bourgeonnement collatéral,
depuis les cellules du septum qui envoient leurs projections normales
dans le gyrus dentée mais comme il y a lésion à coté, il y a
bourgeonnement qui se passe du gyrus dentée vers les couches
lésées.
Le bourgeonnement atypique : Noradrénergique périphérique
(neurones des ganglions cervicaux supérieurs) ils vont innerver les
vaisseaux sanguins du cerveau et envoient des projections dans le
cerveau. Quand il y a une lésion centrale de l’hippocampe, il y à
désafférentation cholinergique, les vaisseaux sanguins de
l’hippocampe vont en profiter (innervés par les neurones
noradrénergiques), même si fonctionnent à la Noradrénaline, et se
mettent à la place des neurones centraux cholinergiques… Donc cela
veut dire qu’ils réagissent aux mêmes facteurs trophiques :
Les Neurotrophines sont des molécules qui sont synthétisées et
libérées par les cibles et sont internalisées par le neurone afférent
(transport rétrograde jusqu’au corps cellulaire).
Quand un neurone est lésé, les facteurs trophiques deviennent en
surnombre et deviennent trophiques pour diriger les neurones.
Voir schéma cours :
Dans l’hippocampe les cellules Noradrénergiques qui viennent du
ganglion cervical supérieur innervent les vaisseaux sanguins et
peuvent occuper les sites libérés par les neurones centraux.
Pourquoi ? Il réagit avec le même facteur : le NGF (mis en évidence
par Rita Levy-Montatchini, en Italie pendant la guerre). L’action du
NGF sur les neurones acétylcholinergiques.
La projection aberrante (de cellules noradrénergiques),
pourquoi pas un problème de maladie d’alzheimer. Ce qui innerve le
tissus sanguin n’est pas censé innervé les parenchymes ce sont des
neurones de projection à longue distance.
2études comportementales sur les bourgeons collatéral permet
d’atteindre un niveau d’interprétation causale. Le système
hippocampique contient deux noyaux : (Azmitia et al « nature »1978).
S’intéresse à l’afférence sertoninérgique (5hydroxytroptomine).
Dans un permier temps on injecte une toxine : 5-7DHT
(dihydroxytriptamine) qui va être absorbée par les neurones
sérotoninérgiques qui vont ensuite mourir, c’est une injection dans les
voies sérotoninérgiques.
Dans le Tronc Cérébral, il y a les noyaux Raphé dont les corps
cellulaires sont sérotoninérgiques, envoie deux voies :
-supra calleux (qui passe par le faisceaux singulaire)
-infra calleux (fimbria-fornix)
On injecte du 5-7HDT dans la voie supérieure, on a une lésion
des afférences de l’hippocampe (ce qui provoque une asymétrie
anatomique). L’asymétrie comportementale : 42jours après, il y a
symétrisation anatomique par bourgeonnement de la voie ventrale
vers la voie dorsale. Pour ce qui est du comportement les animaux ne
tournent plus en rond d’un coté plus que de l’autre.
Pour vérifier, ils font deux groupes de rats : un groupe témoin
et un qui avait récupéré. Pour les deux on effectue une injection
infra calleuse de 5-7DHT…
Résultat, le rat à récupérer, normalisé comportementalement
grâce aux bourgeonnements… L’injection détruit l’afférence ventrale
des deux cotés le coté non atteint est atteint par l’inférieur.
Si un coté est déjà atteint, il y a destruction de la voie inférieure et
du bourgeon dorsal, donc il y a re-asymétrie…
Le rat sain à des lésions autan des deux cotés.
LES DEMENCES FRONTO-TEMPORALES
Les démences neuro dégénératives chez l’homme :
Introduction :
Définition de Démence : c’est un syndrome caractérisé par des
déficits cognitifs multiples. Ces déficits restreignent l’activité du
sujet par rapport à son activité antérieure, et ne sont pas liés à une
confusion ou a une affectation psychiatrique.
Actuellement le DSM4 essaye de donner des critères
diagnostiques en fonction des démences dont le point commun est le
déficit cognitif irréversible.
2°) La classification des démences :
-Dégénératives : perte neuronale progressive qui altère les
fonctions cognitives et les démences dégénératives sont les plus
fréquentes (60% des démences)
-Non dégénératives (secondaires) : sont la conséquence d’une
autre maladie, qui entraîne des déficits cognitifs. Ex : démences
vasculaires.
On s’intéresse aux démences neuro dégénératives :
*corticales (cortex atteint)
*sous cortico-frontales (régions sous corticales)
Comme ces régions sont touchées, il n’y a plus de connections avec le
lobe frontal.
II) Les démences Neuro dégénératives Corticales
1°) Démence de type Alzheimer
Généralités :
Alzheimer en 1906 présente le cas d’une femme qui présente des
troubles de démences (45% des démences et 75% des démences
dégénératives).
Les troubles cognitifs et comportementaux :
-troubles de la mémoire épisodique (début)
-désorganisation temporo spatiale
-aphasie, apraxie, agnosie
-irritabilité, agressivité (pas au début)
Neuropathologie (lésions histologiques) :
*plaques séniles : dépôt de substances amyloïdes
*dégénérescences neuro fibrillaires= accumulation d’une protéine tau
*progression de lésions
*atteinte du système cholinergique
2°) Démences fronto-temporales
Quand une dégénérescence progressive frontale et temporale est
caractérisée par : une altération du comportement, des affects et de
la personnalité avec épargne relative de la mémoire. (Un critère de
diagnostic consensuel est récent)
Les critères de diagnostiques Principaux :
-Début insidieux et évolution progressive :
*altération des capacités fonctionnelles
*pas une cause neurologique ou psychologique
-Déclin des conduites sociales et interpersonnelles
*actes criminels, injures, discours désinhibé
-Altération de l’autorégulation des conduites personnelles
*passivité, apathie, agressivité, rire.
-Emoussement émotionnel
*perte de chaleur émotionnelle, empathie
-Perte de l’ »insight »
*pas concerné par les conséquences sociales et professionnelles que
l’on peut avoir.
Les critères diagnostiques complémentaires :
-Troubles du comportement
*hygiène et tenue, rigidité mentale, distractibilité
-Discours et langage
*altération de l’expression orale
*discours stéréotypé
*écholalie
*persévération
*mutisme (à la fin)
-Symptômes physiques
*réflexes archaïques et incontinence
-Examens complémentaires
*pour le Neuropsychologue, il y a altération significative aux test
frontaux sans amnésie sévère, aphasie ou troubles perceptifs et
spatiaux
*EEG normal
*imagerie cérébrale structurale et/ou fonctionnelle. Anomalie
prédominante régions frontales et/ou temporales antérieures.
A) Evaluation Neuropsychologique
Evaluation comportementale : échelle de dysfonctionnement
frontal pour le diagnostique des DFT, LEBERT et PASQUIER
-troubles du self contrôle : instabilité psychomotrice, colère…
-négligence physique, hygiène corporelle, vêtements…
-troubles de l’humeur, indifférence affective, exaltation
-manifestations d’une baisse d’intérêt, apathie et désintérêt social
B) Evaluation des fonctions cognitives
Les fonctions exécutives : c’est l’ensemble des processus
impliqués dans le contrôle cognitif des réponses non automatisées et
la réalisation des comportements dirigés vers un but.
Ex de test : WSCT : Le Wisconsin Card. Sorting Test : évaluation des
processus de catégorisation.
Test de Stroop : processus d’inhibition
1 lecture 2dénomination 3interférence (mot désignant des couleurs
mais avec des couleurs mélangées)
Dire la couleur et pas le mot est presque impossible.
Tour de Londres : planification et organisation
Evolution de la démence fronto-temporale, les fonctions exécutives
sont touchées.
Les fonctions mnésiques :
Test de Grober et Bruschke
-rétention de mots_libres et indicés
-DFT : déficit du rappel libre
Amélioration par l’indiçage
Encodage mais Pb de recherche en mémoire
-attention
*capacités attentionnelles précocement atteintes
*grande distractibilité
-langage
*réduction des conversions spontanées
*réponses brèves et élaborées
*persévération
*mutisme
Evolution et traitement
-durée moyenne 8ans (de 2 à 20 ans)
-description et évolution patient (DFT Delay et al 1960)
-pas de traitement curatif
3°) Démences à Corps de Lewy
Généralités et critères de diagnostique
DCL : survenu d’une démence associée à des épisodes
confusionnels fluctuants et un syndrome psychiatrique sous forme
d’hallucination, d’idées délirantes et de troubles de l’humeur.
DCL : 10 à 15% des démences dégénératives.
Remarque le syndrome démentiel de type cortical et sous cortical.
Les critères pour la DCL sont probables & possibles : Mc Keith
1996 : -déclin cognitif d’amplitude suffisante
-troubles de la mémoire systématique avec évolution.
Il y a présence d’au moins deux des caractéristiques majeures
suivantes :
-fluctuation des troubles cognitifs
-hallucinations visuelles
-syndrome parkinsonien spontané
Les arguments cliniques supplémentaires en faveur du diagnostique :
*chutes répétées
*syncopes
*pertes de connaissances brèves
*sensibilité aux neuroleptiques
Les critères d’élimination : voir poly
Accident vasculaire, pas d’autre maladie générale ou neurologique
Les troubles cognitifs :
-Troubles mnésiques
*pas au premier plan au début
*encodage possible
*rappel libre déficitaire
*rappel indicé et reconnaissance préservé
-Fluctuation de l’attention
*troubles attentionnels fluctuants
-Troubles de traitement de l’information visuo-spatiale
*marqués dés le début
*test horloge : déficit dessin et copie
*troubles de la perception visuelle
*imagerie fonctionnelle : anomalie LO et PT
Troubles des fonctions exécutives :
-Troubles sévères (plus que Alzheimer ou parkinson)
DCL>>>TP, DTA
Manifestations psychiatriques :
-hallucinations visuelles
-idées délirantes, état dépressifs
Le syndrome Parkinsonien
=syndrome moteur définit par la présence d’une akinésie associée à
au moins l’un des symptômes suivants :
-tremblements de repos
-hypertonie et rigidité musculaire
-instabilité posturale
L’akinésie est une réduction de la motricité automatique et volontaire
en l’absence de toute paralysie.
SP dans 60-70% cas de DCL et 20% des DCL débutent avec des SP
Neuropathologie :
-corps de Lewy : inclusions cytoplasmiques neuronales
-présence des corps de Lewy dans les structures corticales et sous
corticales.
-maladie de Parkinson=CL dans les régions sous corticales.
-déficit cholinergique précoce>>>DTA
Evolution et traitements
-début signes cognitifs et/ou psychiatriques le plus fréquent
-plus tard signes neurologiques
-traitements cholinergiques : efficaces sur les symptômes
cognitifs et comportementaux mais avec possibilité d’aggravation des
symptômes parkinsoniens.
III) Les démences neuro dégénératives sous corticales
Les noyaux gris centraux= formation de substance grise située au
sein de la substance blanche.
Relations neuro anatomiques avec le cortex frontal.
Prototype : démence de la maladie de Parkinson (affectation
neurologique) avec la substance noire touchée.
Syndrome parkinsonien : akinésie plus tremblements de repos,
hypertonie, instabilité posturale.
Les maladies présentent des troubles cognitifs spécialisés
concernant l’attention, les fonctions exécutives et la mémoire. C’est
dans 10 à 15% qu’on peut observer un état démentiel. Même sans
démence les malades présentes des déficits cognitifs.
Le syndrome dysexécutif : troubles des fonctions exécutives
sévères. Au niveau de la mémoire il existe les mêmes troubles que
dans la dégénératives Les troubles de la mémoire sont des déficits
du rappel libre, avec une amélioration par l’indiçage. L’encodage et la
consolidation sont possibles dans la PD.
Neuropathologie :
MP : dépopulation des neurones qui font la pigmentation de la
substance noire, donc dégénérescence du système dopaminergique.
Remarque, cette lésion n’est pas la seule responsable de l’état de
démence :
Formes dopaminergiques pures par déclin cognitif sévère
Le traitement à la L-Dopa a peu d’effets sur les troubles cognitifs.
DP : CL plus des lésions du type Alzheimer (plus substance noire)
Le diagnostique différentiel DCL/DP
En faveur de la MP avec des démences
L’histologie est une MP typique, avec une bonne réponse à la L-Dopa.
La démence survient secondairement
La démence de type sous cortico-frontales avec un syndrome
dyséxecutif sévère
Normalisation, rappel par l’indiçage (pseudo syndrome amnésique)
En faveur de DCL
Syndrome Parkinsonien caractéristique et Dopa sensible
Troubles co-précoces
Hallucinations visuelles précoces
Fluctuation de l’état cognitif
Le traitement par la L-Dopa est un traitement symptomatique
2°) maladie de Huntington
C’est une affection à transmission héréditaire, qui se caractérise par
une dégénérescence striatale (dans les noyaux caudé). C’est une
maladie rare.
Au niveau des troubles cognitifs, le tableau est typique des
démences sous corticales :
*syndrome exécutif
*déficit du rappel libre
*troubles comportementaux, dépression épisodique, maniaque,
irritabilité, agressivité…
Pas de traitement curatif de la maladie de Huntington. N’améliore pas
les performances cognitives…
3°) Paralysie Supra Nucléaire Progressive
C’est une dégénérescence au niveau du Tronc Cérébral, des ganglions
de la base et du cervelet.
Troubles cognitifs :
*déficit cognitif global
*ralentissement du traitement de l’information
*troubles attentionnels capacité de maintient
*troubles précoces qui perturbent l’examen neurologique
Troubles mnésiques :
Ils sont supérieurs aux autres syndromes sous corticaux (d
Parkinson)
Syndrome dyséxecutif
Troubles du comportement de type frontal : apathie, désinhibition
(en moyenne 6-7 ans).
LE FACTEUR AGE
Dans les années 40 : KENNARD : « Il vaut mieux subir une
lésion cérébrale tant qu’on est très jeune, du moins si on a la
possibilité d’arranger cela ». Etude sur les singes, on leur enlève le
cortex moteur (des bébé singes de 1à2 mois). A un an, on relève leurs
capacités motrices, même chose chez des singes plus âgés qui ont la
même lésion.
 Les singes avec l’opération très jeune avaient récupérés leurs
fonctions
 Les singes avec l’opération plus tardive ont eu un déficit
important sans récupération fonctionnelle.
A la suite de cela : le principe de Kennard : une même lésion a des
conséquences différentes selon l’age de la lésion.
Une critique de ce principe dans les années 40 par Hebb (psychologue
qui a écrit « l’origine du comportement ». Si il y a une atteinte
précoce, certains concepts ne peuvent plus se développer. Une
atteinte à l’âge mûr permet quand même de raisonner. Les lésions
adultes donnent lieu à un déficit moindre.
Le principe de Kennard. Il y a différentes études qui le
confirment
Goldman fait une ablation du préfrontal chez un singe : 50 jrs
après la naissance, avant la naissance, et vers 18-24mois. Le fœtus
est retiré, plus l’opération du frontal associatif, mise bas à terme. On
test un an et 24 mois plus tard, ils font apparaître des déficits.
Les résultats comportementaux au test d’alternance différée :
 deux mois avant la naissance : sont aussi performants que la
moyenne des singes normaux de référence (Pb pour juste un
singe)
 a 18-24mois : déficit massif (beaucoup plus d’essais
nécessaires).
 50 jours : certains ont des déficits mais beaucoup moins que les
18-24mois.
Avec des lésions du cortex frontal : il y a projection des fibres ayant
des corps cellulaires au niveau du thalamus qui ont des lésions de
leurs terminaisons. Il peut y avoir dégénérescence au niveau
thalamique.
Les résultats morphologiques :
Au violet de crésyl : les corps cellulaires apparaissent nettement.
Gros : neurones
Petit : corps cellulaires et cellules gliales.
Dans cette partie : le thalamus est une zone avec une gliose :
développement glial anormal : beaucoup de cellules gliales et peu de
neurones. Une gliose massive entraîne une mort neuronale.
Un groupe témoin : la zone du thalamus avec plusieurs neurones.
Avant la naissance, il y a peu de différences avec le groupe témoin, il
n’y a pas ou peu de dégénérescences au niveau thalamique.
Entre 50 jrs et 24 mois, la zone se ressemble : gliose.
La similitude avant la naissance et par rapport au groupe
témoin, ils ont le même comportement.
Si un facteur de dégénérescence thalamique doit être pris en
compte, il n’explique pas les différents comportements (50 jrs et 24
mois.)
KOLB et NONNEMAN : font une étude similaire chez le
rat avec des observations quasi identiques.
En plus il y a la possibilité d’une opération du rat à un jour. Il y a des
problèmes de discrimination quand la lésion est plus tardive. Les
neurones du thalamus sont intacts quand il y a l’opération à un jour.
Le Principe de Hebb :
Les déficients pourraient être plus important chez les jeunes au
moment de l’opération.
Gramsbergen : Il fait pendant un an une étude sur la
récupération fonctionnelle chez les rats ayant subi une ablation du
cervelet unilatéral et bilatéral à 5jr, 10 jrs ou 30 jrs. Il fait une
étude du comportement locomoteur pendant un an.
-Aucun des groupes n’a eu une amélioration notable de la locomotion
-Les déficits semblaient plus sévères chez les rats opérés très
jeunes (5jrs ; asymétrie posturale et abduction de la patte
controlatérale).
Ces déficits pourraient être du a des projections anormales à partir
du cortex moteur et de la partie restante du cervelet. Vers le noyau
rouge mais du mauvais coté (chez les très jeunes). Pourquoi ? Parce
que le système n’est pas totalement en place.
Smith, Steward, Lynch
Font une étude sur les rats opérés à différents âges. Enlevé de façon
unilatérale, le cortex enthorinal (dernier relais important avant
d’aller dans le système hippocampe à l’arrière du cortex) chez des
rats bébés et adultes.
Le comportement est testé avec alternance spontanée. Loby en
T. Indice de bon fonctionnement du système hippocampique. Un rat
avec une lésion n’alterne plus : il répète le même choix n fois alors
que le rat normal va une fois à droite et si on le remet au point de
départ ira à gauche.
=>Jeunes et adultes : déficit de l’alternance.
Les adultes : restauration du comportement d’alternance
Les jeunes : pas de restauration des fonctions.
Les jeunes ont des projections croisées très importantes de l’aire
enthorinale controlatérale (celle qui n’et pas lésée). Les adultes ont
des projections croisées beaucoup plus limitées.
La restauration est plus importante chez ceux qui sont âgés.
Le Principe de Kennard mérite d’être confirmé, il ne semble pas
s’appliquer à tous les animaux.
Différents facteurs sont à prendre en compte.
Il y a différents facteurs méthodologiques, variation du cerveau et
du comportement en fonction de l’âge chez les sujets normaux,
différentes réactions à des lésions chez les sujets jeunes et âgés.
 Méthodologie :
Le facteur âge est semi contrôlable (jeune ou vieux). Il faut
tester dans les mêmes conditions, si possibles en même temps (or
ils ne sont pas nés en même temps) ex : rats de la même portée.
Comme semi contrôlable, l’âge est un facteur composite qui à
d’autres variations qui peuvent influencer le résultat. (Ex avoir
vécu la GM ou Mai 68 en fonction de l’âge). Il vaut mieux faire une
double étude : transversale et longitudinale. Ce qu’on pense lié à
autre chose.
 Comportement et cerveau changent en fonction de l’âge chez
les sujets normaux :
-le comportement n’est pas forcément d’équivalence, le test n’est
pas adapté a tous les âges.
-Le cerveau fluctue. Quand il y a des lésions du cortex chez les
jeunes et chez les adultes, les lésions sont virtuellement
identiques.
 La réaction à une atteinte cérébrale varie selon l’âge. Etude
d’Oliverio : fait des travaux sur les souris, il fait les mêmes
ablations du septum chez les CEC et C-57. Pour les adultes, les
lésions produisent des effets similaires. Après deux jours,
seule la sous couche C-57 (la plus mûre neurologiquement)
présente un déficit. Un déficit parce que les témoins sont
différent.
Goldman : selon le site de la lésion, les déficits comportementaux
peuvent se développer ou diminuer chez des singes opérés très tôt à
la naissance.
L’ablation d’une partie du cortex frontal et un test un an plus tard :
-si c’est une partie dorsale du CF, il n’y a pas de déficit au départ
mais un an plus tard.
-Si le cortex orbitaire frontal : « the grow out of deficit » dépend
de l’âge et de la fonction cérébrale. (=> aire cérébrale à maturité)
Les deux aires cérébrales n’étaient pas au même stade de maturation
au moment de l’opération.
« the grow into deficit », c’est une zone pas à maturité. Les témoins,
sauf ablation, au départ présentent un même niveau de performances
que les autres. Les témoins sont au même niveau que les lésés.
Mais après quelques temps, la zone se développe, ils changent, la
fonction peut être prise en charge.
Toute une série de modifications au niveau cérébral doivent
être prise en compte et elles dépendent de l’âge.
LE ROLE DE L’ENVIRONNEMENT POST
OPERATOIRE DANS LA RESTORATION
FONCTIONNELLE (RF)
Will, Galani, Keche et Rosenweig : « progress in neurobiologie » 2004
Hebb : « l’organisation du comportement »1946
L’enrichissement de l’environnement :
Les rats et les souris font de la roue la nuit (12 à 20 Km/ nuit).
Le système : modèle de stratégie pour la réhabilitation fonctionnelle
(tapis roulant avec des pics pour les obliger à marcher).
En 1964 se déroule la première étude par Schwartz, qui fait
des travaux importants en réhabilitation fonctionnelle. L’hypothèse :
le cerveau est bien plus plastique chez le sujet jeune que chez le
sujet âgé. Il a infligé des lésions du cortex occipital (chez les rats
d’un jour). Il a élevé les rats pendant trois mois dans deux conditions
différentes.
1 : mère plus bébé jusqu'à 21 jours qui sont élevés pendant le
reste du temps avec des rats du même sexe.
2 : milieu enrichit (plus nombreux qu’au sevrage) puis élevés à 12
dans une grande cage (avec des objets variés dans leur cage), avec
variation des objets quotidiennement.
Quand on met une rate dans un milieu enrichit avec des petits,
parfois elle oublie un peu le petit, si c’est avant le sevrage c’est peu
enrichissant.
Après trois mois, il test tous ses rats, dont la moitié étaient
cérébro-lésés en zone occipitale. Les témoins sont pareils sauf qu’on
ne leur enlève pas l’occipite. Donc les rats normaux et lésés sont dans
des conditions enrichies et standard.
=>Le test de Hebb et Williams
Ils permettent de mesurer de façon correcte les capacités
d’apprentissage du singe (learning set) séries d’apprentissages.
Harlow chez le singe, les capacités de l’animal d’apprendre à
comprendre.
Boite de départ : labyrinthe
On change les barrières de jour en jour (voir cours)
Le lendemain, même boite mais avec une configuration différente qui
devient de plus en plus compliquée… 12 modèles.
Chez les sujets témoins, (enrichis) ils se débrouillent mieux que les
autres.
Le résultat est très net et présente un intérêt chez l’humain.
En 1975, on fait la même chose sur des humains après vérification
sur les animaux, mais il ne faut pas.
Constatation, on peut appliquer le même concept à des pathologies du
système nerveux (syndrome de down, maladie de huntington). La
chorée de huntington se déclare vers la 30n.
TBI : Traumatic Brain Injuries
Directement appliqué contre le stress.
L’impact de ce traitement sur toutes les sortes d’études
(attention ce sont des fourmi). Dans tous les cas, l’environnement
enrichit. (Ne change peu). Pas d’exemption, mais parfois : pas de
différences. C’est l’accumulation de possibilités d’apprentissage qui
est plus important, par le nombre de qualité.
Enrichissement du milieu est plus efficace que l’entraînement
tout seul. Mais il est important de faire un enrichissement adapté.
L’entraînement physique va faire que cela entraîne un changement de
la vascularisation cérébrale. L’enrichissement change la plasticité
synaptique.
La souris exprime son génotype en fonction de son lieu, de son
environnement d’apprentissage et de développement.
L’enrichissement de l’environnement n’est pas la simple addition
des éléments (apprentissage et objet). Maintenant on pense qu’il y a
des choses à faire pour las handicapés. Ce qui compte c’est
l’interaction (attention, l’interaction passive n’a aucun intérêt).
De même, l’orientation volontaire du regard est efficace pour une
modification, régénération d’une aire visuelle. Le sujet doit pouvoir
interagir activement. L’apprentissage est plus facile quand il y a la
notion de contrôle (contrôle de l’environnement ou action…) Pb, reste
t il une motivation à l’individu cérébro-lésés afin qu’il ait envi
d’interagir avec son environnement.
LA REORGANISTAION DE LA FONCTION
Chez l’adulte : la récupération d’une fonction, qu’elle soit
motrice ou cognitive est généralement considérée comme le résultat
de la réorganisation anatomique du système nerveux. Le but est de
tenter de compenser les perturbations engendrées par la lésion. Une
lésion touche les neurones directement atteints, mais aussi les plus
distants.
La récupération fonctionnelle est un enjeu pour les patients
mais aussi pour le corps médical.
L’AVC est l’affection neurologique la plus fréquente, 150 000
fois par an. C’est la troisième cause de mortalité dans les pays
industrialisés. 65 à 75 % des patients ne peuvent marcher après un
AVC, mais trois semaines après, il n’y en a plus que 40 % qui ne
peuvent plus. 1an après, plus du tiers des survivants dépendent d’une
aide extérieure pour la vie quotidienne. L’AVC est la cause la plus
fréquente de handicap chez l’adulte.
Il y a trois notions importantes en réorganisation cérébrale :
-plasticité et réorganisation des cartes.
-la vicariance (prise en charge d’une fonction cérébrale lésée par une
autre zone cérébrale saine, non nécessairement proche sur le plan
anatomique).
-Le Diaschisis (mis en évidence par Von Monakoff), c’est l’inhibition
d’une fonction cérébrale localisée dans une aire cérébrale non
atteinte mais connectée au fonctionnement de cette zone.
La principale raison des handicaps c’est la faible possibilité de
régénération du cerveau adulte. De plus, les mécanismes et facteurs
qui régissent la réorganisation fonctionnelle (RF) sont très mal
connus. Si la récupération est un phénomène retrouvé dans tous les
cas (ou presque), son intensité et son décours temporel sont très
variable. La récupération va de quelques jours à quelques années.
(Ex : cas d’un patient aphasique, il a mis 17 ans à récupérer la
fonction). Cette récupération peut être partielle ou complète.
La rééducation en neuropsychologie, on parle de réhabilitation,
le problème est de rendre scientifique cette réhabilitation, c’est le
rôle de la neuropsychologie clinique appliquée. Il s’agit de prendre le
patient dans sa globalité (cognition et moteur). Il y a des centres de
rééducation qui se développent, et ils ont besoin de
neuropsychologues (besoin d’être scientifique pour être valide et
efficace.) Dans les centres de rééducation, on trouve des
psychomotriciens (relaxation, acceptation du mouvement du corps),
des neuropsychologues (pour la rééducation cognitive), des kinés,
médecins, psychocliniciens, neurologues, ergothérapeute…
But des programmes de rééducation :
-rétablissement de la fonction lésée
-mise en place des processus d’adaptation fonctionnels.
Ex : patient aphasique : but est de retrouver l’usage de la parole,
utilisation d’un langage non verbal.
Il y a de nombreuses dimensions à prendre en compte :
-la sévérité de la lésion. Si elle est légère, il pourrai y avoir un
rétablissement de la fonction grâce au phénomène de redondance. Si
la lésion est sévère, on pourra utiliser une procédure adaptative pour
contourner la fonction lésée. Dans les deux cas, ce qui est recherché
c’est aidé à la réorganisation de la fonction cérébrale par le
changement de la structure au moyen d’activités programmées. Le
problème est de trouver les activités adéquates pour la
réhabilitation, le but étant d’être le plus écologique possible.
La récupération varie d’un patient à l’autre mais en plus il est
impossible de prévoir à l’avance. Le pronostic que l’on annonce est
difficile à établir. (Pour conserver l’implication du patient).
Les Facteurs qui influencent le Processus de Réhabilitation :
I)
Généralités :
Les changements que l’on va observer sont importants pour deux
domaines :
- Sur un plan théorique : ces changements vont permettre la
compréhension du fonctionnement du cerveau, plus les relations
entre cerveau et comportement, de même cela aide dans l’étude
de la capacité du cerveau à s’adapter à une nouvelle situation, et
évaluer…
- Sur un plan clinique appliqué : tenir compte des facteurs prélésionnels et lésionnels. Les signes de mauvais pronostic pour la
réhabilitation : persistance d’un déficit postural (=non
acquisition d’un équilibre assis, déficit complet du membre
supérieur et déficit massif de la sensibilité profonde. Troubles
importants du schémas corporel chez l’hémiplégique gauche
(plus des troubles attentionnels). Ils ont souvent une
récupération tardive.
II)
Courbe de récupération après une lésion :
Le temps est en semaines et en bas c’est le nombre d’erreurs.
Selon cette courbe de récupération, l’évolution après une lésion serai
régulière et stable. Une étude de Newcombe chez des patients
dyslexiques, c’est une courbe de récupération idéale mais qui
présente des problèmes méthodologiques. En effet, plusieurs effets
ne sont pas contrôlés, comme par exemple l’effet de la pratique
répétée : c’est un phénomène d’apprentissage dans une situation
donnée.
La courbe de récupération est 1 moins linéaire, et 2 moins
rapide. A partir de cette courbe, on peut analyser trois facteurs :
-analyse détaillée de la nature de la récupération,
-aide à prédire le niveau de récupération que l’on peut espérer,
-étudier les effets des séances de rééducation.
Les analyses se font à partir d’une ligne de base. Cela permet de
déterminer les fonctions altérées et les fonctions préservées, c’est à
partir de cette ligne de base qu’on établit le programme de
rééducation. Au cours de ce programme, on refera de nouvelles
évaluations qui permettront de rechercher l’évolution des
performances. Mise en évidence de l’évaluation de l’efficacité de la
réhabilitation.
Le problème : les effets du temps, on se base sur des tests
pour évaluer l’efficacité du traitement. On essaye toujours de faire
des évaluations écologiques (le patient va faire ses courses), c’est une
évaluation écologique de la vie quotidienne.
Ces courbes ne sont pas toujours utilisées et on ne les utilise
pas pour des récupérations lentes ou tardives.
III) Facteurs qui influencent la récupération :
Ils sont divisés en deux groupes :
-les facteurs liés au patient,
-les facteurs liés à la lésion,
Sachant que l’on peut aussi diviser les mécanismes sous jacents
à cette récupération en deux types :
*la levée du Diaschisis
*le phénomène de vicariance intra et inter hémisphérique
1°) Les variables liées au patient :
A) Le défaut initial :
Des travaux ont montré que la lourdeur du déficit moteur initial
constituait un facteur de mauvais pronostic fonctionnel final.
JONGBLOED, 1986, réalise une étude à Copenhague. Ses
constatations ne permettent pas d’établir le pronostic pour un
individu. Ils concluent finalement que la sévérité du déficit moteur
initial met fortement en jeu le pronostic vital.
2°) L’age :
A égalité des lésions, les patients jeunes montrent un déficit
fonctionnel plus discret et une meilleure récupération. Toutefois,
lorsqu’il s’agit du phénomène de maturation, c’est le contraire.
L’age est une donnée importante pour la récupération de la
fonction, mais pas deux patients avec une lésion identique (et si on a,
il faut un jeune et un vieux)…cela pose des difficultés.
Pb : -étendue de la lésion
-prise en compte de l’expérience vécue
Le cas de l’aphasie, Kappa en 1998 : l’avancée en age s’accompagne du
phénomène de co-morbidité qui sont par eux même des facteurs de
moins bonne récupération. Ce sont :
-les démences
-le diabète
-la dépression du sujet âgé
-La HTA : hyper tension artérielle
Il existe une très bonne récupération des aphasies acquises
pendant l’enfance et ce d’autant que la lésion à été contractée tôt.
Pasquier et Von Dongon 1996 sont en désaccord pour l’aphasie.
Dans l’AVC en général :
Granger 1992 et Wade 1983 ont montré un impact négatif de l’age
sur le pronostic fonctionnel. Jongbloed 1986 ne retrouve pas de
relation entre age et pronostic fonctionnel.
Reuten- Bernays et Rentsch en 1993 ont monté que 2/3 des patients
âgés de plus de 65 ans dont le déficit restait stable continuaient de
s’améliorer sur le plan fonctionnel deux ans après leur AVC.
3°) Le sexe :
Cappa et Vignollo en 1988, ont avancé l’idée d’une organisation
cérébrale fonctionnelle différente chez la femme. Celle-ci serai plus
diffuse et répartie entre les deux hémisphères. Conséquence, on
observerai des tableaux aphasiques moins sévères et qui
récupéreraient mieux. L’imagerie permet de donner le
fonctionnement exact.
4°) Le niveau d’éducation :
C’est une donnée peu étudiée mais Lecours et Al en 1988 ont montré
que les tableaux d’aphasie étaient différents chez le sujets illettrés
ou non- illettrés.
5°) Le multilinguisme
La langue maternelle récupérerai en premier, les habiletés sur
apprises sont moins affectées par la lésion, la récupération serai plus
rapide.
Pitres : la récupération sera plus rapide et plus solide pour la
langue la plus pratiquée indépendamment du fait qu’elle soit la
première apprise. C’est confirmé par Paradis en 1983. Chez les
bilingues, la plupart du temps elles sont récupérées en même temps,
et le facteur age semble aussi avoir une influence sur la récupération
de la langue la plus pratiquée.
6°) La latéralité manuelle :
Il semble que les gauchers (75% sont latéralisés comme des
droitiers, 20% contraire et 5% de bihémisphèriques). Ils ont une
meilleure récupération que les droitiers (pour ceux qui ont une
latéralisation langagière plus floue (moins nette) que pour les
droitiers).
7°) Les facteurs Psychosociaux :
Il semblerai que l’existence d’un syndrome dépressif soit délétère
sur les phénomènes de récupération (manque de motivation, baisse
des capacités cognitives).
8°) Les connaissances :
Les connaissances d’acquisition plus anciennes seraient épargnées par
la lésion par rapport à celles nouvellement acquises. La loi Ribot : on
se souvient mieux de ses souvenirs anciens que des récents.
SUITE À VENIR….
DEVELOPPEMENT DES ATTEINTE
CEREBRALES
Historique :
On est partis de l’observation clinique. Ce sont des médecins
Français : Marc DAX dans la première moitié du XIXième siècle. Il
fait l’observation des lésions : les déficits risquaient d’être moindres
si la lésion se développait lentement. Il l’avait consigné par écrit…
Jackson, Neurologue Anglais en 1879, a créé la théorie
hiérarchisée des fonctions cérébrales. Il avait estimé que les effets
d’une lésion cérébrale pouvait se caractériser par la masse de cellules
lésées, mais aussi la vitesse (déficit moindre mais plus permanent
quand arrive lentement).
John Lorbert, décrit le cas d’un hydrocéphale (le LCR est trop
important et comprime le cerveau) étudiant de mathématiques a qui il
ne restait que deux % de cortex. Si il est repéré tôt, il n’y a que peu
de dégâts.
Démonstration expérimentale :
On a repris cette idée en créant des modèles de lésions en 1 étape ou
en plusieurs étapes. Pour nous, on se limite à deux. On fait des lésions
en série, ou des lésions avec plusieurs groupes mais parfois passent.
Pour récupérer, il y a besoin d’un temps plus long pour chaque coté.
Adametz 1959 à opéré 80 cas et à enlevé le tegmentum médian
du télencéphale (des tubercules quadrijumeaux : les collicules). Si
cette opération se fait en un temps, on obtient comas et mort. Si
l’intervalle fait 1 à 2 semaines entre les deux lésions, les chats
conservaient un comportement moteur, nourriture, toilette,
autonomie en enlevant la même partie du cerveau.
Stein et Co testent cette hypothèse d’un effet sériel grâce à
l’espacement de chirurgie. pour un autre comportement, celui de
prise alimentaire chez les rats ;ils ne mangent plus. Cela est du à des
lésions de l’hypothalamus latéral (aphagie) et si c’est une lésion de la
partie médiane, ils deviennent boulimiques. Si l’opération est réalisée
en une fois, les rats ne mangent plus. Si ils enlèvent l’hypothalamus
latéral en deux fois avec 10 jours d’intervalle, entre les deux
opérations, les animaux ne perdent pas de poids, et la deuxième
opération ne fait pas d’effets (fonction temporelle de l’espacement
dans le temps de la lésion).
Un développement lent entraîne des maladies et des lésions
lentes à venir.
La fonction Perceptive : Adés en 1946 travaille sur des
singes pour les fonctions visuelles, ce sont les aires 18 et 19 chez le
singe.
19
18
17
Observation non prévue, il avait fait des opérations sur les singes.
L’état du singe est mauvais, ils demandent l’arrêt de l’expérience. La
récupération ne présente pas de déficit. Pour ce qui est de l’aire 18,
après opération, le singe garde des performances de discrimination
visuelle correcte, quand ils sont opérés en deux fois. Alors qu’en une
fois, ils ont de moins bonnes performances. Ces travaux sont restés
peu connus.
Dans le domaine de la motricité : Travis et Woolsey en
1956 :
Aire 6
Aire 4
Sillon de
Rolando
Ablation bilatérale de l’aire 6 et 4 de Broadmann, il y a perte des
aires motrices (perte définitive des fonctions). En fait une série
d’ablations espacées sur plusieurs mois permettent une conservation
remarquable des aires motrices. La fonction à été prise en charge
par une autre partie du cerveau. On accepte l’idée même de plasticité
cérébrale (modèle le plus clair), cela concerne la survie, prise
alimentaire, perception visuelle et motricité.
Même les fonctions cognitives (apprentissage et mémoire). Il a
fait des ablations bilatérales en 1 ou 2 temps. Cela sur les lobes
frontaux, l’hippocampe, l’amygdale, les noyaux caudé, tout cela chez
le rat.
A l’aide d’une batterie de tests, ils ont trouvés que les rats
porteurs des lésions sériées (espacées de 25-30 jours) avaient des
performances significativement meilleures que ceux opérés en une
fois.
La différence entre les deux types d’opérations ? Le délai et le
rôle de l’intervalle.
Une étude de Patrici et Stein, ils ont opérés des rats, au niveau
du lobe frontal : en 1 ou 2 fois avec des temps différents. Ils ont fait
plus de 400 essais pour atteindre le critère (quand opéré une fois)
Plus des performances meilleures quand délai (8, 20 ,30 jours). On va
en augmentation. Ils se débrouillent mieux que ceux opérés en une
fois et même mieux que le groupe témoin qui a subit une opération
sans lésions. Le minimum efficace semble être 7-8 jours.
C’est important ce qu’il se passe dans l’intervalle : Le vécu inter
opératoire, l’importance d’une stimulation (dans le domaine visuel). On
a des études de Meyer et Co 1958 pour des lésions sérielles du
cortex visuel, l’intérêt d’une stimulation visuelle pour épargner un
apprentissage visuel. Avant, on réalise l’apprentissage conditionné
d’un stimulus, on entraîne à éviter le choc électrique à l’apparition
d’un stimulus lumineux. On met les rats (post opératoires) dans deux
conditions, les uns pendant 12 jours à la lumière et les autres dans
l’obscurité. Le protocole fut efficace pour épargner le comportement
appris, mais que si les animaux sont restés à la lumière. Il n’y a pas de
différence pour ceux qui sont restés dans l’ombre.
De même Isaac et Co, font le même type d’étude mais
remplacent la stimulation visuelle par une stimulation auditive. Ils ont
constaté que la stimulation auditive peut remplacer le stimulus visuel
pendant l’intervalle. Le cerveau dépend du niveau d’activation (et de
façon non spécifique.
Cole en 1967, réalise des stimulations pharmacologiques
efficaces si elles sont faites pendant l’intervalle inter opératoire
(ajout de D-Amphètamines). Ils font le test pendant l’intervalle, et
réalisent l’interprétation :
-si bruit et lumière sans drogue : bonne rétention
-si calme et obscurité et drogue : bonne rétention
-si calme et obscurité sans drogue : mauvaise rétention
-si bruit et lumière et phénobarbital : mauvaise rétention
La durée de l’intervalle post opératoire est importante,
attention, les interactions doivent être actives dans les stimulations
visuelles.
Dru et Walker : les rats qui peuvent se déplacer, ont une
conservation du nombre de patterns appris avant l’opération. Il y a
une très bonne rétention.
Les rats baladés de façon passive dans l’environnement (sans
rétrocontrôle) sont portés passivement et montrent une
détérioration importante au niveau du même test (après lésion). La
stimulation peut être non spécifique, mais doit être active.
L’opération sérielle, est presque la même chose que l’opération
progressive (on enlève un peu puis le reste ensuite.
Si on fait une opération réversible (anesthésie à effet
temporaire, on met hors circuit une partie du cerveau). On pense que
le reste se réadapte. Le problème est que la mise hors circuit doit
être assez longue (minimum efficace 7-8 jours), avec de la colchicine
bien dosée. On le met hors circuit pendant 10 jours. Ils mettent une
partie du cerveau hors circuit, la colchicine bloque le circuit neuronal
dans le Fornix, septum de l’hippocampe, avec une dose telle qu’au bout
de deux- trois semaines, le système se remet en place (re-fonctionne
correctement). Tout redevient normal dans les ondes 
hippocampiques (à 9 Hz). Pendant 2-3 semaines, dans la jonction
entre septum et hippocampe, les synapses se mettent à pousser
(bourgeonnements co-latéraux) et au niveau hippocampique, il y a
synthèse de facteurs
trophiques.
NT
Septum
Hippocampe
Injection de colchicine
L’injection de colchicine bloque le transport axonique dans les
deux sens. Les facteurs trophiques sont les neurotrophines : le NGF
(NT-1), le DBNF (NT-2) et encore NT-3 et NT-4.
Si on arrête le transport, les neurotrophines s’accumulent dans
la cellule cible (hippocampique). Les cellules se mettent à pousser
vers cette zone de l’hippocampe. Il obtient un surcablâge au niveau
de la cible au niveau préventif (dans l’hippocampe à l’endroit où
augmentent les facteurs trophiques).
A T2, on enlève l’hippocampe, c’est une opération classique que
l’on fait d’habitude à T1 en une fois.
Résultat : avec une opération préalable surajoutée (à l’opération
de lésion faite dans le temps T1 pendant la première opération) ; on a
des effets moindres et une conservation de fonction. Dès que l’on
change de niveau de facteurs trophiques, tout bouge.
LA GREFFE DE CELLULES DANS LE
CERVEAU
LES GREFFES INTRA CEREBRALES
C’était impossible il y a 25 ans, maintenant, cela a changé, car il
y a plus d’humains transplantés que de singes.
Il y a trois techniques chirurgicales :
-les transplantations intra cavitaires (dans une cavité artificielle)
-les transplantations intra ventriculaires (cavité naturelle)
-les transplantations intra parenchymateuses (greffe dans le tissu)
Il y a trios types de greffes :
*autogreffes
*allogreffes
*xénogreffes
Pour que cela marche dans le parenchyme, il faut séparer les
cellules, les dissocier. On utilise d’abord une enzyme, puis elles
flottent dans un liquide qui les maintient envie.
A ce moment là, on peut vérifier plusieurs choses : les cellules
viables, etc…
On peut injecter en profondeur ; on place le crâne dans un appareil
stéréotaxique, c’est la technique la plus efficace, « le cerveau
réparé »
La technique : il faut dissocier les cellules, par technique de
culture de cellules in vitro, appliquées au cerveau (dans celui-ci).
On les met en suspension, avec un pipetage, on les dissocie, les
décolle. Elles flottent donc dans un liquide nutritif. On peut vérifier
le nombre de cellules viables (techniques d’histologie), alors on peut
injecter en profondeur. Grâce à un appareil stéréotaxique, on réalise
une position parfaite en 3D dans l’espace. On peut mettre une aiguille
sans coller les cellules, elles aboutissent au bout, dans la zone visée.
Les aspects techniques (« Le cerveau réparé » par Marc
Dechanty), les aspects immunitaires. Le cerveau est
immunologiquement privilégié (le cerveau contre les autres sites de
transplantation).
3°) Aspects techniques :
Aspect Immunitaire :
Le cerveau est immunologiquement privilégié (en comparaison du
cerveau avec d’autres sites de transplantation.
Soit on pratique des autogreffes pour être sur qu’il n’y ait pas
de réjection, soit des allogreffes par un autre individu de la même
espèce, soit des xénogreffes qui viennent d’un individu d’une autre
espèce.
Dans le cas d’une allogreffe, il n’y a pratiquement pas de
rejection, on peut cultiver des cellules dans le cerveau.
Si on pratique une xénogreffe, il y a rejet sauf si on prend un
immunodépresseur (cyclospanime A), mais le privilège n’est pas
complet, pas absolu.
Dans le cas d’une allogreffe, il peut y avoir rejet si on fait une
autogreffe dans un autre endroit du corps : une partie de la réponse
immunitaire franchi la barrière hématoencéphalique.
Si la greffe ne nécessite pas un re-câblage mais simplement une
libération de molécules à un endroit, pour éviter toute réaction de
rejet, on les encapsule dans des polymères. On greffe l’ensemble de
ce polymère dans le cerveau, on laisse passer les petites molécules et
les nutriments. En revanche, on ne laisse pas passer les molécules du
système immunitaire, elles sont trop grosses.
Nature de cellules greffées :
On peut greffer n’importe quel type de cellule à condition que ce soit
des cellules embryonnaires. Le SNC embryonnaire : tous les types de
neurones peuvent être greffés.
Pour le SNP, aucune condition d’age n’est requise.
Les médullo-surrénales : MS sont des cellules chromaffines. Il y a
une similitude entre MS et GCS, la médullo-surrénale dérive de la
crête neurale (du point de vue embryonnaire). Elles pourraient
s’exprimer comme des neurones mais évoluent autrement.
Les cellules chromaffines sont capables de libérer certaines
molécules comme la dopamine (ce qui manque dans la maladie de
Parkinson).
Ces cellules sont capables de se spécifier en quasi neurones, à
condition qu’il y ait un niveau élevé de NGF et un taux très faible de
cortico surrénales.
Prélevé de la médullo-surrénale et d’une lésion en place puis de
la greffer dans le cerveau dans la zone cible de la dopamine
(putamen) pour obtenir l’équivalent d’une mini pompe dopaminergique.
*cela ne marche pas très bien mais on débloque la situation
*ces cellules libèrent très peu de dopamine, beaucoup plus que les
cellules embryonnaires.
Les cellules tumorales et cultivées :
On visait à multiplier les cellules qu’on allait utiliser puis d’utiliser les
molécules qui bloquent les processus mitotiques, puis on greffe.
Cela permet de ne pas partir de l’embryon pour chaque greffe.
Avec du recul, on s’est rendu compte que les cellules repartaient en
mitose peu de temps après la greffe.
Les cellules souches :
Plus récemment, ce sont des cellules qui peuvent encore se
différencier.
Il y en a encore chez les adultes, notement dans la zone periventriculaire.
L’avantage, selon leur environnement, elles se différencient en
cellules gliales ou neuronales. On ne les manipule pas encore bien,
mais c’est une bonne voie.
Du point de vue comportemental, les effets sont positifs en greffant
dans la neurosphère (=agrégats cellulaires de cellules souches). Les
effets interviennent à long terme.
Pb : il est certain que les cellules souches ont joué un rôle mais on ne
les retrouve pas.
Age du donneur et autres facteurs :
L’âge est critique dans le cas des cellules embryonnaires de SNC.
Selon la zone cérébrale d’où était issue les greffes : pour une survie
maximum, il faut, pour chaque type de neurones, un âge bien précis :
Chez le rat : le cortex pariétal : 16-18 jours
Le cortex cérébelleux : 13-14 jours
Mais cela est vrai pour avoir une survie et une croissance dans tous
les neurones greffés.
Si on cherche à faire survivre un type de neurones, on prélève à un
âge donné. Un jour de décalage peut donner de grandes différences.
Pb pour l’espèce humaine : il faut que les embryons soient d’un
âge très précis, cela entraîne des pbs éthiques.
La disponibilité en facteurs trophiques :
Etude de NICTO-SAMPEDRO, a pratiqué chez le rat, dans la région
occipito- enthorinale, un trou dans le cortex. Il fait l’hypothèse que
quand il y a une lésion : les facteurs trophiques de types
neurotrophiques s’accumulent dans la zone lésée.
Dans l’aire lésée, le fluide allait donc contenir de plus en plus de
facteurs trophiques. Idem pour les tissus avoisinant.
Il a fait des essais biologiques avec les deux, dans deux contextes
différents : in vitro et in vivo.
*in vitro : il a cultivé des cellules avec un apport en fluide de l’aire
lésée, il a fait ça avec un fluide prélevé de 0 à 20 jours après la
lésion.
Selon que le fluide est prélevé à 0 jours ou à 10 jours, il y a des
résultats différents. Il y a un pic vers 8-10 jours, une augmentation
très nette de l’activité neurotrophique. Les cellules cultivées in vitro
dispose d’un fluide riche en facteurs trophiques et survivant mieux.
*in vivo : au lieu de vérifier l’impact sur la culture de cellules, il a fait
ses greffes dans le cerveau. Il a placé des greffes dans les cavités
et a étudié leur survie.
Il obtient les mêmes conclusions : la meilleure survie est obtenue
quand la greffe se fait environ à 10 jours, en effet, il y a une
meilleure survie quand le fluide est prélevé 10 jours après la lésion.
Il ne faut pas greffer immédiatement, mais après quelques jours.
B) Les aspects structurels :
-La spécificité anatomique et chimique du re-câblage :
* systèmes globaux : quand on a greffé un système de neurones à
grande distance, ils innervent l’ensemble du cerveau, ils contrôlent
l’ensemble des structures du cerveau.
* systèmes point à point : les neurones sont à différentes
localisations.
-la greffe neurotoninergique (système global) :
Les neurones sont localisés à la base du cerveau antérieur, dans le
septum médian. Dans MA, ce sont ceux qui dégénèrent de façon
massive, ils envoient des projections dans l’hippocampe.
L
BDB+
Hippocampe
Septum
Déafférentation de l’hippocampe alors qu’il est innervé massivement
d’habitude. L’AchE (enzyme de dégradation de l’Ach) est présente
dans les synapses.
L’AchE est utilisée pour « voir » les projections cholinergiques :
*5 neural : importante, pattern laminaire
*après 6 jours (après la greffe), presque plus. Il ne reste que les
afférences de la voie ventrale.
*Après trois semaines : on voit que ce qui est greffé se place par
amas. La greffe provient de neurones et de cellules gliales prélevé
sur une zone embryonnaire qui comprend le septum. 15 à 16 jours
d’âge embryonnaire, on greffe dans l’hippocampe. Les greffes sont en
bordure de l’hippocampe, puis il commence à y avoir des fibres
cholinergiques qui l’innervent.
*Après plusieurs mois : on finit par arriver à quelque chose de proche
de ce qu’on avait avant la lésion. On retrouve un pattern laminaire,
celui-ci est normal environ 14 mois après la greffe.
On réalise les greffes dans deux sites, l’aire lésée et à
proximité :
On fait des dosages de l’Ach (par l’activité de synthèse de la ChAT à
différents temps après la greffe.
On voit une augmentation de l’activité de synthèse de l’Ach dans
l’hippocampe, dans certains endroits où il y a des greffes : 100% et
plus, dans la partie voisine, environ 90%.
On rejoint ce niveau normal en environ 6 mois dans les zones
greffées. Dans la zone ventrale, c’est plus difficile, même si il n’y a
pas de greffes, il y a une légère remontée (par l’afférence ventrale).
Il y a un bourgeonnement compétitif entre ceux qui viennent du
greffon et ceux qui viennent de la zone ventrale. Mais les afférences
zones ventrales sont avantagées. Il peut y avoir une surcompensation
et on dépasse le niveau normal.
Le problème : est-ce que cela va entraîner une adaptation
fonctionnelle plus importante ?
Hypersensibilité de dénervation :
Après lésion, il y a augmentation de la densité de récepteurs dans la
zone cible désafférenté.
Si on a fait une greffe, elles sont incapables de libérer de l’Ach, donc
si on a augmentation du niveau d’Ach disponible : ce sont des
processus réciproques, on ramène à la normale la densité de
récepteurs.
Dans certains cas, les greffes corrigent un peu trop l’augmentation
de densité, ils ramènent le niveau en dessous de la normale.
Le système « point à point » :
Quand il y a disparition d’une certaine catégorie de neurones dans un
certain endroit. Ce ne sont pas les neurones qui projettent à longue
distance, il n’y a pas de contrôle de grandes zones de cerveau.
On greffe différemment : dans l’endroit précis où les neurones
meurent. Cela marche mieux que si on greffe dans la cible. De toute
façon, il y a projection à courte distance.
Des souris qui présentent des déficits : déficit de cellules de
Purkinje dans le cervelet :
-modèle intéressant
-expérience de Sotilo : à étudié le devenir de greffes dans le
cervelet de ses souris ;
Il a prélevé du tissu neural d’embryons normaux, il a greffé des
zones où ces neurones devaient se trouver. Cela marche bien, dans un
temps très rapide (maximum deux à trois semaines), en passant par
toutes les étapes normales du développement. Câblage,
différentiation, migration, alors que le moment où la greffe se fait
est bien plus loin que le moment où cela devait se faire normalement.
Les cellules vont se mettre à l’endroit normal, faire des synapses
normales, etc…
Le système point à point fonctionne sur un autre mode : il faut
que le câblage se réalise (dans l’autre, il faut juste une libération de
molécules).
C) Aspects fonctionnels :
Le rythme circadien :
*mesure d’activité : on enregistre l’activité de l’animal en
enregistrant les fois où il utilise la roue.
*si la lumière est normale : on synchronise le rythme d’activités ; ils
sont actifs la nuit et dorment le jour.
*si on leur enlève le synchroniseur externe : ils présentent un rythme
endogène d’activité qui n’est plus vraiment de 24hr, cela devient du
libre cours. Il y a bien un rythme endogène.
Si on réalise une lésion des noyaux supra chiasmatiques, il n’y a
plus de rythme. Si on leur greffe des noyaux supra chiasmatiques
embryonnaires dans le troisième ventricule : on voit une réapparition
d’un cycle de libre cours. Mais quand on passe en rythme lumièreobscurité : on arrive pas à faire la reconnection, il y a toujours libre
cours. Il n’y a sûrement pas de liens avec le nerf optique.
Selon ce que l’on a greffé (si le donneur à des rythmes
différents) le rythme du receveur est celui du donneur.
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