June 5, 2015 - Collectif VAN

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A LA MEMOIRE DES 1 500 000 VICTIMES ARMENIENNES
24 avril 2015 : 100e anniversaire du génocide arménien de 1915
perpétré par le gouvernement Jeune-Turc
100 ans de déni : ça suffit !
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VEILLE MEDIA
Lundi 8 juin 2015
Retrouvez les informations sur notre site :
http://www.collectifvan.org
Rubrique Info Collectif VAN :
http://www.collectifvan.org/rubrique.php?r=0&page=1
et Rubrique News (Revue de Presse) :
http://www.collectifvan.org/rubrique.php?r=4&page=1
SOMMAIRE
Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le Collectif VAN
[Vigilance Arménienne contre le Négationnisme] vous propose une
revue de presse des informations parues dans la presse
francophone sur les thèmes concernant le négationnisme, le
racisme, l'antisémitisme, le génocide arménien, la Shoah, le
génocide des Tutsi, les crimes perpétrés au Darfour, la Turquie,
l'Union européenne, l'occupation de Chypre, etc... Nous vous
suggérons également de prendre le temps de lire ou relire les
articles mis en ligne dans la rubrique Info Collectif VAN et les
traductions regroupées dans notre rubrique Actions VAN. Par
ailleurs, certains articles en anglais, allemand, turc, etc, ne sont
disponibles que dans la newsletter Word que nous générons
chaque jour. Pour la recevoir, abonnez-vous à la Veille-Média :
c'est gratuit ! Vous recevrez le document du lundi au vendredi
dans votre boîte email. Bonne lecture!
100 ans après le génocide arménien, 3 Arméniens entrent au
parlement turc
Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Avec 13% des votes aux
élections législatives, le HDP (Parti démocratique du peuple) crée un
séisme politique en Turquie et montre la farouche obstination de ceux qui
comptent s'opposer à la dictature mégalomane d'Erdogan. Mais l'autre
information à retenir de ces résultats du dimanche 7 juin, est que trois
Arméniens, Garo Paylan (HDP), Selina Ozuzun Dogan (CHP) et Markar
Esayan (AKP) font leur entrée au parlement turc en cette année 2015, où
l'on commémore le génocide arménien de 1915. Le symbole est fort,
même si, dans les faits, seul Garo Paylan, membre du HDP, porte un
message clair sur la reconnaissance du génocide arménien et les
réparations dues par l'État turc.
Kamp Armen : Première action citoyenne des Arméniens de
Turquie
Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - L'action citoyenne menée par
les jeunes Arméniens de Nor Zartonk, en faveur de l'orphelinat arménien
de Kamp Armen (près d'Istanbul), a passé samedi 6 juin le cap des 30
jours. À cette occasion, le Collectif VAN vous invite à lire la traduction en
français d’un article en anglais publié sur le site Al Monitor le 17 mai 2015.
Azerbaïdjan : Pour la libération des prisonniers politiques
Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - "Une semaine avant la
cérémonie d’ouverture des premiers Jeux européens qui se tiendront à
Bakou, en Azerbaïdjan, la FIDH demande aux représentants politiques des
pays européens de conditionner leur participation à la cérémonie
d’ouverture à la libération de tous les prisonniers politiques et activistes
détenus arbitrairement." Le Collectif VAN diffuse ici le communiqué de
presse de la FIDH publié le 4 juin 2015.
Le centenaire du génocide des Arméniens et les élections en
Turquie
Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - "Les élections législatives de ce
dimanche 7 juin détermineront l’avenir du président turc Recep Tayyip
Erdogan, élu à ce poste le 10 août 2014, après avoir été Premier ministre
pendant 12 ans. Son régime avait débuté sous des apparences «
réformatrices »; il s’agissait alors de chasser de sa place la vieille élite
kémaliste (du nom du fondateur de l’État turc moderne Kemal Atatürk),
nationaliste et se réclamant d’une laïcité d’État autoritaire. Il a à son tour
adopté une orientation de plus en plus autoritaire et idéologique, au cours
des dernières années." Le Collectif VAN vous propose cette information
publiée par l'as
CUD : Rencontre avec les réfugiés soudanais
Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - "Le campement de migrants
africains de La Chapelle a été évacué. Mais il y en a un autre, à côté de la
gare d’Austerlitz, où sont regroupés environ 150 réfugiés. Nous sommes
allés les rencontrer. Ils viennent presque tous du Soudan, et plus
précisément du Darfour, des Monts Nubas et du Sud Kordofan." Le
Collectif VAN vous propose ce communiqué de presse publié sur le site du
Collectif Urgence Darfour le 3 juin 2015.
Collectif VAN : l'éphéméride du 8 juin
Info Collectif VAN - www.collectifvan.org – La rubrique Ephéméride est à
retrouver quotidiennement sur le site du Collectif VAN. Elle recense la liste
d’événements survenus à une date donnée, à différentes époques de
l’Histoire, sur les thématiques que l’association suit au quotidien.
L’éphéméride du Collectif VAN repose sur des informations en ligne sur de
nombreux sites (les sources sont spécifiées sous chaque entrée). "8 juin
1993 -- France : assassinat de René Bousquet, ancien secrétaire général
de police sous le régime de Vichy, suspecté de crimes contre l'humanité.
En avril 1942, au moment précis où les SS prennent, en zone occupée, la
responsabilité du maintien de l'ordre, Bousquet a été nommé au
secrétariat général à la police avec dans la limite de ses attributions
délégation générale et permanente à l’effet de signer au nom du Ministre
Secrétaire d’Etat à l’intérieur, à l’exclusion des décrets, tous actes, arrêtés
ou décisions relatifs aux dites attributions. Il occupe, à ce titre, un rôle
principal dans la collaboration policière de Vichy avec l'occupant allemand.
Il organise en particulier la rafle des Juifs l'été 1942 (Rafle du Vélodrome
d'Hiver), mettant en œuvre l'initiative avec Laval de faire rafler et
déporter également les enfants juifs."
Turquie : turbulences financières au lendemain des législatives
La Bourse d’Istanbul a chuté de 8 % ce matin à l’ouverture après le
sérieux revers hier de l’AKP du président Erdogan. Le risque d’incertitude
politique ne plaît pas aux investisseurs. La devise turque a elle signé un
plus bas historique face au dollar et à l’euro, en perdant près de 4% face
à chacune des deux monnaies. La banque centrale turque a
immédiatement réagi à cet effondrement en annonçant avoir baissé ses
taux appliqués aux dépôts en devises à une semaine.
La banque centrale turque intervient contre l’effondrement de la
livre
La monnaie turque a perdu 4 % de sa valeur en ouverture ce lundi, suite
aux élections législatives, atteignant un plus bas historique. La banque
centrale de Turquie a annoncé lundi qu’elle intervenait face à la baisse de
la livre turque. La Bourse a chuté de plus de 6% à l’ouverture ce matin et
la monnaie turque enregistrait un accès de faiblesse face au dollar et à
l’euro.
Erdogan, le calife mégalo
Le parti de gauche HDP aurait franchi la barre des 10 % et empêcherait de
ce fait le chef de l’État de se doter d’une constitution sur mesure. «Ils
disent que si Erdogan obtient ce qu’il veut dimanche, on ne pourra plus
l’arrêter. En réalité, ils veulent dire que l’on ne pourra plus arrêter la
Turquie. » Ce propos du président turc tenu samedi lors d’un meeting dans
le nord-est du pays résume l’ambition d’un homme qui veut devenir le
fondateur de la Turquie nouvelle, plutôt conservatrice, à l’opposé de celle
créée par Mustafa Kemal, dit Atatürk, qui avait aboli le califat ottoman.
Déclaration choc de Claude Mutafian « le Haut Karabagh doit céder
à l’Azerbaïdjan des territoires conquis inhabités »
Les déclarations de l’historien Claude Mutafian à propos du retour par le
Haut Karabagh à l’Azerbaïdjan de certaines terres libérées a provoqué la
colère en Arménie où les propos du franco-arménien ont choqué l’opinion
publique.
Turquie : ce qu'il faut retenir des élections législatives
Le président turc espérait une large victoire de son parti pour renforcer sa
domination sur le pays. Il devra former une coalition après un revers dans
les urnes. Il avait fait de ce scrutin un référendum autour de sa personne.
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a perdu la majorité absolue au
Parlement à l'issue des élections législatives, dimanche 7 juin. De son
côté, le parti kurde HDP réalise un score sans précédent.
Un moment historique pour Hollande au Karabakh
Partout dans le monde, les Arméniens ont célébré récemment le centième
anniversaire du génocide de leurs ancêtres dans l’Empire ottoman. Le
président François Hollande s’est rendu en Arménie afin de rendre
hommage et d’apporter son soutien moral aux nombreuses voix qui se
font entendre face à des gouvernements qui n’ont pas encore reconnu le
meurtre des Arméniens comme un génocide.
Le HDP passe la barre des 10% et prive l’AKP d’une majorité de
gouvernement
Les résultats des élections législatives du 7 juin 2015 ont donc confirmé
que ce scrutin était différent de ceux que nous avions vécus, depuis le
début des années 2000 (cf. notre édition du 4 juin 2015). Avec (à l’heure
où nous écrivons) un score légèrement supérieur à 40%, et 258 sièges,
l’AKP au pouvoir depuis 2002 ne disposera donc pas, dans le prochain
parlement, de la majorité absolue (276 sièges), lui permettant de
gouverner seul.
Elections législatives en Turquie : l’hyper-présidence de M.
Erdogan en question
Les élections législatives de dimanche 7 juin sont déterminantes pour
l’avenir du président islamo-conservateur, Recep Tayyip Erdogan, 61 ans,
aux manettes du pays depuis douze ans. Elu en août 2014 à cette fonction
essentiellement honorifique en Turquie, M. Erdogan rappelle souvent qu’il
parle « au nom du peuple ». Se sentant investi d’une mission, il veut faire
basculer le pays d’un système parlementaire vers un régime présidentiel
fort.
L'info vue par la TRT (2)
Le Collectif VAN vous propose cet article publié sur la TRT (Télévision &
Radio de Turquie). Les articles de ce site ne sont pas commentés de notre
part. Ils peuvent contenir des propos négationnistes envers le génocide
arménien ou d'autres informations à prendre sous toute réserve. "Le parti
du mouvement nationaliste (MHP) Devlet Bahçeli a tenu une conférence
de presse suite à l’annonce des résultats des législatives au quartier
général de son parti".
Turquie : grave revers électoral pour le président Erdogan
Le parti du chef de l'État perd la majorité absolue, alors que le HDP, la
formation kurde, remporte une victoire historique. L'AKP a un genou à
terre. Le tout-puissant parti au pouvoir a subi son premier échec majeur
en 13 ans de règne, en perdant la majorité absolue à l'Assemblée. Par
rapport aux dernières élections législatives, le parti passe de 49 % à 40,7
% des suffrages et devrait perdre entre 50 et 60 députés.
"La reconnaissance du génocide arménien: un problème turc en
Belgique ?"
L'éviction du cdH de Mahinur Ozdemir a fait couler beaucoup d'encre cette
semaine. On reparle de la problématique de la reconnaissance du
génocide arménien dans "Mise au Point". La projet de taxe au kilomètre
sera aussi abordé. Retrouvez-nous dès 11h25 pour un Revu et Corrigé où
humour et info font bon ménage !
En Turquie, le président Erdogan est en passe de perdre son pari
Le président de Turquie, depuis 13 ans au pouvoir, avait besoin d’une
forte majorité au parlement pour accélérer la transformation de son pays.
Mais les résultats des premiers bulletins dépouillés, à l’occasion des
élections législatives du 7 juin, montrent qu’il n’obtient pas le seuil
nécessaire pour pouvoir changer la constitution.
Turquie : une victoire kurde lourde de menaces
Dimanche, Diyarbakir, principale ville des régions kurdes de Turquie, était
en liesse. Le HDP, formation pro-kurde militant pour le droit des
minorités, n'arrive que quatrième du scrutin législatif, pourtant, c'est bien
une victoire que l'on célèbre ici.
Législatives en Turquie : le parti d'Erdogan perd de sa superbe
Le ralentissement de l'économie et l'attitude d'Erdogan expliquent que les
électeurs se soient détournés de l'AKP, qui devrait néanmoins pouvoir
construire une majorité avec la droite nationaliste. Le parti pro-kurde
devrait lui entrer au Parlement.
L'info vue par la TRT (1)
Le Collectif VAN vous propose cet article publié sur la TRT (Télévision &
Radio de Turquie). Les articles de ce site ne sont pas commentés de notre
part. Ils peuvent contenir des propos négationnistes envers le génocide
arménien ou d'autres informations à prendre sous toute réserve. "Le
Premier ministre Ahmet Davutoğlu a prononcé son traditionnel discours du
balcon depuis le quartier général du parti de la Justice et du
Développement (AKP) à Ankara".
Turquie: «Le but était de créer le chaos et un bain de sang»
Un attentat a fait deux morts et plus d’une centaine de blessés vendredi
en fin de journée à Diyarbakir, lors d'un meeting du parti prokurde HDP.
La Turquie vote dimanche pour les législatives.
Elections en Turquie : Échec du Parti de la justice et du
développement (AKP)
En franchissant la barre des 10%, le Parti démocratique du peuple (HDP)
a mis en échec les visées du président Erdogan. L’AKP, lee parti islamoconservateur du président turc Erdogan est certes arrivé en tête aux
élections législatives de dimanche mais il pourrait perdre la majorité
absolue qu'il détenait depuis treize ans au Parlement turc, selon des
résultats partiels publiés par les médias.
Rencontre « Quelles images pour se souvenir du génocide ? »
organisée par le Patrimoine Arménien de Valence
Le Centre du Patrimoine Arménien de Valence (Drôme) proposait samedi 6
juin, à la salle Jeanne de Flandreysy, square Charles Aznavour, une série
de rencontres liées au génocide des Arméniens. Avec les thèmes de «
Quelles images pour se souvenir ? » et « Représenter la guerre et le
génocide ».
Turquie : les élections doivent se dérouler sans violences
En franchissant la barre des 10%, le Parti démocratique du peuple (HDP)
a mis en échec les visées du président Erdogan. L’AKP, lee parti islamoconservateur du président turc Erdogan est certes arrivé en tête aux
élections législatives de dimanche mais il pourrait perdre la majorité
absolue qu'il détenait depuis treize ans au Parlement turc, selon des
résultats partiels publiés par les médias.
Irak : mort de Tarek Aziz, la vitrine du régime de Saddam Hussein
L'ancien ministre des Affaires étrangères du raïs irakien est décédé à
l'hôpital de Nassiriya. Il avait 79 ans. Il était la vitrine de la dictature
bassiste. Le seul parmi les compagnons de route de Saddam Hussein à
comprendre le monde, disaient de lui ses amis diplomates français en
poste à Bagdad, avant le renversement du régime par les soldats
américains en avril 2003.
Cent ans après le génocide : trois députés arméniens
réapparaissent au parlement turc
Le parti du président turc Recep Tayyip Erdogan a essuyé un sérieux
revers dimanche aux élections législatives et perdu sa majorité absolue
détenue depuis treize ans au Parlement, enterrant de fait ses espoirs de
renforcer son règne sans partage sur le pays.
Le cri d’alarme d’un prêtre assyrien : « Nous craignons un
massacre à Hassaké »
Entre 600 et 1 000 familles chrétiennes vivant dans la ville sont en
danger, selon le religieux. Alors que depuis le 30 mai, le groupe État
islamique (EI) tente de s'emparer de Hassaké, chef-lieu de la province du
même nom du nord-est de la Syrie, un prêtre assyrien résidant à
Beyrouth, mais qui est en contact régulier avec la communauté chrétienne
présente dans la ville, confie son angoisse à L'Orient-Le Jour.
Les trois enjeux des élections turques
Les Turcs votent dimanche pour des législatives serrées: si l'AKP de Recep
Tayyip Erdogan devrait rester au centre du jeu, il pourrait être malmené
comme jamais depuis son arrivée au pouvoir.
Turquie : la nouvelle équipe économique devra avoir la confiance
des marchés
En Turquie, la situation économique du pays devrait peser lourd dans les
résultats du scrutin législatif de dimanche. La croissance est retombée à
2,9% en 2014 après 4% en 2013 et le chômage atteint désormais les
10% de la population active.
8 des 10 talibans condamnés pour avoir tenté de tuer Malala
finalement acquittés en secret
Au mois d'avril dernier, la justice pakistanaise avait condamné à la prison
à vie dix hommes accusés d'avoir attaqué Malala en 2012 dans le nordouest du Pakistan. Une tentative de meurtre revendiquée au moment des
faits par le Mouvements des talibans du Pakistan (TTP). Citant des officiels
pakistanais, la BBC affirme ce vendredi 5 juin que huit de ces dix
condamnés ont été "secrètement acquittés" confirmant des informations
du Daily Mirror.
Le parti pro-kurde HDP veut obtenir la reconnaissance du génocide
arménien
Le parti démocratique des peuples (HDP) en Turquie cherchera une
normalisation des relations arméno-turques et la reconnaissance du
génocide arménien dans l’Empire ottoman, au cas où il réussit dans les
prochaines élections législatives a déclaré le vice-président du Parti Nazmi
Gur à l’agence de presse RIA Novosti.
Les Kurdes de Turquie se détournent d’Erdogan
Tout a commencé au début du mois de mai quand, les uns après les
autres, les chefs des grandes tribus kurdes de la région de Batman (sudest) ont annoncé haut et fort qu’ils n’allaient plus voter pour le Parti de la
justice et du développement (AKP, islamo-conservateur au pouvoir) au
moment des élections législatives du dimanche 7 juin.
La France, terre d’élections turques
Plus de 300.000 Franco-Turcs et Turcs de France étaient appelés aux
urnes en mai à l'occasion des élections législatives. Un droit de vote
obtenu de fraîche date, et qui n'est pas sans poser des problèmes.
A Cannes, le président arménien dépose une gerbe en mémoire
des victimes du génocide
Présent actuellement à Cannes au Midem, où son pays est invité
d’honneur, le président de la République d’Arménie a quitté le Palais des
festivals pour déposer, ce samedi matin, une gerbe à la stèle
commémorative du génocide arménien, Square de Verdun.
Colette Beaune pour l’introduction de l’histoire de la Turquie dans
les manuels d’Histoire
Lors de la Table ronde qui s’est tenue à la Sorbonne le 3 juin dernier à
l’occasion du Forum sur l’enseignement de l’histoire organisé par le
Conseil des programmes et consacré à la place de l’histoire nationale dans
le programme d’enseignement, inaugurée par la ministre de l’Education
Nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, Najat VallaudBelkacem, l’historien Pierre Nora, dont on se souvient combien il combattit
avec force le projet de loi contre la négation du génocide des Arméniens,
revient à la charge, regrettant la place accordée au dit génocide dans les
manuels.
Législatives en Turquie: le parti pro-kurde HDP entre au Parlement
En Turquie, selon des résultats portant sur la quasi-totalité des suffrages,
le parti islamo-conservateur AKP du président Erdogan a remporté les
élections législatives, mais a perdu la majorité absolue au Parlement où,
avec plus de 13 % des voix, le parti pro-kurde HDP fait son entrée.
La forte délégation arménienne emmenée par le président
arménien au Midem-2015 de Cannes
En visite de travail en France, le président arménien Serge Sarkissian à la
tête d’une forte délégation était hier au festival Midem-2015 à Cannes où
les artistes d’Arménie ont cette année la vedette. Après l’inauguration, le
président arménien a parcouru les stands du Midem au Palais des Festivals
où 78 pays participent à cet évènement musical mondial.
Selahattin Demirtas, l'homme qui ébranle la Turquie d'Erdogan
Le leader kurde du HDP a ringardisé tous les autres leaders politiques du
pays. Son parti pourrait atteindre 10% aux élections législatives de ce
dimanche. Son prénom claque comme un symbole. Selahattin c’est
Saladin en turc, légendaire chef kurde et très chevaleresque adversaire
des croisés.
INFO COLLECTIF VAN
100 ans après le génocide arménien, 3 Arméniens
entrent au parlement turc
Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Communiqué de
Presse – Le 8 juin 2015
Avec 13% des votes aux élections législatives, le HDP (Parti démocratique
du peuple) crée un séisme politique en Turquie et montre la farouche
obstination de ceux qui comptent s'opposer à la dictature mégalomane
d'Erdogan. Mais l'autre information à retenir de ces résultats du dimanche
7 juin, est que trois Arméniens, Garo Paylan (HDP), Selina Ozuzun Dogan
(CHP) et Markar Esayan (AKP) font leur entrée au parlement turc en cette
année 2015, où l'on commémore le génocide arménien de 1915. Le
symbole est fort, même si, dans les faits, seul Garo Paylan, membre du
HDP, porte un message clair sur la reconnaissance du génocide arménien
et les réparations dues par l'État turc. Il y aurait déjà eu des députés
arméniens dans les années 50, mais le moins que l'on puisse dire, c'est
que l'Histoire n'a pas retenu leur nom. Elle se souvient par contre des
députés arméniens Krikor Zohrab et Vartkes, le premier étant un ami
personnel de Talaat Pacha, ministre de l'Intérieur Jeune-Turc en 1915 :
jusqu'à la dernière minute, Krikor Zohrab n'avait pu se résoudre à croire
en la réalité du plan génocidaire machiavélique mis en place par son grand
ami Talaat Pacha. Il le paya de sa vie. Tout comme 1.500.000 Arméniens
de Turquie...
Le HDP est le seul parti turc à vouloir représenter la Turquie dans toute sa
diversité culturelle, sociétale et ethnique. Un député sortant, d’origine
assyrienne, Erol Dora, est d'ailleurs également réélu sous cette même
étiquette. Rappelons que sa communauté a également été victime du
génocide de 1915 qui a frappé les chrétiens de l'Empire ottoman.
Le combat humaniste du HDP, porté par son leader charismatique
Selahattin Demirtas, en faveur des minorités, y compris sexuelles (avec la
défense des LGBT), est loin d'être anecdotique alors que son électorat de
base supposé, la population kurde, est encore majoritairement soumise à
une chape de plomb traditionaliste et religieuse. Sur les 79 (ou 80)
députés qui seront présents désormais dans l'hémicycle sous l'étiquette
HDP, 30 (ou 31) seront des femmes.
Le CHP (kémaliste) a, pour sa part, toujours eu un discours nationaliste
suivant en cela le slogan de son mentor Mustafa Kemal Ataturk ("La
Turquie aux Turcs") : il est trop tôt pour dire quelle sera la ligne adoptée
par sa nouvelle députée, la jeune avocate arménienne Selina Ozuzun
Dogan, mais il est fort probable que - tout en reconnaissant les
"événements de 1915" - elle ne puisse déroger totalement à la ligne
négationniste du parti. Également élu sous la bannière CHP (région
d'Izmir), Özcan Purçu, est quant à lui le premier député turc d’origine rom.
Quant à l'Arménien Markar Esayan, de l'AKP, il n'y a sans doute pas
grand-chose à attendre de sa part, au vu de sa soumission au sultan
Erdogan.
Qu'il nous soit permis ici d'adresser nos plus sincères félicitations à Garo
Paylan (HDP). Puisse-t-il contribuer à bâtir une Turquie démocratique
respectueuse de ses minorités.
Collectif VAN
[Vigilance Arménienne contre le Négationnisme]
[email protected] - www.collectifvan.org
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=89170
Kamp Armen : Première action citoyenne des
Arméniens de Turquie
Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - L'action citoyenne
menée par les jeunes Arméniens de Nor Zartonk, en faveur de
l'orphelinat arménien de Kamp Armen (près d'Istanbul), a passé
samedi 6 juin le cap des 30 jours. À cette occasion, le Collectif VAN
vous invite à lire la traduction en français d’un article en anglais
publié sur le site Al Monitor le 17 mai 2015.
Al Monitor
La première manifestation de rue des Arméniens de
Turquie
Publié le 17 mai 2015
Par Sibel Hurtas
Traduction en anglais par Timur Göksel
La jeunesse arménienne de Turquie a lancé une campagne de protestation
contre la démolition de Kamp Armen, l'orphelinat arménien, qui
hébergeait des centaines d'enfants arméniens au cours des sessions d'été.
La communauté arménienne exige que l'orphelinat soit préservé et qu'il lui
soit rendu. Cela paraît peu probable, mais il est significatif que cela soit la
première manifestation de rue des Arméniens de Turquie pour exprimer
leurs revendications ces derniers temps.
Kamp Armen symbolise la longue saga de la déportation et des massacres
des Arméniens subis sur le sol anatolien. Son histoire commence avec
l'achat d'une parcelle de terrain appartenant à une personne privée, par
l’Église protestante arménienne de Gedikpasa, pour y abriter les orphelins
arméniens qui vivaient en Anatolie et qui étaient étiquetés comme des
«restes de l'épée» par les Arméniens [Nota CVAN: non, ce sont les Turcs
qui nommaient ainsi les rescapés arméniens]. Le camp de l'orphelinat a
été construit en 1962 par les orphelins eux-mêmes sous la surveillance
d'un maître d’œuvre.
L'existence du camp de l'orphelinat, où 1500 enfants ont été accueillis et
instruits, a été menacée par une décision de la Cour d'appel en 1974,
statuant que les fondations étrangères ne pouvaient pas posséder des
biens immobiliers. L'Etat, autorisé en cela par la décision du tribunal, a
saisi l'orphelinat en 1986 et a retourné la propriété à son propriétaire
initial gratuitement, y compris les bâtiments construits sur ce terrain.
Le propriétaire ne pouvant pas faire face aux conséquences de la
possession d’un camp d'orphelinat l'a immédiatement revendu. Les
nouveaux propriétaires, dès qu'ils ont découvert l’histoire du camp de
l'orphelinat, ont aussi vendu la propriété sans la toucher. La propriété est
restée abandonnée, intacte pendant un certain temps. En 2008, la famille
Aydinlar, l'une des familles les plus riches de Turquie, a acheté la
propriété et a décidé de faire une construction sur ce terrain cette année.
Voilà pourquoi, au matin du 6 mai, les bulldozers se sont approchés des
murs [de l’orphelinat] construits avec les mains des orphelins du camp.
Les Arméniens, lorsqu'ils ont été informés de la démolition, se sont rendus
sur les lieux et ont empêché les bulldozers de détruire l’édifice. Le militant
arménien Garo Paylan a trouvé les nouveaux propriétaires et a demandé
qu'ils repoussent la démolition après les élections générales du 7 juin. Les
nouveaux propriétaires ont fini par tomber d’accord.
Actuellement une partie de Kamp Armen est détruit, mais la majeure
partie reste encore debout. Cela est devenu le symbole d'une nouvelle
attitude arménienne. Depuis le 6 mai, les Arméniens ont mené la garde
vingt-quatre heures sur vingt-quatre devant le bâtiment. Une telle
démarche peut être interprétée comme une première dans l'histoire
récente des Arméniens en Turquie.
Les protestations et les inscriptions des gardiens arméniens ont conduit à
des affichages bariolés. Une immense banderole indiquant « Kamp Armen
doit être retourné au peuple arménien » à été suspendue sur le bâtiment.
Des musiciens arméniens se sont présentés pour jouer de la musique.
Rakel Dink, la femme de Hrant Dink, rédacteur en chef assassiné du
journal arménien « Agos » qui occupe une place importante pour les
Arméniens de Turquie, est une ardente partisane de la contestation. Hrant
et Rakel Dink ont fréquenté le camp ; au cours des discussions qui ont eu
lieu devant le bâtiment, Rakel Dink a parlé aux jeunes montant la garde,
au sujet des jours qu'ils avaient passé à l'orphelinat.
L'objectif de l'action est de restaurer le statut d'origine de Kamp Armen.
Ils ont commencé un atelier d'arménien. Ani Balikci, la mère de l'Arménien
Sevag Balikci qui a été assassiné par un autre soldat le 24 avril 2011,
alors qu'il faisait son service national, donne des leçons d’arménien. [Les
militants] plantent des arbres et regardent des documentaires. Des partis
politiques, des organisations de la société civile, des étudiants
universitaires et des militants visitent fréquemment les manifestants
arméniens pour exprimer leur solidarité.
Garo Paylan, militant arménien qui s'est présenté aux élections du 7 juin
comme candidat du Parti démocratique du peuple (HDP), pro-kurde, a
annoncé à Al-Monitor : « Cet endroit a été saisi par une action d'Etat.
Nous voulons le faire rendre [à son propriétaire] mais je ne pense pas que
l'Etat puisse le faire comme ça. Nous avons eu des milliers de biens
confisqués ainsi. Si l'Etat rend Kamp Armen, alors il sera également obligé
de rendre les autres ».
D'après ce que Paylan a dit, nous comprenons que le retour de l'orphelinat
aux Arméniens n'est pas probable. Mais le fait que cela a encouragé les
Arméniens à descendre dans les rues pour revendiquer leurs droits à
haute voix et de manière visible, est important. La communauté
arménienne, qui jusqu'à présent s'est abstenue de prendre position contre
l'injustice et l'inégalité, montre peut-être que sa réticence traditionnelle
appartient au passé et que la communauté devient politisée.
Paylan a dit que dans l’histoire récente il n’y a pas eu de protestation
pareille à part les funérailles de Hrant Dink. Il a déclaré : « Le fait est que
la communauté arménienne est devenue vraiment politisée après
[l’assassinat de] Hrant Dink. Il y a maintenant davantage d’acteurs
arméniens qui sont plus sensibles. Ils ont des orateurs et des porteparoles. Mais leur peur de pigeon existe encore. [Hrant Dink employait
l’expression « peur de pigeon » pour définir les craintes des Arméniens.]
Cette crainte est toujours là, mais en parallèle [il y a] des gens politisés.
Maintenant nous avons des gens et des acteurs ayant des points de vue
divergents qui jouent un rôle actif au sein de différents partis politiques,
indiquant que notre communauté devient de plus en plus politisée et
qu'elle est prête à réagir à des pratiques déloyales ».
©Traduction de l'anglais Collectif VAN – 28 mai 2015 –
www.collectifvan.org
Lire aussi :
Turquie : "Kamp Armen, l’histoire de notre perte et de notre douleur"
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=88571
Turquie : La lutte contre les spoliations des biens arméniens est en
marche http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=88753
Stop à la démolition de l’orphelinat arménien d’Istanbul!
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=88700
A Istanbul, l'ancien orphelinat arménien de Kamp Armen détruit par les
bulldozers http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=88568
"Mon esprit bouleversé - comme un pigeon inquiet", dernier article de
Hrant Dink http://eo.tchobanian.org/communique000100ab.html
http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2015/05/turkey-armenia-firststreet-protests.html
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=89142
Lire le texte original dans la Rubrique en anglais
Azerbaïdjan : Pour la libération des prisonniers
politiques
Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le Collectif VAN
diffuse ici le communiqué de presse de la FIDH publié le 4 juin
2015.
FIDH
4 juin 2015
Azerbaïdjan : Les gouvernements européens doivent agir
pour la libération des prisonniers politiques
Une semaine avant la cérémonie d’ouverture des premiers Jeux européens
qui se tiendront à Bakou, en Azerbaïdjan, la FIDH demande aux
représentants politiques des pays européens de conditionner leur
participation à la cérémonie d’ouverture à la libération de tous les
prisonniers politiques et activistes détenus arbitrairement.
« Dans le contexte actuel, la participation des représentants des
gouvernements Européens à la cérémonie d’ouverture serait un affront
fait à tous les activistes détenus en Azerbaïdjan et une caution au régime
du président Aliyev », a déclaré Karim Lahidji, président de la FIDH.
La FIDH dénonce la répression sans précédent perpétrée par les autorités
sur la société civile azérïe. Notre organisation rappelle que la plupart des
dirigeants des ONG ont été arrêtés l’année dernière, avant les Jeux de
Bakou. Leurs avocats sont harcelés et emprisonnés afin de limiter au
maximum leur droit à la défense. Certaines lois ont considérablement
restreint les droits des citoyens et les organisations indépendantes peinent
aujourd’hui à s’enregistrer légalement. Les comptes bancaires de certaines
ONG ont été gelés et les financements étrangers ont été déclarés illégaux
à moins d’être avalisés par le gouvernement. La tenue des Jeux
Européens a largement contribué à aggraver la situation des droits
humains dans le pays. En effet, les autorités ont fait taire toutes les voix
contestataires avant le début des Jeux pour pouvoir redorer leur image en
toute quiétude.
Lire le dernier rapport de l’Observatoire pour la protection des
défenseurs des droits humains : Azerbaïdjan : la répression s’intensifie
à l’approche des Jeux européens
En Avril 2015, deux mois avant les Jeux, deux éminents défenseurs des
droits humains, Rasul Jafarov et Intigam Aliyev, ont été respectivement
condamnés à six ans et demi et sept ans et demi de prison, pour avoir
œuvré en faveur de la défense des libertés, comme la liberté d’expression,
le droit d’association et le droit à un procès équitable. Leyla et Arif Yunus,
connus pour leur défense des droits des minorités et leur travail de
réconciliation entre l’Azerbaidjan et l’Arménie, ont également été mis
derrière les barreaux en 2014. Les journalistes indépendants Khadija
Ismailova, Rauf Mirqadirov et Seymur Haziyev sont aussi en prison. Le
président d’une ONG chargée d’observer les élections, Anar Mammadli, et
le défenseur des droits de la minorité Talysh, Hilal Mammadov ont été
condamnés à de longues peines de prison alors qu’ Emin Huseynov est
réfugié à l’Ambassade de Suisse depuis Août 2014 afin d’éviter un procès
reposant sur de fausses accusations concernant son travail de défense
pour la liberté des journalistes.
Les autorités continuent également de réprimer les opposants politiques.
Les partis d’opposition se voient refuser leur enregistrement et leurs
membres sont régulièrement jetés en prison. En 2014, les opposants
politiques, Ilgar Mammadov et Tofig Yagublu ont été respectivement
condamnés à sept et cinq ans de prison, pour avoir critiqué le
gouvernement. Récemment, deux membres du Front Populaire, Murad
Adilov (jugé le 14 mai 2015) et Elvin Abdullayev (jugé le 1er juin 2015)
ont été condamnés à six ans de prison sur la base d’accusations motivées
politiquement.
Les obstacles législatifs mis en place par les autorités azerïes pour
réprimer toute activité indépendante de la société civile, le harcèlement
judiciaire des activistes et de leurs avocats, et la mise au silence de toutes
les voix dissidentes portent atteinte à l’esprit des Jeux Olympiques. Les
autorités accordent une grande importance à ces prochains Jeux
européens car ils sont considérés comme pouvant améliorer l’image du
pays sur la scène internationale. Par conséquent, les Jeux doivent fournir
une occasion idéale aux gouvernements européens d’introduire un
changement positif de la situation des droits humains en Azerbaïdjan.
Lire aussi :
Dossier du Collectif VAN : L'Azerbaïdjan, une dictature nationaliste et
négationniste
http://www.collectifvan.org/article.php?r=3&id=76380
Azerbaïdjan : Campagne des ONG contre les violations des droits de
l’homme
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=89021
Azerbaïdjan : Les autorités doivent libérer les journalistes emprisonnés
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=88640
Azerbaïdjan: À l’approche des Jeux Européens la répression s’intensifie
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=88598
Azerbaïdjan : Un militant est condamné avant les Jeux européens
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=88510
Human Rights Watch : L'Azerbaïdjan doit libérer des prisonniers politiques
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=88718
Lire aussi en anglais :
Baku European Games: don’t forget the ongoing repression in Azerbaïdjan
https://www.fidh.org/International-Federation-for-Human-Rights/easterneurope-central-asia/azerbaijan/baku-european-games-don-t-forget-theongoing-repression-in
https://www.fidh.org/La-Federation-internationale-des-ligues-des-droitsde-l-homme/europe-de-l-est-asie-centrale/azerbaidjan/azerbaidjan-lesgouvernements-europeens-doivent-agir-pour-la
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=89146
Le centenaire du génocide des Arméniens et les
élections en Turquie
Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le Collectif VAN vous
propose cette information publiée par l'association Memorial98 le
6 juin 2015.
Memorial98
samedi 6 juin 2015
Les yeux sont tournés ces jours-ci vers la Turquie.
Les élections législatives de ce dimanche 7 juin détermineront l’avenir du
président turc Recep Tayyip Erdogan, élu à ce poste le 10 août 2014,
après avoir été Premier ministre pendant 12 ans. Son régime avait débuté
sous des apparences « réformatrices »; il s’agissait alors de chasser de sa
place la vieille élite kémaliste (du nom du fondateur de l’État turc moderne
Kemal Atatürk), nationaliste et se réclamant d’une laïcité d’État autoritaire.
Il a à son tour adopté une orientation de plus en plus autoritaire et
idéologique, au cours des dernières années. La question est de savoir si
son parti, AKP (« le Parti de la justice et du développement ») disposera
ou non d’une majorité en sièges, voire d’une majorité des deux tiers qui
lui permettrait de modifier la Constitution à sa guise et notamment
d'instaurer un régime présidentiel. Ce résultat décidera des marges de
manœuvre du « Sultan » Erdogan.
La fin de la campagne électorale est particulièrement tendue et le pouvoir
est sans doute à l’origine de l’attentat qui a fait plusieurs morts lors du
dernier meeting de la coalition HDP dans la grande ville kurde de
Dyiarbakir, le vendredi 5 juin.
Un point sur lequel la conduite des pouvoirs publics turcs est
attentivement observée concerne en cette année du centenaire des débuts
du génocide arménien, ses rapports avec ce « passé qui ne passe pas »,
expression forgée en Allemagne en 1986 dans le débat relatif au passé
nazi du pays. Le génocide des Arméniens a débuté, le 24 avril 1915, par la
rafle, la déportation et l’assassinat de plusieurs centaines d’intellectuels
arméniens à Istanbul (alors Constantinople et capitale de l’Empire
ottoman), prélude à l’adoption officielle d’une "Loi de déportation" des
Arméniens en date du 27 mai 1915.
Cette année, le 24 avril 2015 marquait donc une date de commémoration
extrêmement importante. En toute logique, elle a été marquée par un
grand rassemblement commémoratif à Erevan, capitale de la République
d’Arménie (ex-république soviétique), auquel ont assisté entre autres les
présidents français et russe.
Or, Erdogan a choisi cette même date pour organiser un autre événement,
cherchant ainsi à allumer un contre-feu. Il convia des chefs d’État et de
gouvernement de la planète entière à Gallipoli (Gelibolu), une petite ville
située sur le détroit des Dardanelles, passage maritime entre la mer de
Marmara et la Méditerranée. C’est là que s’est déroulée, entre février
1915 et janvier 1916, la « bataille des Dardanelles », opposant les troupes
de l’Empire ottoman membre de la Triple Alliance, à celles de l’Entente. Il
n’y avait pas de raison précise de fixer cette commémoration à la date
précise du 24 avril car la bataille s’est déroulée sur plusieurs mois. Mais il
s’agissait bien de chasser de l’agenda officiel turc, et dans la mesure
possible de celui d’autres pays, la date rappelant le début du génocide
arménien. Seul le prince Charles (GB) et les chefs des gouvernements
d’Australie et de Nouvelle-Zélande – pays qui avaient participé à l’effort de
guerre britannique de l’époque – ont répondu positivement à l’invitation
de la présidence turque. A cette même date, Erdogan a officiellement
déclaré qu’il « partage(ait) la douleur des Arméniens », tout en restant
fidèle à la thèse officielle de l’État turc qui veut, tout au plus, reconnaître
des « tueries mutuelles » , mais en aucun cas un massacre planifié et
visant à éliminer un groupe humain entier, femmes, enfants et vieillards
compris. Son chef de gouvernement, Ahmet Davutoglu, se plaignait d’une
prétendue campagne contre la Turquie, émanant de tous ceux et toutes
celles qui continuent à évoquer un génocide programmé. En même temps,
pour la première fois, un ministre turc, Volkan Bozkir, participa à une
messe commémorative organisée dans l’Église du Patriarcat arménien, à
Istanbul, en parlant d’ « événements graves », mais pas directement de
génocide. Cent ans après, le négationnisme de l’État turc persiste donc.
Des intellectuels turcs ont tenu des manifestations commémoratives, le 24
avril dernier, notamment devant la gare de Haydarpsa à Istanbul, d’où
partaient les victimes des premières déportations. Mais des nationalistes
turcs déposèrent, à la même date, des gerbes noires devant les lieux de
rédaction du journal arménien « Agos », à Istanbul, en prévenant par
Facebook : « Une nuit, nous serons chez Agos’ ». Une menace ouverte,
s’agissant du lieu où fut assassiné en janvier 2007 le journaliste Arménien
Hrant Dink (voir plus loin à son propos).
Un autre événement, qui dure encore au moment où nous bouclons ces
lignes et attendons les résultats des élections législatives turques, permet
de mesurer le rapport de la Turquie actuelle – pouvoirs publics et
société – à son passé et au génocide des Arméniens.
Depuis plus d’un mois dure à Tuzla, quartier asiatique d’Istanbul situé au
sud-est de la métropole, l’occupation d’un lieu symbolique cher à la
population Arménienne vivant actuellement en Turquie. Un lieu promis à
la destruction par les pouvoirs publics et qu’il s’agit de sauver.
En 1962, l’Église arménienne avait acquis, sur ses fonds propres, un
terrain dans ce lieu alors situé en extrême périphérie de la ville. Il
s’agissait pour elle de disposer d’un endroit pour proposer un lieu de
villégiature, mais aussi d’enseignement et d’éducation à des enfants
arméniens, vivant dans la cour – étroite – d’une église arménienne dans le
centre d’Istanbul. Ces enfants étaient des orphelins, confiés aux
institutions ecclésiastiques arméniennes. Ils ne disposaient d’aucun lieu
pour sortir des locaux exigus pendant l’été ou d’autres périodes de
vacances. Les familles de ces enfants (en dehors de leur parents décédés
ou dans l’impossibilité de s’occuper d’eux) étaient soit inexistantes, soit
dispersées à travers le monde. C’était une conséquence directe du
génocide, qui avait éliminé des familles entières et poussé les survivantEs
à l’exil. Quand des familles survivantes vivaient encore sur la territoire
turc, leurs membres craignaient d’afficher un lien avec la culture
arménienne et dissimulaient leur appartenance à cette origine.
La seule possibilité , pour ces enfants, consistait à passer leurs périodes
de vacances toujours dans les mêmes locaux réduits où ils séjournaient
déjà toute l’année, ou à rejoindre des membres de leurs familles vivant
dans l’exil ou cachant leur appartenance culturelle. La communauté
arménienne, craignant que cela ne conduise à une rupture des liens de
ces enfants avec leur culture d’origine soient définitivement décida ainsi
de construire un lieu de repos et d’éducation spécifique.
Sur le terrain, alors situé au milieu de nulle part en bordure de la ville,
tout le travail de construction d’un foyer et d’une école reposait sur les
enfants eux-mêmes et les quelques adultes qui les encadraient. Pendant
des mois, des dizaines et des centaines d’enfants ont ainsi porté des outils,
coupé du bois, creusé la terre, emporté du sable. Tout en faisant du sport
et allant nager, s’amusant comme ils pouvaient.
Pendant une vingtaine d’année, le lieu a ainsi servi de centre d’éducation
de foyer et d’école par lequel des milliers d’enfants arméniens sont passés.
L’une des particularités de cette école est que le journaliste Arménien de
Turquie Hrant Dink, dont l’assassinat en janvier 2007 à Istanbul a
constitué un tournant politique important, a été l’un des élèves. Suite à
son assassinat par un nationaliste turc, 100.000 à 200.000 personnes sont
sorties dans les rues, à Istanbul, sous les slogans « Nous sommes tous
Hrant ! » et « Nous sommes tous des Arméniens ! ». Ce qui a contribué,
de manière importante, a briser le tabou de la « question arménienne »,
et du génocide, au moins dans une partie de la société turque.
Mais l’école de Tuzla a cessé d’exister, en tant que lieu géré par la
communauté arménienne, après une vingtaine d’années d’existence. En
1979, les pouvoirs publics s’étaient ravisés et avaient entamé un procès
contre la communauté, propriétaire des lieux : ils exhibaient alors une loi
datant de 1936, de la période du parti unique kémaliste. Ce dernier,
représentant du nationalisme autoritaire et officiellement laïc, avait alors
interdit aux institutions des minorités nationales et religieuses reconnues
(arménienne, grecque et juive) de signer des contrats et des transactions
sans posséder un agrément officiel.
Agrément que, bien entendu, les autorités ne leur donnaient pas : la
laïcité alors officiellement proclamée reposait, en même temps, sur la
définition d’un peuple turc « normal » (correspondant à la majorité turque
et sunnite), à l’exclusion de toutes les minorités.
Après quelques années de procès, en 1983 – la Turquie vivait depuis le 12
septembre 1980 sous une dictature militaire, la justice étatique trancha
ainsi contre la communauté arménienne. Les tribunaux ordonnèrent la
restitution des lieux au propriétaire initial, au même prix de transaction
qu’en 1962, alors que le terrain était non bâti à l’époque. Entre-temps,
une école de deux étages, un foyer d’habitation, un grand jardin arboré y
avaient été créés.
Pendant une trentaine d’années, le terrain avait été laissé en friche.
L’école et le foyer ne furent pas détruits, mais non entretenus, les locaux
se dégradaient, et ils risquent aujourd’hui l’effondrement.
Au printemps 2015, apprenant que la destruction des lieux était désormais
programmée car le quartier de Tuzla est entre-temps devenu des
membres de la communauté arménienne ont investi les lieux. Courant mai,
l’occupation des lieux a été organisée, réunissant une cinquantaine de
personnes en semaine, mais attirant plusieurs centaines de personnes
solidaires le week-end. L’auteur de ces lignes a eu l’occasion de se rendre
sur les lieux, pendant le deuxième week-end de mai (voir photos).
Plusieurs centaines de personnes avaient alors afflué vers l’école de Tuzla,
rebaptisée « Camp (ou campement) arménien ». Les occupantEs et leurs
soutiens avaient élaboré tout un programme : cours de langue
arménienne, pièce de théâtre militante, concert le soir. Il y eut aussi un
rassemblement avec de prises de parole, dont celles d’anciens élèves de
l’école. La veuve de Hrant Dink était présente.
Les jeunes membres de la communauté arménienne membres du
mouvement Nor Zartonk y étaient particulièrement actifs. En effet ces
jeunes osent sortir désormais au grand jour et porter des revendications
ce que ne pouvaient pas faire leurs aînés, traumatisés par le génocide et
le climat nationaliste en Turquie. Ils y côtoyaient des intellectuelLEs turcs
et turques, des militantEs politiques et des Kurdes. Certaines jeunes
femmes dans l’assistance arboraient un foulard musulman, alors que
d’autres participantEs étaient vêtus de T-Shirts portant des slogans de la
gauche radicale. Le HDP (« Parti démocratique des peuples »), à l’origine
représentant les intérêts de la population kurde a élargi son combat à la
défense des minorités et des revendications démocratiques était aussi
discrètement présent. Il est à noter que le HDP présente un candidat
Arménien dans la région d’Istanbul et distribue des tracts en arménien.
Des slogans sur les murs proclamant (voir photos): « Nous sommes tous
des Arméniens, nous sommes tous Hrant (Dink) » ornaient les lieux, aux
côtés d’autres slogans militants, dont certains anticapitalistes. « Le
génocide dure encore » était l’inscription d’une grande banderole audessus de l’entrée de l’école, une autre proclamant que « le Camp(ement)
arménien doit être rendu au peuple arménien ».
Aux dernières nouvelles, le propriétaire actuel des lieux aurait
formellement accepté, le 23 mai dernier, de les rendre aux institutions de
la communauté arménienne. Mais la transaction n’a pas eu lieu jusqu’ici.
Voir aussi la page Facebook des occupant-e-s et des personnes solidaires :
https://www.facebook.com/pages/Kamp-ArmenYıkılmasın/463969750425832
Bernard Schmid
http://info-antiraciste.blogspot.fr/2015/06/le-centenaire-du-genocide-desarmeniens.html?spref=tw
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=89160
CUD : Rencontre avec les réfugiés soudanais
Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le Collectif VAN vous
propose ce communiqué de presse publié sur le site du Collectif
Urgence Darfour le 3 juin 2015.
Collectif Urgence Darfour
Le 3 juin 2015
Rencontre avec les réfugiés soudanais
Le campement de migrants africains de La Chapelle a été évacué. Mais il y
en a un autre, à côté de la gare d’Austerlitz, où sont regroupés environ
150 réfugiés. Nous sommes allés les rencontrer. Ils viennent presque tous
du Soudan, et plus précisément du Darfour, des Monts Nubas et du Sud
Kordofan. Leurs villages sont bombardés depuis des années par l’armée
du président Omar el-Béchir. Eux dorment dans sous des tentes à Paris,
tandis que Béchir, inculpé et recherché par la Cour pénale internationale
pour génocide au Darfour dort toujours paisiblement dans son palais.
Quelques photos de la rencontre du Collectif Urgence Darfour avec les
réfugiés soudanais :
Album photo (3 juin 2015)
Lire aussi :
Avec les Soudanais des campements parisiens
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=89099
http://collectifurgencedarfour.com/rencontre-avec-les-refugies-soudanais/
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=89144
Collectif VAN : l'éphéméride du 8 juin
Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - La rubrique
Ephéméride est à retrouver quotidiennement sur le site du
Collectif VAN. Elle recense la liste d’événements survenus à une
date donnée, à différentes époques de l’Histoire, sur les
thématiques que l’association suit au quotidien. L’éphéméride du
Collectif VAN repose sur des informations en ligne sur de
nombreux sites (les sources sont spécifiées sous chaque
entrée).Vous pouvez retrouver tous les éphémérides du Collectif
VAN dans la Rubrique Actions VAN, en cliquant sur ces liens:
Les éphémérides du Collectif VAN (1ère partie)
http://www.collectifvan.org/article.php?r=3&id=51673
Les éphémérides du Collectif VAN (2ème partie)
http://collectifvan.org/article.php?r=3&id=55304
Ça s’est passé un 8 juin (les événements sont classés du
plus ancien au plus récent) :
8 juin 1288 -- 104 juifs sont massacrés dans la ville de Bonn
(Allemagne), accusés de meurtre rituel sur un enfant chrétien
d'Oberwesel. La rumeur se répand ensuite dans les environs, ce qui
entraîne la propagation des persécutions.
Israelvivra.com
http://israelvivra.com/calendjuin.htm#08
8 juin 1895 -- Empire ottoman : nomination de Saïd pacha qui allait
remplacer Ahmed Djevad pacha, grand vizir depuis septembre 1891. De
cette manière Abdul-Hamid espérait faire échouer le projet de réformes
[concernant la Question arménienne], proposées par les trois puissances,
grâce notamment à l'habileté de son ministre favori. © Revue d'Histoire
Arménienne Contemporaine pour toutes les éditions |© Yves Ternon pour
le texte Mardin 1915
Imprescriptible.fr : La communauté arménienne de Trébizonde et
le mouvement national (1878-1896)
http://www.imprescriptible.fr/rhac/tome1/trebizonde
8 juin 1895 -- Empire ottoman : Mgr Sontag est ordonné prêtre le 8 juin
1895, il fut dès le départ destiné aux missions de Perse. Né au village de
Dinsheim le 6 juin 1869 d'une famille de simples cultivateurs, il est entré
chez les Lazaristes en 1883. Il fit ses études à l'école lazariste Notre Dame
de Prime Combe dans le Gard (non loin de Nîmes) qu'il poursuivit à Paris
durant huit ans (1887-1895) au siège de la Maison-Mère. Son premier
poste fut Ourmiah, non loin de la frontière turque et russe (Caucase).
C'est là qu'il apprit à connaître et aimer les Assyro-Chaldéens.
Imprescriptible.fr : Un Français Alsacien martyr pour les AssyroChaldéens : Monseigneur Sontag
http://www.imprescriptible.fr/seyfo/sontag/
8 juin 1913 -- Empire ottoman : le gouvernement russe, qui ne
poursuivait aucune visée particulière, crut le moment venu pour une
action commune des Puissances et adressa, le 24 mai 1913, aux
gouvernements des autres Grandes Puissances une invitation à discuter
les bases des réformes pour l'Arménie par l'entremise des ambassadeurs à
Constantinople. La proposition russe ayant été agréée, l'ambassadeur
russe présenta, le 8 juin 1913, à la Conférence des ambassadeurs un
avant-projet de réformes, qui avait reçu l'approbation préalable, sauf
quelques modifications de détail, des ambassadeurs de France et
d'Angleterre. Mandelstam, André. La Société des Nations et les Puissances
devant le problème arménien, Paris, Pédone, 1926 ; rééd. Imprimerie
Hamaskaïne, 1970.
Imprescriptible.fr : L'intervention d'Humanité dans la question
arménienne
http://www.imprescriptible.fr/mandelstam/c2
8 juin 1915 -- Empire ottoman : le deuxième convoi de déportés
d'Erzincan part pour le désert syrien.
**** Les 8, 9, 10 juin, d'immenses foules d'Arméniens quittaient la ville
d'Erzindjan, accompagnés d'une escorte militaire qui devait assurer un
certain ordre au convoi composé d'hommes à pied et de centaines de
chars à bœufs. On partait pour Kémakh, le prochain chef-lieu
d'arrondissement. Sur les dizaines de milliers de personnes qu'on fit
passer par la vallée de l'Euphrate, rien qu'un petit nombre atteignit le lieu
de destination. Dans la gorge, les soldats et les Kurdes sanguinaires,
accourus des environs, se jetèrent sur les hommes sans défense, les
pillèrent et les massacrèrent sauvagement dans une indicible soif de sang.
Des montagnes de cadavres et de mourants furent précipitées dans
l'abîme béant sous le hurlement rauque des exécuteurs. Le fracas des
corps brisés retentit entre les parois rocheuses, mêlé aux cris d'effroi et
de douleur des victimes agonisant plus haut. Les hommes et les femmes
virent leurs enfants et leurs époux taillés en morceaux, éventrés, saignés
à blanc ; ils virent leurs cadavres fracassés, gisant sur les arêtes
rocheuses. Heinrich Vierbücher, Arménie 1915, «Un peuple civilisé
massacré par les Turcs», Témoignage d'un officier allemand. Edition
française, A. Gessarentz, 1987, p. 66-68.
***** Les 8, 9, et 10 juin, de nouveaux groupes quittèrent la ville, en
tout de 20 à 25.000 personnes. Beaucoup d'enfants avaient été recueillis
par les familles musulmanes ; mais ils durent aussi plus tard partir. Durent
partir également les familles des Arméniens au service de l'hôpital, et
même une femme atteinte du typhus, malgré les protestations du
médecin allemand, Dr Neukirch, Un Arménien, au service de l'hôpital,
disait à la sœur de charité allemande « J'ai maintenant 46 ans, et l'on m'a
pris cependant comme soldat, malgré que j'aie payé tous les ans ma taxe
d'exemption. Je n'ai jamais rien fait contre le gouvernement et un
m'enlève toute ma famille, ma mère âgée de 70 ans, ployant sous les
chagrins, ma femme et cinq enfants, et je ne sais où ils vont». Il pleurait
surtout sur sa petite fille d'un an et demi. « Vous n'avez jamais vu une si
jolie enfant, elle avait de si jolis grands yeux ! Si seulement je pouvais
comme un serpent m'enlacer à elle... » Et il pleurait comme un enfant. Le
lendemain ce même homme revint. Il était tout à fait tranquille : « Je sais
maintenant, dit-il ; ils sont tous morts. » Ce n'était que trop vrai !
ANI:Chronology of the Armenian Genocide -- 1915 (April-June)
http://www.armenian-genocide.org/1915-2.html
Imprescriptible.fr : Arménie 1915 (extrait)
http://www.imprescriptible.fr/documents/vierbuecher-armenie1915.htm
Imprescriptible.fr : Vilayet d'Erzéroum
http://www.imprescriptible.fr/documents/lepsius/p1c2sp2.htm
8 juin 1915 -- Empire ottoman/kaza de Kiskim-Khodortchour (vilayet
d’Erzerum) : le troisième convoi, comprenant les villageois de Garmirk
(600 âmes) et de Hidgants, est expédié et se retrouve versé dans la
deuxième caravane d’Erzerum, dont il subit le sort. Après être passé à
Bayburt, Erzincan, Kemah, Egin, Malatia, Arapkir, Samsad, Suruc, Raffa,
Birecik et Urfa, vingt survivants sont recensés à Alep le 22 décembre
1918. Le quatrième convoi, comprenant les villageois de Mokhrgoud (350
âmes), Kotkan, Atik, Grman, Sunik, Gakhmoukhoud, Keghoud,
Djidjaroz/Djidjabagh, Guissag, Mitchin Tagh, Khantatsor, prend une
direction similaire à la troisième caravane jusqu’à Samsad, puis est
décimé sur les rives de l’Euphrate, entre Gantata et Gavanlug, par des
troupes régulières et des çete commandés par Samsadlı Haci Seyh Içko.
** (Kévorkian, 2006 :375).
Mass Violence - par Raymond Kévorkian
http://www.massviolence.org/IMG/pdf/Chronologie-de-l-exterminationdes-Armeniens-de-l-Empire-ottoman-par-le-regime-jeune-turc-19151916.pdf
8 juin 1915 -- Empire ottoman/kaza de Kıghi (vilayet d’Erzerum) : l’ordre
de déportation des 19 859 habitants du kaza est rendu public. Du 3 au 7
juin, les villages arméniens ont été perquisitionnés par des çete de l’O.S.
supervisés par le sous-préfet Laze Midhat Mehmed bey, patron local de
l’O.S. Ces opérations initiales menées dans les villages du district de Kıghi
par l’Organisation spéciale font environ 1 500 victimes. Le 7 juin, le village
de Khoups/Çanakci (1 216 âmes) résiste à l’assaut d’un escadron de çete.
*** (Kévorkian, 2006 :372).
Mass Violence - par Raymond Kévorkian
http://www.massviolence.org/IMG/pdf/Chronologie-de-l-exterminationdes-Armeniens-de-l-Empire-ottoman-par-le-regime-jeune-turc-19151916.pdf
8 juin 1915 -- Empire ottoman/Journal du 8 juin 1915 : sous la torture
Khosrov indiqua « un lieu à Baboucht [...] où des armes auraient été
cachées. On l’y emmena et on creusa en vain pendant quatre heures. On
dit de plus que Khosrov aurait pris du poison [...] ». Mais sa tentative de
suicide échoua et Hans Bauernfeind intervint en sa faveur une dernière
fois, en adressant en vain une lettre au gouverneur de Malatia, le 9 juin
1915. Il fut assassiné peu après. © Revue d'Histoire Arménienne
Contemporaine pour toutes les éditions |© Yves Ternon pour le texte
Mardin 1915
Imprescriptible.fr : Malatia 1915: carrefour des convois de
déportés d’après le Journal du missionnaire allemand Hans
Bauernfeind
http://www.imprescriptible.fr/rhac/tome2/p4ch1
8 juin 1915 -- Empire ottoman : le 8 juin, assurés de savoir les
Arméniens désarmés et soucieux de ne pas perdre leur temps en
interrogations, les gendarmes achevèrent à la hache les prisonniers
suivants : Hagop Havgoutian, Mksét Baghdassarian, Krikor Akayan, Hagop
Kazmayan, le pasteur Arakélian, Stépan Bennéyan, Stépan Papazian. Les
rares rescapés racontèrent que chaque nuit les prisonniers subirent le
même sort pas centaines. Quant au père Sissaguérian, du village de
Kundubeg, il fut amené enchaîné, sauvagement assassiné, et son corps
jeté dans un puits. Voyant que les exécutions traînaient, Nadim Bey
organisa une bande de tchété, composée de hors-la-loi et de Kurdes et
dirigée par Mouhamed Bey. Chaque jour, ces hommes traquaient les
Arméniens de 15 à 90 ans et les jetaient en prison.
Le Monde - blog
http://denisdonikian.blog.lemonde.fr/2006/02/14/2006_02_135_les_mass
acr/
8 juin 1918 -- Empire ottoman : le récit du père Armalé et les
témoignages de survivants chaldéens recueillis par l’abbé Naayem
permettent de reconstituer les étapes de la suppression des chrétiens de
Séert qui a lieu selon le schéma habituel. Dès le 5 juin, les maisons sont
pillées par les soldats et les notables sont arrêtés – parmi eux, ceux des
familles Mansour, Aboche, Kérendi, Nasri, Sado, Hikari –, ainsi que les
prêtres – seul, Monseigneur Addaï parvient à s’échapper pour être ensuite
tué. Ils sont rassemblés dans la caserne et dépouillés de leurs vêtements
par les tchété. Le régiment de tchété est constitué de déserteurs sortis de
leur cachette pour être enrôlés dans cette milice et de brigands. Des
notables musulmans de Séert les commandent. Ces miliciens ont pour
toute arme une épée. Pendant quatre jours ces détenus sont torturés. Le
mardi 8 juin, la maison des dominicains est assaillie par les soldats,
envahie et pillée. La supérieure, sœur Suzanne, est rouée de coups.
Plusieurs jeunes filles sont enlevées. © Revue d'Histoire Arménienne
Contemporaine pour toutes les éditions |© Yves Ternon pour le texte
Mardin 1915
Imprescriptible.fr : Des informations sur les massacres de Séert
parviennent à Mardin
http://www.imprescriptible.fr/rhac/tome4/l1-p5-ch4
8 juin 1919 -- Au cours d'un pogrome qui dure six jours, des unités de
l'Armée nationale ukrainienne de Simon Petlioura pillent les habitations et
les magasins juifs à Dunayevtzy (province de Podolie). Sept juifs sont tués
et deux autres grièvement blessés.
Israelvivra.com
http://israelvivra.com/calendjuin.htm#08
8 juin 1922 -- La politique orientale des Soviets et ses relations avec le
Kémalisme : le lien entre les Républiques autonomes et le Pouvoir central
est assuré par le Commissariat des Nationalités de la République de
Russie dont les transformations successives depuis 1918 à 1922 reflètent
fidèlement le retour des Soviets à la centralisation administrative. Ce
Commissariat a depuis 1920 des représentants près les Comités exécutifs
centraux des Régions et Républiques autonomes « dans le but de
généraliser l’expérience acquise sur la politique nationale de toutes les
Républiques autonomes et pour surveiller l’exécution des décrets rendus
par le Pouvoir fédéral central de la République soviétique de Russie »
(décret du 16 décembre 1920). Ces représentants du Pouvoir central sont
devenus, en vertu du décret du 8 juin 1922, en même temps, les «
Conseillers de la République soviétique de Russie auprès des Républiques
sœurs » (Le Bolchévisme et l’Islam, t. I, p. 15 et 41). Mandelstam, André.
La Société des Nations et les Puissances devant le problème arménien,
Paris, Pédone, 1926 ; rééd. Imprimerie Hamaskaïne, 1970.
Imprescriptible.fr : La politique orientale des Soviets et ses
relations avec le Kémalisme
http://www.imprescriptible.fr/mandelstam/c8/p2
8 juin 1942 -- 1 200 juifs de Graboviec (province de Lublin) sont
déportés au camp d'extermination de Sobibor.
Israelvivra.com
http://israelvivra.com/calendjuin.htm#08
8 juin 1942 -- La première déportation a lieu entre le 30 mai et le 8 juin
1942, sous la responsabilité du SS-Hauptsturmführer Wilhelm Kunde et de
l’Obersturmfürer Otto von Mallotke. Les critères de sélection sont laissés à
l’entière appréciation des SS. Le 31 mai la délivrance des cartes
d'identification est arrêtée. Toutes les personnes sans carte doivent se
rassembler sur la place Zgoda. Rosenzweig organise le rassemblement,
mais refuse de participer lui-même à cette « Aktion ». Les policiers juifs,
menés par Symche Spira, arrêtent sans ménagement des personnes dans
leurs maisons et les traînent sur la place Zgoda. Durant les deux premiers
jours de cette « Aktion » environ 4.000 juifs sont envoyés dans les
chambres à gaz de Belzec. Les colonnes des déportés sont amenées à la
gare de Plaszow d'où les convois surchargés partent à Belzec.
Officiellement, les gens partent travailler en Ukraine.
Encyclopédie
http://www.encyclopedie.bseditions.fr/article.php?pArticleId=67&pChapitr
eId=8083&pArticleLib=Les+d%E9portations+%5BLe+ghetto+de+Cracovi
e%5D
8 juin 1943 -- Les SS fusillent 100 juifs à Rava¬Ruska (province de
Galicie, R.S.S. d'Ukraine).
880 juifs sont déportés de Salonique (Grèce) au camp d'extermination
d'Auschwitz.
Deux transports avec, respectivement, 2 397 et 3 017 déportés juifs,
quittent le camp de regroupement de Westerbork à destination du camp
d'extermination de Sobibor.
5 000 juifs sont assassinés par les SS lors de la liquidation du ghetto de
Zbarazh (R.S.S. d'Ukraine). 60 juifs seulement survivent à la guerre.
Israelvivra.com
http://israelvivra.com/calendjuin.htm#08
8 juin 1954 -- Mort de Archag Tchobanian, né le 15 juillet 1892 dans le
quartier Bechigtach de Constantinople (Turquie), décédé le 8 juin 1954 à
Paris (France), à la suite d'un accident de voiture. Le poète Archag
Tchobanian a joué dans le mouvement arménophile en France un rôle
déterminant. En 1895, il quitte Constantinople et se fixe à Paris. Bien vite,
il gagne à la Cause arménienne de nombreuses sympathies en faisant
connaître le martyre de ses compatriotes, mais aussi en montrant quel
peuple est le sien. Véritable ambassadeur des lettres arméniennes, il
révèle à l'opinion française les trésors de la culture arménienne. Anatole
France, Georges Clémenceau, Jean-Jaurès et beaucoup d'autres lui
apportent un soutien actif. C'est grâce à Tchobanian que de nombreux
écrivains, artistes et hommes politiques sont devenus des arménophiles
militants.
ACAM
http://www.acam-france.org/bibliographie/auteur.php?cle=tchobanianarchag
8 juin 1993 -- France : assassinat de René Bousquet, ancien secrétaire
général de police sous le régime de Vichy, suspecté de crimes contre
l'humanité. En avril 1942, au moment précis où les SS prennent, en zone
occupée, la responsabilité du maintien de l'ordre, Bousquet a été nommé
au secrétariat général à la police avec dans la limite de ses attributions
délégation générale et permanente à l’effet de signer au nom du Ministre
Secrétaire d’Etat à l’intérieur, à l’exclusion des décrets, tous actes, arrêtés
ou décisions relatifs aux dites attributions. Il occupe, à ce titre, un rôle
principal dans la collaboration policière de Vichy avec l'occupant allemand.
Il organise en particulier la rafle des Juifs l'été 1942 (Rafle du Vélodrome
d'Hiver), mettant en œuvre l'initiative avec Laval de faire rafler et déporter
également les enfants juifs. Fin juillet il reçoit une lettre du général SS
Karl Oberg le félicitant de la conduite exemplaire de la police française. En
1989, l'association des Fils et filles de déportés juifs de France de Serge
Klarsfeld, la Fédération nationale des déportés et internés résistants et
patriotes et la Ligue des droits de l'homme, déposèrent plainte contre
René Bousquet pour crimes contre l'humanité. Il fut inculpé en 1991, mais
l'instruction n'était pas achevée lorsqu'il fut assassiné de cinq balles par
Christian Didier le 8 juin 1993. Ainsi, René Bousquet, cet ami intime de
François Mitterrand, n'a jamais été jugé pour crimes contre l'humanité et
bénéficie de ce fait de la présomption d'innocence : « A qui profite le
crime ? C’est à Bousquet et à ses amis que Christian Didier a rendu
service. »
La citoyenneté
http://lacitoyennete.com/magazine/mois/mois06.php
Wikipedia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Bousquet
8 juin 1994 -- ONU : résolution 925 sur la situation au Rwanda (génocide
des Tutsi), du 8 juin 1994, par laquelle le Conseil de sécurité a défini le
mandat et le niveau des effectifs de la Mission des Nations Unies pour
l'assistance au Rwanda (MINUAR II).
ONU http://www.un.org/french/docs/sc/1994/94s925.htm
ONU http://www.un.org/french/docs/sc/1994/94s929.htm
8 juin 2004 -- France/Assemblée Nationale: Loi sanctionnant la négation
du génocide arménien déposée par M. Didier Migaud le 8 juin. Numéro de
la loi - 1643.
Assemblée Nationale
http://www.assemblee-nationale.fr/12/pdf/rapports/r3074.pdf
8 juin 2007 -- Turquie : deux déclarations électroniques de l’Armée
turque, postées le 27 avril et le 8 juin, ont le potentiel d’alimenter la
tension et le conflit entre différents segments de la société turque. La
première note déclare que “celui qui n’exprime pas sa joie d’être un Turc
est un ennemi”. Dans la seconde note, les gens qui critiquent l’Etat nation
et qui “utilisent les valeurs estimées de l’humanité, la paix, la liberté et la
démocratie, pour couvrir des organisations terroristes,” sont ciblés. De
plus, on appelle “la nation turque” à montrer “son réflexe de réaction”.
Collectif VAN
http://cvan.synten.com/article.php?r=&id=10799
8 juin 2010 -- Azerbaïdjan : les autorités de l’Azerbaïdjan ont menacé
d’inscrire sur leur liste noire sept députés français membres d’une
délégation arrivée le 8 juin à Stepanakert, la capitale du Haut-Karabagh,
où ils effectuent une visite de trois jours qui comprendra des rencontres
avec les autorités du territoire et des représentants d’organisations nongouvernementales locales. La délégation, conduite par François
Rochebloine, est composée d’Arlette Grosskost, Pascale Crozon, Richard
Mallié, René Rouquet, Michel Diefenbacher et Jean-Pierre Delannoy.
Collectif VAN
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=44767
Compilation réalisée par le site www.collectifvan.org
http://collectifvan.org/article.php?r=0&id=54779
Les textes qui suivent constituent une Revue de Presse des
articles parus dans les médias sur les sujets que le Collectif VAN
suit au quotidien. A ce titre, s'ils ne représentent pas toujours
(hélas) l'opinion de notre association, il est utile d'en prendre
connaissance pour éventuellement y réagir de manière appropriée.
GENOCIDE ARMENIEN
Belgique
"La reconnaissance du génocide arménien: un
problème turc en Belgique ?"
RTBF
vendredi 5 juin 2015 à 17h59
L'éviction du cdH de Mahinur Ozdemir a fait couler beaucoup d'encre cette
semaine. On reparle de la problématique de la reconnaissance du
génocide arménien dans "Mise au Point". La projet de taxe au kilomètre
sera aussi abordé. Retrouvez-nous dès 11h25 pour un Revu et Corrigé où
humour et info font bon ménage !
11:25 REVU ET CORRIGE
Alain Gerlache et Florence Hainaut passeront l’actualité de la semaine à la
moulinette. Ce dimanche, on les retrouve en compagnie des prolifiques
Pierre Kroll, Béatrice Delvaux (Le Soir) et Robin Cornet (RTBF). L’émission
sera pimentée par les images sélectionnées par Kevin Dero, qui a vu ce
que vous n’avez peut-être pas vu, ou alors pas comme ça. Alex Vizorek
sera également présent avec son Sigmund, tous les deux bien agités du
bocal.
11:55 MISE AU POINT : PREMIER DEBAT : "La taxe au kilomètre
pour lutter contre les bouchons à Bruxelles ?"
La taxe au kilomètre sur les camions a pris la route … Les transporteurs
routiers sont fâchés et lors un vote au parlement wallon, l’opposition MR a
quitté la séance ! C’est dire l’ambiance qui règne sur cette taxe
kilométrique.
Et voilà que le PS bruxellois revient avec l’idée d’une taxe au kilomètre
pour les véhicules privés afin de désengorger Bruxelles. Le cdH –
partenaire de majorité - n’est pas pour (le ministre wallon de la mobilité
Carlo Di Antonio s’était même fendu d’un communiqué pour le dire haut et
fort).
Le PS wallon n’est pas très favorable non plus, puisque le chef de groupe
PS Christophe Collignon a parlé de bruxello-centrisme.
Alors la taxe au kilomètre ? Une Belgique à plusieurs vitesses ? Plusieurs
tarifs ? Faisable ou infaisable ?
12:15 MISE AU POINT : DEUXIEME DEBAT : "La reconnaissance du
génocide arménien : un problème turc en Belgique ?"
Mahinur Ozdemir, députée régionale bruxelloise est exclue du CDH ( mais
reste parlementaire) car elle a refusé d’associer les mots "génocide" et
"arménien", bref de reconnaître ce génocide . Selon le cdH , les valeurs du
partis humanistes sont transgressées et la charte signée par son exreprésentante n’est pas respectée.
Emir Kir (PS) – bourgmestre de Saint-Josse – a lui aussi fait parler de lui.
Absent lors d’une minute de silence lors d’une commémoration à la
Chambre, il est convoqué par le président du PS. Conclusion ? Emir Kir
suivra la ligne du parti. A savoir qu’il reconnaîtra le génocide arménien
lors d’un vote. En attendant il refuse de s’exprimer sur cette question.
Si le Sénat de Belgique a reconnu le génocide en 1998 dans une résolution
au Sénat, le gouvernement ou la Chambre ne l’avait pas fait. Ce sera
bientôt le cas via le vote d’une résolution à la Chambre. Le Parlement
européen, reconnait le génocide, mais pas la Commission. Des États aux
USA le reconnaissent, mais le président Obama n’a rien dit. Bref, s’agit-il
d’ambigüité ?
Plusieurs partis politiques (PS, cdH, MR et FDF entre autres) comptent des
élus d’origine turque dans leurs rangs qui ont un jour participé à des
réunions ou manifestation niant le génocide arménien. Les partis
politiques parlent-ils un double langage ? Les quelque 220 000 Turcs ou
Belges d’origine turque de Belgique, c’est un réservoir électoral qu’il ne
faut pas se mettre à dos ? Peut-on parler d’électoralisme ? Et est-ce
tenable ?
Pourquoi cette réserve côté turc et cette condamnation en tant que
génocide de l’autre ?
Quel est le problème posé par cette reconnaissance – oui ou non – du
génocide arménien ? Quel enjeu politique se cache derrière toute cette
polémique ? Pourquoi refuser l’évidence historique ? Le nationalisme turc
est-il en cause ?
Y a-t-il instrumentalisation de l’histoire ? A des fins politiques en Belgique ?
Et en Turquie ?
Les Turcs ont-ils peur de leur communauté ? Les citoyens et élus belgoturcs sont-ils sous influence ? Le parti AKP du président turc Erdogan tiret-il quelques ficelles ?
Le risque de communautarisation est-il réel ? Et l’instrumentalisation du
génocide est-elle une réalité?
A-t-on fait de Mahinur Ozdemir un symbole ? Ou un exemple ?
Et c’est alors que l’on peut lire dans un communiqué "aux relents
négationnistes" d’une association européenne de cohésion sociale
musulmane "EMISCO" que Madame Ozdemir est "la cible des forces antiimmigrées et anti musulmanes au sein de la politique belge". Fin de
citation.
Cette interprétation des faits serait également propagée dans la
communauté turque, et depuis la Turquie. Danger ?
Pour débattre de cette sensible question autour de Baudouin Remy:
Denis Ducarme – chef de groupe MR à la Chambre
Georges Dallemagne - cdH- député fédéral
Simone Susskind - PS - députée bruxelloise
Bernard Coulie – UCL professeur d’histoire orientale
Michel Mahmourian – avocat – ex président du comité des Arméniens de
Belgique
Veyzel Filiz – Porte-parole ambassade de Turquie
A confirmer : Mahinur Ozdemir – députée bruxelloise
http://www.rtbf.be/info/emissions/article_la-reconnaissance-du-genocidearmenien-un-probleme-turc-en-belgique?id=8999471&eid=5017923
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=89181
Reconnaissance du génocide arménien: la prudence
de la majorité fédérale éveille des soupçons
RTL
Publié le 07 juin 2015 à 19h27
"La majorité a la ferme intention de reconnaître le génocide arménien", a
martelé dimanche le chef de groupe MR à la Chambre, Denis Ducarme,
sur le plateau de Controverse, dimanche en début d'après-midi.
Une proposition de résolution sera déposée "sous peu" au parlement à ce
sujet. Pourtant, la première version envoyée par la N-VA, si elle évoque ce
génocide, porte sur la commémoration de celui-ci et ne parle pas
explicitement de reconnaissance ou ne demande pas au gouvernement
belge de le reconnaître. Il s'agit d'un "brouillon", a tranché le chef de
groupe libéral.
Le MR et le cdH se renvoient la balle
Si tous les partis reconnaissent le génocide arménien, la controverse fait
rage depuis plus d'un mois dans les rangs francophones à propos de
l'attitude que doivent observer les élus de la communauté turque. La
polémique ne s'est pas apaisée sur les plateaux de télévision. Le MR a
accusé le cdH "d'avoir fait entrer le communautarisme au parlement
bruxellois" en 2009, quand la députée Mahinur Ozdemir, depuis lors
exclue, a prêté serment voilée. "Ce qui s'est passé au cdH était prévisible",
a accusé M. Ducarme.
Le cdH, dans l'opposition, a renvoyé au MR son ambiguïté sur la question.
Interrogé à la Chambre le 23 avril, le ministre des Affaires étrangères,
Didier Reynders (MR), avait expliqué qu'il ne paraissait pas "opportun que
d'autres instances se substituent au pouvoir judiciaire" sur "le terme
génocide". "M. Erdogan n'aurait pas rougi de ces propos", a lancé le
député Georges Dallemagne.
La majorité particulièrement prudente
Ce week-end, dans "L'Echo", M. Reynders a exhorté cette fois le
parlement à se saisir de cette question. "Je souhaite que le parlement se
penche sur la question de la reconnaissance, dans les prochains mois, si
possible au-delà des clivages majorité-opposition. Il faut aller vers cette
reconnaissance morale d'un génocide", a-t-il déclaré.
Le MR entrevoit le vote d'une résolution en octobre ou en novembre alors
que le cdH souhaite que la Chambre se prononce rapidement, en cette
année de commémoration des événements de 1915. La prudence de la
majorité dans les termes retenus jusqu'à présent et dans l'échéance
éveillent les soupçons des centristes: "Pourquoi? Pour ne pas se fâcher
avec la Turquie alors que l'on va organiser Europalia Turquie en octobre?"
a demandé M. Dallemagne.
http://www.rtl.be/info/magazine/controverse/reconnaissance-dugenocide-armenien-la-prudence-de-la-majorite-federale-eveille-dessoupcons-729404.aspx
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=89195
Turquie
Le parti pro-kurde HDP veut obtenir la
reconnaissance du génocide arménien
NAM
Le parti démocratique des peuples (HDP) en Turquie cherchera une
normalisation des relations arméno-turques et la reconnaissance du
génocide arménien dans l’Empire ottoman, au cas où il réussit dans les
prochaines élections législatives a déclaré le vice-président du Parti Nazmi
Gur à l’agence de presse RIA Novosti.
Vingt partis sont en lice pour des sièges au Parlement dans les élections
du 7 Juin, quatre d’entre eux ayant une chance réelle de dépasser le seuil
de 10 pour cent. Les résultats des sondages indiquent que 41% vont voter
pour le Parti Justice et Développement au pouvoir.
Le Parti populaire républicain peut compter sur 29 pour cent des votes. Le
Parti du mouvement nationaliste et le Parti démocratique des peuples sont
susceptibles de recevoir 14 et 11 pour cent respectivement des votes.
“Nous sommes pour la mise en œuvre des protocoles sur la normalisation
des relations de l’Arménie et l’ouverture de la frontière commune. Les
relations turco-arméniennes ne devraient pas être liées au règlement du
conflit du Karabagh. C’est une question entre les nations arménienne et
azerbaïdjanaise, qui doit être résolu par des négociations. Nous sommes
aussi pour la reconnaissance du génocide des Arméniens dans l’Empire
ottoman », a déclaré Gur.
samedi 6 juin 2015,
Stéphane ©armenews.com
http://www.armenews.com/article.php3?id_article=112696
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=89162
France
Colette Beaune pour l’introduction de l’histoire de la
Turquie dans les manuels d’Histoire
NAM
Lors de la Table ronde qui s’est tenue à la Sorbonne le 3 juin dernier à
l’occasion du Forum sur l’enseignement de l’histoire organisé par le
Conseil des programmes et consacré à la place de l’histoire nationale dans
le programme d’enseignement, inaugurée par la ministre de l’Education
Nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, Najat VallaudBelkacem, l’historien Pierre Nora, dont on se souvient combien il combattit
avec force le projet de loi contre la négation du génocide des Arméniens,
revient à la charge, regrettant la place accordée au dit génocide dans les
manuels.
Si Pierre Nora ne souhaite pas voir enseigner l’histoire du monde,
évidemment il n’a pu s’empêcher d’appuyer son objection sur l’exemple
arménien. Sa collègue l’historienne médiéviste Colette Beaune -qui en
outre ne répond pas à la question sur la naissance de la nation France-,
mettant en opposition mémoire et histoire, s’insurge sur le fait que «
L’Histoire n’est pas faite pour désigner des victimes et des coupables ». La
biographe de Jeanne d’Arc ajoute qu’à propos du génocide des Arméniens
« c’est quelque chose de bien commode parce que nous ne sommes pas
impliqués. Alors je veux bien pleurer sur nos fautes, mais sur celles des
autres, non ! » Elle terminera par dire que « Si on veut mettre les
Arméniens, alors il faut mettre les Turcs. », a-t-elle asséné, montrant
qu’elle n’avait pas lu l’excellent ouvrage de Vincent Duclert “la France face
au génocide arménien“, qui montre les multiples implications de la France
dans cette histoire, et ce depuis la deuxième moitié du XIXe siècle.
dimanche 7 juin 2015,
Jean Eckian ©armenews.com
http://www.armenews.com/article.php3?id_article=112779
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=89156
Rencontre « Quelles images pour se souvenir du
génocide ? » organisée par le Patrimoine Arménien
de Valence
NAM
Le Centre du Patrimoine Arménien de Valence (Drôme) proposait samedi 6
juin, à la salle Jeanne de Flandreysy, square Charles Aznavour, une série
de rencontres liées au génocide des Arméniens. Avec les thèmes de «
Quelles images pour se souvenir ? » et « Représenter la guerre et le
génocide ». Cette rencontre visait à travers la projection de films
d’archives (parfois inédits), de photographies et documents d’archives ou
de propagande, de s’interroger sur la capacité des images à transmettre
l’histoire et la mémoire.
Après réception du public, Laure Piaton, directrice du Centre du Patrimoine
Arménien (CPA) a présenté les intervenants de la journée consacrée à
génocide et à la mémoire à l’occasion du 100ème anniversaire du
génocide des Arméniens.
Marie-Aude Baronian, professeur d’esthétique filmique, de culture visuelle
et de philosophie des sciences à la Faculté des sciences humaines de
l’Université d’Amsterdam présenta « Regards sur la catastrophe
arménienne : fiction et transmission ». En soutien de sa conférence, des
images des films et documentaires de cinéastes arméniens tels qu’Atom
Egoyan. La question de la représentation du génocide par les artistes
arméniens était au cœur de cette intervention de Marie-Aude Baronian.
Dzovinar Kévonian, historienne, Maitre de conférences à l’Université de
Paris Ouest Nanterre La Défense présenta la conférence « Photographie et
transmission du génocide des Arméniens ». Elle analysa la place de la
photographie dans la représentation du génocide, des photographies trop
souvent exploitées hors de leur contexte précis.
Enfin Claire Mouradian, historienne, Directrice de recherche au CNRS,
EHESS présenta le thème « Sur tous les fronts : images des Arméniens
dans la grande guerre ». Claire Mouradian grande spécialiste de l’histoire
arménienne a présenté les images des soldats Arméniens mobilisés en
masse lors de la Première guerre mondiale tant au sein de l’armée
ottomane que l’armée russe qui s’affrontent. Elle présenta également les
photographies de groupes de volontaires Arméniens qui participent aux
combats sur de nombreux fronts aux côtés de l’Entente. Ainsi par les
témoignages à travers les photographies, l’histoire du début du 20e siècle
était expliquée. De précieuses sources d’archives pour comprendre
également le génocide.
Krikor Amirzayan à Valence (Drôme), texte et photo
dimanche 7 juin 2015,
Krikor Amirzayan ©armenews.com
http://www.armenews.com/article.php3?id_article=112778
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=89174
FRANCE/ARMENIE/AZERBAIDJAN
Un moment historique pour Hollande au Karabakh
L'article de Rob Sobhani, Américain d'origine iranienne, ressemble
à celui d'un vrai lobbyiste au service de l'Azerbaïdjan... Le peuple
arménien du Haut-Karabagh n'acceptera jamais le retour sous la
tutelle assassine de Bakou. Trop de pogroms ont été perpétrés à
l'encontre des Arméniens. Et le président azéri Ilham Aliyev, décrit
ici sous un jour angélique alors qu'il a pourtant été taxé par RSF
de "prédateur des droits de l'homme", multiplie les déclarations
belliqueuses et haineuses envers l'Arménie et les "Arméniens du
monde entier".
Le Point.fr
Publié le 08/06/2015
Ancien professeur à l'université de Georgetown, Rob Sobhani estime que
François Hollande peut concrétiser la paix entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan.
Par ROB SOBHANI
Partout dans le monde, les Arméniens ont célébré récemment le centième
anniversaire du génocide de leurs ancêtres dans l’Empire ottoman. Le
président François Hollande s’est rendu en Arménie afin de rendre
hommage et d’apporter son soutien moral aux nombreuses voix qui se
font entendre face à des gouvernements qui n’ont pas encore reconnu le
meurtre des Arméniens comme un génocide.
S’il est important pour la France de marquer avec solennité les
événements tragiques de 1915, cet anniversaire constitue pour le
président Hollande une occasion rare et historique de prendre l’initiative
pour résoudre l’un des conflits les plus complexes de l’ex-Union
soviétique ; c’est-à-dire, le « conflit gelé » qui oppose l’Azerbaïdjan et
l’Arménie sur le territoire du Haut-Karabakh. En 1991, une véritable
guerre a éclaté entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, et en dépit d’un cessezle-feu en 1994, des tensions et des combats se poursuivent. Plus d’un
million de personnes ont été déplacées suite au conflit, et aujourd’hui près
de 20 % du territoire de l’Azerbaïdjan est occupé par les forces
arméniennes.
La France, aux côtés de la Russie et des États-Unis, copréside le Groupe
de Minsk qui est chargé de résoudre le conflit. Jusqu’à aujourd’hui,
Moscou a considéré l’Arménie comme son porte-avions dans le Caucase.
En outre, la Russie a fourni une aide militaire à l’Arménie, ce qui a eu pour
effet de prolonger le conflit. Et malheureusement, Washington, trop
préoccupé par la situation au Moyen-Orient, n’a pas su prendre l’initiative
pour établir une paix durable entre Erevan et Bakou. Pourtant, l’Arménie
et l’Azerbaïdjan méritent tous deux cette paix durable. Le président
Hollande peut concrétiser le rêve d’un nouveau départ pour le peuple
arménien et azéri en engageant une initiative diplomatique énergique
visant à trouver une solution permanente pour les deux parties.
L'Arménie, un pays faible, vulnérable et enclavé
Faisant partie des rares pays ayant reconnu le meurtre des Arméniens
comme un génocide, la France occupe une place privilégiée pour
encourager l’Arménie à rechercher une paix durable avec son voisin de
longue date, l’Azerbaïdjan. Le message du président Hollande au peuple
arménien est très simple : le meilleur moyen de célébrer la mémoire des
1,5 million de victimes de l’Empire ottoman est de bâtir une Arménie
vibrante, dynamique et solidaire, en paix avec ses voisins. Comme le Pr
Arman Grigoryan l’a fait remarquer récemment dans le Washington Post,
le règlement du conflit du Haut-Karabakh constitue un enjeu d’importance
capitale pour l’Arménie, qui est faible, vulnérable et enclavée.
En effet, en dépit des millions de dollars qui continuent d’être injectés en
Arménie par la diaspora arménienne, le PIB par habitant du pays ne
progresse pas. Celui-ci s’élève aujourd’hui à 3 500 dollars et le PIB du
pays, qui est de 10 milliards de dollars, est constitué en grande partie
d’envois de fonds. En comparaison, l’économie de l’Azerbaïdjan croît à un
taux annuel moyen de 20 %. Le PIB par habitant est trois fois plus élevé
que celui de l’Arménie et le PIB s’élève à 76 milliards de dollars – sept fois
celui de l’Arménie. Et même s’il est vrai que la croissance phénoménale de
l’Azerbaïdjan est due en grande partie aux exportations énergétiques, il
n’en demeure pas moins que cette croissance économique a permis à de
nombreux Azéris de venir grossir les rangs de la classe moyenne. Selon le
PNUD (Programme des Nations unies pour le développement), les taux de
pauvreté ont chuté de 47 % à 8 %.
Malgré cette disparité économique, les dividendes de la paix seraient
bénéfiques pour les deux pays dans la même mesure. Un règlement du
conflit sous l’égide de la France permettrait de stimuler la croissance dans
un contexte de sortie de conflit. Le commerce et les échanges
économiques entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan – deux cultures où l’esprit
d’entreprise est une valeur fondamentale – auraient un impact immédiat
sur la vie de millions de personnes.
« Il est bien plus facile de faire la guerre que la paix »
Georges Clemenceau a dit un jour : « Il est bien plus facile de faire la
guerre que la paix. » Le président Hollande peut réfuter cette maxime en
présentant le projet d’accord de paix suivant. Tout d’abord, le retrait
immédiat et inconditionnel de toutes les forces arméniennes des territoires
occupés en Azerbaïdjan. Deuxièmement et en échange de ce retrait,
l’Azerbaïdjan accepte de construire une extension à sa conduite de gaz
pour l’exportation en Europe qui traverserait l’Arménie. Ces livraisons de
gaz peuvent être coordonnées par des sociétés françaises comme Total ou
GDF. Troisièmement, inciter les deux parties à accorder le plus haut degré
d’autonomie à la région du Haut-Karabakh : privés d’indépendance, les
Arméniens vivant dans la province du Haut-Karabakh auraient une
autonomie totale par rapport à Bakou. Les troupes françaises seraient
déployées dans le Haut-Karabakh en tant que force de maintien de la paix,
et le coût de cette opération serait financé par l’Azerbaïdjan, bien pourvu
en liquidités. Quatrièmement, la création d’un fonds Arménie-Azerbaïdjan
à l’appui de la réconciliation et de la reconstruction basé à Paris, qui
investirait dans des projets d’infrastructures entre les deux pays, comme
un train à grande vitesse qui irait de Bakou au Nakhitchevan en traversant
l’Arménie. Et cinquièmement, la création d’un fonds interculturel dirigé par
la première dame d’Azerbaïdjan, Mehriban Aliyeva, et la première dame
d’Arménie, Rita Sargsyan, avec pour objectif explicite de faire renaître la
tolérance religieuse qui existait entre les Arméniens et les Azéris avant
1991. Et enfin, la création d’un partenariat franco-russe en vue de bâtir
une usine nucléaire sûre et fiable en Arménie, qui remplacerait l’ancienne
usine de l’époque soviétique de Metsamor, pour laquelle l'Union
européenne a exprimé ses inquiétudes en matière de sécurité.
Le président Ilham Aliyev jouit d’une grande popularité à l’intérieur de ses
frontières et est en mesure d’apporter une paix juste pour les deux parties.
Un élément déterminant sera la capacité de l’Arménie et du président
Hollande de convaincre le président Sargsyan que la France ne tournera
jamais le dos à Erevan. En proposant un ensemble de mesures d’aide
cohérentes, claires et pleinement financées pour soutenir le redressement
de l’économie en période post-conflit, le président Hollande montre à son
homologue arménien que la paix entre les deux pays est au cœur des
intérêts de l’Arménie.
Le survivant de l’Holocauste Elie Weisel a dit un jour que « la paix n’est
pas le cadeau de Dieu à ses créatures ; la paix est notre cadeau les uns
aux autres ». En occupant la place d’un dirigeant de premier plan, le
président Hollande peut faire cadeau de la paix à l’Arménie et à
l’Azerbaïdjan.
* Ancien professeur à l'université de Georgetown, Rob Sobhani, Américain
d'origine iranienne, est aujourd'hui chef d'entreprise. En 2012, il fut
candidat indépendant dans le Maryland pour les élections sénatoriales.
http://www.lepoint.fr/chroniques/un-moment-historique-pour-hollandeau-karabakh-08-06-2015-1934483_2.php
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=89187
Déclaration choc de Claude Mutafian « le Haut
Karabagh doit céder à l’Azerbaïdjan des territoires
conquis inhabités »
NAM
Les déclarations de l’historien Claude Mutafian à propos du retour par le
Haut Karabagh à l’Azerbaïdjan de certaines terres libérées a provoqué la
colère en Arménie où les propos du franco-arménien ont choqué l’opinion
publique.
Dans une interview dans le journal arménien Aravot (Aravot.am), Claude
Mutafian dit « Il est de l’intérêt des Arméniens que la question du
Karabagh puisse se régler ainsi, si on rend les territoires non habités se
trouvant à l’extérieur de la carte administrative de l’ancienne région
autonome à l’Azerbaïdjan, et qu’en retour l’Azerbaïdjan reconnaisse
l’indépendance de la République du Haut Karabagh. Des terres non
habitées étant par exemple Aghdam ».
A la question de savoir si l’opinion publique arménienne est-elle prête à
faire ces concessions, Claude Mutafian répond « Je ne sais pas, mais dans
le cas contraire on aurait peuplé ces territoires. Il y a deux ans je me suis
rendu à Aghdam qui était complètement désert...l’important c’est la
frontière avec l’Iran mais les parties orientales du territoire telles
qu’Aghdam ne sont pas très indispensables pour l’Arménie et le Haut
Karabagh. Il est possible de trouver des accords mutuels et que la Haut
Karabagh soit reconnu, à l’exemple du Kosovo ». A noter que les réactions
hostiles à ces déclarations n’ont pas tardé d’arriver. Sur le site même
d’Aravot.am ainsi que sur d’autres médias et réseaux sociaux, de
nombreuses personnes se sont déclarées outrés par ces propos de Claude
Moutafian qui ne vont pas dans le sens de l’opinion publique arménienne.
Krikor Amirzayan
dimanche 7 juin 2015,
Krikor Amirzayan ©armenews.com
http://www.armenews.com/article.php3?id_article=112808
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=89190
ARMENIE/MIDEM -2015
La forte délégation arménienne emmenée par le
président arménien au Midem-2015 de Cannes
NAM
En visite de travail en France, le président arménien Serge Sarkissian à la
tête d’une forte délégation était hier au festival Midem-2015 à Cannes où
les artistes d’Arménie ont cette année la vedette. Après l’inauguration, le
président arménien a parcouru les stands du Midem au Palais des Festivals
où 78 pays participent à cet évènement musical mondial. L’Arménie étant
cette année l’invitée d’honneur du Midem-2015 la présence du président
arménien et la forte délégation arménienne avec nombre de ministres dont Hasmig Boghossian la ministre de la Culture- était remarquée. En
cette année du 100ème anniversaire du génocide arménien, par sa
participation à cet évènement musical majeur, l’Arménie voulait marquer
le coup et démontrer que le peuple arménien vivait et créait. D’ailleurs le
passage de Serge Sarkissian devant le mémorial du génocide à Cannes
obéissait à cette affirmation de mémoire et de vie.
Krikor Amirzayan
dimanche 7 juin 2015,
Krikor Amirzayan ©armenews.com
http://www.armenews.com/article.php3?id_article=112805
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=89154
A Cannes, le président arménien dépose une gerbe
en mémoire des victimes du génocide
Var-matin
Publié le samedi 06 juin 2015 à 14h35
Présent actuellement à Cannes au Midem, où son pays est invité
d’honneur, le président de la République d’Arménie a quitté le Palais des
festivals pour déposer, ce samedi matin, une gerbe à la stèle
commémorative du génocide arménien, Square de Verdun.
Voir la vidéo :
Le président de la République d’Arménie en... by nice-matin
http://www.dailymotion.com/video/x2sxc2c_le-president-de-larepublique-d-armenie-en-visite-a-cannes_news
http://www.nicematin.com/cannes/video-a-cannes-le-presidentarmenien-depose-une-gerbe-en-memoire-des-victimes-dugenocide.2241454.html
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=89157
FRANCE/ELECTIONS TURQUES
La France, terre d’élections turques
Slate
Ariane Bonzon
France 06.06.2015 - 13 h 56
mis à jour le 06.06.2015 à 13 h 59
Plus de 300.000 Franco-Turcs et Turcs de France étaient appelés aux
urnes en mai à l'occasion des élections législatives. Un droit de vote
obtenu de fraîche date, et qui n'est pas sans poser des problèmes.
La France vient de connaître une campagne législative animée, mais vous
ne vous en êtes peut-être pas aperçus. Pourtant, à Bordeaux, Paris,
Strasbourg, Rennes, Lyon, Nantes, Clermont-Ferrand et dans bien
d’autres villes encore, ainsi que de nombreuses banlieues comme
Sarcelles ou Villiers-le-Bel, les militants ont écumé les marchés ou les
lieux de culte pour y distribuer leurs prospectus, ont multiplié les réunions
dans toutes sortes d’associations culturelles ou religieuses. Certains se
sont même joints à des cérémonies de mariage, vérifiant invité par invité
que ces derniers étaient bien inscrits sur les listes électorales, et dans le
cas contraire les aidant à le faire.
Cette campagne vous a échappé? Normal. C’est la France turque qui était
mobilisée.
Peut-être avez-vous tout de même vu, le 2 mai, à Paris, place de la
République, Selahattin Demirtaş, le co-président de l’un des principaux
partis en lice en Turquie, le Parti démocratique des peuples (HDP, coalition
d’opposition kurde, féministe, LGBT, écologiste, gauche) qui tenait un
grand meeting électoral devant plusieurs milliers de supporters turcs et
kurdes?
Voir Ici :
Hdp Eş Genel Başkanı Selahattin Demirtaş Paris... by haberler
http://www.dailymotion.com/video/x2otzs1_hdp-es-genel-baskaniselahattin-demirtas-paris-te_news#from=embediframe
Plus de 300.000 Franco-Turcs et Turcs de France étaient appelés aux
urnes en mai à l'occasion des élections législatives. Un droit de vote
obtenu de fraîche date, et qui n'est pas sans poser des problèmes.
La France vient de connaître une campagne législative animée, mais vous
ne vous en êtes peut-être pas aperçus. Pourtant, à Bordeaux, Paris,
Strasbourg, Rennes, Lyon, Nantes, Clermont-Ferrand et dans bien
d’autres villes encore, ainsi que de nombreuses banlieues comme
Sarcelles ou Villiers-le-Bel, les militants ont écumé les marchés ou les
lieux de culte pour y distribuer leurs prospectus, ont multiplié les réunions
dans toutes sortes d’associations culturelles ou religieuses. Certains se
sont même joints à des cérémonies de mariage, vérifiant invité par invité
que ces derniers étaient bien inscrits sur les listes électorales, et dans le
cas contraire les aidant à le faire.
Cette campagne vous a échappé? Normal. C’est la France turque qui était
mobilisée.
Peut-être avez-vous tout de même vu, le 2 mai, à Paris, place de la
République, Selahattin Demirtaş, le co-président de l’un des principaux
partis en lice en Turquie, le Parti démocratique des peuples (HDP, coalition
d’opposition kurde, féministe, LGBT, écologiste, gauche) qui tenait un
grand meeting électoral devant plusieurs milliers de supporters turcs et
kurdes?
Le président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan, s’est
fortement impliqué dans cette campagne. Il n'est pas venu en France mais
y avait déjà tenu meeting lors des précédentes élections turques, à Lyon
le 21 juin 2014 et à Strasbourg en 2011. En revanche, deux ministres du
parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur), celui
du Commerce extérieur et celui des Affaires étrangères, sont venus
d’Ankara à Strasbourg à l’occasion de ce scrutin. Ils ont pu soutenir leurs
troupes pour Mevlüt Çavuşoğlu, le second d’entre eux, qui venait poser la
première pierre d’un nouveau consulat, alors même que le scrutin avait
déjà commencé.
Car les Franco-Turcs et les Turcs de France –320.000 inscrits sur une
population estimée à 650.000 personnes– ont voté du 8 au 31 mai dans
les consulats de Lyon, Marseille, Strasbourg et Bordeaux. Là, peut-être
avez-vous aperçu ces cortèges de voitures et de minibus, drapeau turc ou
emblème du parti au vent, y débarquant leurs passagers-électeurs en
provenance des quartiers périphériques ou des petites villes environnantes?
La diaspora, «islamiste» ou «kurde»
Pendant longtemps, la diaspora turque n’a pas pu voter. Les pouvoirs qui
se sont succédés à Ankara se méfiaient de ces immigrés des années 60-70,
contingents d’Anatoliens, venus chercher du travail en France,
conservateurs et religieux supposés «islamistes» tout autant que de ces
réfugiés politiques, turcs ou kurdes, de gauche voire d’extrême gauche,
qui avaient fui le coup d'état de 1980 et dont les suffrages se seraient
portés sur des partis «pro-kurdes».
Aux commandes de la Turquie depuis 2002, l’AKP a pourtant fait le saut et
ouvert le scrutin à l’occasion de la première élection présidentielle au
suffrage universel qu’a connue le pays, en août 2014, conclue par
l'élection d'Erdogan. Les élections législatives, qui se déroulent le 7 juin en
Turquie, constituent donc le second scrutin ouvert à la diaspora.
La composition de ce corps électoral est un peu particulière. Cristallisée
autour de deux pôles, islamo-conservateur et de gauche voire d’extrême
gauche, la France turque n’est pas représentative. Et le vote des immigrés
turcs pourrait conduire à une surreprésentation, en France et en Europe
en général, de l’AKP (les «islamistes») et du parti HDP (les Kurdes et la
gauche). L’enjeu est donc important pour le pouvoir AKP en place, tout
comme pour ce nouveau parti HDP, qui doit dépasser la barre des 10% de
suffrages au niveau national afin d’être représenté au Parlement et qui
joue gros.
Conséquences sur la vie publique française
Mais ce scrutin pose plusieurs problèmes qui ne sont pas sans
conséquences sur la vie publique ou politique française.
D’abord, ce fut une campagne électorale turque avec des enjeux
proprement turcs, même si elle s’est tenue en France. Les problèmes et
les difficultés de la diaspora turque qui vit ici n’ont pas été évoqués. Le
législateur turc n’ayant pas institué une circonscription des Turcs à
l’étranger, la diaspora ne peut pas, à la différence des Français vivant hors
de nos frontières, se choisir un représentant qui porterait ses
revendications propres au Parlement turc.
Alors, les électeurs franco-turcs ou turcs vivant en France ont voté pour
un des vingt partis turcs en lice en Turquie, c’est-à-dire pour élire
indirectement des députés dont le mandat local n’a rien à voir avec leur
vie quotidienne. Leurs voix vont simplement gonfler le pourcentage du
parti politique turc qu’ils ont choisi dans le secret de l’isoloir à Paris,
Strasbourg, Bordeaux ou Nantes…
Ce vote désincarné crée un malaise, voire un sentiment schizophrénique.
Un vote sentimental
Est-ce pour autant un vote sentimental sur une affinité politique
imaginaire? Sans doute. C’est en tout cas un vote qui se projette sur un
pays parfois idéalisé, ou au contraire diabolisé, avec lequel les liens sont
plus ou moins forts, mais un vote sans effets directs sur la vie de
l’électeur turc vivant en France.
Cette situation reproduit de génération en génération le décalage entre un
investissement politique fort des Turcs de la diaspora sur la Turquie, où ils
ne vivent pas (avec 50% de taux de participation à ces élections de mai
2015), à comparer avec un investissement politique faible des Francoturcs en France, où ils vivent (autour de 10% de participation aux
élections françaises).
Un décalage évidemment accentué par le fait qu’une large partie de la
population turque, qui n’a pas la nationalité française mais vit souvent
depuis des années en France, n’y a toujours pas le droit de vote pour les
élections locales, malgré les promesses réitérées depuis 1988 par François
Mitterrand et ses successeurs.
Comment, alors, s’étonner que le nationalisme turc et le nationalisme
kurde, qui donnent une matière idéologique à ce vote désincarné, souvent
irrationnel, sur des enjeux essentiellement turco-turcs, prospèrent en
France? Avec le risque, déjà perceptible d’ailleurs, de voir des conflits
propres au champ politique turc opposant turcs et kurdes, militants AKP et
membres du mouvement Gûlen, sunnites et alévis, transportés en France.
Et avec les conséquences que cela peut comporter: celles d’un
débordement politique d’une campagne menée parfois dans l’espace
public, sur la place publique, d’un pays étranger, qui peut heurter la
souveraineté de ce dernier. Celle aussi d’une immixtion du pays d’accueil
dans la joute électorale, car ces manifestations sur le domaine public
doivent obtenir, normalement, l’assentiment au moins tacite du pays hôte.
Ariane Bonzon
http://www.slate.fr/story/102615/france-terre-elections-turques
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=89158
TURQUIE
Turquie : ce qu'il faut retenir des élections
législatives
Par Francetv info
Mis à jour le 08/06/2015 | 08:08 , publié le 07/06/2015 | 20:39
Le président turc espérait une large victoire de son parti pour renforcer sa
domination sur le pays. Il devra former une coalition après un revers dans
les urnes.
Il avait fait de ce scrutin un référendum autour de sa personne. Le
président turc, Recep Tayyip Erdogan, a perdu la majorité absolue au
Parlement à l'issue des élections législatives, dimanche 7 juin. De son côté,
le parti kurde HDP réalise un score sans précédent.
Dans le détail, l'AKP, le parti islamo-conservateur au pouvoir, obtient 41%
des voix, et 259 sièges dans un Parlement qui en compte 550. Suivent le
CHP, social-démocrate, avec 25% des voix et 131 élus, le MHP
nationaliste (16,5% des voix et 82 élus), ainsi que le parti kurde HDP
(12,6% et 78 élus).
Un revers pour le chef de l'Etat
Au pouvoir depuis treize ans, Recep Tayyip Erdogan espérait une large
victoire de son parti pour renforcer sa domination sur le pays. Vainqueur
de tous les scrutins depuis 2002, le parti islamo-conservateur se
présentait pour la première fois affaibli face aux électeurs, victime du
déclin de l'économie et des critiques sur sa dérive autoritaire.
Face aux résultats de dimanche, le président turc va devoir entamer des
négociations pour former une coalition. Son clan a toutefois tenu à
minimiser l'ampleur de ce revers : "Cette élection a montré une fois de
plus que l'AKP était la colonne vertébrale de ce pays", a lancé le Premier
ministre, Ahmet Davutoglu, devant des milliers de partisans, rappelant
que l'AKP avait obtenu 40% des suffrages.
La percée d'un parti kurde
Le parti d'opposition HDP ressort vainqueur de ce scrutin. "Nous avons
remporté une grande victoire. (...) Ceux qui veulent la liberté, la
démocratie et la paix ont gagné, ceux qui veulent l'autoritarisme, qui sont
arrogants et qui se considèrent comme les seuls détenteurs de la Turquie
ont perdu", a déclaré le chef de file du parti kurde, Selahattin Demirtas.
Ce quadragénaire charismatique et ambitieux a mené une campagne
moderne, très marquée à gauche, et anti-Erdogan qui lui a permis
d'élargir son audience au-delà de la seule communauté kurde (20% de la
population turque). Son parti obtient 79 sièges.
Sitôt les résultats confirmés, des milliers de personnes sont descendues
dans les rues de Diyarbakir, la "capitale" kurde du sud-est de la Turquie,
pour célébrer la victoire du HDP en agitant des drapeaux et en klaxonnant.
Une réforme de la Constitution en suspens
En perdant la majorité absolue, le président turc enterre aussi ses espoirs
de modifier la Constitution du pays. Recep Tayyip Erdogan, qui domine la
politique turque depuis plus de dix ans, a fait campagne pour que son
parti obtienne au moins 330 des 550 sièges du Parlement. Alors que la
Constitution lui impose une stricte neutralité, le chef de l'Etat a réclamé,
pendant des semaines, "400 députés" pour changer le système
parlementaire actuel.
Depuis son élection haut la main à la tête du pays, en août dernier, Recep
Tayyip Erdogan, qui était auparavant Premier ministre, vise la
présidentialisation du régime et le renforcement de ses pouvoirs. Pour y
parvenir, son parti devait totaliser au moins 330 sièges afin de faire
passer une réforme de la Constitution. Pendant toute la campagne,
l'opposition a contesté vigoureusement son projet, qualifié de "dictature
constitutionnelle". "Nous allons poursuivre nos efforts pour changer la
Constitution avec le soutien d'autres partis", a défendu le Premier ministre
après l'annonce des résultats.
http://www.francetvinfo.fr/monde/turquie/turquie-le-parti-du-presidenterdogan-perd-la-majorite-absolue-lors-des-electionslegislatives_940989.html
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=89189
Erdogan, le calife mégalo
Publié le : 08-06-2015
L'Humanité
Hassane Zerrouky
Lundi, 8 Juin, 2015
Le parti de gauche HDP aurait franchi la barre des 10 % et empêcherait de
ce fait le chef de l’État de se doter d’une constitution sur mesure.
«Ils disent que si Erdogan obtient ce qu’il veut dimanche, on ne pourra
plus l’arrêter. En réalité, ils veulent dire que l’on ne pourra plus arrêter la
Turquie. » Ce propos du président turc tenu samedi lors d’un meeting dans
le nord-est du pays résume l’ambition d’un homme qui veut devenir le
fondateur de la Turquie nouvelle, plutôt conservatrice, à l’opposé de celle
créée par Mustafa Kemal, dit Atatürk, qui avait aboli le califat ottoman.
Une Turquie où, selon le politologue turc Ahmet Insel, Tayyip Erdogan « se
prépare à occuper la place du père fondateur » mais sans chercher à s’y
identifier (1). Et justement, le 28 août, pour marquer sa différence, le
président turc, fraîchement investi par le Parlement après son élection
(52 %) dès le premier tour à l’élection présidentielle du 10 août, a écrit sur
le livre d’or du tombeau d’Atatürk ces lignes : « Je commence ma fonction
en tant que premier président élu par le peuple dans l’histoire turque.
Aujourd’hui, la Turquie a recouvré son âme et son esprit. Aujourd’hui, la
Turquie renaît de ses cendres. » Une différence qu’il a tenu à souligner par
un geste fort dans la soirée du 10 août, juste après l’annonce des résultats
du scrutin présidentiel, en allant prier à la mosquée d’Eyüp, du nom du
compagnon du prophète de l’islam tombé durant le premier siège de
Constantinople au VIIe siècle, là où tous les sultans ottomans venaient
prêter serment après leur intronisation.
Le palais présidentiel (1 000 bureaux et pièces) a coûté 278
millions d’euros
En effet, Tayyip Erdogan, soixante ans, dont onze au pouvoir, caresse le
rêve de garder les rênes du pouvoir jusqu’en 2023, année du centenaire
de la fondation de la Turquie moderne. Après Mehmet Al Fatih (XVe siècle),
le conquérant de Constantinople, Soliman le Magnifique (XVIIe siècle),
puis Mustafa Kemal, des hommes dont les règnes et la gouvernance ont
été marqués d’une main de fer, le chef de l’État veut à son tour marquer
de son empreinte autoritaire et mégalomaniaque l’histoire.
Ainsi en est-il de la construction pharaonique du palais présidentiel, aussi
vaste que le château de Versailles (voir l’Humanité du 7-8 mars), avec ses
1 000 bureaux et pièces d’un coût total de 278 millions d’euros, avec son
monumental escalier sur lequel se tiennent seize gardes habillés en
guerriers d’époque symbolisant les seize empires et États turco-mongols
depuis Attila jusqu’aux Ottomans ! Celui que le dirigeant du Parti
démocratique du peuple (HDP) Selahattin Demirtas compare à « Ibrahim
le Fou » (sultan ottoman de 1615 à 1648) a même à son service un
goûteur pour le protéger de toute menace d’empoisonnement ! S’inspirant
des califes ottomans, qui avaient marqué leur règne par la construction
d’édifices religieux grandioses, Erdogan est en train de bâtir sur la rive du
Bosphore la plus grande mosquée du monde.
Le 29 mai, jour de célébration du 562e anniversaire de la conquête de
Constantinople, en pleine campagne électorale, Tayyip Erdogan, flanqué
de son premier ministre, Ahmet Davutoglu, aura vécu un autre moment
d’instrumentalisation d’un passé magnifié à outrance ! « Les élections du
7 juin seront une nouvelle conquête, si Dieu le veut », a-t-il lancé aux
centaines de milliers de personnes rassemblées à Yenikapi, à Istanbul.
La conquête, à savoir faire élire au moins 370 députés de son parti lui
permettant de modifier la Constitution, s’avère un peu plus compliquée. Et
bien qu’ébranlé par les protestations massives des jeunes de Taksim en
2013 et les scandales de corruption, Tayyip Erdogan, l’homme qui a
concilié l’islam et l’affairisme, n’a cure des critiques. Il est partout,
multiplie les sorties sur le terrain, et brocarde tout ce qui se met en
travers de ses ambitions califo-ottomanes.
Dans son collimateur, les réseaux sociaux et les médias. Le 16 mai, pour
avoir titré « La peine de mort avec 52 % des voix » à propos de l’exprésident égyptien Mohamed Morsi, dont la photo et celle d’Erdogan
figuraient côte à côte, le quotidien Hurriyet a été accusé de suggérer que
le chef de l’État turc (élu avec 52 % de voix) pourrait subir le même sort
que son ex-homologue égyptien ! Une plainte a été déposée contre la
direction du journal. Autre quotidien épinglé, Cumhuriyet du 29 mai, qui a
publié des photos et une vidéo sur son site Web montrant une livraison
d’armes aux djihadistes syriens convoyée par des camions appartenant au
MIT (services secrets turcs) ! Le journal a été aussitôt attaqué en justice
pour… terrorisme ! Et ce, sans compter le blocage de temps à autre de
Twitter, Facebook et YouTube, les opérations coups de poing contre le
journal Zaman et la chaîne TV Samanyolu, proches du prédicateur et
ennemi juré d’Erdogan, Fethullah Gülen. « Nous les poursuivrons encore
jusque dans leurs repaires », déclarait-il en décembre dernier. Ainsi en
est-il des cinq juges radiés le 5 mai pour avoir enquêté sur les affaires de
corruption ayant éclaboussé en 2013 ses proches, et qui s’en vont grossir
les rangs de ces centaines de magistrats et policiers déjà révoqués, et de
la prise du contrôle de la banque Asya, détenue par les proches de Gülen,
par les autorités turques ! Autre facette du personnage, ce propos à
l’adresse des femmes revendiquant l’égalité : « Vous ne pouvez pas leur
demander de sortir et de creuser le sol, c’est contraire à leur nature
délicate », avant de leur recommander « au nom de la décence de ne pas
rire à gorge déployée » !
«Ils disent que si Erdogan obtient ce qu’il veut dimanche, on ne pourra
plus l’arrêter. En réalité, ils veulent dire que l’on ne pourra plus arrêter la
Turquie. » Ce propos du président turc tenu samedi lors d’un meeting dans
le nord-est du pays résume l’ambition d’un homme qui veut devenir le
fondateur de la Turquie nouvelle, plutôt conservatrice, à l’opposé de celle
créée par Mustafa Kemal, dit Atatürk, qui avait aboli le califat ottoman.
Une Turquie où, selon le politologue turc Ahmet Insel, Tayyip Erdogan « se
prépare à occuper la place du père fondateur » mais sans chercher à s’y
identifier (1). Et justement, le 28 août, pour marquer sa différence, le
président turc, fraîchement investi par le Parlement après son élection
(52 %) dès le premier tour à l’élection présidentielle du 10 août, a écrit sur
le livre d’or du tombeau d’Atatürk ces lignes : « Je commence ma fonction
en tant que premier président élu par le peuple dans l’histoire turque.
Aujourd’hui, la Turquie a recouvré son âme et son esprit. Aujourd’hui, la
Turquie renaît de ses cendres. » Une différence qu’il a tenu à souligner par
un geste fort dans la soirée du 10 août, juste après l’annonce des résultats
du scrutin présidentiel, en allant prier à la mosquée d’Eyüp, du nom du
compagnon du prophète de l’islam tombé durant le premier siège de
Constantinople au VIIe siècle, là où tous les sultans ottomans venaient
prêter serment après leur intronisation.
http://www.humanite.fr/erdogan-le-calife-megalo-576156
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=89189
Turquie : turbulences financières au lendemain des
législatives
Euronews
08/06 10:19 CET
La Bourse d’Istanbul a chuté de 8 % ce matin à l’ouverture après le
sérieux revers hier de l’AKP du président Erdogan. Le risque d’incertitude
politique ne plaît pas aux investisseurs. La devise turque a elle signé un
plus bas historique face au dollar et à l’euro, en perdant près de 4% face
à chacune des deux monnaies. La banque centrale turque a
immédiatement réagi à cet effondrement en annonçant avoir baissé ses
taux appliqués aux dépôts en devises à une semaine.
La presse turque se fait elle aussi l‘écho de cette incertitude et ironise en
une sur la chute, l’effondrement et la lassitude des électeurs à l‘égard des
islamo-conservateurs au pouvoir depuis 2002. Cet électeur salue “une
victoire de la démocratie et se réjouit d’un parlement où règne la diversité
avec plusieurs partis et où chacun pourra faire entendre une voix
différente”.
A l’issue des résultats du scrutin, aucun des quatre partis représentés n’a
la majorité absolue et ne peut en l‘état former seuls un gouvernement.
http://fr.euronews.com/2015/06/08/turquie-turbulences-financieres-aulendemain-des-legislatives/
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=89197
Les Kurdes de Turquie se détournent d’Erdogan
LE MONDE | 05.06.2015 à 11h52 • Mis à jour le 06.06.2015 à 10h37 | Par
Marie Jégo (Batman (Turquie), envoyée spéciale)
Tout a commencé au début du mois de mai quand, les uns après les
autres, les chefs des grandes tribus kurdes de la région de Batman (sudest) ont annoncé haut et fort qu’ils n’allaient plus voter pour le Parti de la
justice et du développement (AKP, islamo-conservateur au pouvoir) au
moment des élections législatives du dimanche 7 juin. Jusque-là, pour
tous les scrutins précédents, l’AKP avait pu compter sur le soutien d’une
bonne partie de l’électorat kurde du sud-est du pays, mais cette époque
est révolue.
Déçus par la politique ambiguë du président Recep Tayyip Erdogan sur la
question kurde, les grandes familles de la région, les clans Raman,
Alpahanlar, Baravi, lui tournent désormais le dos au profit du Parti
démocratique du peuple (HDP, gauche, prokurde), une petite formation
susceptible de faire de l’ombre aux islamo-conservateurs.
Dirigé par Selahattin Demirtas, un avocat charismatique de 42 ans, ancien
fondateur d’une section d’Amnesty International à Diyarbakir, le HDP est
bien placé pour franchir le seuil des 10 % de suffrages nécessaires, ce qui
lui permettra d’envoyer cinquante-cinq députés au Parlement, contre
vingt-neuf actuellement. De cette façon, le parti prokurde sera une
véritable épine dans le talon de M. Erdogan, brisant son rêve d’avoir une
majorité des deux tiers à l’Assemblée, qui lui permettrait de modifier la
constitution pour s’attribuer davantage de pouvoir.
Déçu d’Erdogan
Assis à la terrasse d’un café au centre-ville de Batman, Burhan Saran, 49
ans, raconte comment il a décidé de voter HDP, après avoir démissionné
de l’AKP, dont il était membre depuis 2003. L’homme est un ancien «
gardien de village » (korucu), une milice kurde progouvernementale mise
en place au moment de la guerre des années 1990 entre l’armée turque et
les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, interdit en
Turquie). Bien que le HDP soit la vitrine politique légale du PKK, Burhan
Saran a complètement tourné casaque, certain désormais que « seul le
HDP est capable de contrer l’ambition présidentielle démesurée de M.
Erdogan ».
« Il m’a déçu, car il n’est pas allé au bout de ses promesses envers les
Kurdes », explique Burhan. Il dit avoir perdu confiance « au moment du
siège de Kobané », la ville kurde syrienne attaquée par les djihadistes de
l’organisation Etat islamique (EI) à l’automne 2014. M. Erdogan avait alors
prédit sa chute, tandis que son gouvernement s’était longtemps fait prier
avant d’ouvrir la frontière pour laisser passer les combattants kurdes
d’Irak et de Turquie.
Burhan va entraîner dans son sillage un millier de personnes, soit les
membres de son clan tenus de suivre sa consigne de vote. Depuis qu’il a
pris sa décision, il occupe son temps libre à visiter les chefs de village
situés autour du sien pour les convaincre de faire comme lui.
« Commissions de persuasion »
Le clan Raman, qui s’est massivement rallié au HDP, compte près de 20
000 électeurs. Celui d’Alpahanlar, dont est issu Mehdi Eker, le ministre de
l’agriculture de l’actuel gouvernement AKP, est partagé. Près de 300
personnes ont rejoint le parti prokurde, les autres sont indécis. La plupart
des tribus qui ont changé de camp étaient, depuis des lustres, des
réservoirs de voix au service des partis conservateurs.
Le libre arbitre est une notion relative dans ces régions kurdes où le mode
de vie traditionnel est bien ancré. Un mot du chef, et les membres du clan
obéissent. Le travail de persuasion est néanmoins fondamental. Pour
rallier les clans, le HDP a mis le paquet. Par le biais du Congrès de la
société démocratique, une organisation de la société civile réputée proche
du PKK, des « commissions de persuasion » ont été mises en place. Elles
sont composées d’une dizaine de membres, dignitaires religieux, « barbes
blanches », anciens notables.
Süleyman Özdemir, 70 ans, ancien cadre de la société pétrolière Tupras, à
Batman, fait partie d’une de ces commissions. « Avec une dizaine de mes
proches, nous sommes allés convaincre des personnes qui votaient
jusqu’ici pour l’AKP ou le CHP [Parti républicain du peuple, l’ancien parti
d’Atatürk aujourd’hui dans l’opposition] de ne plus le faire et de donner
leurs voix au HDP », explique le vieil homme.
« Ça se fait uniquement par le dialogue, la persuasion. On explique
simplement à nos interlocuteurs à quel point le changement leur sera
bénéfique », souligne-t-il. Son frère, Faris Özdemir, qui a fait naguère
deux mandats de député au Parlement pour un parti de centre droit, se
démène lui aussi pour ramener des voix au HDP.
Le mouvement n’a pas tardé à gagner Adiyaman, Van, Suruc, où des
milliers d’électeurs ont annoncé qu’ils changeaient de bord. A Siirt,
quelques tribus arabes ont rejoint les Kurdes en signe de mécontentement.
« Les Arabes ont compris que le HDP n’était pas un parti exclusivement
fait pour les Kurdes et qu’il représentait les intérêts de toutes les
minorités ethniques de ce pays », assure Süleyman.
Retournement de situation
Difficile de dire si les voix kurdes suffiront à changer la donne. Toutefois,
le retournement de situation dans les régions du sud-est en dit long sur la
popularité croissante du HDP. Réputé conservateur, attaché aux principes
de l’islam sunnite, l’électorat kurde est en train de se tourner vers un parti
de gauche enclin à défendre les droits des chrétiens, des femmes et des
homosexuels. Selahattin Demirtas a obtenu 9,8 % des voix lors de la
présidentielle d’août 2014, remportée par M. Erdogan au premier tour
avec 52 % des voix. Il espère pouvoir améliorer ce score aux législatives
du 7 juin.
C’est la première fois depuis 2002 qu’un parti kurde se présente aux
élections. D’habitude, les candidats prokurdes se présentaient en
indépendants et, une fois élus, ils formaient un groupe au Parlement.
Cette fois-ci, le HDP joue son va-tout. S’il parvient à franchir le seuil des
10 % imposé aux partis pour entrer au Parlement, il aura gagné son pari.
En cas d’échec, toutes les voix qu’il aura recueillies iront à l’AKP, selon le
système proportionnel en vigueur en Turquie.
A la faveur du processus de paix lancé par les islamo-conservateurs, les
Kurdes ont gagné en liberté et le courant politique issu du PKK a gagné du
terrain. La plupart des municipalités des régions kurdophones sont entre
ses mains. Le mouvement a sa propre police et ses propres tribunaux,
prisés pour leur efficacité et leur respect de la coutume. Sabri Kaya, la
trentaine, médecin à Diyarbakir, reconnaît avoir eu recours à cette justice
parallèle pour régler un litige sur des terrains dans son village. Selon lui,
les tribunaux coutumiers sont actifs dans la défense des femmes victimes
de violence. « Les femmes vont voir les sages qui composent ces
tribunaux quand elles veulent se plaindre de leurs maris violents ou
volages, lesquels sont fortement incités à se corriger. C’est un outil assez
efficace pour régler les problèmes », estime-t-il.
http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/06/05/les-kurdes-de-turquiese-detournent-d-erdogan_4648179_3214.html
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=89159
En Turquie, Erdogan voit son rêve de sultanat lui
échapper
Le Monde.fr | 07.06.2015 à 19h14 • Mis à jour le 08.06.2015 à 04h24 |
Par Marie Jégo (Istanbul, correspondante)
Les législatives du 7 juin en Turquie sont un sérieux revers pour le parti
de la Justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) qui, pour la
première fois depuis 2002, perd la majorité absolue au Parlement. Avec
40 % des suffrages, soit 254 députés sur 550, l’AKP reste le premier parti
politique du pays mais sa défaite est cinglante.
Pour la première fois en treize ans, les islamo-conservateurs vont être
contraints de former un gouvernement de coalition. Ils ne régneront plus
en maîtres absolus sur le pays. « Si Dieu le veut, la décision de la nation
est la bonne », a déclaré le premier ministre Ahmet Davutoglu à l’annonce
des résultats. Le président Recep Tayyip Erdogan ne s’est pas exprimé.
Le tableau des résultats par région montre combien la désaffection est
grande, en premier lieu dans les régions kurdophones de l’Est et du Sud
Est, mais aussi sur toutes les côtes (Marmara, Méditerranée, Egée) où le
vote en faveur de l’AKP a reculé par rapport aux législatives de 2011.
Avant tout, il s’agit d’un revers pour M. Erdogan qui se voyait déjà en
hyperprésident. En mettant son projet de « sultanat » au centre des
législatives, il en a fait un référendum sur sa personne. La réponse de
l’électorat est sans appel. Il imaginait avoir 400 députés de l’AKP au
Parlement ? Il ne les a pas. Il rêvait de modifier la Constitution pour
renforcer son pouvoir ? Il ne le pourra pas. Non seulement, son projet de
super-présidence est mort-né mais son étoile a considérablement pâli.
Autoritarisme sans limite
En se jetant à corps perdu dans la campagne — en dépit de la neutralité
due à la fonction présidentielle — en polarisant la société dans ses
discours (laïcs contre religieux, sunnites contre alevis, Kurdes contre Turcs)
M. Erdogan a perdu l’adhésion d’une bonne partie de son électorat. On est
loin du Tayyip de 2002, qui captait l’attention des foules en parlant de
pluralisme, de liberté et de réformes. En 2015, les mots « complot » «
terrorisme » et « structure parallèle » sont au centre de chacun de ses
discours.
Son autoritarisme est sans limites. La presse, la justice, la police ont été
placés sous son étroit contrôle. Engagé, depuis décembre 2013, dans une
vaste purge contre la confrérie de son ancien mentor, l’imam Fethullah
Gülen exilé aux Etats-Unis, il a fait muter, destituer ou arrêter policiers,
juges et procureurs.
Un journaliste émet une critique ? Il est brimé, au mieux licencié, au pire
accusé de « terrorisme » ou de « complot contre l’Etat ». Une vidéo qui ne
lui plaît pas court sur You Tube ou Twitter ? Il les fait bloquer. Ses
opposants sont des « traîtres » et M. Demirtas, le chef du parti
démocratique du peuple (HDP), qui lui a fait de l’ombre pendant toute la
campagne, est un « athée ».
Poussée à son paroxysme lorsqu’il s’est installé dans un palais de plus de
1 000 pièces à Ankara après son élection à la présidence en août 2014, sa
folie des grandeurs lui a valu le surnom de « sultan ». La création d’une
garde présidentielle en costumes dignes de la série « Game of Thrones » a
ajouté le ridicule à la mégalomanie.
Jusque-là, les Turcs avaient tout avalé, y compris les révélations de
corruption qui avaient éclaboussé en décembre 2013 son entourage
familial et son gouvernement — M. Erdogan était alors premier ministre.
Une conversation malheureuse avec son fils, Bilal, incapable de « remettre
les compteurs à zéro » (faire disparaître le liquide) au moment où des
perquisitions menées chez les fils de plusieurs ministres avaient révélé des
boîtes à chaussures remplies de devises, laissa un goût amer à ceux qui
croyaient en la blancheur immaculée du parti AK (en turc Ak veut dire
blanc, propre).
Mais cela n’empêcha pas le « parti de l’ampoule » (le symbole de l’AKP)
de remporter haut la main les municipales de mars 2014 et son chef
historique la présidentielle d’août 2014. En revanche, lorsqu’il s’est agi de
donner à M. Erdogan les pleins pouvoirs, les électeurs ont dit non. Piégé
par son rêve de grandeur, l’étoile filante de la scène politique turque a été
stoppée dans son ascension par les urnes.
Tournant dans l’histoire du pays
Et si 88 % des électeurs se sont déplacés pour aller voter, ça n’était pas
tant pour élire leurs députés que pour dire non aux visées autocratiques
du chef historique de l’AKP. Mission accomplie, puisqu’il n’a pas d’autre
perspective que de retourner à son rôle de président sans grands pouvoirs,
comme le stipule l’actuelle Constitution.
« C’est le triomphe de la paix sur la guerre, de la modestie sur l’arrogance,
de la responsabilité sur l’irresponsabilité », a déclaré Sirri Süreyya Önder,
député du HDP, dès l’annonce des résultats, dimanche soir. En remportant
13 % des voix, la petite formation kurde de gauche a brisé net le rêve du
chef historique de l’AKP. Tout s’est joué sur ces voix-là.
En Turquie, le seuil nécessaire pour qu’un parti soit représenté au
Parlement est de 10 %. Le pari était risqué pour le HDP car en cas d’échec,
il aurait favorisé son adversaire, ses voix étant automatiquement portées
au crédit de l’AKP, selon le système proportionnel en vigueur.
L’entrée d’un parti pro-kurde au Parlement marque un tournant dans
l’histoire du pays. Elle a été possible grâce à Selahattin Demirtas, un
avocat charismatique de 42 ans, qui l’a habilement conduit à la victoire.
Sous l’impulsion de cet ancien militant des droits de l’Homme, né dans
une famille kurde modeste de Elazig (est du pays), le HDP a estompé son
aspect pro-kurde, prenant ses distances avec le Parti des travailleurs du
Kurdistan (PKK, interdit en Turquie) pour élargir sa base aux déçus du «
tayyipisme ».
Bon tribun, doté d’un solide sens de l’humour, M. Demirtas, qui avoue «
repasser ses chemises », s’est imposé comme le porte-parole d’une autre
Turquie, celle des minorités ethniques et religieuses, des femmes, des
homosexuels, des écologistes. Sa victoire est aussi un puissant message à
l’adresse du PKK, indiquant qu’il est temps de penser aux élections et
d’oublier les armes.
Marie Jégo (Istanbul, correspondante)
Journaliste au Monde
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/06/07/en-turquievictoire-decevante-pour-le-parti-d-erdogan_4649156_3218.html
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=89152
Selahattin Demirtas, l'homme qui ébranle la Turquie
d'Erdogan
Libération
Marc SEMO et Ragip DURAN (envoyés spéciaux à Ankara) 7 juin 2015 à
16:39
Le leader kurde du HDP a ringardisé tous les autres leaders politiques du
pays. Son parti pourrait atteindre 10% aux élections législatives de ce
dimanche.
Son prénom claque comme un symbole. Selahattin c’est Saladin en turc,
légendaire chef kurde et très chevaleresque adversaire des croisés. En
plus, il a de l’humour, le goût de la formule et beaucoup de sens politique.
«Il n’y a que par les urnes que nous pouvons stopper ou du moins ralentir
Erdogan dans sa course vers l’hyperprésidence», a martelé tout au long
de sa campagne Selahattin Demirtas, coprésident du HDP (Parti
démocratique des peuples), toutes les fonctions de ce parti étant
partagées entre un homme et une femme.
Ce quadra au physique de gendre parfait, avocat de longue date engagé
dans la cause kurde et l’association de défense des droits de l’homme IHD,
incarne tous les espoirs de ceux qu’inquiète l’autoritarisme croissant du
chef de l’Etat, élu au suffrage universel dès le premier tour en août
dernier après douze ans comme Premier ministre. Si le HDP – comme
c’est probable selon les sondages – franchit le seuil minimum de 10% des
voix, l’AKP ne disposera en aucun cas de la majorité des deux tiers
nécessaire pour changer la constitution et instaurer le régime présidentiel
qu’Erdogan appelle de ses vœux.
Mouvement mutant
Celui que ses partisans surnomment Selocan est devenu l’homme clé des
législatives du 7 juin et nul ne doute que, s’il réussit son pari, il jouera un
rôle majeur sur la scène politique turque des prochaines années et pas
uniquement pour trouver une solution politique à la question kurde (15%
de la population). «Par son âge comme par son style, il a déjà donné un
coup de vieux et ringardisé les autres leaders», analyse l’universitaire
Ahmet Insel, soulignant que «Demirtas incarne en grande partie l’esprit de
Gezi», la grande révolte du printemps 2013 à Istanbul. Il a transformé son
parti qui était avant tout la vitrine politique de la guérilla kurde, en un
mouvement mutant ouvert «à toutes les minorités et les diversités».
«Nous sommes le parti qui présente le plus grand nombre de femmes
pour les élections législatives. Toutes les minorités y compris les LGBT
sont représentées chez nous, et c’est une question de principe», aime-t-il
à rappeler dans ses interviews.
Une stratégie payante lors de la présidentielle d’août dernier, la première
au suffrage universel où il avait recueilli 9,7% des suffrages alors que le
mouvement kurde ne dépassait guère les 6 ou 7% des voix jusque-là.
Cette année il a convaincu le HDP d’entrer en lice en tant que tel aux
législatives – et non plus comme avant avec des candidats indépendants
locaux non soumis au barrage national des 10% – afin d’être pleinement
reconnu comme l’une des quatre grandes forces politiques du pays.
Cool et moderne
A la tête du HDP, Selahattin Demirtas doit à la fois tenir compte des
exigences des combattants de Qandil (la base arrière de la guérilla du PKK
en Irak du nord) et de celles d’Abdullah Öcalan, le chef historique du PKK
(Parti des travailleurs du Kurdistan) emprisonné à Imrali, île au large
d’Istanbul, où il purge une peine de prison à vie. Or ce dernier n’a jamais
accepté l’émergence d’un autre leader au sein de sa formation. Le
coprésident du HDP se doit donc de jouer serré mais il a beaucoup
d’atouts en main. Son engagement est aussi ancien qu’incontestable. Ce
Kurde zaza (groupe linguistique minoritaire parmi les Kurdes), né en 1973
près d’Elazig (sud-est) dans une famille sunnite «pauvre et pieuse» de
petits fonctionnaires, assume aussi bien ses sœurs voilées que les
engagements combattants de son frère Nurettin, condamné à vingt-deux
ans de prison, qui a rejoint les maquis du PKK. «Il combat en Irak du nord
les jihadistes de l’Etat islamique en partie armés par l’actuel pouvoir turc»,
répond-il avec à propos à chaque fois qu’il est mis en cause sur le sujet.
La force de Demirtas, c’est aussi son style. Comme Erdogan qui est un
redoutable tribun, il sait parler comme les gens. Mais à la différence du
très mégalomane chef de l’Etat, le coprésident du HDP séduit par son côté
cool et moderne. Marié à une institutrice, père de deux fillettes, il assure :
«Je repasse moi-même mes chemises et je fais de la bonne terrine.» Il
revendique aussi sa passion pour la musique, notamment le saz,
instrument à cordes anatoliens, et il compose volontiers des chansons. Et
à la différence des autres leaders politiques qui s’accrochent le plus
longtemps possible à leur poste même en cas de défaite, il a annoncé qu’il
démissionnerait si, contre toute attente, son parti ne franchissait pas le
seuil fatidique des 10%.
Marc SEMO et Ragip DURAN (envoyés spéciaux à Ankara)
http://www.liberation.fr/monde/2015/06/07/selahattin-demirtas-lhomme-qui-ebranle-la-turquie-d-erdogan_1324749
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=89153
Législatives en Turquie : le parti pro-kurde HDP entre
au Parlement
Par RFI
Publié le 07-06-2015 Modifié le 08-06-2015 à 05:35
En Turquie, selon des résultats portant sur la quasi-totalité des suffrages,
le parti islamo-conservateur AKP du président Erdogan a remporté les
élections législatives, mais a perdu la majorité absolue au Parlement où,
avec plus de 13 % des voix, le parti pro-kurde HDP fait son entrée.
Avec notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion
Le HDP est le vrai vainqueur des élections. Les deux coprésidents du parti
pro-kurde ont donné au soir des législatives en Turquie une conférence de
presse improvisée. Ils ont d’abord longuement remercié les soutiens à leur
campagne, les bénévoles, les blessés aussi des nombreux attentats de ces
dernières semaines. Ils ont ensuite fait deux promesses. La première, de
tout faire pour reprendre et poursuivre le processus de paix entre Ankara
et la rébellion kurde après plus de 30 ans de rébellion armée et de guerre
civile. La seconde, de ne faire à aucun prix une alliance avec l’AKP.
Les deux présidents du Parti démocratique des peuples ont rappelé
combien le long combat politique des Kurdes, qui seront désormais
représentés par 79 députés au Parlement grâce à quelque 13 % des voix,
avait été long et douloureux jusqu’à aujourd’hui. « Maintenant, c’est la
tête haute que nous défendrons vos droits, nos droits », ont-ils affirmé.
Devant le restaurant où ils ont tenu leur conférence de presse, plusieurs
dizaines de sympathisants sont regroupés et chantent la fraternité entre
Kurdes et Turcs scellée, ils l’espèrent, dans cette victoire électorale
historique.
Selon des chiffres officiels portant sur la quasi-totalité des bulletins, l’AKP
arrive, sans surprise, en tête de ces élections législatives avec 40,7 % des
suffrages et 258 sièges de députés sur 550. Un résultat qui le contraint à
former un gouvernement de coalition. Les deux autres principaux
concurrents au parti au pouvoir, le Parti républicain du peuple (CHP,
social-démocrate) et le Parti de l’action nationaliste (MHP, droite) ont
obtenu respectivement 25,1 % et 16,4 % des voix.
http://www.rfi.fr/europe/20150607-legislatives-turquie-parti-pro-kurde-hdpentre-parlement-akp-erdogan/
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=89155
Les trois enjeux des élections turques
Libération
Marc SEMO 5 juin 2015 à 12:14
Les Turcs votent dimanche pour des législatives serrées: si l'AKP de Recep
Tayyip Erdogan devrait rester au centre du jeu, il pourrait être malmené
comme jamais depuis son arrivée au pouvoir.
Jamais depuis l’arrivée au pouvoir, en novembre 2002, de l’AKP (Parti de
la justice et du développement), les résultats d’une élection turque n’ont
été aussi incertains, et jamais leurs enjeux aussi importants. Jusqu’ici,
pendant treize ans, le mouvement islamo-conservateur de Recep Tayyip
Erdogan a remporté toutes les élections nationales et locales, renforçant à
chaque fois son score , ainsi que deux référendums, l’un sur la justice,
l’autre sur l’élection du chef de l’Etat au suffrage universel direct. Son
leader charismatique a été élu président en août dernier, dès le premier
tour, avec 52% des suffrages.
Aujourd’hui de plus en plus autoritaire et conservateur, ce parti qui
prétendait concilier islam, démocratie et dynamisme économique, a
profondément transformé le pays, triplant le revenu par tête, lancé des
réformes et une démocratisation qui ont permis en 2005 l’ouverture des
négociations d’adhésion à l’Union européenne. Mais ce processus de
transformation s’est arrêté aussi à cause des réticences des Européens à
accueillir la Turquie comme un membre à part entière de l’UE.
Erdogan est revenu sur nombre des réformes et il a de plus en plus
polarisé la société, dénonçant avec des accents populistes ses adversaires
politiques comme des traîtres, des agents de l’étranger, des terroristes,
des athées. Si la Turquie d’aujourd’hui est incontestablement plus
démocratique qu’il y a treize ans, elle l’est beaucoup moins qu’il y a
encore cinq ans. Les partenaires européens d’Ankara comme les
organisations de la société civile et l’opposition, de droite comme de
gauche, pourfendent une «poutinisation» croissante du régime. A cet
égard, le choix des électeurs turcs sera déterminant. Retour sur les trois
principaux enjeux du vote.
La «république présidentielle» et le score de l’AKP
C’est l’objectif principal de Recep Tayyip Erdogan, qui rêve de créer «une
nouvelle Turquie» mais dont les pouvoirs, selon l’actuelle Constitution
instaurée après le coup d’Etat militaire de 1980, restent très limités. S’il a
présidé par deux fois le Conseil des ministres en forçant un peu la lettre et
l’esprit de la loi fondamentale, il a dû laisser les rênes du pouvoir et la
direction du parti à son ancien ministre des Affaires étrangères Ahmet
Davutoglu. Or, aux yeux du fondateur et leader charismatique de l’AKP, le
mandat direct reçu du peuple par son élection lui donne la pleine légitimité
pour l’exercice du pouvoir.
L’instauration de la république présidentielle qu’il appelle de ses vœux,
plus inspirée de la Ve République française que du modèle américain,
implique néanmoins un changement de la Constitution. D’où son
investissement dans la bataille électorale, bien que son mandat ne soit
pas en jeu et que son statut de chef de l’Etat impliquerait sa neutralité.
«Erdogan a pris les commandes parce qu’il estime que son successeur à la
tête du parti et du gouvernement n’est pas assez bon pour lui garantir le
nombre de sièges de députés dont il a besoin pour réformer la
Constitution à sa manière», souligne Soli Özel, professeur de sciences
politiques et éditorialistes.
Pour que ses projets se réalisent, il faut en effet que l’AKP obtienne une
majorité des deux tiers ou au moins des trois cinquièmes afin, dans ce cas,
de pouvoir proposer cette réforme à un référendum. Or rien n’est acquis.
S’il ne fait guère de doute que le parti au pouvoir, crédité de 42% des voix,
restera de loin la première force du pays, l’AKP est en net retrait par
rapport à ses scores de 2007 (46%) et 2011 (49%). Le «miracle
économique», vitrine de l’AKP, a en effet du plomb dans l’aile. En outre,
les projets présidentiels de ce chef de l’Etat toujours plus autocrate et
mégalomane, comme en témoigne son nouveau palais présidentiel
d’Ankara avec 1 150 pièces, inquiètent jusqu’à des dirigeants historiques
de son propre parti, tels Bülent Arinç ou l’ancien président Abdullah Gül.
L’opposition se déchaîne. «Il va devenir un tyran élu établissant un Etat de
la peur, ou, si le droit est rétabli, il va finir devant la Cour suprême»,
tonne Devlet Bahceli, le leader du MHP (droite nationaliste) évoquant
notamment les affaires de corruption. Kemal Kilicdaroglu, le leader du CHP,
la gauche sociale-démocrate, pourfend encore plus durement les dérives
autoritaires et les scandales entourant ce dirigeant «qui ne tient plus
compte des valeurs du peuple et demande toujours plus». Pour beaucoup
d’électeurs turcs, la priorité des priorités est de bloquer l’insatiable quête
de pouvoir d’un dirigeant qui a déjà en main, au travers de son parti, tous
les leviers de l’Etat. D’où la fébrilité croissante d’Erdogan qui, en jouant
sur le registre «moi ou le chaos», veut faire le plein de toutes les voix des
conservateurs et des religieux.
Le processus de paix kurde et le score du HDP
Porte-voix du mouvement kurde et vitrine politique de la guérilla du PKK
(Parti des travailleurs du Kurdistan) d’Abdullah Öcalan, condamné à la
prison à vie en 1999, le HDP (Parti démocratique des peuples) est la
véritable clef du vote. La loi électorale turque impose en effet aux partis
un seuil minimum de 10% des suffrages à l’échelle nationale pour être
représentés au Parlement. Les voix des partis qui ne franchissent pas la
barre sont réparties entre les gagnants au prorata de leurs résultats. C’est
ainsi qu’en 2002, l’AKP à peine créée a pu disposer, avec tout juste 34%
des voix, d’une écrasante majorité de sièges car ni la droite nationaliste,
ni la droite libérale n’avaient cette année-là obtenu suffisamment de voix
pour entrer à l’Assemblée. Qu’en sera-t-il cette année pour le parti kurde,
en pleine mutation sous la direction de son jeune leader Selahattin
Demirtas ?
Jusqu’ici, ce parti héritier d’une dizaine de formations qui se sont succédé
sous des sigles divers engrangeait autour de 6 ou 7% des voix aux
législatives et contournait la difficulté en présentant des candidats
théoriquement «indépendants», et donc non soumis à ce barrage du 10%
à l’échelle nationale. Elus dans un fauteuil dans les zones à majorité
kurdes du Sud-Est, ces députés (une trentaine) reprenaient leur étiquette
une fois au Parlement. Cette fois, Selahattin Demirtas tente le coup de
poker. Lors de la présidentielle de l’été dernier, ce jeune leader au
physique de gendre idéal avait réussi à obtenir 9,8% des voix, tout près
du seuil, recueillant les suffrages de toute une partie de la gauche et des
jeunes impliqués dans les mouvements sociaux – dont les manifestations
de Taksim en juin 2013 – lassés de l’archaïsme du CHP, le parti héritier
proclamé de Mustapha Kemal. Le HDP veut représenter désormais «toutes
les minorités et toutes les diversités», insistant sur le vivre ensemble. Il
se pose comme «le parti de toute la Turquie» et brandit la bannière de
l’écologie. En première ligne dans le combat féministe avec des listes
composées d’autant de femmes que d’hommes, y compris en position
éligible, il est en pointe sur le combat LGBT, cause assez héroïque dans un
pays plutôt conservateur voire bigot.
Cette mutation attire un nouvel électorat et le HDP peut en outre compter
pour franchir la barre des 10% sur un réflexe de vote utile. En effet,
quelques points en plus ou en moins pour la gauche kémaliste ne
changeront rien. Mais si le HDP entre au Parlement en plus des trois
autres grands partis, l’AKP n’aura qu’une majorité étriquée, voire pas de
majorité du tout. S’il n’y arrive pas, ses voix seront partagées et l’AKP
pourrait avoir la majorité suffisante pour changer la Constitution. En outre,
l’absence de députés du HDP risquerait de donner le coup de grâce au
processus de paix kurde, entamé il y a un peu plus deux ans à l’initiative
d’Erdogan pour mettre fin à un conflit qui a fait 40 000 morts depuis 1984.
Pour la première fois, un gouvernement négociait directement avec Öcalan,
le leader emprisonné de la guérilla, mais depuis, notamment à cause des
diverses échéances électorales, le processus s’est enlisé.
L’alternative à l’AKP et le score de l’opposition de gauche
La principale force de l’opposition, le CHP, dirigé par Kemal Kilicdaroglu, a
commencé à changer et à se moderniser, mais le processus reste bien
timide. Les éléments nationalistes les plus durs ont quitté ce parti fondé
par Mustapha Kemal, fondateur historique d’une république laïque,
inspirée du modèle jacobin, sur les décombres de l’Empire ottoman. Le
programme du CHP est désormais beaucoup plus axé sur les promesses
de justice sociale que sur une intransigeante défense de la laïcité. Des
combats comme celui pour le maintien de l’interdiction du port du foulard
à l’université plaisaient autant aux anciennes élites occidentalisées et
kémalistes – les «Turcs blancs» comme on les surnomme – qu’ils irritaient
les jeunes plus libéraux pour qui cette question est avant tout une affaire
de choix individuel.
Traditionnellement proche du parti, le quotidien Cumhuriyet a changé de
fond en comble, s’ouvrant aux nouvelles réalités de la société civile
comme des mouvements sociaux et n’hésitant pas à publier la plus grande
partie des dessins de Charlie Hebdo après la tuerie du 7 janvier. Dans les
sondages, le parti frôle désormais les 30% des suffrages, un seuil
symbolique important qui le crédibiliserait comme force de gouvernement.
Mais en Turquie, depuis 1950 et la fin du règne du CHP comme parti
unique, la gauche reste sociologiquement minoritaire, engrangeant au
mieux un tiers des suffrages de la société. Elle est par là même
condamnée à trouver des alliés de coalition, ce qui tient de la gageure
même si l’AKP ne dispose pas de majorité dans le futur Parlement.
Lors de la présidentielle de l’été dernier, la gauche s’était mise d’accord
avec la droite nationaliste pour présenter un candidat commun, issu du
mouvement islamiste. Ce fut un échec fracassant. En outre, le seul
soutien des nationalistes, crédités de 16% des intentions de vote, ne
suffirait pas à donner une majorité. Cela empêcherait en outre tout accord
avec le parti kurde HDP. Dans le prochain Parlement, le parti au pouvoir
depuis déjà treize ans restera donc selon toute probabilité au centre du
jeu. Mais l’époque du règne sans partage de Recep Tayyip Erdogan sur le
pays pourrait bien s’achever le 7 juin.
Marc SEMO
http://www.liberation.fr/monde/2015/06/05/les-trois-enjeux-deselections-turques_1323441
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=89165
Turquie : la nouvelle équipe économique devra avoir
la confiance des marchés
Euronews
05/06 18:55 CET
En Turquie, la situation économique du pays devrait peser lourd dans les
résultats du scrutin législatif de dimanche. La croissance est retombée à
2,9% en 2014 après 4% en 2013 et le chômage atteint désormais les
10% de la population active.
L‘économie devient donc un argument de poids pour l’opposition turque
pour qui la chute de la livre (la monnaie turque) cette année reflète la
mauvaise gestion économique du pouvoir en place.
“Est-ce que la livre turque va perdre encore de la valeur par rapport au
dollar, oui certainement, affirme l‘économiste Arda Tunca. Il y a la
conjoncture internationale, mais un risque supplémentaire peut
accompagner cette conjoncture morose : c’est l’arrivée aux affaires d’une
équipe économique qui n’aurait pas la confiance des marchés financiers :
ce qui augmenterait la détèrioration de la monnaie turque”.
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Les investisseurs étrangers vont scruter avec attention la composition de
l‘équipe économique du nouveau gouvernement : c’est ce que pensent la
grande majorité des économistes.
“Après les élections, le message et la confiance que la nouvelle équipe
économique va essayer de faire passer sur les marchés financiers seront
beaucoup plus importants que la composition du gouvernement, une
coalition ou un simple parti”, affirme encore Arda Tunca.
Sous la férule de l’actuel parti au pouvoir, l’AKP de Recep Tayyip Erdogan,
la Turquie a bénéficié d’une forte croissance qui l’a installée durablement
dans le club des 20 premières économies mondiales. Et même si l’activité
économique a fortement ralenti, la conservation dans l’entourage du
pouvoir du vice-premier ministre actuel Ali Babacan et de l’actuel ministre
des finances Mehmet Simsek, serait bien vu des investisseurs.
http://fr.euronews.com/2015/06/05/turquie-la-nouvelle-equipeeconomique-devra-avoir-la-confiance-des-marches/
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=89164
Turquie : les élections doivent se dérouler sans
violences
MRAP
dimanche 7 juin 2015
Le MRAP condamne l’attentat commis vendredi 5 juin dans la soirée, lors
du meeting de Selahattin .Demirtas (candidat du HDP, Parti Démocratique
des Peuples) à Diyarbakir faisant 4 morts et 316 blessés dont 10 graves.
Cet attentat survient après plusieurs autres dans différents locaux du HDP
et des assassinats de militants. Plus de 150 attaques ont eu lieu contre les
bureaux électoraux et les membres du HDP durant la campagne électorale.
Un chauffeur de ce parti a été assassiné mardi à Bingöl, des participants
au meeting ont été agressés mercredi à Erzurum.
Aujourd’hui, dimanche 7 juin se déroulent en Turquie les élections
législatives. Le président Erdogan veut s’en saisir pour renforcer son
autoritarisme, amplifier les atteintes aux libertés, à la laïcité, aux droits
des femmes, et accentuer sa politique de régression sociale. Cette
perspective est lourde de dangers car elle pourrait remettre en cause le
processus de paix initié par Abdullah Öcalan et le PKK et conforter l’appui
qu’Ankara apporte aux groupes djihadistes dans le but de briser,
notamment, l’autonomie du Rojava en Syrie.
La loi électorale turque particulièrement injuste exige d’atteindre 10 % en
moyenne sur l’ensemble du territoire national pour obtenir des
représentants à l’Assemblée nationale, franchir ce seuil des 10% est
l’enjeu pour le HDP . Selahattin Demirtas, son Président, est issu du
mouvement kurde, mais il a décidé de devenir « la voix de tous les
opprimés », quelle que soit leur appartenance ethnique.
Le MRAP apporte sa solidarité aux familles des victimes, il exige la fin des
violences de la part du gouvernement turc et demande que les élections
de ce dimanche puissent se dérouler en toute démocratie et transparence.
Paris le 7 juin 2015
http://mrap-strasbourg.org/Turquie-les-elections-doivent-se-deroulersans-violences-70
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=89168
Elections en Turquie : Échec du Parti de la justice et
du développement (AKP)
L'Humanité
Hassane Zerrouky
Dimanche, 7 Juin, 2015
En franchissant la barre des 10%, le Parti démocratique du peuple (HDP)
a mis en échec les visées du président Erdogan.
L’AKP, lee parti islamo-conservateur du président turc Erdogan est certes
arrivé en tête aux élections législatives de dimanche mais il pourrait
perdre la majorité absolue qu'il détenait depuis treize ans au Parlement
turc, selon des résultats partiels publiés par les médias. Pour faire
basculer la Turquie d’un régime parlementaire vers un régime présidentiel
à l’américaine, sans Premier ministre, l’AKP devait rafler au moins 370
sièges sur les 560 en lice, afin d’obtenir une majorité des deux tiers lui
permettant de modifier la Constitution. Pire, selon les premiers résultats
son score est nettement en dessous de celui obtenu en 2011 (49,9%).
En revanche, la gauche turque rassemblée derrière le Parti démocratique
du peuple (HDP), qui a franchi la barre des 10% des suffrages, est le vrai
vainqueur de ces élections. Il aura réussi le pari non seulement de faire
son entrée au Parlement mais grâce à ce bon résultat, il a barré la voie
aux ambitions démesurées de Tayyip Erdogan qui voulait doter le pays
d’une Constitution sur mesure, lui accordant les pleins pouvoirs.
http://www.humanite.fr/elections-en-turquie-echec-du-parti-de-la-justiceet-du-developpement-akp-576234
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=89176
Turquie: «Le but était de créer le chaos et un bain de
sang»
Libération
Marc SEMO Envoyé spécial à Ankara 6 juin 2015 à 08:48
Un attentat a fait deux morts et plus d’une centaine de blessés vendredi
en fin de journée à Diyarbakir, lors d'un meeting du parti prokurde HDP.
La Turquie vote dimanche pour les législatives.
«Le but était de créer le chaos et un bain de sang dont le pouvoir nous
aurait fait porter la responsabilité», accuse Altan Tan, un député du HDP
(parti démocratique des peuples). Les dirigeants de ce mouvement
prokurde, vitrine politique de la rébellion mais aujourd’hui en pleine
mutation pour représenter «toutes les diversités et les minorités de la
Turquie», sont convaincus que les explosions qui ont fait au moins deux
morts et plus d’une centaine de blessés vendredi en fin de journée à
Diyarbakir étaient des attentats soigneusement planifiés.
Il était un peu moins de 18 heures. Selahattin Demirtas, le co-président
du HDP, s’apprêtait à commencer son grand discours de clôture de
campagne devant des dizaines de milliers personnes massées sur une
place de la «capitale» du sud-est anatolien peuplée en majorité de Kurdes.
Les deux déflagrations, à une trentaine de mètres à peine de la tribune,
ont créé un mouvement de panique qui s’est rapidement transformé en
rage. Des jeunes ont lancé des pierres contre la police, qui a répondu
aussitôt par des tirs de gaz lacrymogène et avec des canons à eau.
«Il faut contrôler notre colère et elle va s’exprimer dans les urnes, mais
ne tombons pas dans la provocation», martelaient les dirigeants et les
militants du HDP, qui ont réussi peu à peu à calmer la foule et à éviter
l’émeute. Tous les partis, y compris l’AKP au pouvoir, ont exprimé leurs
condoléances au HDP. Le chef de l’Etat, Recep Tayyip Erdogan, a dénoncé
une «provocation» visant à perturber le processus électoral.
«Nous savons très bien qui a commandité ces attentats, qui parle jour
après jour le langage de la haine pour faire monter la tension dans le
pays», analyse le co-vice président du HDP, Saruhan Oluç. Il vise les
propos enflammés du président islamo-conservateur qui, tout au long de
la campagne pour les législatives de dimanche, a pourfendu le HDP
comme «le parti terroriste», dénonçant «l’athéisme» de ses leaders.
Notamment de Selahattin Demirtas, qu’Erdogan a accusé, lors d’un
meeting, d’être «un mangeur de porc».
Le parti prokurde qui, pour la première fois, présente des candidats sous
ses propres couleurs dans tout le pays, est convaincu de pouvoir
engranger cette fois plus de 10% des voix à l’échelle nationale, le seuil
minimum pour être représenté au Parlement. Si Selahattin Demirtas
réussit son pari – ce qui est possible, au vu des sondages le créditant de
11 ou 12% des suffrages - l’AKP, le parti au pouvoir depuis 2002, ne
pourra en aucun cas disposer de la majorité des deux tiers nécessaire
pour changer la Constitution et instaurer le régime présidentiel qu’Erdogan
appelle de ses vœux.
L’HDP est donc l’ennemi à abattre par tous les moyens. Des policiers
s’étaient même rendus, il y a un mois, au domicile de Demirtas pour une
perquisition dans le cadre d’une affaire de stupéfiants avant de
s’excuser.... pour l’erreur d’adresse.
Le double attentat de Diyarbakir est le plus grave et le dernier en date
d’une longue série d’agressions et de provocations visant ce mouvement.
Il y a plus d’un mois et demi, dans la région d’Agri, à l’extrême est du
pays, des militaires étaient intervenus contre la guérilla kurde, l’accusant
de mener la propagande électorale du HDP. Puis ils se sont retirés après
l’accrochage, abandonnant sur le terrain plusieurs blessés qui furent
protégés par les militants kurdes.
Quelque 125 sièges du HDP ont été attaqués depuis le début de la
campagne, dont ceux des villes de Mersin et d’Adana, dans le sud, visés le
18 mai dernier par des colis piégés qui auraient pu causer un carnage. Les
incidents se sont intensifiés ces derniers jours. Le 3 juin, le chauffeur d’un
bus électoral du parti a été tué après avoir été torturé dans la petite ville
kurde de Bingol.
Le lendemain, une caravane électorale du parti était attaquée à Erzurum,
dans l’Est, par des militants islamistes hurlant «Allahou Akbar». Cet
affrontement a fait plus de deux cent blessés et un chauffeur qui tentait
de sortir de sa voiture incendiée a été lynché par les islamistes puis remis
dans les flammes. Il est toujours entre la vie et la mort. Aucune enquête
n’a été ouverte et aucun auteur de ces attaques identifié, ce qui nourrit
tous les soupçons sur les jeux troubles du pouvoir. Le co-vice président du
parti, Saruhan Oluç, accuse : «Ce gouvernement sait qu’il a déjà perdu
l’élection et il panique, car jusqu’ici, il a gagné toutes les élections et il ne
sait pas perdre. Il ne veut pas perdre.»
Marc SEMO Envoyé spécial à Ankara
http://www.liberation.fr/monde/2015/06/06/turquie-le-but-etait-de-creerle-chaos-et-un-bain-de-sang_1324177
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=89177
Législatives en Turquie : le parti d'Erdogan perd de
sa superbe
Libération
Marc SEMO Envoyé spécial à Ankara 7 juin 2015 à 19:11 (Mis à jour : 7
juin 2015 à 19:51)
Le ralentissement de l'économie et l'attitude d'Erdogan expliquent que les
électeurs se soient détournés de l'AKP, qui devrait néanmoins pouvoir
construire une majorité avec la droite nationaliste. Le parti pro-kurde
devrait lui entrer au Parlement.
Quelque treize ans de règne sans partage de l’AKP sur la Turquie sont en
train de s’achever. Si le parti islamo-conservateur reste de loin la
première force politique du pays avec 41% des suffrages - soit 259 sièges
sur 550-, il n’a pas une majorité suffisante au Parlement pour former un
gouvernement, selon des chiffres officiels portant sur la quasi-totalité des
bulletins (98%).
Ces résultats sont une lourde défaite pour le président Recep Tayyip
Erdogan qui, élu en août dernier dès le premier tour avec 42% des
suffrages, s’était engagé à fond dans cette campagne appelant les
électeurs à donner au moins 360 sièges à l’AKP afin de lui permettre de
changer la constitution et d’instaurer une république présidentielle. Le
nombre des députés de l’AKP est d’autant plus bas que le parti pro-kurde
HDP a franchi le seuil minimum des 10% des voix nécessaires pour être
représenté sur les bancs du Parlement, avec 12,5%, et obtiendrait au
moins 71 élus.
L’AKP reste certes au centre du jeu politique et se débrouillera à trouver
notamment par les élus de la droite nationaliste MHP qui fait un très bon
score (16,5%) les quelques députés qui lui manquent. Nombre d’électeurs
mécontents de l’AKP ont d’ailleurs porté leur suffrage sur ce mouvement.
C’est la première fois depuis son arrivée au pouvoir que le parti est en
recul.
Cet affaiblissement s’explique autant par le ralentissement de l’économie,
jusque-là point fort de la gestion gouvernementale de ce parti qui se
vante d’avoir triplé en douze ans le revenu par tête des Turcs, que par
l’effet des affaires de corruption qui ont éclaboussé les hauts dirigeants du
parti et par l’exaspération d’une partie croissante de l’opinion – y compris
au sein de l’AKP – pour l’autoritarisme du chef de l’Etat et ses rêves
d’instaurer une hyperprésidence.
Marc SEMO Envoyé spécial à Ankara
http://www.liberation.fr/monde/2015/06/07/legislatives-en-turquie-leparti-d-erdogan-en-perte-de-vitesse_1324868
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=89180
Turquie : une victoire kurde lourde de menaces
Le Point.fr
Publié le 08/06/2015 à 07:50
Avec 13 % des voix, le parti HDP va faire son entrée au Parlement.
Pourtant, malgré cette victoire, le processus de paix risque d'être enterré.
Par NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL À DIYARBAKIR, QUENTIN RAVERDY
Dimanche, Diyarbakir, principale ville des régions kurdes de Turquie, était
en liesse. Le HDP, formation pro-kurde militant pour le droit des minorités,
n'arrive que quatrième du scrutin législatif, pourtant, c'est bien une
victoire que l'on célèbre ici.
Avec 13 % des voix, le parti coprésidé par Selahattin Demirtas franchit
ainsi haut la main le barrage des 10 % imposé à chaque formation
politique par la Constitution pour siéger au Parlement. Un hémicycle qui
comptera désormais 79 députés sous l'étiquette HDP, dont 30 femmes.
Les klaxons, les feux d'artifice, les cris de joie résonnent dans la nuit et
marquent la fin d'une haletante journée pour les habitants de Diyarbakir.
Dès 8 heures ce matin, les familles se sont déplacées en nombre à
l'ouverture des bureaux de vote (87 % de participation à l'échelle
nationale). « Faites bien attention à votre bulletin », avertissait un
habitant à la sortie du vote. La peur des fraudes est dans tous les esprits.
Beaucoup de partisans du HDP craignent en effet de se faire voler une
victoire que leur promettent les sondages.
Attentats
Et la Turquie est coutumière du fait. Tous gardent en mémoire les
municipales de 2014 lorsqu'une coupure de courant de plusieurs heures
avait plongé dans le noir plusieurs bureaux de vote à Ankara pendant le
dépouillement. « Un chat entré dans un transformateur », avait alors
gauchement répondu le ministre de l'Énergie pour justifier la panne. Alors,
tout au long de la journée de dimanche, les réseaux sociaux ne cessent de
rapporter des tentatives de fraude dans la région ou pointent du doigt ces
voitures suspectes, sans plaque d'immatriculation, postées non loin des
bureaux de vote.
Au fil de la journée, la victoire du parti-pro kurde à Diyarbakir semble
indiscutable. Dans la région, le HDP remporte près de 78 % des voix, loin
devant le parti d'Erdogan, l'AKP (14,7 %). « C'est ce genre de réponse
qu'on attendait après les attentats : protester par le vote, la solidarité, et
non par la violence », répond satisfait Suat devant les résultats de son
parti. Car, depuis deux jours, Diyarbakir pleure ses morts. Vendredi, au
cours du dernier meeting de campagne du HDP, deux bombes ont explosé
en plein cœur de la foule faisant quatre morts et des centaines de blessés
et de mutilés. Le point d'orgue d'une campagne tendue pour les membres
du parti, victimes régulières d'attaques et de violences.
« Même si nous sommes attaqués cent fois de plus, nous parviendrons
quand même à atteindre notre but », relativise un habitant de la ville. Et
ce dimanche, la patience des partisans du HDP semble avoir payé.
La fin du processus de paix
Mais très vite, après la joie, les doutes ressurgissent. « Ce soir, les Kurdes
célèbrent la victoire du HDP, mais, demain, ils vont se rendre compte
qu'un gouvernement de coalition entre l'AKP et MHP les attend »,
remarque Devran, jeune étudiant. En effet, victorieux (avec 40,78 % des
voix) mais fragilisé, le parti islamo-conservateur au pouvoir n'a désormais
plus la majorité au Parlement et doit trouver un allié. Et tout laisse à
penser que son choix se portera sur le parti nationaliste du MHP, arrivé
troisième du scrutin (16,37 %), derrière les sociaux-démocrates du CHP
(25,03 %).
Une alliance plus que probable qui enterrerait pour de bon le processus de
paix avec les Kurdes. En effet, la formation nationaliste d'extrême droite
n'a pas caché son hostilité à la reprise des négociations, lancée par
Erdogan, entre le gouvernement et les séparatistes du PKK en décembre
2013. Des négociations aujourd'hui au point mort, à la suite du virage très
nationaliste de l'AKP et du président Erdogan en fin de campagne, que le
HDP et ses 79 nouveaux parlementaires n'entendent pas abandonner.
http://www.lepoint.fr/monde/turquie-une-victoire-kurde-lourde-demenaces-08-06-2015-1934412_24.php
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=89173
En Turquie, le président Erdogan est en passe de
perdre son pari
La Croix
7/6/15
Le président de Turquie, depuis 13 ans au pouvoir, avait besoin d’une
forte majorité au parlement pour accélérer la transformation de son pays.
Mais les résultats des premiers bulletins dépouillés, à l’occasion des
élections législatives du 7 juin, montrent qu’il n’obtient pas le seuil
nécessaire pour pouvoir changer la constitution.
Comme c’est déjà le cas depuis 13 ans, les élections législatives de ce
dimanche 7 juin en Turquie étaient d’abord un plébiscite pour ou contre le
président Recep Tayyip Erdogan.
Selon les premiers résultats partiels, dimanche à 19 heures, portant sur
70 % des bulletins dépouillés, le parti au pouvoir AKP emporterait 43 %
des voix, ce qui lui donnerait 270 sièges au parlement, le contraignant à
former un gouvernement de coalition.
Le parti kurde HDP réussirait à avoir des élus avec plus de 10 % des voix,
ce qui lui donnerait 71 sièges. Le principal parti d’opposition CHP (socialdémocrate) obtiendrait 24 % des voix, soit 124 sièges. Le parti de l’action
nationaliste MHP (droite) obtiendrait 17% des voix, soit 85 sièges. Ainsi,
le parti AKP resterait la principale force politique du pays, mais perdrait la
majorité absolue au parlement, qui compte 550 élus.
Recep Tayyip Erdogan est au centre de la vie politique turque depuis 2002.
Premier ministre à poigne, il a su accélérer le décollage économique du
pays. Il a mis en place un régime renouant avec les valeurs conservatrices
musulmanes, tout en étant favorable à l’activité économique des grands
groupes turcs.
UNE RÉFORME DE LA CONSTITUTION POUR RESTER AU POUVOIR
À la tête de l’AKP, le Parti de la justice et du développement, il ne pouvait
plus se représenter pour un nouveau mandat de premier ministre. Il a
donc choisi, en août dernier, de devenir président.
Il tente, depuis, de garder les rênes du pays en faisant adopter une
réforme constitutionnelle. Il plaide pour un régime présidentiel, tandis que
ses opposants redoutent une « dictature constitutionnelle ».
ERDOGAN A BESOIN D’UNE MAJORITÉ DES DEUX TIERS
Pour mener à bien cette réforme, Recep Tayyip Erdogan avait besoin
d’obtenir une majorité des deux tiers au parlement, soit 367 des 550
sièges de députés. Il lui en fallait 330 au moins pour pouvoir tout de
même soumettre la réforme à référendum. S’il se confirme qu’il n’atteint
pas ce seuil, il devrait se trouver contraint de renoncer à ce projet.
Les sondages donnaient une majorité à l’AKP, avec 40 à 42 % des
intentions de vote. Lors des dernières élections de 2011, l’AKP avait
emporté 49,9 % des suffrages.
La personnalité du président Erdogan, tout comme l’orientation politique
de l’AKP, divise les Turcs. Toujours très populaire auprès des classes
populaires, l’ancien maire d’Istanbul est conspué par certaines classes
moyennes pour son orientation trop conservatrice, ses déclarations à
l’emporte-pièce et sa pratique du pouvoir peu démocratique.
De plus, après dix ans de forte croissance, le pays connaît un
ralentissement. Le PIB n’a augmenté que de 2,9 % en 2014, après une
décennie où la croissance à connu des pics au-dessus des 12 %. La
méfiance des investisseurs étrangers s’est installée.
LE DÉFI DU PARTI KURDE HDP
Ces élections étaient donc capitales pour décider si la Turquie engage la
transition vers l’après-Erdogan, ou si le président pourra réaliser son rêve
qui consiste à devenir une sorte de sultan moderne, à la tête d’un pays
qu’il souhaite une locomotive du Proche-Orient.
Pour lui barrer la route, Recep Tayyip Erdogan avait surtout en face de lui
un parti kurde : le Parti démocratique du peuple (HDP) qui tentait de
franchir la barre des 10 % des voix, requise pour entrer au parlement. Il
semble y être arrivé, selon les estimations de dimanche soir, ce qui
devrait priver l’AKP de la majorité qualifiée qu’il visait.
Très à gauche, moderne et tourné vers les minorités, le parti kurde est
conduit par un jeune et charismatique leader, Selahattin Demirtas. Il a
reçu le soutien de membres de la classe moyenne turque qui veulent ainsi
s’opposer à Recep Tayyip Erdogan. Le but de l’opposition était bien de
limiter la victoire de l’AKP. Il semble avoir été atteint.
Alain Guillemoles
http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/En-Turquie-le-presidentErdogan-est-en-passe-de-perdre-son-pari-2015-06-07-1320781
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=89175
Turquie : grave revers électoral pour le président
Erdogan
Le Figaro
Par Samuel Forey Mis à jour le 07/06/2015 à 23:57 Publié le 07/06/2015
à 23:16
Le parti du chef de l'État perd la majorité absolue, alors que le HDP, la
formation kurde, remporte une victoire historique.
L'AKP a un genou à terre. Le tout-puissant parti au pouvoir a subi son
premier échec majeur en 13 ans de règne, en perdant la majorité absolue
à l'Assemblée. Par rapport aux dernières élections législatives, le parti
passe de 49 % à 40,7 % des suffrages et devrait perdre entre 50 et 60
députés. Il recule dans toutes les provinces. Le parti kurde HDP, en
revanche, obtient 80 sièges, avec 12,9 % des voix. Le taux de
participation gagne deux points, un massif 85%.
Pour le président de la République, Recep Tayyip Erdogan, c'est en effet
une lourde défaite. Il s'était fortement impliqué dans cette campagne avec
plus d'une dizaine de meetings, alors que la constitution le place en
théorie au-dessus des partis. L'AKP avait utilisé sans discrétion les moyens
de l'Etat, transformant des commémorations officielles en meetings
politiques. M. Erdogan espérait changer la constitution et passer à un
régime présidentiel. Il devra abandonner ce rêve. Son parti ne pourra pas
gouverner seul. Il devra soit former une coalition - éventualité écartée par
les trois autres partis représentés à l'Assemblée -, soit convoquer des
élections anticipées.
Attentat à la bombe
Le David qui a fait trébucher le Goliath, ce 7 juin, c'est la formation prokurde de gauche HDP et son leader, Selahattin Demirtas. La partie était
difficile. Aux dernières législatives, le parti avait remporté 6,5% des
suffrages avec des candidats indépendants, qui n'ont donc pas pu former
de groupe officiel à l'Assemblée. Cette année, le parti pro-kurde avait
tenté le pari, bien incertain, de présenter ses propres listes dans cette
campagne. Franchir le seuil des 10%, l'un des plus élevés au monde, fut
tout l'enjeu de cette campagne.
Aussi bien M. Demirtas que les candidats et tous les militants ont labouré
le terrain, dans la Turquie entière. Jamais le parti pro-kurde n'a été en
mesure de faire campagne aussi ouvertement. Il a payé cher le fait d'être
en première ligne, et principal adversaire, de fait, de l'AKP. Le président
Erdogan a accablé le parti et son leader de tous les maux, tout comme les
autres candidats. Pire, des agressions physiques ont eu lieu. Plus de 120
locaux du parti ont subi des attaques pendant la campagne. Deux
militants ont été lynchés par des foules hostiles - personne n'a été arrêté
pour ces attaques. Le point culminant des tensions a été atteint vendredi,
quand un attentat à la bombe a causé la mort de deux personnes et fait
une centaine de blessés, juste avant un meeting du leader du Parti,
Selahattin Demirtas.
Scènes de liesse dans le Kurdistan
A grand-peine, celui-ci avait appelé ses militants à garder leur calme. Il
avait également demandé de ne pas céder au triomphalisme. Peine
perdue: Diyarbakir, la capitale du Kurdistan de Turquie, a éclaté de joie à
l'annonce des résultats préliminaires. Dans les rues, applaudissements,
feux d'artifices et klaxons. Dans les locaux du HDP, on exulte. «Nous
avons remporté une grande victoire (...) ceux qui veulent la liberté, la
démocratie et la paix ont gagné, ceux qui veulent l'autoritarisme, qui sont
arrogants et qui se considèrent comme les seuls détenteurs de la Turquie
ont perdu», a déclaré le chef de file du HDP, Selahattin Demirtas depuis
Istanbul.
Le scrutin, malgré l'inquiétude à la hauteur des enjeux, s'est déroulé dans
le calme. Les incidents ont été très rares, à part dans la province d'Urfa,
dans le sud du pays, où des militants locaux se sont brièvement affrontés.
Les autorités avaient déployé pour les élections un dispositif policier
particulièrement massif: plus de 400.000 membres de force de l'ordre ont
été déployés sur le territoire, pour assurer la tenue d'un scrutin où
quelque 53 millions de personnes étaient appelées à voter.
Selahattin Demirtas voulait une victoire nette pour éloigner les possibilités
de fraude, très présentes dans cette campagne. Des voitures sans plaque
minéralogique ont inquiété un temps les scrutateurs, avant que la police
confirme qu'elles leur appartenaient. On redoutait aussi les pannes de
courant, comme lors des élections locales de 2014, soi-disant causées par
des chats indélicats.
http://www.lefigaro.fr/international/2015/06/07/0100320150607ARTFIG00241-turquie-revers-electoral-pour-le-presidenterdogan.php
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=89182
Elections législatives en Turquie : l’hyper-présidence
de M. Erdogan en question
Le Monde.fr | 07.06.2015 à 04h48 • Mis à jour le 07.06.2015 à 14h15 |
Par Marie Jégo (Istanbul, correspondante)
Les élections législatives de dimanche 7 juin sont déterminantes pour
l’avenir du président islamo-conservateur, Recep Tayyip Erdogan, 61 ans,
aux manettes du pays depuis douze ans. Elu en août 2014 à cette fonction
essentiellement honorifique en Turquie, M. Erdogan rappelle souvent qu’il
parle « au nom du peuple ». Se sentant investi d’une mission, il veut faire
basculer le pays d’un système parlementaire vers un régime présidentiel
fort.
Si son Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur)
rafle les deux tiers (367) des 550 sièges de députés au Parlement, il
pourra modifier la Constitution et élargir ses pouvoirs. Avec 330 sièges, la
convocation d’un référendum sera possible. A 229 sièges, il devra dire
adieu à son projet d’hyper-présidence.
Baisse de popularité
L’AKP, qui a remporté haut la main tous les scrutins depuis 2002, est
assuré de rester le premier parti de Turquie. Mais sa popularité n’est plus
ce qu’elle était. Selon les derniers sondages, les islamo-conservateurs
sont crédités de 40 à 42 % des intentions de vote, un sérieux recul par
rapport aux 49 % obtenus aux législatives de 2011.
Selon une enquête publiée en mars par l’institut de sondages Gezici, 77 %
des Turcs sont hostiles au régime présidentiel. Les électeurs de l’AKP ne
sont pas les derniers, 64 % d’entre eux se disent opposés au projet
caressé par leur chef. Plus largement, 72 % des personnes interrogées
mettent en avant sa fibre autoritaire pour justifier leurs craintes.
Une petite formation, le Parti démocratique du peuple (HDP, gauche, prokurde) pourrait faire perdre à l’AKP la majorité absolue au Parlement. Lors
des élections précédentes, les islamo-conservateurs avaient bénéficié des
deux tiers des voix de l’électorat kurde au sud-est du pays. La montée en
popularité du HDP risque de changer la donne. Pour jouer les trouble-fête
à l’Assemblée, le HDP doit franchir le seuil de 10 % des suffrages. En cas
d’échec, toutes les voix recueillies par ce parti iront à l’AKP, selon le
système proportionnel en vigueur en Turquie.
Marie Jégo (Istanbul, correspondante)
Journaliste au Monde
http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/06/07/l-hyper-presidence-dem-erdogan-en-question_4649034_3214.html
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=89184
L'info vue par la TRT (1)
Le Collectif VAN vous propose cet article publié sur la TRT
(Télévision & Radio de Turquie). Les articles de ce site ne sont pas
commentés de notre part. Ils peuvent contenir des propos
négationnistes envers le génocide arménien ou d'autres
informations à prendre sous toute réserve.
TRT
M. Davutoğlu proclame la victoire de l’AKP
Publié 08.06.2015 Mis à jour 08.06.2015
Le Premier ministre Ahmet Davutoğlu a prononcé son traditionnel discours
du balcon depuis le quartier général du parti de la Justice et du
Développement (AKP) à Ankara.
“Le premier parti des élections est l’AKP. Nous avons été l’auteur de
grandes réussites et d’autres encore plus importantes nous attendent” a
affirmé M. Davutoğlu.
Il a noté que la décision du peuple était la décision finale.
“C’est une obligation pour tous les partis de la respecter et le nécessaire
sera fait” a-t-il indiqué.
M. Davutoğlu a soutenu qu’ils allaient continuer à unir l’est et l’ouest du
pays, estimant que les résultats électoraux avaient démontré que l’AKP
était l’épine dorsale de la Turquie.
“Nous ne permettrons jamais qu’il soit porté un quelconque coup à notre
fraternité” a-t-il dit en ajoutant qu’ils n’autoriseraient pas à ce que la paix
et la stabilité puissent être endommagées.
http://www.trt.net.tr/francais/turquie/2015/06/08/m-davuto%C4%9Fluproclame-la-victoire-de-l%E2%80%99akp-249678
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=89178
L'info vue par la TRT (2)
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(Télévision & Radio de Turquie). Les articles de ce site ne sont pas
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TRT
MHP : “Notre parti est sorti avec mérite des élections”
Publié 08.06.2015 Mis à jour 08.06.2015
“Quoiqu’ils disent, notre parti est sorti avec mérite des élections du 7 juin”
a-t-il déclaré.
Le parti du mouvement nationaliste (MHP) Devlet Bahçeli a tenu une
conférence de presse suite à l’annonce des résultats des législatives au
quartier général de son parti.
“Quoiqu’ils disent, notre parti est sorti avec mérite des élections du 7 juin”
a-t-il déclaré.
Bahçeli a remarqué la hausse de 33 % de ses voix par rapport aux
législatives de 2011.
Il a répondu aux questions sur les scénarios de coalition en disant :
“La première coalition doit être entre l’AKP et le HDP qui continuent d’être
ensemble depuis le début. Un second modele peut être envisagé entre
l’AKP, le CHP et le HDP. Au sein d’une telle structure, le MHP est prêt à
assumer sa mission de principal parti d’opposition avec ses politiques
honorables et dignes, basées sur les principes et l’honnêteté…”.
Bahçeli a aussi donné le “feu vert” à des élections anticipées en cas de
l’échec des modèles électorales.
“Les élections anticipées auront lieu dès que possibles” a-t-il indiqué.
http://www.trt.net.tr/francais/turquie/2015/06/08/mhp-notre-parti-estsorti-avec-m%C3%A9rite-des-%C3%A9lections-249798
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=89183
La banque centrale turque intervient contre
l’effondrement de la livre
Les Echos
Les Echos | Le 08/06 à 10:32, mis à jour à 11:27
La monnaie turque a perdu 4 % de sa valeur en ouverture ce lundi, suite
aux élections législatives, atteignant un plus bas historique.
La banque centrale de Turquie a annoncé lundi qu’elle intervenait face à la
baisse de la livre turque. La Bourse a chuté de plus de 6% à l’ouverture ce
matin et la monnaie turque enregistrait un accès de faiblesse face au
dollar et à l’euro. Cette baisse intervient au lendemain des législatives en
Turquie où le parti islamo-conservateur au pouvoir depuis 2002 a essuyé
un sérieux revers et ne dispose plus de la majorité absolue .
Techniquement, la banque centrale a décidé d’abaisser ses taux appliqués
aux dépôts en devises à partir de mardi, passant de 4% à 3,5% pour le
billet vert et de 2% à 1,5% pour l’euro, a indiqué l’institution monétaire.
Perspective d’un gouvernement minoritaire
La banque centrale applique un taux de rémunération à ces dépôts fait en
monnaie étrangère dans des banques turques. En baissant ses taux, elle
incite les investisseurs à s’en séparer et ainsi à relever le cours de la livre
turque. Avec cette décision forte, la banque centrale turque montre qu’elle
poursuit sa quête d’indépendance vis-à-vis du pouvoir turc .
Cette décision constitue une réaction immédiate au record de faiblesse
signé par la livre turque dont le cours a perdu environ 4% face aux deux
devises après le sérieux revers essuyé aux élections de dimanche par le
parti islamo-conservateur au pouvoir depuis 2002 en Turquie. Ce matin,
un dollar valait 2,78 livres (-3,96%) et un euro 3,10 livres (-4,1%).
La livre turque a touché un point bas après l’annonce des premiers
résultats, les marchés n’appréciant pas la perspective d’un gouvernement
minoritaire ou de coalition. Cette coalition est possible, selon le vicePremier ministre Numan Kurtulmus : « Je pense que notre Premier
ministre (Ahmet Davutoglu, ndlr) sera en mesure de former un
gouvernement dans les délais impartis », a-t-il affirmé à la presse.
Un plus bas avait déjà été atteint début avril , du fait de l’environnement
pré-électoral.
http://www.lesechos.fr/monde/europe/021119243902-la-banquecentrale-turque-intervient-contre-leffondrement-de-la-livre-1126224.php
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=89199
LES CHRETIENS/MOYEN ORIENT
Le cri d’alarme d’un prêtre assyrien : « Nous
craignons un massacre à Hassaké »
L'Orient-Le Jour
Matthieu KARAM | OLJ
06/06/2015
Entre 600 et 1 000 familles chrétiennes vivant dans la ville sont en danger,
selon le religieux.
Alors que depuis le 30 mai, le groupe État islamique (EI) tente de
s'emparer de Hassaké, chef-lieu de la province du même nom du nord-est
de la Syrie, un prêtre assyrien résidant à Beyrouth, mais qui est en
contact régulier avec la communauté chrétienne présente dans la ville,
confie son angoisse à L'Orient-Le Jour.
« La situation est extrêmement difficile dans la ville, explique ce prêtre qui
a requis l'anonymat. Je crois que les jihadistes de l'EI tentent de pénétrer
dans la ville du côté sud. Ils sont à quelques centaines de mètres. » Il
précise que son cousin se trouve toujours sur place et que sa famille avait
été kidnappée par les jihadistes en février dernier. Le père assyrien craint
donc le pire au cas où les extrémistes réussiraient à entrer à Hassaké où
vivent selon lui entre 600 et 1000 familles assyriennes et syriaques.
« La présence chrétienne dans cette localité est menacée », s'inquiète-t-il.
Le prêtre assure également qu'il n'y pas de milices chrétiennes pour les
défendre. « Il se peut qu'il y ait quelques individus armés qui défendent
leurs propres maisons et biens, mais rien de plus, affirme-t-il. L'armée du
régime syrien et les milices kurdes sont néanmoins déployées dans la ville.
»
« Nous craignons un massacre. Il y a des enfants, de jeunes filles qui sont
en danger, et la plupart d'entre eux n'ont pas les moyens financiers pour
prendre la fuite », lance-t-il.
Plusieurs assyriens ont toutefois réussi à se réfugier au Liban ces derniers
jours, souligne le religieux, faisant mention de 20 à 30 personnes qui ont
pu traverser la frontière. « Plusieurs familles sont attendues dans les jours
à venir. Elles ont réussi à se réfugier dans la ville de Qamichli, dans le
Nord-Est, tenue par les Kurdes. Elles doivent prendre l'avion pour Damas
et de là rejoindre le Liban par la route », ajoute-t-il.
Si les autorités libanaises interdisent désormais officiellement l'entrée de
réfugiés dans le pays, le père explique que la Sûreté générale se montre «
compréhensive » et laisse passer les réfugiés quand il s'agit de « cas
humanitaires ». Mais les difficultés ne disparaissent pas pour autant pour
ces réfugiés une fois arrivés au Liban. « Leur première semaine passée, ils
deviennent en situation irrégulière, explique le prêtre. Nous tentons de
régulariser leur séjour avec les autorités, mais leurs conditions de vie
demeurent lamentables. »
Propos recueillis par Caroline HAYEK
Les jihadistes de l'État islamique multiplient les assauts pour s'emparer de
Hassaké, au nord-est de la Syrie. Frédéric Pichon, chercheur associé à
l'Université de Tours et auteur de Syrie : pourquoi l'Occident s'est trompé,
interrogé par L'Orient-Le Jour, tente d'apporter quelques éléments
d'éclairage.
Pourquoi l'EI cherche-t-il à s'emparer de Hassaké? Est-ce une ville
stratégique?
En effet, c'est une ville stratégique dans la mesure où elle se trouve dans
le bec de canard, aux confins de l'Irak et de la Turquie. C'est aussi un
endroit où il y a une importante garnison de l'armée syrienne. L'État
islamique a besoin de contrôler cette frontière-là, vitale pour son
financement et ses opérations de contrebande.
Quelles sont les forces en présence ? Est-ce que le régime est prêt
à défendre la ville ? Est-ce une priorité?
Les forces kurdes mènent des opérations conjointes avec l'armée syrienne,
après les incidents entre les deux début 2015. Cependant, je ne sais pas
si les Kurdes combattent actuellement l'EI.
En tout cas, ce scénario laisse largement douter du narratif qui est servi
depuis des semaines, qui est que le régime favoriserait l'EI. On se dirige
vers un scénario semblable à la prise de Palmyre. La chute de Hassaké
risque de porter un gros coup au moral de l'armée syrienne, car le modus
operandi de l'EI est brutal, imparable. Au vu des dernières vidéos des
jihadistes qui circulent sur Twitter, leur cible serait l'armée syrienne pour
l'instant. Elle est nommément visée. Aucune mention en revanche des
Kurdes pour l'instant.
http://www.lorientlejour.com/article/928463/le-cri-dalarme-dun-pretreassyrien-nous-craignons-un-massacre-a-hassake-.html
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=89167
PAKISTAN
8 des 10 talibans condamnés pour avoir tenté de tuer
Malala finalement acquittés en secret
Rédaction du HuffPost
Publication: 05/06/2015 16h09 CEST Mis à jour: 05/06/2015 16h34 CEST
INTERNATIONAL - Au mois d'avril dernier, la justice pakistanaise avait
condamné à la prison à vie dix hommes accusés d'avoir attaqué Malala en
2012 dans le nord-ouest du Pakistan. Une tentative de meurtre
revendiquée au moment des faits par le Mouvements des talibans du
Pakistan (TTP). Citant des officiels pakistanais, la BBC affirme ce vendredi
5 juin que huit de ces dix condamnés ont été "secrètement acquittés"
confirmant des informations du Daily Mirror.
C'est en cherchant à savoir où étaient emprisonnés les talibans reconnus
coupables de l'attaque de la jeune fille devenue prix Nobel de la paix que
les journalistes du Daily Mirror se sont rendus compte de cette manœuvre
restée secrète. Contacté par la BBC, Muneer Ahmed, porte-parole du
Haut-commissariat du Pakistan à Londres, a expliqué que ces huit
hommes ont été acquittés a posteriori en raison "d'un manque de
preuves".
Les médias britanniques s'interrogent sur les conditions de cet autre
procès qui n'a pas été rendu public, contrairement au premier jugement
qui avait été relayé dans le monde entier. Par ailleurs, la justice
pakistanaise n'avait jamais démenti le fait que dix hommes avaient été
envoyés en prison pour ces faits.
En octobre 2012, les assaillants avaient ouvert le feu sur Malala et
plusieurs de ses camarades alors qu'elles se trouvaient dans un minibus à
la sortie de l'école à Mingora, capitale de la région de Swat, où les talibans
avaient été chassés du pouvoir trois ans et demi plus tôt par l'armée. Le
tort de ces jeunes filles: avoir voulu accéder à l'éducation.
La jeune fille avait été grièvement blessée à la tête et avait été transférée
au Royaume-Uni pour y poursuivre des traitements. Au mois de décembre
dernier, Malala a reçu le prix Nobel de la paix pour son combat pour
l'éducation des filles dans le monde.
http://www.huffingtonpost.fr/2015/06/05/attaque-malala-huit-talibansfinalements-acquittes_n_7518512.html?ncid=fcbklnkfrhpmg00000001
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=89161
IRAK
Irak : mort de Tarek Aziz, la vitrine du régime de
Saddam Hussein
Le Figaro
Par Georges Malbrunot Publié le 05/06/2015 à 17:10
L'ancien ministre des Affaires étrangères du raïs irakien est décédé à
l'hôpital de Nassiriya. Il avait 79 ans.
Il était la vitrine de la dictature bassiste. Le seul parmi les compagnons de
route de Saddam Hussein à comprendre le monde, disaient de lui ses amis
diplomates français en poste à Bagdad, avant le renversement du régime
par les soldats américains en avril 2003. Tarek Aziz est mort en prison. Il
avait 79 ans. Il était malade depuis de nombreuses années. Son épouse,
Violette, et ses fils avaient tenté en vain d'obtenir sa libération. Mais à
chaque fois, les nouvelles autorités irakiennes avaient mis leur veto à
leurs demandes.
Né à Mossoul dans une famille chrétienne, Tarek Aziz avait d'abord été
professeur d'anglais avant d'entrer dans la diplomatie. Jusqu'au bout,
l'ancien ministre des Affaires étrangères de Saddam Hussein aura été
loyal à son chef, refusant même les discrètes offres de désertion que lui
avaient proposé certains pays européens. Bassiste, il était, baasiste, il
mourrait.
C'est lui, qui pendant les nombreuses crises qui opposèrent l'Irak à la
communauté internationale dans les années 1990, se rendit à Paris à
Washington ou à New York porter la parole de son pays, soumis à un
implacable embargo de la part de la communauté internationale. Grand
amateur de cigares et de whisky, Tarek Aziz, reconnaissable à ses
épaisses lunettes à écailles, était apprécié par les diplomates français et
américains.
Reddition aux troupes américaines
Durant ces périodes d'extrême tension, que ce soit lors de l'invasion du
Koweït en 1990 ou pendant la crise des palais présidentiels en 1998, il lui
arrivait même d'outrepasser les instructions que Saddam Hussein lui avait
données afin de trouver avec ses interlocuteurs étrangers une solution
pour éviter le recours à la force. Mais jamais, Tarek Aziz ne prit le risque
d'imposer ses vues à son chef. A chaque crise, il devait in fine obtenir
l'aval de Saddam Hussein, quitte à devoir annoncer, parfois en pleine nuit
à l'ambassadeur de France à Bagdad, qu'il ne pouvait aller plus loin dans
les concessions demandées à l'Irak pour régler l'inextricable différend sur
son soi-disant arsenal d'armes de destructions massives.
Un mois après la chute de Bagdad en avril 2003, il se rendit aux troupes
américaines, lancées alors dans une impitoyable traque des hiérarques de
la dictature. Sa famille, elle, s'était entendue avec les Américains et les
Jordaniens pour être abritée à Amman. Ces dernières années, son épouse,
qui allait prier tous les dimanches à l'église, avait été autorisée à lui
rendre visite en prison.
Tarek Aziz, l'intellectuel, n'avait pas de sang sur les mains. Il s'était vu
infliger plusieurs condamnations, parmi lesquelles la réclusion à perpétuité,
et la peine de mort qui ne fut jamais appliquée. Il était l'un des derniers
cadres de la dictature bassiste à être encore en vie. Les autres ayant été
éliminés ou étant morts.
http://www.lefigaro.fr/international/2015/06/05/0100320150605ARTFIG00271-irak-mort-de-tarek-aziz-la-vitrine-du-regime-desaddam-hussein.php
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=89172
RUBRIQUE EN ANGLAIS
First street protest by Turkey's Armenians
Author Sibel Hurtas Posted May 17, 2015
Translator Timur Göksel
Armenian youths in Turkey have launched a protest campaign against the
demolition of Camp Armen, the Armenian orphanage that housed
hundreds of Armenian children in summer sessions. The Armenian
community demands the orphanage be preserved and handed over to it.
This does not sound likely, but it is significant as being the first street
protest by Turkey's Armenians to express their demands in recent times.
Camp Armen symbolizes the long saga of the deportation and
massacres Armenians suffered on Anatolian soil. Its history starts with the
purchase of a plot of land by Gedikpasa Armenian Protestant Church from
a private party to house Armenian orphans who lived in Anatolia and were
labeled as "sword leftovers" by the Armenians. The orphanage camp was
built in 1962 by the orphans themselves under supervision of a master
builder.
The existence of the orphanage camp, where 1,500 children were housed
and educated, was endangered by a decision by the Court of Appeals in
1974, ruling that foreign foundations cannot own immovable property. The
state, empowered by the court decision, seized the orphanage in
1986 and returned the property to its original owner free of charge,
including the buildings on it.
The owner couldn’t cope with the implications of owning an orphanage
camp and immediately resold it. The new owners, once they found out the
background of the orphanage camp, also sold the property without
touching it. The property remained abandoned, untouched for a while. In
2008, the Aydinlar family, one of the richest families in Turkey, bought the
property and this year decided to build on the lot.
This is why on the morning of May 6, bulldozers approached walls
built with the hands of the camp's orphans. Armenians, when informed of
the demolition, rushed to the scene and stopped the bulldozers from
razing the structure. Armenian activist Garo Paylan found the new owners
and requested they postpone the demolition until after the June 7 general
elections. The new owners agreed.
At the moment, a part of Camp Armen is crumbling, but most of it is still
standing. It has become the symbol of a new Armenian attitude. Since
May 6, Armenians have been standing guard around the clock in front of
the building. This can well be interpreted as a first such move in the
recent history of Armenians in Turkey.
The protests and posting of Armenian guards led to some colorful
displays.
A huge banner that says “Camp Armen should be returned to the
Armenian people” was hung on the building. Armenian musicians showed
up to play music.
Rakel Dink, the wife of Hrant Dink, the slain editor-in-chief of the
Armenian newspaper Agos that has an important place for Turkey’s
Armenians, is one of the ardent supporters of the protest. Hrant and Rakel
Dink attended the camp; during the discussions that took place in front of
the building, Rakel Dink told the youths standing guard about their days in
the orphanage camp.
The goal of the protest is to restore Camp Armen to its original status.
They have started an Armenian Workshop. Ani Balikci, the mother of
Armenian Sevag Balikci, who was killed by another soldier on April 24,
2011, while he was doing his national service, is giving Armenian lessons.
They are planting trees and watching documentaries. Political parties, civil
society organizations, university students and activists frequently visit
the Armenian protesters to express solidarity.
Garo Paylan, an Armenian activist and a candidate for the pro-Kurdish
People's Democracy Party in the June 7 elections, told Al-Monitor, “This
place was seized by an action of the state. We want it returned but I don’t
think the state can do it just like that. We had thousands of properties
confiscated like this. If the state returns Camp Armen, then it will have to
return the others.”
From what Paylan said, we understand that the return of the orphanage
camp to Armenians is not likely. But the fact that it encouraged Armenians
to take to the streets to demand their rights vocally and visibly is
important. The Armenian community, which until now has refrained from
taking a position against injustice and unfairness, is perhaps showing that
its traditional reticence is a thing of the past and that the community is
becoming politicized.
Paylan said that in recent history there has been no such public
protest apart from the funeral of Hrant Dink. He said, "The fact is the
Armenian community is becoming truly politicized after [the killing of]
Hrant Dink. There are now more Armenian actors who are more sensitive.
They have orators and spokesmen. But their pigeon jitters still prevail.
[Hrant Dink used to define Armenian fears as ‘pigeon jitters.’] That fear is
still there, but alongside politicized people. We now have people and
actors of divergent views who are active in various political parties,
indicating that our community is increasingly politicized and ready to react
to unfair practices.”
Source :
http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2015/05/turkey-armenia-firststreet-protests.html#
Doing the maths of the new parliament
06.08.2015 10:00 NEWS
46 million voters went to the polls for the June 7 Elections,
producing a series of striking outcomes. As the 13-year AKP rule
came to an end, the HDP passed the election threshold; and
possible coalition scenarios are now being discussed.
Sadi Güven, President of the Higher Election Council (YSK) announced
that according to incomplete election results, the AKP, CHP, MHP and HDP
had passed the 10% election threshold, adding, “In view of the period of
objection, the full and complete election results will be announced in 1112 days”.
The parties will shape the parliament as follows according to incomplete
election results:
AKP: 40,82% and 258 MPs
CHP: 24,99% and 132 MPs
MHP: 16,35% and 80 MPs
HDP: 13,11% and 80 MPs
20% meltdown in AKP votes
According to the 7 June General Election results which determine the 25th
Term members of parliament, the AKP became the first party with 40% of
votes. However, the AKP had received 50% of the vote in the 2011
general election, securing 326 members of parliament. As the AKP lost 10
points across Turkey, an assessment on the basis of its own votes shows
that it lost 1 in 5 votes, signalling a 20% meltdown.
HDP succeeds both in the East and the West
A source of debate for months, the HDP not only comfortably passed the
election threshold, but also reached a share of 13% in the first election it
took part in. The party had secured 35 members of parliament by
nominating independent candidates in 2011. The HDP won an
overwhelming majority in cities in the East and Southeast, while it also
achieved great success in the larger cities in the West, winning seats in
parliament, among others, from cities like Bursa, Antalya and Ankara.
A drop of 3 MPs for the CHP
In the second election it took part in under the leadership of Kemal
Kılıçdaroğlu, the CHP became the second largest party despite failing to
increase its share of the vote. According to incomplete election results, the
number of CHP seats in parliament dropped from 135 to 132.
MHP, the secret winner
The MHP became, along with the HDP, the second party that increased
both its share of the vote, and the number of its members of parliament.
Securing 16,4% of the votes, the MHP now has 80 members of parliament.
In 2011, the MHP had won 13% of the vote, corresponding to 53 seats;
and as it increased its vote by 3%, it managed to increase the number of
its seats by a much higher percentage.
http://www.agos.com.tr/en/article/11825/doing-the-maths-of-the-newparliament
To Recognize Armenian Genocide
by Darren Hartwell on Sat, Jun 6, 2015 at 11:45AM
Those with a keen eye noticed Bill Belichick sporting an Armenian flag pin
on his suit during the New England Patriots’ visit to the White House to
celebrate their Super Bowl victory. His wardrobe choice came one day
before the 100th anniversary of the Armenian genocide. Belichick isn’t of
Armenian descent, but it appears he had good reason to wear the pin.
According to the Armenian Mirror-Spectator, Belichick donned the pin at
the request of Patriots director of football/head coach administration Berj
Najarian, whose grandfather survived the genocide. “It was a no-brainer,”
Najarian said during an appearance at St. James Men’s Club in Watertown
about asking Belichick to wear the pin. “He knew the pin, and recognized
it. I’ve told him about my grandfather, and my history here in Watertown,
Camp Hayastan and all.” But Najarian didn’t stop there. When Belichick’s
right-hand man met Barack Obama in the receiving line, he expressed
hope the president would recognize the genocide when making an official
statement on its anniversary. The White House had said earlier that week
Obama would commemorate the atrocity but avoid calling it a “genocide.”
“That’s a tough one,” Obama reportedly responded. “I am trying to
prevent future genocides.” Najarian made one final push. “What about the
Pope?” he asked Obama, a reference to Pope Francis recognizing the
event as a genocide earlier that week. “Well, the Pope doesn’t have a
government to run like I do,” Obama reportedly answered. It’s clear
Najarian is passionate about the issue, and he used his unique platform
and a little help from his head coach to courageously make his voice heard.
At the very least, Najarian admitted, it was a moment he’ll never forget.
“Those 40 seconds at the White House were pretty special,” he said.
Read more at: http://nesn.com/2015/06/patriots-exec-asked-presidentobama-to-recognize-armenian-genocide/
Kamp Armen’s return postponed to after the election
Uygar Gültekin 06.02.2015 15:11 SOCIETY
Despite repeated promises for the return of Kamp Armen, the
official handover has not taken place yet. The current owner of the
camp, Fatih Ulusoy, has stated that the procedures are continuing,
and that the return will take place next week. The postponement
of the return of the camp to after the election has increased
concern, and calls have been made for the immediate finalization
of the process.
The return process following the protests against the attempt to demolish
Kamp Armen has still not been concluded. The current owner of the camp,
Fatih Ulusoy, made a statement of 23 May and said he had donated the
property to the Gedikpaşa Armenian Protestant Church Foundation.
However, 10 days have passed since that statement, and the return of the
deed has not taken place.
Ulusoy implies post-election return
The latest meeting regarding the return of the camp took place on June 1
between Tuzla Mayor Şadi Yazıcı and Fatih Ulusoy. Ulusoy conveyed to
both sides his written commitment to the donation of the camp. Ulusoy
must now carry out the deed transfer at the deed registry office.
Speaking to Agos, Ulusoy said that they had submitted the official written
document regarding the donation, and that the procedures would be
carried out at the deed office after the preparation of the letters of
attorney, adding, “It should be completed next week”.
‘The process is still unclear’
Gedikpaşa Armenian Protestant Church Foundation lawyer Sebu Aslangil
pointed out that the process remained unclear despite the
abovementioned document, and said, “This document is necessary to
begin the donation process. After receiving this document, the foundation
decides whether it will accept the donation. This is how the legal
procedure develops. The foundation has also taken the necessary
decisions for its acceptance of the donation. The only remaining procedure
is for Ulusoy to go to the deed registration office and declare his decision
of donation.”
Aslangil also said that despite the written statement it was possible to
retract the decision at any moment, adding, “The process remains
unclear”.
‘The return of the camp should not be left for after the election’
Düşünce Platformu (Thought Platform) member Harut Özer emphasized
that the failure in completing the process, and its possible postponement
for after the election had raised new concern. Özer said, “Fatih Ulusoy, in
the first meetings, had said 10 days later. Now it appears that he had
thought of after the election in the first place. We nevertheless continue
the necessary attempts. The vigil continues at the camp. We want the
process to be finalized before the vigil faces any difficulty.
Stating that the Prime Minister’s Office had been involved in the process
from the start, and that Ulusoy had made the donation upon Prime
Minister Davutoğlu’s request, Özer called upon both the Prime Minister’s
Office and all the actors in the process to solve any problem that exists
before the election.
http://www.agos.com.tr/en/article/11757/has-kamp-armens-return-beenpostponed-to-after-the-election
Struggle over Camp Armen Continues
June 4, 2015
ISTANBUL—Armenian campaigners in Istanbul are calling for the
“unconditional” return of a historic building at the center of a demolition
row, Anadolu Agency reports.
Now the Council of Europe could become embroiled in the dispute which
has revived issues regarding Turkey’s minority groups and their property
rights.
This is despite claims from the landowner that he intends to return the
building to the religious foundation from which it was expropriated in the
1980s.
Camp Armen, a historic building in the Tuzla district of Istanbul, has been
the site of vigils by activists for the last 30 days. The protests are aimed
at stopping a possible demolition of the historic structure.
“We demand Camp Armen to be returned to its real owners …
unconditionally and urgently,” Sayat Tekir, a spokesman for the Nor
Zartonk campaign group, told reporters in Istanbul on Thursday.
His remarks came after attempts to demolish the building on May 6, which
left part of the building destroyed. The work was suspended after protests
held by activists and leading figures from the Armenian community.
“Our resistance for the camp will continue till our demands are entirely
met,” Tekir added.
Camp Armen was constructed in 1962 by Istanbul-based Gedik Pasa
Armenian Protestant Church and School Foundation. At one time it was
home to around 1,500 orphans.
Important one-time residents included Turkish-Armenian journalist Hrant
Dink — who was assassinated in 2007 — his wife Rakel and pro-Kurdish
People’s Democratic Party deputy Erol Dora. In 1987, the camp was
expropriated under old legislation which deemed “inactive” religious trusts
to be forfeit of their assets.
The Nor Zartonk members have also rejected reports circulating in some
media organizations recently claiming that the camp had been returned to
Armenians.
“Neither the camp has been returned nor any victory gained,” Tekir told
reporters.
Ankara-based Human Rights Association is preparing to apply to the
Council of Europe on the grounds that the case violates minority rights
and property rights, Istanbul branch member Meral Cildir said at
Thursday’s press conference.
After the press conference, landowner Fatih Ulusoy, speaking to Anadolu
Agency, said that he had submitted a petition to the Armenian foundation
to transfer the building to them.
“The process has lengthened out because of the official transaction
process and workload,” he said, adding: “It will start in the coming weeks.”
Last month, Rakel Dink wrote an article for Agos, running a photo of
herself and her husband, together with other children.
“The biggest wish of my husband was for Camp Armenia to survive,” she
wrote.
http://asbarez.com/136583/struggle-over-camp-armen-continues/
‘We’re Still Here’: Protesters Enter Day 31 of Camp
Armen Occupation
By Rupen Janbazian on June 5, 2015
ISTANBUL (A.W.)—Protesters entered day 31 of a live-in demonstration at
Camp Armen, the former Armenian summer camp located in the Tuzla
district of Istanbul on June 5. After weeks of protest, the current owner of
the campground Fatih Ulusoy said he would sign the transfer of the
property over to the Gedikpaşa Armenian Evangelical Church Foundation;
so far, the deed has not been transferred.
“For the past three weeks we have been told that the deed will be
transferred. Week after week we wait for the return [of the camp], but
nothing has happened so far,” Nor Zartonk member Sayat Tekir told the
Armenian Weekly. Tekir said that the reports claiming that the deed for
the camp had been returned to the foundation were false, and only a ploy
to garner votes in the run-up to Sunday’s parliamentary elections.
On May 23, Ulusoy said he would sign the transfer of the property over to
the foundation. Ulusoy’s statement came after weeks of protests by local
activists on the camp grounds, demanding that the site, which faced
demolition, be returned to its Armenian owners.
“Today, we entered the 31st day of our resistance. People must know that
the struggle is ongoing and that the reports of any return are false.
Unfortunately, some of these lies are spread in an effort to win votes,”
Tekir said. The Nor Zartonk Armenian movement of Istanbul has led a
campaign to occupy the grounds of the camp since bulldozers arrived to
demolish it in early May.
Tekir says that negotiations are ongoing between the government and
Ulusoy in order to agree on a price for which the owner will decide to
“donate” the property to the Gedikpaşa Foundation. Tekir says the Turkish
government is in favor of solving the issue outside of the courts, since a
trial would set a precedent for other confiscated properties. “There are
many other seized assets throughout the country. If the problem were to
be resolved through the right channels, the judicial system, it would set
an example for people to demand other confiscated assets,” Tekir said.
“The government will do its best to avoid that.”
Morale is high among demonstrators, who have remained on the
campground for a month now. “Around 40-50 of us have been here fulltime, from the beginning. During the week, we have between 100-150
supporters joining us—and well over 500 on the weekends,” said Tekir.
“While we are here, we have also been busy maintaining and renovating
the camp,” said Tekir, adding that they have run electricity throughout the
camp and set up plumbing since occupying the grounds. “Renovations can
get expensive, but people who support us have been willing to help. We’ve
had a lot of tradesmen come and lend their talents to us,” he explained,
and noted that about a third of the camp was demolished and since then,
activists have helped clear unsafe areas.
Tekir remains hopeful that the camp will be returned to the Armenian
community, but says we shouldn’t celebrate too soon. “We have suffered
so much in the past that we’re quick to rejoice at the slightest hint of good
news. We’ve been deceived and cheated many times because of this,” said
Tekir. “This time is different, though. From the first day of the occupation
we promised that we will stay here until the deed is transferred, and that
hasn’t changed. We’re still here.”
http://armenianweekly.com/2015/06/05/were-still-here-camp-armenoccupation/
Twin bomb blasts kill 2, injure over 100 at milestone
rally of Turkey's HDP
DİYARBAKIR
Two people have been killed in two bomb blasts ahead of the HDP
rally in the southeastern Turkish province of Diyarbakır. While
Prime Minister Ahmet Davutoğlu vows to find out the perpatrators,
HDP co-chair Selahattin Demirtaş calls everyone to stay calm.
Two people were killed and over 100 were injured when bombs exploded
ahead of the Kurdish problem-focused Peoples' Democratic Party's (HDP)
rally in the southeastern Turkish province of Diyarbakır on June 5.
In a written statement on June 2, Diyarbakır Chief Public Prosecutor
Ramazan Solmaz said two people, identified only with their initials as N.K.
and Ş.K., were killed in the explosion, while more than 100 people were
injured in the explosion and the panic that followed.
“The scene, and the evidence regarding the incident have been secured
and a thorough investigation has been launched, led by the deputy chief
public prosecutor and four other prosecutors,” Solmaz said in his
statement.
Some local sources said the number of people injured in the blasts was
over 300.
Security forces have determined that the explosion was caused by one
bomb put inside a gas cylinder packed with ball bearings, and one
percussion bomb, daily Hürriyet reported on its website. Security forces
said there were hundreds of ball bearings and nails inside the gas bottle to
increase the damage and a reinforced explosive material was used.
Experts have collected more than 100 pieces of ball bearings and pieces of
the gas bottle scattered around the explosion zone and the pieces were
taken to a criminal lab for further tests.
Terrorism and intelligence experts are controlling the surveillance camera
footage of the area, the report said, adding that no suspects have been
determined yet.
The HDP's co-chair, Selahattin Demirtaş, was scheduled to speak at 18.30
p.m., around half-an-hour after the explosion.
The HDP's Diyarbakır rally was expected to be the party's largest in its
campaign for the June 7 general election, in which the Kurdish votes will
be critical.
After the explosion, most of the crowd left the square in panic, private
broadcaster CNNTürk reported.
As ambulances carried the casualties to nearby hospitals, police took
precautionary measures in the area of the blast.
The rally was cancelled but a large group of youths remained at the site,
protesting the explosions. Some threw stones at a police water canon that
moved in to disperse the crowd.
Meanwhile, Demirtaş has called on everyone to stay calm. "Whatever the
cause of the explosion, I invite the
people of Diyarbakır to be calm and avoid any provocation," he said in a
live phone call with CNNTürk.
According to President Recep Tayyip Erdoğan, the target of the attack was
the June 7 elections.
"It is obvious that the blasts aim to overshadow [Sunday's elections],"
Erdoğan said in a live televised interview on June 5.
"Democratic expansion, national unity and brotherhood projects and
solution process. There are groups who want to overshadow these things."
Turkish Prime Minister Ahmet Davutoğlu vowed to catch any perpetrators,
saying that the bombs were an attack on Turkish democracy.
"No matter why, whoever has done this attack, the perpetrators target
Turkey and Turkish democracy," Davutoğlu, leader of the ruling Justice
and Development (AKP), said in a televised interview late June 5.
He added that the bombings were carried out by "dirty hands" or "circles"
that were aware of the "heavy consequences of such manipulations,”
according to Anadolu Agency.
Main opposition Republican People’s Party (CHP) leader Kemal Kılıçdaroğlu
also condemned the attack and urged restraint ahead of the elections.
The HDP is vying to pass the threshold of 10 percent of total votes
required to take seats in parliament. If it succeeds it could make it
impossible for the ruling AKP to reach a supermajority in parliament. That
would scuttle the AKP’s ambitions to introduce a new constitution and
change Turkey’s parliamentary system into a presidential system that
could give President Erdoğan executive powers.
June/05/2015
http://www.hurriyetdailynews.com/two-dead-over-100-injured-afterexplosions-at-milestone-rally-of-turkeyshdp.aspx?pageID=238&nID=83557&NewsCatID=341
Press Release
Attempted massacre against Kurds in Turkey:
hundreds of civilians injured, at least 4 dead
June 6, 2015
At least four people have died and hundreds have been injured in a deadly
attack against the Kurdish people who were gathered to support the
Peoples Democracy Party (HDP).
The HDP had organised a mass rally in the city of Diyarbakir attended by
hundreds of thousands of people days before the 7th June General
Election. Those agitated by the HDP’s success have added another violent
attack against them. Two professionally assembled explosive devices were
detonated within three minutes of each other in the area that the rally
was taking place.
This attack has come on the back of days of incitement of the people by
the ruling AKP party against the HDP. Throughout the past month, the
Turkish President Erdogan and Prime Minister Davutoglu, along with all
AKP officials had launched a lynching campaign against the HDP. These
attacks against the HDP are a result of the AKP government demonising
the HDP.
As a result of this campaign, today’s attack was the biggest and deadliest
of the 250 attacks that have been carried out against the HDP in various
cities across the country. Just as in the previous attacks, the President
and the Prime Minister are directly responsible for today’s attack.
The fact that the security forces attacked the people — who were trying to
help those injured — with pepper spray and water canon straight after the
explosives were detonated, shows how this attack was prearranged.
We call upon the public and all international institutions to pressurise the
Turkish state into stopping its attacks against the Kurdish people and
representatives within the election process; so that the 7th June elections
can be held in a secure atmosphere.
The Kurdish people should democratically and peacefully organise against
these attacks and resist against all authoritarian and suppressive actions.
No one should bow to these policies. We call upon the Kurdish people and
all democrats, labourers, women and men of Turkey to vote for the HDP
on the 7th of June in order to subvert this dirty game.
Kurdistan National Congres
http://www.kongrakurdistan.net/en/attempted-massacre-against-kurdsin-turkey-hundreds-of-civilians-injured-at-least-4-dead/
Turkey’s Christian minority sends four deputies to
parliament
ANKARA
Turkey’s Christian minority will be represented in the Turkish parliament
in greater number after a long absence as four members of the
community will become deputies after the June 7 elections.
The results of the parliamentary election, one of the most critical and
closely fought in years, ended the Justice and Development Party’s (AKP)
13-year one-party rule, while also propelling four members of the
Christian minority to the legislature.
Markar Esayan, an Armenian-Turkish journalist for the pro-AKP daily Yeni
Şafak, entered the parliament on an AKP ticket as the 12th candidate from
Istanbul’s second election area.
Selina Doğan, from the Republican People’s Party (CHP), was elected as
the first deputy candidate from the second election area of the CHP’s
Istanbul list. Doğan, who is of Armenian origin, practices law as an
attorney.
CHP head Kemal Kılıçdaroğlu said while introducing Doğan as a candidate
that her candidacy was an important message for the world.
“We do not want division in this society. We want to grow and develop
together,” Kılıçdaroğlu said in early April.
Two Christians will also enter parliament from the Peoples’ Democratic
Party (HDP) ticket, one from Istanbul and the other from the southeastern
province of Mardin.
Garo Paylan, who ran for parliament as the second nominee from the
HDP’s third election area in Istanbul, holds Armenian roots and is listed as
a trainer on the Supreme Election Board (YSK) candidate list.
Erol Dora, who is a member of Turkey’s Syriac community and a lawyer,
was the HDP’s third deputy candidate from Mardin and an incumbent in
the legislature.
In addition to the four Christians, two members of Turkey’s small Yazidi
community were also elected for the HDP – Feleknas Uca from Diyarbakır
and Ali Atalan from Batman.
June/07/2015
http://www.hurriyetdailynews.com/turkeys-christian-minority-sends-fourdeputies-to-parliament.aspx?pageID=238&nID=83623&NewsCatID=338
Among the warriors: Extraordinary photos portray
the lives of the Kurdish volunteers resisting Isis in
Syria and Iraq
Joey Lawrence
Friday 05 June 2015
In Kurdish regions of Iraq and Syria, volunteer fighters have played
decisive roles in battles against Isis and other militant organisations.
Despite meagre official government support and only light weapons, the
Kurdistan Workers’ Party (PKK), People’s Protection Units (YPG), and
Women’s Protection Units (YPJ) guerrilla groups are unwaveringly
motivated.
Brothers, sisters, farmers and university students have taken up arms
together against a common enemy – radical jihadiist groups that contest
the secular social reformations in Kurdistan.
During my initial research, I couldn’t help but notice that there were many
theories as to who these Kurdish guerrilla groups were. The foreign press
often romanticised them as fearless warrior men and women, while some
of my Turkish friends suggested that they were operating more as
opportunists in a bloody war. I set out to uncover the truth. Portrait
photography can have a strange way of humanising even the most distant
of situations, and that was my goal with this project.
I met Amara – above, wielding a Kaslashnikov rifle – in the mountains of
Sinjar. As a young woman of the Yazidi religious minority, she and her kin
became the target of a violent genocide by Isis that killed over 5,000 and
displaced 200,000 others from the region. It was this atrocity that
compelled Amara to join the newly formed Shengal Resistance Unit. After
training, she will join the fight against Isis.
These young women may be diminutive but they are extremely formidable.
Some carry the signs of a gruelling conflict: chemical burns, chapped
hands, scars. All the women are treated as equals by their male
counterparts – but it is the men who tell me that a woman can fight better
because she is a natural creator of the world, so she therefore has more
to lose – and therefore more to fight for.
Upon my arrival into Sinjar, it was claimed that Isis still held 70 per cent
of the city, Kurds 30 per cent. I spent a few days on a PKK resistance line,
observing the battle unfold in the city, sometimes a little too close for
comfort. But although I was witness to an endless barrage of gunshots,
shelling, and even a vehicle-borne suicide bomber, as a portrait
photographer, I had the luxury of going home. The guerrillas have made
the pledge not to retreat; they have visions of a free Kurdistan – and that
does not come without a hard-fought war.
Joey Lawrence is a photographer, director and author based in New York.
He blogs at www.joeyL.com/blog
http://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/among-thewarriors-extraordinary-photos-portray-the-lives-of-the-kurdishvolunteers-resisting-isis-in-syria-and-iraq-10299995.html
Joy as Turkish election result puts pro-Kurdish party
into parliament
Initial results from Sunday’s election reveal the Peoples’ Democratic party
will take 80 of 550 seats
0:00/0:38
Reuters in Diyarbakir
Sunday 7 June 2015 21.27 BST
Thousands of jubilant Kurds flooded the streets of Diyarbakir, south east
Turkey,on Sunday, setting off fireworks and waving flags as the proKurdish opposition looked likely to enter parliament as a party for the first
time.
The Peoples’ Democratic party (HDP) said initial results from Sunday’s
election showed it would take 80 of 550 seats, a stunning result for a
party that pollsters had said would struggle to cross the required 10%
threshold.
It also marks a major setback for President Recep Tayyip Erdoğan, who
had hoped for a crushing victory for the AK party he founded, allowing it
to change the constitution and give him broad executive powers.
Erdogan had repeatedly lashed out at the HDP and its charismatic leader
Selahattin Demirtaş before the elections.
“This result shows that this country has had enough. Enough of Erdoğan
and his anger,” said Seyran Demir, a 47-year-old housewife who was
among the thousands who gathered in the streets around the HDP’s
provincial headquarters. “I am so full of joy that I can’t speak properly.”
The crowds brought traffic to a standstill in parts of the city. Elsewhere,
people drove through sidestreets hanging out of car windows and waving
HDP flags. Men fired pistols into the air, a traditional sign of celebration.
Just two days earlier, bombs tore through a HDP rally in Diyarbakir, killing
two and wounding at least 200.
The HDP had looked to reach beyond Turkey’s roughly 20% Kurdish
population, attempting to woo centre-left and secular voters disillusioned
with Erdoğan.
“The reason the HDP has won this many votes is because it has not
excluded any members of this country, unlike our current rulers,” said 25year-old Siar Senci. “It has embraced all languages, all ethnicities and
members of all faiths and promised them freedom.”
The HDP’s entrance into parliament as a party – previously candidates ran
as independents to skirt the 10% threshold – could also herald a step
forward for the Kurdish peace process.
Ankara launched peace talks with the militant Kurdistan Workers party
(PKK) two years ago. The PKK took up arms in 1984 in an insurgency for
greater autonomy that has killed 40,000 people.
“We have waited for this day for years. During those dark times, I
wondered if I could see Turks and Kurds living in solidarity in my own
lifetime. Thank God it happened,” said 63-year-old Ersin Ates.
“Now we don’t want another single bullet to be shot. Our fight will
continue in the parliament.”
http://www.theguardian.com/world/2015/jun/07/joy-as-turkish-electionresult-puts-pro-kurdish-party-into-parliament?CMP=twt_gu
Armenia as Country of Honor at Cannes Music
Festival
June 5, 2015
CANNES, France (Arka)—Armenia will participate as a Country of Honour
in France’s MIDEM music industry festival from June 5 to June 8 in
Cannes, supported by the Armenian State Commission on the Armenian
Genocide Centenary Commemoration, the Armenian Ministry of Culture
and the French Embassy, and sponsored by the Tashir Group.
Armenia’s minister of culture Hasmik Poghosian said earlier that the
festival is a chance not only to present Armenian culture on the
international stage, but also to take the advantage of new opportunities at
an event attended by producers and managers from different countries.
MIDEM has been held in Cannes since 1966. This year, MIDEM will
recognize Armenia as its Country of Honour through a dedicated program
showcasing its rich and diverse range of musical genres, art, fashion,
cuisine and traditions.
“2015 will be a special year for Armenia. The country has produced a
wealth of international talent in recent decades spanning all genres, either
home-grown or emerging from the significant Armenian diaspora
worldwide. So it is only fitting that Armenia should benefit from the
platform offered by Midem to showcase some of its top artists to a global
audience,” said Bruno Crolot, a music market director and festival
organizer.
Armenia’s President Serzh Sarkisian has departed for France to attend the
festival as part of an official visit.
http://asbarez.com/136620/armenia-as-country-of-honor-at-cannesmusic-festival/
Islamists and Secularists Battle Over Turkey's Hagia
Sophia Museum
By Owen Matthews / June 2, 2015 3:51 PM EDT
Empires have risen and fallen, but the dome of the great basilica remains,
dominating the skyline of Istanbul for the past 14 centuries. Built by the
Roman emperor Justinian in 532 as the Church of the Holy Wisdom, the
Hagia Sophia served as the principal church of Eastern Christianity for 916
years. When the Turkish Sultan Mehmet II captured the city in 1453, he
stopped at the monumental porch and stooped to scatter dust on his
turban as a gesture of humility before Allah the Victory-Giver.
On Mehmet’s order, the church became the mosque of Ayasofya (the
Turkish spelling), a symbol of the triumph of the Ottoman Turks and of
the supremacy of Islam. In 1935, the founder of modern Turkey, Mustafa
Kemal Atatürk, ordered Ayasofya opened as a museum, as a symbol of
the secular, modern republic he was forging from the ruins of the Ottoman
Empire.
“Atatürk made the Hagia Sophia a monument to what Turkey could
become,” said Antony Eastmond, A.G. Leventis reader in the history of
Byzantine art at London’s Courtauld Institute of Art. “By turning it from a
mosque into a museum, he made it a place for all people.”
Now the Hagia Sophia (the usual English spelling) has once again become
a symbol, this time of the very contemporary battle for the soul of Turkey
between Islamists and secularists. Vocal religious-conservative activists,
some with links to the ruling Justice and Development (AK) Party, are
pressuring the government to re-consecrate the site for Islam. One day in
late May, as busloads of bemused tourists looked on, a crowd of more
than 1,000 protesters gathered in front of the museum carrying placards
saying, “Ayasofya must be reopened as a mosque” and “May our lives be
sacrificed for Islam.” Many of the men wore beards and white skullcaps;
the women modeled a very Turkish mix of the stylish and religious,
sporting silk headscarves and expensive sunglasses while brandishing
black and green flags printed with Koranic verses.
“Sultan Mehmet the Conqueror brought peace to people of all religions,”
says Haci Murat Uzgur of the Anatolia Youth Association, a conservative
nongovernmental organization that last year collected 15 million
signatures supporting conversion to a mosque. “Hagia Sophia is the
symbol of peace, justice and tranquility for all of humanity.” But many
onlookers at the rally were more alarmed than pacified. “Where are these
people from?” asked Mustafa Sonmez, the proprietor of a historic kebab
house opposite the dome. “They want to make our country into Iran.”
The conversion of the Hagia Sophia would be the most powerful symbol
yet of a decisive turn by Turkey away from the West and toward Islam.
And the campaign for conversion is gathering strength. In April, after Pope
Francis labeled the mass killings of the Ottoman Armenians in 1915 as
“the first genocide of the 20th century,” the grand mufti of Ankara,
professor Mefail Hizli, predicted that “the pope’s remarks will only
accelerate the process for Hagia Sophia to be reopened for [Muslim]
worship.” He also denounced the pope as a “modern crusader.”
Around the same time, a Muslim cleric recited the Koran in the Hagia
Sophia for the first time in 85 years. The occasion was the opening of a
new exhibition of calligraphic work in devotion to the Prophet Muhammad,
called "Love of the Prophet.” All the leaders from Turkey’s religious
establishment gathered to mark the symbolic moment. And ever since
2012, Turkey's chief mufti has recruited Istanbul's most gifted muezzins
to read the five-times-daily call to prayer from a small Islamic sanctuary
on the grounds of the Ayasofya Museum, transmitted especially loudly
through speakers on its stumpy brick minaret.
Turkey’s culture wars are coming to a head with June 7 parliamentary
elections that will determine whether it changes its constitution to a
presidential one. Such a move could give the increasingly autocratic
President Recep Tayyip Erdogan sweeping new powers. If his party wins a
super-majority of 66 percent in the parliament, that would allow him to
change the constitution. More likely, though, support for his AK Party will
slip. Polls show that voters are dissatisfied with Erdogan’s handling of the
economy. Under the AK Party, Turkey has enjoyed a sustained economic
boom unrivaled in the region or in the West. In 2002, per-capita gross
domestic product (GDP) averaged $3,600, just ahead of Equatorial Guinea,
but by 2013 it had tripled to $11,000. Turkey is now comfortably among
the world's top 20 economies, with annual GDP of more than $800 billion.
But growth has fallen from 4 percent in 2013 to 2.9 percent last year—still
far ahead of the stagnant European Union but too slow for many voters.
Erdogan has also lost support among Turkey’s 15 million strong Kurdish
population, who have defected in droves to the pro-Kurdish People's
Democracy Party, which is expected to pass the 10 percent threshold to
enter the parliament and spoil Erdogan’s dream of creating a powerful
Russian- or U.S.-style executive presidency.
Over his 13 years in power, Erdogan—who was jailed in 1999 for reading
a banned religious poem during a speech—has scrapped a ban on Islamic
headscarves in universities, removed restrictions on religious schools and
tightened laws on alcohol. A decade ago, Turkey was obsessed with
joining the European Union. Now its diplomacy is largely focused on
leading the Muslim world. So far, Erdogan has held off from publicly
backing calls for the conversion of Hagia Sophia. But for many Turks—
including Deputy Prime Minister and AK Party co-founder Bülent Arinç,
who already refers to the “Hagia Sophia Mosque”—the conversion of the
monument is the logical next step in the inexorable Islamization of the
Turkish Republic. "Ayasofya is a symbol for the Islamic world and the
symbol of Istanbul's conquest,” says Salih Turan, head of the Anatolia
Youth Association. “Without it, the conquest is incomplete.”
Clearly, the Hagia Sophia campaign is not just about Islam—it’s about
Turkish nationalism too. For most of the 20th century, Western-oriented
Turks scorned their country’s imperial past, and the legacy of Islam. “I
wish all religions at the bottom of the sea,” Atatürk told an interviewer in
1926, denouncing the last sultan as “a weak ruler who needs religion to
uphold his government.... My people are going to learn the principles of
democracy, the dictates of truth and the teachings of science. Superstition
must go.”
Erdogan’s government has not only reversed the republic’s aversion to
Islam but also glorified Mehmet the Conqueror and the Ottoman past.
"Conquest means the removal of shackles on people’s hearts," Erdogan
told a rally on the anniversary of the fall of Constantinople on May 29 last
year. “With conquest came civilization.”
Erdogan has made a point of meeting visiting heads of state at his new
presidential palace in Ankara, flanked by fiercely mustachioed reenactors
dressed in medieval Turkic armor and weaponry. A 2012 film depicting the
dramatic siege of Constantinople, Conquest 1453, has been a huge boxoffice hit, and so has Magnificent Century, a Tudors-style TV drama about
the 16th century Ottoman Sultan Suleiman the Magnificent. A new
"Panorama 1453” museum opened in 2009 near the spot where the
Ottoman forces broke through the city’s walls and killed the last Byzantine
emperor, Constantine XII, and has also been enormously popular.
The Hagia Sophia controversy holds a mirror not just to Turkey’s growing
Islamism and nationalism but also to a growing divide between the
cultural values of conservative Anatolia—the AK Party’s voter base—and
those of godless, cosmopolitan Istanbul. This was the fault line that
sparked a three-month standoff in 2013 over plans to build a mosque and
shopping mall in downtown Istanbul’s Gezi Park. Hundreds of thousands of
people took to the streets, and the government lost control of the city
center for weeks. The protests were eventually crushed by a massive
show of police force that left 11 dead and over 8,000 injured.
The AK Party has also incensed secular Istanbul residents by cracking
down on alcohol being served at street-side restaurant tables or near
mosques or schools. The AK Party leadership has also proposed a vast
mosque on Camlica Hill, the highest spot in the city, and another on
Yassiada, an abandoned prison island where former Prime Minister Adnan
Menderes was sentenced to death after a military coup in 1960.
“This is a very proud city—we are ready to fight for it,” says Salih K., a
member of the Istanbul graffiti-art group Sokaklar Bizimdir (which
translates as “The Streets Are Ours”). With his skater sneakers and
baseball cap, Salih K. would not look out of place in Berlin or Los Angeles.
Like many of the protesters who braved police tear gas in the Gezi
protests, he feels that the identity and freedom he fought for is under
threat from a conservative, Middle Eastern ethos imposed from Ankara. “If
these guys want a place to pray, fine,” says Salih K. “Let them pray back
home, in the village. Don't bring all this stuff here to the city. We want to
live in the 21st century.”
The debate also highlights another worrying development: Turkey’s
increasing authoritarianism and intolerance for dissent. In May 2014, in
response to a draft law calling for the conversion of Hagia Sophia to a
mosque, tabled by AK Party dissident deputy Hami Yildirim, a group of 28
Turkish and foreign academics wrote an open letter to the government
decrying the proposal as “insensitive” and “misguided,” and 1,200
Ottoman and Byzantine experts from around the world added their
signatures. Ever since, says one of the original signatories, who requested
anonymity, “I have been subjected to threats and nasty anonymous
letters.
“There is a culture of fear over telling the non-Muslim past of this
country,” says the academic, a world-renowned Byzantinist. “These people
fear that this Christian past will somehow interfere with the ability of
people to be good Muslims.” Several of the signatories say they have had
promotions blocked and have been shunned by fellow academics. “Our
ability to speak out is being silenced,” says one. “These attacks have
become the norm.”
The debate has also pitted Turkey’s conservative politicians and clerics
against the world’s archaeological and museum community, as well as
UNESCO, which lists Hagia Sophia as a World Heritage Site. The museum
is Turkey's most-visited monument, drawing around 3.3 million visitors in
2012. “Now the building is open to all regardless of religion or gender,”
says the Courtauld Institute’s Eastmond. “If converted to a mosque, there
would be different access for men and for women. When it was turned into
a museum, both the Christian and Muslim aspects [of the Hagia Sophia]
were represented.”
In particular, the opening of the museum allowed the church’s magnificent
mosaics, which are among the finest surviving examples of medieval
Byzantine art, to be put on display for the first time in half a millennium.
(The mosaics, covered up in the 15th century, were rediscovered by Swiss
restorers in the 1840s but whitewashed over again at the insistence of the
Ottoman authorities.) These would have to be screened or covered if the
site became a mosque again.
Such a radical makeover has happened twice already in recent years.
Another important 12th century Byzantine church, the Hagia Sophia in the
Black Sea city of Trabzon, was turned into a mosque in 2013, resulting in
priceless frescoes being covered up and the medieval mosaic floors being
concealed under carpets, to the horror of historians and the
disappointment of tourists. The same fate has befallen another Hagia
Sophia, this time in the northeastern Turkish city of Iznik. The city was
formerly known as Nicaea and is where bishops from across the Roman
Empire gathered for the First Ecumenical Council in the year 325 and
formulated the Nicene Creed, which is repeated at every Christian Mass.
And this month the local council of the Enez district of Edirne—the ancient
Adrianopolis—decreed that the ruins of a third Hagia Sophia, also dating
to the 12th century, are to be renovated as a mosque, overturning earlier
plans to restore it as a museum.
“The core of these monuments is Byzantine. They were designed and built
in Byzantine times, and there are architectural features that are lost when
they are transformed into mosques,” says an Istanbul-based scholar, who
asked for anonymity because of fear of reprisals. “This is a way of
distorting architectural authenticity of the buildings.”
The U.S. Commission on International Religious Freedom, a bipartisan
advisory panel set up by Congress, has warned that “opening Hagia
Sophia as a mosque would clearly be a divisive and provocative move”
that could threaten Turkey's international standing and reopen grievances
over its mistreatment of Armenian and Greek Christians over the past
century. Mostly, though, international scholars hate the idea of converting
Hagia Sophia because it emphasizes one layer of the city’s history over all
others. “The richness of this city is that it is composed of many historical
levels; Byzantium is one of them,” says Alessandra Ricci, an archaeologist
who has spent a decade excavating a major Byzantine monastery in the
Istanbul suburb of Kucukyali.
Even those who are lobbying for the conversion of Istanbul's Hagia Sophia
acknowledge that their campaign is about symbolism, not about providing
places of worship. Istanbul boasts more than 3,000 mosques—and the
closest one to the Hagia Sophia, the vast 17th century Sultanahmet
mosque, is almost empty of worshippers. Bartholomew I, the ecumenical
patriarch of Constantinople and the senior patriarch of all Orthodox
churches, has a flock among Istanbul’s dwindling Greek Orthodox
community that numbers just 5,000. But he is head of a worldwide
expatriate Greek community of over 300,000 and believes his church has
the best claim to ownership of the basilica. “The Hagia Sophia basilica was
built in testimony to Christian faith, and if it is to be returned to worship,
it cannot be any other than a Christian one,” Bartholomew told reporters
earlier this year.
Some Turkish commentators have suggested that some areas of the
building be designated for different faiths. “People like me would like to
see the shrine reopened to worship as a mosque/church, where both
faiths can share the place for their respective rituals, with respect to each
other,” says Mustafa Akyol, author of Islam Without Extremes: A Muslim
Case for Liberty. “But I doubt that the ‘New Turkey’ of Erdogan will foster
such a liberal ecumenism. It rather seems to be engaged in a defiant
triumphalism.”
Polls indicate Turkey’s coming elections are likely to dampen Erdogan’s
super-presidential ambitions—and may even see his party yanked into a
coalition for the first time. But calls from religious conservatives to convert
the Hagia Sophia will probably continue. That is, until Turkey learns to
come to terms with its heritage, which means steering a line between
suppressing Islam, as Atatürk did, and promoting it at the expense of all
the other cultures. “After all,” writes blogger Nervana Mahmoud, “we
cannot change history; we can only learn from it.”
With additional reporting by Sila Alici
http://www.newsweek.com/2015/06/12/battle-over-hagia-sophia338091.html
RUBRIQUE EN TURC
Urfa’da AKP’liler halka saldırdı: 2 ağır yaralı
7 Haziran 2015
Şanlıurfa’da AKP’liler birçok yerde kendilerine oy verdirmeye
çalışıyor ve engel olmaya çalışanlara da saldırıyor. Yeniköy
Mahallesi’ndeki saldırıda bir kişi bıçaklandı
Eyyübiye ilçesi Yeniköy Mahallesi’nde AKP’liler oy kullanacaklara “AKP’ye
oy kullanın” çağrıları yapıyor. HDP’liler duruma tepki gösterince aralarında
muhtarın da olduğu 150 kişilik AKP’li grup, HDP’lilere saldırdı. Taş, sopa ve
bıçaklarla gerçekleştirilen saldırıyı olay yerindeki jandarma izledi. Saldırıda
bir kişi bıçaklandı. Yaşananları görüntüleyen bir basın emekçisi de sopayla
darp edilerek kamerası kırıldı. Saldırıda yaralananlar hastaneye kaldırıldı.
Siverek’te AKP’lilerden halka saldırı
Siverek ilçesinin Yücelen, Taşhan ve Şekerli köylerinde sabah saatlerinden
itibaren halka açık oy kullanımı konusunda baskı yapıldı. Yücelen köyünde
ise AKP’liler, korucularla birlikte HDP’lilere saldırdı. Saldırıda 2’si ağır, çok
sayıda kişi yaralandı. Ağır yaralılardan Sinan Oktan ameliyata alındı.
Saldırının ardından HDP Urfa Milletvekili İbrahim Ayhan yaralıları ziyaret
etti.
Yeşil Urfa Köyü’nde de İHD gözlemcisine ve HDP müşahitlerine
saldırı
Merkezdeki Yeşil Urfa köyünde İHD gözlemcisi Cudi İmrek ve HDP
müşahitleri, aralarında köy muhtarının da olduğu 60 kişilik AKP’li grup
tarafından saldırıya uğradı.
Ceylanpınar’da HDP İlçe Eş Başkanı’nı darp ettiler
Ceylanpınar Aşağı Durmuş’ta insanları kendilerine oy vermeye yönlendiren
AKP’liler kendilerine tepki gösteren HDP’li müşahitlere saldırdı. HDP İlçe Eş
Başkanı Mehmet Ali Asan darp edildi.
AKP’li belediye başkanı ve muhtarlar el ele
Germuş köyünde de bağımsız bir gözlemciye AKP’liler saldırdı. Aynı köyde
muhtarın toplu oy kullandırdığı öne sürüldü. Haliliye Belediye Başkanı
Fevzi Demirkol, okul okul gezerek AKP propagandası yapıyor. AKP Urfa
Milletvekili Adayı Kasım Gülpınar’ın da Şekerli köyünde toplu oy
kullandırmaya çalıştığı iddiası var.
Sendika.Org
http://www.sendika.org/2015/06/urfada-akpliler-halka-saldiriyor-2-agiryarali/
3 Ermeni vekil adayı da Meclis'e girdi
AKP, CHP ve HDP’nin milletvekili adayı gösterdiği üç Ermeni aday
da Meclis’e girdi
07 Haziran 2015 Pazar 22:00
Meclis’te yeni dönemde üç Ermeni milletvekili adayı da Meclis’e girdi.
Resmi olmayan sonuçlara göre, AKP, CHP ve HDP Meclis’e üç Ermeni
milletvekili gönderdi. AKP’den 2. Bölge 12. sıradan aday gösterilen
gazeteci Markar Esayan; CHP’den 2. Bölge 1. sıradan aday gösterilen
Selina Uzuner Doğan; ve HDP’den 3. Bölge 2. sıradan aday gösterilen
Garabed (Garo) Paylan yeni dönemde Meclis’te olacak. (zete)
http://www.demokrathaber.net/siyaset/3-ermeni-vekil-adayi-da-meclis-egirdi-h50078.html
“HDP is now truly a party of the whole of Turkey”
06.07.2015 22:59 NEWS
HDP Co-Chairpersons Selahattin Demirtaş and Figen Yüksekdağ
held a press-conference following the HDP’s election victory. The
leaders thanked those who supported the collective effort, and
declared, “no coalition with the AKP”.
The press conference held at the Cezayir Conference Hall in Istanbul
attracted intense interest from both the press and the public. The
statements of the chairpersons were frequently interrupted by slogans.
Selahattin Demirbaş said the following:
“Those who support freedom, democracy and peace won this election.
Those who consider themselves the sole owners of Turkey lost. This
victory is the collective victory of Armenians, Bosnians, Ezidis, Circassians,
of all ethnic identities, of workers, of the unemployed, of villagers, shop
owners, of all those whose labour is being exploited. This victory is the
collective victory of those who want a democratic civilian constitution in
this country, of those who stand against the September 12 military coup
constitution and the election threshold it imposed. This victory is the
victory of those who want peace in the Kurdish Question. And more than
all, this victory is the collective victory of women. We stand for everything
we said in squares and rallies. The HDP is now truly a party of the whole
of Turkey.”
“We won’t disappoint those who trusted us with their votes”
“We won’t disappoint those who trusted us with their votes so that the
path of democratic politics in Turkey is cleared. We will work harder to
convince those who trusted us with their votes in this election.
The debate in Turkey over a presidential system, a dictatorship, has
ended as of this moment.
It wasn’t a top-down mentality, a mentality of conspiracy that made this
magnificent victory possible; it was collective intelligence. I extend my
thanks to all the components that make up the HDP.
We once again say ‘God rest their souls’ to our friends who lost their lives
during our election campaign.”
“We will not form a coalition with the AKP”
“Esteemed Mr. Öcalan has always been supportive of us in our policy of
collective life, a civilian solution and a peaceful solution. His role in the
solution process is of great significance in this success.
Our campaign was funded not by the state budget, but by voluntary
sacrifices. We thank everyone who gave us their financial support.
The HDP’s new goal is coming to power. From now on, the HDP’s sun will
prove enough for all 81 provinces, the AKP’s light bulb is no longer
necessary.
We will not form a coalition with the AKP. We will keep our promise.”
Figen Yüksekdağ, in her speech, emphasized the increase in the number
of women in parliament, and thanked the young people, volunteers and
workers who supported their election campaign.
Figen Yüksekdağ said the following:
“This is a very joyful embrace. The peoples of Turkey, torn apart from
each other, are now experiencing the joy of embracing each other.
Our greatest gain is the manifestation of the power of good in place of this
form of politics that has passed its sell-by-date.
The 10% election threshold was an embarrassment. Those who are today
buried now under the antidemocratic debris are those who imposed this
threshold, and those who have since defended it. Together, we will clear
the wreckage of the current political mentality. We will create Turkey
anew, so that a new life can flourish.
Turkey does not want to be forced to the rule of a single man, the junta of
a single party. Turkey wants to work together and produce together. The
result our party has achieved is a reflection of this awareness.”
40% of our MPs are women
“I respectfully salute all our friends who accompanied us in this success.
The June 7 victory is also a victory for women. I say this with great joy,
40% of our members of parliament are women. We aimed for 50%,
nevertheless, this is a great leap for the history of politics in Turkey.
We will continue to stand together, as we have done to this day.”
http://www.agos.com.tr/en/article/11821/hdp-is-now-truly-a-party-ofthe-whole-of-turkey
AGENDA TV ET RADIO
Agenda TV/Radio et Magazines : programmes et
parutions mars-juin 2015
Le Collectif VAN réunit ici un listing des émissions télévision et
radio, de mars à juin 2015, ainsi que les numéros spéciaux de la
presse magazine, à propos du génocide arménien dont on
commémore le centenaire le 24 avril 2015.
Agenda TV/Radio et Magazines : programmes et parutions juin 2015
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=89087
Agenda TV/Radio et Magazines : programmes et parutions mai 2015
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=87488
Agenda TV/Radio et Magazines : programmes et parutions avril 2015 - I
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=87486
Agenda TV/Radio et Magazines : programmes et parutions avril 2015 - II
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=87489
Agenda TV/Radio et Magazines : programmes et parutions mars
2015http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=87487
URL :
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=86426
RUBRIQUE AGENDA
RASSEMBLEMENTS-COLLOQUES-EXPOSITIONS- SPECTACLESPARUTIONS
Agenda - Pétition pour sauver le Musée arménien de
France
Agenda - Pétition pour sauver le Musée arménien de France www.collectifvan.org - Inauguré à Paris en 1953 en présence du
Président de la République Française, le Musée Arménien de
France abrite des œuvres inestimables, dont certaines furent
exposées au Musée du Louvre. Ses collections, réunies par les
descendants des victimes du Génocide de 1915, ont été léguées à
l’État Français en 1978 et reconnues d’utilité publique.
Aujourd’hui, le Musée Arménien va disparaître à cause du
Ministère de la Culture. "Monsieur Hollande, Madame Pellerin, au
nom de l’Histoire, au nom de la Culture, au nom du respect du legs
que la France a reçu et accepté, permettez la réouverture du
Musée Arménien de France" demande une Pétition en ligne sur le
site Change.org.
Sauvez le Musée Arménien de France
Inauguré à Paris en 1953 en présence du Président de la République
Française, le Musée Arménien de France abrite des œuvres inestimables,
dont certaines furent exposées au Musée du Louvre. Ses collections,
réunies par les descendants des victimes du Génocide de 1915, ont été
léguées à l’Etat Français en 1978 et reconnues d’utilité publique.
Aujourd’hui, le Musée Arménien va disparaître.
Nous demandons que l’Etat respecte l’héritage qu’il a reçu et
permette la réouverture du Musée Arménien de France.
Des salles d’exposition très convoitées…
En août 2011, projetant des travaux dans l’immeuble parisien qu’il
occupe, le Ministère de la Culture demande au Musée Arménien de
France de déplacer temporairement ses collections, tout en lui
assurant un retour à l’identique dans ses salles à l’issue des travaux, en
mai 2012.
Mais une fois les travaux terminés, le Musée Arménien se voit
interdire son retour, le Ministère de la Culture refusant de libérer les
salles qui servent désormais de débarras.
Le musée se lance alors dans un véritable combat, alerte tous les services
de l’Etat, demande au Ministère le respect de ses engagements, mais
aucune réponse n’est apportée.
Plus inquiétant, début 2014, les serrures de l’immeuble parisien sont
soudainement changées : l’accès au Musée Arménien est donc
maintenant totalement impossible, et nul ne sait ce qu’il est advenu
d’une partie de ses collections restées à l’intérieur de l’immeuble.
Le Musée Arménien de France, témoin du parcours d’un Peuple.
Ce témoignage culturel unique, illustrant 3 000 ans d’Histoire, et
regroupant près de 1 200 œuvres, certaines transmises au péril de
leur vie par les survivants du génocide, va s'éteindre.
Aujourd'hui, cet héritage culturel va disparaître. L’Etat en est le
fossoyeur silencieux, alors même qu’il s’apprête à commémorer en 2015,
le centenaire du génocide arménien.
Monsieur Hollande, Madame Pellerin, au nom de l’Histoire, au nom
de la Culture, au nom du respect du legs que la France a reçu et
accepté, permettez la réouverture du Musée Arménien de France.
Comité de soutien au Musée Arménien de France
Pour la pétition cliquez sur
https://www.change.org/p/fleur-pellerin-sauvez-le-muséearménien-de-france
http://www.le-maf.com
Facebook : https://www.facebook.com/ArmenianMuseumOfFrance
Twitter : Armenian Museum (@Musarmen) | Twitter
https://twitter.com/Musarmen
https://www.change.org/p/fleur-pellerin-sauvez-le-mus%C3%A9earm%C3%A9nien-de-france
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=85946
Agenda - Paris : Commémoration du Centenaire du
génocide
Agenda - Paris : Commémoration du Centenaire du génocide Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le Collectif VAN vous
propose le programme des événements commémoratifs marquant
le centième anniversaire du génocide arménien qui auront lieu à
Paris. Nota CVAN : Le dernier programme mis en ligne par le CCAFMission 2015 sur son site date du 22/01/2015 (!) et est à
télécharger ICI. En l'absence de toute information réactualisée, les
informations réunies ci-dessous sont celles glanées par le Collectif
VAN ou communiquées par les institutions françaises et par les
associations arméniennes que Mission 2015 était supposée
fédérer.
Du 3 avril au 30 septembre : Exposition au Mémorial de la Shoah «
le génocide des Arméniens en 1915 : Stigmatiser, exclure, détruire
» (Claire Mouradian- Yves Ternon -Haroutioun Kevorkian)
Mini-site dédié à cette exposition : Le génocide de l'Empire ottoman
Agenda - Paris/Exposition au Mémorial de la Shoah « Le génocide des
Arméniens en 1915»
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=86406
-------------------------------Du mercredi 29 avril au samedi 4 juillet 2015
Arménie 1915, Centenaire du génocide
Hôtel de ville de Paris / Salle des Prévots
Place de l’Hôtel de ville 75004 Paris
Entrée libre
Agenda - Hôtel de Ville de Paris : Exposition Arménie 1915, centenaire du
génocide
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=86796
-----------------------------19 Juin 2015 : Colloque « Justice et réparations pour le peuple
arménien » à l’Assemblée Nationale (CDCA) en présence du Catholicos
de Cilicie Aram 1er
------------------------------Septembre ou novembre 2015 : Hommage militaire aux généraux
français cérémonies aux Invalides (ANACRA / CCAF) en présence du
Ministre des Anciens Combattants
-------------------------------22-25 octobre : 100 œuvres pour 100 ans - vente exceptionnelle
d’œuvre unique au profit de l’association Aram (Galerie Sobering - FIAC)
-----------------------------24 octobre : Théâtre « le patient de l’hôpital de Villejuif » au
théâtre Montmartre Galabru par l’AFTAF
TÉLÉCHARGER :
Commémoration du Centenaire du génocide arménien : Le programme
http://www.collectifvan.org/pdf/11-59-12-15-04-15.pdf
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=87505
Agenda - Conférence au Sénat : « La France, terre
d’accueil pour les rescapés du génocide arménien »
Agenda - Conférence au Sénat : « La France, terre d’accueil pour les
rescapés du génocide arménien » - Collectif VAN www.collectifvan.org- Dans le cadre des commémorations du
centenaire du génocide de 1915, j'organise au Sénat le 8 juin prochain,
avec les membres du Groupe d'Amitié France-Arménie une conférence
intitulée : « La France, terre d’accueil pour les rescapés du génocide
arménien ». Cette conférence a vocation à évoquer et retracer le
parcours de vie de ces femmes et de ces hommes qui ont trouvé refuge
au sein de la République.
Conférence au Sénat le 8 juin 2015 intitulée : « La France, terre
d’accueil pour les rescapés du génocide arménien »
Dans le cadre des commémorations du centenaire du génocide de 1915,
j'organise au Sénat le 8 juin prochain, avec les membres du Groupe d'Amitié
France-Arménie une conférence intitulée : « La France, terre d’accueil pour les
rescapés du génocide arménien ».
Cette conférence a vocation à évoquer et retracer le parcours de vie de ces
femmes et de ces hommes qui ont trouvé refuge au sein de la République.
Gaïdz Minassian, journaliste au Monde, docteur en sciences politiques et
enseignant à Sciences-Po Paris, Yves Ternon, historien et auteur de
nombreuses recherches sur les crimes contre l’Humanité, etValérie Toranian,
journaliste qui a publié le 6 mai dernier, un portrait de sa grand-mère,
survivante du génocide, intitulé « L’étrangère », interviendront dans le cadre de
cette conférence.
Plusieurs sénateurs, issus de territoires où se sont implantées depuis un
siècle des populations d’origine arménienne, viendront également témoigner de
leur expérience en tant que parlementaire et élu local.
Lieu : Salle Clemenceau - Palais du Luxembourg
Retrouvez en cliquant ici l'invitation ainsi que le programme de cette
manifestation.
TÉLÉCHARGER :
Programme
http://www.collectifvan.org/pdf/02-58-05-21-05-15.pdf
http://www.philippekaltenbach.com/2015/05/conf%C3%A9rence-aus%C3%A9nat-le-8-juin-2015-intitul%C3%A9e-la-france-terre-daccueil-pourles-rescap%C3%A9s-du-g%C3%A9nocide-.html
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=88712
Agenda - Paris/8 juin : Rencontre avec Pinar Selek à
l'Assemblée nationale
Agenda - Paris/8 juin : Rencontre avec Pinar Selek à l'Assemblée
nationale - Collectif VAN -www.collectifvan.org - L’Assemblée des
Femmes invite Pinar Selek, sociologue et militante féministe turque,
victime d’acharnement judiciaire, à parler de sa résistance et de ses
combats à l’occasion de la sortie de son dernier livre “Parce qu’ils sont
arméniens”. La rencontre aura lieu le 8 juin 2015 de 18h-20h30 à
l'Assemblée Nationale (126 rue de l’Université 75007 Paris - 6ème
bureau).
Rencontre avec Pinar Selek
Lundi 8 juin 2015 de 18h-20h30 à l'Assemblée Nationale
L’Assemblée des Femmes invite Pinar Selek, sociologue et militante féministe
turque, victime d’acharnement judiciaire, à parler de sa résistance et de ses
combats à l’occasion de la sortie de son dernier livre “Parce qu’ils sont
arméniens”
Inscriptions avant le 4 juin 2015, nombre de places limité.
Envoyez vos noms et prénoms, date et lieu de naissance (Vigipirate)
à [email protected]
Adresse :
126 rue de l’Université 75007 Paris - 6ème bureau
http://www.pinarselek.fr/?page=article&&id=476
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=88699
Agenda - L’Arménie pays à l’honneur du Midem 2015
Agenda - L’Arménie pays à l’honneur du Midem 2015 - Collectif VAN www.collectifvan.org - Cette année l’Arménie est le Pays à l’Honneur du
Midem, l’événement international leader dédié au nouvel écosystème de
la musique. L’Arménie a officiellement déclaré 2015 l’Année de la
Culture arménienne et organise de nombreux événements pour célébrer
la richesse culturelle du pays. A cette occasion, le Midem, qui se tient à
Cannes en juin prochain, met à l’honneur tous les genres musicaux
arméniens ainsi que son art, sa mode, sa cuisine et ses traditions. Ce
programme dédié “Armenia Country of Honour” est sponsorisé par
Tashir Group. La soirée d’ouverture du Midem, organisée avec la
délégation arménienne, se déroulera le vendredi 5 juin à l’hôtel Carlton.
Midem
5 au 8 Juin 2015
Palais des Festivals, Cannes, France
L’Arménie pays à l’honneur du Midem 2015
Le Midem célèbre l'année de la culture arménienne
Paris, le 18 mars 2015 – Cette année l’Arménie est le Pays à l’Honneur du
Midem, l’événement international leader dédié au nouvel écosystème de la
musique.
L’Arménie a officiellement déclaré 2015 l’Année de la Culture arménienne et
organise de nombreux événements pour célébrer la richesse culturelle du pays.
A cette occasion, le Midem, qui se tient à Cannes en juin prochain, met à
l’honneur tous les genres musicaux arméniens ainsi que son art, sa mode, sa
cuisine et ses traditions. Ce programme dédié “Armenia Country of Honour” est
sponsorisé par Tashir Group.
Située à la croisée de l’Asie Occidentale et de l’Europe du Sud-Est, l’Arménie
compte seulement 3 millions d’habitants mais le nombre de ses ressortissants à
travers le monde est immense. L’Arménie est le berceau de nombreux talents
musicaux dont le légendaire Charles Aznavour, le groupe rock aux 40 millions
d’albums vendus à travers le monde et nommé aux Grammy Awards, System of
a Down ; le compositeur récompensé aux Oscars Michel Legrand ; le
compositeur classique Michel Petrossian et le pianiste prodige Tigran Hamasyan
connu pour ses collaborations avec Herbie Hancock ainsi que pour ses
nombreuses prestations en festivals. Forte de ces succès, l’Arménie bénéficiera
des formidables opportunités du Midem pour nouer de nouveaux contacts
internationaux et l’aider dans le développement de son industrie musicale.
La soirée d’ouverture du Midem, organisée avec la délégation arménienne, se
déroulera le vendredi 5 juin à l’hôtel Carlton. Plusieurs artistes de genres
différents, du pop-rock au jazz, seront accueillis : l’ensemble jazz Katuner,
l’Acoustic Colors Quartet, et Miqayel Voskanyan & friends, un groupe qui revisite
les instruments traditionnels arméniens. Egalement présents le groupe rock
Dorians qui a représenté l’Arménie au concours de l’Eurovision 2013 avec le
titre « Lonely Planet » co-écrit par Tony Iommi (Black Sabbath) ; et
Ambassador, un orchestre traditionnel dirigé par le célèbre violoniste Varazdad
Khachumyan, qui se produira avec DJ Beatman.
Parmi les autres artistes arméniens qui joueront au Midem, on compte
également The State Youth Orchestra of Armenia, créé et dirigé par Sergey
Smbatyan, diplômé du Conservatoire Tchaikovsky de Moscou, et qui a travaillé
avec l’Orchestre Philarmonique et Symphonique de Londres. Le violoncelliste de
renom Narek Hakhnazaryan, lauréat du Concours International Tchaikovsky et
qui a travaillé avec les plus grands orchestres sera également au programme de
la grande soirée classique du dimanche 7 juin en auditorium Debussy. Le 6
juin , la chorale éclectique Hover State Chamber Choir, qui marie le chant
traditionnel à la musique expérimentale, se produira à l’Eglise Unie de Cannes.
Le dimanche 7 juin , l’Armenian State Jazz Big Band se produira à l’hôtel
Carlton.
A l’occasion du 80ème anniversaire de sa mort, le Midem rendra également
hommage au compositeur arménien Komitas (1869-1935) à qui l’on attribue la
paternité de la musique classique arménienne actuelle. Cette commémoration
se déroulera le samedi 6 juin à hôtel Carlton lors du dîner VIP du Midem. Un
chef arménien de renom officiera pour l’évènement dans les cuisines du Carlton
et concoctera spécialement un menu gastronomique traditionnel.
Par ailleurs, deux immenses toiles de l’artiste peintre arménien Tigran
Tsitoghdzyan, réalisées spécialement pour le Midem, seront exposées à l’hôtel
Carlton, tout comme les robes uniques aux motifs arméniens anciens du
créateur de mode Vahan Khachatryan.
Une importante délégation politique présidée par le ministre de la culture,
Hasmik Poghosvan, représentera l’Arménie. Elle sera entourée de nombreux
créateurs et artistes arméniens qui présenteront leurs œuvres. « C’est un grand
honneur pour notre pays d’avoir été désigné Pays à l’Honneur du Midem »
commente Hasmik Poghosvan. « Un tel honneur engendre une grande
responsabilité. L’Arménie représentera ici à la fois un passé riche de traditions
mais apportera également ce qu’elle fait de mieux en matière d’innovations ».
« 2015 est une année particulière pour l’Arménie. Durant ces dernières
décennies ce pays a été le berceau d’une multitude de talents dans tous les
domaines ; des talents issus d’Arménie ou de l’importante diaspora arménienne
à travers le monde » conclut Bruno Crolot, Directeur des Marchés Musique de
Reed MIDEM. « Un événement d’envergure internationale tel que le Midem sera
le lieu idéal pour présenter les plus grands artistes arméniens ».
------------------A propos du Midem – le Midem est l’événement annuel international b2b dédié
au nouvel écosystème de la musique, avec un marché, des conférences, des
compétitions, du networking et des concerts live. C’est le lieu où les créateurs
de musique, les technologies de pointe, les marques et les artistes se retrouvent
pour enrichir la passion qui lie les gens à la musique, transformer les formes
d’engagement de l’audience et créer de nouvelles relations d’affaires.
http://pressroom.midem.com/press-release-fr/larmenie-pays-a-lhonneur-dumidem-2015-0318-4334
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=89029
Agenda - Projections : "Arménie 2015, mémoire d'un
peuple"
Agenda - Projections : "Arménie 2015, mémoire d'un peuple" Collectif VAN -www.collectifvan.org - Du 5 au 8 juin la Cinémathèque
française avec le cycle Arménie 2015, mémoire d'un peuple entend
s'associer à cette commémoration. Car l'Arménie c'est aussi de la
pellicule. Pour ce peuple, dont la majorité est aujourd'hui disséminée
à travers le monde, le cinéma est devenu essentiel : c'est sa
mémoire...
Cinémathèque française
Arménie 2015, mémoire d'un peuple
Du 5 au 8 juin 2015
En 2015, l'humanité commémore les cent ans du génocide des Arméniens
toujours nié par la Turquie.
Du 5 au 8 juin la Cinémathèque française avec le cycle Arménie 2015,
mémoire d'un peuple entend s'associer à cette commémoration.
Car l'Arménie c'est aussi de la pellicule. Pour ce peuple, dont la majorité est
aujourd'hui disséminée à travers le monde, le cinéma est devenu essentiel :
c'est sa mémoire...
Les projections
Lundi 8 Juin 2015 - 20h30 - SALLE JEAN EPSTEIN - 35mm
http://www.cinematheque.fr/fr/dans-salles/hommages-retrospectives/fichecycle/armenie-2015-memoire-peuple,631.html
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=88583
Agenda - Belgique : Calendrier des événements de juin
2015
Agenda - Belgique : Calendrier des événements de juin 2015 - Collectif
VAN - www.collectifvan.org – Le Collectif VAN vous présente le
calendrier des événements du mois de juin 2015 qui auront lieu en
Belgique à l’occasion du centenaire du génocide des Arméniens.
------------------------Lundi 8 juin 2015
CONCERT
The Gurdjieff Folk Instruments Ensemble
Music of the Armenian composer Komitas
BOZAR - Studio
Rue Ravenstein 23, 1000 Bruxelles
Réservation : www.bozar.be
-------------------------Samedi 13 juin 2015 à 19h30
DANSE
Les solistes du Ballet Royal de Flandre & Haiq Danse
Embodiment… l’inoubliable avril 1915…
Cirque Royal
Rue de l'Enseignement 81, 1000 Bruxelles
Lire plus
Réservations: www.cirque-royal.org , www.ticketmaster.be
----------------------Et encore …
jusqu’au 24 septembre 2015
EXPOSITION
Marie Zolamian - Ne pas confondre la réalité des images
Ancien Hôtel de Ville de Chênée 1, Place Joseph Willem 4032 Liège
-----------------------jusqu’au 9 octobre 2015
EXPOSITION ITINERANTE
Le génocide des Arméniens
du 23 septembre au 9 octobre 2015 aux Territoires de la Mémoire Place Xavier Neujean 22 à 4000 Liège - 04/232 70 60 - www.territoiresmemoire.be
Organisé par le Centre pour l’éducation à la citoyenneté du CCLJ « La haine, je
dis NON ! »
et la Cellule de coordination pédagogique Démocratie ou barbarie (Dob) de la
Fédération Wallonie-Bruxelles
avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=88616
Agenda - Clamart/9 juin : Conférence-débat "Les
revendications arménienne à la lumière des évolutions de
la société turque"
Agenda - Clamart/9 juin : Conférence-débat "Les revendications
arménienne à la lumière des évolutions de la société turque" - Collectif
VAN - www.collectifvan.org - La FRA Nor Seround d'Issy les
Moulineaux/Clamart vous présente sa conférence-débat "Les
revendications arméniennes à la lumière des évolutions de la société
turque" avec comme intervenant Yeriché Gorizian et Pinar Selek. La
conférence aura lieu le mardi 9 juin 2015 à 20h30 à la Maison des
Associations de Clamart (13 bis rue de Bièvres. 92140 Clamart).
Pinar Selek.fr
Conférence-débat "Les revendications arménienne à la lumière des
évolutions de la société turque"
Mardi 9 juin 2015 à 20h30
La FRA Nor Seround d'Issy les Moulineaux/Clamart vous présente sa
conférence-débat "Les revendications arméniennes à la lumière des évolutions
de la société turque" avec comme intervenant Yeriché Gorizian et Pinar Selek.
La conférence aura lieu le mardi 9 juin 2015 à 20h30 à la Maison des
Associations de Clamart.
Adresse :
13 bis rue de Bièvres,
92140 Clamart
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=88847
Agenda - Liban/Conférence : Mission archéologique
française au Kurdistan d’Irak (2012-2015)
Agenda - Liban/Conférence : Mission archéologique française au
Kurdistan d’Irak (2012-2015) - Collectif VAN - www.collectifvan.org Une conférence sur le thème "Mission archéologique française au
Kurdistan d’Irak (2012-2015), carte archéologique du Gouvernorat de
Soulaimaniah" aura lieu le 9 juin à Beyrouth organisée par l'Institut
français du Proche-Orient. Elle sera animée par Jessica Giraud,
archéologue, Ifpo-Erbil. Adresse: Salle de conférence de l’Institut
Français du Liban. Espace des Lettres - Rue de Damas - Beyrouth.
Institut français du Proche-Orient
Conférence : Mission archéologique française au Kurdistan d’Irak
(2012-2015), carte archéologique du Gouvernorat de Soulaimaniah
Beyrouth, le 9 juin 2015
18:00 - 20:00
Conférence. Les « Rendez-vous » de l’Ifpo
Jessica Giraud
Archéologue, Ifpo-Erbil
Mardi 9 juin 2015 à 18h00
Salle de conférence de l’Institut Français du Liban
Espace des Lettres - Rue de Damas - Beyrouth
Conférence en français.
Pour rejoindre l'événement Facebook :
https://www.facebook.com/events/835234439857565/
http://www.ifporient.org/node/1684
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=89149
Agenda - Une rencontre avec Ara Sarafian à Alfortville
Agenda - Une rencontre avec Ara Sarafian à Alfortville - Collectif VAN www.collectifvan.org - L'Armenian Council of Europe organise une
rencontre-débat avec Ara Sarafian le jeudi 11 juin 2015 à 20h30 au
centre de jeunesse arménienne (Place Achtarak, 2-2bis, bd Carnot,
94140 Alfortville). Rencontre suivie d'un cocktail.
Nous vous invitons à voir ci-dessous les Photos du Collectif VAN qui - du
18 au 21 avril 2015 - a participé à une partie du voyage organisé par
Ara Sarafian dans l'Est de la Turquie.
Armenian Council of Europe
Rencontre-débat avec Ara Sarafian
Nouvelles stratégies à Paghesh-Bitlis, Modgan-Mutki et DikranakertDiyarbekir
sous la lumière des élections en Turquie
Jeudi 11 juin 2015 à 20h30
Centre de jeunesse arménienne
Place Achtarak
2-2bis,bd Carnot
94140 Alfortville
Rencontre suivie d'un cocktail
Info et Contact: www.armeniancouncil.org
----------------------------------Photos du Collectif VAN qui - du 18 au 21 avril 2015 - a participé à une
partie du voyage organisé par Ara Sarafian dans l'Est de la Turquie
Album 1 - Génocide arménien : Le Collectif VAN a commémoré les 100 ans sur
les lieux du Crime - I
Album 1 - Génocide arménien : Le Collectif VAN a commémoré les 100 ans sur
les lieux du Crime - II
Album 2 - Génocide arménien : Le Collectif VAN a commémoré les 100 ans sur
les lieux du Crime - I
Album 2 - Génocide arménien : Le Collectif VAN a commémoré les 100 ans sur
les lieux du Crime - II
Album 3 - Génocide arménien : Le Collectif VAN a commémoré les 100 ans sur
les lieux du Crime - I
Album 3 - Génocide arménien : Le Collectif VAN a commémoré les 100 ans sur
les lieux du Crime - II
Album 3 - Génocide arménien : Le Collectif VAN a commémoré les 100 ans sur
les lieux du Crime - III
Album 4 - Génocide arménien : Le Collectif VAN a commémoré les 100 ans sur
les lieux du Crime - I
Album 4 - Génocide arménien : Le Collectif VAN a commémoré les 100 ans sur
les lieux du Crime - II
Album 4 - Génocide arménien : Le Collectif VAN a commémoré les 100 ans sur
les lieux du Crime - III
Album 5 - Génocide arménien : Le Collectif VAN a commémoré les 100 ans sur
les lieux du Crime - I
Album 5 - Génocide arménien : Le Collectif VAN a commémoré les 100 ans sur
les lieux du Crime - II
Album 5 - Génocide arménien : Le Collectif VAN a commémoré les 100 ans sur
les lieux du Crime - III
Album 5 - Génocide arménien : Le Collectif VAN a commémoré les 100 ans sur
les lieux du Crime - IV
Album 6 - Génocide arménien : Le Collectif VAN a commémoré les 100 ans sur
les lieux du Crime - I
Album 6 - Génocide arménien : Le Collectif VAN a commémoré les 100 ans sur
les lieux du Crime - II
Album 6 - Génocide arménien : Le Collectif VAN a commémoré les 100 ans sur
les lieux du Crime - III
Album 6 - Génocide arménien : Le Collectif VAN a commémoré les 100 ans sur
les lieux du Crime - IV
Album 6 - Génocide arménien : Le Collectif VAN a commémoré les 100 ans sur
les lieux du Crime - V
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=88673
Agenda - Lyon commémore le centenaire du génocide
arménien
Agenda - Lyon commémore le centenaire du génocide Arménien Collectif VAN - www.collectifvan.org - 2015, année de recueillement et
de mémoire du génocide des Arméniens qui a fait plus d’un million et
demi de victimes. 100 ans après cette tragédie, la Ville de Lyon se
souvient et se mobilise à travers ses institutions et ses partenaires,
pour offrir une déclinaison d’événements : colloques, expositions,
concerts… dans des lieux emblématiques de la ville : Place Bellecour,
Auditorium, Bibliothèque municipale, Fondation Bullukian, Institut
Lumière, Halle Tony Garnier, galeries d’art…
Lyon.fr
EXPOSITIONS
"Le cri du silence" Antoine Agoudjian. Galerie le Bleu du Ciel. Du 3 avril
au 13 juin.
Depuis près de 30 ans, le photographe Antoine Agoudjian, s’attache à faire vivre
la mémoire des Arméniens. Lui qui est né en France et appartient à la troisième
génération de la diaspora propose une vision qui associe une introspection
artistique à un témoignage vivant et pionnier sur la cause arménienne. Il est le
seul photographe à avoir exposé dans une galerie d’art en Turquie sur le thème
de la mémoire du peuple arménien.
*****
Conférence internationale : "Rôle du facteur religieux dans le processus
génocidaire".
Université Lyon II (grand amphithéâtre), le 20 Juin.
Sous la direction de Jean-Pierre Mahé et présidée par le Dr Yves Ternon,
historien spécialiste des crimes contre l’humanité. En partenariat avec le CCAF
MISSION 2015 et le conseil scientifique international.
*****
Du 24 mars au 20 juin, à Lyon
Mémoire et justice
Conférence
http://www.lyon.fr/actualite/solidarite/memoire-et-justice-lyon-commemore-lecentenaire-du-genocide-armenien.html
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=86575
Agenda - Musée d'Histoire de Marseille : 100 portraits de
l'exil, la quête d'identité des réfugiés arméniens
Agenda - Musée d'Histoire de Marseille : 100 portraits de l'exil, la quête
d'identité des réfugiés arméniens - Collectif VAN - www.collectifvan.org
– Intitulée "100 portraits de l'exil, la quête d'identité des réfugiés
arméniens", une exposition - coproduite par la Mairie de Marseille,
l'Association ARAM et le Musée d'Histoire de Marseille - se tiendra du 20
mars au 27 septembre 2015 au Musée d'Histoire de Marseille, dans le
cadre des commémorations autour du Centenaire du génocide des
Arméniens de 1915.
Intitulée "100 portraits de l'exil, la quête d'identité des réfugiés arméniens",
cette exposition est une coproduction Mairie de Marseille / Association ARAM /
Musée d'Histoire de Marseille réalisée dans le cadre des commémorations du
centenaire du génocide des Arméniens de 1915.
Elle se tiendra du 20 mars au 27 septembre 2015 au Musée d'Histoire de
Marseille.
Marseille a connu au début des années 1920 une arrivée massive de rescapés
arméniens. D'abord hébergés dans des camps de transit, ils vont peu à peu se
reconstruire et s'intégrer en s'appuyant sur une solidarité communautaire très
forte, au travers d'associations notamment.
L'exposition mettra en avant 100 portraits de survivants, photographiés à leur
arrivée à Marseille entre 1922 et 1926 et suivra le parcours spécifique de trois
d'entre eux, depuis l'arrachement à la terre natale jusqu'à l'obtention d'un
statut de résident étranger.
Conférence programmée dans le cadre des mardis de l’Histoire, rendez-vous
bimensuels à l’auditorium du musée d’Histoire de Marseille en partenariat avec
l'association ARAM dans le cadre de l'exposition « 100 portraits de l'exil, la
quête d'identité des réfugiés arméniens », du 19 mars au 27 septembre 2015.
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=86617
Agenda - Marseille /Trois rencontres débats sur le
génocide arménien à la librairie Prado Paradis
Agenda - Marseille /Trois rencontres débats sur le génocide arménien à
la librairie Prado Paradis - Collectif VAN - www.collectifvan.org - Tout
au long du mois de juin, la librairie Prado Paradis vous propose trois
rencontres débats avec des auteurs et éditeurs qui ont pris le parti
d'écrire sur le génocide arménien à travers la femme. Librairie PradoParadis, 19 Avenue de Mazargues, 13008 Marseille.
-------------------------Tout au long du mois de juin, la librairie Prado Paradis vous propose trois
rencontres débats avec des auteurs et éditeurs qui ont pris le parti d'écrire sur
le génocide arménien à travers la femme.
Prado Paradis Librairie
19 Avenue de Mazargues, 13008 Marseille
------------------------------------------Mardi 9 juin à 17h30
Prado Paradis Librairie invite Houri VARJABEDIAN, traductrice et responsable de
la collection Diasporales aux Editions Parenthèses, à tracer un parcours dans
son catalogue en nous éclairant sur des aspects variés de la culture
arménienne.
En présence de Houri VARJABEDIAN directrice de la collection, médiation par
Nathalie ESPERANDIEU.
-----------------------------------le mercredi 17 juin 2015 à 18:00
Sonate arménienne à Marseille
Rencontre avec Frank Perrussel et Llatie Amor Sarkissian pour leur
roman Sonate Arménienne paru aux éditions Arcadia, animée par
Nathalie Esperandieu.
Mémoires d'une Arménienne, de son enfance heureuse à Constantinople jusqu'à
sa fuite forcée par la Guerre Mondiale et le Génocide. Fresque historique mais
aussi intime, ce magnifique roman est le témoignage d'une histoire terrible mais
transmet en parallèle la force de vie de certains des survivants du massacre.
En parallèle de la vie d'Arax, on découvre la correspondance inventée de Llatie
AMOR SARKISSIAN à sa grand mère où elle questionne la mémoire de ses
origines arméniennes.
------------------------------------------Mercredi 24 juin à 18h
Martin MELKONIAN sera à la librairie pour nous présenter son roman
L'Arménienne sorti aux éditions Maurice Nadeau.
Par le récit nous est livré l'histoire de Victoria, une femme qui a traversé les
épreuves de la Grande Catastrophe et de l'exil. En s'approchant au plus près des
archives trouvées et par l'énergie de son écriture, Martin MELKONIAN raconte
l'histoire du territoire perdu, de l’origine enfouie, celui de l'Arménie intérieure.
Lire aussi:
Agenda - Parution du livre "Sonate Arménienne" aux éditions Arcadia
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=87041
https://www.facebook.com/events/1434955543476332/
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=89150
Agenda - Ile-de-France et Région Nord : Commémoration
du Centenaire du génocide arménien
Agenda - Ile-de-France et Région Nord : Commémoration du Centenaire
du génocide arménien - Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le
Collectif VAN vous propose le programme des événements
commémoratifs marquant le centième anniversaire du génocide
arménien qui auront lieu en Ile-de-France et Région Nord.
Commémoration du Centenaire du génocide en Ile-de-France et Région
Nord
Antony
Artistes arméniens : 9 juin 26 juin
Musique avec ensemble Navasart : 21 juin
Conservatoire d’Antony Chorale CFAA et Chorale Koghtan : 28
novembre, organisé par le Club Franco Arménien d’Antony et la mairie
*****
Issy les Moulineaux
Timbre spécifique de la Mairie
Exposition de sanguines sur le génocide, de Dir Vahaken - A partir de : mardi
21 avril 2015 13:00
Génocide arménien 100 ans de mémoire 100 ans de négation
Médiathèque centre-ville
33, rue du Gouverneur Général Eboué.
Entrée libre.
Exposition « Edgard Chahine : un regard arménien (22 avril 19 juin à l'Hotel
de Ville)
*****
Meudon
Spectacle à définir (Ballet EGAYAN ou troupe de danse Ararat) à l’espace
culturel Robert-Doisneau (automne 2015)
*****
Livry Gargan
Cycle de films et documentaires avec débats au cinéma Montand (de février
à mai)
Salon du livre arménien (28 et 29 novembre)
*****
TÉLÉCHARGER :
Commémoration du Centenaire du génocide arménien : Le programme
http://www.collectifvan.org/pdf/03-58-18-7-04-15.pdf
http://www.armenews.com/article.php3?id_article=108814
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=87056
Agenda - Le mois de juin à la Péniche Anako
Agenda - Le mois de juin à la Péniche Anako - Collectif VAN www.collectifvan.org – Le Collectif VAN vous présente le programme
des événements culturels qui auront lieu en juin 2015 à la Péniche
Anako, Paris, Bassin de la Vilette, Face au 61, quai de la Seine.
Péniche Anako
-----------------------------
Diaspo'arts "Walking in the Rain with Komitas"
Expo du 10 au 28 juin, pendant les spectacles et sur rendez-vous.
le mercredi 10 juin 2015 à 19 h 30
Vernissage de l'exposition
entrée libre
Avec les artistes:
Amalie GALSTYAN (peinture)
Sharis GARABEDIAN (photo)
Levon VARDANYAN (peinture)
Lisette DEKERMENDJIAN (peinture)
Dibasar APARTIAN (peinture)
Vatché DEMIRDJIAN (peinture)
Christine AGOPIAN (peinture)
Marc-Aram HAIRABEDIAN (peinture)
CYB (peinture)
Florent KOLANDJIAN+ Vatché D., (vidéo, 4mn)
Jean Claude DESRUELLE+ Vatché D. (vidéo, 4mn)
En savoir plus
----------------------------1915 – 2015 L’Europe et la « Question arménienne »
le dimanche 14 juin 2015 à 16 h 00
rencontre-débat
Avril 1915 : alors que la 1° Guerre Mondiale fait rage, les dirigeants de l’Empire
Ottoman déclenchent l’élimination programmée du peuple arménien. Epilogue
cataclysmique de la «question arménienne», cette action se traduira au bout de
deux ans par l’assassinat ou l’exode de plus d’un million et demi de personnes,
et la quasi disparition d’une culture pluri-millénaire.
Comment un tel projet a-t-il pu être conçu et mené à bien? Dans quel contexte
historique ? Pourquoi les grandes nations européennes ne l’ont-elles pas
empêché ? Quelles en ont été les suites, quels sont les dédoublements actuels
de cette « question arménienne » toujours vivante ?
A l’occasion du centenaire 1915-2015, nous vous proposons de venir écouter et
débattre, avec des intervenants spécialistes reconnus du sujet, sur la Péniche
Anako, le 14 juin prochain à 16:00 :
Kégham Kévonian, historien, président d’UIOTC (Union Internationale des
Organisations Terre et Culture)
Dickran Kouymdjian, historien, Université de Fresno, USA
Gaidz Minassian, journaliste, Le Monde
Vincent Duclert, historien, Inspection générale de l’Education Nationale (sous
réserve)
Modérateur : Jean-Baptiste Bouvier
En savoir plus
----------------------------Collectif Medz Bazar
le mardi 23 juin 2015 à 20 h 00
Concert
Des Balkans à l’Anatolie, du Caucase au Moyen-Orient, le collectif (ré)interprète
musiques traditionnelles et joue ses propres compositions originales !
En savoir plus
----------------------------Péniche Anako
Bassin de la Villette
face au 61, quai de la Seine
75019 PARIS
Métro Riquet, Stalingrad ou Jaurès
http://penicheanako.org/agenda/2015-06
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=88653
Agenda - Hôtel de Ville de Paris : Exposition Arménie
1915, centenaire du génocide
Agenda - Hôtel de Ville de Paris : Exposition Arménie 1915, centenaire
du génocide - Collectif VAN - www.collectifvan.org - Du 29 avril au 4
juillet 2015, l'Hôtel de Ville de Paris commémore le centenaire du
génocide qui a touché les Arméniens de l'Empire ottoman, avec une
exposition de plus de 350 photos et 150 objets qui font revivre ce
tournant historique, cette transition tragique vers un monde de
violence.
Paris.fr
Exposition
Arménie 1915, centenaire du génocide
Informations pratiques :
Date: Du 29 avril au 4 juillet 2015
Lieu : Hôtel de Ville - Salle Saint-Jean
Place de l'Hôtel de ville
75004 Paris 4
Ligne 1,11: Hôtel de Ville (137m)
Ligne 4: Cité (302m)
7 place de l’Hôtel de ville - 75004 Paris (94m)
3 rue Lobau - 75004 Paris (169m)
Horaires : 10h-19h lundi-samedi
Entrée libre
Organisée à l’occasion du centième anniversaire du génocide des Arméniens,
cette exposition présente un état de nos connaissances sur cet événement
marquant de l’histoire du XXe siècle, illustrant les violences de masse commises
contre les populations civiles et leurs conséquences.
LES VIOLENCES DE MASSE PERPÉTRÉES CONTRE LES ARMÉNIENS OTTOMANS
EN 1915-1916 PAR LE RÉGIME JEUNE-TURC ONT INAUGURÉ « LE SIÈCLE DES
GÉNOCIDES », LE XXE SIÈCLE, CELUI DES DEUX GUERRES MONDIALES ET DES
IDÉOLOGIES TOTALITAIRES.
Le génocide des Arméniens montre que le contexte de la Première Guerre
mondiale et l’émergence d’un régime totalitaire, celui des Jeunes-Turcs, ont
constitué les deux conditions dont le pouvoir avait besoin pour mettre en oeuvre
son programme génocidaire.
Cette exposition produite par la Ville de Paris, avec le prêt exceptionnel de 350
documents photos et de 150 pièces provenant du Musée-Institut du Génocide
Arménien et de la bibliothèque Nubar à Paris, vise à présenter au grand public
une synthèse des savoirs dont on dispose aujourd’hui sur ces violences
extrêmes et leurs conséquences.
Au tournant du XXe siècle, les Arméniens sont principalement concentrés dans
les six provinces orientales de l’Empire ottoman, leur terroir ancestral, ainsi qu’à
Constantinople et dans les principales villes d’Anatolie. C’est ce monde vivant
qui va subir des massacres dès 1895, puis en Cilicie en 1909, avant d’être
définitivement éradiqué en 1915.
De 1908 à 1918, l’Empire a été dirigé par le Comité Union et Progrès.
L’efficacité de son programme génocidaire a largement été déterminée par
l’association de l’État-parti avec les notables locaux, les cadres religieux et les
chefs tribaux.
Le génocide s’est opéré en plusieurs phases : l’élimination des conscrits ; l
’élimination des élites ; l’élimination des autres hommes adultes ; la déportation
des femmes et des enfants entre mai et septembre 1915 ; l’internement des
survivants dans des camps de concentration du désert syrien, fermés à
l’automne 1916.
À la fin de la guerre, des refuges pour femmes et des orphelinats dispersés au
Proche-Orient assurent la réhabilitation des rescapés qui constitueront la base
de la diaspora en formation dans les années 1920, trouvant en France, et
notamment à Paris, un de ses points d’ancrage.
Entre 1922 et 1927, 58 000 réfugiés débarquent à Marseille, transitent par des
camps de fortune, puis s’installent en ville ou remontent la vallée du Rhône. La
région parisienne capte une partie de ces réfugiés qui s’établissent dans la
petite couronne, à Alfortville, Issy-les-Moulineaux, Arnouville et, à Paris, dans
les quartiers de Belleville et de Cadet.
http://quefaire.paris.fr/fiche/107676_armenie_1915_centenaire_du_genocide
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=86796
Agenda - Issy : Exposition Edgar Chahine, Un regard
arménien
Agenda - Issy : Exposition Edgar Chahine, Un regard arménien Collectif VAN - www.collectifvan.org - Du mercredi 22 avril au vendredi
19 juin 2015, l'espace Boullée de l’Hôtel de Ville d'Issy-les-Moulineaux
présentera une exposition intitulée "Edgar Chahine : Un regard
arménien". Edgar Chahine (1874-1947), Arménien de Paris, fut le
peintre et le graveur des types humains, de la femme, de l’élégance
parisienne et des visages secrets de Venise. Une sélection de ses
œuvres sur papier replongera les visiteurs au cœur de la « Belle Époque
» aux multiples facettes.
Du mercredi 22 avril au vendredi 19 juin 2015
Edgar Chahine : Un regard arménien
Espace Boullée
Hôtel de Ville
62, rue du général Leclerc
92130 Issy-les-Moulineaux
Métro : Mairie d'Issy
PORTRAITS
Edgar Chahine :
Un regard arménien
Edgar Chahine (1874-1947), Arménien de Paris, fut le peintre et le graveur des
types humains, de la femme, de l’élégance parisienne et des visages secrets de
Venise. Une sélection de ses oeuvres sur papier nous replonge au coeur de la «
Belle Époque » aux multiples facettes.
EXPOSITION : du mercredi 22 avril au vendredi 19 juin, espace Boullée
de l’Hôtel de Ville
Il disait : « Je suis rebelle à la scène composée et artificielle… Je ne fais que le
portrait ». Arrivé à Paris à l’âge de vingt ans après une enfance à
Constantinople et des études d’art à Venise, Edgar Chahine devient rapidement
un graveur virtuose et connaît de son vivant un grand succès, relayé avec
enthousiasme par la critique. Naturalisé français en 1924, il entretient une
longue amitié avec Anatole France, l’intellectuel Archag Tchobanian et la
diaspora artistique arménienne.
L’exposition offre un parcours à travers son oeuvre gravé mais présente
également des dessins, pastels et peintures rarement montrés. « Élève de la rue
», Chahine se consacre aux visions d’un Paris en pleine transformation, où des
tombereaux charrient la terre sous le fouet des cochets et où des
saltimbanques, lutteurs et danseuses de corde égayent les fortifs. Sous sa
pointe, les contrastes de noir et de blanc, les effets de lumière rendent à
merveille le monde du théâtre, de la nuit parisienne, du caf’-conc’ et des
élégantes alanguies. De quelques traits, il croque des visages arméniens. Il fait
aussi le portrait de Venise et de ses habitants, grave et dessine des paysages de
Normandie ou du Croisic. Ces oeuvres sont pour lui l’occasion d’utiliser toutes
les ressources du papier ancien, souvent teinté, et des encrages sur la plaque.
L’exposition s’achève sur un hymne à la beauté féminine (souvent celle de sa
femme, Simone), saisie sur le vif, entrant dans son lit ou à sa toilette. La
couleur et la délicatesse du pastel et de la tempera dévoilent un aspect moins
connu de cet artiste, unanimement célébré comme graveur, qui se révèle aussi
un peintre sensible et accompli.
TÉLÉCHARGER :
CRI - L’annonce de l'expositionhttp://www.collectifvan.org/pdf/09-45-31-803-15.pdf
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=86407
Agenda - Sarcelles : Commémorations du centenaire
du génocide arménien et assyro-chaldéen
Agenda - Sarcelles : Commémorations du centenaire du génocide
arménien et assyro-chaldéen - Collectif VAN www.collectifvan.org - Cent ans ont passé et la ville de Sarcelles
s’apprête à commémorer à partir du 10 avril 2015 le premier
génocide du 20e siècle. Celui des Arméniens, des Assyrochaldéens, des deux millions de victimes exterminées en 1915 en
Turquie, par les autorités ottomanes. Le Collectif VAN vous
propose le programme des manifestations du centenaire du
génocide arménien et assyro-chaldéen qui auront lieu à Sarcelles
durant toute l'année 2015.
Sarcelles.fr
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Madame, Monsieur,
Cent ans ont passé et Sarcelles s’apprête à commémorer le premier
génocide du 20e siècle. Celui des Arméniens, des Assyro-chaldéens, des
deux millions de victimes exterminées en 1915.
Commémorer, c’est se souvenir du destin tragique de ces innocents
assassinés, de leur parcours, de leur courage.
Une série d’événements, dont vous trouverez le détail dans ces pages,
vise à faire vivre leur mémoire, en images, en paroles ou en musique.
Sarcelles a pu, grâce à la mobilisation du tissu associatif et des diasporas
respectives que je veux remercier, proposer une programmation riche et
mettant en avant, l’art et la créativité de ces populations millénaires d’Asie
mineure. C’est donc avec fierté que je vous invite à vous joindre à
l’ensemble de ces manifestations.
Commémorer, c’est aussi honorer la résistance des disparus, c’est offrir un
deuil digne aux familles de descendants. Dans ce sens — car je suis
convaincu que la mémoire est plus forte lorsqu’elle ne se divise pas — une
cérémonie unique aura lieu le 25 avril pour les Arméniens et les Assyrochaldéens, une première à Sarcelles.
Commémorer, c’est enfin refuser la fatalité. Fatalité d’une reconnaissance
du terme « génocide » qui tarde à être pleinement et totalement
assumée. Fatalité d’une Histoire qui recommence ; sur la même terre,
celle des premiers hommes de Mésopotamie ; contre les mêmes cibles, les
Chrétiens d’Orient, arméniens ou assyro-chaldéens ; avec la même
volonté d’exterminer et dans la même indifférence.
François Pupponi
Député du Val-d’Oise
Maire de Sarcelles
*****
1915-2015 : cultiver notre devoir de mémoire
Cette année 2015 commémore le centenaire du génocide arménien et
assyro-chaldéen perpétré en 1915 sur le territoire ottoman par les
autorités ottomanes.
Si les massacres de ces minorités avaient commencé bien avant 1915, ils
n’avaient pas alors le côté systématique, organisé et orchestré qu’ils
prennent à partir d’avril 1915.
Dès le 24 avril 1915 et l’élimination de six cents notables arméniens à
Constantinople sur ordre du gouvernement des jeunes Turcs, la volonté
d’exterminer les Chrétiens ne fait plus de doute. C’est le début du
génocide.
Une tragédie qui durera plus d’un an ; année où rien ne sera épargné aux
populations chrétiennes. Exil, déportation, exécutions, au total ce sont
presque deux millions de personnes (arméniennes, assyro-chaldéennes,
grecques pontiques) qui périront dans cette purification ethnique aux
seuls motifs de leurs origines et de leur religion.
Un bilan effroyable qui anéantit deux tiers des Chrétiens d’une terre où ils
vivaient depuis deux millénaires.
Le monde a alors les yeux rivés sur la Grande Guerre et rares sont les voix
qui s’élèvent pour condamner ce premier génocide du 20e siècle : c’est
dans l’indifférence générale que l’entreprise visant à l’homogénéisation
des peuples d’Asie mineure se met en place dans les déserts de
Mésopotamie.
Ce n’est que plus tard, grâce à l’effort toujours plus important des
descendants, que la vérité s’imposera partiellement. L’histoire et de
nombreux pays (dont la France) reconnaissent aujourd’hui la réalité du
génocide arménien mais l’extermination des Assyro-chaldéens reste
encore méconnue et la Turquie, héritière de l’Empire Ottoman, refuse
toujours d’assumer sa responsabilité.
Les commémorations du centenaire de cette « grande tragédie » doivent
servir à obtenir une reconnaissance pleine et entière des événements de
la part de tous les protagonistes. Elles doivent aussi mettre en lumière
une page de l’histoire souvent, injustement, occultée.
Sarcelles, terre d’asile des Arméniens exilés en 1915 puis des Assyrochaldéens dans les années 80, continue aujourd’hui d’accueillir des
Chrétiens d’Orient, chassés d’Irak ou de Syrie. Pour que l’histoire ne se
répète pas, les associations et la municipalité ont mis en place un
parcours fait de représentations théâtrales et cinématographiques, de
conférences, d’expositions pour commémorer les cent ans du génocide.
Ces événements ont pu voir le jour grâce à la documentation riche,
abondante et précise mise à disposition par les familles des victimes. C’est
grâce à elles que tout au long de l’année 2015, Sarcelles va cultiver son
devoir de mémoire.
Programme entier à découvrir ICI.
http://www.sarcelles.fr/media/media352762.pdf
http://www.sarcelles.fr/media/media352762.pdf
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=87049
Agenda - Strasbourg : L'exposition de Bruce Clarke
"Les Hommes Debout"
Agenda - Strasbourg : L'exposition de Bruce Clarke "Les Hommes
Debout" - Collectif VAN -www.collectifvan.org - La Médiathèque
André Malraux de Strasbourg présente une sélection des œuvres
originales du projet Les Hommes Debout, ainsi que d’autres
œuvres du plasticien Bruce Clarke du 17 avril au 16 juin 2015. Le
vernissage aura lieu le 17 avril 2015 à partir de 18h à la
Médiathèque Malraux (1 presqu’île André Malraux, 67000
Strasbourg).
Médiathèque-CUS
Exposition
"Les Hommes Debout" de Bruce Clarke
Localisation : Médiathèque Malraux
En partenariat avec Histoire & Anthropologie et le Laboratoire
Dynamiques Européennes (UMR 7367, CNRS-UDS)
Du 17/04/2015 au 13/06/2015
Salle d’exposition :
Médiathèque André Malraux
1 presqu’île André Malraux,
67000 Strasbourg
1994, Rwanda, un génocide se déroule dans l’indifférence générale.
Entre avril et juillet plus d’un million de personnes seront exterminées
parce que leur carte d’identité ou leur faciès les désignaient comme «
Tutsi ».
2014, 20 ans plus tard, le plasticien Bruce Clarke et le Collectif pour les
Hommes debout rendent hommage à ce million de fois une personne en
donnant corps à ces hommes, ces femmes, ces enfants, debout. Ces
silhouettes tendent à redonner une présence aux disparus, à restaurer
leur individualité, à leur rendre leur dignité.
Afin de ne pas devenir amnésique Les Hommes debout sont installés et
projetés sur les lieux des massacres au Rwanda en partenariat avec les
associations de rescapés et la Commission Nationale de Lutte Contre le
Génocide (CNLG), mais aussi dans plusieurs villes de par le monde (Kigali,
Paris, Lille, Ivry, Lausanne, Luxembourg, Limoges, Genève, Bègles, Liège,
Bruxelles, Strasbourg, Ouidah …).
La Médiathèque André Malraux s’associe à la démarche dans cette
tentative de réparation symbolique envers les morts à l’usage des vivants.
Elle présente une sélection des œuvres originales du projet Les Hommes
Debout, ainsi que d’autres œuvres du plasticien Bruce Clarke.
Plus d’info : www.uprightmen.org
https://www.mediathequescus.fr/AgendaCulturel/portal/Event.aspx?INSTANCE=EXPLOITATION&ID=
4944
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=87431
Agenda - Projections du film de Laurence PetitJouvet "La ligne de couleur"
Agenda - L’Arménie pays à l’honneur du Midem 2015 - Collectif
VAN -www.collectifvan.org - C'est un film mosaïque constitué de «
lettres filmées » mises en cinéma. Onze personnes, hommes et
femmes, citoyens français de culture française, perçues comme
étant arabes, noires ou asiatiques, s’aventurent dans un récit
personnel et singulier. Elles évoquent la complexité de cette
expérience intime et sociale : vivre dans la France d’aujourd’hui
avec cette différence qui les distingue; croiser régulièrement des
regards qui les réduisent à leur « couleur » et aux préjugés qui lui
sont liés. Le Collectif VAN publie ici le programme des séances
spéciales en présence de la réalisatrice.
La ligne de couleur
Un film de Laurence Petit-Jouvet – Une coproduction Avril / Arcadi
Île-de-France
SYNOPSIS
Vivre en France lorsqu’on est perçu comme arabe, noir ou asiatique. Des
hommes et des femmes, français de culture française, parlent chacun
dans une « lettre filmée » de leur expérience singulière, intime et sociale,
d’être regardés comme non-blancs et d’avoir à penser à leur « couleur ».
https://vimeo.com/128883916
Conçu en écho au film documentaire CORRESPONDANCES, LA LIGNE DE
COULEUR est à nouveau un film mosaïque constitué de « lettres filmées »
mises en cinéma.
Onze personnes, hommes et femmes, citoyens français de culture
française, perçues comme étant arabes, noires ou asiatiques, s’aventurent
dans un récit personnel et singulier. A travers une « lettre filmée »
adressée à une personne de leur choix, réelle ou imaginaire, elles
évoquent la complexité de cette expérience intime et sociale : vivre dans
la France d’aujourd’hui avec cette différence qui les distingue; croiser
régulièrement des regards qui les réduisent à leur « couleur » et aux
préjugés qui lui sont liés. Elles ne sont pas victimes, ni accusatrices, ni
revendicatives, elles prennent juste le risque pour elles-mêmes d’abord,
de libérer cette parole que l’on n’entend jamais, jamais comme cela.
LA LIGNE DE COULEUR aborde de façon inédite ces questions brûlantes
qui brassent la France (la diversité, la discrimination raciale, le racisme…)
en emmenant le spectateur toujours là où il ne s’attend pas. Il permet la
rencontre avec des êtres et fait voler en éclat aussi bien les stéréotypes
que les « Eux et Nous ».
Les scandales autour des attaques racistes contre Christiane Taubira,
Najat Vallaud-Belkacem et Jean-Vincent Placé; les parallèles tracés en
France après le drame de Ferguson; les tensions exacerbées par les
récents attentats et les bruits de bottes… constituent son hors-champ.
C’est enfin un film de cinéma qui, pour chaque « lettre filmée », invente
des situations et ose des partis-pris d’écriture, en image, en son et en
musique pour révéler par delà les mots.
*******
Programme des séances spéciales en présence de la réalisatrice
Lundi 8 juin à 20h : BREST/STUDIOS.
Mardi 9 juin à 20h : LAVAL/CINEVILLE soirée organisée avec La Ligue de
l’Enseignement et le collectif des associations « Unissons nos différences
».
Mercredi 10 juin à 20h: NANTES/CONCORDE, soirée organisée en
partenariat avec la LDH (Ligue des Droits de l’Homme) et le MRAP
(Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples).
Jeudi 11 juin à 20h : ANGERS/400 COUPS.
Vendredi 12 juin à 20h : CHATEAUBRIANT/CINE-ATLANTIC .
Dimanche 14 juin à 19 h: MARSEILLE/GYPTIS.
Mercredi 17 juin à 20 h : A L’ESPACE SAINT-MICHEL PARIS 5,
PREMIERE suivie d’une rencontre avec Dominique Sopo Président de SOS
Racisme.
Jeudi 18 juin à 20h : A L’ESPACE SAINT-MICHEL PARIS 5, soirée en
partenariat avec l’AFIP, projection suivie d’une rencontre avec Carole Da
Silva Présidente et fondatrice de l’AFIP (Association pour Favoriser
l’Intégration Professionnelle des jeunes diplômés issus de la diversité).
Débat autour du film et de la problématique du « plafond de verre ».
Vendredi 19 juin à 20 h: A L’ESPACE SAINT-MICHEL PARIS 5, projection
suivie d’une rencontre avec Maxime Cervulle, auteur de « Dans le blanc
des yeux, diversité, racisme et médias ». Débat autour du film et autour
du concept de « blanchité ».
Samedi 20 juin à 20h: A L’ESPACE SAINT-MICHEL PARIS 5, projection
suivie d’une rencontre avec Mano Siri, Présidente de la Commission
Culture de la LICRA.
Dimanche 21 juin: fête de la musique (pas d’invité)
Lundi 22 juin à 20h : COMPIEGNE/MAJESTIC soirée organisée avec La
ligue des Droits de l’Homme.
Mardi 23 juin à 18:30 sur invitation : GRAND AUDITORIUM de l’HÔTEL
DE VILLE de PARIS projection suivie d’une rencontre avec Lilian Thuram
Président de La Fondation Education contre le racisme, le Professeur Marie
Rose Moro Pédopsychiatre chef de service de La Maison Solenn, Maison
des Adolescents de Cochin, Hélène Bidard Adjointe à la Maire de Paris
chargée de la Lutte contre les Discriminations et les Droits de l’Homme,
Sylvain Bourmeau producteur de l’émission « La suite dans les idées » sur
France Culture, et Laurence Petit-Jouvet. Les discussions autour du film
mettront plus particulièrement l’accent sur la question de l’assignation
raciale chez les enfants (enfants non-blancs, enfants de migrants, enfants
de couples mixtes, enfants adoptés dans le cadre de l’adoption
internationale…)
Mercredi 24 juin: (pas d’invité)
Jeudi 25 juin à 20 h : A L’ESPACE SAINT-MICHEL PARIS 5, projection
suivie d’une rencontre avec Louis-Georges Tin Président du CRAN (Le
Conseil Représentatif des Associations Noires).
Vendredi 26 juin à 20h: A L’ESPACE SAINT-MICHEL PARIS 5, projection
suivie d’une rencontre avec la psychanalyste Nadine Gabin et l’auteurecompositrice et interprète Bams. Deux femmes de la parole, présentes
dans des films passés de Laurence petit-Jouvet.
Samedi 27 juin à 20h: A L’ESPACE SAINT-MICHEL PARIS 5, projection
suivie d’une rencontre avec Yumi Fujimori comédienne et coauteur de La
Ligne de couleur, et Alain Foix romancier et essayiste, dramaturge,
metteur en scène et biographe de Toussaint Louverture, Martin Luther
King et Che Guevara. Débat autour du film et de la problématique «
diversité et représentation sur les scènes de cinéma, de théâtre… ».
Dimanche 28 juin à 16:30/17h (horaire à préciser): A L’ESPACE
SAINT-MICHEL PARIS 5, séance en partenariat avec le collectif « Stop le
contrôle au faciès ».
Lundi 29 juin à 20h : A L’ESPACE SAINT-MICHEL PARIS 5, projection
suivie d’une rencontre avec Didier Fassin, auteur de « Les nouvelles
frontières de la société française».
Mardi 30 juin à 20h : A L’ESPACE SAINT-MICHEL PARIS 5, projection
suivie d’une rencontre avec Mohamed Mechmache porte-parole du collectif
ACLEFEU (né au lendemain des morts de Zyed et Bouna à Clichy-sousBois), Medy Bigaderne élu de Clichy-sous-bois et coauteur de La Ligne de
couleur.
Mercredi 1 er juillet à 20h: A L’ESPACE SAINT-MICHEL PARIS 5,
projection suivie d’une rencontre avec Nadia Doghramadjian, VicePrésidente de La Ligue des Droits de l’Homme et Co-déléguée du groupe
de travail contre les discriminations à la LDH.
Jeudi 2 juillet à 20h: A L’ESPACE SAINT-MICHEL PARIS 5, projection
suivie d’une rencontre avec Huong Tan Président de Radio Mandarin
Europe et cofondateur du Conseil National des Asiatiques de France,
RuiWang Président et fondateur de l’Association des Jeunes Chinois de
France.
Samedi 4 juillet à 20 h: A L’ESPACE SAINT-MICHEL PARIS 5, projection
suivie d’une rencontre avec Ali Soumaré élu à la Région Ile-de-France,
Medy Bigaderne élu de Clichy-sous-bois et coauteur de La Ligne de
couleur. Débat autour du film et de la problématique « diversité et
représentation politique ».
Lundi 6 juillet: LA ROCHE-SUR-YON/ LE CONCORDE.
http://lalignedecouleur.com/
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=89083
Agenda - Marseille : Commémoration des 100 ans du
génocide Arménien
Agenda - Marseille : Commémoration des 100 ans du génocide
Arménien - Collectif VAN - www.collectifvan.org - L'année 2015
correspond à un triste anniversaire. C'est celui du génocide
arménien qui s'est déroulé il y a 100 ans. Afin de commémorer la
mémoire des victimes, plusieurs manifestations seront prévues à
Marseille.
Frequence-Sud
Du 13/03/2015 au 08/10/2015 - Marseille - Château de la Buzine
Parce qu'il est de notre devoir de ne pas faire oublier l'Histoire. Parce qu'il
faut parler des drames de cette Histoire, pour que l'horreur ne se
reproduise pas, une série de manifestations commémoratives seront
prévues à Marseille du 13 mars au 8 octobre.
Ces événements honoreront la mémoire de ceux morts pendant le
génocide arménien. Ce crime contre l'humanité s'est passé il y a 100 ans,
et l'année 2015 correspond à son triste anniversaire.
Yeraz : Songes poétiques
Dans le cadre de la commémoration des cent ans du génocide arménien,
ce spectacle sera donné au Château de la Buzine le 13 mars.
L'Everest pour la Mémoire
L'Everest pour la Mémoire, un ciné/conférence, pour commémorer les 100
ans du génocide arménien. A voir au Château de la Buzine le 19 mars.
1915 : Le Golgotha des Femmes Arméniennes
1915 : Le Golgotha des Femmes Arméniennes, une exposition à découvrir
au Château de la Buzine du 31 mars au 12 avril.
Mes Ararats
Témoin du passé, les Ararat(s) ont été contemplés par Jean Kéhayan. Une
exposition à voir du 14 au 26 avril au Château de la Buzine.
Samedi 13 Juin à 10h30 - Inauguration de la sculpture "Le
Khatchkar du Centenaire"
A la mairie de Marseille du 4e &5e.
Samedi 20 Juin à 20h30 - Parc de la Mirabelle
Le Cinéma Arménien est mis à l’honneur par l'association Marseille-Ararat,
dont l'objectif est de promouvoir et entremêler les cultures marseillaises
et arméniennes. Une séance de cinéma en plein air est ainsi proposée au
Parc de la Mirabelle avec la projection du Film sur la vie de Garegin Njdeh.
http://www.frequence-sud.fr/art-32840commemoration_des_100_ans_du_genocide_armenien_marseille.html
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=86492
Agenda - Paris/Exposition au Mémorial de la Shoah «
Le génocide des Arméniens en 1915»
Agenda - Du 3 avril 2015 au 30 septembre : Paris/Exposition au
Mémorial de la Shoah « Le génocide des Arméniens en 1915» Collectif VAN - www.collectifvan.org - À l’occasion du Centième
anniversaire du génocide des Arméniens, le Mémorial de la Shoah
a décidé de dédier une exposition à ces événements qui
préfigurent les meurtres de masse qui se sont produits au cours
du XXe siècle, en mettant également en exergue le déni dont il
continue à faire l’objet.
Mémorial de la Shoah
Le génocide des Arméniens en 1915
stigmatiser, exclure, détruire
Du vendredi 3 avril 2015
au mercredi 30 septembre 2015
Exposition DOSSIER
Durant la Première Guerre mondiale, le comité Union et Progrès, partiÉtat au nationalisme exclusif gouvernant l’Empire ottoman, a mis en
oeuvre la destruction systématique de ses sujets arméniens et syriaques,
rompant ainsi avec la tradition impériale multiethnique.
Le contexte de guerre a constitué la condition nécessaire, propice à ces
violences de masse planifiées qui ont été menées en deux étapes :
massacres des hommes adultes et des conscrits d’avril à octobre 1915,
puis déportation des femmes et des enfants ; élimination progressive des
déportés dans les camps de concentration établis dans le désert syrien et
en Mésopotamie. Interdits de retour par la république kémaliste, les
rescapés et leurs descendants forment aujourd’hui une diaspora mondiale.
À l’occasion du Centième anniversaire du génocide des Arméniens, le
Mémorial de la Shoah a décidé de dédier une exposition à ces événements
qui préfigurent les meurtres de masse qui se sont produits au cours du
XXe siècle, en mettant également en exergue le déni dont il continue à
faire l’objet.
Entrée libre niveau Crypte et entresol
Comissariat
Claire Mouradian, directrice de recherche, CNRS, Raymond Kévorkian,
directeur émérite de recherche, Institut français de géopolitique,
université Paris 8, et Yves Ternon, docteur en histoire à l’université Paris
4.
Coordination
Caroline François, assistée de Marlène Ayala, Mémorial de la Shoah
Recherches et documentation
Lior Lalieu-Smadja, Ariel Sion, Karen Taieb, et le centre de documentation
du Mémorial de la Shoah
L’exposition bénéficie du soutien de la Direction de la mémoire, du
patrimoine et des archives (DMPA) du ministère de la Défense, du Service
historique de la Défense, du Musée de la Légion étrangère, de l'Office
national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG), de
l’Union des engagés volontaires, anciens combattants juifs 1939-1945,
leurs enfants et amis (UEVACJ-EA), et des Archives nationales.
Adresse :
17 Rue Geoffroy l'Asnier,
75004 Paris, France
http://www.memorialdelashoah.org/index.php/fr/calendrier-desevenements/expositions/event/250-le-genocide-des-armeniens-en-1915
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=86406
Agenda - Belgique : Calendrier des événements de
mai 2015
Agenda - Belgique : Calendrier des événements de mai 2015 Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le Collectif VAN vous
présente le calendrier des événements du mois de mai 2015 qui
auront lieu en Belgique à l’occasion du centenaire du génocide des
Arméniens.
Du 24 avril au 24 septembre 2015
EXPOSITION
Marie Zolamian - Ne pas confondre la réalité des images
Ancien Hôtel de Ville de Chênée 1, Place Joseph Willem 4032 Liège
Lire plus
Installation sonore et peintures intégrées
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=88264
Agenda - Paris/13 juin : Salon de l’emploi en
Arménie & Imagine Armenia Forum
Agenda - Paris/13 juin : Salon de l’emploi en Arménie & Imagine
Armenia Forum -www.collectifvan.org - Organisé par l’Agence
allemande de coopération internationale (GIZ), RepatArmenia
Foundation (Erevan) et l’Agence publique pour l’emploi (Erevan),
l’événement vise à renforcer les liens de la diaspora arménienne
de France avec l’Arménie, à parler de diverses opportunités de
bénévolat et d’emploi en Arménie, à mettre en contact les
employeurs d’Arménie et les Arméniens de France, et à
promouvoir l’éventuel retour (permanent, temporaire ou virtuel)
des personnes qualifiées de la diaspora arménienne. Le salon aura
lieu le 13 juin 2015 (11:00-15:00) à la Salle Nourhan Fringhian
(15 rue Jean Goujon, 75008 Paris).
Salon de l’emploi en Arménie & Imagine Armenia Forum
13 juin 2015, 11:00-15:00
Lieu : Salle Nourhan Fringhian
Adresse : 15 rue Jean Goujon 75008 Paris
Organisé par l’Agence allemande de coopération internationale
(GIZ), RepatArmenia Foundation (Erevan) et l’Agence publique
pour l’emploi (Erevan)
L’événement vise à renforcer les liens de la diaspora arménienne de
France avec l’Arménie, à parler de diverses opportunités de bénévolat et
d’emploi en Arménie, à mettre en contact les employeurs d’Arménie et les
Arméniens de France, et à promouvoir l’éventuel retour (permanent,
temporaire ou virtuel) des personnes qualifiées de la diaspora
arménienne.
L’événement comprendra 3 parties :
Imagine Armenia Forum parlera par la voix même des rapatriés de leurs
expériences et vécus ;
Salon de l’emploi réunira plus de dix entreprises basées en Arménie,
représentées par le top-management ou les RH, qui présenteront une
trentaine d’offres d’emploi;
Questions&Réponses permettra aux personnes intéressées de
communiquer directement avec les entreprises, les rapatriés et les
organisateurs.
En octobre 2014, un salon de l’emploi a eu lieu à Francfort-sur-le-Main,
réunissant plus de 80 participants locaux, 10 employeurs venant
d’Arménie avec plus de 30 offres d’emploi.
Les forums Imagine Armenia, organisés par RepatArmenia Foundation, ont
déjà eu lieu dans New York, Los Angeles, San Francisco, London, Téhéran,
Beyrouth, Moscou, Saint-Pétersbourg, Buenos Aires, Tbilissi.
Onze employeurs des secteurs IT, Toursime, Banque&Finance,
Telecom, Viticulture, Consulting ont déjà confirmé leur
participation :
IU Networks
KPMG Armenia
Ameriabank
International Center for Agribusiness Research and Education (ICARE)
"MAP"
Aniland –Ar LLC
K-Telecom CJSC (VivaCell-MTS)
Armenia Wine Factory
Ucom
Damaris AM
RVM Consult
Le Salon et Imagine Armenia Forum auront lieu le 13 juin 2015, entre 11h
et 15h à la Salle Nourhan Fringhian, à l’Eglise apostolique arménienne
Jean-Baptiste, 15 rue Jean Goujon, 75008 Paris.
Pour plus de renseignements, veuillez nous contacter par mail :
[email protected]
ou visitez notre page FB : Salon de l’emploi en Arménie & Imagine
Armenia Forum
https://www.facebook.com/events/879547195438580/
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=88944
Agenda - Paris/14 juin : Projection du film "Le jour
ou Dieu est parti en voyage"
Agenda - Paris/14 juin : Projection du film "Le jour ou Dieu est
parti en voyage" - www.collectifvan.org- Le Collectif VAN annonce
ici la projection du film "Le jour où Dieu est parti en voyage" de
Philippe Van Leeuw qui aura lieu le dimanche 14 juin 2015 à
16h30 au Mémorial de la Shoah (17, rue Geoffroy-l’Asnier, 75004
Paris). Ce film raconte le parcours d'une jeune femme Tutsi
pendant le génocide rwandais de 1994.
Mémorial de la Shoah
PROJECTION
"Le jour où Dieu est parti en voyage" de Philippe Van Leeuw
dimanche 14 juin à 16:30
Dans le cadre des Commémorations du Génocide des Tutsis du Rwanda
Intervenants :
Philippe Van Leeuw, réalisateur et Ruth Nirere Shanel, actrice principale
du film.
Lieu :
Auditorium du Mémorial de la Shoah
17 rue Geoffroy l’Asnier
75004 Paris
Entrée gratuite
Résumé :
Avril 1994, Rwanda. Aux premiers jours du génocide, les occidentaux
fuient le pays. Avant d’être évacuée, une famille belge cache la jeune
nourrice des enfants, Jacqueline, dans le faux plafond de leur maison.
Malgré la terreur, Jacqueline sort de sa cachette pour rejoindre ses
enfants restés seuls. La jeune mère découvre leurs corps sans vie parmi
les cadavres. Chassée de son village, traquée comme une bête, elle se
réfugie dans la forêt.
Bande-annonce :
https://www.youtube.com/watch?v=Sf_9yNj71kY
http://billetterie.memorialdelashoah.org/fiche_conference.asp?cfid=11E1A
62A&uid=150502044314209743679
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=88265
Agenda - Paris/14 juin : projection de trois films sur
le génocide des Tutsi
Agenda - Paris/14 juin : projection de trois films sur le génocide
des Tutsi - Collectif VAN - www.collectifvan.org - Dans le cadre de
la 21ème commémoration du génocide des Tutsi au Rwanda,
Ibuka France et le Mémorial de la Shoah invitent à la projection de
trois films le 14 juin 2015 à partir de 11h30 au Mémorial de la
Shoah.
Publié le 5 juin
Dimanche le 14 juin au Mémorial de la Shoah : Projection de trois
films en présence de leurs réalisateurs:
à 11h30: "Mémoires partagées", d'Ygal Egry, travail de mémoire au
Rwanda (France, documentaire, 66 mn, Passeurs de mémoires, 2014)
Thierry Sebaganwa est un survivant du génocide des Tutsi de 1994, il est
le seul rescapé de sa famille. En 2005, il crée dans sa maison à Butaré
dans le sud du Rwanda, un petit musée sur la Shoah qu’il nomme «
Shalom House».
À Kigali, le Dr Naasson Munyandamutsa est psychiatre spécialisé dans les
questions liées aux traumatismes des victimes de génocide.
En présence du réalisateur, de Thierry Sebaganwa, témoin (sous réserve)
et Fabrice Teicher, président de l’association Passeurs de Mémoires.
à 14h30 : "Les dames de la colline", un film de Chloé-Henry Biabaud
sur la reconstruction des rescapés (France, documentaire, 52 mn, Talweg
Production, 2014)
Aujourd'hui les rescapées de Rutonde vivent toujours sur leur colline, à
l’est du Rwanda. Uniques survivantes de leur famille, bafouées jusqu'au
plus profond de leur intimité,les jeunes filles sont devenues des femmes,
et les mères des grands-mères. Accompagnées par une psychothérapeute
franco-rwandaise, elles ont laissé la vie regagner peu à peu leur quotidien.
En présence de la réalisatrice et de la coauteure Amélie MutarabayireSchafer, psychothérapeute, association Subiruseke-Retrouve le sourire.
à 16h30 : "Le jour où Dieu est parti en voyage" de Philippe Van
Leeuw (France, Belgique, fiction, 94 mn, Artémis Productions, 2009)
Aux premiers jours du génocide, les occidentaux fuient le pays. Avant
d’être évacuée, une famille belge cache la jeune nourrice des enfants,
Jacqueline, dans le faux plafond de leur maison. Malgré la terreur,
Jacqueline sort de sa cachette pour rejoindre ses enfants restés seuls. La
jeune mère découvre leurs corps sans vie parmi les cadavres. Chassée de
son village, traquée comme une bête, elle se réfugie dans la forêt. En
présence du réalisateur et de Ruth Nirere Shanel, actrice principale du film
Mémorial de la Shoah
17 rue Geoffroy l’Asnier, 75004 Paris: M° Saint Paul ou Pont-Marie.
TÉLÉCHARGER :
Le Programme
http://www.collectifvan.org/pdf/07-22-22-5-06-15.pdf
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=89120
Agenda - Genève/ Exposition : « Srebrenica-un
génocide au cœur de l’Europe »
Agenda - Genève/ Exposition : « Srebrenica-un génocide au cœur
de l’Europe » - Collectif VAN -www.collectifvan.org - Dans le cadre
des commémoration des 20 ans du génocide de Srebrenica,
l’exposition « Srebrenica-un génocide au cœur de l’Europe » du
photographe Tarik Samarah sera présentée à Genève du 12 juin au
15 juillet. Le vernissage, le 12 juin à 18 heures, en présence du
maire de Srebrenica.
BH Info
Commémoration | 20 ans du génocide de Srebrenica
DU 12 JUIN AU 15 JUILLET | GENÈVE
Dans le cadre des commémoration des 20 ans du génocide de
Srebrenica, l’exposition « Srebrenica-un génocide au cœur de
l’Europe » du photographe Tarik Samarah sera présentée à Genève du
12 juin au 15 juillet. Le vernissage, le 12 juin à 18 heures, en
présence du maire de Srebrenica.
La série des photographies de Tarik Samarah sur Srebrenica offre un
aperçu des fragments du traumatisme de Srebrenica, qui demeure encore
non résolu. Ce qui s’y est passé est tellement horrible, tellement
monstrueux que toute description des événements échoue à restituer leur
essence et élimine leur horreur. Ces photographies représentent la vue du
paysage désolé de la réalité de Srebrenica, en éliminant un médiateur
entre l’observateur et l’observé. La technique en noir et blanc exprime la
limite entre la vie et la mort, la réduction des couleurs conduit dans le
monde du gris dans lequel toutes les normes de l’humanité cessent
d’exister ; les normes morales parmi les premières. Cet aperçu de la
liminalité est fragmentaire et ne permet pas la création d’une narration
unique et harmonieuse. Les extraits de l’existence quotidienne des
survivants, les paysages des crimes, les scènes montrant des découvertes
de fosses communes représentent seulement une petite partie du contenu
des photographies. Les photographies des champs de morts de Srebrenica
ne produisent pas un observateur passif -un consommateur de l’histoire ;
au contraire, elles produisent un témoin. L’anticipation du traumatisme est
possible aussi parce que les photographies montrent les conséquences des
événements traumatiques et non pas les événements eux-mêmes.
L’absolue connaissance des horreurs est inconcevable, car elle impliquerait
de dépasser les limites de tout ce qui est conçu par l’esprit humain ; le
chemin vers la compréhension du traumatisme implique la collection des
morceaux éparpillés de la réalité.
Les photographies de Tarik Samarah ont été exposées dans de nombreux
musées et galeries d’art de renommée à travers le monde notamment au
Musée de l’Holocauste à Washington, au siège de l’ONU à New York, au
Cape, au Parlement néerlandais à la Haye, à la galerie Du Jour à Paris et
dans de nombreuses autres villes. Aujourd’hui ces photos forment une
exposition permanente dans la Galerie 11/07/95 à Sarajevo.
Programme
- Lundi 15 juin 2015 à 18 heures, Théâtre Saint-Gervais Genève
Adresse :
Rue du Temple 5, 1201 Genève, Suisse
Projection de « Statement 710399 » un documentaire de Refik Hodžić
(activiste pour les droits de l’homme et réalisateur, NYC), suivie d’une
rencontre avec le réalisateur et Čamil Duraković (Maire de Srebrenica)
Projection de« Belvedere » un film de Ahmed Imamović, suivie d’un
échange avec Sandra Orlović (directrice du Fonds pour le droit
humanitaire, Belgrade) et Muhizin Omerović (militant pour le retour des
réfugiés à Srebrenica, Srebrenica),
- Samedi 11 juillet 2015, monument public nomade « Što Te Nema
? » (http://stotenema.org/) de l’artiste Aida Šehović, Place de
Saint-Gervais, du matin au soir
Adresse :
Place de Saint-Gervais,
Genève, Suisse
Le titre « Što Te Nema ?, « Pourquoi n’es-tu plus là ? » est emprunté à
une vieille chanson de Bosnie sur le thème du désir et de l’attente de
l’être cher. Le monument se compose de milliers de petites tasses à café
en porcelaine appelées »fildžani« , collectées et données régulièrement
par les familles bosniaques dans le monde entier. Leur nombre augmente
chaque année et correspond plus ou moins au nombre de corps qui ont
été retrouvés, identifiés et enterrés à ce jour. Le public est invité à
participer à la construction du mémorial en plaçant les tasses à café par
terre et en les remplissant de café bosnien. Personne ne boit le café ainsi
versé, ce geste symbolique de servir du café à celui qui n’est plus
commémorant l’absence. L’implication et la participation à ce rituel
partagé permettent la re-création, la ré-interprétation constante et la reproduction de la mémoire personnelle et collective du génocide de
Srebrenica. « Što Te Nema ? » a été réalisée chaque année, depuis 2005,
le 11 juillet, avec l’aide de bénévoles locaux, groupes et organisations
dans les endroits suivants :
-
Yonge -Dundas Square, Toronto, Canada.
Washington Sq . Park, New York, Etats-Unis
La place Taksim , Istanbul, Turquie
Église St., Burlington, Vermont, États-Unis
Norrmalmstorg , Stockholm, Suède
Het Plein , La Haye, Pays-Bas
Trg žrtava genocida Srebrenice , Tuzla, en Bosnie -Herzégovine
Le siège des Nations Unies, New York, Etats-Unis
Baščaršija Square, Sarajevo, Bosnia and Herzegovina
http://www.bhinfo.fr/commemoration-20-ans-du-genocide,4678.html
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=88449
Agenda - Paris/21 juin : Concert du groupe "Papiers
d’Arménies"
Agenda - Paris/21 juin : Concert du groupe "Papiers d’Arménies" www.collectifvan.org - À l’occasion de la Fête de la Musique, le
Mémorial de la Shoah invite le public à plusieurs concerts mêlant
chanteurs et musiciens, professionnels comme amateurs. Au
programme des chants populaires et des extraits de comédies
musicales américaines. Le concert du groupe "Papiers d’Arménies"
aura lieu le 21 juin 2015 à 18h00 sur le Parvis du Mémorial de la
Shoah (17 rue Geoffroy l’Asnier 75004 Paris).
Mémorial de la Shoah
Fête de la musique 2015
Dimanche 21 juin 2015 à 18h00
À l’occasion de la Fête de la Musique, le Mémorial de la Shoah invite le
public à plusieurs concerts mêlant chanteurs et musiciens, professionnels
comme amateurs.
Au programme des chants populaires et des extraits de comédies
musicales américaines.
La chorale de l’atelier « Mai en chantant », sous la direction
artistique de Rosy Farhat Morali, Yat (Yiddish Atmospheric Touch, duo
fondé en 2008), avec Bruno Girard (cofondateur du groupe de musique
tsigane Bratsch avec Dan Gharibian) violon et chant, et Denis Cuniot,
piano.
Papiers d’Arménie, avec Gérard Carcian, kamantcha, Levon Minassian,
doudouk, Macha Gharibian, voix, Dan Gharibian, guitare, voix et bouzouki,
et Aret Derderyan, accordéon.
Pour plus d'infos veuillez visiter
: https://www.facebook.com/events/800569603345315/
http://www.memorialdelashoah.org/index.php/fr/programme-desactivites/evenements/fete-de-la-musique
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=88451
Agenda - Exposition/Suisse-Arménie : La collection
Kalfayan, sur le chemin de la mémoire
Agenda - Exposition/Suisse-Arménie : La collection Kalfayan, sur
le chemin de la mémoire - Collectif VAN -www.collectifvan.org C’est à travers une exposition d’objets d’art et d’artisanat datant
du XIVe au XIXe siècle issus de la Collection Kalfayan que le
Musée des Suisses dans le Monde souhaite faire découvrir aux
Suisses et aux Genevois les liens qui unissent leur pays aux
Arméniens, de leur révéler l’expression artistique et religieuse de
ceux-ci autant que leur vigoureuse activité commerciale, et de leur
faire comprendre l’histoire complexe et parfois difficile d’un pays
« européen » au cœur de l’Orient. L'exposition est ouverte du 17
avril au 20 septembre 2015 au Musée des Suisses dans le monde.
Suisse-Arménie. La collection Kalfayan, sur le chemin de la
mémoire
Exposition du 17 avril au 20 septembre 2015
C’est à travers une exposition d’objets d’art et d’artisanat datant du XIVe
au XIXe siècle issus de la Collection Kalfayan que le Musée des Suisses
dans le Monde souhaite faire découvrir aux Suisses et aux Genevois les
liens qui unissent leur pays aux Arméniens, de leur révéler l’expression
artistique et religieuse de ceux-ci autant que leur vigoureuse activité
commerciale, et de leur faire comprendre l’histoire complexe et parfois
difficile d’un pays « européen » au cœur de l’Orient.
À la différence de la Suisse, l’Arménie est au centre d’une rencontre entre
différents peuples, religions et cultures. Entre Islam et Chrétienté, entre
monde grec, byzantin, perse, arabe, turque et slave, entre Europe et Asie.
Tout au long de son histoire, l’Arménie connut grandeur et désastre,
s’accommodant parfois de son occupant ou subissant des persécutions.
Mais cette diversité a produit une culture artistique raffinée et métissée
appliquant à l’art chrétien byzantin certaines caractéristiques de l’art
islamique perse ou syrien.
Les pièces – manuscrits, textiles, céramiques, porcelaines, orfèvrerie – qui
seront présentées à Genève appartiennent à la famille Kalfayan de
Thessalonique, qui depuis trois générations collecte et préserve ces riches
témoins du passé artistique et religieux de l’Arménie. Les Kalfayan
reconstruisent ainsi la mémoire dispersée d’un pays sans frontière a
travers une collection présentée pour la première fois en Europe
occidentale.
Avec le généreux soutien de :
Amis de Penthes
Loterie romande
Fondation Armenia Genève
Fondation Diran & Charles Philipossian, Genève
Mécènes privés
Adresse :
Chemin de l'Impératrice 18,
Geneve-Pregny, Pregny-Chambesy,
Genève 1202, Suisse
TÉLÉCHARGER :
Affiche de l'exposition
http://www.collectifvan.org/pdf/01-52-20-5-05-15.pdf
http://www.penthes.ch/portfolio/suisse-armenie-sur-le-chemin-de-lamemoire/
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=88300
Agenda - Turquie: 16 - 17 août 2015/ Grand
rassemblement à Dikranaguerd (Diyarbakır)
Agenda - Turquie: 16 - 17 août 2015/ Grand rassemblement à
Dikranaguerd (Diyarbakır) - Collectif VAN - www.collectifvan.org L’agence Sabératours propose des voyages de 4 à 10 jours en
Turquie, au départ d’Europe occidentale et d’Erevan, qui
aboutiront à Dikranaguerd - Diyarbakir pour rejoindre le grand
rassemblement. Le rassemblement général des Arméniens aura
lieu le dimanche 16 août 2015 pour la divine liturgie pour la fête
de l’Assomption et le lundi 17 août 2015 pour la divine liturgie et
l'office de Requiem en l’église Sourp Guiragos.
16 - 17 août 2015
Grand rassemblement à Dikranaguerd - Diyarbakır
Rencontres, exposition, concerts…
le dimanche 16 août 2015 pour la divine liturgie pour la fête de
l’Assomption
et
le lundi 17 août 2015 pour la divine liturgie et l'office de Requiem
en l’église Sourp Guiragos
L’agence Sabératours propose des voyages de 4 à 10 jours en Turquie, au
départ d’Europe occidentale et d’Erevan, qui aboutiront à Dikranaguerd Diyarbakir pour rejoindre le grand rassemblement.
INSCRIPTIONS OUVERTES JUSQU’AU 1er JUIN
Contacter Sabératours : 11 Rue des Pyramides, 75001 Paris
courriel : [email protected]
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=88392
Agenda - Le film de Robert Guédiguian : "Une histoire
de fou"
Agenda - Le film de Robert Guédiguian : "Une histoire de fou" Collectif VAN -www.collectifvan.org - Découvrez l'affiche teaser du
film UNE HISTOIRE DE FOU de Robert Guédiguian, avec Simon
Abkarian, Ariane Ascaride, Grégoire Leprince-Ringuet, Syrus
Shahidi. Sortie au cinéma le 11 novembre 2015. "BERLIN 1921,
Talaat Pacha, principal responsable du génocide Arménien est
exécuté dans la rue par Soghomon Thelirian dont la famille a été
entièrement exterminée. Lors de son procès, il témoigne du
premier génocide du 20ème siècle tant et si bien que le jury
populaire l’acquitte."
Le film "Une histoire de fou", de Robert Guédiguian
Sortie au cinéma le 11 novembre 2015.
Résumé
BERLIN 1921, Talaat Pacha, principal responsable du génocide Arménien
est exécuté dans la rue par Soghomon Thelirian dont la famille a été
entièrement exterminée. Lors de son procès, il témoigne du premier
génocide du 20ème siècle tant et si bien que le jury populaire l’acquitte.
SOIXANTE ANS PLUS TARD, Aram, jeune marseillais d’origine arménienne,
fait sauter à Paris la voiture de l’ambassadeur de Turquie. Un jeune
cycliste qui passait là par hasard, Gilles Tessier, est gravement blessé.
Aram, en fuite, rejoint l’armée de libération de l’Arménie à Beyrouth, foyer
de la révolution internationale dans les années 80. Avec ses camarades,
jeunes arméniens du monde entier, il pense qu’il faut recourir à la lutte
armée pour que le génocide soit reconnu et que la terre de leurs grandsparents leur soit rendue. Gilles, qui a perdu l’usage de ses jambes dans
l’attentat, voit sa vie brisée. Il ne savait même pas que l’Arménie existait
lorsqu’Anouch, la mère d’Aram, fait irruption dans sa chambre d’hôpital :
elle vient demander pardon au nom du peuple arménien et lui avoue que
c’est son propre fils qui a posé la bombe. Pendant que Gilles cherche à
comprendre à Paris, Anouch devient folle de douleur à Marseille et Aram
entre en dissidence à Beyrouth… jusqu’au jour où il accepte de rencontrer
sa victime pour en faire son porte parole.
http://www.leblogtvnews.com/2015/05/affiche-teaser-du-film-unehistoire-de-fou-de-robert-guediguian.html
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=88584
Agenda - Parution : "Pour résister à l’engrenage des
extrémismes, des racismes et de l’antisémitisme"
Agenda - Parution : "Pour résister à l’engrenage des extrémismes,
des racismes et de l’antisémitisme" - Collectif VAN www.collectifvan.org - Un ouvrage indispensable pour créer une
mémoire utile au présent, un livre essentiel pour comprendre les
engrenages qui vont des extrémismes racistes aux crimes de
masse, et pour permettre de réagir à temps. Afin que l’horreur ne
recommence pas.
Publié le 2 juin 2015
Camp des milles
Ouvrage réalisé sous la direction d’Alain Chouraqui, Directeur de
recherche émérite au CNRS, Chaire UNESCO et Président de la Fondation
du Camp des Milles – Mémoire et Éducation.
Sous l’autorité du Conseil scientifique international de la Fondation du
Camp des Milles - Mémoire et Éducation.
Prologue de Mme Simone Veil.
Sous l’autorité du conseil scientifique de la Fondation du Camp des Milles
– Mémoire et Éducation, et sous la direction d’Alain Chouraqui, directeur
de recherche au CNRS et Président de Fondation du Camp des Milles –
Mémoire et Éducation
Parce qu’il est nécessaire de créer une mémoire non pas pour demain
mais pour aujourd’hui, un livre essentiel pour repérer les signes
annonciateurs des racismes mais surtout pour éduquer à la résistance.
Afin que l’horreur ne recommence pas.
ED. Cherche Midi.
Sortie le 07 mai 2015
« Il n’y a aucune fatalité dans la barbarie, sinon du fait de notre
négligence, de notre manque de vigilance, de notre lâcheté souvent. Plus
encore, de notre insouciance de la prévention. …De tels combats,
aujourd’hui et demain, nécessitent que l’on fourbisse, que l’on fournisse
des armes adéquates. Ce livre en est une…
Et que tous s’en saisissent ! »
Jean-Paul de Gaudemar
« Ce livre est un acte de confiance. De confiance en l’homme, en l’homme
qui comprend, qui apprend, qui agit. De confiance en la jeunesse tournée
vers la vie. De confiance en notre capacité individuelle et collective de
construire un trait d’union pertinent entre le passé qui nous fonde et nous
nourrit, le présent qui nous interpelle durement, et l’avenir qui dépend
largement de chacun de nous.
C’est aussi un appel.
À la volonté, à l’intelligence, à la sensibilité, à la culture, à l’engagement.
Un appel à s’inspirer de l’exemple puissant de ceux et celles, courageux et
innombrables, qui ont su s’opposer aux récurrences scandaleuses des
passions humaines imbéciles et meurtrières. À refuser de détourner le
regard ou de trouver des excuses à la passivité alors que cette cécité
volontaire aggrave encore les situations menaçantes, alors que cette
passivité laisse avancer le danger (…) »
Alain Chouraqui
Alain Chouraqui est directeur de recherche au CNRS et président
fondateur de la Fondation du Camp des Milles – Mémoire et Éducation.
Responsable de la Chaire UNESCO sur « Éducation citoyenne, sciences de
l’homme et convergence des mémoires », il est également directeur et
fondateur de l’Institut Fédératif Européen Pluridisciplinaire « Droits,
régulations et transformations sociales » de l’Université d’Aix-Marseille,
directeur d’une collection scientifique internationale et auteur d’ouvrages
et d’articles publiés en douze langues.
Alain Chouraqui a toujours travaillé à rapprocher la recherche et les
grands enjeux sociétaux dans toute la chaîne du savoir ; par leur prise en
compte dans le choix des objets scientifiques, par des programmes de
recherche avec les acteurs sociaux et par une méthodologie de diffusion
large mais rigoureuse de résultats pluridisciplinaires. Le Site-mémorial du
camp des Milles, dont il a piloté la création, en fournit un exemple
particulièrement significatif.
http://www.campdesmilles.org/sortie-evenement.html
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=88999
Agenda - Le documentaire de Guillaume Estivie "Le
Sillon"
Agenda - Le documenataire de Guillaume Estivie "Le Sillon" Collectif VAN - www.collectifvan.org - Guillaume Estivie présente
un road-movie qui retrace la tournée en Turquie d’un groupe de
pop d’origine arménienne, l’année du centenaire du génocide.
Publié le 2 juin 2015
https://www.youtube.com/watch?v=Y9ayrWcf5ak
Présentation détaillée du projet
Janvier 2015, Fred Agop, jeune artiste trentenaire de la scène pop
parisienne est invité à venir donner un concert en Turquie fin juillet, dans
le cadre d’un festival dans le Dersim. D’origine arménienne, il est d’abord
très surpris puis désarçonné par une telle invitation, à l’heure des
commémorations du centenaire du génocide perpétré par l’Etat turc et
malheureusement toujours nié par le gouvernement actuel. Car se rendre
en Turquie ne va pas de soi pour les Arméniens de la diaspora. Il s'agit
d'un dilemme, d'une question quasi-existentielle même, pour la plupart
d’entre eux.
Malgré ses appréhensions et les réticences de ses proches, il décide de
partir avec sa troupe de musiciens pour un road-trip musical haut-encouleurs, à la rencontre d’un peuple et d’une terre où une partie de ses
ancêtres a été décimée.
Au-delà de la question arménienne, LE SILLON est un film traitant de la
réconciliation avec l’ennemi, la transmission de la mémoire entre les
générations, mais aussi un film de potes en quête d’identité, un parcours
initiatique sous la forme d’un dialogue permanent, trop longtemps
empêché.
Pourquoi ce film ?
Je joue avec Fred depuis quelques années en tant que batteur, et j’avais
déjà perçu son ouverture d’esprit lors d’un concert au Casino de Paris, où
il avait dédié sa chanson No more genocides à ses « frères turcs ». C’est
donc naturellement que lorsque l’opportunité de jouer en Turquie s’est
présentée, j’ai eu l’idée d’en faire un film pour être acteur moi aussi de la
réflexion que mène Fred depuis quelques années.
Selon lui, nous n’avons rien à attendre du gouvernement turc concernant
la reconnaissance du génocide arménien. Il faut plutôt initier un maximum
d’actions citoyennes, comme nous l’offre cette opportunité d’aller jouer en
« terrain ennemi ». Fred veut à son niveau participer au processus de
réconciliation, être la génération qui mettra un terme au conflit qui dure
depuis trop longtemps avec ce peuple dont on lui a tant parlé, et avec qui
il veut partager aujourd’hui un repas, un point de vue, une chanson, une
poignée de main.
C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de partir 3 semaines avant
la date du concert à Dersim prévu fin juillet, pour avoir le temps de
sillonner la Turquie d’Ouest en Est, et d’avoir ainsi la possibilité
d’échanger nos idées, nos sentiments et notre musique. Que ce soit au
cours d’une soirée arrosée dans le cadre d’un « Home ‘concert » à
Istanbul, ou bien d’une après-midi d’été dans la campagne anatolienne,
partageant un plateau de fromages avec un paysan. Un road-trip
authentique et résolument rock n’roll !
La Bande (Originale) :
FRED AGOP:
De l'Olympia au Casino de Paris en passant par les bars les plus indies de
la capitale parisienne, Fred Agop, seul ou accompagné de son groupe ne
manque jamais une occasion de prendre sa guitare et de chanter avec
générosité, en anglais ou en français, mais toujours avec l'obsession des
mélodies entêtantes.
Il est également rédacteur en chef d'une revue culturelle résolument
moderne qui s'adresse à tous les jeunes arméniens du monde et leurs
amis.
Sensibilisé à la "cause" arménienne depuis son plus jeune âge, Agop est
allé des dizaines de fois en Arménie pour y donner notamment des
spectacles en tant que danseur folklorique.
Jusqu'à très récemment, il était totalement contre l'idée de mettre les
pieds en Turquie. Aujourd'hui, il veut faire partie de ceux qui, comme le
cinéaste Fatih Akin avec notamment le film « The Cut », construisent des
ponts entre les deux peuples, au nom de la fraternité.
EMILIE:
Juriste pour la télévision, Emilie est la femme de Fred Agop. Elle chante
également dans son groupe de pop.
Française d'origine corse, elle n'avait jamais entendu parler du génocide
arménien avant de rencontrer Fred.
Désormais initiée à la cause arménienne, ce voyage en Turquie va
constituer pour elle une autre grande découverte et lui permettra de
répondre aux nombreuses questions qu'elle se pose encore sur le sujet.
YESSAI:
Né en Arménie il y a 20 ans, il est le pianiste de Fred et va donc
lʼaccompagner pour cette tournée.
Dʼune nature extrêmement curieuse, Yessaï est le plus jeune de la bande,
et ouvert à toutes les expériences nouvelles.
Cʼest lʼempêcheur de tourner en rond, avec ses réflexions philosophiques
parfois un peu « barrées ».
LEVON:
Levon est un musicien talentueux et unique en son genre puisqu'il joue du
dukuk, un instrument à vent rare issu des montagnes d'Arménie,
qui fait la particularité de la musique pop de Fred Agop.
Levon possède une partie de sa famille en Turquie. Enfant, il s'y est rendu
plusieurs fois, mais n'en garde que des souvenirs diffus. Véritable bouten-train, ce Marseillais au sang chaud retrouve donc la terre de ses
grands-parents avec un regard adulte.
CLAIRE:
Journaliste née en Turquie, elle vient de réaliser un documentaire sur les
Arméniens du Dersim.
Parlant couramment le turc, elle est spécialiste de la région.
GUILLAUME:
Votre serviteur... J’ai passé les 3 dernières années sur une banquette de
taxi pour une série que je réalise pour France 5. Pour moi, ce moyen de
transport est un véritable espace dʼéchange et de partage avec les clients.
Pour ce projet j’accompagnerai lʼéquipe en tant quʼauteur-réalisateur, et
batteur de Fred Agop!
Lʼintérêt de ce dispositif réside dans le fait que les réalisateurs-filmeurs
Claire et moi-même, nous sommes au cœur de lʼaction, et faisons partie
intégrante de lʼéquipe dans laquelle nous avons une réelle fonction. Ce
système permettra une meilleure acceptation des caméras par les
protagonistes du film, qui oublieront leur présence au fil du voyage.
Les rencontres avec les différents personnages - prévues ou non - lors de
notre périple seront ainsi rendues plus naturelles et plus « fluides »,
renforçant lʼidée du road-trip.
Lire les étapes du road-trip sur le site KissKissBankBank
http://www.kisskissbankbank.com/le-sillon
http://www.collectifvan.org/article.php?r=3&id=88981
Agenda - Vient de paraître : "Nous avons vu l'enfer"
Agenda - Vient de paraître : "Nous avons vu l'enfer" - Collectif VAN
-www.collectifvan.org - Vient de paraître le livre "Nous avons vu
l'enfer" de Hyacinthe Simon, Jacques Rhétoré, Marie-Dominique
Berré. Cent ans après le premier génocide de l’histoire, ce livre
présente la pierre de vérité, cruciale, apportée par trois
dominicains à la réparation d’un trou noir de notre mémoire qui
demeure nié, occulté ou minoré.
"Nous avons vu l'enfer
De Hyacinthe Simon, Jacques Rhétoré, Marie-Dominique Berré
Editions : Les éditions du Cerf
Prix : 24,00€
Date de parution : Avril 2015
Cent ans après le premier génocide de l’histoire, ce livre présente la pierre
de vérité, cruciale, apportée par trois dominicains à la réparation d’un trou
noir de notre mémoire qui demeure nié, occulté ou minoré.
Retenus otages à Mardin, la « Jérusalem de l’Est », entre fin 1914 et fin
1916, les frères Marie-Dominique Berré, Jacques Rhétoré et Hyacinthe
Simon assistent, impuissants, à l’anéantissement programmé, industriel,
systématique des Arméniens qu’accompagne le massacre à la chaîne des
Assyriens, des Chaldéens et des Syriaques. Témoins oculaires, ils vont se
faire les chroniqueurs de l’indicible et consigner, chacun de son côté, ce
déchaînement sans précédent de l’enfer sur terre.
Pour la première fois, leurs dépositions précises, lucides, terribles sont
réunies en un seul volume qui a valeur d’inédit. Elles ne font pas que
donner une sépulture aux victimes anonymes des charniers d’hier. Elles
valent alarme pour aujourd’hui. Alors que la tragédie des chrétiens
d’Orient se répète sous les mêmes cieux et dans la même indifférence,
leurs récits, toujours documentés, parfois apocalyptiques, ressortent
rétrospectivement comme prophétiques.
Un testimonial pour la reconnaissance du crime. Un testament pour le
réveil de la probité. Une lecture indispensable, pour tous ceux qui
n’entendent pas se réfugier derrière l’ignorance consentie et prétendre : «
Je ne savais pas ».
Présentation de Jean-François Colosimo
Dimensions : 155x240x29
ISBN : 9782204104036
Poids : 538 grammes
http://www.editionsducerf.fr/librairie/livre/6955/nous-avons-vu-l-enfer
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=88585
Agenda - Parution/Roland Godel : "Dans les yeux
d'Anouch"
Agenda - Parution/Roland Godel : "Dans les yeux d'Anouch" Collectif VAN -www.collectifvan.org - A l'occasion de la
commémoration du centenaire du génocide arménien, Roland
Godel a écrit pour le jeune public une fiction s'appuyant sur
l'histoire de sa grand-mère arménienne qui a vécu la déportation
et a été l'une des rares rescapées. Très bien documenté d'un point
de vue historique, le roman rend compte de la situation des
Arméniens vivant en Turquie au début du XXe siècle.
Roman : "Dans les yeux d'Anouch"
Période historique : XXè siècle Période historique Dans les yeux
d'Anouch Autres
Type de document : Roman
Auteur : GODEL Roland
Editeur : Gallimard jeunesse
Année d'édition : 2015
ISBN : 978-2-0706-6359-0
EAN : 9782070663590
Prix : 10,90 €
A partir de 12 ans.
Résumé
Anouch, 13 ans, et sa famille sont arméniens ; ils vivent à Bursa en
Turquie. Un jour de l'été 1915, le chef de la police informe la famille
qu'elle est déportée comme des milliers d'autres arméniens. Commence
alors un long et douloureux exode. Les familles n'ont pas d'autre choix
que de dormir dehors, à moins de réussir à se fabriquer un abri de
fortune. L'alimentation manque, l'hygiène est absente et les soldats sont
extrêmement violents. Il faut sans cesse fuir pour échapper aux
massacres, à la déportation vers la Syrie, le désert, bref vers une mort
certaine. Mais au milieu de ce chaos, Anouch rencontre Dikran, lui aussi
déporté avec sa famille. Elle voit de magnifiques images dans ses yeux,
des images qui lui font garder espoir. Les deux adolescents se promettent
de se retrouver coûte que coûte s'ils venaient à être séparés.
L'avis d'Histoire d'en lire
A l'occasion de la commémoration du centenaire du génocide arménien,
Roland Godel a écrit pour le jeune public une fiction s'appuyant sur
l'histoire de sa grand-mère arménienne qui a vécu la déportation et a été
l'une des rares rescapées.
Très bien documenté d'un point de vue historique, le roman rend compte
de la situation des Arméniens vivant en Turquie au début du XXe siècle.
Jusqu'en 1915, c'est une population plutôt bourgeoise, qui exerce bon
nombre de métiers indispensables aux Turcs. Et tout bascule pendant l'été
1915, alors que la guerre fait rage également en Europe occidentale. Du
jour au lendemain, les Arméniens sont chassés de chez eux et déportés.
Maladies, misère, violence sont leur quotidien. La police turque massacre
des millions d'hommes, de femmes, d'enfants, de vieillards. La famille
d'Anouch, malgré la perte du petit frère et du grand-père, s'en sort à force
de ténacité, de courage, d'aides précieuses. Mais cet exil dure cinq
longues années, jusqu'en 1920.
L'histoire d'amour entre Anouch et Dikran est le rayon de soleil qui vient
éclairer ce contexte si sombre. Nous les voyons grandir, se perdre,
devenir adultes. Parviendront-ils à tenir leur promesse ? Et comment se
reconstruire après avoir vécu de tels événements ?
Un roman pour se souvenir.
A lire aussi, d'autres chroniques du roman Dans les yeux d'Anouch
de Roland GODEL :
- Dans les yeux d'Anouch sur le site La Cliothèque
http://clio-cr.clionautes.org/dans-les-yeux-danouch.html#.VV2SmY6qqkp
- Dans les yeux d'Anouch sur le site Page des libraires.
http://www.pagedeslibraires.fr/livre-7625/dans-les-yeux-d-anouch.html
http://www.histoiredenlire.com/20e-siecle/dans-les-yeux-d-anouch.php
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=88694
Agenda - Parution/Centenaire du génocide arménien
: "De la douleur à la renaissance"
Agenda - Parution/Centenaire du génocide arménien : "De la
douleur à la renaissance" - Collectif VAN - www.collectifvan.org –
Il y a 100 ans, le 24 avril 1915, l'arrestation de plus de 600
notables et intellectuels arméniens, lors d’une rafle ordonnée à
Constantinople par les nationalistes Jeunes-Turcs... L’Orient-le
Jour a voulu commémorer ce souvenir douloureux en rendant un
hommage appuyé aux entrepreneurs, industriels et commerçants
qui ont largement contribué à l’essor de l’économie nationale,
mais aussi les dizaines de milliers de particuliers arméniens, qui
par leur savoir-faire et leur dynamisme dans les domaines de l’art,
de la culture, de la gastronomie et de la musique, ont enrichi le
tissu social libanais.
1915 - 2015
Centenaire du génocide arménien
De la douleur à la renaissance
Avril 2015
Il y a 100 ans, le 24 avril 1915, l'arrestation de plus de 600 notables et
intellectuels arméniens, lors d’une rafle ordonnée à Constantinople par les
nationalistes Jeunes-Turcs, scellait le destin des deux tiers des Arméniens
d’Anatolie.
Entre un million et un million et demi d’Arméniens ont été victimes entre
1915 et 1916 d’une politique de déportations et de massacres.
L’Orient-le Jour a voulu commémorer ce souvenir douloureux en rendant
un hommage appuyé aux entrepreneurs, industriels et commerçants qui
ont largement contribué à l’essor de l’économie nationale, mais aussi les
dizaines de milliers de particuliers arméniens, qui par leur savoir-faire et
leur dynamisme dans les domaines de l’art, de la culture, de la
gastronomie et de la musique, ont enrichi le tissu social libanais.
64 pages
Prix : 11$ (frais de livraison au Liban inclus)
(Poids : 0.5 Kg)
http://boutique.lorientlejour.com/products/270.html
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=88458
Agenda - Parution : Le Petit Nicolas en arménien
occidental
Agenda - Parution : Le Petit Nicolas en arménien occidental Collectif VAN -www.collectifvan.org - Le Petit Nicolas de Goscinny
et Sempé parle désormais l’arménien occidental et s’inscrit ainsi
dans notre collection des « Langues de France ».
Le Petit Nicolas en arménien occidental - Edition bilingue arménien
occidental / français
Auteurs : Sempé & Goscinny
Traduction : Anaïd Donabédian et Chaghig Meguerditchian
142 pages / couverture souple / Format : 18,2 x 18,7 cm
Prix public : 15 euros
• 6 histoires en arménien occidental
présentées en regard du texte en français
EN 2015, LE PETIT NICOLAS REND HOMMAGE À LA COMMUNAUTÉ
ARMÉNIENNE
Voici le célèbre chef-d’œuvre de Goscinny et Sempé, traduit en arménien
occidental, langue de la communauté arménienne de France et de la
diaspora.
Des milliers d’enfants ont accédé au plaisir de la lecture avec Le Petit
Nicolas. Désormais, à l’école ou en famille, ils pourront découvrir les
aventures du célèbre écolier en arménien occidental.
Cet ouvrage s’adresse à la fois aux élèves et aux professeurs d’arménien
occidental ainsi qu’à tous ceux qui ont à cœur de faire vivre leur
patrimoine linguistique.
Le Petit Nicolas de Goscinny et Sempé parle désormais l’arménien
occidental et s’inscrit ainsi dans notre collection des «Langues de
France».
Cette langue a en effet le même statut que les 75 langues régionales
telles que le breton, le corse.
ou le picard, statut qu’elle partage aussi avec les langues de France dites
non territoriales.
Vous pouvez commander dès à présent le livre – qui sera disponible dès le
4 mars 2015 – chez votre libraire habituel ou sur Amazon !
***
Des milliers d'enfants ont accédé au plaisir de la lecture avec Le Petit
Nicolas.
Désormais, à l'école ou en famille, ils pourront découvrir les aventures du
célèbre écolier en arménien occidental.
Cet ouvrage s'adresse à la fois aux élèves et aux professeurs d'arménien
occidental ainsi qu'à tous ceux qui ont à coeur de faire vivre leur
patrimoine linguistique.
http://www.petitnicolas.com/le-petit-nicolas-bientot-disponible-enarmenien-occidental/
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=87344
Agenda - Vient de paraître : Micheline Aharonian
Marcom "Trois pommes sont tombées du ciel"
Agenda - Vient de paraître : Micheline Aharonian Marcom "Trois
pommes sont tombées du ciel" - Collectif VAN www.collectifvan.org - Un roman mosaïque qui plonge le lecteur
dans le secret des consciences et dans les multiples regards
témoins du massacre des Arméniens. Dans l’Empire ottoman en
guerre, un peuple disparaît. À Kharpert, au sommet d’une colline
aride d’Anatolie, entre 1915 et 1917, au plus profond du génocide
arménien, des destins se croisent. Anaguil, cachée par ses voisins
turcs, tente de sauver les gestes et les paroles de son peuple.
Sarkis, l’apprenti poète, amant de la beauté, perd doucement la
raison, confiné dans le grenier de sa maison. Le roman est traduit
par Georges Festa.
Roman : "Trois pommes sont tombées du ciel"
Auteur(s): Micheline Aharonian Marcom
Collection: Le métier à tisser
ISBN: 978-2-94-0406-99-9
Date de publication: 07.05.2015
Nombre de pages: 288
DESCRIPTION DE L'OUVRAGE
Un roman mosaïque qui plonge le lecteur dans le secret des consciences
et dans les multiples regards témoins du massacre des Arméniens
Dans l’Empire ottoman en guerre, un peuple disparaît. À Kharpert, au
sommet d’une colline aride d’Anatolie, entre 1915 et 1917, au plus
profond du génocide arménien, des destins se croisent. Anaguil, cachée
par ses voisins turcs, tente de sauver les gestes et les paroles de son
peuple. Sarkis, l’apprenti poète, amant de la beauté, perd doucement la
raison, confiné dans le grenier de sa maison. Maritsa, jeune musulmane,
voudrait être un garçon. Loussine, la maîtresse du consul des États-Unis,
espère l’exil. Et Rachel, qui les a tous connus, raconte sa mort, tout au
fond du puits où elle s’est jetée. À travers la mosaïque de leurs récits
s’élèvent la poussière des rues, les vapeurs des bains, les cris de stupeur
d’une culture en train de mourir. Restent alors les souvenirs et les contes:
«Et trois pommes sont tombées du ciel, une pour qui raconte, une pour
qui écoute et une pour les oreilles indiscrètes.»
Traduit de l’anglais par Georges Festa.
http://www.metispresses.ch/shop/trois-pommes-sont-tombees-du-ciel/
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=88569
Agenda - Écritures de la Shoah : Parution du livre de
Catherine Coquio
Agenda - Écritures de la Shoah : Parution du livre de Catherine
Coquio - Collectif VAN - www.collectifvan.org – L’Arachnéen est
heureux d'annoncer la parution du livre de Catherine Coquio, La
Littérature en suspens. Écritures de la Shoah : le témoignage et les
œuvres. En librairie à partir du 2 avril.
L’Arachnéen
La littérature en suspens.
Écritures de la Shoah : le témoignage et les œuvres
Catherine Coquio
Ce livre est consacré aux textes de ceux qui ont entrepris de témoigner
des camps nazis et de la Shoah en faisant œuvre. Il réfléchit le statut
incertain et le caractère tourmenté de ces œuvres qui témoignent d’une
forme de «désappartenance» humaine, et cherche en elles les effets de
cette scission : quelle tension produit le fait de témoigner d’une rupture
anthropologique à l’intérieur du système de valeurs qu’est la «littérature»
? Ce qui a lieu alors n’est pas un adieu à la littérature, ni sa complète
disqualification, mais sa crise et sa critique, implicite ou explicite, à la
manière d’une mise en «suspens».
«Quand on écrit sur Auschwitz, il faut savoir que, du moins dans un
certain sens, Auschwitz a mis la littérature en suspens», disait Imre
Kertész en 2002 (L’Holocauste comme culture). On tente ici de
comprendre ce «certain sens» et la manière dont il se démultiplie selon
les histoires et les aires où ces œuvres ont été produites.
La Littérature en suspens distingue les «Théories et paradigmes» (I) et les
«Œuvres» (II), en prenant un double parti : celui d’abord d’historiciser les
discours critiques et paradigmes qui se sont développés à ce sujet, en
différenciant ce qui s’est joué en Occident et en Europe orientale (URSS et
Pologne), selon les expériences historiques, les expériences politiques et
leurs horizons culturels d’inscription ; celui ensuite de s’immerger dans
certaines œuvres où l’art se voit à la fois requis et rejeté, ou mobilisé et
questionné : celles en particulier de trois déportés politiques (David
Rousset, Charlotte Delbo, Jean Cayrol), puis d’écrivains juifs rescapés de
l’extermination (Etty Hillesum, Piotr Rawicz, Jean Améry, Imre Kertész,
Georges-Arthur Goldschmidt, Aharon Appelfeld). La question des rapports
entre «témoignage» et «littérature» est ainsi reposée en considérant un
corpus plus vaste et différencié que le canon d’où émergent les théories
du pseudo «genre testimonial» jusqu’ici mobilisées ; au parti pris d’une
philologie critique se joint une approche de type anthropologique attachée
à préciser le rapport entre l’acte de témoigner et le jeu de la création, et à
comprendre la place du serment et du rituel dans ces écritures
sécularisées.
Ce livre montre que l’intégration du témoignage dans la «littérature» s’est
faite sur un mode suspensif, schismatique et souvent ironique, dans tous
les cas dans une forme de distance dont la signification réclame d’être
davantage réfléchie, à l’heure où le supposé «passage de témoins» fait
parler d’une «littérature de la troisième génération». Le legs précieux de
cette littérature pensante ne doit pas se dissoudre dans notre culture de la
mémoire. La conjugaison de l’acte de témoignage et du jeu de l’œuvre
créatrice produit une ritualité spécifique, étrangère à toute sacralisation
du témoignage en tant que tel. Le livre tente de comprendre le rapport
spécifique au sacré qu’élabore cette littérature de la désappartenance,
profane et iconoclaste, en se penchant sur les relations complexes
inventées pas chaque auteur au monde de la littérature, et, à travers elle,
sur les liens entre la terreur mythique associée au passé et l’intensité
nécessaire d’une vie à venir.
http://www.editions-arachneen.fr/?p=3173
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=86510
Agenda - Génocide arménien: Le Conte de la dernière
pensée d'Edgar Hilsenrath
Agenda - Génocide arménien: Le Conte de la dernière pensée
d'Edgar Hilsenrath - Collectif VAN -www.collectifvan.org - Le Conte
de la dernière pensée s’inspire de recherches sur le génocide de
1915 et la culture arménienne tout en révélant un imaginaire hors
norme. Le Conte de la dernière pensée témoigne une nouvelle fois
du génie d’Edgar Hilsenrath. L’auteur, survivant de la Shoah, y
rend un hommage extraordinaire aux victimes du génocide
arménien de 1915.
Avril 2015 - Centenaire du génocide arménien
* Un roman majeur d'Edgar Hilsenrath
* Venue de l'auteur à Paris en avril
Seul texte d'Edgar Hilsenrath à ne pas être directement d’essence
autobiographique, Le Conte de la dernière pensée s’inspire de recherches
sur le génocide de 1915 et la culture arménienne tout en révélant un
imaginaire hors norme.
En 2006, Robert Kotcharian, le président de la République d’Arménie lui a
remis le Prix national de littérature. La même année, Hilsenrath a été
nommé Docteur honoris causa de l’Université d’État d’Erevan.
Le Conte de la dernière pensée
Edgar Hilsenrath
Traduction : Bernard Kreiss
Parution : 9 avril 2015
Roman | 560 pages | 24 euros
Le livre
Le vieux Thovma Khatisian n’est plus particulièrement séduisant. « Tu es
affreux, Thovma Khatisian. Aucune femme ne s’éprendrait de toi, à part ta
mère. Tes yeux sont chassieux et rivés au sol. De ta bouche entrouverte
s’écoule de la salive puante. » Le pauvre bougre est même sur le point
d’expirer. Et il se souvient dans une dernière pensée de sa vie
tumultueuse. Né en 1915, durant le génocide arménien, il porte dans sa
chair la mémoire d’un peuple décimé...
Le Conte de la dernière pensée témoigne une nouvelle fois du génie
d’Edgar Hilsenrath. L’auteur, survivant de la Shoah, y rend un hommage
extraordinaire aux victimes du génocide arménien de 1915. Le livre mêle
avec virtuosité le tragique et la farce ; il rejoint ainsi par sa puissance les
autres romans, désormais cultes, de l’auteur : Nuit, Le Nazi et le Barbier
et Fuck America.
Le Conte de la dernière pensée a reçu en 1989 le prix Alfred Döblin.
EDGAR HILSENRATH EN FRANCE EN AVRIL
Né en Allemagne en 1926, Edgar Hilsenrath a connu les ghettos durant la
guerre, avant de partir pour Israël, puis pour New York. Ses livres
s’inspirent de cette expérience, le plus souvent sur un mode burlesque et
satirique. Longtemps écarté par les éditeurs allemands, qui craignent les
réactions à son approche très crue de la Shoah, il est d’abord publié aux
États-Unis, où ses romans deviennent des best-sellers.
Edgar Hilsenrath sera en France en avril 2015
La bibliographie d'Edgar Hilsenrath est à consulter en cliquant ici.
http://issuu.com/letripode/docs/hilsenrath-publications
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=85161
Agenda - À paraître le 2 avril 2015 : Bande dessinée
"Le Fantôme arménien"
Agenda - À paraître le 2 avril 2015 : Bande dessinée "Le Fantôme
arménien" - Collectif VAN - www.collectifvan.org – Le Fantôme
arménien, une bande dessinée documentaire de Laure Marchand,
Guillaume Perrier et Thomas Azuélos, aux éditions Futuropolis.
Sortie le 2 avril 2015.
Publié le 04 février 2015
"Le Fantôme arménien"
Cette bande dessinée documentaire suit le périple de C. Varoujan, un
représentant de la diaspora arménienne, depuis Marseille jusqu'en
Arménie, sur les traces de sa famille.
Avec sa femme Brigitte Balian, ils ont interrogé les descendants de
rescapés du génocide de 1915, restés en Turquie. Ils racontent leur
histoire et aspirent à la reconnaissance de leur identité.
CARACTÈRISTIQUES
Titre : Le Fantôme Arménien
Date de sortie : 02/04/2015
Auteur(s) :Thomas Azuélos, Laure Marchand, Guillaume Perrier
Traducteur(s) : Collectif
Éditeur : Futuropolis
Résumé
« Nous ne devons pas rester figés sur la mémoire. Les vivants sont plus
importants que des pierres ou des livres. »
Ce livre propose un état des lieux. C’est l’histoire d’un réveil ou selon les
mots de Christian Varoujan, le témoin central du livre, d’un véritable saut
dans le réel. Un regard contemporain et authentique sur l’identité
arménienne, 100 ans après le génocide.
Pour ce récit de bande dessinée documentaire, Laure Marchand, Guillaume
Perrier et Thomas Azuélos ont suivi le voyage de Christian Varoujan Artin,
depuis Marseille jusqu’en Turquie, sur les traces de sa famille. Varoujan,
54 ans, vit à Marseille où 10 % des citadins de la cité phocéenne ont des
racines en Arménie. Militant, il s’occupe d’animer le centre Aram pour la
reconnaissance du génocide et assure la préservation de la mémoire et de
la culture de la diaspora arménienne, comme son père et son grand-père
avant lui. Il décide de monter une exposition de portraits d’Arméniens en
Turquie, pays des bourreaux de ses ancêtres. Avant 2014, Varojan n’avait
jamais envisagé d’aller en Turquie, au risque de « piétiner les ossements
de ses ancêtres ». Le voyage jusqu’à cet « Auschwitz à ciel ouvert »
représentait donc un enjeu très fort pour lui et pour sa femme, Brigitte
Balian, qui l’accompagnait. Mais ce n’était pas seulement un pèlerinage.
Varoujan et Brigitte ont également rencontré les descendants des
Arméniens qui ont réchappé aux massacres et sont restés en Turquie en
1915. Car aujourd’hui ces Arméniens kurdes, turcs, alévis, musulmans,
sortent de l’ombre, racontent leurs histoires et aspirent à retrouver une
identité perdue. Le fantôme arménien révèle aussi l’embarras actuel des
Turcs d’aujourd’hui, enfants des tortionnaires qui ont reçu en héritage une
conscience atrophiée et qui ne « trouveront la paix et ne pourront
construire une démocratie que s’ils font face à leur histoire. » Il aura fallu
attendre le 23 avril 2014 pour que le Premier ministre turc Recep Tayyoip
Erdogan présente les condoléances du pays aux « petits-fils des
Arméniens tués en 1915 » lors des massacres qui ont coûté la vie à près
d’un million d’Arméniens, sous l’empire ottoman. Un geste hautement
symbolique pour Ankara, qui ne reconnait pas le génocide.
Pour obtenir plus de renseignements, veuillez visiter la page officielle du
projet su Facebook :
https://www.facebook.com/lefantomearmenien?fref=nf
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=85490
Agenda - Bande dessinée/Varto : Arménie, 1915
Agenda - Bande dessinée/Varto : Arménie, 1915 - Collectif VAN www.collectifvan.org - Le Collectif VAN vous annonce la sortie en
librairie du roman graphique Varto de Gorune Aprikian et de
Stéphane Torossian, publié par les éditions Steinkis. C'est le récit
de deux enfants qui échappent aux massacres et qui prennent la
route de l'exode. Leur échappée les conduit jusqu'à nos jours.
Dessin et réflexion.
Publié le 27 avril 2015
Steinkis
Varto, par Gorune Aprikian et Stéphane Torossian. Steinkis, 128p.,
20€.
Date de parution: 01/04/2015
– Pourquoi on est là ? Chez ces gens ?
– Je ne sais pas. Papa a dit de ne pas s’inquiéter…
– Évitons de parler en arménien ici, Varto.
Avril 1915. La Première Guerre mondiale fait rage.Un adolescent turc,
Hassan, se voit confier par son père une périlleuse mission : accompagner
en lieu sûr deux enfants arméniens, Maryam et Varto.
Auteur : Gorune Aprikian et Stephane Torossian
Gorune Aprikian est né en 1959, à Paris. Après avoir dirigé un grand
groupe de presse de 1994 à 2005, il se consacre depuis à l’écriture et à la
réalisation.
Stéphane Torossian est né à Beyrouth en 1974. Après avoir vécu en
Jordanie, en Syrie et en Arménie, il s’installe en France en 1985. Il est
aujourd’hui artiste peintre et illustrateur.
http://steinkis.com/varto-3-40.html
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=88055
Agenda - Hasan Cemal : "1915: Le génocide
arménien" aux Éditions Les Prairies ordinaires
Agenda - Hasan Cemal : "1915: Le génocide arménien" aux
Éditions Les Prairies ordinaires - Collectif VAN www.collectifvan.org - Le livre 1915, Le génocide arménien de
Hasan Cemal paru aux Editions Les Prairies ordinaires est un
retour sur l’histoire du génocide arménien. Hasan Cemal, petit-fils
du dernier ministre de la Marine et gouverneur de Syrie en 19161918, Djemal Pacha (1872-1922), considéré comme l’un des
instigateurs du génocide. Il a choisi de raconter ici son expérience
individuelle et familiale. Ce livre, qui a fait grand bruit en Turquie,
retrace aussi le parcours d’un homme de gauche qui, d’Erevan aux
États-Unis en passant par la France, dans la diaspora arménienne,
désire tendre la main et rendre hommage à son ami Hrant Dink, le
journaliste à l’origine de ce processus, qui fut assassiné en 2007.
Un essai essentiel dans une démarche inaugurée il y a dix ans et
qui entend prendre en compte la part arménienne du peuple de
Turquie.
publié le 13 avril 2015
Les Prairies ordinaires
1915, Le génocide arménien
Hasan Cemal
288 pages, 23 €
ISBN 978-2-35096-106-4
Editions: Les Prairies ordinaires
traduit du turc par Pierre Pandelé
La déportation et le massacre des Arméniens en 1915, la question de leur
reconnaissance et les débats relatifs à l’effondrement de l’Empire
ottoman, cette période de la Première Guerre mondiale où les terres
impériales ont subi des attaques conjointes de la part des Alliés et de la
Russie tsariste n’ont cessé d’agiter la Turquie depuis sa fondation. En
2005, des versions antinomiques de l’Histoire se font face lorsqu’un
groupe d’intellectuels turcs se prononce pour la reconnaissance du
génocide.
Parmi eux, Hasan Cemal, petit-fils du dernier ministre de la Marine et
gouverneur de Syrie en 1916-1918, Djemal Pacha (1872-1922), considéré
comme l’un des instigateurs du génocide. Il a choisi de raconter ici son
expérience individuelle et familiale. Ce livre, qui a fait grand bruit en
Turquie, retrace aussi le parcours d’un homme de gauche qui, d’Erevan
aux États-Unis en passant par la France, dans la diaspora arménienne,
désire tendre la main et rendre hommage à son ami Hrant Dink, le
journaliste à l’origine de ce processus, qui fut assassiné en 2007. Un essai
essentiel dans une démarche inaugurée il y a dix ans et qui entend
prendre en compte la part arménienne du peuple de Turquie.
TÉLÉCHARGER :
1915, Le génocide arménien extraithttp://www.collectifvan.org/pdf/12-47-00-13-04-15.pdf
http://www.lesprairiesordinaires.com/1915-le-geacutenocidearmeacutenien.html
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=87415
Agenda - À paraître le 1er avril 2015 : "Le génocide
arménien : de la mémoire outragée à la mémoire
partagée"
Agenda - À paraître le 1er avril 2015 : "Le génocide arménien : de
la mémoire outragée à la mémoire partagée" - Collectif VAN www.collectifvan.org - Cent ans après le génocide arménien
perpétré en avril 1915, Michel Marian fait revivre deux histoires
singulières et passionnelles, celle des Arméniens et celle des
Turcs. Il suit les Arméniens sur le chemin séculaire de leur quête
de justice, exigeant la réintégration de leur malheur dans la
mémoire universelle. Il retrace le travail difficile mais remarquable
qu’une partie du peuple turc a entrepris depuis une décennie pour
se réapproprier un passé tragique et coupable. Le livre sera en
librairie le 2 avril 2015.
LE GÉNOCIDE ARMÉNIEN
De la mémoire outragée à la mémoire partagée
Auteur(s) : Michel Marian
Éditeur : Albin Michel
Reliure : Broché
Date de sortie : 01/04/2015
Collection : Bibliothèque Albin Michel
Rayon : Histoire / Histoire de l'Europe
Cent ans après le génocide arménien perpétré en avril 1915, Michel
Marian fait revivre deux histoires singulières et passionnelles, celle des
Arméniens et celle des Turcs. Il suit les Arméniens sur le chemin séculaire
de leur quête de justice, exigeant la réintégration de leur malheur dans la
mémoire universelle. Il retrace le travail difficile mais remarquable qu’une
partie du peuple turc a entrepris depuis une décennie pour se réapproprier
un passé tragique et coupable. Il dévoile les surprises, les personnalités,
les hasards, les occasions trouvées ou manquées qui ont séparé ces
histoires, avant de leur donner une chance de se rencontrer. Peut-on
qualifier de génocide un événement antérieur à la création du mot ? Fautil pénaliser sa négation ? Pourquoi les gouvernements turcs successifs
persistent-ils à le refuser ? Faudrat-il attendre encore cent ans pour
qu’advienne cette reconnaissance ou y a-t-il aujourd’hui une solution ?
Michel Marian n’esquive aucune difficulté, mais rend accessibles et vivants
tous ces débats. Il propose des réponses et ouvre la perspective d’un
avenir partagé, tel qu’on peut espérer qu’il se dessine à la fin de cette
année de commémoration.
L’AUTEUR
Michel Marian, élève de L’ENS (Ulm) et de l’ENA, agrégé de philosophie
est engagé dans la cause de la reconnaissance du génocide depuis trente
ans. Il est depuis dix ans un des artisans du dialogue arméno-turc. Il a
publié en 2009 avec Ahmet Insel un Dialogue sur le tabou arménien
(éditions Liana Lévi), qui est encore une référence pour la forme originale
et personnelle choisie.
http://www.albinmichel.fr/multimedia/Documents/espace_journalistes/communiques_de_p
resse/201504/MARIAN.pdf
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=86365
Agenda - Parution/"Jugement à Istanbul" de Taner
Akçam et Vahakn Dadrian
Agenda - Parution/"Jugement à Istanbul" de Taner Akçam et
Vahakn Dadrian - Collectif VAN - www.collectifvan.org - En 1915, à
la faveur de la Première Guerre mondiale, débutait l’assassinat
organisé du peuple arménien d’Anatolie. À la fin de la guerre, dans
l’Empire ottoman – allié de l’Allemagne – vaincu et occupé, un
procès est mené par des tribunaux militaires sur ordre du ihd, qui
accuse le pouvoir Jeune-Turc d’avoir organisé intentionnellement
ce massacre. Les représentants de ce pouvoir seront condamnés à
mort in absentia. Et Mustafa Kemal entre en triomphateur à
Istanbul début novembre 1922 tandis que l’État turc n’a jamais,
depuis, reconnu sa responsabilité dans ce génocide. Ce livre –
pièce capitale versée au dossier de ce que l’on désigne comme le
génocide des Arméniens – relate ce procès des dirigeants JeunesTurcs tenu en 1919-1920, alors que la plupart d’entre eux avaient
pris la fuite. Une page d’histoire minutieusement étudiée par deux
chercheurs, l'un turc et l'autre arménien, Taner Akçam et Vahakn
Dadrian, publiée aux Éditions de l'Aube à l'initiative de l'AFAJA,
Association Française des Avocats et Juristes Arméniens, dans le
cadre du Centenaire du génocide arménien.
Publié le 17 mars 2015
Les éditions de l'aube
Jugement à Istanbul
Taner Akçam
Vahakn N. Dadrian
Trouver ce livre en librairie
Traduction Juliette Minces
Année 2015
Date de parution 19 mars 2015
Maison d'édition : Editions de l'Aube
Pages 400
Dimensions 143 x 220
Format 2015
Prix 26 €
ISBN 978-2-8159-1053-8
EAN 9782815910538
Les auteurs :
Taner Akçam, né en 1953 en Turquie, est sociologue. Professeur au
Centre pour l’étude de l’Holocauste et des génocides à l’Université du
Minnesota (USA), il est un des premiers intellectuels turcs à reconnaître le
génocide arménien de 1915 et à en parler publiquement. Militant
d’extrême gauche, il fut condamné à dix ans de prison en Turquie en 1976
(il s’évada un an plus tard et se rendit en Allemagne en tant que réfugié
politique).
Vahakn N. Dadrian, né à Istanbul en 1926 fut le directeur des
recherches sur le génocide au Zoryan Institute (USA). Il dirigea le grand
projet d'étude sur le génocide soutenue par la National Science
Foundation et la Foondation Guggenheim HF.
Résumé
En cette année 1331 de l’ère en vigueur au sein de l’Empire ottoman,
l’assassinat organisé du peuple arménien d’Anatolie débutait à la faveur
de la Première Guerre mondiale. À la fin de la guerre, dans l’Empire
ottoman – allié de l’Allemagne – vaincu et occupé, un procès est mené par
des tribunaux militaires sur ordre du sultan, qui accuse le pouvoir JeuneTurc d’avoir organisé intentionnellement ce massacre. Les représentants
de ce pouvoir seront condamnés à mort in absentia. Et Mustafa Kemal
entre en triomphateur à Istanbul début novembre 1922 tandis que l’État
turc n’a jamais, depuis, reconnu sa responsabilité dans ce génocide.
Ce livre – pièce capitale versée au dossier de ce que l’on désigne comme
le génocide des Arméniens – relate ce procès des dirigeants Jeunes-Turcs
tenu en 1919-1920, alors que la plupart d’entre eux avaient pris la fuite.
Dans ce remarquable travail, les auteurs, l’un turc, l’autre arménien, ont
travaillé ensemble sur les archives et documents de l’époque ottomane et
restituent toute l’ambiguïté de cette période charnière qui va de 1919 à la
victoire de Mustapha Kemal.
Une page d’histoire tragique minutieusement étudiée.
Préface de Gérard Chaliand
Postface de Alexandre Couyoumdjian et Stéphane Mirdikian
Traduit de l’anglais par Juliette Minces
Jugement à Istanbul, publié à l'origine en anglais, est pour la
première fois traduit en français.
En cette année de commémoration du centenaire du génocide des
Arméniens de 1915, l’Association française des avocats et juristes
Arméniens (AFAJA), co-présidé par Alexandre Couyoumdjian, et
l’association belge des avocats et juristes Arméniens (ABAJA), présidé par
Stéphane Mirdikian, ont pris l’initiative de faire traduire ce livre.
Ce livre sera notamment le support de nombreuses conférences
programmées en France, Belgique et Suisse, autour des thèmes du
génocide arménien, du négationnisme et de la justice. En mai 2015, le
sociologue turc Taner Akçam viendra en France à l’occasion du premier
colloque organisé dans ce cadre. Il se tiendra à la Maison du Barreau,
place Dauphine, sous l'égide de l'Ordre des Avocats au Barreau de Paris
les 27 et 28 mai prochains.
TÉLÉCHARGER :
Jugement à Istanbul - Taner Akçam, Vahakn N. Dadrian
http://www.collectifvan.org/pdf/03-41-45-17-03-15.pdf
http://editionsdelaube.fr/catalogue/jugement%C3%A0istanbul
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=86667
Agenda - La Vie (N°3633, Édition du 16 avril 2015) :
"Les Arméniens, 100 ans après le génocide"
Agenda - La Vie (N°3633 Édition du 16 avril 2015) : " 100 ans
après le génocide, les Arméniens" - Collectif VAN www.collectifvan.org - L'hebdomadaire chrétien "La Vie" consacre
un numéro du mois d'avril (N°3633) au génocide arménien "Les
Arméniens, 100 ans après le génocide".
La Vie
N°3633, Édition du 16 avril 2015
Dossier : Les Arméniens, 100 ans après le génocide
Le sommaire
Editorial - L'Arménie, une mémoire qui résiste
Le Bloc-notes -Qu'est-ce qu'une "guerre juste" ?
C'est vous Les réseaux d'Étienne
Courrier
C'est ma foi - Arsen
C'est vous - Bravo !
C'est vous ...Encore bravo !
L'oeil du géographe - L'Arménie, miracle montagnard
Arménie - Marseille et la mémoire du génocide arménien
Histoire - Le génocide arménien : retour sur les origines d'une
extermination
Histoire - Assyro-Chaldéens : le génocide oublié
Portrait - Pinar Selek, une sociologue turque aux côtés des Arméniens
Portrait - Isabelle Estournet-Djehizian, dis-moi comment tu t'appelles...
Monde - La République d'Arménie en plein spleen
Arménie - Au Liban, une communauté affirmée
Arménie - Tels des charniers de pierres...
Arménie - La quête de l'Arche de Noé sur le mont Ararat
Essentiels - Sevag Hammalian, le génocide inscrit dans le sang
Essentiels - Sevag Hammalian : Mes conseils pour aimer ses ennemis
Essentiels - Sevag Hammalian : Ma figure spirituelle, Grégoire-Pierre XV
Agagianian
Jean 2, 1-15a Garder sa parole
Chronique - L'infini du don
Les dimanches et les fêtes racontés aux enfants L'initiation
chrétienne
Chronique - Nos superpouvoirs
Les amis de La Vie - Le temps de célébrer
Les amis de La Vie - L'agenda solidaire
Religion - Le christianisme, pierre d'angle de la nation arménienne
Le christianisme, pierre d'angle de la nation arménienne Chronologie
Catholicisme - Grégoire de Narek : moine, poète et docteur de l'Eglise
Symbole - La croix, arbre de vie
Saveurs - Invitation à la table arménienne
Invitation à la table arménienne - Les beureks
Invitation à la table arménienne - Les dolmas, feuilles de vigne farcies
au riz
Invitation à la table arménienne - Les burmas
Culture Le renouveau du cinéma arménien
Le renouveau du septième art arménien - ayat Nova
Livres jeunesse - Dans les yeux d'Anouch par Roland Godel
Livres jeunesse - Le Petit Nicolas, en arménien occidental par Sempé et
Goscinny
Expositions - Fantômes d'Anatolie
Expositions - Le génocide des Arméniens de l'Empire ottoman :
stigmatiser, détruire, exclure
Expositions - Avant la nuit : les Arméniens en Turquie à la veille du
génocide
http://www.lavie.fr/papier/2015/3633/
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=87699
Agenda - Éditions Parenthèses : Identité graphique
24 avril 2015/2016
Agenda - Éditions Parenthèses : Identité graphique 24 avril
2015/2016 - Collectif VAN -www.collectifvan.org - Une identité
graphique a été spécialement élaborée par les Éditions
Parenthèses, à Marseille, pour leurs publications du centenaire du
génocide arménien. 24 avril 2015/24 avril 2016, une année de
publications : en attendant les nouveautés à venir, relire les
incontournables témoignages déjà parus dans la collection
Diasporales...
24 avril 2015 - 2016
Pour les publications du centenaire une identité graphique spécialement
élaborée
Et en attendant les nouveautés à venir, relire les incontournables
témoignages déjà parus dans la collection Diasporales...
***
Yervant Odian - Journal de déportation
http://www.editionsparentheses.com/journal-de-deportation
Collection : Diasporales
16,5 x 23 cm, 448 pages, présentations, cartes, biographies, index.
ISBN 978-2-86364-196-5
PRIX : 24 €
Septembre 1915, Istanbul. Un soir, on frappe à la porte : « Yervant Odian
est-il là ? ». Dès lors, l’implacable organisation génocidaire turque va
l’entraîner sur les routes et dans les sinistres camps du désert syrien. Au
sein des colonnes de déportés, il rejoint le destin de ses compatriotes
arméniens, bien que se considérant presque comme un « privilégié », en
raison de son statut d’écrivain reconnu.
Immergé dans un quotidien de tortures, glacé d’horreur devant les
situations d’humiliation, les impitoyables persécutions que subissent les
déportés et, pour finir, les exécutions et l’extermination, un rare instinct
de survie préserve Yervant Odian. L’écrivain satirique et journaliste,
survivant à ces « années maudites », ce cauchemar, revient à Istanbul en
1918 au terme d’un long voyage en enfer et retrouve sa table de
rédacteur. Aussitôt, il s’attache à consigner ses souvenirs témoignant ainsi
au nom de tous ces anonymes disparus, et il sera l’un des rares écrivains
arméniens à s’y consacrer au lendemain du génocide. De ce travail de
mémoire résulte un récit à la fois distancié, précis et dépouillé, pour
surtout « être fidèle à la réalité, n’altérer en rien les faits, n’en exagérer
aucun ».
***
Berdjouhi - Jours de cendres à Istanbul
http://www.editionsparentheses.com/jours-de-cendres-a-istanbul
Récit traduit de l'arménien par Armen Barseghian.
Collection : Diasporales
16,5 × 23 cm, 224 p., 2004.
ISBN 2-86364-122-0
Prix : 18 €
En une nuit, six cents intellectuels arméniens sont arrêtés dans tous les
quartiers de la cosmopolite Istanbul. Cette rafle du 24 avril marque le
début du génocide de 1915.
La jeune Berdjouhi est l’une de ces épouses qui attendront en vain le
retour des déportés. Elle devra vivre seule dans la grande capitale
ottomane, devenue hostile.
Le récit débute le jour où son mari, le militant Sarkis Barseghian, est
emmené. Suivent alors cinq années de solitude où Berdjouhi va lutter
contre le désespoir, surmonter ses peurs et organiser son quotidien. Elle
milite avec les autres femmes et participe notamment à la recherche des
enfants arméniens enlevés par les dignitaires turcs.
Ce texte constitue un véritable document sur une période dont on ne
retient souvent que les aspects purement événementiels. Ici, le
témoignage le plus fidèlement autobiographique se nourrit d’un travail de
la mémoire : plus de vingt ans après, Berdjouhi ne se lasse pas de
raconter, esquissée dans tous les modes possibles, son histoire d’amour
dont une narration strictement documentaire n’aurait pas su dire la
saturation de douleur et de passion. Les « jours calcinés » de toute une
vie commencent ici, à Istanbul, dans les quartiers de pêcheurs, dans les
parcs, dans les grandes demeures, dans les hammams, dans un paysage
de rives, au sein de ces nombreuses communautés qui ont vécu
longtemps leur identité et qui font l’épaisseur historique de la ville.
***
Jean-Claude Belfiore - Moi, Azil Kémal, j’ai tué des Arméniens
Carnets d’un officier de l’armée ottomane
http://www.editionsparentheses.com/moi-azil-kemal-j-ai-tue-des
Collection : Diasporales
16,5 × 23 cm, 208 pages, 2013.
ISBN 978-2-86364-279-5
Prix : 19 €
Le capitaine de l’armée ottomane Azil Kemal est marié à Enza, une
Arménienne. En 1915, il reçoit l’ordre de procéder à l’extermination des
Arméniens des villages de la région d’Erzeroum. Il va rédiger alors un
journal qui relate ces semaines de tourments entre trahison des siens et
mission militaire.
Le récit s’articule autour de la traduction de ce carnet retrouvé dans les
archives familiales du narrateur qui replace les interrogations d’un des
acteurs du crime collectif dans un contexte historique plus large où tous
les événements et les personnages rencontrés ou cités sont réels.
De nombreux témoignages et récits ont été consacrés au génocide
arménien. Mais, pour la première fois, le texte de Jean-Claude Belfiore
met au centre des événements un personnage turc, avec toute la
complexité de ses conflits intimes entre destin personnel et devoir
d’obéissance. Ou comment la littérature peut aussi éclairer l’Histoire.
***
Fethiye Çetin - Le livre de ma grand-mère
Suivi de : Les fontaines de Havav
http://www.editionsparentheses.com/le-livre-de-ma-grand-mere
Traduit du turc par Marguerite Demird
Collection : Diasporales
16,5 × 23 cm, 128 pages, 2013.
ISBN 978-2-86364-282-5
Prix : 18 €
Toute une vie invisible… C’est dans son grand âge que cette grand-mère
adorée choisit de partager son secret et de transmettre « l’inoubliable ».
« Mes enfants, n’ayez pas peur des morts, ils ne peuvent pas vous faire
de mal. Le mal vient toujours des vivants, pas des morts », disait
Héranouche Gadarian devenue Seher, la grand-mère de Fethiye Çetin qui
écrit ce livre pour « créer une brèche dans le mur et permettre l’écoute,
pour ouvrir le cœur et la conscience des gens en Turquie ». Dans ce pays
où, dès que l’on aborde le sujet du génocide de 1915, tout se fige et une
atmosphère de peur s’installe, il lui était impossible de raconter sa
véritable histoire, dévoiler ses origines arméniennes, révéler dans quelles
circonstances elle avait été enlevée par un soldat turc alors qu’elle avait à
peine dix ans.
C’est donc sa petite-fille, avocate engagée dans le combat pour la justice
et la liberté, qui sera dépositaire de cette vérité enfouie : « En me
révélant son histoire, elle a transmis ce poids sur mes épaules... et même
si c’est très difficile, je considère que c’est une chance pour moi de
connaître la vérité, je ne veux pas laisser ce problème aux générations
suivantes. »
Fruit de longs et multiples entretiens familiaux, ce témoignage tout en
tendresse et douleur contenue a marqué une rupture dans la mémoire
collective turque face à la version officielle imposée depuis tant d’années :
il est passé de main en main, a été réédité une dizaine de fois, traduit
dans de nombreuses langues.
En postface, le récit de la restauration des fontaines de Havav, village
natal de sa grand-mère, que Fethiye Çetin a réussi à mener à bien après
le choc provoqué par la publication de son livre.
***
Henri Aram Hairabédian - Dis-lui son nom
http://www.editionsparentheses.com/dis-lui-son-nom
Collection : Diasporales
16,5 × 23 cm, 160 p.
ISBN 978-2-86364-254-2
Prix : 19 €
L’île de Ré et La Rochelle comme décor. Autour de l’atelier de reliure et
Costa, Jean se retrouve plongé dans une obsédante recherche pour
recouvrer la mémoire. Une malle, un carnet, des photos jaunies, quelques
coupures de journaux, des protagonistes de pays lointains…
À Chypre ou dans les rues d’Athènes, des prénoms d’ailleurs rappellent
une douleur et un combat enfouis. Des armes, des diplomates, des
attentats… un terrorisme oublié.
Ce récit haletant, enrichi d’éclairages couleur sépia, vient documenter une
histoire qui trouve son origine il y a près d’un siècle, ressurgit dans les
années soixante-dix et, « le temps passant », se conclut dans une capitale
caucasienne à l’ombre d’une montagne symbole.
Dire son nom, c’est toujours retrouver ses origines.
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=87330
Agenda - Revue d'histoire de la Shoah nº202 - Se
souvenir des Arméniens 1915-2015: Centenaire d'un
génocide
Agenda - Revue d'histoire de la Shoah nº202 - Se souvenir des
Arméniens 1915-2015: Centenaire d'un génocide - Collectif VAN www.collectifvan.org - La Revue d'histoire de la Shoah nº202
intitulée "Se souvenir des Arméniens 1915-2015: Centenaire d'un
génocide" est consacrée au génocide des Arméniens. La rédaction
de la revue a choisi de publier, pour commémorer le centenaire de
la tragédie, des documents (archives diplomatiques et militaires,
correspondances, rapports et témoignages) qui exposent le
déroulement des événements caractérisant le crime de génocide
en privilégiant une perspective comparatiste. (Les Editions
Calmann-Lévy, Parution : 11 mars 2015, 400 pages.)
Les Editions Calmann-Lévy
Revue d'histoire de la Shoah nº202 - Se souvenir des Arméniens
1915-2015: Centenaire d'un génocide
Broché – 11 mars 2015 de Mémorial de la Shoah (Auteur)
Broché: 400 pages
Editeur : Calmann-Lévy (11 mars 2015)
Collection : Diffusés
Langue : Français
ISBN-10: 2916966110
ISBN-13: 978-2916966113
Dimensions du produit: 15 x 3,5 x 24 cm
Après le numéro spécial consacré en 2003 au génocide des Arméniens,
nous avons choisi de publier, pour commémorer le centenaire de la
tragédie, des documents (archives diplomatiques et militaires,
correspondances, rapports et témoignages) qui exposent le déroulement
des événements caractérisant le crime de génocide en privilégiant une
perspective comparatiste.
Le génocide des Arméniens, perpétré sur le territoire de l'empire ottoman,
avait été ourdi depuis plusieurs décennies. Le Parti jeune-turc (Comité
Union et Progrès) passe à l’action à la faveur du déclenchement de la
Grande Guerre au côté des puissances centrales. Ces documents montrent
que, depuis longtemps, en Turquie, flottait dans l’air l’idée de « liquider la
question arménienne en liquidant les Arméniens » pour reprendre les
mots d’un responsable turc. Sans compter que pour les milieux
nationalistes jeunesturcs, la charia était incompatible à la notion moderne
d’égalité civique.
Parallèlement, le Comité Union et Progrès avait mis sur pied en 1911 une
organisation spéciale (O.S.) chargée des basses besognes. C’est elle qui, à
partir du mois d’avril 1915, entreprend l’extermination.
Le processus d’homogénéisation islamique et turc du pays portait en lui
(avec parfois la complicité tacite de l’ambassade d’Allemagne) une
politique de « purification ethnique » qu’on qualifiera plus tard de
génocide. On ne peut lire ces témoignages qu’à la condition de
comprendre que le monde turcomusulman n’obéissait pas au logiciel
intellectuel occidental. Et que de ne pas avoir entendu ce massacre
annoncé a conduit à ce million et demi de morts qui nous interroge sur la
force du panturquisme et de la violence propre à un islam conquérant.
http://calmann-levy.fr/livres/revue-dhistoire-de-la-shoah-no202-sesouvenir-des-armeniens-1915-2015/
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=87350
Agenda - Parution : deux ouvrages sur le génocide
des Arméniens aux Editions Privat
Agenda - Parution : deux ouvrages sur le génocide des Arméniens
aux Editions Privat - Collectif VAN -www.collectifvan.org – A
l’occasion du 100ème anniversaire du génocide des Arméniens, les
Editions Privat publient deux ouvrages pour ne pas oublier : Du
génocide des Arméniens à la Shoah – Typologie des massacres du
XXe siècle et Histoire de la diaspora arménienne. Le premier
ouvrage aborde, entre autres, la reconnaissance de ce génocide,
prolongé par l’élimination des Assyro-Chaldéens, des Syriaques et
des Yézidis, et mis en relation avec la Shoah et le génocide des
Tsiganes. Le second ouvrage montre comment la dispersion des
Arméniens, conséquence depuis l’Antiquité d’une périlleuse
situation géopolitique, et surtout du génocide, a su conjuguer
esprit créateur, intégration et préservation d’une identité
profondément humaniste, enracinée dans les valeurs chrétiennes.
Ces deux ouvrages complètent l’oeuvre de mémoire commencée avec
l’Histoire du peuple arménien, ouvrage réédité à l’occasion de cette
commémoration.
Du génocide des Arméniens à la Shoah
Typologie des massacres du XXe siècle
Sous la direction de Gérard Dédéyan & de Carol Iancu
Premier livre à aborder, sous forme analytique et comparatiste, deux des
plus grands génocides perpétrés au XXe siècle qui ont marqué l’histoire :
la Shoah et le génocide des Arméniens, cet ouvrage paraît à l’occasion du
100e anniversaire du génocide des Arméniens et du 70e anniversaire de la
libération des camps nazis (Auschwitz, Buchenwald, Mauthausen…). Ce
livre est un véritable prélude à l’impérieux devoir de mémoire qu’imposent
ces crimes contre l’humanité commis au début et au milieu du XXe siècle.
Histoire de la Diaspora arménienne
Sous la direction d’Aïda Boudjikanian & Gérard Dédéyan
Soucieuses, depuis une trentaine d’années, de s’interroger sur la
persistance d’une identité arménienne trois fois millénaire mais
constamment mise en péril en raison de la situation géopolitique de
l’Arménie - trait d’union entre l’Europe et l’Asie - et par là même exposée
au choc des grands Empires, voire aux massacres et au génocide, les
Editions Privat ont décidé, conjointement avec les Professeurs Aïda
Boudjikanian et Gérard Dédéyan, de donner une suite substantielle au
livremonument Histoire du peuple arménien, publié par Privat en 1982,et
largement actualisé et enrichi en 2007.
TÉLÉCHARGER :
Deux livres sur le génocide des Arméniens
http://www.collectifvan.org/pdf/01-12-52-10-04-15.pdf
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=87354
Agenda - Vient de paraître "Atom Egoyan et la
diaspora arménienne"
Agenda - Vient de paraître "Atom Egoyan et la diaspora
arménienne" - Collectif VAN -www.collectifvan.org - Vient de
paraître le livre "Atom Egoyan et la diaspora arménienne.
Génocide, identités, déplacements, survivances" de Nellie
Hogikyan. Cet ouvrage propose d’examiner la culture survivante,
en l’occurrence arménienne post-génocidaire, à travers sa
transmission discontinue que donne à voir Egoyan.
Atom Egoyan et la diaspora arménienne
Génocide, identités, déplacements, survivances
Nellie HOGIKYAN
ISBN : 978 2-343-05113-0 • 24 € • 238 pages
Collection Logiques sociales
L'Harmattan
Eclectique, fragmentaire et multi/intermédiale, la production filmique
d’Atom Egoyan incarne l’esprit diasporique par excellence. Malgré cette
dispersion symptomatique d’une culture survivante, ou peut-être grâce à
elle, le travail d’Egoyan maintient une continuité et une cohérence
percutantes. En effet, parmi son oeuvre cinématographique, l’on peut
identifier un genre spécifique au cinéaste, celui du post-exil, mettant en
scène les structures émotives de la dissociation que seules l’itération et la
mêmeté de ses acteurs et actrices pourront transmettre. La perte dans le
monde d’Egoyan est structurante. Ce paradoxe de l’itération des mêmes
personnages diasporiques d’une part, et des histoires d’absence d’autre
part, est au coeur des problématiques chères au cinéma égoyanesque.
Cet ouvrage propose d’examiner la culture survivante, en l’occurrence
arménienne post-génocidaire, à travers sa transmission discontinue que
donne à voir Egoyan. L’auteure se limite à l’analyse des quatre longmétrages (Next of Kin, Family Viewing, Calendar et Ararat) dans lesquels
le cinéaste filme, ouvertement et parfois moins directement, les diverses
représentations des identités de la diaspora arménienne, mais toujours
dans un Canada multi/interculturel.
L’AUTEUR
Nellie Hogikyan est titulaire d’un doctorat en littérature comparée de
l’Université de Montréal (2007). Elle a co-dirigé l’anthologie Femmes et
exils : formes et figures avec Dominique Bourque en 2010 et le collectif La
Survivance en héritage : passages de Janine Altounian au Québec, avec
Simon Harel et Michel Peterson en 2013.
Contact Service de promotion et de diffusion
Raphaële Lombard
5, rue de l’Ecole polytechnique 75005 Paris
TÉLÉCHARGER :
http://www.collectifvan.org/pdf/09-04-31-19-03-15.pdf
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=86722
Agenda - L’Étrangère : Premier roman de Valérie
Toranian
Agenda - L’Étrangère : Premier roman de Valérie Toranian Collectif VAN - www.collectifvan.org - Valérie Toranian, la
narratrice, retrace alternativement le destin d'Aravni, sa grandmère, et ses propres souvenirs d'enfance à ses côtés. Aravni a
échappé de justesse au génocide arménien et ne s'est ouverte à sa
petite-fille que peu de temps avant sa mort, à l'âge de 96 ans. Le
premier roman de Valérie Toranian, L’Étrangère, paraîtra chez
Flammarion le 6 mai 2015.
Publié le 02 avril 2015
Flammarion
Littérature française - L'étrangère - Flammarion éditions
Valérie Toranian, la narratrice, retrace alternativement le destin d'Aravni,
sa grand-mère, et ses propres souvenirs d'enfance à ses côtés. Aravni a
échappé de justesse au génocide arménien et ne s'est ouverte à sa petitefille que peu de temps avant sa mort, à l'âge de 96 ans. Premier roman.
Petite-fille d'Arméniens rescapés du génocide qui ont débarqué à Marseille
dans les années 1920, Valérie Toranian a une grand-mère paternelle
arménienne, Aravni, couturière à domicile pour des façonniers du Sentier.
Pigiste au milieu des années 1980, Valérie Toranian signe en 1989 ses
premiers articles dans Elle. En 1994, elle dirige la rubrique beauté du
magazine, devient rédactrice en chef en 1998, puis directrice de la
rédaction en 2002. Après avoir épousé et vécu avec Ara Toranian, avec
qui elle a deux enfants, elle devient la compagne de Franz-Olivier
Giesbert.
En septembre 2014, Valérie Toranian quitte ses fonctions de directrice de
la rédaction du magazine Elle. En décembre, elle devient directrice
générale de la Revue des deux Mondes.
Son premier roman, L’Étrangère, paraîtra chez Flammarion le 6 mai 2015.
Bibliographie
Pour en finir avec la femme, Grasset, 2004
D'après Wikipedia.
http://editionsflammarion.flammarion.com/Albums_Detail.cfm?ID=48024
&levelCode=litterature
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=87136
Agenda - Revue des deux mondes/"Génocide
arménien, Kurdes, Daesh : la Turquie face à ses
tabous"
Agenda - Revue des deux mondes/"Génocide arménien, Kurdes,
Daesh : la Turquie face à ses tabous" - Collectif VAN www.collectifvan.org - La Revue des Deux Mondes est la plus
ancienne revue vivante d'Europe, dans laquelle ont écrit toutes les
grandes signatures depuis le XIXe siècle. Le nouveau numéro de la
mensuelle aborde le thème du génocide arménien et de son déni
par l'Etat turc, dans le dossier entitulé "La Turquie face à ses
tabous".
Revue des deux mondes
"Génocide arménien, Kurdes, Daesh : la Turquie face à ses
tabous"
Sommaire
Avril 2015
Éditorial
Valérie Toranian — Voltaire est-il la solution ?
Événement - Voltaire suffit-il ?
Régis Debray, Franz-Olivier Giesbert, Valérie Toranian — GRAND
ENTRETIEN - Régis Debray. Contre les fanatismes
Charles Dantzig — La manière Voltaire
Michel Delon — Comment Voltaire est devenu voltairien
Marin de Viry — Le premier prince de gauche
Hervé Loichemol, Yves Laplace — Représenter Mahomet : généalogie d'un
désastre
Dossier - La Turquie face à ses tabous
Jean Marcou — La diplomatie turque entre déconvenues et
repositionnement stratégique
Jean-François Pérouse — Les enjeux de l'éducation depuis l'avènement de
l'AKP au pouvoir
Dorothée Schmid — L'AKP et les Kurdes : l'ouverture inachevée
Fatma Müge Goçek — Génocide arménien : le déni de l'État
Ahmet Insel — La société civile turque face aux tabous de l'histoire
Raymond H. Kévorkian — L'expérience des Arméniens dans la turquie
kémaliste
Sema Kaygusuz — Abel enseveli par le corbeau
Études, reportages, réflexions
Eryck de Rubercy — Peter Sloterdjik et la conscience malheureuse de la
France
Philippe Trétiack — La destruction, un acte constructif ? Partout sauf à
Paris
Annick Steta — Le mariage renforce-t-il les inégalités ?
Critiques
Frédéric Verger — Livres - Le piège
Patrick Kéchichian — Livres - Un père en vaut-il un autre ?
Marin de Viry — Livres - La trajectoire nihiliste et ratée des ambitieux à
tête de vent
Jean-Luc Macia — Disques - Bach, jeunes pianistes et stars
*****
Génocide arménien : le déni de l'État
Numéro : Avril 2015
Auteur : Fatma Müge Goçek
Sujet : Dossier - La Turquie face à ses tabous
Le déni, disent certains, est la phase ultime du génocide. À travers lui, les
dénégateurs empêchent les victimes d’entamer le processus du deuil ; à
cause de lui, les victimes vivent enfermées dans un passé violent sans
pouvoir espérer de guérison. Mais les dénégateurs en souffrent eux aussi :
le refus de rendre des comptes pour les violences passées conduit à
l’institutionnalisation et à la normalisation de la violence dans la société,
laquelle peine alors à devenir véritablement démocratique. Ce type de
déni existe dans de nombreux pays, en particulier dans les États-nations
dont les élites ont tiré avantage des violences. On peut citer, par
exemple...
Fatma Müge Göçek est professeur de sociologie à l’université Ann Arbor du
Michigan. Dernier ouvrage publié: Denial of Violence: Ottoman Past,
Turkish Present, and Collective Violence against the Armenians, 17892009 (Oxford University Press, 2014).
http://www.revuedesdeuxmondes.fr/
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=87067
Agenda - Arménie, mémoire de la Bible
Agenda - Arménie, mémoire de la Bible - Collectif VAN www.collectifvan.org - Cent ans après le dramatique génocide
arménien, Le Monde de la Bible publie un livre numérique sur
l’exceptionnel patrimoine religieux et scripturaire de l’Arménie,
première nation chrétienne dans l’Histoire.
Arménie, mémoire de la Bible
Livre umérique
La longue mémoire arménienne
Première nation chrétienne selon la volonté du roi Tiridate dès 301,
l’Arménie possède un patrimoine à nul autre pareil. L’héritage d’une
longue histoire, vieille de plusieurs millénaires si l’on remonte jusqu’au
Royaume d’Ourartou (XIIIe siècle avant J.-C.), sur une terre aujourd’hui
semée d’églises et de monastères aux styles caractéristiques et dont les
plus anciennes remontent au VIIe siècle.
Mais l’héritage qui nous intéresse prioritairement dans ce livre numérique
est littéraire et scripturaire. Ce patrimoine a vu le jour sous la main du
moine Machtots qui, au seuil du IVe siècle, traduit les proverbes de
Salomon selon une écriture arménienne qu’il a lui-même inventée. Depuis
c’est non seulement toute la Bible qui fut traduite dans la foulée, mais
bien d‘autres textes grecs, de Platon aux Pères de l’Eglise, en passant par
les grands auteurs du judaïsme hellénistique dont Philon d’Alexandrie.
Malgré les heurts de l’Histoire, l’Arménie a su conserver le fonds et la
mémoire de cette riche bibliothèque qui possède des textes (traduits)
parfois plus complets que les originaux hérités de Byzance. Des textes
mais aussi une liturgie, celle de Jérusalem, vers qui ses regards sont
toujours restés orientés.
A travers l’histoire de l’Arménie, de ses textes, de sa liturgie, des signes
de sa présence en Terre sainte… ce livre numérique permet de découvrir
dans toute sa profondeur et sa spiritualité une vieille nation restée fidèle à
elle-même.
Benoit de Sagazan
*****
Au sommaire :
Histoire de l’Arménie par Jean-Luc Pouthier
Les origines
Première nation chrétienne
Une civilisation florissante
La future Arménie
Aux sources d’une histoire nationale par Jean-Pierre Mahé
Les chroniques
Fin d’une historiographie nationale
Vers une théologie de l’histoire
La traduction arménienne de la Bible par Jean-Pierre Mahé
De l’interprétation orale à la version écrite
Une langue unifiée
Un conservatoire de l’exégèse ancienne par Folker Siergert
À la marge de l’univers biblique
L’École hellénophile
Un conservatoire de l’Antiquité
À la rescousse des textes grecs
Apocryphes arméniens
Une conscience de l’histoire
Les Arméniens et la liturgie de Jérusalem par Charles Renoux
Le Lectionnaire de Jérusalem en Arménie
L’hymnographie arménienne
Les Arméniens en Terre sainte par Igor Dorfmann-Lazarev
Les Arméniens, gardiens des lieux saints
http://www.mondedelabible.com/armenie-memoire-de-la-bible/
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=86850
Agenda - Magazine "Histoire &
Civilisations"/"L'Arménie : Deux mille ans de
résistance"
Agenda - Magazine "Histoire & Civilisations"/"L'Arménie : Deux
mille ans de résistance" - Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le
numéro d'avril du magazine "Histoire & Civilisations", co-édité par
Le Monde et National Geographic, consacre une rubrique à la
présentation du patrimoine de l'Arménie.
AVRIL 2015
Histoire & Civilisations
Voyagez au cœur de l'Histoire !
Avec Histoire & Civilisations, vivez une odyssée à travers les siècles.
De l'Antiquité aux Temps Modernes, de l’Égypte aux Amériques, des
historiens de renom vous guident sur les traces des grandes civilisations
et vous livrent tous les secrets des grands événements de l'Histoire. Dans
chaque dossier, retrouvez des repères chronologiques, des analyses de
spécialistes, des documents d'archives et de belles illustrations. Histoire &
Civilisations est le rendez-vous mensuel de tous les amateurs d'histoire,
désireux d'associer le plaisir de lire au développement de leurs
connaissances. Un magazine co-édité par Le Monde et National
Geographic.
LANGUE : Français
PAYS : France
ÉDITEUR : MALESHERBES PUBLICATIONS GROUPE
http://fr.zinio.com/magazine/HistoireCivilisations-/pr-500791208/catcat1960177
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=86851
Agenda - Parution du livre "Sonate Arménienne" aux
éditions Arcadia
Agenda - Parution du livre "Sonate Arménienne" aux éditions
Arcadia - Collectif VAN - www.collectifvan.org - Trouvez le livre
Sonate Arménienne de Franck Perrussel & Llatie Amor Sarkissian
aux éditions Arcadia en librairie à paraître le 1er avril 2015. "Arax
a 100 ans, elle est aveugle et avant de mourir raconte sa vie à sa
petite fille, transmettant la mémoire d’une Arménienne de
Constantinople née au 19e siècle, dont la vie, après une enfance
très heureuse, a été bouleversée par l’Histoire."
Franck Perrussel & Llatie Amor Sarkissian
Sonate Arménienne
aux éditions Arcadia
Date de publication : 1 avril 2015
Genre : roman historique
Format : 140 x 205
Pagination : 300 p.
Prix : 20 euros
ISBN: 978-2-913019-89-8
http://sonatearmenienne.blogspot.fr/
Franck Perrussel, Sonate arménienne (le roman)
Arax a 100 ans, elle est aveugle et avant de mourir raconte sa vie à sa
petite fille, transmettant la mémoire d’une Arménienne de Constantinople
née au 19e siècle, dont la vie, après une enfance très heureuse, a été
bouleversée par l’Histoire.
La Guerre Mondiale et le génocide de 1915 la poussent à fuir vers l’est de
la Turquie, à Van, puis en exode à Erevan, en passant par Batoum, Tbilissi
et Moscou aux prémices de la Révolution russe. Après un bref retour à
Constantinople, elle doit à nouveau s’exiler à Paris où elle vit jusqu’après
la deuxième Guerre mondiale, travaillant dans les ateliers de couture.
Le génocide, dont elle est une des survivantes, et les aléas qui en
découlent vont lui faire perdre la trace de sa fille de 4 ans, pour la
retrouver 25 ans plus tard sur les quais du port de Tanger. Arax raconte
l’Histoire, entremêlée à son histoire, marquée par la quête incessante pour
retrouver son enfant. Elle nous entraîne aussi dans ses histoires d’amour
et évoque les personnages pittoresques qu’elle a côtoyés (on y croise
entre autres l’enfant Charles Aznavour, le joaillier Jean Vendôme…).
Par la voix d’Arax, l’auteur nous fait vivre une fresque historique et intime,
nous livrant un récit poignant, où l’amour de la vie, l’humour et le
fantasque côtoient la tragédie et l’horreur. Soutenu par des faits et des
rebondissements qui semblent parfois sortir de l’imagination alors qu’ils
furent le fil de la vie d’Arax, son livre souhaite témoigner d’une histoire
terrible et en parallèle transmettre la force de vie de certains de ces
survivants, nous laissant un magnifique roman.
Llatie Amor Sarkissian, Lettres à Arax
L’auteur nous offre une correspondance à sa grand-mère, mêlée de
portraits de personnages. De Casablanca à Istanbul, en passant par Paris,
Tanger, Cannes, Le Caire, Madrid, comme en écho au récit d’Arax, elle
questionne par une écriture d’une grande tendresse la mémoire de ses
origines arméniennes, s’adressant à celle qui fut son seul lien avec un
passé bouleversant, grand-mère sublime et aveugle dont elle tint la plume
dès son enfance. Cette correspondance réinventée est aussi un acte de
reconnaissance à une personne qui lui donna malgré le tragique un
immense goût de la vie et la force de pouvoir la réussir.
TÉLÉCHARGER :
"Sonate Arménienne"
http://www.collectifvan.org/pdf/10-02-54-30-03-15.pdf
http://www.collectifvan.org/article.php?r=3&id=87041
Agenda - Vient de paraître / Pinar Selek : "Parce
qu'ils sont arméniens"
Agenda - Vient de paraître / Pinar Selek : "Parce qu'ils sont
arméniens" - Collectif VAN - www.collectifvan.org - 2015 marque
le centenaire du génocide arménien. Une page noire de l’Histoire
turque, toujours controversée, toujours tabou. Quel regard peut
porter sur cette communauté une Turque née dans les années 70 ?
Pinar Selek répond par Parce qu’ils sont Arméniens, récit publié
aux éditions Liana Levi. Tissé de ses souvenirs, observations et
rencontres, c’est un témoignage sensible et polémique de la part
d’une femme engagée.
"Parce qu'ils sont arméniens"
Auteur : Pinar Selek
Traduit du turc par Ali Terzioğlu
Editions : Liana Levi
Prix : 7,99
Le génocide arménien a un siècle. Une page noire de l’histoire turque,
toujours controversée, toujours taboue; un drame qui hante les esprits et
les cœurs de génération en génération. Pinar Selek interroge son rapport à
cet épisode et à la communauté victime. Au fil des souvenirs et des
rencontres, elle raconte ce que signifie se construire en récitant des
slogans qui proclament la supériorité nationale, en côtoyant des
camarades craintifs et silencieux, en sillonnant Istanbul où les noms
arméniens ont été effacés des enseignes, en militant dans des
mouvements d’extrême gauche ayant intégré le déni.
Au-delà de la question arménienne, ce témoignage sensible, engagé,
parfois autocritique, dénonce les impasses de la violence et sonde les
mutations de l’engagement collectif.
Lire un extrait ICI.
http://www.lianalevi.fr/images/30/extrait_522.pdf
*****
À propos
«Pinar Selek témoigne ici de façon crue, nue, sans pathos, ni
grandiloquence, de sa prise de conscience d'un drame qu'elle a appris à
faire sien.»
Le Monde
http://www.lianalevi.fr/userfiles/Parceque-LEmonde.pdf
«Un petit livre mais un grand texte.»
Mediapart
http://www.lianalevi.fr/userfiles/parceque-mediapart.pdf
«Un pamphlet aux accents intimistes.»
L’Express
http://www.lianalevi.fr/userfiles/parceque-L'express.pdf
«Elle raconte par petites touches et toujours sur le mode émotif, sa
découverte rogressive des Arméniens de Turquie.»
France Arménie
http://www.lianalevi.fr/userfiles/Parceque-FranceArme%CC%81nie.pdf
«Elle a écrit son livre comme on paie une dette. Avec l’espoir qu’il
contribuera à ouvrir la porte de la mémoire aux Arméniens de Turquie.»
DNA
http://www.lianalevi.fr/userfiles/parceque-PS-DNA.pdf
URL originale :
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=86195
Agenda - Vient de paraître : Trois ouvrages autour
des Arméniens (Gaïdz Minassian)
Agenda - Vient de paraître : Trois ouvrages autour des Arméniens
(Gaïdz Minassian) - Collectif VAN -www.collectifvan.org - A
l'occasion du centenaire du génocide arménien en 1915, Gaïdz
Minassian, Journaliste au Monde.fr, docteur en sciences politiques
et enseignant à Sciences Po Paris, publie trois ouvrages distincts
et complémentaires sur l'Histoire des Arméniens.
Arméniens
Le temps de la délivrance
Editions : CNRS
Date de publication : 22/01/2015
Prix : 23,75 €
Jamais le débat autour du génocide des Arméniens de 1915 n’a été aussi
acerbe que ces dernières années entre défenseurs et opposants aux lois
dites « mémorielles ».
Pourquoi cette question suscite-t-elle tant de passions ? Analyse
approfondie de l’histoire et de la mémoire arméniennes, cet ouvrage
explore les spécificités d’un peuple dont l’identité nationale ne peut pas se
construire à partir du seul génocide. L’histoire a commencé avant et s’est
poursuivie après. L’auteur appelle ainsi les Arméniens à désacraliser 1915
afin de libérer la pensée et désinhiber les comportements collectifs.
Par le passé, les empires successifs ont, en effet, empêché l’Arménie de
développer une tradition de souveraineté au sein d’un territoire dont les
frontières étaient trop mouvantes pour constituer un État aux fondations
durables. Et la religion s’est souvent substituée à celui-ci pour organiser la
société et nourrir une vision mythifiée d’une nation multiséculaire.
Comment sortir de ces logiques de domination ?
S’affranchir de la mémoire, se délivrer du poids du passé et devenir le
sujet de son propre destin : tels sont les enjeux actuels du peuple
arménien.
************
Trois mille ans d’historiographie arménienne
Marquer le temps et l’espace
Editions : CNRS
Date de publication : 22/01/2015
Prix : 23,75 €
Pour le peuple arménien dont l’histoire remonte à plus de trois mille ans, il
n’existe curieusement que peu d’études sur son historiographie. La
majeure partie des travaux se concentrent sur son passé antique ou
médiéval, prennent la forme de synthèses, ou pèchent par leur caractère
idéologique.
Souvent dominés et écartelés en plusieurs États, les Arméniens ont très
tôt acquis une expérience transnationale du récit historique incarnée par
un personnage clé, Moïse de Khorène. Auteur du Ve -siècle pour les uns,
du VIIIe siècle pour les autres, mais « père de l’histoire arménienne »
pour tous, Moïse de Khorène a imposé son modèle historiographique
jusqu’au XVIIe -siècle en combinant documents d’archives et sources
orales. Au XVIIIe- siècle, la rencontre avec la modernité a bouleversé cet
héritage khorénatsien sans pour autant favoriser l’émergence d’une
histoire critique. Le temps n’est-il pas venu, à l’heure du centenaire du
génocide de 1915, d’ouvrir la réflexion à des approches nouvelles,
d’énoncer les ambivalences de l’écriture historique arménienne et de
s’interroger sur l’existence de ce qui ressemble à un roman national ?
Cet ouvrage a pour but de mesurer, des origines à nos jours, l’impact des
récits historiques et des représentations sur les consciences arméniennes,
sur la notion d’héritage collectif et sur la construction d’une identité
mutilée par l’histoire mais préservée par la mémoire.
************
Le rêve brise
Le carnage arménien ou la fin d'un monde
Editions : Flammarion
Date de publication : 25/02/2015
Prix : 23 €
C'est dans la nuit du 23 au 24 avril 1915, à Constantinople, qu'eut lieu la
première rafle d'Arméniens, annonçant la longue série de déportations,
tueries et massacres qui vont durer plus de trois ans. 1 500 000
personnes y perdent la vie, soit deux tiers des Arméniens de l'Empire
ottoman.
Les autres fuient la fureur des soldats, constituant une diaspora
importante en Europe, au Proche-Orient et en Amérique. Depuis un siècle,
la Turquie nie toujours ce génocide.
Mais que s'est-il passé exactement ? Comment en est-on arrivé là ? Pour
saisir cette histoire dans toute son ampleur. Gaïdz Minassian a choisi de la
raconter à travers les parcours des révolutionnaires arméniens, fascinés
par le modèle français des Lumières et prêts à tout pour faire reconnaître
leurs droits mais aussi défendre légalité entre les peuples. De leur
mobilisation politique, encore pacifique, à la radicalisation armée, l'auteur
retrace l'aventure de ces idéalistes grâce à leurs Mémoires ou journaux
qui témoignent de leur vie clandestine, de leurs doutes et leurs espoirs
perdus. Parmi eux, au premier rang, la figure charismatique de Christapor
Mikaelian, le fondateur de la Fédération Révolutionnaire Arménienne (FRA)
et chef de file du mouvement de libération nationale, hante ces pages...
Quoi de mieux, quoi de plus vibrant que ces éclats de vie pour raconter
cette histoire au souffle épique. Le dénouement - tragique - est à l'image
du rêve brisé de ce peuple, partagé entre Orient et Occident et condamné
à l'exil...
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=86194
Agenda - Revue "L'Histoire" - "Arméniens : le
premier génocide du XXᵉ siècle"
Agenda - Revue "L'Histoire" - "Arméniens : le premier génocide du
XXᵉ siècle" - Collectif VAN -www.collectifvan.org - Le numéro 408
du mensuel "L'Histoire" aborde le thème du génocide arménien
dans un article éditorial, "Arméniens : le premier génocide du XXᵉ
siècle".
MENSUEL - ACTUELLEMENT EN KIOSQUE
Mensuel n°408 daté de février 2015
Il y a cent ans le gouvernement des Jeunes-Turcs commettait le premier
génocide du XXe siècle décimant la communauté arménienne, pourtant
bien intégrée à l’Empire ottoman. On comprend mieux aujourd’hui
l’idéologie qui a motivé les responsables et la mécanique implacable du
massacre.
Par Boris Adjemian, Taner Akçam, Annette Becker, Hamit Bozarslan, Pierre
Chuvin, Vincent Duclert, François Georgeon, Raymond Kévorkian, Claire
Mouradian, Mikaël Nichanian et Yves Ternon.
L'Histoire : Mensuel n°408
http://www.histoire.presse.fr/mensuel/408
Lire aussi :
Génocide des Arméniens : Cent ans d'historiographie
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=85074
URL originale :
http://www.histoire.presse.fr/mensuel/408
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=85084
Agenda - Vient de paraître "Détruire les Arméniens.
Histoire d'un génocide"
Agenda - Vient de paraître "Détruire les Arméniens. Histoire d'un
génocide" - Collectif VAN - www.collectifvan.org - Vient de
paraître "Détruire les Arméniens. Histoire d'un génocide", une
synthèse de Mikaël Nichanian sur le génocide arménien qui inclut
les dernières avancées historiographiques. Elle propose de
nouvelles pistes d’interprétation sur les causes et les
conséquences du génocide, dans le contexte de la naissance du
nationalisme turc et de la Turquie moderne. Cet ouvrage qu'on
peut se procurer en librairie ou en ligne est paru aux PUF (Presses
Universitaires de France).
Détruire les Arméniens. Histoire d'un génocide
Mikaël Nichanian
Sommaire
1
2
3
4
Caractéristiques
L'ouvrage
Table des matières
A propos des auteurs
Cette synthèse sur le génocide arménien, qui inclut les dernières avancées
historiographiques, propose de nouvelles pistes d’interprétation sur ses
causes et ses conséquences dans le contexte de la naissance du
nationalisme turc et de la Turquie moderne.
Caractéristiques
280 pages
21.00 €
Numéro :
ISBN : 978-2-13-062617-6
Collection "Hors collection"
N° d'édition : 1
Date de parution : 14/01/2015
Discipline : Histoire / Géographie / Arts
Sous-discipline : Histoire contemporaine
L'ouvrage
Premier génocide du XXe siècle, l’extermination des Arméniens d’Anatolie
est aussi le seul à n’être pas reconnu à ce jour par l’État qui l’a perpétré,
cent ans après les faits. En pleine guerre, la destruction des populations
arméniennes et assyro-chaldéennes s’inscrivait au cœur d’un vaste
programme de «?turquification?» à marches forcées de l’Anatolie.
Suppression des Arméniens et déplacements de certaines populations
musulmanes poursuivaient un même but : faire de la Turquie une nation
homogène et moderne.
L’observation de cette «?révolution nationale?» à l’œuvre en Anatolie a
ainsi inspiré au juriste Raphael Lemkin une réflexion sur les crimes de
masse et l’invention du terme de «?génocide?», qui trouve sa
consécration en droit international en 1948. À l’heure où le processus de
négociation avec la Turquie pour une adhésion à l’Union européenne est
enclenché, il est utile de revenir sur cette première tentative de «
?modernisation ?» lancée par les Jeunes-Turcs, car l’analyse de ses
mécanismes demeure une nécessité pour prévenir leur répétition.
Table des matières
Introduction
Chapitre 1 – La naissance de la « Question arménienne » sous
Abdülhamid II (1878-1908)
Les communautés non musulmanes de l’Empire ottoman
Déclin de l’empire et tentatives de modernisation
La crise de 1875-1878 et le traité de Berlin
Les conséquences du traité de Berlin sur la politique intérieure ottomane
Les partis politiques arméniens
La politique arménienne du sultan
La dimension internationale des pogroms des années 1894-1896
La « question arménienne » et les « six vilayets » (1878-1908) : une
bataille de chiffres et de frontières
Chapitre 2 – Les Jeunes-Turcs et leur montée en puissance (19081914)
La phase révolutionnaire (1889-1908)
La « révolution » de 1908
L’opposition au CUP et la contre-révolution de 1909
Aspirations totalitaires : « économie nationale » et « turquification »
Relations entre le CUP et les Arméniens en 1908-1909
Les guerres balkaniques (1912-1913)
« Brutalisation » et nationalisme intégral
La question des « réformes » arméniennes de 1913-1914
Chapitre 3 – Entrée en guerre et logiques génocidaires (19141915)
Participation de l’Empire ottoman à la guerre en 1914
Premières opérations militaires (novembre 1914-janvier 1915)
Débats au sein du CUP concernant l’extermination des Arméniens (janviermars 1915)
Premières mesures anti-arméniennes (août 1914-avril 1915)
La résistance de Van (20 avril 1915)
Le 24 avril 1915 : arrestation des personnalités arméniennes d’Istanbul
Le procès des chefs hentchaks (28 avril 1915)
L’attitude des populations arméniennes : trahison ou soumission ?
Chapitre 4 – Le processus génocidaire : déportation,
extermination, colonisation (1915-1918)
Le processus génocidaire : la première phase (1915)
Des études de cas : vilayet de Bitlis, Constantinople, l’Anatolie occidentale
Oppositions turques au programme d’extermination
Les provinces occidentales (Thrace, régions d’Izmit et de Bursa)
La deuxième phase du génocide : l’extermination dans le désert (1916)
Processus génocidaire et radicalisation
Le volet économique du processus génocidaire
La politique des unionistes à l’égard des autres peuples non-turcs
La situation militaire sur le front oriental de 1915 à 1917
Offensive ottomane en Anatolie orientale et dans le Caucase en 1918
Les massacres d’Arméniens dans le Caucase en 1918
Le bilan : estimation du nombre de victimes
Les rescapés du processus génocidaire
Chapitre 5 – La Turquie d’après-guerre : la question de la
responsabilité
Les conséquences de la guerre et le bilan de la politique unioniste
La question des responsabilités : le procès des unionistes (1919-1920)
Quelle valeur accorder à ces procès ?
L’attitude de la société musulmane à l’égard du génocide arménien
La lutte armée des unionistes contre le partage de l’Anatolie
Mustafa Kemal et les unionistes
Bilan de la politique unioniste entre 1914 et 1922
Conclusion – Les conditions de possibilité d’un génocide
Un héritage hamidien déterminant
L’idéologie unioniste et le contexte de guerre
L’héritage du processus génocidaire
A propos des auteurs
Ancien élève de l’École normale supérieure et docteur en histoire, Mikaël
Nichanian est conservateur à la Bibliothèque nationale de France.
Chercheur-associé au Collège de France, il co-anime, avec Vincent
Duclert, un séminaire sur le génocide arménien à l’EHESS.
Accédez aux fiches auteurs : Mikaël Nichanian
http://www.puf.com/Autres_Collections:D%C3%A9truire_les_Arm%C3%A
9niens._Histoire_d%27un_g%C3%A9nocide
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=85420
Agenda - Le génocide des Arméniens: Cents ans de
recherche 1915-2015
Agenda - Le génocide des Arméniens: Cents ans de recherche
1915-2015 - Collectif VAN -www.collectifvan.org - Le génocide des
Arméniens. Un siècle de recherche (1915-2015) est publié à
l’occasion de la tenue à Paris, du 25 au 28 mars 2015, du colloque
international « Le génocide des Arméniens de l’Empire ottoman
dans la Grande Guerre. 1915-2015 : cent ans de recherche ». Il
réunit les contributions scientifiques présentées à la Sorbonne, au
Mémorial de la Shoah, à l’École des hautes études en sciences
sociales et à la Bibliothèque nationale de France. Ce colloque
introduit par le président de la République est organisé par le
Conseil scientifique international pour l’étude du génocide des
Arméniens (CSI), avec le soutien de la Mission du centenaire 2015
et de nombreuses institutions savantes.
Cents ans de recherche 1915-2015
Auteur(s) : Annette Becker, Hamit Bozarslan, Vincent Duclert, Raymond
Kévorkian, Gaïdz Minassian, Claire Mouradian, Mikaël Nichanian, Yves
Ternon
Éditeur : Armand Colin
Collection : Hors collection
Format : Brochée - 368 pages
Dimension (en cm) : 15,3 x 23,5
EAN13 : 9782200294427
Public : GRAND PUBLIC
Domaines : Histoire moderne
Date de parution : 25/03/2015
Présentation
Le génocide des Arméniens. Un siècle de recherche (1915-2015) est
publié à l’occasion de la tenue à Paris, du 25 au 28 mars 2015, du
colloque international « Le génocide des Arméniens de l’Empire ottoman
dans la Grande Guerre. 1915-2015 : cent ans de recherche ». Il réunit les
contributions scientifiques présentées à la Sorbonne, au Mémorial de la
Shoah, à l’École des hautes études en sciences sociales et à la
Bibliothèque nationale de France. Ce colloque introduit par le président de
la République est organisé par le Conseil scientifique international pour
l’étude du génocide des Arméniens (CSI), avec le soutien de la Mission du
centenaire 2015 et de nombreuses institutions savantes.
Un siècle après le déclenchement à Constantinople, le 24 avril 1915, de
l’extermination des Arméniens ottomans par l’État unioniste, la recherche
internationale démontre par cette publication l’étendue de la connaissance
scientifique sur le premier génocide contemporain. Cet ouvrage s’inscrit
dans le mouvement des études sur les génocides, en plein développement
en France comme dans le monde. Le centenaire de 1915 marque un
tournant dans la résonnance publique des savoirs scientifiques les plus
élevés et l’affirmation d’une conscience internationale de prévention des
génocides.
Annette Becker est professeur d’histoire contemporaine à l’université
Paris-Ouest Nanterre-La Défense, membre du comité scientifique du
Mémorial de la Shoah et membre de l’Institut universitaire de France.
Hamit Bozarslan est directeur d’études à l’École des hautes études en
sciences sociales (EHESS).
Vincent Duclert est historien, enseignant-chercheur au Centre d’études
sociologiques et politiques Raymond Aron (EHESS).
Raymond Kévorkian est directeur émérite de recherche à l’Institut
français de géopolitique, Université de Paris VIII.
Gaïdz Minassian est docteur en sciences politiques, enseignant à
Sciences Po Paris et chercheur associé à la Fondation pour la Recherche
Stratégique.
Claire Mouradian est directrice de recherche au CNRS.
Mikaël Nichanian est conservateur à la bibliothèque nationale.
Yves Ternon est historien et membre du conseil scientifique du Mémorial
de la Shoah, président du Conseil scientifique international pour l’étude du
génocide des Arméniens.
Satenig Toufanian est secrétaire scientifique du Conseil scientifique
international pour l’étude du génocide des Arméniens.
Ouvrage publié avec le soutien de la Mission du Centenaire
Sommaire
Les étapes du processus génocidaire - D’autres minorités de l’empire,
extermination et persécution - Logiques de guerre, économiques,
idéologiques - Relations internationales et droit pénal - Historiographies
arménienne et turque en mouvement - Regards croisés sur l’effacement
des traces ou le fantôme arménien - Mémoire, transmission, histoire,
négation
Lire aussi:
Agenda - Paris : Colloque international sur le génocide des Arméniens
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=85402
http://www.armand-colin.com/livre/585336/le-genocide-des-armeniens-cents-ans-de-recherche-1915-2015.php
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=86328
Agenda - Vincent Duclert : La France face au
génocide des Arméniens
Agenda - Vincent Duclert : La France face au génocide des
Arméniens - Collectif VAN - www.collectifvan.org - Historien à
l'École des hautes éludes en sciences sociales (CESPRA), Vincent
Duclert est venu à l'étude du génocide des Arméniens par l'affaire
Dreyfus, Jean Jaurès et la recherche sur les engagements
démocratiques dont il est l'un des spécialistes. La France face au
génocide des Arméniens de Vincent Duclert. La date de parution :
31 mars 2015, aux éditions Fayard Histoire.
Fayard
Vincent Duclert
La France face au génocide des Arméniens
Historien à l'École des hautes éludes en sciences sociales (CESPRA),
VINCENT DUCLERT est venu à l'étude du génocide des Arméniens par
l'affaire Dreyfus, Jean Jaurès et la recherche sur les engagements
démocratiques dont il est l'un des spécialistes.
En 1915, un événement — l'extermination des Arméniens ottomans — fait
basculer le monde dans l'ère des tyrannies et des crimes de masse. Le
traité de Lausanne signé avec la Turquie, huit ans plus tard, scelle la
disparition de l'Arménie plurimillénaire, à l'exception de la Petite
République des régions russes, soumise à la terreur stalinienne. Parmi les
Alliés, la France porte une lourde responsabilité dans le premier génocide
du XXme siècle et l'abandon des survivants.
Critiques d'une telle politique impériale, des savants, des écrivains, des
intellectuels, des parlementaires et diplomates français, des hommes de
foi, rejoints par leurs homologues belges et suisses, choisissent de
défendre un devoir d'humanité. Dès la fin du XIXme siècle, ils s'engagent
contre l'injustice des grands massacres qui se répètent dans l'Empire
ottoman. À la suite de Séverine, Jaurès ou Anatole France, une majorité
de dreyfusards se mobilisent. La solidarité devient une cause morale et
politique majeure, débouchant sur la formation d'un large « parti
arménophile ».
Dans cette étude passionnante, Vincent Duclert révèle l'histoire française
de ce génocide tombé dans l'oubli. Il faudra attendre le 29 janvier 2001
pour que le Parlement, retrouvant la mémoire de ses engagements pour
les Arméniens, adopte une loi de reconnaissance, tandis qu'intellectuels et
historiens réinvestissent le champ de la connaissance du premier
génocide.
Historien à l’École des hautes études en sciences sociales (CESPRA),
Vincent Duclert est venu à l’étude du génocide des Arméniens par l’affaire
Dreyfus, Jean Jaurès et la recherche sur les engagements démocratiques
dont il est l’un des spécialistes.
Date de parution : 31 mars 2015
Maison d'édition : Fayard Histoire
N° ISBN : 978-2-213-68224-2
Nombre de pages : 435
Prix éditeur :22,00 €
http://www.fayard.fr/la-france-face-au-genocide-des-armeniens9782213682242
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=86644
Agenda - Parution : "L'Arménie d'Antan - Voyage à
travers l'Arménie d'avant 1915"
Agenda - Parution : "L'Arménie d'Antan - Voyage à travers
l'Arménie d'avant 1915" - Collectif VAN - www.collectifvan.org Un superbe livre de photographies et de cartes postales d'époque,
qui parlent d'ellesmêmes. Entre nostalgie et amertume, un monde
englouti.
Publié le 27 avril 2015
L'Arménie d'Antan - Voyage à travers l'Arménie d'avant 1915
Auteurs - Yves Ternon et Jean-Claude Kebabdjian
Près de 400 cartes postales anciennes illustrent l'histoire arménienne, au
tournant des années 1900-1915. Sur les pas d'un orphelin à la recherche
de ses racines, découvrez, au fil des pages de L'Arménie d'Antan, l'album
d'un peuple dispersé. «Je suis le maillon rompu d'une longue chaîne. De
ma première enfance, nul ne retrouvera jamais le fil. Plus tard, bien plus
tard, sur l'autre versant de la vie, quand remonte des profondeurs la
nostalgie des origines, je ne pus répondre à l'enfant qui m'interrogeait :
«Grand-père, parle-moi de tes parents.» Alors, faute d'une mémoire
individuelle, je me constituai une mémoire collective, album imaginaire
d'un temps doublement disparu. A travers l'évocation figée de la carte
postale, je fis surgir une parentèle fictive, idéale et probable. J'animai un
théâtre d'ombres pour le pèlerinage d'adieux d'un peuple à ses
montagnes, à ses arbres, à sa glèbe et à ses cimetières, avant que la
cohorte des sans-nom descendent des «fleuves impassibles» qui
l'engloutiraient à jamais.»
Biographie de l'auteur
Docteur en histoire à l'université de Paris IV, Yves Ternon conduit des
recherches depuis 1965 sur les génocides juif et arménien. Reconnu
comme le spécialiste de la genèse des crimes contre l'humanité, il est
l'auteur d'un grand nombre d'ouvrages historiques dont Les Arméniens,
histoire d'un génocide, La cause arménienne (Le Seuil), Enquête sur la
négation d'un génocide et L'Arménie 1900. Né de parents arméniens en
1942, Jean-Claude Kebabdjian a été journaliste et lecteur aux éditions du
Seuil. Il crée en 1977 les éditions Astrid qui publient Arménie 1900. Cofondateur en 1976 du Centre de Recherche sur la Diaspora Arménienne
(CRDA), dont il est le président depuis 2005, il dirige la revue "Ani,
cahiers arméniens" jusqu'en 1995.
Détails sur le produit
Broché: 123 pages
Editeur : HC éditions (2 avril 2015)
Collection : PAYS D'ANTAN
Langue : Français
ISBN-10: 2357202203
ISBN-13: 978-2357202207
http://www.collectifvan.org/article.php?r=4&id=88041
Agenda - Parution/Lignes de vie d’un peuple : "Les
Arméniens"
Agenda - Parution/Lignes de vie d’un peuple : "Les Arméniens" Collectif VAN - www.collectifvan.org - "Quand on évoque les
Arméniens, on pense Aznavour, chrétiens d’Orient, montagnes et
mont Ararat, églises et monastères, génocide, contentieux avec la
Turquie, problèmes avec l’Azerbaïdjan, et conflit du Karabagh.
Mais l’on se rend vite compte des limites de nos connaissances. De
ce peuple que nous croyons connaître, nous n’avons en réalité
qu’une perception réduite et embrouillée". Les Ateliers Henry
Dougier publient dans la Collection Lignes de vie d'un peuple, "Les
Arméniens", écrit par Sèda Mavian, journaliste, correspondante à
Erevan en Arménie, des Nouvelles d’Arménie Magazine.
Publié le 17 mars 2015
HD ateliers henry dougier
Les Arméniens, 100 ans après
Sèda Mavian
Informations
ISBN : 979-10-93594-42-2
Prix : 12 €
Pages : 144 pages
En librairie le 2 avril 2015
Diffusion Le Seuil/Volumen
Sèda Mavian est journaliste, correspondante à Yèrèvan en Arménie des
Nouvelles d’Arménie Magazine (Nam), le principal mensuel arménien de
France. Historienne de formation, elle a collaboré à L’Histoire du peuple
arménien sous la direction de Gérard Dédéyan (Éd. Privat, 2006) et est
l’auteur d’un essai intitulé « Ma mémoire du Génocide », paru dans La
Règle du Jeu (n° 49, mai 2012, Paris).
*************
Quand on évoque les Arméniens, on pense Aznavour, chrétiens d’Orient,
montagnes et mont Ararat, églises et monastères, génocide, contentieux
avec la Turquie, problèmes avec l’Azerbaïdjan, et conflit du Karabagh.
Mais l’on se rend vite compte des limites de nos connaissances. De ce
peuple que nous croyions connaître, nous n’avons en réalité qu’une
perception réduite et embrouillée.
Écrit par une spécialiste de l’Arménie, tant de sa mémoire que de son
actualité, ce livre a l’intérêt d’exposer avec clarté et originalité la situation
présente du peuple arménien, d’en révéler franchement les diverses
facettes, les débats qui l’animent, les combats qu’il mène, et les
nombreux défis, souvent graves, auxquels il a à faire face. Faisant écho à
la commémoration du centenaire du Génocide de 1915, ce livre est
indispensable à ceux que son destin ne laisse pas indifférents.
******
A l’aube du XXIè siècle, les Arméniens se trouvent dans la situation
paradoxale d’avoir réussi à matérialiser quelques-unes de leurs vieilles
aspirations nationales jusque-là empêchées par une histoire de bout en
bout placée sous le signe de la tragédie, restauration d’un Etat, d’une
armée, de l’Eglise, du Karabagh, tout en continuant à rester, comme par
le passé, en proie aux vicissitudes de la dispersion et à la menace de la
perte territoriale (Karabagh) ou de la souveraineté (Arménie). C’est
pourquoi, tout en continuant à se prétendre éternels en vertu du miracle
de leur survie et de leurs récentes victoires, ils sont aujourd’hui
secrètement saisis par le doute quant à leur avenir et leur pérennité, non
sans raison. Ainsi, 100 ans après 1915, les Arméniens sont, plus que
jamais, à la croisée des chemins.
*****
LE VOYAGE AU YERKIR
« Armen Aroyan est voyagiste en Turquie depuis 1991, mais ce n’est pas
un voyagiste ordinaire. Ce qu’il y organise en effet, ce ne sont pas des
circuits touristiques pour vacanciers, mais la rencontre de groupes
d’Arméniens avec le Yerkir (pays). Dans ces singuliers voyages qui
tiennent de la chasse au trésor ou du rallye, le but des participants est de
retrouver la maison de leurs grands-parents ou arrière-grands-parents, ou
du moins des traces de ce qui était arménien avant 1915 dans l’ancien
Empire ottoman devenu République de Turquie, en puisant leurs indices
dans les récits de famille.
On l’aura compris, ce qu’offre Armen Aroyan à ces groupes d’Arméniens
venus de partout, aussi bien des Etats-Unis que d’Europe, ce sont moins
des trouvailles spécifiques, hélas assez rares, que leurs retrouvailles avec
l’environnement d’origine, la possibilité de replacer le récit familial dans
son décor, de fouler la terre que foulaient leurs aïeux, de respirer l’air
qu’ils respiraient, de boire à l’eau qu’ils buvaient, et de regarder les
paysages qu’ils regardaient. Bref, de ressentir la troublante et inédite
impression d’un « chez nous » où ils seraient nés, où ils auraient grandi,
et où ils auraient vécu, si 1915 n’avait pas eu lieu. »
Public visé
Tout public : curieux, voyageurs, chercheurs, étudiants, universitaires,
hommes d’affaires…
Points forts
*Un ouvrage qui aborde l’Arménie sous un autre angle, celui du peuple,
totalement méconnu
*Une actualité forte avec l’anniversaire du génocide arménien en 2015
*Une enquête de terrain sur les acteurs qui font l’Arménie d’aujourd’hui et
de demain
*Une redécouverte de la culture et de la beauté de ce pays.
*Une collection centrée sur la vie réelle des gens
Actualités et informations
*E-books simples et enrichis avec la participation de la fondation
GoodPlanet (Yann Arthus-Bertrand)
*Teasers par l’Ecole des Gobelins et nombreuses vidéos Youtube (chaine
des Ateliers henry dougier)
*Courts métrages de 3min disponibles sur le site internet et la chaine
Youtube (début 2015)
*Exposition des couvertures-signatures, une création originale de Céline
Boyer
*En projet : une web-série sur la collection
Lignes de vie d’un peuple
Conçue par Henry Dougier (fondateur des Editions Autrement) au sein de
sa nouvelle structure les ateliers henry dougier, cette collection « raconte
» les peuples du monde entier, trop souvent invisibles.
Ce n’est ni un guide ni un récit de voyage, mais une grande enquête faite
par un auteur qui se propose d’aller dans les coulisses d’un peuple et de
partager ses émotions, ses valeurs, les passions qui l’animent, les
personnes et les lieux qui l’incarnent.
La collection Lignes de vie d’un peuple c’est aussi une couverture originale
qui mêle tracé cartographique du pays et empreinte unique de la main
d’un ressortissant arménien.
TÉLÉCHARGER :
"Les Arméniens" - Présentation
http://ateliershenrydougier.com/livres/les-armeniens-100-ans-apres/
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=86651
Agenda - Vient de paraître - "Les Assyro-Chaldéens
et les Arméniens massacrés par les Turcs"
Agenda - Vient de paraître - "Les Assyro-Chaldéens et les
Arméniens massacrés par les Turcs" -www.collectifvan.org L'auteur Joseph Naayem, aumônier des prisonniers de guerre
alliés en Turquie et Officier de l'Instruction publique, rassemble ici
les témoignages de victimes et survivants des massacres
perpétrés par les Turcs après la Première Guerre Mondiale.
"Les Assyro-Chaldéens et les Arméniens massacrés par les Turcs"
L'auteur Joseph Naayem, aumônier des prisonniers de guerre alliés en
Turquie et Officier de l'Instruction publique, rassemble ici les témoignages
de victimes et survivants des massacres perpétrés par les Turcs après la
Première Guerre Mondiale.
Ceci dans le but de porter à la connaissance du public le génocide
Arménien et Assyro-Chaldéen et d'évoquer sa négation.
Cet ouvrage, illustré par des photographies d'époque, constitue une base
documentaire précieuse et unique de la situation des Chrétiens AssyroChaldéens en cette période.
Les récits successifs se terminent avec pudeur sur le témoignage de
l'auteur lui-même.
Une lecture poignante et enrichissante.
Prix : 20 euros (contact : [email protected])
Réédité par l'AACF qui remercie et salue le travail remarquable de M.
Georges OCLIN (Bircan).
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=85740
Agenda - Parution : Le garçon qui rêvait le jour de
Micheline Aharonian Marcom
Agenda - Parution : Le garçon qui rêvait le jour de Micheline
Aharonian Marcom - Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le
Collectif VAN vous annonce la parution du roman de Micheline
Aharonian Marcom "Le garçon qui rêvait le jour" aux Editions
Métis Presses (8 avril 2014). Un train où s’entassent des orphelins
arméniens débouche soudain de l’obscurité d’un tunnel sur les
hauteurs lumineuses qui surplombent la mer. C’est le premier
souvenir de Vahé Tcheubjian, qui quarante ans plus tard, dans la
Beyrouth heureuse des années 60, se rappelle son arrivée au Liban.
Publié le 20 mai 2015
Le garçon qui rêvait le jour
Roman
Auteur(s): Micheline Aharonian Marcom
Editeur : Métis Presses (8 avril 2014)
Collection: Le métier à tisser
ISBN: 978-2-94-0406-69-2
Date de publication: 10.04.2014
Nombre de pages: 224
24 CHF
---------------------------------------------------Description de l'ouvrage
Un train où s’entassent des orphelins arméniens débouche soudain de
l’obscurité d’un tunnel sur les hauteurs lumineuses qui surplombent la mer.
C’est le premier souvenir de Vahé Tcheubjian, qui quarante ans plus tard,
dans la Beyrouth heureuse des années 60, se rappelle son arrivée au
Liban. D’autres souvenirs remontent peu à peu : ceux de l’orphelinat, le
Nid d’Oiseaux, soumis à la loi du plus fort, où les lambeaux du peuple
assassiné apprennent bien vite à devenir à leur tour des
tortionnaires.Commence alors la longue dérive hallucinée du anti-héros
adulte, enfant du viol, le Turk dog sans racines qui erre entre fantasmes
et traumatisme dans la ville prospère et insouciante du Levant. Animé par
une écriture au lyrisme cruel, Le garçon qui rêvait le jour explore en une
introspection puissante et sans limites les méandres d’un esprit en quête
d’origine.
Traduit de l’anglais par Georges Festa.
Biographie de l'auteur
Micheline Aharonian Marcom est née en 1968 à Dhahran, en Arabie
Saoudite, d'un père américain et d'une mère arméno-libanaise et a grandi
à Los Angeles, passant, enfant, ses étés au Liban durant la guerre civile.
Le garçon qui rêvait le jour, son deuxième roman, a reçu, en 2005, le Prix
PEN/Etats-Unis de la meilleure fiction. Enseignant et traducteur, Georges
Festa vit à Paris. Il a notamment codirigé avec Denis Donikian le colloque
de Cerisy sur l'Arménie (2007) et publié une traduction des Mémoires de
Peter Balakian, Le chien noir du destin, aux éditions MétisPresses en 2011.
http://www.metispresses.ch/shop/le-garcon-qui-revait-le-jour/
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=88649
DOSSIERS PERMANENTS
Observatoire du Négationnisme du Collectif VAN
Récapitulatif des principaux faits et articles négationnistes relevés
depuis 2006.
SOMMAIRE : http://www.collectifvan.org/article.php?id=21105
Ephémérides
La rubrique "Ephéméride" du Collectif VAN a été lancée le 6
décembre 2010. Elle recense la liste d’événements survenus à une
date donnée, à différentes époques de l’Histoire, sur les
thématiques que l’association suit au quotidien. L’éphéméride du
Collectif VAN repose sur des informations en ligne sur de
nombreux sites (les sources sont spécifiées sous chaque entrée).
Les éphémérides du Collectif VAN (1ère partie)
Les éphémérides du Collectif VAN (2ème partie)
Revue de Presse des dépêches AFP
Le Collectif VAN répertorie sur cette page toutes les dépêches AFP
en lien avec le génocide arménien et la Turquie.
http://www.collectifvan.org/article.php?r=3&id=60725
SITES INTERESSANTS
Visitez notre page de liens : http://www.collectifvan.org/liens.php?r=7
QUELQUES INFORMATIONS SUR LE SITE DU COLLECTIF VAN
Rubrique Info Collectif VAN
Retrouvez toutes les traductions de la presse anglophone ou
turcophone dans notre rubrique Info Collectif VAN
http://www.collectifvan.org/rubrique.php?r=0&page=1
Le Collectif VAN met en ligne régulièrement des traductions de la presse
anglophone et turcophone. Oeuvres de militants, de sympathisants du
Collectif VAN et de prestataires, ou émanant de sites externes (tel celui de
la FEAJD), ces traductions visent à mettre à la disposition du plus grand
nombre, les informations essentielles à la bonne compréhension de
l'actualité.
Vous retrouverez également dans la Rubrique Info Collectif VAN :
http://www.collectifvan.org/rubrique.php?r=0&page=1
- nos informations ou communiqués de presse, ainsi que ceux de certaines
organisations externes.
- le sommaire bi-quotidien de notre Revue de Presse du jour.
- la Revue de la presse turque en français (ni traduite ni commentée de
notre part).
- la Revue de la presse arménienne préparée par l'Ambassade de France
en Arménie.
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et nous confortent dans la certitude que notre approche du combat que
nous menons, est juste. Et comme ça fait toujours du bien de relire de
temps en temps leurs encouragements et dans la mesure du possible,
nous mettons en ligne les mails reçus, du plus récent au plus ancien (en
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Veille-Media
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MEDIAS
Quelques émissions TV & radios
où les citoyens peuvent intervenir
Soyez un citoyen actif et participez aux débats dans les médias.
Quelques coordonnées :
TF1 - 1, quai du point-du-jour 92656 Boulogne cedex
Tel : 01 41 41 12 34 / 0803 809 810 — Fax : 01 41 41 28 40
Internet : www.tf1.fr
France 2 - 7, esplanade Henri-de-France 75907 Paris cedex 15
Tel : 0825 033 333 Fax : 01 56 22 98 74
Internet : www.france2.fr
Email : [email protected]
France 3 - 7, esplanade Henri-de-France 75907 Paris cedex 15
Tel : 0825 033 333 Fax : 01 56 22 75 02
Internet : www.france3.fr
Email : [email protected]
[email protected]
Canal + - 85-89 quai André Citroën 75711 Paris cedex 15
Tel : 01 44 25 10 00 Fax : 01 44 25 12 34
Internet : www.cplus.fr
France 5 - 8, rue Marceau 92785 Issy-les-Moulineaux cedex 9
Tel : 01 55 00 74 74 — Fax : 01 55 00 77 00
Internet : http://www.france5.fr/
Email : http://www.france5.fr/contact/
Ecrivez à Alain Le Garrec, médiateur des programmes sur :
http://www.france5.fr/contact/W00069/2/71909.cfm
Arte - 2a rue de la Fonderie 67080 Strasbourg cedex
Tel : 03 88 14 22 55 — Fax : 03 88 14 22 00
Internet : www.arte-tv.com
Email : [email protected]
M6 - 89, av. Charles de Gaulle 92575 Neuilly/Seine cedex
Tel : 0825 06 66 66 - Fax : 01 41 92 66 10
Internet : www.m6.fr
iTélé - 6 allée de la Deuxième DB 75015 Paris
Tel : 01 53 91 50 00— Fax : 01 53 91 50 01
Internet : www.itelevision.fr
LCI - 54 av. de la Voie Lactée 92656 Boulogne cedex
Tel : 01 41 41 23 45— Fax : 01 41 41 38 50
Internet : www.lci.fr
Quelques émissions TV :
France2 :
Relations.france2
Participez
"On n'est pas couché"
Chaque samedi soir, en deuxième partie de soirée, retrouvez Laurent
Ruquier entouré de Natacha Polony et Aymeric Caron.
Vous voulez donner votre avis ?
Contactez l'émission au 01 41 11 11 11
On n'est pas couché
Participez au débat sur le Forum.
Ce soir (ou jamais !) de Frédéric Taddéï.
Tous les vendredis, en direct à 22h30
Participez au débat sur le Forum.
Mots croisés avec Yves Calvi
Tous les lundis, en deuxième partie de soirée, Mots croisés provoque et
nourrit le débat citoyen avec ceux qui font l’actualité.
Une fois l'émission terminée, continuez le débat sur le Forum.
Quelques émissions Radio :
Europe 1www.europe1.fr
Semaine de 10h30 à 12h00
Jean-Marc Morandini
Coup de pied dans le PAF chaque matin : Jean-Marc Morandini nous dit
tout sur le monde du petit écran au travers de reportages et d’enquêtes
dans les coulisses de la télé. Egalement en studio chaque matin, une star
du petit écran ou un patron de chaîne répondra aux questions de JeanMarc Morandini et des auditeurs. A découvrir aussi, le zapping de la télé
de la veille et les commentaires des auditeurs qui donnent leurs coups de
cœur et leurs coups de gueule sur le répondeur de l’émission au 01 42 32
42 32 ou en direct au 01 42 32 15 15.
RTLwww.rtl.fr
En semaine de 13h00 à 14h00
Pierre-Marie Christin "Les auditeurs ont la parole"
Pierre-Marie Christin présente de 13h00 à 14h00, “Les Auditeurs ont la
Parole”. Réagissez à l'actualité par téléphone (32 10) ou sur internet.
Entre 10H et 14H, une standardiste prend votre témoignage. Avant 10H et
après 14H, vous pouvez laisser vos messages sur le répondeur, sans
oublier de laisser vos coordonnées téléphoniques si vous voulez participer
à l'émission.
France Interwww.radiofrance.fr
Le téléphone sonne
En semaine de 19h20 à 20h00
Si vous voulez poser une question, témoigner et/ou intervenir à
l'antenne...
- le téléphone 01.45.24.70.00 dès 17h
- Internet, en utilisant le formulaire de la page "Pour intervenir".
- le SMS+ pour réagir pendant l'émission, de 19h20 à 20h : sur votre
téléphone mobile, saisir le code " TEL " suivi d'un espace, votre question
puis valider et envoyer au 6 20 30. (0.35€ par message plus le prix du
sms)
Le lundi, mardi, jeudi et vendredi à 19h20, nous vous invitons à réagir sur
un thème de l'actualité, à poser vos questions aux invités du téléphone
sonne. Vous pouvez également, après la diffusion, réécouter l'émission
dans son intégralité.
Là-bas si j'y suis
En semaine, à 15h
Exprimez-vous sur le répondeur de « Là-bas si j’y suis » : 01 56 40 37 37
ou par mail : [email protected]
RMCwww.rmcinfo.fr
BOURDIN & Co Le 1er show radio d'info
Du lundi au vendredi de 6h à 10h.
Découvrez une nouvelle façon de traiter l'info du matin avec "Bourdin &
Co" ! Finis les journaux austères et redondants. Voilà enfin un espace de
liberté où auditeurs, politiques et journalistes sont logés à la même
enseigne. Jean-Jacques Bourdin agite, provoque, polémique, et vos
réactions ne se font jamais attendre! Un ton débridé et sincère pour des
échanges parfois musclés mais toujours respectueux. Pour intervenir :
Appelez le 3216 (0,34€/min).
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L'association des auditeurs de France Culture
L'association des Auditeurs de France Culture (aafc), créée en 1984,
rassemble les personnes qui veulent manifester leur intérêt pour cette
chaîne de radio dont les émissions sont écoutées et appréciées au delà de
nos frontières.
L'objet de l'association est de regrouper les auditeurs de France Culture
pour favoriser des rencontres et coordonner les actions visant à :
- l'évolution de la chaîne dans le maintien de sa qualité ;
- la préservation de son identité et de sa spécificité ;
- l'amélioration de sa technique et de son confort d'écoute ;
- son ouverture aux différents aspects de la culture ;
- son rayonnement et développement de son influence ;
- sa pérennité.
L'Association se déclare attachée au caractère de service public de France
Culture et ne saurait en aucun cas se substituer à lui. Elle se veut
pluraliste et indépendante de tout engagement politique, confessionnel,
syndical et philosophique.
Association des auditeurs de France Culture
83 boulevard Beaumarchais
75003 Paris
Téléphone : 01 42 09 03 67
Courriel : [email protected]
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[Vigilance Arménienne contre le Négationnisme]
BP 20083, 92133 Issy-les-Moulineaux - France
Boîte vocale : +33 1 77 62 70 77 - Email: [email protected]
http://www.collectifvan.org
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