Jeudi 1er Décembre 2016

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A LA MEMOIRE DES 1 500 000 VICTIMES ARMENIENNES
24 avril 2016 : 101e anniversaire du génocide arménien de 1915
perpétré par le gouvernement Jeune-Turc
101 ans de déni : ça suffit !
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VEILLE MEDIA
Jeudi 1er Décembre 2016
Retrouvez les informations sur notre site :
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et Rubrique News (Revue de Presse) :
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Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le Collectif VAN
[Vigilance Arménienne contre le Négationnisme] vous propose une
revue de presse des informations parues dans la presse
francophone sur les thèmes concernant le négationnisme, le
racisme, l'antisémitisme, le génocide arménien, la Shoah, le
génocide des Tutsi, les crimes perpétrés au Darfour, la Turquie,
l'Union européenne, l'occupation de Chypre, etc... Nous vous
suggérons également de prendre le temps de lire ou relire les
articles mis en ligne dans la rubrique Info Collectif VAN et les
traductions regroupées dans notre rubrique Actions VAN. Par
ailleurs, certains articles en anglais, allemand, turc, etc, ne sont
disponibles que dans la newsletter Word que nous générons
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01/12/2016 - Harut Sassounian - The California Courier
L'Arménie s'oppose au Pakistan pro-azéri et pro-turc
30/11/2016 - Kedistan
Syrie : Erdoğan bloque l’aide humanitaire pour Alep-Est
01/12/2016 - Collectif VAN
Collectif VAN : l'éphéméride du 1er décembre
30/11/2016 - Collectif des Parties Civiles pour le Rwanda (CPCR)
Génocide des Tutsi : Procès en appel de Pascal Simbikangwa -J23
01/12/2016 - L'Orient le Jour
Syrie: l'opération turque vise les groupes "terroristes", dit
Erdogan
30/11/2016 - Ouest-France
Incendie meurtrier d'un internat de filles en Turquie, 6
arrestations
30/11/2016 - Le Monde
Génocide rwandais : retour sur 22 ans de tensions entre Kigali et
Paris
01/12/2016 - Boursorama
Les opérations vont se poursuivre dans l'est d'Alep, dit Lavrov
01/12/2016 - L'Orient-Le Jour
Turquie : le premier ambassadeur d'Israël depuis 2010 arrive à
Ankara
30/11/2016 - L'Express
Génocide rwandais: à Bobigny, les parties civiles dénoncent le
"mépris" de Simbikangwa
24/11/2016 - La Croix
Le gouvernement rwandais rejette les excuses des évêques pour
le génocide
29/11/2016 - Cyril Bensimon - Le Monde
Le Rwanda ouvre une enquête sur le rôle de responsables français
dans le génocide
23/11/206 - Anne-Laure Porée - RFI
Procès des Khmers: prison à vie confirmée pour l'ex-premier
cercle de Pol Pot
30/11/2016 - Ouest France
Des Notes d’Arménie aux Rencontres musicales
30/11/2016 - Tribune de Genève
Turquie : Trente peines de prison contre un dirigeant kurde
01/12/2016 - NAM
Espagne : La Municipalité de Malaga après avoir cédé au chantage
de la Turquie reconnaît le génocide arménien
INFOS COLLECTIF VAN
L'Arménie s'oppose au Pakistan pro-azéri et pro-turc
Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - "Une fois l’Arménie
devenue indépendante en 1991, le Pakistan a poursuivi sa
politique hostile envers l’Arménie et l’Artsakh [Karabagh],
soutenant fermement tant l’Azerbaïdjan que la Turquie. Des
mercenaires terroristes Moudjahidin du Pakistan et d’Afghanistan
ont été engagés pour se battre contre les Arméniens dans la
guerre de l’Artsakh. Depuis lors, les dirigeants du Pakistan et de
l’Azerbaïdjan se sont rendu visite de nombreuses fois pour
renforcer leurs liens militaires et économiques." Le Collectif VAN
vous propose la traduction de l’éditorial du journaliste arménoaméricain Harut Sassounian, paru dans The California Courier le
1er décembre 2016.
L’Arménie s’oppose enfin à la politique anti-arménienne
du Pakistan
De Harut Sassounian
The California Courier
www.TheCaliforniaCourier.com
Éditorial du 1er décembre 2016
Je suis ravi d’apprendre que l’Arménie a enfin décidé de contrer la
politique constante pro-azérie, pro-turque et anti-arménienne du Pakistan.
La semaine dernière, Radio Free Europe (RFE) a rapporté que l’Arménie
avait mis son veto à la requête du Pakistan d’avoir le statut d’observateur
dans l’Assemblée parlementaire de l’Organisation du traité de sécurité
collective (OTSC), en réponse à la position anti-Artsakh (Karabagh) du
Pakistan.
L’Arménie a avancé l’argument que « le Pakistan a non seulement refusé
d’établir des relations diplomatiques avec l’Arménie, mais a également
refusé de reconnaître l’indépendance de cette dernière », selon RFE. De
fait, le Pakistan fait partie des quelques pays dans le monde qui n’ont
toujours pas reconnu l’Arménie, un quart de siècle après son
indépendance !
Cet épisode relativement minime est une initiative bienvenue montrant
que les dirigeants de l’Arménie sont désireux de faire une démonstration
de force de temps en temps. Ce genre d’action sert également à signifier
à d’autres pays que l’Arménie est prête à défendre ses intérêts et à
contrer ses adversaires quand cela est nécessaire.
La position anti-arménienne du Pakistan est antérieure à l’indépendance
de l’Arménie. Je me souviens parfaitement des discours des ambassadeurs
du Pakistan aux Nations Unies dans les années 1970 et 1980, soutenant le
négationnisme turc du génocide arménien, lors des sessions de la
Commission des droits de l'homme à Genève en Suisse.
Une fois l’Arménie devenue indépendante en 1991, le Pakistan a poursuivi
sa politique hostile envers l’Arménie et l’Artsakh, soutenant fermement
tant l’Azerbaïdjan que la Turquie. Des mercenaires terroristes Moudjahidin
du Pakistan et d’Afghanistan ont été engagés pour se battre contre les
Arméniens dans la guerre de l’Artsakh. Depuis lors, les dirigeants du
Pakistan et de l’Azerbaïdjan se sont rendu visite de nombreuses fois pour
renforcer leurs liens militaires et économiques. Par exemple, selon l’APA
(Azeri Press Agency), le ministre de la Défense du Pakistan, Syed Athar Ali,
a discuté avec le président de l’Azerbaïdjan, Ilham Aliyev, « du
renforcement de la coopération dans la sphère militaire et l’industrie de la
défense », lors d’une visite à Bakou en 2010. En réponse, le président
Aliyev a remercié le Pakistan en votant en faveur « du règlement de la
situation dans les territoires azéris occupés et contre la reconnaissance de
l’Arménie en raison de l’agression contre l’Azerbaïdjan. »
En mars 2015, pendant sa visite à Bakou, le président du Pakistan,
Mamnoon Hussain a déclaré : « Nous avons toujours soutenu la position
juste de l’Azerbaïdjan sur le conflit arméno-azéri du Nagorno-Karabakh.
Le Pakistan ne reconnaît pas l’Arménie en tant qu’État. » Il a également
annoncé que le Sénat du Pakistan avait reconnu comme étant un génocide
les massacres d’Azéris commis par des Arméniens à Khojalu pendant la
guerre de l’Artsakh.
Le 5 avril 2016, lors de l’attaque barbare de villageois de l’Artsakh,
commise par les soldats azéris, le ministre des Affaires étrangères du
Pakistan a reproché à tort à l’Arménie « la violation du cessez-le-feu »
avec « des tirs d’artillerie constants ». Plus tard dans le mois, pendant sa
visite à Islamabad, le ministre azéri de la Défense, Yavar Jamalov, a
déclaré au Premier ministre du Pakistan Nawaz Sharif, que l’Azerbaïdjan
désirait acheter du matériel militaire au Pakistan. Une discussion similaire
a eu lieu le 27 septembre 2016, lors d’une rencontre à Bakou du ministre
de la Défense du Pakistan, Rana Tanveer Hussain, et du président Aliyev.
Le 14 octobre, pendant sa visite de réciprocité en Azerbaïdjan, le Premier
ministre du Pakistan Nawaz Sharif a dit au présent Aliyev que son pays
était intéressé par un entraînement militaire conjoint. Nawaz a également
appelé à « une restitution totale des territoires azéris occupés, au retrait
des forces arméniennes et au retour des personnes déplacés et des
réfugiés. » En retour, le président Aliyev a exprimé le soutien de son pays
à la position du Pakistan sur le Jammu-et-Cachemire, et son opposition à
l’Inde. Un mois plus tard, lorsque le Premier ministre adjoint de
l’Azerbaïdjan, Yaqub Eyyubov, s’est rendu au Pakistan, le président
Mamnoon Hussain lui a rappelé que le Pakistan était le troisième pays,
après la Roumanie et la Turquie à avoir reconnu l’Azerbaïdjan. Le
président Hussain a également remercié l’Azerbaïdjan pour le soutien qu’il
apporte au Pakistan dans son conflit avec l’Inde au sujet du Jammu-etCachemire, et a promis de continuer à soutenir les revendications de
l’Azerbaïdjan sur le « Nagorno Karabagh » (Artsakh).
Afin de ne pas se faire damner le pion par l’Azerbaïdjan, le président turc
Erdogan s’est rendu au Pakistan le 17 novembre 2016, où le Premier
ministre Nawaz Sharif l’a accueilli dans « sa seconde résidence ». En
retour, Erdogan a proclamé : « Le monde entier devrait imiter le Pakistan !
»
La République d’Arménie et la diaspora doivent continuer à contrer le
Pakistan et les autres pays anti-arméniens, afin de les empêcher de nuire
davantage aux intérêts arméniens. Voici quelques suggestions d’actions :
-- L’Arménie doit voter contre les questions pro-pakistanaises à
l’Assemblée Générale de l’ONU ;
-- L’Arménie doit bloquer les initiatives du Pakistan qui cherche à se
joindre à l’Union économique eurasiatique ;
-- L’Arménie doit prendre le parti de l’Inde dans le conflit avec le Pakistan
au sujet du Jammu-et-Cachemire ;
-- Les Arméno-américains doivent exhorter le Congrès américain à tenir
une session sur les graves violations des droits humains au Pakistan.
©Traduction de l’anglais C.Gardon pour le Collectif VAN – 1er décembre
2016 – www.collectifvan.org
http://www.thecaliforniacourier.com/armenia-finally-counters-pakistansanti-armenian-policies/
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=95063
Syrie : Erdoğan bloque l’aide humanitaire pour AlepEst
Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le Collectif VAN vous
invite à lire cet article de Pierre Le Bec publié sur Kedistan le 30
novembre 2016.
Kedistan
Erdoğan bloque l’aide humanitaire vers Alep
Chroniques de Pierre Le Bec
30 novembre 2016
Quelques jours après les bombardements du régime de Damas à
l’encontre de militaires turcs, Erdoğan bloque l’aide humanitaire pour
Alep-Est.
Les dissensions entre Damas et Ankara apparaissent importantes. Au
moment où le régime de Bachar Al-Assad lance un assaut de grande
ampleur contre la partie rebelle d’Alep, les civils sont évacués vers les
quartiers kurdes. Près de 6 000 Alépins ont été évacués vers les quartiers
kurdes (selon OSDH et la représentation du Rojava en France), les 4 000
autres ont rejoint d’autres quartiers de la ville.
La famine s’approche de plus en plus. Les camions de l’ONU viennent
difficilement en aide aux personnes prises au piège au sein de la ville
Cilvegözü. Ils se sont retrouvés bloqués à la frontière turque. Entre le
dictateur Syrien et le président turc, la fracture apparaît encore plus
profonde. La crise prend une autre ampleur que celle connue
précédemment.
Seulement 75 km séparent Alep, la ville multimillénaire, de la frontière
turco-syrienne. Il s’agit d’un symbole et l’abandon de la communauté
internationale vis-à-vis d’Alep, à défaut de réponse forte contre la Turquie
et la Syrie en est d’autant plus voyante. L’occupant du Palais de Beştepe
refuse toute aide vers Alep-Est, de peur que cette aide tombe entre les
mains du YPG. Alep reste un enjeu régional pour les janissaires
d’AtaErdoğan.
Depuis juillet, plus aucune aide humanitaire n’est parvenue au sein de la
ville millénaire. La situation devient de plus en plus préoccupante.
Pourtant, une solution assez logique apparaît puisque selon les
communiqués de la représentation du Rojava en France, ce sont les
combattants du YPG qui permettent l’évacuation des habitants. Dans un
communiqué du 27 novembre 2016, elle déclarait : “l’aide humanitaire
internationale est plus que jamais nécessaire” sur leur page facebook. Les
Hôpitaux des quartiers d’Alep-Est sont tous détruits par le régime de
Damas, mais aussi les bombardements de Moscou.
Les combattants du YPG font face aux “mercenaire d’Erdoğan près d’Alep”
afin de protéger l’évacuation des civils.
Il faut dire que les forces armées d’Erdoğan bombardent également sans
relâche le YPG/PYD en Syrie et bloquent la route vers la libération de
Raqqa. L’un des objectifs obscurs dans le nord de la Syrie est pour le
gouvernement turc l’annexion pure et simple (suivant la logique néoottomane), mais aussi la création d’un corridor entre Raqqa et la Turquie.
La situation d’Alep, dans ces conditions, entre marteau russe et régime de
Bachar, et ambitions d’Erdogan ne peut que s’empirer.
http://www.kedistan.net/2016/11/30/erdogan-bloque-aide-humanitairealep/
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=95066
Génocide des Tutsi : Procès en appel de Pascal
Simbikangwa -J23
Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le Collectif VAN vous
invite à lire le Compte rendu de l'audience du mardi 29 novembre
2016 publié sur le site du Collectif des Parties Civiles pour le
Rwanda [CPCR].
Collectif des Parties Civiles pour le Rwanda (CPCR)
Procès en appel de SIMBIKANGWA. Mardi 29 novembre 2016. J23
30/11/2016
La Cour rend son arrêt aux fins de renvoi concernant une plainte pour
faux. La Cour refuse de donner acte et rejette le renvoi de l’affaire.
Interrogatoire de monsieur SIMBIKANGWA.
Monsieur le président DE JORNA souhaite interroger le témoin sur ses
fonctions, sur les fournitures d’armes et les instructions qu’il aurait
données aux barrières. A la question de savoir s’il a rencontré des
personnalités comme SAGATWA, RENZAHO [1], ZIGIRANYIRAZO,
BAGOSORA [2]. L’accusé avoue qu’il les a rencontrés à de rares occasions,
sans oublier de préciser que SAGATWA est mort dans l’avion du président
HABYARIMANA.
Le président de la Cour questionne ensuite l’accusé sur la période qui
correspond à son éviction du SCR par Augustin IYAMUREMYE.
SIMBIKANGWA déclare qu’avec l’aide du directeur Alphonse MUNYEMANA
il a continué son travail pendant deux mois. A ses frais. IYAMUREMYE a
chassé les gens du Nord: le vrai Akazu était du Sud. S’il a continué, c’était
pour ne pas perdre ses informateurs. Comme il ne pouvait plus les payer,
ils sont partis. Il n’y avait pas de renseignements parallèles: il remettait
ses informations à son directeur MUNYEMANA.
Le président constate qu’il a toutefois gardé une certaine influence dans la
mesure où on lui accorde voiture et gardes! L’accusé déclare qu’il s’est
adressé au ministre de la Défense BIZIMANA sur les conseils de Paul
RWAGAKABIJE. (NDR. Paul RWAGAKABIJE a passé dix ans dans les forêts
du Congo à la tête des FDLR. Il reviendra en 2004 en ramenant avec lui
un certain nombre de membres des ex-FAR. Il sera nommé à la
réintégration et terminera sa carrière comme directeur des prisons! ) C’est
suite à la mort de GATABAZI que SIMBIKANGWA a demandé une
protection.
Le président lit alors la déposition d’un certain Alphonse SAGASHYA qui
évoque la mort de GATABAZI. Plusieurs personnalités sont citées et
accusées d’avoir préparé l’extermination ethnique: Alphonse
NTIRIVAMUNDA, gendre du président, Isaac KAMALI (NDR. Visé par une
plainte du CPCR en France), LIBANJE, NSENGIYUMVA Rafiki (NDR. Visé
par une plainte du CPCR en France), SIMBIKANGWA, Fabien NERETSE
(NDR. Visé par une plainte du CPCR en France mais extradé vers la
Belgique où il est aussi poursuivi), Pierre KALIMUNDA, le Colonel SIMBA
(NDR. Condamné par le TPIR), Onesphore RWABUKOMBE (NDR. Frère de
madame HABYARIMANA, résidant en Belgique). Le président veut
connaître le rôle du service des Ponts et Chaussées.
Le président ajoute que monsieur GAUTHIER a été interrogé pour
connaître la provenance de ce document et que SIMBIKANGWA est cité
comme celui qui va chercher des fonds. SIMBIKANGWA de répondre: “Etre
jugé, c’est comme ça! J’espère que le ciel donnera la lumière à la Cour.
Comment dire que j’ai distribué de l’argent aux Interahamwe? Cette
question ne me concerne pas.”
Monsieur le président de la Cour cherche à savoir d’où lui vient son
autorité, comme l’ont souligné beaucoup de témoins! “J’avais deux
hommes en tenue militaire qui me donnaient la respectabilité, déclare
l’accusé. Si je n’avais pas été en roulettes (sic), en tant que Capitaine,
j’aurais exercé cette autorité! C’est grâce à eux que j’ai pu aider les
autres.”
Au président qui donne l’exemple de Pascal GAHAMANYI concernant son
autorité sur les barrages, l’accusé s’étonne: “J’ai du mal à comprendre.
Vous répétez les mêmes choses. J’avais deux gardes! Moi j’ai dû montrer
ma carte d’identité (NDR. Il vient de dire qu’il n’en avait pas!). Un
capitaine n’est pas rien! Monsieur le président, vous doutez de l’autorité
du Capitaine?” Et de poursuivre: “Est-ce que vous jugez SIMBIKANGWA?
Ou vous voulez me condamner? J’ai déjà expliqué 1000 fois! Rira bien qui
rira le dernier!” S’il a demandé une protection, c’est parce que sa mort
était prédite. Et d’ajouter, faisant allusion au sauvetage de la famille
d’Isaïe: “Si les jurés n’ont pas compris, c’est trop tard. Ce n’est pas moi
qui suis allé chercher la femme et les enfants d’Isaïe, c’est son beau-frère
Thaddée. Si vous n’avez pas compris cette affaire, monsieur le Président,
les autres ne comprendront pas non plus. Vous voulez ma condamnation!”
Le président cite les propos de maître DE CAUNES, l’ancien avocat de
l’accusé: “Tant que le mis en examen ne sera pas confronté aux
personnes qui le mettent en cause, l’information tournera en rond car
leurs déposition peuvent être contestées par les liens de certains avec les
parties civiles…” Ces confrontations ont bien eu lieu. Et de revenir sur la
réunion à laquelle, selon le veilleur Isaïe, l’accusé aurait participé. C’est au
cours de cette réunion que SIMBIKANGWA aurait été désigné pour
distribuer des armes! SIMBIKANGWA proteste, personne n’a reçu d’arme
de sa part. Maître BOURGEOT conteste les propos du témoin qui s’est
rétracté plus tard. L’accusé s’énerve tandis que maître FOREMAN rappelle
que le témoin a dit autre chose à la barre. Et l’accusé de redire qu’il n’y
avait pas de barrière devant chez lui.
Le président rappelle à l’accusé qu’il visitait les barrières où il exerçait son
autorité. “Votre déclaration me prend sur le cœur, reprend SIMBIKANGWA.
Ça présage un jugement qui sera faux!” Isaïe, il le reconnaîtrait en voyant
son visage. Et de se retourner vers la salle en disant: “Qui est Tutsi?”
Réprobation générale! De poursuivre: ” Ce pays c’est le pays de
MIRABEAU, de HENRY IV, La FAYETTE! Je voudrais qu’on pense aux
hommes qui ont élevé ce pays! Vous ne pouvez pas recommencer la
même chose. Ça me sépare de la justice. Ça sert l’intérêt des lobbies
mafieux qui me poursuivent.” (NDR. Toujours ce délire verbal dont
l’accusé a le secret!).
A ce moment-là les débats deviennent confus. Le président fait remarquer
qu’il interroge l’accusé en tant que complice. On est en train d’évoquer le
passage à la barre du veilleur Isaïe HARINDINTWARI. Maître EPSTEIN
demande à ce que, “pour que le débat ne devienne pas malsain, il faut
confronter le témoin avec ce que dit SIMBIKANGWA. Tel que vous posez la
question, ce n’est pas clair.” Monsieur CROSSON DU CORMIER de faire
une pause, pour calmer les esprits peut-être. Un assesseur se plaint de ne
pas pouvoir poser des questions n’ayant pas participé aux confrontations,
“qui ont été pourtant été lues” fait remarquer l’avocat général. L’accusé
conteste le fait que BAGOSORA soit passé chez lui, aucun agent de l’État
ne s’est manifesté.
Entre temps, il est décidé de passer outre à l’audition de deux témoins
pour lesquels une décision n’avait pas encore été prise. monsieur
Stéphane SMITH, malade, ne peux participer à une visioconférence.
Proposition de lire des passades d’un livre de Bernard LUGAN sur
proposition de la défense. On passe outre aussi en ce qui concerne
BIGEGA qui, selon son épouse, se serait réfugié en OUGANDA.
Maître Justine MAHASELA tente de revenir sur la barrière qui se serait
trouvée, selon plusieurs témoins, devant chez SIMBIKANGWA. L’accusé
fouille dans ses dossiers, se concentre sur les côtes: “Ici, c’est devenu une
sorte de cirque. On est dans un tribunal! Il faut un peu de sérieux et ne
pas chercher anguille sous roche. Il n’y avait pas de barrière devant chez
moi! On perd du temps!”
Maître Domitille PHILIPPART évoque à son tour la réunion à l’Hôtel Kiyovu
et la présence de l’accusé. Et de parler de GUICHAOUA qui le cite.
SIMBIKANGWA de protester à nouveau: “Franchement, si c’est la vérité
que vous cherchez, je vous la donnerai. Je n’ai jamais su que ces réunions
ont existé. Il ne suffit pas d’être accusé pour être coupable. On peut être
cartésien et le rester!” RENZAHO, BIZIMANA ne l’ont jamais vu! L’avocate
du CPCR relance l’accusé sur l’autorité qu’il avait aux barrières et celle
qu’il avait aussi sur ses deux gardes. En vain.
Maître FOREMAN: “Je reviens sur les armes. Je sais que ça vous énerve!”
“Ça ne m’énerve pas, rétorque l’accusé, je n’aime pas les hommes
corrompus.” L’avocat de poursuivre en faisant remarquer que douze
témoins en parlent. “Tous des menteurs?” SIMBIKANGWA: “Commencez
par le premier. Monsieur le président. C’est dommage. Je suis déçu d’avoir
des avocats pareils. Qu’un avocat français qui n’est pas misérable, qui n’a
pas faim…. J’ai fait appel pour que la vérité éclate!” A l’avocat qui repose
sa question, l’accusé se contente de dire qu’il exagère. Un des avocats de
la défense vient au secours de son client: “Si on avait traité les témoins
comme cela, le président ce serait manifesté!” Et maitre AKORRI de faire
remarquer que “les témoins ne sont pas des accusés!” Maître FOREMAN
revient sur la distribution des armes en citant un témoin mais l’accusé
trouve que l’avocat du CPCR “sort de l’instruction.” L’avocat du CPCR
renonce par jet de l’éponge.
Monsieur HERVELIN-SERRE de revenir sur l’arme donnée à REKERAHO
“pour protéger SADALA“. Il a bien eu cette arme de son informateur
BUGINGO, “ça ne venait pas de mon stock!” (NDR. L’accusé laisserait-il
entendre qu’il avait un stock?) Et puis cette arme n’aurait jamais tué
personne! SIMBIKANGWA aurait-il donné des armes à d’autres personnes?
Il a aidé tous ceux qui lui ont demandé de l’aide. S’il n’avait pas été en
chaise roulante, il aurait peur-être fait mieux! Ses gardes tenaient leurs
armes de leur unité. Les munitions? “Pour quoi faire? Ils ne se sont jamais
battus. Contrairement à ceux qui ont raconté des choses par malveillance,
ou calcul… je n’ai jamais vu mes gardes partir seuls en journée. La nuit, ils
allaient boire!” L’histoire de Laurent, le chauffeur, l’aurait-elle troublé? Il a
demandé à Pascal de toujours partir avec lui. Il a même souhaité changé
de gardes! En vain.
Plusieurs dizaines de personnes hébergées chez lui? ” Vous me prenez de
court. J’aurais pu préparer une liste!” L’avocat général insiste: “Des
dizaines?” Et SIMBIKANGWA de répondre: ” Vous doutez du fait que j’ai
hébergé des gens. Toutes les personnes qui se sont présentées chez moi
ont pu entrer.” De reconnaître que les Tutsi assassinés en dehors de la
guerre sont bien des victimes du génocide.
Monsieur CROSSON DU CORMIER veut revenir sur sa fuite du Rwanda. Il
s’appuie sur la déclaration de Pierre-Célestin HAKIZIMANA Pourquoi être
parti alors qu’il est innocent, qu’il a caché des Tutsi? Pascal GAHAMANYI
est bien revenu? “On peut avoir peur des balles perdues, des règlements
de compte. Si j’étais resté, le FPR m’aurait-il laissé le temps de me
défendre? Victor HUGO a fait 27 ans à Jersey, DE GAULLE a fait 4 ans à
Londres! Je me suis enfui pour attendre que les choses se calment pour
retourner dans mon pays. Or, j’étais poursuivi par le TPIR qui n’a rien
trouvé. Le Rwanda a essayé de me reprendre… J’ai été incompris. J’ai
laissé ma famille à Goma? Mes parents avaient refusé de partir. Moi j’ai
dit : “Partons, nous reviendrons!” La paix attendue n’est pas revenue.”
“Mais vous êtes innocent?” continue l’avocat général. “Si j’avais été libre,
peut-être serais-je rentré. J’attends que la justice dise que je n’ai rien à
faire dans cette affaire.” L’avocat de poursuivre. Autre scénario. ” Je suis à
Mayotte, dans le pays de Hugo, Voltaire, Zola, je suis infirme, j’ai travaillé
dans l’administration… Est-ce que je peux avoir l’asile…” Pourquoi n’avoir
pas dit la vérité alors que vous aviez atteint le pays des droits de
l’Homme?”
SIMBIKANGWA de s’offusquer. “Monsieur l’avocat général, votre ton est
martial, vous êtes trop jugeant (sic), trop dur avec moi. Hier, j’ai dit que
j’ai menti. Je suis venu avec un passeport au nom de SAFARI… Il faut être
réfugié pour comprendre la situation. Etre Hutu ou Tutsi me donne quel
avantage?”
Maître BOURGEOT, se référant à l’OMA, signale que son client traverse la
frontière avec Bernard MUNYAGISHARI et SERUSHAGO. Elle demande
ensuite que l’on place les barrières sur un plan pour prouver que l’on ne
peut pas voir la barrière des Chinois de la maison de SIMBIKANGWA.
Doit-on passer outre pour les témoins qui ne sont pas venus? Pour SMITH,
BIGEGA et RUGGIU, on peut passer outre. Quant à monsieur
TWAGIRAMUNGU, la défense propose le visionnage d’une interview sur
France 24 en compagnie de madame GAUTHIER.
Il est fait remarqué à l’accusé que dans une interview donnée à Reporters
sans Frontières, vous reconnaissez avoir financé Umurava jusqu’au N°10!
SIMBIKANGWA, manifestement touché: “Je ne répondrai pas, j’ai autre
chose à faire!” Maître PHILIPPART enfonce le clou en lisant une
retranscription de l’interview. Au tout de maître FOREMAN de lire à son
tour deux extraits du N°2 dans lequel s’exprime la haine des Tutsi, sans
parler du rôle des femmes tutsi! Monsieur HERVELIN-SERRE signale qu’il
avoue, dans le même texte, “contrôler” le journal.
SIMBIKANGWA: “On exagère chaque fois. On me prête ce qui ne
m’appartient pas.” Et de s’éloigner du sujet: “Ma mère était Tutsi, ma
femme était mixte, la mère de mon père était Tutsi… FOREMAN, il peut
tout transformer!” L’avocat du CPCR de commenter: “Je ne transforme
pas, je lis!” Et l’accusé de reprendre: “On fait des fabrications sur moi. On
fait tout une soupe. Je ne suis pas un homme parfait, mais pour l’amour
de ma patrie, je n’ai pas de leçon à recevoir, pour les Hutu, pour les
Tutsi… On travestit le bien en mal… Qui veut brûler son chien, son chat…
l’accuse… je sais pas moi… de la rage!” (sic). Et l’accusé de s’en prendre
encore à Simon FOREMAN, sa bête noire.
Monsieur HERVELIN-SERRE fait remarquer que les propos lus dans
l’interview ne relèvent pas du lapsus. Il parle d’une dizaine de journalistes
qu’il a fait “descendre” , qu’il était responsable de ce service. Jusqu’au
N°8, SIMBIKANGWA était bien là, selon les propos de madame Linda
KIRCHE. L’accusé reconnaît que cette interview n’est pas fausse et qu’il
n’a rien fait de délictueux. Il réaffirme qu’il n’a travaillé que jusqu’au N°2: ”
Eux (les Parties civiles?), ils sont fabricateurs de faux papiers. (NDR.
L’accusé connaît bien le sujet: c’était son métier à Mayotte). Ils
travestissent tout ce que j’ai fait de bien en mal. Ils conseillent mal le
Rwanda. Ils poussent le Rwanda à rester dans le conflit. Ils refusent
absolument mon innocence… J’ai été mis en prison sans dossier. Maître
FOREMAN veut l’embrouille, il noie le poisson. Il ne suffit pas d’être GP
pour être génocidaire, il ne suffit pas d’être du Nord pour être génocidaire,
il ne suffit pas d’être de la famille de HABYARIMANA…”
Le président relit la dernière phrase de son audition: “Je suis une des
victimes d’une cabale des associations de victimes par dénonciation et
montage! ” L’accusé confirme.
Le président rapporte d’autres propos de l’accusé: “Je vais vous dire
quelque chose de grave. Le génocide est un instrument de pouvoir… Il y a
des gens qui s’enrichissent de ça.”
SIMBIKANGWA confirme à nouveau. “J’ai 9 ans de prison. C’est
l’enrichissement illicite et personnel. Ils (?) trompent. Ils fabriquent les
témoins. Je pense que c’est injuste. Moi, j’ai défendu les Tutsi
minoritaires… Vous avez lu RUZIBIZA, le Tutsi 100 %. Je n’ai jamais
attaqué le Tutsi en tant que tel. Ils (?) mettent le crédit de l’intelligence à
leur compte et mettent l’opprobre sur moi. Je ne dis pas que monsieur
GAUTHIER cherche à vivre du commerce de moi (sic). Il commet la faute
d’écouter les gens.” (NDR. C’est pourtant clairement dit!)
Après une intervention pas très compréhensible de maître BOURGEOT
concernant le document de madame Linda KIRCHE, maître EPSTEIN tente
un dernier baroud d’honneur.
Maître EPSTEIN : “On vous attribue des documents que vous rejetez ?”
SIMBIKANGWA : “C’est un problème de désinformation par le FPR. Le FPR
s’est servi de Umurava pour son propre compte. RUZIBIZA, lieutenant du
FPR, garde du corps de KAGAME en 2001…” (NDR. RUZIBIZA a été
l’informateur privilégié du juge BRUGUIERE dont on connaît le sort de
l’ordonnance!).
Maître EPSTEIN : “Le FPR a fait publier des faux pour salir votre image ?”
SIMBIKANGWA : “Le FPR est responsable du chaos, de la désinformation.
Quand des frères se battent, vous faites tout pour les ramener sur la
bonne voie. Mais tous les condamnés pour génocide ne sont pas
innocents.”
Maître FOREMAN explique qui est RUZIBIZA dont parle tant l’accusé :
l’informateur privilégié du juge BRUGUIERE qui s’est rétracté trois ans plus
tard !
SIMBIKANGWA ne peut s’empêcher de revenir sur L’indomptable Ikinani
[3] pour rappeler que les juges d’instruction n’en ont pas trouvé de copie
lors de leurs séjours au Rwanda.
Le président se voit dans l’obligation de rappeler à l’accusé que les juges
l’ont renvoyé devant une Cour d’assises parce qu’ils ont estimé qu’il y
avait assez d’éléments. Les acquittements de première instance sont
acquis : le parquet a fait un appel incident. Ceci dit pour calmer les
inquiétudes de l’accusé.
Monsieur HERVELIN-SERRE donne lecture de la déclaration du chef de
service de presse de la Présidence des USA en date du 22 avril 1994, suite
à une visite de Monique MUJAWAMARIYA, activiste rwandaise des droits
de l’Homme. Demande est faite à quatre dirigeants rwandais de calmer le
jeu. Le nom de SIMBIKANGWA apparaît au côté de ceux de BAGOSORA et
de BIZIMUNGU. Et l’accusé de replacer la publication de ce document dans
le cadre d’un sauvetage qu’il aurait fait en faisait libérer des gens
transportés par des soldats de la MINUAR.
La défense donne connaissance d’une jurisprudence de la CNDA (Cour
Nationale du Droit d’Asile) concernant une femme devenue présidente de
la Gacaca [4] de Gasabo (Kigali) obligée de traduire le curé de Ndera sur
pression des autorités. De lire ensuite un autre arrêt concernant une autre
affaire. Maître FOREMAN s’interroge légitimement : “Pourquoi nous lit-on
cela ?” Réponse de maître BOURGEOT : “Beaucoup de témoins mentent…
ces deux arrêts illustrent cela.” L’avocat du CPCR de réagir à nouveau :
“Et quel rapport avec le procès d’aujourd’hui?” L’avocat général fait
remarquer que l’arrêt de la Cour d’appel de Mamoudzou a refusé
l’extradition de SIMBIKANGWA car il n’y avait pas de garantie de témoin à
décharge au Rwanda !
La défense demande la lecture de plusieurs documents. Un article traduit
par GUICHAOUA, Le régime autoritaire du Rwanda, et surtout des extraits
d’un livre de Bernard LUGAN, Un génocide en question ?
Maître FOREMAN ne peut qu’intervenir en exprimant son désaccord total.
Monsieur LUGAN est un royaliste proche de l’extrême droite qui participe
au site de Robert MENARD. En 2015, il a été remercié par le ministère de
la Défense.
Maître AKORRI s’étonne que la défense ne l’ait pas fait citer à la barre.
Au tour de monsieur CROSSON DU CORMIER de parler de LUGAN. “C’est
un historien africaniste qui a été coopérant au Rwanda dans les années
soixante. Il a épousé les thèses de l’époque. Il est connu pour faire des
conférences avec Alain SORAL régulièrement condamné… On aurait pu le
faire citer.”
La défense provoque alors un incident. L’avocat général répond à maître
EPSTEIN qu’il ne fait pas des “observations de bas étage ni les soldes”
comme l’avocat vient de le laisser entendre. L’avocat de SIMBIKANGWA
ne lâche pas prise, et avec une certaine impertinence : “C’est ce qui vous
reste en magasin. C’est les soldes.”
Encore une lecture. Celle d’un article de GUICHAOUA et SMITH cité par
LUGAN : Rwanda, une difficile vérité. PEAN et RUZIBIZA sont les
détenteurs de la vérité. Le FPR y est diabolisé.
Puis de faire l’inventaire des cotes du dossier. Maître EPSTEIN parle de
Gérard HAKIZIMANA qui “s’est présenté spontanément”. “Le président du
CPCR n’a pas pu dire d’où il tenait ce document.” “FAUX !” tonne maître
FOREMAN. “Il a dit que ce document venait du parquet de Kigali. Monsieur
GAUTHIER a répondu qu’il ne savait pas dans quelle procédure cette
déposition était utilisée !”
L’avocat général, monsieur CROSSON DU CORMIER est invité par le
président à s’exprimer sur les qualifications qui seront retenues. A l’origine,
SIMBIKANGWA était poursuivi pour complicité de génocide et complicité
de crimes contre l’humanité. De redire que les acquittements sont
définitivement acquis. Par contre, il a bien été condamné pour génocide et
complicité de crimes contre l’humanité. A son tour, il demande la
requalification pour génocide. Il souhaite que les questions posées aux
jurés le soient dans les mêmes termes qu’en première instance. Maître
FOREMAN déclare que c’est bien compris du côté des parties civiles. Seule
maître BOURGEOT ne comprend pas pourquoi on passe de la complicité de
génocide à génocide. Elle est bien la seule.
L’audience se termine par un donner acte concernant le site du CPCR. La
Cour rejette la demande de la défense.
La journée de mercredi sera consacrée aux plaidoiries des parties civiles:
Maître Léa RABAUX pour la FIDH/LDH.
Maître Justine MAHASELA et maître Rachel LINDON pour la LICRA.
Maître Jean SIMON et maître Safya AKORRI pour SURVIE.
Maître Simon FOREMAN et maître Domitille PHILIPPART pour le CPCR
Leurs plaidoiries seront publiées sur le site dès que chaque avocat les
auront remises au responsable.
-------------------------1.Tharcisse RENZAHO, le Préfet qui a supervisé les massacres à Kigali,
voir Focus/ les réseaux d’influence.
2.Chef de cabinet du ministre de la défense du gouvernement intérimaire,
désigné comme membre de l’Akazu et du Réseau Zéro, le colonel
BAGOSORA est un des piliers du pouvoir. Il a contribué à armer les
Interahamwe à partir de 1991 et a joué un rôle clé dans l’organisation des
milices début avril 94. Après l’attentat du 6 avril, il prend la tête d’un
comité de crise et installe au pouvoir les extrémistes Hutu. Condamné par
le TPIR (Tribunal pénal international pour le Rwanda), à la prison à vie en
2008 pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre, sa
peine a été réduite à 35 ans de prison en appel en 2011.
3.L’indomptable IKINANI publié par SIMBIKANGWA a déjà été évoqué
plusieurs fois, notamment lors de l’audition de Jean-François DUPAQUIER.
4.Gacaca : Tribunaux traditionnels au Rwanda, réactivés en 2001, en
raison de la saturation des institutions judiciaires pour juger des
personnes suspectées de meurtre pendant le génocide. Composées de
personnes élues pour leur bonne réputation, elles ont une vocation
judiciaire et réconciliatrice.
http://www.collectifpartiescivilesrwanda.fr/proces-en-appel-desimbikangwa-mardi-29-novembre-2016-j23/
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=95071
Collectif VAN : l'éphéméride du 1er décembre
Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - La rubrique
Ephéméride est à retrouver quotidiennement sur le site du
Collectif VAN. Elle recense la liste d’événements survenus à une
date donnée, à différentes époques de l’Histoire, sur les
thématiques que l’association suit au quotidien. L’éphéméride du
Collectif VAN repose sur des informations en ligne sur de
nombreux sites (les sources sont spécifiées sous chaque entrée).
Vous pouvez retrouver tous les éphémérides du Collectif VAN dans
la Rubrique Actions VAN, en cliquant sur ces liens:
Les éphémérides du Collectif VAN (1ère partie)
http://www.collectifvan.org/article.php?r=3&id=51673
Les éphémérides du Collectif VAN (2ème partie)
http://www.collectifvan.org/article.php?r=3&id=55304
Ça s’est passé un 1er décembre (les événements sont
classés du plus ancien au plus récent) :
1er décembre 1652 -- Un autodafé a lieu à Lisbonne : accusé de
pratiquer le judaïsme en secret, Manuel Fernandez Villareal est condamné
à mort et brûlé vif.
Israelvivra.com
1er décembre 1915 -- Empire ottoman : on rapportait que les champs
autour du village de Mamure (Mamura) étaient jonchés de plusieurs
milliers de cadavres de déportés affamés ou assassinés.
ANI: Chronology of the Armenian Genocide -- 1915 (October-December)
Début décembre 1915 -- Empire ottoman/Constantinople : 4 000
Arméniens de la capitale sont déportés vers la Syrie.
** (Lepsius, 1986 :185).
Mass Violence - par Raymond Kévorkian
1er décembre 1915 -- Empire ottoman : le vice-amiral Moreau,
commandant la 3e escadre, prescrivit l’instruction militaire des hommes
valides pour combattre l’oisiveté des hommes valides de Port-Saïd, qui se
considéraient comme les soldats de la communauté. Dès le lendemain, un
groupe de 60 volontaires fut sélectionné, et l’instruction sans arme fut
immédiatement commencée. Le nombre des volontaires s’éleva jusqu’à
140, mais dont une soixantaine seulement venait régulièrement aux
exercices. Les autres étaient hésitants, et même après s’être fait inscrire,
quittaient le camp dès qu’ils trouvaient en dehors un travail rémunérateur.
L’autorité militaire anglaise ne facilitait d’ailleurs pas la tâche en les
invitant à travailler à la manutention des approvisionnements de l’armée,
et en leur allouant pour cet emploi une solde de 1franc 50 par jour, tandis
que ceux qui venaient à l’exercice ne touchaient rien, et ne recevaient au
camp qu’une nourriture insuffisante.
© Revue d'Histoire Arménienne Contemporaine pour toutes les éditions |
© Yves Ternon pour le texte Mardin 1915
Imprescriptible.fr : La Légion d’Orient et le mandat français en Cilicie
(1916-1921)
1er décembre 1915 -- Empire ottoman/Journal de Hrant Sarian : «
Mardi 1er décembre: Mon père, sur ses papiers, avait fait inscrire comme
profession: tailleur. Or, les artisans recevaient un laisser-passer pour aller
à Cham. Nous devions donc y aller. Nous avons pu prendre grand'mère
avec nous. Mon père n'avait plus que deux Livres-or. Il a gardé la tente
pour nous, et a donné quatre médjidiés à mon oncle. Quand il y avait des
expulsions, un commandant à cheval venait avec des soldats et faisait
brûler les affaires de ceux qui n'étaient pas partis. Ce jour-là, il y a eu
beaucoup de feux... Nous l'avons échappé belle, car notre tour était arrivé.
Maman a dit au commandant :"Mon mari est allé chercher un certificat; il
est tailleur et nous allons à Cham". Le commandant n'a plus rien dit. Mon
père est revenu, muni de son papier. »
Imprescriptible.fr : Journal d'un jeune déporté arménien
1er décembre 1915 -- Empire ottoman : Herbert Adams Gibbons, Paris.
« Les homme, au fond de leur cœur, ne sont pas indifférents ni sourds aux
appels des innocentes victimes et des désespérés. S’il en était ainsi, nous
aurions vraiment toute raison de croire qu’il ne reste plus rien de nos
vingt siècles de civilisation chrétienne. Que certains effets soient
discutables et certains événements obscurs, que certaines accusations et
contre-accusations ne puissent être précisées, soit. mais il est d’autres qui
peuvent l’être d’ores et déjà. Tel est le cas pour les massacres des
Arméniens de Turquie. Le forfait est bien nettement prouvé ; les
responsabilités peuvent être, aujourd’hui même, définitivement établies ;
un appel peut être fait à l’humanité en faveur de ce qui reste encore de la
race arménienne dans l’Empire ottoman. Je juge donc utile et
indispensable, puisque aucun soupçon d’intérêt politique ne peut
m’atteindre, d’attirer en ce moment l’attention du monde sur des crimes
qui constituent la page la plus noire de l’histoire moderne. Je publie les
faits et je signale les responsables.
Imprescriptible.fr : Les Derniers Massacres d'Arménie
1er décembre 1915 -- Empire ottoman : Télégramme adressé par Talaat
à la préfecture d'Alep le 1er décembre 1915 « Par la démarche que sur
l'instruction de son gouvernement l'ambassade américaine fit
dernièrement auprès de nous, il apparaît que les consuls américains se
procurent des nouvelles par des moyens secrets. Bien qu'il leur fût
répondu que la déportation s'effectue d'une manière sûre et confortable,
cette affirmation n'étant pas suffisante pour les convaincre, tâchez que
lors de la sortie des Arméniens des villes, des bourgs et des centres, des
faits pouvant attirer l'attention ne se produisent pas. Au point de vue de la
politique actuelle il est d'une importance capitale que des étrangers qui
circulent par là soient convaincus que cette déportation ne se fait que
dans un but de changement de séjour. Pour ce motif, il est provisoirement
important d'étaler pour l'apparence une conduite délicate et de n'appliquer
les moyens connus que dans les endroits propices. Je vous recommande à
ce propos d'arrêter les personnes qui donnent ces nouvelles ou qui font
des enquêtes et de les livrer, sous d'autres prétextes, aux cours
martiales....»
Ternon, Yves. Enquête sur la négation d'un génocide, Marseille,
Parenthèses, 1989
Imprescriptible.fr : Les documents Naïm-Andonian
1er décembre 1918 -- France : publication du N° 23 du périodique « La
Voix de l’Arménie ». Au sommaire : « Les Arméniens au congrès de la Paix
», « Les anciennes églises d’Arménie », etc.
Archives Imprescriptible
1er décembre 1918 -- Empire ottoman : The Morning Post,1er
décembre 1918. Le Prince Abdul Mecid, héritier évident au trône ottoman,
dans une interview avec le correspondant spécial d’Istanbul de ce
quotidien londonien.
p. 5 « Je parle de ces horribles massacres. C’est la plus grosse tache qui
ait jamais disgracié notre nation et notre race. C’était entièrement le
travail de Talat et d’Enver. J’avais entendu, quelques jours avant que cela
commence, qu’ils en avaient l’intention. J’ai été à Istanbul et j’ai insisté
pour voir Enver. Je lui ai demandé si c’était vrai qu’ils avaient l’intention
de recommencer les massacres qui avaient été notre honte et notre
disgrâce sous Abdul Hamid. La seule réponse que j’aie pu recevoir de lui
fut : “C’est décidé. C’est le programme” ». Cité aussi dans le New York
Times, 27 novembre 1918, dans une interview similaire par un reporter
d’Associated Press.
Imprescriptible.fr : Aveux des ex-Officiels civils et militaires
1er décembre 1921 -- Depuis ce matin à 10 heures, le croissant
remplace les trois couleurs sur le konak. Nous voici sous la paternelle
administration que nous connaissons. Dieu nous garde ! Le vali est parti
de Bozanti en train pavoisé, en triomphateur. à l’arrêt de Chakir-pacha
(quatre kilomètres d’Adana), où Franklin-Bouillon l’avait envoyer saluer,
on lui a fait rentrer ses oripeaux. On dit que cette inconvenance lui
coûtera sa place. La prise de possession s’est effectuée à la Turque,
nouvelle mode, mode kémaliste. Seul le vali a été régulièrement installé.
Les autres chefs de bureau sont venus tout simplement s’asseoir sur leur
rond de cuir, sans même se présenter au personnel français qu’ils
remplacent. Nos officiers ont trouvé ce sans-gêne très turc. L’Angleterre a
fait demander à la France de protéger ses ressortissants en Cilicie. Cette
démarche est curieuse.
Un commissaire de police albanais venant d’Anatolie où il a servi deux ans,
confirme l’appréciation du directeur de la Banque de Césarée, au sujet des
chrétiens. Il n’y en a plus que par groupes isolés dans certaines villes où
ils vivent en prisonniers sans pouvoir circuler.
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© Yves Ternon pour le texte Mardin 1915
Imprescriptible.fr : L’évacuation française de la Cilicie en 1921 vue par
l’officier Vahan Portoukalian
1er décembre 1922 -- Empire ottoman : à la séance de la première
Commission du 1er décembre 1922, la plupart des délégués semblèrent
acquis au système de l’échange obligatoire. Le Dr Nansen, qui en était un
partisan avéré, déclara, entre autres choses, que les Grandes Puissances
étaient favorables à ses propositions « parce qu’elles croyaient que la
séparation des populations du Proche-Orient tendrait à assurer la
pacification effective du pays et parce qu’elles pensaient que l’échange
des populations constituait le moyen le plus rapide et le plus efficace de
donner une solution aux graves problèmes économiques issus du grand
déplacement ethnique qui a déjà eu lieu ». « Sans doute, dit lord Curzon,
tout le monde préférerait d’instinct, si c’était possible, un échange
volontaire » ; mais il estimait « que la contrainte serait très probablement
jugée nécessaire pour plus d’une raison ». Cependant, au cours des
discussions dans le Comité spécial, la question fut remise sur le tapis par
une déclaration écrite de la délégation grecque qui proposa que l’échange
fût volontaire. La délégation turque s’y opposa nettement, de sorte que
l’on en resta à la décision antérieurement arrêtée.
Mandelstam, André. La Société des Nations et les Puissances devant le
problème arménien, Paris, Pédone, 1926 ; rééd. Imprimerie Hamaskaïne,
1970.
Imprescriptible.fr : La question des minorités et le problème arménien
1er décembre 1939 -- Déportation des 1 018 juifs de Chelm (Pologne) à
Sokal. Chelm se situe au sud est de Lublin. La communauté juive est l’une
des plus vieilles en Pologne, et date probablement du XIIème siècle, bien
que là première mention ne date que de 1442. Des Juifs de Chelm sont
mentionnés en tant que fermiers généraux royaux à la fin du XVème siècle.
En 1550, la communauté compte 371 personnes vivant dans 40 maisons.
Des conflits fréquents opposent les juifs et les chrétiens devant les
tribunaux. En 1580 et 1582 il y a des manifestations contre les Juifs,
aiguisées par le clergé. Pendant les massacres de Chmielnicki en 1648,
400 juifs périssent à Chelm. La communauté se rétablit au début du
XVIIIème siècle, lorsque les juifs de Chelm prennent en main le commerce
d'exportation. La communauté compte 1.500 membres en 1765, 1.902 en
1827 (68% de la population totale), 2.493 en 1857, 7.226 en 1897 (56%),
13.537 en 1931 (46,5%), et approximativement 15.000 (50,4% de la
population de la ville) en 1939. En plus de ses établissements religieux la
communauté possède son orphelinat, sa maison de retraite, une yeshivah
et une école secondaire. Deux hebdomadaires juifs sont été édités à
Chelm… Le 14 septembre 1939 l'armée soviétique occupe Chelm mais se
retire deux semaines plus tard en vertu du pacte germano-soviétique.
Plusieurs centaines de jeunes juifs suivent l'armée soviétique dans son
retrait. L'armée allemande arrive le 7 octobre 1939 et lance
immédiatement une série de pogroms durant lesquels de nombreux juifs
sont tués. Les Allemands détruisent tous les bâtiments publics juifs, dont
la vielle synagogue construite 700 ans auparavant… Le 1 décembre 1939,
1.018 juifs hommes âges de 15 à 60 ans sont emmenés dans une marche
de la mort avers la ville de Sokal tenue par les Soviétiques. Durant cette
marche 440 hommes sont assassinés. Les survivants peuvent entre dans
Sokal… Les juifs de Chelm sont forcés de vivre dans des quarts
déterminés, mais il n’y a pas de ghetto fermé. En mai 1941 environ 2.000
juifs de Slovaquie sont expulsés à Chelm. La première déportation de la
masse de Chelm a lieu entre le 21 et le 23 mai 1942, lorsque 4.300 juifs
(tous les déportés y compris ceux de Slovaquie) sont envoyés à Sobibor.
Le 6 novembre 1942, l’ensemble de la population de Chelm est envoyé à
Sobibor pour l'extermination. Une poignée d'ouvriers est laissée dans la
prison de la ville ; 15 survivent et sont libérés avec la ville le 22 juillet
1944.
Israelvivra.com
Encyclopédie BS
1er décembre 1939 -- L'espace réservé aux juifs de Lodz (Pologne
centrale) se trouve réduit : ils doivent quitter leurs maisons au profit
d'Allemands de souche.
Début des déportations des juifs de Wloclawek (Pologne centrale) vers
l'est : la plupart sont envoyés à Varsovie. Plusieurs centaines d'entre eux
périssent en route.
Israelvivra.com
1er décembre 1939 -- Les Juifs de Varsovie sont placés dans des
quartiers réservés.
ajpn
1er décembre 1940 -- Les SS fusillent 600 juifs qui viennent d'arriver à
Chelm (Pologne centrale).
Israelvivra.com
1er décembre 1941 -- 300 vieillards et malades juifs sont fusillés dans
le ghetto de Riga (R.S.S. de Lettonie).
Israelvivra.com
1er décembre 1941 -- Thomas Mann à la BBC parle des massacres.
ajpn
1er décembre 1941 -- « 1re réunion aux bureaux de l’OSE, ChampsÉlysées, à laquelle assistent M. et Mme Walk, le Dr Minkowski et Mme
Stern. Le Dr Minkowski, dans une atmosphère lourde d’angoisse, nous fait
part de ses craintes au sujet de l’avenir des Juifs. Mme Stern, qui travaille
à la Coordination, est d’accord avec lui pour conseiller de placer au plus
vite les enfants non plus seulement pour les vacances, mais pour les
cacher ! C’est donc l’ère des placements clandestins qui va commencer ! Il
faut d'abord faire la plus large prospection possible, avec la plus grande
prudence cependant, pour trouver comme nourrices des femmes
sympathiques, sûres, braves, et pas bavardes surtout ! Que nos cœurs
sont lourds !! » (Énéa Averbouh, Carnets de notes d’une assistante sociale
sous l’occupation allemande).
ajpn
1er décembre 1941 -- Zone occupée : 740 Juifs français membres des
professions libérales et intellectuelles sont internés à Compiègne.
ajpn
1er décembre 1942 -- Création d'un ghetto à Stryj (district de Lvov,
R.S.S. d'Ukraine) : les juifs de la ville commencent à comprendre ce qui
va suivre, et des jeunes gens fuient à travers la chaîne des Carpates en
direction de la Hongrie.
Le ghetto de Sambor (district de Lvov, R.S.S. d'Ukraine), est évacué et
liquidé : les internés encore en vie sont transférés dans un camp de
travail forcé.
Liquidation du camp de travail forcé de Karczew (Pologne), où 400 juifs
d'Otvock (district de Varsovie) sont internés : tous les juifs qui s'y
trouvent encore sont assassinés.
Les nazis créent un ghetto à Zloczov (Zolochev, Galicie orientale, R.S.S.
d'Ukraine), où sont internés tous les juifs des villes voisines de Sasov et
de Bialy Kamien : beaucoup mourront de faim et d'épuisement.
Les derniers juifs de Glinyany (province de Lvov, R.S.S. d'Ukraine) sont
déportés au ghetto de Przemyslany. Ils y seront massacrés plus tard, en
même temps que les juifs de cette ville. 20 juifs seulement survivront à la
guerre.
Israelvivra.com
1er décembre 1943 -- Un transport quitte Vienne (Autriche) avec 25
juifs déportés au camp d'extermination d'Auschwitz.
Israelvivra.com
1er décembre 1944 -- Épidémie de typhus à Dachau.
ajpn
1er décembre 1944 -- Les crématorium et les chambres à gaz de
Birkenau sont détruits.
ajpn
Compilation réalisée par le site www.collectifvan.org
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=59149
GENOCIDE ARMENIEN
Espagne : La Municipalité de Malaga après avoir cédé
au chantage de la Turquie reconnaît le génocide
arménien
NAM
Le Maire de Malaga Francisco de la Torre
C’est après un suspens insoutenable que la municipalité de Malaga a
reconnu le génocide des Arméniens après un coup de force de l’opposition
de gauche.
En septembre la municipalité de Malaga a adopté une résolution
reconnaissant le caractère génocidaire perpétré sur ordre du
gouvernement ottoman des Jeunes Turcs sur la population arménienne en
1915. Mais en novembre, en dépit de cette reconnaissance officielle,
portée par le mouvement d’IU-Malaga pour les citoyens et le PSOE,
Malaga Maintenant, approuvée à l’unanimité par la Commission des Droits
sociaux de la municipalité, le maire Francisco de la Torre, sur pression de
l’ambassadeur de Turquie, déclarait que la mairie n’avait pas la
compétence pour juger de ces événements.
Une nouvelle séance plénière convoquée à donner son avis, sous les
critiques acerbes des partis de gauche à l’endroit du Parti Populaire,
auteur de la contre-motion, et le désespoir des arméniens présents, a
finalement trouvée une issue positive, notament grâce à l’intervention
opportune du représentant de la communauté, l’avocat et politologue
Hayk Kasamanyan, qui a expliqué que le Parti Populaire européen a
reconnu l’extermination de son peuple au sein du Parlement européen, et,
citant Max Weber pour donner comme une leçon à la ville de Malaga,
quand celui-ci a dit que « l’histoire de l’humanité est une marche lente
vers la raison » et que toute marche arrière (ne pas reconnaître le
massacre de ses compatriotes) supposait un net recul.
Avant l’intervention d’Hayk Kasamanyan, la semaine dernière le conseiller
municipal Alejandro Carballo, en ligne avec les thèses du PP, avait déclaré :
« Nous offensons aujourd’hui probablement le peuple arménien et en
septembre nous avons offensé le peuple turc ; nous ne devons pas créer
de problèmes qui n’existent pas dans la ville ». Quelques jours plus tard
Malaga a maintenu la résolution reconnaissant l’extermination du peuple
arménien tout comme Benalmadena et six autres communes espagnoles ;
et dans le cadre international 23 pays (sur 194), tels la France,
l’Allemagne ainsi que l’ONU, le Vatican et le Parlement Européen.
Comme à son habitude, la Turquie avait mis en avant les possibles
détériorations qui mettraient en danger les relations commerciales de la
Turquie avec Malaga et l’Espagne, menaçant de supprimer ses vols vers
Malaga.
jeudi 1er décembre 2016,
Jean Eckian ©armenews.com
http://www.armenews.com/article.php3?id_article=134870
TURQUIE
Turquie : Trente peines de prison contre un dirigeant
kurde
Tribune de Genève
30.11.2016
Le chef kurde syrien a lourdement été condamné par la justice turque.
Des procureurs turcs réclament 30 peines de prison à perpétuité contre le
chef kurde syrien Saleh Muslim, a rapporté l'agence de presse
progouvernementale Anadolu qui cite l'acte d'accusation.
Le suspect est accusé d'être impliqué dans un attentat commis à Ankara.
Saleh Muslim, copréside le Parti de l'Union démocratique (PYD), dont la
branche armée (les YPG) combat le groupe Etat islamique (EI) dans le
nord de la Syrie avec l'appui des Etats-Unis, au grand dam d'Ankara. Au
total, 68 personnes, dont Saleh Muslim et d'autres personnalités kurdes,
sont visées par cet acte d'accusation relatif à un attentat contre des
militaires turcs en février dernier à Ankara (29 morts) qui doit encore être
accepté par un tribunal.
Les procureurs demandent pour chacun des 68 accusés 30 peines de
prison à vie: 29 pour chaque personne tuée dans l'attentat et une
trentième pour «atteinte à la sécurité de l'Etat», selon Anadolu.
Groupe dissident
Saleh Muslim a jugé la semaine dernière que les accusations ne pouvaient
être «prises au sérieux».
L'attaque pour laquelle il est poursuivi a été revendiquée par un groupe
dissident du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, séparatistes kurdes
de Turquie), les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK). Cependant, le
gouvernement turc a affirmé que l'attentat avait été planifié
conjointement par le PKK et les YPG.
A l'issue d'une enquête éclair, la justice turque avait identifié un Kurde de
Syrie, Salih Necar, soupçonné de liens avec les YPG comme l'auteur de
l'attaque. (ats/nxp)
(Créé: 30.11.2016, 17h02)
http://www.tdg.ch/monde/trente-peines-prison-dirigeantkurde/story/13758794
Incendie meurtrier d'un internat de filles en Turquie,
6 arrestations
Ouest France
Modifié le 30/11/2016 à 10:45 | Publié le 30/11/2016 à 10:36
Six personnes ont été interpellées ce mercredi, après un incendie qui a fait
au moins 12 morts dans un internat de filles dans le sud de la Turquie
mardi, a rapporté l'agence de presse progouvernementale Anadolu.
Onze adolescentes et une femme de service ont perdu la vie, mardi, dans
l'incendie d'un dortoir d'un collège de filles, en Turquie.
Six personnes, dont le responsable de l'internat, ont été placées en garde
à vue dans le cadre de l'enquête sur l'incendie qui, dans la nuit de mardi à
mercredi, a tué 11 filles et une employée d'un internat à Aladag, dans la
province d'Adana, a détaillé Anadolu.
Le feu a pris dans un bâtiment de plusieurs étages, montrent des images
à la télévision. On compte en outre au moins 22 blessés. L'incendie s'est
produit dans la province d'Adana, dans le sud du pays.
La porte de l'escalier de secours semblait « fermée à clé »
L'incendie, causé par une défaillance électrique, selon les premières
estimations des autorités locales, a ravagé l'internat pendant trois heures
dans la nuit de mardi à mercredi avant d'être maîtrisé.
Selon les premiers éléments de l'enquête, les corps des victimes ont été
retrouvés à proximité de la porte donnant sur l'escalier de secours,
qu'elles n'ont vraisemblablement pas réussi à ouvrir.
« Il semble que la porte de l'escalier de secours était fermée à
clé », a déclaré le maire d'Adana, Hüseyin Sözlü. Selon l'agence Dogan,
les autorités effectuaient mercredi des relevés ADN afin d'identifier les
corps. Les 11 écolières tuées sont toutes âgées de moins de 14 ans, selon
les médias.
Des revêtements en bois
Plusieurs pensionnaires de cet internat ont réussi à fuir le brasier en
sautant par les fenêtres, selon le gouverneur de la province d'Adana,
Mahmut Demirtas.
D'autres responsables ont souligné que les flammes avaient progressé
rapidement à cause des revêtements en bois à l'intérieur du bâtiment.
L'internat est géré par une institution religieuse dirigée par une
communauté islamique connue sous le nom de « Süleymanci ».
De nombreuses familles des victimes citées par les médias ont déclaré
avoir inscrit leurs enfants dans cet établissement parce que l'internat
public local est en cours de rénovation.
http://www.ouest-france.fr/monde/turquie/incendie-meurtrier-d-uninternat-de-filles-en-turquie-6-arrestations-4646795
TURQUIE/SYRIE/RUSSIE
Les opérations vont se poursuivre dans l'est d'Alep,
dit Lavrov
Reuters le 01/12/2016 à 12:13
ALANYA, Turquie, 1er décembre (Reuters) - Les opérations
militaires vont se poursuivre dans les parties de l'est d'Alep
que contrôlent encore les rebelles, a déclaré jeudi le ministre
russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, en visite en
Turquie.
S'exprimant en présence de son homologue turc Mevlut
Cavusoglu, Sergueï Lavrov a affirmé que la Russie continuerait
de fournir des efforts pour permettre à l'aide humanitaire
d'être acheminée vers Alep, selon une traduction en turc de ses
propos.
Mevlut Cavusoglu a quant à lui déclaré que les deux hommes
s'accordaient sur la nécessité d'instaurer un cessez-le-feu à
Alep et dans le reste de la Syrie.
"Il faut qu'un cessez-le-feu soit instauré dans toute la
Syrie, en particulier à Alep", a déclaré Mevlut Cavusoglu,
tandis que Sergueï Lavrov jugeait que le bain de sang devait
cesser en Syrie et dans la région.
Selon le chef de la diplomatie russe, la Russie est disposée
à parler avec toutes les parties du conflit syrien et à
poursuivre sa coopération avec la Turquie.
La Russie soutient les forces gouvernementales syriennes, à
Alep notamment, tandis que la Turquie, adversaire déclaré du
régime de Bachar al Assad, appuie les rebelles qui combattent
dans le nord du pays.
Sergueï Lavrov est par ailleurs revenu sur l'attaque qui a
visé des soldats turcs la semaine dernière en Syrie, affirmant
qu'elle était le fait de rebelles et réfutant la responsabilité
de la Russie. Ankara accuse de son côté l'aviation syrienne.
(Tulay Karadeniz, Nicolas Delame pour le service français,
édité par Marc Angrand)
http://www.boursorama.com/actualites/les-operations-vont-sepoursuivre-dans-l-est-d-alep-dit-lavrov8636b4984778ac59a41af5e895307d18
CULTURE
Des Notes d’Arménie aux Rencontres musicales
Ouest France
Modifié le 30/11/2016 à 22:09 | Publié le 30/11/2016 à 22:09
Les Rencontres musicales se dérouleront, vendredi, à l’Auditorium, avec
comme invité d’honneur, l’Arménie.
Terre de culture, ce pays grave et authentique possède un patrimoine
musical riche mais méconnu en Occident.La pianiste Sophie Arsénian a fait
tout un travail de recherche et d’exploration de ses racines musicales.
Habituée de la Balinière, elle y avait déjà fait une première restitution. Elle
revient avec un nouveau programme pour ses Notes d’Arménie, en
compagnie de son complice Philippe Alaire, également pianiste.
Vendredi 2 décembre, à 19 h, à l’Auditorium, 2, avenue de Bretagne.
Entrée libre.
http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/reze-44400/des-notes-darmenie-aux-rencontres-musicales-4647206
GENOCIDE DES TUTSI
Le Rwanda ouvre une enquête sur le rôle de
responsables français dans le génocide
Le Monde
Compte rendu
Vingt Français sont concernés par des investigations. Le procureur général
rwandais espère la coopération de Paris.
Par Cyril Bensimon
LE MONDE Le 29.11.2016 à 21h43 • Mis à jour le 01.12.2016 à 11h33
La menace planait depuis plusieurs semaines. Elle a été mise à
exécution. Le Rwanda a annoncé, mardi 29 novembre, l’ouverture
d’une enquête « sur le rôle de certains agents et/ou
fonctionnaires du gouvernement français dans le génocide commis
contre les Tutsi au Rwanda en 1994 », qui, d’après l’ONU, a fait
800 000 morts.
L’enquête porte sur vingt personnes, mais « ce n’est que le début. Si des
allégations visent des responsables politiques français, nous enquêterons
sur eux », prévient le procureur général, tout en formulant le souhait que
la France se montrera coopérative pour que les individus mis en cause
soient entendus à l’ambassade du Rwanda à Paris. Richard Muhumuza se
refuse à donner des noms, mais il admet que « certains sont cités dans le
rapport de la Commission nationale de lutte contre le génocide ».
Le 31 octobre, cette institution rwandaise avait établi une liste de vingt et
un militaires « impliqués dans le génocide en tant qu’auteurs ou complices
». Y figurent l’amiral Jacques Lanxade, ancien chef d’état-major des
armées, le général Christian Quesnot, ex-chef d’état-major particulier de
François Mitterrand, ainsi que des officiers ayant servi au Rwanda avant
ou pendant le génocide, notamment durant l’opération « Turquoise ».
« Coïncidence »
Les accusations qui les visent ne sont pas neuves. Déjà, en 2008, la
Commission Mucyo, du nom de son président, avait incriminé peu ou prou
les mêmes gradés, auxquels s’ajoutaient les plus hauts responsables de
l’Etat français au moment des massacres : François Mitterrand, le premier
ministre Edouard Balladur, le chef de la diplomatie Alain Juppé, le ministre
de la défense François Léotard et neuf autres personnalités officielles.
Huit ans plus tard, l’enquête du procureur général rwandais, même si
l’intéressé n’y voit qu’« une coïncidence », est à mettre en parallèle avec
la récente réactivation de celle ouverte en France en 1998 sur l’attentat
qui, le 6 avril 1994, coûta la vie au président Juvénal Habyarimana, point
de départ des tueries préparées en amont.
Saisi par des plaintes des familles de l’équipage français du Falcon 50,
Jean-Louis Bruguière avait orienté son instruction dans une direction
unique. Sans jamais se rendre au Rwanda, s’appuyant notamment sur les
témoignages de transfuges du Front patriotique rwandais (FPR) – l’exrébellion qui a mis fin au génocide et tient, depuis, le pouvoir avec
autorité –, le juge antiterroriste en avait conclu que les deux missiles
avaient été tirés sur ordre de Paul Kagame, l’actuel président.
En 2006, il lance des mandats d’arrêt contre neuf dignitaires rwandais. Sa
dénonciation d’« une stratégie criminelle » de M. Kagame, qui aurait
sacrifié les Tutsi de l’intérieur pour s’emparer du pouvoir, est une forme
d’absolution pour les extrémistes hutu qui ont orchestré le génocide et
pour les autorités françaises qui ont formé et armé les tueurs durant les
années 1990. Fureur à Kigali, qui rompt ses relations avec Paris. L’arrivée
aux affaires de Nicolas Sarkozy et de son ministre des affaires étrangères
Bernard Kouchner, une vieille connaissance de Paul Kagame, viendra en
apparence apaiser les liens entre les deux pays.
Reprise par Marc Trévidic en 2007, l’enquête prend un autre tournant.
Après des expertises balistiques et acoustiques menées à Kigali, les
investigations déterminent que les tirs sont partis d’une zone où était
situé un camp de la garde présidentielle. Le juge d’instruction se garde
cependant de conclure à un crime des extrémistes hutus, qui auraient
sacrifié leur président, coupable d’avoir trop cédé à une rébellion
majoritairement tutsie.
« Refermer toutes les portes »
En effet, M. Trévidic espère obtenir les témoignages de deux figures du
FPR passées à l’opposition et exilées en Afrique du Sud. Il ne les aura
jamais. Le premier, Patrick Karegeya, un ex-chef des services secrets, est
retrouvé assassiné le 1er janvier 2014 à Johannesburg. Le second, le
général Faustin Kayumba Nyamwasa, a échappé à deux tentatives de
meurtre depuis qu’il a accusé son ancien patron d’être le commanditaire
de l’attentat. Alors que Kigali pressait pour qu’un non-lieu soit prononcé,
le successeur de M. Trévidic, Jean-Marc Herbaut, a finalement relancé
l’enquête après la déclaration faite en juin par ce témoin devant un
notaire de Pretoria.
« Cette enquête rwandaise intervient au moment où l’Afrique du Sud doit
examiner la demande d’entraide judiciaire française », pointe Véronique
Truong, l’avocate de M. Kayumba Nyamwasa, qui défend également l’exchef d’état-major particulier de François Mitterrand. « Cette enquête est
une riposte ciblée de Kigali alors que la démarche du nouveau juge
d’instruction peut parfaitement se justifier. Il a simplement estimé qu’il
fallait refermer toutes les portes avant de clore son dossier », ajoute
André Guichaoua. Fin connaisseur du Rwanda, ce professeur à l’université
de Paris-I, qui ne minimise pas « les zones d’ombres qui demeurent » sur
le rôle de Paris, perçoit d’autres motifs de colère des autorités de Kigali
tels que le refus français d’extrader des génocidaires présumés réfugiés
sur son sol, quand d’autres pays le font sans sourciller, ou la lenteur de la
justice française, qui n’a, à ce jour, jugé que trois Rwandais accusés de
génocide.
Une semaine après la décision de la justice française de relancer l’enquête
sur l’attentat, Paul Kagame avait en octobre martelé que « c’est la France
qui devrait être sur le banc des accusés » et menacé de rompre à nouveau
les relations diplomatiques alors que Paris n’a plus d’ambassadeur
accrédité au Rwanda depuis 2015.
Un mois plus tard, Jean-Yves Le Drian lui avait indirectement répondu,
reprenant une ligne officielle jamais démentie. « Affirmer que l’armée
française a pris part au génocide est un mensonge indigne », avait asséné
le ministre de la défense. Dans son entourage, certains soupçonnent
même le Rwanda d’être derrière les accusations de pédophilies et de
sévices sexuels visant les militaires français déployés en Centrafrique. Les
fantômes du passé n’ont pas fini de tourmenter les relations francorwandaises.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/11/29/lerwanda-ouvre-une-enquete-sur-le-role-de-responsables-francais-dans-legenocide_5040528_3212.html#EDBFtmhgQYh1hqwk.99
GENOCIDE CAMBODGIEN
Procès des Khmers: prison à vie confirmée pour l'expremier cercle de Pol Pot
Par RFI
Publié le 23-11-2016 Modifié le 24-11-2016 à 06:24
Khieu Samphan et Nuon Chea, deux ex-dirigeants khmers rouges de tout
premier plan, membres du premier cercle de Pol Pot, voient leur peine
confirmée par la justice en appel. Ce mercredi 23 novembre 2016, le
tribunal international les a définitivement condamnés à la prison à
perpétuité pour crimes contre l’humanité, après leur condamnation en
première instance en 2014.
Avec notre correspondante à Phnom Penh, Anne-Laure Porée
Les accusés sont restés de marbre. Nuon Chea, 90 ans, assis dans un
fauteuil roulant, a tout juste jeté un regard au-dessus de ses lunettes
noires. Enfoncé dans son siège à ses côtés, Khieu Samphan, 85 ans,
compulsait un dossier avant d’écouter indifférent le verdict. Pour ceux qui
ont perdu leurs proches dans les transferts forcés de populations - l'un des
objets de ce procès -, la condamnation ne ramènera pas les morts. Mais
après dix ans de fonctionnement et de nombreuses controverses autour
de ce tribunal, jugé trop lent, trop cher, trop coupé des réalités ou trop
politisé, ce verdict est une satisfaction pour nombre de Cambodgiens.
Hors de la salle d’audience, ils se réjouissent de voir que quarante ans
après les faits le numéro deux du régime, Nuon Chea, et l’ancien chef de
l’Etat Khieu Samphan, sont finalement condamnés. Un bonze qualifie le
verdict de moment important pour le Cambodge, mais aussi pour
l’humanité. Un jeune étudiant venu pour la deuxième fois au tribunal
trouve ce jugement essentiel, parce que c’est l’histoire de ses parents et
de ses grands-parents. Enfin, Chum Mey, survivant de la prison S21 bien
connue au tribunal, applaudit la condamnation parce qu’au moins, dit-il,
les jeunes ne seront pas tentés de suivre le même chemin que les Khmers
rouges.
L’arrêt de la Cour suprême de ce mercredi allège certaines des
responsabilités des deux condamnés. Mais la peine reste la même. C'est
donc la première condamnation définitive contre ceux qui ont, dans le
passé, officié à la tête de l’Etat khmer rouge, un régime qui a conduit le
quart de la population à la mort entre 1975 et 1979, en imposant une
révolution socialiste. Mais l’avocate de Khieu Samphan dénonce une
« justice cosmétique » où « le symbole efface le droit ». Elle estime que la
participation au projet politique khmer rouge n’était pas une raison
suffisante pour condamner son client.
Marie Guiraud, la co-avocate des parties civiles, qui représente les
victimes et leurs familles, voit au contraire là « une décision de haute
teneur juridique ». « De notre point de vue, c’est une décision en droit qui
va bien au-delà du symbole. Cet arrêt de la Cour suprême répond aux
attentes des parties civiles de manière large en considérant que le projet
révolutionnaire du Kampuchea démocratique était en soi un projet
criminel. » Cette condamnation aura certainement des incidences sur le
deuxième volet du procès, qui concerne les mêmes accusés mais pour
d’autres faits et d’autres crimes, dont ceux de génocide. Reste à savoir si
Nuon Chea et Khieu Samphan auront la force de suivre la procédure, qui
pourrait courir jusqu’en 2019.
http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20161123-proces-khmers-rouges-khieusamphan-nuon-chea-prison-perpetuite
RUBRIQUE EN ANGLAIS
Armenia Finally Counters Pakistan’s Anti-Armenian
Policies
by Harut Sassounian, Publisher, The California Courier · November 29,
2016
I am pleased to learn that the Republic of Armenia has finally decided to
counter Pakistan’s persistently pro-Azeri, pro-Turkish, and anti-Armenian
policies.
Last week, Radio Free Europe (RFE) reported that Armenia vetoed
Pakistan’s request for observer status in the Parliamentary Assembly of
the Collective Security Treaty Organization (CSTO), in response to
Pakistan’s anti-Artsakh (Karabagh) position.
Armenia argued that “Pakistan has refused to not only establish
diplomatic relations with Armenia but also formally recognize the latter as
an independent state,” according to RFE. Indeed, Pakistan is one of a
handful of countries in the world that is yet to recognize Armenia after a
quarter century of independence!
This relatively minor episode is a welcome development which shows that
Armenia’s leaders are willing to flex their muscle from time to time. Such
a move would also serve notice to other countries that Armenia is ready
and willing to defend its interests and undermine those of its antagonists
when necessary.
Pakistan’s anti-Armenian stance predates Armenia’s independence. I
recall vividly the speeches of Pakistan’s Ambassadors to the United
Nations in 1970’s and 1980’s, in support Turkey’s denials of the Armenian
Genocide, during the sessions of the Human Rights Commission in Geneva,
Switzerland.
After Armenia became independent in 1991, Pakistan continued its hostile
policies against Armenia and Artsakh, staunchly supporting both
Azerbaijan and Turkey. Mercenary Mujahideen terrorists from Pakistan
and Afghanistan were hired by Azerbaijan to fight Armenians during the
Artsakh War. Since then, the leaders of Pakistan and Azerbaijan have
visited each other on numerous occasions to bolster their economic and
military ties. For example, Pakistan’s Defense Minister Syed Athar Ali,
during a visit to Baku in 2010, discussed with Azerbaijan’s President Ilham
Aliyev the “strengthening of cooperation in the military sphere and
defense industry,” according to APA (Azeri Press Agency). In response,
Pres. Aliyev thanked Pakistan for voting in the UN General Assembly in
favor of “the resolution on the situation of the occupied Azerbaijani
territories and for not recognizing Armenia in connection with the
aggression against Azerbaijan.”
In March 2015, during his visit to Baku, Pakistan’s President Mamnoon
Hussain declared: “We have always backed Azerbaijan’s fair position on
the Armenian-Azerbaijani Nagorno-Karabakh conflict. Pakistan does not
recognize Armenia as a state.” He also announced that Pakistan’s Senate
had recognized as genocide the killings of Azeris by Armenians in Khojalu
during the Artsakh war.
On April 5, 2016, during the barbaric attack by Azerbaijan’s military on
Artsakh villagers, Pakistan’s Foreign Ministry falsely blamed Armenia for
“violating the ceasefire” by “continuous artillery firing.” Later that month,
during his visit to Islamabad, Azerbaijan’s Defense Minister Yavar Jamalov
told Pakistan’s Prime Minister Nawaz Sharif that Azerbaijanis keen on
purchasing military hardware from Pakistan. A similar discussion was held
on Sept. 27, 2016, during a meeting in Baku between Pakistan’s Defense
Minister Rana Tanveer Hussain and Pres. Aliyev.
On October 14, 2016, during his reciprocal visit to Azerbaijan, Pakistan’s
Prime Minister Nawaz Sharif told Pres. Aliyev about his country’s interest
in holding joint military training. Nawaz also “called for complete return of
occupied Azeri lands, withdrawal of Armenian forces, and return of
displaced persons and refugees.” In return, Pres. Aliyev expressed his
country’s support for Pakistan’s position on Jammu and Kashmir, in
opposition to India. A month later, when Azerbaijan’s First Deputy Prime
Minister Yaqub Eyyubov visited Pakistan, Pres. Mamnoon Hussain
reminded him that Pakistan was the third country after Turkey and
Romania to have recognized Azerbaijan. Pres. Hussain also thanked
Azerbaijan for supporting Pakistan in its dispute with India over Jammu
and Kashmir, and pledged to continue backing Azerbaijan’s claims on
“Nagorno Karabagh” (Artsakh).
Not to be out done by Azerbaijan,Turkish President Erdogan visited
Pakistan on November 17, 2016, where he was welcomed by Prime
Minister Nawaz Sharif in his “second home.” In return, Erdogan
proclaimed: “The whole world should emulate Pakistan!”
The Republic of Armenia and the Diaspora should continue countering
Pakistan and other anti-Armenian states to discourage them from causing
further damage to Armenia’s interests. Below are several suggested
actions:
— Armenia should vote against pro-Pakistani issues in the UN General
Assembly;
— Armenia should block Pakistan’s efforts to associate itself with the
Eurasian Economic Union;
— Armenia should side with India in its dispute with Pakistan over Jammu
and Kashmir;
— Armenian-Americans should urge the U.S.Congress to hold hearings on
Pakistan’s grave human rights violations.
http://www.thecaliforniacourier.com/armenia-finally-counters-pakistansanti-armenian-policies/
RUBRIQUE AGENDA
RASSEMBLEMENTS-COLLOQUES-EXPOSITIONS- SPECTACLESPARUTIONS
Agenda - Issy : Deux séances de dédicaces pour "Un
24 avril à Paris"
Agenda - Issy : Deux séances de dédicaces pour "Un 24 avril à
Paris" - Collectif VAN - www.collectifvan.org - Deux rencontres
avec Fabienne Léonian-Liadzé sont organisées les 29 novembre et
2 décembre 2016 à Issy-les-Moulineaux, autour de son livre Un 24
avril à Paris qui vient de paraître aux Éditions de Passy. La
première d'entre elles se tiendra à l’Hôtel de Ville d'Issy-lesMoulineaux et nécessite une réservation. Par ailleurs, Fabienne
Léonian-Liadzé sera également présente aux différents salons
arméniens du livre qui se tiendront sous peu en région parisienne.
Publié le 21 novembre 2016
Librairies Chantelivre
Mardi 29 novembre à 20h
Conférence-dédicace : Un 24 avril à Paris
en salle Multimédia de l’Hôtel de Ville d'Issy-les-Moulineaux
92130 ISSY-LES-MOULINEAUX
Métro Mairie d'Issy. Ligne 12.
Tout a commencé le 24 avril 1915 quand 600 notables arméniens sont
assassinés à Constantinople. Dans son livre, Un 24 avril à Paris, Fabienne
Léonian-Liadzé part du centenaire du génocide le 24 avril 2015, et revient
sur l’histoire des siens, les massacres, les déportations puis l’arrivée et
l'intégration progressive de ces réfugiés en France, plus particulièrement à
Issy-les-Moulineaux.
Réservation au 01 41 23 80 00
Se présenter au moins 1/4h avant : les réservations sont gardées jusqu'à
19h45.
Voir en page 11 du numéro de novembre 2016 de Point d'Appui, mensuel
municipal d'Issy-les-Moulineaux.
----Vendredi 2 décembre 2016 de 18h à 20h
Rencontre-dédicaces avec Fabienne Léonian-Liadzé à la Librairie
Chantelivre d'Issy-les-Moulineaux, en présence d'André Santini, Maire
d'Issy-les-Moulineaux.
Un 24 avril à Paris
Gayané, jeune française d'origine arménienne d'une trentaine d'années,
kinésithérapeute, est à la recherche d'un jeune Arménien pour se marier
sous la pression familiale.
En ce jour du 24 Avril 2015, qui marque le centenaire du génocide des
Arméniens, elle se rend, comme chaque année, aux manifestations du
souvenir.
Elle ne connait pas grand chose de son histoire familiale. Pas comme Séta,
sa meilleure amie, qui raconte tout au long du roman, la véritable histoire
de sa famille, les massacres, les déportations. Puis l'arrivée et l'intégration
progressive de ces réfugiés en France, à Marseille et à Issy-lesMoulineaux.
Gayané rencontre ce jour-là Paul, Français, huissier de justice.
L'Histoire sera-t-elle un obstacle à leur futur?
Librairie Chantelivre
32 av. de la République
92130 ISSY LES MOULINEAUX
Métro Mairie d'Issy. Ligne 12.
[email protected]
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=94977
Agenda - 25ème Grande braderie de Noël de
l'Association Chene
Agenda - 25ème Grande braderie de Noël de l'Association Chene Collectif VAN - www.collectifvan.org - L'Association Chene
organise comme chaque année la 25ème Grande braderie de Noël
samedi 3 et dimanche 4 décembre de 10h à 20h au Collège
Arménien Samuel Moorat 26 rue Troyon, 92310 Sèvres (M° "Pont
de Sèvres" - Tram: T2 " Musée de Sèvres". Artisanat d'Arménie,
livres, philatélie, CD, épicerie avec des produits d’Arménie,
cadeaux, bar-buffet, animations pour enfants et adultes, dédicaces
livres par les auteurs. Repas samedi soir. Aux profits des activités
de Chene en Arménie, Artsakh et Géorgie. Entrée libre. Association
Chene
25ème Grande braderie de Noël de l'Association Chene.
samedi 3 et dimanche 4 décembre de 10h à 20h
Artisanat d'Arménie, livres, philatélie, CD, épicerie avec des produits
d’Arménie, cadeaux, bar-buffet, animations pour enfants et adultes,
dédicaces livres par les auteurs.
Repas samedi soir. Aux profits des activités de Chene en Arménie, Artsakh
et Géorgie.
Entrée libre.
Rens. : 06 89 63 18 04 (Hovannès Kultcheyan).
Collège arménien Samuel Moorat
26 rue Troyon
92310 Sèvres
M° "Pont de Sèvres"
Tram: T2 " Musée de Sèvres"
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=95032
Agenda - Paris : Conférence d'Annette Becker
"Rafael Lemkin, l’inventeur du concept de génocide"
Agenda - Paris : Conférence d'Annette Becker "Rafael Lemkin,
l’inventeur du concept de génocide" - Collectif VAN www.collectifvan.org - Les Nouvelles d’Arménie Magazine, en
partenariat avec l’UGAB France, vous invite à la 4ème édition des
Rendez-vous des NAM pour une conférence-débat avec Annette
Becker, auteur et historienne spécialiste de la Première Guerre
mondiale sur le thème :
"Rafael Lemkin, l’inventeur du concept de génocide, sa vie, son
œuvre“ Vendredi 09 décembre à 20h au Centre culturel Alex
Manoogian (118 rue de Courcelles - 75017 Paris).
Publié le 22 novembre 2016
Nouvelles d’Arménie Magazine en partenariat avec l’UGAB France
vous invite à la 4ème édition des Rendez-vous des NAM
pour une conférence-débat avec Annette Becker, auteur et
historienne spécialiste de la Première Guerre mondiale
sur le thème : "Rafael Lemkin, l’inventeur du concept de génocide, sa vie,
son œuvre“
Vendredi 09 décembre à 20h
Centre culturel Alex Manoogian
118 rue de Courcelles - 75017 Paris
Entrée libre
Réservations : [email protected]
- Documentation Qu’est-ce qu’un génocide selon Lemkin ?
http://www.imprescriptible.fr/parutions/genocide-selon-lemkin
“ la vidéo de Lemkin qui accable les Turcs ”
http://www.imprescriptible.fr/proces/lemkin-video.htm
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=94991
http://www.editionsparentheses.com/Memorial-du-24-avril
Agenda - Paris : Soirée de solidarité avec l’écrivaine
turque Aslı Erdoğan
Agenda - Paris : Soirée de solidarité avec l’écrivaine turque Aslı
Erdoğan - Collectif VAN - www.collectifvan.org - Agenda - Paris :
Soirée de solidarité avec l’écrivaine turque Aslı Erdoğan - Collectif
VAN - www.collectifvan.org - Soirée de solidarité organisée avec le
soutien du Centre national du livre lundi 12 décembre à 20h00 à la
Maison de la Poésie (Scène littéraire, Passage Molière 157 rue
Saint-Martin, 75003 Paris). Arrêtée à son domicile dans la nuit du
16 au 17 août, la romancière et journaliste est incarcérée à la
prison pour femmes de Barkirköy à Istanbul. Elle risque la prison à
vie pour des chefs d’accusation insensés dont « membre d’une
organisation terroriste armée ». En France et en Europe des voix
se sont élevées pour demander sa libération. Une pétition a
recueilli 40 000 signatures. Aslı Erdoğan est devenue le symbole
de la liberté d’expression bâillonnée.
Publié le 23 novembre 2016
Soirée de solidarité avec l’écrivaine turque Aslı Erdoğan
lundi 12 décembre à 20:00 - 21:30
Maison de la Poésie - Scène littéraire
Passage Molière 157 rue Saint-Martin, 75003 Paris
Rencontre & lecture
Avec Timour Muhidine, Pierre Astier, Emmanuelle Collas, Françoise
Nyssen & des écrivains
Lecture par Sophie Bourel
Soirée animée par Christian Tortel
Arrêtée à son domicile dans la nuit du 16 au 17 août, la romancière et
journaliste est incarcérée à la prison pour femmes de Barkirköy à Istanbul.
Elle risque la prison à vie pour des chefs d’accusation insensés dont «
membre d’une organisation terroriste armée ».
En France et en Europe des voix se sont élevées pour demander sa
libération. Une pétition a recueilli 40 000 signatures. Aslı Erdoğan est
devenue le symbole de la liberté d’expression bâillonnée.
En six mois 50 000 personnes ont été arrêtées. Avec d’autres intellectuels,
Aslı Erdoğan paie sa défense des droits de l’homme et son engagement
aux côtés des minorités. Ses chroniques littéraires - qui lui ont valu d’être
arrêtée - seront publiées par Actes Sud en janvier 2017 sous le titre « Le
silence même n’est plus à toi » et lues ce soir à la Maison de la poésie.
Que nous apprend la littérature turque sur cette période trouble où les
libertés sont mises à mal ? Qui sont ces écrivains qui dérangent, à l’image
d’Aslı Erdoğan ?
Avec Timour Muhidine, son éditeur chez Actes Sud ; Pierre Astier, son
agent littéraire ; Emmanuelle Collas, directrice des éditions Galaade ;
Françoise Nyssen, présidente des éditions Actes Sud & autres invités
Soirée présentée avec le soutien du Centre national du livre.
À lire - Aslı Erdoğan, Le Bâtiment de pierre, Actes Sud, 2013 - Les
Oiseaux de bois, Actes Sud, 2009.
Entrée libre dans la limite des places disponibles
Pour plus d'info cliquez Ici
https://web.facebook.com/events/1142414225812639/
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=94993
Agenda - Paris : Projection/rencontre autour du
documentaire "Chœurs en exil"
Agenda - Paris : Projection/rencontre autour du documentaire
"Chœurs en exil" - Collectif VAN - wwwcollectifvan.org - Le film
documentaire "Chœurs en exil" que Nathalie Rossetti et Turi
Finocchiaro ont réalisé sur le travail de transmission de Virginia &
Aram Kerovpyan et sur leur rencontre avec le Teatr Zar (Pologne),
est projeté ce lundi 21 novembre à 20 h au Centre WallonieBruxelles au 46 rue Quincampoix, Paris 4e (M° Rambuteau) dans
le cadre du Mois du film documentaire, en présence des
réalisateurs Nathalie Rossetti et Turi Finocchiaro.
Wallonie-Bruxelles International
Une projection dans le cadre du Mois du film documentaire, en présence
des réalisateurs Nathalie Rossetti et Turi Finocchiaro.
Projection du film documentaire "Chœurs en exil" de Nathalie Rossetti et
Turi Finocchiaro
lundi 21 novembre à 20 h au Centre Wallonie-Bruxelles au 46 rue
Quincampoix, Paris 4e (M° Rambuteau)
réalisé sur le travail de transmission de Virginia & Aram Kerovpyan et sur
leur rencontre avec le Teatr Zar (Pologne),
Vous pouvez assister à la projection suivie d'une rencontre avec les
réalisateurs, en réservant gratuitement vos places auprès du Centre
Wallonie-Bruxelles.
Vous pouvez écrire à l'adresse : [email protected]
Veuillez vous assurer que vous ayez bien reçu l'invitation suite à votre
réservation.
D'autre part, la projection du film au Cinéma Saint André des Arts
continue encore cette semaine.
Toutes les séances sont à 13h.
30, rue Saint-André des Arts, Paris 6e
lundi 21 novembre
du mercredi 23 au lundi 28 novembre 2016
les mardis 6 et 13 décembre 2016
******
Chœurs en exil (Singing in Exile / Piesn Pamieci)
de Nathalie Rossetti et Turi Finocchiaro
Belgique/Pologne/France – 2015 – 77 min. – VO stf.
Pour transmettre une tradition de chant ancestral, Aram et Virginia, un
couple d’Arméniens de la diaspora, emmènent une troupe d’acteurs
européens de l’Institut Grotowski de Wroclaw dans un voyage initiatique
en Anatolie, sur les lieux où autrefois cet art prospérait. Chemin faisant,
leur questionnement fait réémerger la richesse d’une culture anéantie: le
chant et le théâtre deviennent alors langue de création et de partage,
souffle de vie.
"À l’origine d’un projet de film, il doit y avoir pour nous, une rencontre
avec un ou des êtres humains, qui luttent avec courage et passion pour
leur vie ou celle des autres, qui gardent l’espoir malgré un passé tragique
ou qui se préparent à l’indicible drame pouvant faire irruption à n’importe
quel moment de notre vie ; des personnes qui nous font du bien. En
réalisant un film sur ces hommes ou ces femmes, nous voulons
transmettre leur part d’humanité et permettre ainsi à tout-un-chacun de
rêver d’un monde meilleur. Si le film en plus parvient à « bousculer » les
certitudes de celui qui le regarde, le pousse à reconsidérer ses propres
préjugés, s’il lui offre un point de vue différent sur le monde, alors nous
pensons avoir fait quelque chose d’utile et notre métier trouve son sens."
Nathalie Rossetti
Lire aussi:
« Chœurs en exil » : le génocide arménien, cent ans après
Lire aussi:
« Chœurs en exil » : le génocide arménien, cent ans
après http://www.lemonde.fr/cinema/article/2016/11/15/ch-urs-en-exille-genocide-armenien-cent-ans-apres_5031287_3476.html
http://www.valid.wbi.be/fr/events/event/projection-choeurs-exil-aucentre-w-b-paris#.WDKdhvmLTIV
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=94968
Agenda - Parution-Événement : Mémorial du 24 avril
par Téotig
Agenda - Parution-Événement : Mémorial du 24 avril par Téotig Collectif VAN - www.collectifvan.org - Événement ! Les Éditions
Parenthèses annoncent la parution de la traduction du livre
référence de Téotig qui a rendu un nom et un visage aux victimes
arméniennes de la rafle du 24 avril 1915 dans l'actuelle Istanbul.
Ce témoignage capital avait été publié en 1919 à Constantinople
pour la première commémoration de cette date fatidique. Un siècle
plus tard, cet irremplaçable Mémorial garde sa valeur de symbole.
Il s’agit ici du document de référence sur la rafle et l’exécution de
761 personnalités, prémisse du génocide perpétré à l'encontre du
peuple arménien par le gouvernement Jeune-Turc.
Publié le 22 novembre 2016
Éditions Parenthèses
Quatre ans après la nuit tragique de la rafle du 24 avril 1915 à Istanbul,
marquant le début du génocide des Arméniens par la Turquie ottomane,
un groupe d’intellectuels survivants se donne la mission de commémorer
solennellement le souvenir des disparus. Il est alors demandé à Téotig,
écrivain et éditeur réputé pour la qualité de ses biographies lui-même
rescapé d’années de déportation, de préparer une publication à l’occasion
de la première Commémoration de cette date fatidique, en 1919, au
lendemain de l’armistice.
Le « Mémorial du 24 avril » se compose de deux parties, l’une purement
biographique (intellectuels de la capitale Istanbul déportés et éliminés —
écrivains, poètes, enseignants, avocats, députés —, médecins, soldats,
artisans, ecclésiastiques de province), par région et ville. Une seconde
partie comprend deux témoignages de rescapés, concernant les deux
centres principaux où l’élite a été déportée puis exécutée :
« Vers Ayache » de Puzant Bozadjian, décrit les arrestations et la
déportation au fin fond de l’Anatolie ; « Souvenirs de Tchanguere » de
Mikael Chamdandjian, s’attache particulièrement aux derniers jours de
deux poètes emblématiques disparus, Daniel Varoujan et Roupen Sevag.
Un siècle plus tard, cet irremplaçable Mémorial garde sa valeur de
symbole. Il s’agit ici du document de référence sur la rafle et l’exécution
de 761 personnalités, prémisse de l’élimination de tout un peuple.
Téotig
Mémorial du 24 avril
Traduit de l’arménien par Alice Der Vartanian et Houri Varjabédian
Collection : Diasporales
16,5 × 23 cm, 176 pages, photographies, index, 2016.
ISBN 978-2-86364-300-6
Prix : 23 €
Éditions Parenthèses
72, cours Julien —13006 Marseille
téléphone : 0 495 081 820
[email protected]
http://www.editionsparentheses.com/Memorial-du-24-avril
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=94984
Agenda - Paru : Exils arméniens, Du Caucase à Paris
Agenda - Paru : Exils arméniens, Du Caucase à Paris - Collectif
VAN - www.collectifvan.org - "Exils arméniens, Du Caucase à
Paris" vient de paraître aux Éditions Belin, sous la signature
d'Anouche Kunth. Cette jeune chercheuse publie ici sa thèse
menée sous la direction de Claire Mouradian, et brillamment
soutenue à l'EHESS le 8 juillet 2013. Cet ouvrage magistral et
passionnant retrace le destin des grandes familles arméniennes
issues des marges caucasiennes de l'Empire russe et fuyant les
convulsions de la révolution bolchevique. Leurs trajectoires
croisent en France celles des Arméniens de Turquie, rescapés du
génocide de 1915.
Editions Belin
Anouche Kunth
Exils arméniens
Du Caucase à Paris
Collection : Contemporaines
Editeur : Belin
Directeur de collection : Henry Rousso
23.00 €
ISBN 978-2-7011-9838-5
"Une histoire d'exils, de l'Arménie à la France"
Les convulsions de la révolution bolchevique jettent hors de Russie plus
d'un million de réfugiés, qui croient leur fuite temporaire. Elle va s'avérer
irréversible, la perte de la patrie se conjuguant bientôt avec celle des
droits nationaux. Parmi ces « sans-droits », quelques centaines de
grandes familles arméniennes, issues des marges caucasiennes de
l'Empire des Romanov. Banquiers et industriels, artistes, professeurs
d'université, hommes politiques : tous, vers 1920, s'enfuient avec femmes
et enfants, par crainte des violences que le nouveau régime de Moscou
inflige à ses « ennemis de classe ». Hors de Russie, et tout
particulièrement en France où convergent des dizaines de milliers d'exilés,
leurs trajectoires croisent celles des Arméniens de Turquie, persécutés
quant à eux pour des motifs ethno-confessionnels.
L'histoire des exils arméniens s'écrit ici à hauteur d'hommes et de femmes
en fuite, de familles soudées face au danger, parfois séparées, plongées
dans l'opacité après le renversement de l'ordre ancien. Que faire ? Où
aller ? Quel projet poursuivre en ces temps de chaos et d'incertitude ?
Comment préserver ses ressources et recréer un ordre pour soi ? Les
parcours de ces anciens sujets d'empires donnent à penser ce que
reconstruit l'exil, lieu de mise à l'épreuve individuelle et de réélaboration
des destinées collectives.
Anouche KUNTH est historienne, chargée de recherche au CNRS
(Migrinter). Ses travaux actuels, consacrés au monde arménien en exil,
abordent l'événement génocidaire depuis la dispersion massive et forcée
des survivants. Elle est l'auteur, notamment, de Arméniens en France, du
chaos à la reconnaissance, Toulouse, L'Attribut, 2010, co-écrit avec Claire
Mouradian.
http://www.editions-belin.fr/ewb_pages/f/fiche-article-exils-armeniens27735.php?lst_ref=1
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=94815
Agenda - Paru : "L'Arménie à l'épreuve du feu. Forger
l'Etat à travers la guerre"
Agenda - Paru : "L'Arménie à l'épreuve du feu. Forger l'Etat à
travers la guerre" - Collectif VAN - www.collectifvan.org - "Le
Haut-Karabakh est depuis plus de 25 ans l'objet d'un conflit armé
entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Situation étrange que celle de
cette enclave à majorité arménienne placée en Azerbaïdjan par les
premiers dirigeants soviétiques : véritable bombe à retardement,
elle aura lancé la longue série des mouvements nationaux
ébranlant l'URSS à la fin des années 1980. (...) Grâce au conflit
gelé du Haut-Karabakh, Moscou reste l'arbitre de la rivalité entre
l'Arménie et l'Azerbaïdjan et, plus largement, maîtresse du jeu au
Caucase du sud." Préfacé par Gérard Chaliand et publié par les
Éditions Karthala, cet ouvrage capital est signé Taline Papazian,
docteure en science politique et chargée de cours à Sciences Po
Paris. Le présent ouvrage constitue sa thèse de doctorat en
science politique, brillamment soutenue le 25 janvier 2011 à l’IEP
de Paris.
Publié 17 octobre 2016
L'Arménie à l'épreuve du feu. Forger l'Etat à travers la guerre
Par Taline Papazian
Préface de Gérard Chaliand
26€ - Karthala
Le Haut-Karabakh est depuis plus de 25 ans l'objet d'un conflit armé entre
l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Situation étrange que celle de cette enclave à
majorité arménienne placée en Azerbaïdjan par les premiers dirigeants
soviétiques : véritable bombe à retardement, elle aura lancé la longue
série des mouvements nationaux ébranlant l'URSS à la fin des années
1980. Mais tandis que l'URSS se décompose, la question du Karabakh
explose. Le présent ouvrage démontre comment la guerre fournit contre
toute attente des ressorts idéologiques, politiques et militaires favorables
à la reconstruction de l'Etat arménien. C'est paradoxalement au moment
où le cessez-le-feu s'installe dans la durée, depuis le milieu des années
2000, que la pérennité de l'Etat arménien semble la plus sournoisement
menacée. Dans la guerre ouverte comme dans l'absence de paix véritable,
l'Arménie est soumise à l'épreuve du feu. Après avoir remporté la
première manche, c'est désormais la consolidation de l'Etat dans sa
dimension non plus guerrière mais de gouvernance qui sera le gage de
son succès. Le conflit du Karabakh et ses rapports intrinsèques avec les
aléas de l'Etat arménien s'inscrivent dans l'histoire longue des
nationalismes du sud de l'Europe depuis le début du vingtième siècle, à la
croisée des intérêts des puissances européenne, américaine, russe et
turque. Crise politique régionale aux implications internationales dont le
règlement est perpétuellement différé, elle condense les enjeux
géopolitiques contemporains de l'ancienne aire soviétique : grâce au
conflit gelé du Haut-Karabakh, Moscou reste l'arbitre de la rivalité entre
l'Arménie et l'Azerbaïdjan et, plus largement, maîtresse du jeu au Caucase
du sud. Si le Haut-Karabakh se rattache aux conflits ethno-territoriaux
légués par l'URSS, sa portée géostratégique est plus large : il est la clé
d'un déblocage des relations géopolitiques entre les trois pays du Caucase
du sud (Géorgie, Arménie et Azerbaïdjan) et leurs partenaires
internationaux : Union Européenne, Etats-Unis, Russie, Turquie et Iran.
Taline Papazian est docteure en science politique et chargée de cours à
Sciences Po Paris. Outre l’espace post-soviétique contemporain, ses
travaux portent également sur les usages de la violence armée dans les
espaces impériaux ottomans et russes.
Table des matières
Préface
Remerciements
Introduction
Première partie : Le conflit du Karabakh : problème national,
affaire d’État
1. La question du Haut-Karabakh, d’un syndrôme du nationalisme
à la redéfinition politique de la nation
2. Violence physique et souveraineté politique : aux origines d’une
filiation
3. Un État arménien indépendant, réponse à la question du
Karabakh
L’État, aboutissement du mouvement du Karabakh
Stratégie de gouvernement et topoï nationaux : les ambiguités de l’État
arménien
L’« État des Arméniens » (Hayots bédaganoutiun)
Refonder l’État, l’entreprise politique du MNA
Subordonner les questions nationales aux intérêts de l’État
La « normalité », sens contesté de la refondation de l’État
Idéologie et pratique de la « normalisation »
Nation-État, un rapport au cœur de nouveaux clivages idéologiques
Deuxième partie : La guerre et l’État
4. La guerre, épreuve de l’État arménien
Le contrôle des forces armées, enjeu de l’affirmation du nouvel ordre
étatique
Les fonctions de l’État : assurer la sécurité à l’intérieur
En vue d’affronter l’hostilité extérieure
Du dire au faire : gagner du temps sur la guerre
Situation d’hostilité et décision de guerre : les difficultés d’une réalité
politique
Au-delà des positions de principe, l’irréductibilité de l’ennemi ?
La guerre pour le Haut-Karabakh, épreuve de la souveraineté de l’État
arménien
5. Faire la guerre, bâtir l’armée
Espace de la guerre et territoire de l’État
De l'autodéfense des volontaires à la guerre moderne : faire la guerre et
construire l’armée
Les bases d’une armée régulière
Les officiers supérieurs de l’armée soviétique : l’expérience d’une tradition
militaire d’État dans l’organisation de l’armée nationale
Le combattant volontaire, du défenseur de la liberté au contractuel d’État
Le financement de la contrainte : l’État en quête de ressources
La participation directe de l’État à l’effort de guerre
Effets sur l’État d’une quête de ressources pour la guerre
6. En l’absence de paix, « garder la poudre au sec »
Le renforcement de l’institution militaire, gage de l’État arménien
La guerre, l’armée et l’État
La conscription, problème exemplaire des forces et faiblesses de l’armée
nationale
L’Armée, institution fédératrice de la société
La modernisation de l’armée en situation de ni guerre ni paix
Troisième partie : Trajectoire d’un État forgé dans le conflit
7. Contrainte et capital dans l’Arménie en conflit : entre
implication et déresponsabilisation
Un capital longtemps au service de la contrainte
Le conflit du Karabakh, facteur du déséquilibre ou prétexte à
l’immobilisme ?
8. Guerre et paix : pratiques de pouvoir et institutions
républicaines
Le conflit du Karabakh, domaine réservé du pouvoir exécutif
La situation d’exception, révélatrice de la nécessité d’un pouvoir exécutif
autonome
Le conflit du Karabakh, objet de lutte pour un monopole politique
Le conflit du Karabakh et la Constitution de la République d’Arménie
9. Des représentations conflictuelles de l’État arménien
Cause ou prétexte de la crise de 1997-1998
Clé de la normalité de l’État : Levon Ter Petrossian ou la conviction du
libéralisme
Moteur d’un État-nation : Vazgen Sargsian du père de l’armée au chef de
la nation
Sceptre du pouvoir : Robert Kotchorian de l’enclave assiégée à l’État
forteresse
Ni sans, ni sens : Serge Sargsian, « le dernier des Mohicans » ?
Conclusion : La forge refroidie, l’État achevé ?
Annexes
Sources et bibliographie
http://www.karthala.com/hommes-et-societes/3089-l-armenie-a-lepreuve-du-feu-forger-l-etat-a-travers-la-guerre-9782811115616.html
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=94712
Agenda : Paru - "Localités et biens cultuels
arméniens de la Turquie ottomane"
Agenda : Paru - "Localités et biens cultuels arméniens de la
Turquie ottomane" - Collectif VAN - www.collectifvan.org - L’Union
internationale des organisations Terre et Culture ainsi que le
Collectif 2015 : Réparation ont le plaisir d’annoncer la publication
par leurs soins de l’ouvrage, Localités et biens cultuels arméniens
dans la Turquie ottomane. Un patrimoine en destruction.
Publié le 19 octobre
Localités et biens cultuels arméniens de la Turquie ottomane. Un
patrimoine en destruction.
Achetez votre exemplaire en ligne!
https://www.collectif2015.org/fr/Shop.aspx
Titre : Localités et Biens cultuels arméniens de la Turquie ottomane.Un
patrimoine en destruction.
Auteur(s) : Haroutiun Khatchadourian, Patrick Aslanian, Lucie Aslanian,
Jean Michel.
Éditeur : Union Internationale des Organisations Terre et Culture
Langue : Français
Reliure : Broché avec rabat
Nombre de pages : 365
Poids : 1920 g
Dimensions : 24 × 31 cm
Dépôt légal : 06/2016
ISBN : 978-2-9956672-0-0
Prix : Tarif unique de 30€ + 8,60 (frais de livraison en France et à
l'étranger et de gestion compris) = 38,60 €
Pour l'achat en nombre contacter '[email protected]'.
L’Union internationale des organisations Terre et Culture ainsi que le
Collectif 2015 : Réparation ont le plaisir d’annoncer la publication par leurs
soins de l’ouvrage, Localités et biens cultuels arméniens dans la Turquie
ottomane.Un patrimoine en destruction.
Il s’agit là d’un document fondamental relatif aux biens cultuels arméniens
de quinze vilayets de la Turquie ottomane, dont les auteurs proposent un
inventaire précis, aboutissement d’un travail de comparaison et de
réactualisation d’inventaires partiels antérieurs datant de 1913- 1915 et
1921. Faisant suite à une introduction édifiante sur les destructions encore
à l’œuvre de nos jours, l’ouvrage dresse un inventaire de ces lieux et
présente des photographies et des cartes en couleur avec de surcroît des
index toponymiques susceptibles de guider le lecteur dans ses
recherches .Cette étude minutieuse permet ainsi de localiser les
toponymes de plus d’un millier de localités arméniennes de l’empire.
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=94730
Agenda - Paru : Un siècle de génocides. Des Hereros
au Darfour (1904-2004)
Agenda - Paru : Un siècle de génocides. Des Hereros au Darfour
(1904-2004) - Collectif VAN - www.collectifvan.org - "Le XXe
siècle restera celui de l'épouvante. Il a commencé avec
l'anéantissement des Hereros en 1904 et l'éradication des
populations arméniennes de l'Empire ottoman pour se terminer
avec l'extermination des Tutsis du Rwanda et les nettoyages
ethniques dans l'ex-Yougoslavie et du Darfour. Entre ces deux
moments, le monde aura été le témoin de la famine ukrainienne,
de l'immense tragédie de la Shoah, de la disparition d'une partie
du peuple cambodgien." Un siècle de génocides. Des Hereros au
Darfour (1904-2004), de Bernard Bruneteau, vient de paraître
chez Armand Colin.
Publié le 22 septembre 2016
Armand Colin
Un siècle de génocides
de Bernard Bruneteau
Armand Colin
2016-09-14
PRIX 16,99 €
EAN ebook 9782200616731
Le XXe siècle restera celui de l'épouvante.
Il a commencé avec l'anéantissement des Hereros en 1904 et l'éradication
des populations arméniennes de l'Empire ottoman pour se terminer avec
l'extermination des Tutsis du Rwanda et les nettoyages ethniques dans
l'ex-Yougoslavie et du Darfour. Entre ces deux moments, le monde aura
été le témoin de la famine ukrainienne, de l'immense tragédie de la Shoah,
de la disparition d'une partie du peuple cambodgien.
Cet essai met en perspective les entreprises exterminatrices les plus
marquantes du XXe siècle en donnant un caractère opératoire au concept
de génocide défini en 1944 par Raphael Lemkin. Leur histoire montre que
le génocide se fonde sur le ciblage stigmatisant d'un groupe à partir de la
définition aussi arbitraire que délirante qu'en donne le perpétrateur. Aussi
l'auteur s'attache-t-il en permanence à répondre à deux questions :
qu'est-ce qui détermine l'intention ultime du génocide? qu'est-ce qui
autorise le génocide à se présenter comme une "solution"?
Nota CVAN : nous avons fait le choix de reproduire le texte de la 4e de
couverture du livre, plus complet que celui présenté en ligne.
http://numerique.armand-colin.com/703887/Un-siecle-degenocides.ebook
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=94530
DOSSIERS PERMANENTS
Observatoire du Négationnisme du Collectif VAN
Récapitulatif des principaux faits et articles négationnistes relevés
depuis 2006.
SOMMAIRE : http://www.collectifvan.org/article.php?id=21105
Ephémérides
La rubrique "Ephéméride" du Collectif VAN a été lancée le 6
décembre 2010. Elle recense la liste d’événements survenus à une
date donnée, à différentes époques de l’Histoire, sur les
thématiques que l’association suit au quotidien. L’éphéméride du
Collectif VAN repose sur des informations en ligne sur de
nombreux sites (les sources sont spécifiées sous chaque entrée).
Les éphémérides du Collectif VAN (1ère partie)
Les éphémérides du Collectif VAN (2ème partie)
SITES INTERESSANTS
Visitez notre page de liens : http://www.collectifvan.org/liens.php?r=7
QUELQUES INFORMATIONS SUR LE SITE DU COLLECTIF VAN
Rubrique Info Collectif VAN
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turcophone dans notre rubrique Info Collectif VAN
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anglophone et turcophone. Oeuvres de militants, de sympathisants du
Collectif VAN et de prestataires, ou émanant de sites externes (tel celui de
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nombre, les informations essentielles à la bonne compréhension de
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Actions VAN
Tous les articles présentant les actions organisées et réalisées par le
Collectif VAN sont mis en ligne dans la rubrique Actions VAN.
http://collectifvan.org/rubrique.php?r=3&page=1
Agenda
Les annonces parlant des événements culturels à venir (réunions
publiques, manifestations, conférences, concerts, projections de films,
expositions, parution d'ouvrages, etc.), sont mises en ligne dans la
rubrique Agenda.
http://collectifvan.org/rubrique.php?r=5&page=1
Photothèque
De nombreux photos-reportages sont disponibles en ligne dans la rubrique
Photothèque
http://collectifvan.org/rubrique_photo.php?r=6
Veille-Media
Toutes les Veilles-Media à télécharger sur :
http://www.collectifvan.org/rubrique_veille.php?r=9&page=1
MEDIAS
Quelques émissions TV & radios
où les citoyens peuvent intervenir
Soyez un citoyen actif et participez aux débats dans les médias.
Quelques coordonnées :
TF1 - 1, quai du point-du-jour 92656 Boulogne cedex
Tel : 01 41 41 12 34 / 0803 809 810 — Fax : 01 41 41 28 40
Internet : www.tf1.fr
France 2 - 7, esplanade Henri-de-France 75907 Paris cedex 15
Tel : 0825 033 333 Fax : 01 56 22 98 74
Internet : www.france2.fr
Email : mediateuri[email protected]
France 3 - 7, esplanade Henri-de-France 75907 Paris cedex 15
Tel : 0825 033 333 Fax : 01 56 22 75 02
Internet : www.france3.fr
Email : [email protected]
[email protected]
Canal + - 85-89 quai André Citroën 75711 Paris cedex 15
Tel : 01 44 25 10 00 Fax : 01 44 25 12 34
Internet : www.cplus.fr
France 5 - 8, rue Marceau 92785 Issy-les-Moulineaux cedex 9
Tel : 01 55 00 74 74 — Fax : 01 55 00 77 00
Internet : http://www.france5.fr/
Email : http://www.france5.fr/contact/
Ecrivez à Alain Le Garrec, médiateur des programmes sur :
http://www.france5.fr/contact/W00069/2/71909.cfm
Arte - 2a rue de la Fonderie 67080 Strasbourg cedex
Tel : 03 88 14 22 55 — Fax : 03 88 14 22 00
Internet : www.arte-tv.com
Email : [email protected]
M6 - 89, av. Charles de Gaulle 92575 Neuilly/Seine cedex
Tel : 0825 06 66 66 - Fax : 01 41 92 66 10
Internet : www.m6.fr
iTélé - 6 allée de la Deuxième DB 75015 Paris
Tel : 01 53 91 50 00— Fax : 01 53 91 50 01
Internet : www.itelevision.fr
LCI - 54 av. de la Voie Lactée 92656 Boulogne cedex
Tel : 01 41 41 23 45— Fax : 01 41 41 38 50
Internet : www.lci.fr
Quelques émissions TV :
France2 :
Relations.france2
Participez
"On n'est pas couché"
Chaque samedi soir, en deuxième partie de soirée, retrouvez Laurent
Ruquier entouré de Natacha Polony et Aymeric Caron.
Vous voulez donner votre avis ?
Contactez l'émission au 01 41 11 11 11
On n'est pas couché
Participez au débat sur le Forum.
Ce soir (ou jamais !) de Frédéric Taddéï.
Tous les vendredis, en direct à 22h30
Participez au débat sur le Forum.
Mots croisés avec Yves Calvi
Tous les lundis, en deuxième partie de soirée, Mots croisés provoque et
nourrit le débat citoyen avec ceux qui font l’actualité.
Une fois l'émission terminée, continuez le débat sur le Forum.
Quelques émissions Radio :
Europe 1www.europe1.fr
Semaine de 10h30 à 12h00
Jean-Marc Morandini
Coup de pied dans le PAF chaque matin : Jean-Marc Morandini nous dit
tout sur le monde du petit écran au travers de reportages et d’enquêtes
dans les coulisses de la télé. Egalement en studio chaque matin, une star
du petit écran ou un patron de chaîne répondra aux questions de JeanMarc Morandini et des auditeurs. A découvrir aussi, le zapping de la télé
de la veille et les commentaires des auditeurs qui donnent leurs coups de
cœur et leurs coups de gueule sur le répondeur de l’émission au 01 42 32
42 32 ou en direct au 01 42 32 15 15.
RTLwww.rtl.fr
En semaine de 13h00 à 14h00
Pierre-Marie Christin"Les auditeurs ont la parole"
Pierre-Marie Christin présente de 13h00 à 14h00, “Les Auditeurs ont la
Parole”. Réagissez à l'actualité par téléphone (32 10) ou sur internet.
Entre 10H et 14H, une standardiste prend votre témoignage. Avant 10H et
après 14H, vous pouvez laisser vos messages sur le répondeur, sans
oublier de laisser vos coordonnées téléphoniques si vous voulez participer
à l'émission.
France Interwww.radiofrance.fr
Le téléphone sonne
En semaine de 19h20 à 20h00
Si vous voulez poser une question, témoigner et/ou intervenir à
l'antenne...
- le téléphone 01.45.24.70.00 dès 17h
- Internet, en utilisant le formulaire de la page "Pour intervenir".
- le SMS+ pour réagir pendant l'émission, de 19h20 à 20h : sur votre
téléphone mobile, saisir le code " TEL " suivi d'un espace, votre question
puis valider et envoyer au 6 20 30. (0.35€ par message plus le prix du
sms)
Le lundi, mardi, jeudi et vendredi à 19h20, nous vous invitons à réagir sur
un thème de l'actualité, à poser vos questions aux invités du téléphone
sonne. Vous pouvez également, après la diffusion, réécouter l'émission
dans son intégralité.
Là-bas si j'y suis
En semaine, à 15h
Exprimez-vous sur le répondeur de « Là-bas si j’y suis » : 01 56 40 37 37
ou par mail : [email protected]
RMCwww.rmcinfo.fr
BOURDIN & Co Le 1er show radio d'info
Du lundi au vendredi de 6h à 10h.
Découvrez une nouvelle façon de traiter l'info du matin avec "Bourdin
&Co" ! Finis les journaux austères et redondants. Voilà enfin un espace de
liberté où auditeurs, politiques et journalistes sont logés à la même
enseigne. Jean-Jacques Bourdin agite, provoque, polémique, et vos
réactions ne se font jamais attendre! Un ton débridé et sincère pour des
échanges parfois musclés mais toujours respectueux. Pour intervenir :
Appelez le 3216 (0,34€/min).
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L'association des auditeurs de France Culture
L'association des Auditeurs de France Culture (aafc), créée en 1984,
rassemble les personnes qui veulent manifester leur intérêt pour cette
chaîne de radio dont les émissions sont écoutées et appréciées au delà de
nos frontières.
L'objet de l'association est de regrouper les auditeurs de France Culture
pour favoriser des rencontres et coordonner les actions visant à :
- l'évolution de la chaîne dans le maintien de sa qualité ;
- la préservation de son identité et de sa spécificité ;
- l'amélioration de sa technique et de son confort d'écoute ;
- son ouverture aux différents aspects de la culture ;
- son rayonnement et développement de son influence ;
- sa pérennité.
L'Association se déclare attachée au caractère de service public de France
Culture et ne saurait en aucun cas se substituer à lui. Elle se veut
pluraliste et indépendante de tout engagement politique, confessionnel,
syndical et philosophique.
Association des auditeurs de France Culture
83 boulevard Beaumarchais
75003 Paris
Téléphone : 01 42 09 03 67
Courriel : [email protected]
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----------------------------------------------------------------------------------Collectif VAN
[Vigilance Arménienne contre le Négationnisme]
BP 20083, 92133 Issy-les-Moulineaux - France
Boîte vocale : +33 1 77 62 70 77 - Email: [email protected]
http://www.collectifvan.org
Les Infos Collectif VAN sur :
http://www.collectifvan.org/rubrique.php?page=1&r=0
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