SYSTEME NEUROSENSORIEL ET PSYCHIATRIE
Tissus Nerveux. Principales lésions en pathologie neurologique
L'anatomie pathologie en général est le fait d'étudier les lésions occasionnées par toute maladie au niveau des
organes, des tissus et des cellules. Pour cela on va avoir besoin dans certains cas d'un examen macroscopique
(ce qui se voit à l’œil nu, par exemple pour les malformations cérébrales du nouveau-né, on les voit très bien
après avoir ouvert, dans ces cas-là l'histologie apporte peu), et d'un examen histologique, qui lui requiert un
microscope.
Le but de l'anatomie pathologie est d'établir des diagnostics lésionnels (ex :observations des lésions) et
d'établir des diagnostics étiologiques.
Elle cherche également à établir des facteurs pronostics (notamment dans le cadre des pathologies tumorales
(en fonction du type, du grade), inflammatoires et dégénératives).
Enfin, on peut être amené à apprécier des réponses thérapeutiques (ex : le médulloblastome, tumeur très
maligne de l'enfant, qui se développe au niveau du cervelet et diffuse par le LCR, on peut donc suivre ce LCR à
la recherche de cellules tumorales pour étudier la persistance de la tumeur, après une exérèse).
Le diagnostic anatomopathologique intègre les données de la clinique et des examens complémentaires.
Il est indispensable pour un pathologiste d'avoir des renseignements cliniques et para-cliniques et de garder en
tête la notion d'évolutivité de la lésion.
Par exemple les glioblastomes (forme la plus maligne de la tumeur cérébrale primitive) sont des tumeurs qui
évoluent très rapidement, le délai entre le début des signes et le moment où on l'observe à l'imagerie est très
court (moins de trois mois). Si par contre on vous dit « ce patient de quinze ans fait des crises d'épilepsie depuis
qu'il en a 5 », on est assez sûr que la lésion que l'on va observer n'est pas quelque chose d'évolutivement très
agressif. La notion d'évolutivité de la lésion est donc très importante.
L'anatomie pathologique n'est pas une science exacte : c'est un élément du diagnostic clinique qui s'inscrit dans
la démarche diagnostique (elle est souvent le diagnostic ultime). Fréquemment, elle permet de confirmer et de
préciser le diagnostic clinique, parfois elle l'infirme, et parfois c'est la seule clé du diagnostic. Par exemple on
suspecte une toxoplasmose dans le cas d'un patient atteint du VIH qui a une lésion cérébrale, l'examen anapath
nous dit que c'est un lymphome, la suspicion clinique de toxoplasmose est donc infirmée par le diagnostic
anapath.
Un patient présente des symptômes, ce qui l'amène à consulter à un médecin. Le médecin effectue un examen
clinique à la suite duquel il prescrira un certain nombre d'examens complémentaires (dictés par rapport à la
symptomatologie présentée). Il peut être amené à faire des prélèvements pour l'anapath.
Concernant l'examen anatomopathologique :
–les prélèvements vont être fixés dans du formol, inclus dans des blocs de paraffine et on effectue des
coupes.
–On les colore avec des colorations conventionnelles ou des colorations spéciales.
–On peut faire de l'immunohistochimie (recherche de présence ou absence d'antigène)
–de plus en plus, on est amené à utiliser des techniques de biologie moléculaire ou de biochimie.
–Plus rarement, on peut faire de la microscopie électronique.
–L'anatomo-pathologiste est le « gardien des tissus » : il les stocke sous forme de bloc de paraffine ou
sous forme de tissus frais congelés qui serviront ultérieurement en recherche, pour des diagnostics etc.
–Au terme de la coopération entre médecin, chirurgien, radiologue, anatomopathologiste et biologiste, on
pose un diagnostic et on propose un traitement.
2/16