CHAPITRE 2 : COMMENT EXPLIQUER L`INSTABILITÉ DE LA

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CHAPITRE 2 :
COMMENT EXPLIQUER L’INSTABILITÉ DE LA CROISSANCE
ECONOMIQUE ?
I-
LA CROISSANCE EST INSTABLE: FLUCTUATIONS ET CRISES.
A. DEFINITIONS.
Fluctuations économique : elle désigne l’ensemble des variations de la
production, généralement mesuré par le PIB.
4 phases :
- La hausse du PIB : (expansion) court terme
- la crise : retournement de l’activité économique
- La récession ou dépression : baisse du PIB
- la reprise : début d’une nouvelle période.
Crise : au sens strict, la crise est le moment de
retournement de l’activité économique, au sens large, elle désigne l’ensemble
de la période au cours de laquelle le PIB baisse.
B. DEUX SIECLES DE FLUCTUATIONS ET DE CRISES.
Croissance économique sous fluctuation :
1945-1975 : cycle long des trente glorieuses. (Base : électroménager).
1975 : Choc Pétrolier. 1975-1990 : croissance faible. (Base : internet).
Baisse du PIB en trois points :
1975 : choc pétrolier (guerre du Kippur)
1993 : Crise Monétaire Européenne avant la mise en place de l’Euro.
2009. crise des subprimes.
1929
1973
Crise Immobilière ⇒ Crise immobilière ⇒ crise financière inter’l ⇒ crise
économique mondiale générale.
II-
COMMENT EXPLIQUER L’INSTABILITE DE LA CROISSANCE ?
XIX : crise déclenchée par mauvaises récoltes. (sous production)
Maintenant : crise de surproduction  ↘prix  ↘ salaires. = cercle vicieux
Say : Production = Revenu = Consommation
(LOI DES DEBOUCHÉS)
 Production = Consommation
 crise de surproduction impossible.
Keynes : Production = Revenu = Consommation + Thésaurisation
(somme d’argent épargnée non réintroduite dans l’économie)
 Production > Consommation
 crise de surproduction possible.
A. LES CHOCS DE DEMANDE ET DE L’OFFRE.
Trois grandes crises :
- dépression (moitie du PIB)
- déflation : baisse des prix. 20% en 1932 US.
- Remise en cause du libéralisme.
- crise mondiale. Commerce inter’l effondré
- ralentissement de la croissance.
- stagflation : stagnation de l’éco + inflation.
- commerce inter’l ↗
- remise en cause de la théorie de Keynes.
2008 :
Croissance américaine est basée sur la demande et la consommation. Ménages
américains incités à l’endettement pour la consommation sous le principe de
« l’effet de richesse ». Du a la bulle spéculative sur l’immobilier, qui explose, la
valeur a baissée et les américains ne peuvent plus rembourser, du au
surendettement. Les banques s’effondrent (elles détenaient des parts
« pourris »)
Bulle Spéculative : situation dans laquelle sur un marché, les prix des actifs
augmentent et s’écarte de leur valeur habituelle.
La titrisation est utilisé par les banques. La banque vend ses titres à des
institutions financières pour se procurer des liquidités. Ses sociétés étaient
très bien notées alors qu’elles n’étaient pas solvables.
Titrisation : transformer des créances en titres (actions) d’une société, qui
devient propriétaire de cette créance.
↘production
↘revenus = ↘prix
= cercle vicieux.
↗x6 Chômage 1932
↗Chômage
↗inflation
Choc d’offre
On parle de choc de l’offre
lorsque les conditions de
production changent.
Variation de la
productivité ou cout de
production.
Crise 1973 : ↗prix pétrole
Chocs négatifs
↗ prix des matières
premières
↗ SMIC
↗Cotisations sociales
↗ Impôts.
Chocs d’offre positifs
↘d’innovations sur le
marché.
↘ Prix des matières
premières.
↘ Cotisations sociales
↘ Impôts.
Choc de demande
demande globale se
modifie. Il peut s’agir
de la consommation
finale, des
investissements ou des
exportations.
Choc Négatif
↘ consommation finale
↘ investissements
↘ exportations
Choc positif
↗ consommation finale
↗ investissements
↗ exportations
Crise de 1929 et crise de 2008 (ralentissement de
la conso˚  banques prêtent moins.)
B. LE ROLE DU CREDIT
« Caractère endogène de l’instabilité de la croissance » : du a trop de
croissance  baisse des taux d’intérêts  surinvestissement et spéculation ⇒
crise financière.
Cycle du Crédit : il s’agit phase d’augmentation puis de baisse des crédits
(emprunts) distribués dans une économie.
La croissance suppose des biens de
productivités et une croissance stable
repose sur un partage équilibré de ces
• choc demande - Keynes
1929
gains de productivité. Entre d’une part les
•choc de l'offre
consommateurs et les salariés et d’autre
Néolibéralisme
1980
part les entreprises (offre). Ce partage
équilibré a caractérisé les trente glorieuses.
On parle de compromis fordiste. (Hausse des salaires) des institutions
fortes permettaient se partage et notamment des syndicats puissants.
XIX
III-
↳↳ politique budgétaire : politique économique utilisant le budget de l’Etat
(ensemble des recettes et des dépenses) pour atteindre des objectifs
économiques.
Pour les libéraux, le budget de l’Etat doit être équilibré. Ceci conduit a des
politiques pro-cycliques.
Choc demande négatif  crise ↘PIB ↘ recettes = ↗dépenses = déficit.
 Recettes : ↘recettes  ↘impôts sur revenu  ↘conso˚  ↘TVA
 Dépenses : ↗prestations chômages + ↗ RSA
DEFICIT BUDGETAIRE.
Les conséquences l’application d’une politique libérale :
Politiques
Politique
↗ recettes des impôts (↘ dépenses)
libérale
Conséquence ↘revenus disponibles  ↘ demande  ↘ PIB
Politique Pro-cyclique : amplifie les fluctuations de l’économie.
Pour les économistes classiques : budget n’existe pas  Etat équilibré.
Pour Keynes : budget instrument de politique économique : Etat peut engager
politique de relance budgétaire en cas de récession :
•Liberalisme
POLITIQUE ECONOMIQUE FACE A LA CROISSANCE.
A. RAPPEL SUR LES POLITIQUES ECONOMIQUES.
Politique Economique : ensemble des mesures prises par un gouvernement
pour atteindre des objectifs économiques.
Court terme : conjecturelle ; Long Terme : structurelle.
↳Politique Conjoncturelle : ensemble des mesures prises par un
gouvernement pour atteindre des objectifs économiques à court terme.
Politique budgétaire et politique monétaire.
Choc demande ⊖  crise  ↘PIB  ↘ recettes = ↗dépenses = déficit budget˚
Application politique
↘ Recettes
 ↗demande = ↗PIB
Relance budgétaire
↗ dépenses
 Déficit budgétaire important mais temporaire : endettement provoqué sera
remboursé lorsque crise terminée.
Politique Contra-Cyclique : elle diminue l’amplitude des fluctuations de
l’économie.
Métallique
Monnaie Fiduciaire
Scripturale
Emprunt  création de monnaie scripturale.
Remboursement  destruction de la monnaie
scripturale.
Politique monétaire : elle consiste a ajuster la masse monétaire à l’évolution
de l’activité économique. L’objectif est d’éviter l’inflation (↗masse monétaire
> ↗activité éco˚) et déflation (↗masse monétaire < ↗activité éco˚). Le
principal instrument d’une politique monétaire est la variation du taux
d’intérêt.
RELANCE
↘Taux d’intérêt  emprunts 
remboursement d’emprunts >
nouveaux emprunts ↗money
politique budgétaire de
relance
↘ recettes ↗dépenses
RIGUEUR
↗Taux d’intérêt ↘emprunts 
remboursement d’emprunts >
nouveaux emprunts  ↘money
politique budgêtaire
de rigueur
↗ recette
↘ dépenses
politique monétaire de
relance
↘taux d'interet
Stimuler croissance (éviter déflation)
politique monétaire
de rigueur
↗ taux d'interet
Eviter ou lutter contre l’inflation.
B. LES POLITIQUES STRUCTURELLES
Les politiques structurelles : ensemble des mesures prises par un
gouvernement pour atteindre des objectifs économiques à long terme.
Dans plusieurs exemples : nationalisations ou privatisations ; réglementation
ou dérèglementation ; importance de la protection sociale ; champs
d’intervention des services publics.
Crise de 1973 : keynésianisme inefficace (choc de l’offre négatif)  relance ne
prenant pas en compte la mondialisation.
Désinflation : il s’agit d’une baisse de l’inflation (et non pas des prix), c’est à
dire un ralentissement de la hausse des prix.
Compétitivité : capacité d’une entreprise à préserver ou à gagner des parts
de marché.
Désinflation Compétitive : si les prix augmentent moins vite dans un pays
que chez ses voisins, les entreprises de ce pays pourront vendre moins cher et
gagner des parts de marché.
Application du Néo-libéralisme (politique conjoncturelle de rigueur + ↗taux
d’intérêts) : indexation des salaires sur l’inflation (↗salaires proportionnel˚
↗prix)  spirale inflationniste = désinflation rapide mais croissance molle.
Crise de 2008 : G20 évite la spirale dépressive de 1929  politique de relance
budgétaire  aggravation du déficit publics + ↗endettement publique.
Endettement publique : cumule des déficits budgétaires des années
précédentes.
Contre l’endettement public  politique de rigueur (appliqué après une
politique de relance)
Politique de rigueur : diminuer déficits budgétaires puis réduire
l’endettement.
Politique de relance : provoque déficit + ↗endettement public + aggravation
dette souveraine mais relance l’économie
Croissance effective > Croissance potentielle
 Risque d’inflation. Politique de rigueur (schéma)
Politique
Conjoncturelle Croissance effective < croissance potentielle
 risque de chômage.  Politique de relance.
Si un pays a un taux de croissance potentielle trop faible, ceci relève d’une
politique structurelle.
C. QUELQUES REPONSES AUX CRISES.
CRISE 1929 : libéralisme  pro-cyclisme  aggrave la situation
Keynésianisme  contra-cyclique  relance  New Deal.
Pro-cyclique : amplifie les fluctuations économiques.
Contra-cyclique : diminue l’amplitude des fluctuations économiques.
conjoncturelle
(mesures prises à
court terme)
politique budgetaire
(utilisant budget de
l'Etat)
politique monétaire
politique
économique
Structurelle (long
terme)
politique
conjoncturelle
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