Une étude montre que les effets positifs de de la libre circulation des

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COMMUNIQUE DE PRESSE
Berne, le 19 novembre 2015
Une étude montre que les effets positifs de de la libre circulation des personnes dominent, pour les villes suisses et pour la Suisse dans son ensemble
L’immigration de ces dernières années a apporté toute une série d’effets positifs aux villes
suisses et à la Suisse dans son ensemble: c’est la principale conclusion d’une étude commanditée par les dix plus grandes villes du pays. Cette étude montre que l’immigration des dernières années a renforcé la capacité économique du pays, augmenté la diversité sociale et
encouragé la recherche et l’innovation. Les difficultés entraînées par l’immigration sont surmontables dans les grandes villes. Ces dernières demandent que l’initiative contre
l’immigration de masse soit mise en œuvre de manière à ne pas remettre en jeu les accords
bilatéraux avec l’UE.
Quels effets l’immigration a-t-elle eus ces dernières années sur les villes suisses, en particulier d’un
point de vue économique et social? C’est pour répondre à cette question que les dix plus grandes
villes suisses ont mandaté le bureau INFRAS pour réaliser une étude sur les effets pour le développement économique, pour le marché du travail et pour la recherche et l’innovation. Autres domaines
traités du point de vue des effets de la migration: la cohésion sociale, l’intégration, les infrastructures
et le marché du logement. Sans faire l’impasse sur les coûts et les difficultés de l’immigration, l’étude
se penche davantage sur les bienfaits et conclut que ces derniers l’emportent nettement.
Renforcement de la capacité économique
Selon l’étude «L’utilité de l’immigration pour les villes suisses et la Suisse», les avantages sont particulièrement évidents dans le domaine économique. Entre 2002 et 2008, l’économie suisse a progressé de quelque 3,2% de plus avec la libre circulation des personnes qu’elle ne l’aurait fait sans immigration. De plus, les enquêtes analysées pour cette étude concluent que l’immigration correspond à
un besoin de l’économie. Grâce aux spécialistes étrangers, le niveau de qualification et la productivité
du travail ont augmenté en Suisse. Comme l’a expliqué Thomas Scheitlin, maire de St-Gall, lors de la
conférence de presse, jeudi à Berne, cela a contribué à stabiliser la conjoncture suisse et à augmenter
la capacité de l’économie à résister aux crises.
Diversité sociale: des villes attractives
Concernant les effets sur la société, l’étude conclut que les immigrés, malgré leur grand nombre, sont
en général bien intégrés. La plupart d’entre eux sont jeunes, jouissent d’une bonne formation et sont
aussi souvent prêts à s’engager dans la société, par exemple au sein d’associations. De plus, comme
le montre l’étude, la diversité ethnique et culturelle encourage la créativité et la capacité d’innovation
des villes. Pour Sami Kanaan, conseiller administratif de la ville de Genève, ces «soft factors» contribuent aussi à l’attractivité de la Suisse, ce que montrent bien les classements internationaux. Mais
l’immigration a aussi provoqué, dans certaines régions, de plus grandes tensions sur un marché du
logement déjà asséché. Pour beaucoup, les nombreuses constructions décidées pour faire face n’ont
pas suffi à compenser les désavantages de l’immigration dans ce domaine, a encore noté M. Kanaan.
La recherche et l’innovation dépendent des talents du monde entier
Avec l’immigration, les secteurs de la recherche et de l’innovation se sont fortement internationalisés
en Suisse ces dernières années. Cette internationalisation plus forte des hautes écoles et des institutions de recherche est un signe de qualité. Elle a aussi renforcé l’innovation. En outre, les enquêtes
existantes n’ont rien trouvé qui permettrait d’affirmer que les actifs de Suisse ont été refoulés du marché du travail à cause de l’immigration. Une pression générale sur les salaires n’a pas non plus été
constatée; l’immigration a en revanche eu pour effet d’atténuer les salaires des spécialistes très qualifiés. Guy Morin, président du gouvernement de Bâle-Ville, a estimé qu’il fallait miser sur les mesures
d’accompagnement pour empêcher, globalement, des effets négatifs sur le marché du travail.
Ne pas remettre en question la voie bilatérale
Pour Corine Mauch, maire de Zurich, l’étude montre que l’utilité de l’immigration pour les villes suisses
et pour la Suisse comporte diverses facettes et qu’elle est convaincante. Les villes ont en outre les
outils nécessaires pour répondre aux défis liés à l’immigration, a ajouté Madame Mauch. Grâce à
cette étude, les villes entendent rappeler les dégâts que provoquerait une mise en œuvre rigide de
l’initiative contre l’immigration de masse. Les villes demandent une mise en œuvre du nouvel article
121a de la Constitution fédérale qui ne remette pas en cause les accords bilatéraux avec l’UE et, en
particulier, la libre circulation des personnes.
L’immigration touche principalement les villes et les agglomérations
Des 580'000 personnes arrivées en Suisse entre 2000 et 2010 (chiffres nets), 80% se sont établies
dans les villes et les agglomérations. Les dix plus grandes villes en ont accueilli 30% à elles seules.
Ce sont donc les villes et les agglomérations qui ont absorbé la plus grande partie de l’immigration
récente. Depuis l’instauration de la libre circulation des personnes, les nouveaux immigrés sont plus
jeunes, mieux formés et plus intégrés sur le marché du travail que leurs prédécesseurs – sur ce dernier point, leur taux d’activité est même supérieur à celui de la population locale.
Informations supplémentaires:
Corine Mauch, maire de Zurich, 044 412 31 20.
Sami Kanaan, conseiller administratif de Genève, 022 418 65 03
Guy Morin, président du gouvernement de Bâle-Ville, 079 686 93 53 / 061 267 80 47
Thomas Scheitlin, maire de St-Gall, 071 224 53 20.
Erich Fehr, maire de Biel/Bienne, 032 326 11 01.
Alexander Tschäppät, maire de Berne, conseiller national, 031 321 67 33..
Marco Borradori, maire de Lugano, 079 636 50 38 / 058 866 70 11.
Daniel Brélaz, syndic de Lausanne, conseiller national, 079 257 18 32 / 021 315 22 00.
Mike Künzle, maire de Winterthour, 052 267 51 12.
Stefan Roth, maire de Lucerne, 041 208 83 84.
L’Union des villes suisses
L’Union des villes suisses compte 131 membres parmi les villes et les communes urbaines. Elle
représente et défend ainsi les intérêts et les revendications de la Suisse urbaine, où vivent près
de trois quarts de la population et qui réalise 84% de la production économique du pays.
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