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l’entrepreneuriat dans la deuxième ou la troisième année universitaire. Or, la culture
entrepreneuriale doit être inculquée dés le jeune âge et intégrée dans les programmes scolaires
à travers la mise en pratique des cas concrets permettant de déceler l’entrepreneur dans
l’esprit de chaque élève. Ainsi, plusieurs questions se posent : quel est l’intérêt de ces
programmes visant à promouvoir l’entrepreneuriat ? Est ce que les étudiants sont-ils
intéressés par la création de leur entreprise ? Est-ce qu’ils valorisent la carrière
entrepreneuriale ou non ? Autant de questions auxquelles notre étude essaye d’éclairer en
analysant l’attitude d’un échantillon d’étudiants envers l’entrepreneuriat, l’impact de leur
milieu social et leur aptitude.
Sur le plan théorique, plusieurs recherches académiques ont essayé d’expliquer l’acte
entrepreneurial, en mettant l’accent au départ sur les trais caractéristiques de la personnalité et
sur les variables contextuelles (démographie, environnement..). Ensuite, des approches
interactionniste ont tenté de réconcilier entre les deux premières approches. Cependant, ces
approches ont prêté moins d’attention à l’intention entrepreneuriale qui est sensée le principal
facteur explicatif de l’acte entrepreneurial. Dés lors, des approches basées sur l’intention
entrepreneuriale ont essayé de l’expliquer en se référant à plusieurs variables, en l’occurrence
l’attitude, la norme sociale et la faisabilité (Par exemple, chez Ajzen 1987, 1991) et par les
notions de désirabilité et faisabilité (Chez Shapero, 1975).
Dans le cadre de notre étude nous tentons d’expliquer les déterminants de l’intention
entrepreneuriale chez les étudiants de la licence en sciences économiques et de gestion de la
faculté polydisciplinaire de Safi (Université Cadi Ayyad, Maroc). Elle se réfère
principalement aux apports de la théorie du comportement planifié d’Ajzen (1987, 1991) pour
déterminer quels sont les principaux facteurs explicatifs de l’intention entrepreneuriale.
Avant de présenter les résultats de cette étude, nous présentons, tout d’abord, un cadre
théorique regroupant les principales approches explicatives de l’entrepreneuriat. Ensuite, nous
exposant un cadre méthodologique relatif à l’étude empirique.
1. Le cadre théorique
Les premiers travaux en entrepreneuriat ont cherché a expliqué l’acte de création d’entreprise
en se référant à plusieurs approches, en l’occurrence l’approche par les traits de personnalité,
l’approche démographique, l’approche environnemental et l’approche interactionniste.
Cependant, c’est travaux ont accordé moins d’importance au processus décisionnel,
pertinemment considéré par les modèles reposant sur les intentions qui ont permis de fournir
un cadre intégrateur de l’ensemble des variables pouvant être mobilisées pour expliquer
l’intention d’entreprendre.
1.1 Les premières approches explicatives de l’entrepreneuriat
Selon cette approche certains trais et caractéristiques psychologiques de la personnalité
peuvent prédire l’acte de l’entrepreneuriat. Ainsi, ces traits permettent de caractériser les
entrepreneurs et les différencier des non entrepreneurs. Dans cette perspective, plusieurs
attributs sensés marqués la personnalité de l’entrepreneur ont été étudiés, principalement, le
besoin d’accomplissement (McClelland, 1961), l’internalité du lieu de contrôle (Brockhaus,
1982), la propension à la prise de risque (Brockhaus, 1980), la tolérance à l’ambiguïté
(Schere, 1982), l’esprit d’entreprise, l’autonomie, le leadership, la créativité, l’optimisme
(Gasss, 2002)…. Toutefois, les résultats de ces études ont été mitigés et incapables de dresser
un ensemble d’attributs exhaustif permettant de caractériser le profil type de l’entrepreneur.
De plus, elles pênent à montrer le lien de causalité qui peux exister entre ces caractéristiques
et l’acte de créer son entreprise
D’autres travaux ont mis l’accent sur l’impact des caractéristiques démographiques
(Reynolds, 1991). Ils se sont intéressés notamment au sexe, l’âge, le niveau et le type de