Ses retraites silencieuses, ses programmes en ligne et ses nombreux ouvrages — traduits
dans le monde entier — ont touché des milliers de chercheurs spirituels. Son style, poétique,
direct et incisif, en fait une figure intemporelle de la spiritualité contemporaine, capable de
parler tant au cœur qu’à l’intellect. En 2024, pour des raisons de santé, il s’est officiellement
retiré de l’enseignement public, cédant le relais à son épouse, Mukti, elle aussi éveillée et
enseignante reconnue.
Aujourd’hui, son héritage continue toujours d’inspirer ceux qui cherchent à vivre dans la
pleine conscience de leur être authentique…
SEULE DEMEURE LA CONSCIENCE
La vie bouge, ondule, inspire et expire, se contracte et s’étend. C'est sa nature, la nature de ce
qui est. Tout ce qui est évolue. Rien ne reste pareil pendant très longtemps.
Notre mental veut que tout se fige pour pouvoir avoir un point d'ancrage, trouver sa place,
pour pouvoir comprendre comment contrôler la vie. En recherchant des biens matériels, des
connaissances, des idées, des croyances, des opinions, des états émotionnels, des états
spirituels et des relations, le mental veut trouver une position sûre à partir de laquelle il peut
fonctionner.
Le mental cherche à capturer la vie, à arrêter sa transformation. Et comme ça ne marche pas,
le mental commence à chercher l’immuable, l’éternel, quelque chose de fixe. Mais le mental
pensant est lui-même une expression du mouvement de la vie et doit donc être lui-même
toujours en mouvement. Quand il y a une pensée, cette pensée est toujours mouvante et
changeante.
En réalité, la pensée n’existe pas, il n’y a que le fait de penser. Ainsi, la pensée qui est toujours
en mouvement (en tant que processus) ne peut pas appréhender l’immuable. Lorsque la
pensée pénètre dans l’immuable, elle se tait. Quand la pensée se tait, le penseur, le « moi »