Seule demeure la conscience - Extrait d'Adyashanti

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SEULE DEMEURE LA CONSCIENCE
ADYASHANTI
Epilogue extrait de
My Secret Is Silence : Poetry and Sayings of Adyashanti
Adyashanti, dont le nom signifie
« Paix
primordiale »
en sanskrit, est l’un des
enseignants spirituels et auteurs américains
les plus influents de notre époque.
Né dans la baie de San Francisco, son
parcours est aussi surprenant qu’inspirant.
Après une jeunesse consacrée au cyclisme de
compétition, il découvre la méditation zen à
seulement 19 ans. Pendant douze années, il
s’engage dans une quête spirituelle intense,
marquée par une discipline rigoureuse et une
soif de vérité absolue. C’est à 31 ans, assis sur
son coussin de méditation, qu’il vit l’Éveil
définitif — une expérience qui va bouleverser le cours de sa vie.
Pendant plus de trois décennies, Adyashanti partagera sa sagesse à travers le monde,
animant des
satsangs
(rencontres de vérité) libérés de tout dogme ou affiliation religieuse.
Son enseignement, à la fois radical et profondément humain, repose sur une idée centrale :
l’Éveil n’est pas un but à atteindre, mais la reconnaissance immédiate de notre nature
essentielle, déjà présente en chacun de nous. Il invite ses auditeurs à déconstruire les
illusions de l’ego et des identités mentales pour vivre comme une expression libre,
authentique et spontanée de la réalité elle-même.
Ses retraites silencieuses, ses programmes en ligne et ses nombreux ouvrages — traduits
dans le monde entier — ont touché des milliers de chercheurs spirituels. Son style, poétique,
direct et incisif, en fait une figure intemporelle de la spiritualité contemporaine, capable de
parler tant au cœur qu’à l’intellect. En 2024, pour des raisons de santé, il s’est officiellement
retiré de l’enseignement public, cédant le relais à son épouse, Mukti, elle aussi éveillée et
enseignante reconnue.
Aujourd’hui, son héritage continue toujours d’inspirer ceux qui cherchent à vivre dans la
pleine conscience de leur être authentique…
SEULE DEMEURE LA CONSCIENCE
La vie bouge, ondule, inspire et expire, se contracte et s’étend. C'est sa nature, la nature de ce
qui est. Tout ce qui est évolue. Rien ne reste pareil pendant très longtemps.
Notre mental veut que tout se fige pour pouvoir avoir un point d'ancrage, trouver sa place,
pour pouvoir comprendre comment contrôler la vie. En recherchant des biens matériels, des
connaissances, des idées, des croyances, des opinions, des états émotionnels, des états
spirituels et des relations, le mental veut trouver une position sûre à partir de laquelle il peut
fonctionner.
Le mental cherche à capturer la vie, à arrêter sa transformation. Et comme ça ne marche pas,
le mental commence à chercher l’immuable, l’éternel, quelque chose de fixe. Mais le mental
pensant est lui-même une expression du mouvement de la vie et doit donc être lui-même
toujours en mouvement. Quand il y a une pensée, cette pensée est toujours mouvante et
changeante.
En réalité, la pensée n’existe pas, il n’y a que le fait de penser. Ainsi, la pensée qui est toujours
en mouvement (en tant que processus) ne peut pas appréhender l’immuable. Lorsque la
pensée pénètre dans l’immuable, elle se tait. Quand la pensée se tait, le penseur, le « moi »
psychologique, la personnalité produite par les images, disparaît. Subitement, elle n’est plus
là. Vous, en tant que concept, vous n’êtes plus là. Seule demeure la Conscience.
Il n’y a « personne » qui soit conscient. La Conscience elle-même est elle-même. Vous n’êtes
désormais plus la pensée, ni le penseur, ni quelqu’un de conscient. Seule demeure la
Conscience, en tant que telle. Ainsi, à l’intérieur de la Conscience, la pensée évolue. Au sein
de l’immuable, le changement se produit. Dorénavant, la Conscience s’exprime. La
Conscience s’exprimera toujours sous forme de vie, d’évolution, de pensées, de sentiments,
de corps, d’êtres humains, de plantes, d’arbres, d’autos, etc., la Conscience laissant place à
elle-même, à sa créativité inhérente, à son expression dans la forme pour faire l’expérience
d’elle-même.
L’immuable évolue. L’éternel naît et meurt. Le sans-forme est la forme. La forme est le sans-
forme. C’est quelque chose que le mental n’aurait jamais pu concevoir.
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