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Chapitre Transistor Bipolaire - Electronique Analogique

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Electronique analogique
Année universitaire 2020-2021
2éme année CP
Pr. S. CHABAA
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Chapitre :
TRANSISTOR BIPOLAIRE
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I - Introduction
Le Transistor est l’élément “clef” de l’électronique, il peut:
amplifier un signal : amplificateur de tension, courant, puissance,...
utilisé en source de courant
interrupteur commandé (mémoire binaire) essentiel en électronique
numérique.
Il existe soit en composant discret soit en circuit intégré.
On distingue le transistor bipolaire et le transistor à effet de champ.
Ils agissent, en 1ère approximation, en tant que source de courant
commandé:
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II – Transistor bipolaire
II – 1 - Structure et fonctionnement
Un transistor bipolaire est un semi-conducteur formé de deux
jonctions PN, montées en tête bêche.
On dispose donc de deux types de transistors qui sont complémentaires
:
• un transistor NPN (courants et tensions sont positifs)
• un transistor PNP (courants et tensions sont négatifs).
Leur étude est conduite strictement de la même façon et les propriétés
de l'un valent pour l'autre :
Un transistor est constitué de trois zones semi-conductrices différentes,
l’émetteur E, la base B et le collecteur C, qui se distinguent par la
nature du dopage.
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II – Transistor bipolaire
II – 1 - Structure et fonctionnement
Les deux « jonctions PN » (ou diodes) émetteur/base et
base/collecteur se partagent la région centrale : la « base ».
Le couplage entre les jonctions est à l’origine de l’ « effet
transistor »: le courant dans l’une des diodes (généralement dans la
jonction base/émetteur) détermine le courant dans la seconde.
Attention: le transistor n’est pas identique à deux diodes placées en
tête à queue.
Remarque: le transistor n’est pas symétrique à cause de la
différence du taux de dopage (l’émetteur est toujours plus fortement
dopé que le collecteur).
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II – Transistor bipolaire
II – 1 - Structure et fonctionnement
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II–1 –1- Symboles et sens des courants et tensions
NPN
PNP
La flèche de l’émetteur représente le sens réel de circulation du
courant dans le transistor.
Équations Fondamentales:
IE = IB+IC
,
VCE = VCB +VBE
et
VEC = VEB + VBC
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II – 1 – 2 - Montages de Base
Le transistor est relié au réseau extérieur à travers ses 3 bornes
(émetteur, base et collecteur). Afin de pouvoir considérer le
transistor comme un quadripôle, il faut mettre une de ses bornes
en commun entre l’entrée et la sortie. Par conséquent, il existe trois
configurations possibles :
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II – 1 – 3 - Régimes (ou modes) de fonctionnement
Chacune des jonctions JEB et JBC peut être polarisée de 2 façon
(direct – inverse).
Selon la polarisation des jonctions JEB et JBC on a 4 régimes:
•Mode (ou régime) Actif: JEB en directe; JBC en inverse. Pour un
NPN: VBE ≥ 0,7V,
VCB ≥-0,5V. Ce mode est très utilisé en
amplification
•Mode (ou régime) Saturé: JEB en directe; JBC en directe
•Mode (ou régime) Bloqué: JEB en inverse; JBC en inverse.
Ces deux régimes sont utilisés en commutation
•Mode (ou régime) inverse: JEB en inverse; JBC en directe.
Ce régime n’est jamais utilisé
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II – 1 – 3 - Régimes (ou modes) de fonctionnement
Le transistor permet donc de remplir deux tâches
différentes :
•L’amplification (régime linéaire) : il permet de
commander un courant de forte amplitude (iC) par un
courant de faible amplitude (iB).
•Commutation (interrupteur électronique) : le transistor
est soit saturé (interrupteur fermé) soit bloqué (interrupteur
ouvert) selon la valeur de iB.
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II – 1 – 4 - Principe de fonctionnement
Effet transistor
Soit un transistor NPN en mode actif (la jonction base-émetteur est
polarisée en direct et la jonction base-collecteur est polarisée en
inverse) comme le montre la figure suivante :
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II – 1 – 4 - Principe de fonctionnement
Si la tension est suffisante
alors la jonction BE est passante et
on favorise le passage des majoritaires à travers la jonction. Il y a
donc injection des électrons de l’émetteur vers la base et des trous
de la base vers l’émetteur.
Or la base est par construction peu dopée et de très faible épaisseur
(quelque µm), en plus, il règne un champ électrique intense entre la
base et le collecteur (jonction BC polarisée en inverse).
En conséquence, nombreux électrons injectés dans la base par
l’émetteur ne s’y recombinent pas avec les trous et se retrouvent
happés par le collecteur (i.e. la majorité des électrons injectés par
l’émetteur E dans la base B arrivent au collecteur).
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II – 1 – 4 - Principe de fonctionnement
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II – 2 - Caractéristiques statiques du transistor
L’état du transistor est déterminé par les différentes grandeurs
électriques (IE, IB, IC, VBE, VCB, VCE), lesquelles sont liées par la loi de
conservation du courant (IE = IB+IC) et du potentiel électrique
(VCB+VBE = VCE).
Les caractéristiques électriques du transistor sont décrites sous formes
de courbes qui précisent l’interdépendance entre les différentes
grandeurs, imposé par le transistor. Plusieurs représentations sont
possibles.
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II – 2 - Caractéristiques statiques du transistor
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II–2–1- Circuit de mesure des caractéristiques statiques.
Nous allons utiliser un transistor NPN monté en EC
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II – 2 – 2 - Caractéristiques principales
Caractéristique d’Entrée:
Effet Early: Si VCE=VCB+VBE augmente, (VBE=cte), VCB polarise B-C
en inverse augmente  la zone désertée augmente  la largeur
effective W de la base B diminue.
Conséquence: α augmente et IB diminue  modulation de W connue
sous le nom: Effet Early, L’effet de VCE sur la caractéristique d’entrée
est négligeable.
Conséquence :
est équivalente à la caractéristique
d’une diode
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II – 2 – 2 - Caractéristiques principales
Caractéristiques de sortie:
On a plusieurs courbes appelé réseau de caractéristiques
De ces caractéristiques on peut déduire les caractéristiques de
transfert :
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II – 3 - Polarisation d’un Transistor
Polariser un transistor, c'est placer les composants
nécessaires pour fixer le point de fonctionnement P définit
par les courants et les tensions entrée-sortie. Pour un
transistor monté en émetteur commun P est définit par (IB0,
VBE0, IC0, VCE0).
On peut déterminer le point de fonctionnement (point de
repos) graphiquement, pour cela on utilise les
caractéristiques imposées par la structure du transistor et les
droites de charge entrée-sortie fixées par l’utilisateur.
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II – 3 – 1 - Point de fonctionnement
Nous allons déterminer IB0, IC0, VBE0, VCE0 dans le montage
suivant. Le choix des RC, RB, VCC et VB détermine le mode
de fonctionnement du transistor.
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II – 3 – 1 - Point de fonctionnement
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II – 3 – 1 - Point de fonctionnement
Le point de fonctionnement est l’intersection de ces droites avec les
caractéristiques du transistor
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II – 3 – 2 - Zones de fonctionnement
On distingue 2 régimes de fonctionnement directement fixés par le
réglage du point de polarisation :
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II – 3 – 2 - Zones de fonctionnement
Fonctionnement en mode actif (ou linéaire) utilisé en Amplification :
JBE passante, JBC bloquée.
P est choisi dans la partie linéaire de la caractéristique . Un signal
placé à l'entrée du transistor va se retrouver à la sortie avec une
amplitude plus grande mais en conservant sa forme. Si le signal
est déformé, on dit qu'il y a distorsion.
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II – 3 – 2 - Zones de fonctionnement
Fonctionnement en commutation utilisé en électronique numérique:
Fonctionnement en Saturation: JBE et JBC passantes
Le courant IC est pratiquement indépendant de IB, le transistor saturé se
comporte comme un interrupteur fermé entre collecteur et émetteur.
Condition de saturation : on s’arrange pour avoir: .
Généralement, on prend :
Conséquence : .
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II – 3 – 2 - Zones de fonctionnement
Fonctionnement en Blocage: JBE et JBC bloquées
P est choisi sur l’axe VCE. Un transistor bloqué correspond à un
interrupteur ouvert.
Condition de blocage : les deux jonctions sont polarisées en inverse
Conséquence:
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Schémas Equivalents du transistor en Statique
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II – 3 – 2 - Zones de fonctionnement
Remarque : On peut calculer le point de Fonctionnement sur le circuit
précédent on prend :
,VBB=1v,VBE=0,7
On a bien : ~ 0,2 <VCE0 < VCC cohérent avec le mode actif du
transistor
Si on remplace RB par 3kΩ
Ce résultat est incompatible avec le mode actif. Car IB0 augmente
atteint la limite de la zone du mode actif
Le transistor est saturé et la relation IC = bIB n’est plus valable
P
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II – 4 - Circuits de polarisation
Le but de la Polarisation est de fixer le point de repos statique du
transistor.
Le choix dépend de l’application désirée. Ce point doit appartenir au
domaine de fonctionnement du transistor (IC < Imax, VCE <Vmax,..)
Caractéristiques du circuit de polarisation:
•sensibilité due à la dispersion de fabrication (incertitude sur β )
•stabilité thermique (coef de température T° des différents paramètres:
VBE, β,…).
•Les courants inverses augmentent avec T, ils doublent tous les 10°C,
alors IC = βIB+ICB0 augmente
• VEB diminue avec T°
•Réciproquement : si VEB est maintenue fixe, IE (et donc IC) augmente
avec T donc risque d’emballement thermique:
T  I C   Puissance dissipée   T  
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II – 4 - Circuits de polarisation
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II–4–1- Polarisation par une résistance sur la base
Le montage de polarisation le plus simple est donné par la figure
suivante :
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II–4–1- Polarisation par une résistance sur la base
le courant IC0 est choisi suivant l’application et variera entre une
dizaine de µA (application très faible bruit) et une dizaine de mA
(meilleurs performances en HF)
VCE0 est souvent choisie égale à :
, pour garantir une excursion
maximale du signal amplifié
la résistance RC est alors déduite à partir de la relation :
Le courant IB0 est alors imposé par le gain en courant du transistor :
La résistance RB est alors déterminée à partir de la relation avec :
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II–4–1- Polarisation par une résistance sur la base
Inconvénient :
pour un transistor au silicium, β passe de 55 à 25°C à 100 à 175°C.
La tension VBE diminue d'environ 2,2 mV par °C. Ainsi, si β varie
(changement de transistor ou variation due à la température), le
courant IC0 varie fortement:
ce qui déplace le point de fonctionnement et on peut se retrouver
dans la zone de saturation ou blocage du transistor et la fonction
amplification n’est plus assurée. On a recours alors au montage de
polarisation par pont de base.
Conséquence: Dβ  DIC DVCE  Le point de repos dépend
fortement de β  Circuit de polarisation peu utilisé
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II – 4 – 2 - Polarisation par pont sur la base
« polarisation à courant (émetteur) constant »
C’est le montage de polarisation le plus couramment utilisé.
Il fixe le courant émetteur IE et c’est IB qui dépend de b.
Dans ce montage, la base est polarisée à l’aide du pont (RB1, RB2),
dont le rôle est de fixer la valeur de VBE0, et comme cette tension
est voisine de 0.7V, on est obligé de mettre la résistance RE.
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II – 4 – 2 - Polarisation par pont sur la base
Règles pour la conception du montage :
Avantages: si IC augmente avec la température 
VRE augmente  VBE diminue car
 IC diminue  Le montage s’auto-stabilise.
augmente 
 IB diminue
La résistance RE est un stabilisateur de température
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II – 4 – 3 - Polarisation par réaction de collecteur
Le point de fonctionnement reste sensible à β
Propriété intéressante du montage : le transistor ne
peut rentrer en saturation puisque VCE ne peut être
inférieur à 0.7V
Cas particulier :
Le transistor se comporte comme une diode.
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II – 4 – 3 - Polarisation par réaction de collecteur
Transistor source de courant :
“quelque soit” RC tant que le transistor est en mode
actif.
Domaine de fonctionnement :
Pour RC supérieure à RCmax le transistor est saturé
Pas de limite inférieure.
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Fin Chapitre
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