) il devient évident que le stock de capital est une fonction décroissante de son
coût. Il convient à préciser la notion de coût du capital dans l’analyse.
I.2. La notion de coût du capital
En réalité, le coût du capital est notion bien plus large que celle du taux d’intérêt réel. En effet, le coût
du capital va largement au-delà du coût de financement de l’investissement pour inclure les coûts liés
à l’utilisation du capital et même à son remplacement.
I.2.1. Le coût d’usage du capital
Le coût d’usage du capital est défini selon Sterdyniak (1986) comme la mesure synthétique des charges
supportées par la firme dans la cadre de l’utilisation de leur capital physique. Il peut s’agir selon
Jorgenson (1963) du prix de location ou d’immobilisation des équipements productifs de la firme. En
réalité, lorsque la firme possède un équipement, elle a le choix entre le conserver davantage et le vendre
sur le marché au prix PK(t). Si en définitive elle fait le choix de conserver ce capital elle supporte au
moins trois (03) sortes de coûts qui composent le coût d’usage du capital.
- le coût d’opportunité qui correspond au montant qu’elle perd en conservant le capital, et qu’elle
aurait pu gagner si elle avait au contraire vendu cet équipement et en avait placé la recette sur
le marché des fonds prêtables. Ce coût est noté : r(t).PK(t).
- le coût de dépréciation du capital qui est supporté du fait de l’usure du capital dans le temps.
Il est donné par : δ.PK(t).
- la variation du prix de marché du capital constitue la troisième composante du coût d’usage du
capital. En effet, en cas de hausse du prix de marché, la conservation du capital dans la firme
est plus coûteuse. On note ce coût