
Quoiqu’il en soit on recommande de s’exposer au moins une demi-heure par jour à la lumière
du soleil.
Effets sur l’appareil locomoteur
Contrairement à une idée reçue, fondée sur une analogie avec les machines mécaniques,
l’organisme ne s’use que si on ne s’en sert pas… ou trop (arthrose, lésions diverses).
L’activité physique permet de stimuler ses fonctions et la restauration des tissus
(cartilagineux, osseux, nerveux). Elle permet l’entretien de l’appareil locomoteur :
- passif, c’est-à-dire le squelette (solidification, maintien de la masse osseuse, lutte contre la
décalcification…),
- actif, c’est-à-dire les muscles (volume, force, endurance, souplesse, antagonistes…).
Il n’est pas nécessaire de s’entraîner longtemps et avec une intensité élevée pour cela. Mais
c’est la fréquence des stimulations générées par l’activité physique quotidienne qui induit ces
effets.
Activités physiques, arthroses et lombalgie
L’activité physique est-elle recommandée dans le cas de maladie articulaires ?
Par l’activité physique régulière et « pour certaines maladies telles que l'arthrose, la douleur
peut être réduite » Kujala (2009). Ceci concernerait les personnes souffrant de gonarthrose,
de coxarthrose, de polyarthrite rhumatoïde, d’arthrite juvénile idiopathique, de spondylarthrite
ankylosante… les activités aérobies et les exercices de renforcement musculaire des membres
inférieurs permettraient une diminution de la douleur et une amélioration de la fonction
globale.
Par ailleurs, pour les personnes lombalgiques, le renforcement musculaire lombo-abdominal
assorti d’exercices de proprioception, permettent une diminution des douleurs et du temps
d’arrêt de travail.
Effets de l’activité physique sur le système hormonal
L’activité physique stimule la libération de certaines hormones et régule la production
d’autres. Quelques exemples sont présentés ci-dessous de façon non-exhaustive :
- Les hormones de la glande thyroïde, "thermostat" et régulatrice du métabolisme énergétique,
sont stimulées par :
l’exposition à des variations de températures (chaleurs d’été, sorties hivernales,
activités aquatiques…),
l’activité physique consommatrice d’énergie et libératrice de chaleur.
L’activité physique en particulier en extérieur est alors un entraînement de la fonction de
thermorégulation. Autrement dit et de ce point de vue, plus on se protège en évitant de
s’exposer à l’environnement, plus on se fragilise. Il ne s’agit pas non plus de se mettre en
danger en s’exposant à des températures extrêmes et sans précaution !
- L’hormone arginine vasopressine (antidiurétique) et son antagoniste l’aldostérone sont
sécrétées respectivement par l’hypothalamus et les glandes corticosurrénales. Leur production
est stimulée par l’exposition à la chaleur, les variations d’hydratation de l’organisme (apport
d’eau et sudation).
- Hormones sexuelles et libido : si l’entraînement intense est "consommateur" de certaines
hormones au détriment de la libido, à l’inverse, l’activité physique modérée serait plutôt
stimulante voire régulatrice.