Économie du Gabon: Secteurs Minier, Pétrolier et Forestier

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CHAPITRE 2 : L’ECONOMIE DU GABON
Leçon 1 : L’apport du secteur minier et pétrolier dans l’économie gabonaise
Os1 : Présenter les potentialités des secteurs minier et pétrolier,
Os 2 : Évaluer la part des mines et du pétrole dans la formation du PNB et la création des emplois au Gabon.
Document 1 : Le secteur minier au Gabon
Document 2 : Le secteur pétrolier au Gabon
Document 2 : Répartition du PIB par secteur en 2013
Source : www.mays-mouissi.com/la-repartition-de-la-richesse-nationale-par-secteur-dactivite/, consulté le 01-1-22
Consignes :
1. En vous aidant des documents 1 et 2, présentez les atouts des secteurs minier et
pétrolier.
2. En partant du document 3, évaluez la part des mines et du pétrole dans le PIB national.
Le Gabon occupe le 5ème rang des producteurs pétroliers en Afrique Sub-saharienne, après le
Nigeria, l’Angola, le Congo (Brazzaville) et la Guinée Equatoriale. Selon la « BP Statistical Review 2014 »,
le Gabon dispose de 2 milliards de barils de réserves prouvées. Le bassin sédimentaire gabonais couvre
ainsi une superficie de 247 000 Km², dont 30% on-shore et 70% off-shore. Environ 47% de la surface
attribuée est ouverte à l’exploration. Il a, en juillet 2018, réintégré l’OPEP (Organisation des Pays
Exportateurs de Pétrole) et son retour au sein de l’ITIE (Initiative pour la Transparence dans les Industries
Extractives) est en cours de préparation.
Source : www.le-secteur-pétrolier-au-gabon-direction-generale-du-tresor-/, consulté le 11-11-2022
Outre le manganèse et l’or, le minerai de fer, dont le Gabon détient des réserves abondantes, figure parmi
les ressources naturelles stratégiques du Gabon (…), des métaux comme le niobium, les terres rares, de
l’uranium, du cuivre, du zinc etc. Le Gabon a adopun nouveau code minier en 2019 dans le but de
clarifier les règles de l’exploitation minière et de donner un cadre plus stable aux investisseurs. Mais les
cours mondiaux des matières sont aujourd’hui un handicap rieux à l’exploitation de ces ressources.
Pour autant, les investissements dans le secteur, et notamment pour les infrastructures de transport de
la matière, se développent.
Source : www.le-secteur-minier-au-gabon-direction-generale-du-tresor-/ consulté le 11-11-2022
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Introduction
Doté d’un sous-sol regorgeant d’immenses ressources minières et pétrolires, le Gabon est
l’un des pays d’Afrique-Subsaharienne les plus riches, dont PIB/hab oscille autour de 7500 à
8.000 dollars faisant de lui un pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure.
De ce fait, comment analyser le secteur minier et pétrolier gabonais et son impact sur la
création de la richesse et de l’emploi ?
1. Les atouts du secteur minier et pétrolier au Gabon
Le sous-sol du Gabon renferme un potentiel minier d’une richesse étonnante et
particulièrement variée.
En effet, des recherches récentes révèlent d’importantes réserves de manganèse, d’or, de
diamant, de zinc mais aussi de fer à Belinga, de niobium à Lambaréné, de talc et de barytine
dans la Nyanga. Malgré, cette profusion des ressources géologiques, le secteur minier est
principalement dominé par l’exploitation du manganèse dans le Haut-Ogoo, les autres
ressources naturelles du sous-sol étant inexploitées, à l’exception de l’or. La production du
manganèse au Gabon est assurée par trois sociétés : COMILOG (filiale de l’entreprise
française ERAMET) principal producteur, puis deux de ses concurrentes, l’indien « Nouvelle
Gabon Mining » et « la Compagnie Industrielle et Commerciale des Mines de Huazou (société
chinoise). En 2020 cette production a atteint 8,4 millions de tonnes plaçant le Gabon au 4e
rang mondial derrière l’Afrique du Sud, l’Australie et la Chine.
Quant au pétrole, son exploitation au Gabon débute dans les années 60. La production
pétrolière a atteint son pic en 1997 avec Rabi, le plus gros gisement du Gabon. Depuis la
production a significativement baissé en raison de l’absence de découverte de gisement
majeur. Toutefois, malgré cette chute de la production, le secteur pétrolier permet encore au
Gabon de demeurer le 5ème producteur d’or noir en Afrique Sub-saharienne grâce à des
réserves avérées de l’ordre de 3,68 milliards de barils (selon ARISE) principalement situées
dans les régions au sud-ouest du pays. L’Asie reste la première destination du pétrole produit
au Gabon, suivie par l’Europe. Les principaux opérateurs du secteur pétrolier au Gabon sont
Perenco, Assala Energy, Total, Addax Petroleum, Maurel et Prom, Vaalco.
2. La part des mines et du pétrole dans le PNB et la création des emplois
Pour le Gabon, le veloppement du secteur minier est à la fois synonyme de diversification
des recettes de l’Etat et de création d’emplois.
En effet, partie de 2% en 2016, la contribution du secteur minier au PIB a atteint aujourd’hui
les 6%. D’ailleurs selon des données de la Direction générale du Trésor français datant de
2018, ce secteur contribuerait aussi pour 6% aux exportations et environ 3% à l’emploi privé,
soit plus de 2000 emplois. En 2021, ces effectifs se sont renforcés avec la création de 2773
emplois permanents suite à l’aménagement de nouveaux sites d’exploitation à Okondja et à
Okouma.
S’agissant du pétrole, il demeure l’épine dorsale de l’économie gabonaise, malgré les
signes d’essoufflement de la production. En effet, fournissant 38,5% du PIB, et assurant
environ 80% des exportations du pays en 2019, le secteur pétrolier est le 1er contributeur au
budget national.
Toutefois, ce secteur fournit très peu d’emplois directs en raison de son haut niveau
technologique et du contexte économique marqué ces dernières années par la pandémie de
Covid-19.
Conclusion
En somme, en raison de sa capacité à produire de la richesse et à générer des emplois
indispensables au développement, mais surtout au regard des potentialités minières et
pétrolières dont le Gabon dispose, le secteur minier et pétrolier occupera encore une position
stratégique dans la politique économique du pays.
Toutefois, d’autres secteurs ne sont pas en reste, c’est le cas de la filière forêt-bois
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Représentant 60 % du PIB (hors hydrocarbures), le secteur forestier est l’un des piliers historiques
de l’économie gabonaise et représente environ 17 000 emplois directs et indirects du secteur privé.
Appuyer sa filière vers une réelle mutation lui assurant un devenir créateur de richesse sans pour
autant obérer la capacité de la forêt à fournir les richesses de demain est un enjeu essentiel pour le
Gabon. Le projet d’Appui à la Filière Forêt Bois intervient pour accompagner le volet industriel de la
politique gabonaise de gestion forestière durable. (…)
Bénéficiant aussi bien aux entreprises exploitantes forestières qu’aux entreprises de transformation,
le projet mis en œuvre par l’Agence d’Exécution des Activités de la Filière Forêt-Bois (AEAFFB),
propose de mettre en place un cadre de concertation au bénéfice des acteurs de la filière forêt-bois
et de les accompagner pour faciliter les mutations économiques qui s’imposent, en vue de garantir la
viabilité et la rennité de la filière. Le projet accompagnera les entreprises du secteur dans le
renforcement de leur compétitivité, leur professionnalisation et leurs capacités d’adaptation aux
exigences d’un contexte économique en forte évolution.
Source : www.soutenir-la-filière-bois-au-Gabon-AFD/, consulté le 11-12-2022
Leçon 2 : L’apport du secteur forestier dans l’économie gabonaise
Os1 : Présenter les potentialités du secteur forestier ;
Os 2 : Évaluer la part de ce secteur dans la formation du PNB et la création des emplois au Gabon.
Document 1 : Les atouts du secteur forestier
Source : raymondworonko.wordpress.com/2015/10/24/exploitation-forestiere-gabon/, consulté le 1-11-22
Document 2 : Les retombées du secteur forestier
l
Consignes :
1. En vous aidant du document 1, présentez les atouts du secteur forestier.
2. En partant du document 2, évaluez la part du secteur forestier dans le PIB national.
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Introduction
Née à la fin du 19e siècle avec la découverte des qualités technologiques de l’okoumé,
l’industrie forestière gabonaise est devenue l’un des axes sur lesquels se structurent
désormais les bases de la politique de diversification de l’économie gabonaise, surtout depuis
la baisse drastique la production de l’or noir.
De ce fait, comment analyser le secteur forestier au Gabon ?
Répondre à cette interrogation revient à présenter dabord les potentialités de ce secteur
et enfin d’apprécier ses retombées socio-économiques.
1. Les potentialités du secteur forestier gabonais
Petit Etat d’Afrique équatoriale, le Gabon est doté d’un potentiel forestier hors norme estimé
à plus de 23,5 millions d’hectares soit 87 % de la superficie totale du pays.
En effet, cette immensité forestière renferme une pluralité d’essences notamment le
Padouk, le Bilinga, l’Iroko, Movingui..., la plus emblématique étant l’Okoumé dont le Gabon
fournit 90% de l’offre mondiale. D’autres essences ne sont pas en reste c’est le cas du
Kévazingo, de l’Ozigo et du Moabi, momentanément interdits à la vente.
Grâce à l’activité de la ZES de Nkok créée en 2010 et partiellement consacrée à la
transformation du bois, le Gabon est devenu le 1er producteur et exportateur africain de
contreplaqués tropicaux et le 2e exportateur mondial avec une production de de bois avoisinant
les 3,5 millions de m³ à la fin de l’année 2021, tandis que celle de contreplaqués enregistrait
une hausse de 27 %.
Par ailleurs, plusieurs entreprises, pour la plupart installées dans la ZES de Nkok,
interviennent dans lexploitation et la transformation du bois au Gabon. Il s’agit entre autres de
Rougier, de Leroy Gabon, de la CEB, de Cora Wood spécialisées dans le scillage, le
déroulage, le contreplacage, la fabrication des meubles en bois et de pâte à papier. Les
autorités gabonaises misent désormais sur l’industrie forestière pour diversifier l’économie,
augmenter les recettes budgétaires et créer de l’emploi.
2. La contribution du secteur forestier dans le PNB et la création des emplois
Au titre des retombées socio-économique du secteur forestier on note la diversification des
recettes de l’Etat et la création d’emplois.
En effet, estimé encore à 3 % seulement, l’apport de l’économie forestière dans le PIB reste
encore très marginal. Cette faible contribution s’explique par la chute des exportations suite à
l’interdiction de l’exportation de grumes, la mise en place d’exemptions fiscales, la persistance
du commerce informel et l’insuffisance des investissements dans la transformation secondaire
et tertiaire du bois.
Pour ce qui est de la création d’emplois, on note que le secteur forestier est le 2e pourvoyeur
d’emplois derrière la fonction publique. En effet, de 2009 à 2021 ce secteur a créé 17 000
emplois directs et indirects. D’ailleurs le taux d’emploi de l’industrie forestière a récemment
connu une hausse grâce à la multiplication des entreprises de transformation du bois dans la
zone économique spéciale, dont le nombre est passé de 80 à 190 en dix ans.
Conclusion
En finitive, le Gabon est en passe de devenir le 1er exportateur mondial de bois tropicaux
grâce à la création d’une zone économique exclusive consacrée à la transformation locale du
bois. Quoique cette mesure se soit accompagnée de l’éclosion de quelques emplois dans cette
filière, l’apport du secteur forestier dans le PNB demeure encore marginal.
Un autre pan de l’économie gabonaise notamment l’agriculture peut aussi servir d’alternative
à la diversification des recettes de l’Etat et à la création d’emplois.
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Leçon 3 : L’apport du secteur agricole dans l’économie gabonaise (élevage)
Os 1 : Présenter les potentialités des secteurs agricoles, élevage et pêche.
Os 2 : Évaluer retombées socio-économiques des secteurs agricole élevage et pêche au Gabon.
Document 1 : Atouts de l’agriculture et de l’élevage au Gabon
Source : www.gabonreview.com/gabon-laffectation-des-terres-au-coeur-des-preoccupations-du-cese, consulté le 10-12-22
Document 2 : Aouts de la pêche au Gabon Document 3 : L’agriculture et la pêche dans le PIB
Source : Atlas du Gabon, Editons J.A, P.32-33
Consignes :
1. En vous aidant des documents 1 et 2, analysez les atouts du secteur agricole, de l’élevage et
de la pêche.
2. En partant du document 3, évaluez la part des secteurs agricole et de la pêche dans le PIB du
Gabon.
Avec une réserve importante de terres arables (5,2 millions
d’hectares) et un climat propice à l’activité agricole
(pluviométrie annuelle de 1450 à 4 000 mm), le Gabon
présente d’importants atouts naturels pour le développement
de la production agricole. Pour l’heure, celle-ci ne contribue
que marginalement à la croissance (3,8% du PIB). Dans les
faits, la contribution de l’agriculture à la formation du PIB
gabonais a progressivement décliné au cours des dernières
décennies (…). La pendance du Gabon vis-à-vis de
l’extérieur en denrées alimentaires est aujourd’hui une
préoccupation majeure (…).
Le développement du secteur de la pêche a été fortement
ralenti par manque de financement et d’infrastructures. La
pêche est artisanale et essentiellement côtière et on ne
dénombre que de rares armateurs, d’origine étrangère. Mais le
potentiel est important et les ressources halieutiques variées.
Sa contribution au PIB est inférieure à 1,5%.
Source : www.le-secteur-minier-au-gabon-direction-generale-du-tresor-/
consulté le 11-11-2022
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