Cours sur la Dissection Aortique

Telechargé par Hamid Abdelhafid
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
UNIVERSITE SALAH BOUBNIDER CONSTANTINE « 3 »
FACULTE DE MEDECINE BELKACEM BENSMAIN CONSTANTINE
SERVICE DE CHIRURGIE CARDIOVASCULAIRE
EHS DJEGHRI MOKHTAR CONSTANTINE
Cours à l’usage des étudiants en
4ème année médecine
Module de cardiologie
Elaboré par
Dr. KOUTCHOUKALI R.A
Maitre de conférences A
Chirurgie cardiaque
La dissection aortique
Année universitaire
2023 - 2024
Dr R.A.Koutchoukali
Maitre de conférences A en Chirurgie Cardiaque
Plan
I. Définition
II. Intérêt de la question
III. Etiologies
IV. Anatomopathologie
V. Physiopathologie
VI. Classification
VII. Clinique
VIII. Examens paraclinique
IX. Diagnostic différentiel
X. Complications
XI. Traitement
XII. Conclusion
Dr R.A.Koutchoukali
Maitre de conférences A en Chirurgie Cardiaque
I. Définition :
Issue brutale à travers une brèche de la partie interne de la paroi aortique (intima)
de sang sous pression disséquant la paroi longitudinalement le long de son
constituant la plus faible (média) aboutissant à la constitution de deux chenaux
circulants séparés par une membrane flottante (flap intimal).
La dissection est dite aiguë lorsque le patient est vu dans les 15 premiers jours
suivant les premiers symptômes.
II. Intérêt de la question :
Urgence médicochirurgicale diagnostique et thérapeutique.
Diagnostic : clinique polymorphe d’où l’intérêt des examens complémentaires.
Gravi : l’évolution spontanée est grevée d’une lourde mortalité : 50 % à
48heures, 70 % durant la première semaine et 90 % durant les 3 premiers mois.
III. Epidémiologie :
Fréquence : 5 à 10 cas /1milion d’habitants / an.
Age moyen de survenue est de 40 à 70 ans.
Elle touche 3 fois plus l’homme que la femme.
IV. Etiologies :
1) Affections congénitales et ou héréditaire
Maladie de Marfan : une maladie du tissu élastique.
Maladie d’Ehlers Danlos : anomalie du tissu conjonctif.
Maladie annulo-éctasiant et dissection familliale (dilatation de la racine
aortique plus au moins étendue à l’aorte ascendante).
Les cardiopathies congénitales : bicuspidie, coarctation de l’aorte.
2) Affections acquises :
HTA et athérome : principal facteur prédisposant qui favorise la
dégénérescence de la média
Affections inflammatoires : LED, aortite.
Dissection traumatique ou Iatrogène (geste diagnostic ou thérapeutique)
V. Anatomopathologie :
La dissection : séparation de la paroi en deux cylindres
Cylindre interne : Intima + 2/3 interne de la média.
Cylindre externe : 1/3 externe de la média+ Adventice.
Dr R.A.Koutchoukali
Maitre de conférences A en Chirurgie Cardiaque
La porte d’entrée : Endroit où s’interrompe la paroi aortique.
Faux chenal : Peut s’étendre aux vaisseaux efférents de l’aorte.
VI. Physiopathologie :
1) Rupture et tamponnade :
Paroi externe du faux chenal est fragile et peut se rompre suite à une HTA.
Rupture : péricarde, plèvre, médiastin, abdomen.
2) Insuffisance aortique : trois mécanismes
Faux chenal s’étend en rétrograde : capotage d’une sigmoïde.
Prolapsus de la cloison intimale vers le VG.
Déchirure d’une sigmoïde.
3) Malperfusion :
La dissection des branches collatérales de l’aorte est responsable d’une
réduction du flux sanguin de l’artère concernée (ischémie).
La malperfusion peut-être transitoire ou permanente.
VII. Classification :
1) Classification de De Bakey :
Type I : dissection dont la porte d’entrée siège au niveau de l’aorte ascendante
et qui s’étend au-delà de ce segment.
Type II : dissection dont la porte d’entrée siège au niveau de l’aorte ascendante
et qui ne s ’étend pas au-delà de ce segment.
Type III : dissection dont la porte d’entrée se situe en aval de l’ASCG et qui
s’étend sur l’aorte thoracique ou thoraco-abdominale.
2) Classification de STANFORD :
Type A : Dissection intéressant l’aorte ascendante et dont le traitement doit
être chirurgical et urgent.
Type B : Dissection n’intéressant pas l’aorte ascendante et dont le traitement
peut ne pas être chirurgical.
Dr R.A.Koutchoukali
Maitre de conférences A en Chirurgie Cardiaque
VIII. Clinique : très polymorphe
1) La douleur est « le maître symptôme »
Brutale, intolérable, très intense, type déchirure ou arrachement, souvent
migratrice.
Elle a une grande valeur localisatrice de siège initial : rétro sternal, cervical,
dorsal, épigastrique ou plus rarement lombaire ou abdominal.
Peut s’accompagnée de signes généraux : une poussée hypertensive, de
syncope, manifestations vagales (sueurs froides, nausées, vomissements).
2) Les complications de la dissection peuvent être au premier plan :
Etat de choc avec collapsus cardiovasculaire (dû à une tamponnade ou une
IAo importante).
Déficit neurologique : hémiplégique ou monoplégique, aphasiques (liés à une
interruption du flux sanguin dans une carotide).
Douleurs abdominales.
Oligurie ou anurie.
Ischémie d’un membre.
3) Les signes physiques :
Souffle diastolique d’insuffisance aortique +++.
Un frottement péricardique ou une atténuation des bruits du cœur.
Diminution ou disparition d’un ou de plusieurs pouls artériels.
HTA.
Différence TA entre les deux membres.
IX. Examens paraclinique
1) Examens d’orientation
a) ECG :
Absence de signe d’IDM (en absence de dissection des coronaires)
Signes d’HVG
Des troubles de la repolarisation.
b) Radiographie du thorax :
Elargissement du médiastin
Un bouton aortique faisant saillie dans l’hémi thorax gauche
L’existence d’un épanchement pleural gauche.
c) Enzymes cardiaques : normal.
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