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2. DIAGNOSTIC DES REGIONS
Les trois régions visitées présentent un profil différent, deux d’entre elles -
Bamako et Sikasso – ayant déjà un profil exportateur pour d’autres produits que
la papaye (la mangue par exemple) et la troisième - Ségou - ayant plutôt un
profil d’autoconsommation. La stratégie et l’organisation de la production
devraient donc tenir compte des spécificités de chacune des régions.
2.1 Région de Ségou
Les plantations visitées sont de très petite taille (0,1 à 0,2 ha). La production est
entièrement vendue sur le marché local, soit par l’intermédiaire de grossistes,
soit directement au bord de la route.
Les plantations visitées - que ce soit autour de Ségou, Bla et San et à l’Office
du Niger - ont montré un bon potentiel, le problème principal, comme souligné
lors de la restitution, étant la méconnaissance de la culture proprement dite.
Ceci occasionne des dégâts importants dans les plantations.
La production est faite à partir de variétés locales, assez diverses suite aux
hybridations inévitables pour ce genre de culture. La région de Ségou ne
devrait pas accéder à l’exportation mais se concentrer pour l’instant sur la
formation des planteurs à l’aide d’outils didactiques simples et très attractif,
lesquels sont à élaborer sous forme de posters ou d’affiches en addition au
Manuel du Planteur qui constituera déjà une bonne base de travail. Il faudra à
la fois améliorer les variétés locales par la maîtrise de la pollinisation afin de
sécuriser l’origine (nécessité de sélectionner des plants originels de la région de
Kita) et introduire de nouvelles méthodes de travail pour accroître le rendement
et la qualité.
Une organisation commerciale pourrait être mise en route pour accéder à des
marchés enclavés comme les villes plus au nord (Djenne, Tombouctou et la rive
nord du Niger qui a priori semble un marché naturel pour cette région). La vente
locale ou bord route bénéficierait aussi d’une amélioration qualitative du produit.
2.2 Région de Bamako
Il s’agit ici du plus gros marché du pays qui, compte tenu du haut niveau de
rémunération en matière de fruit, est sujet aux importations régulières des pays
environnants.
Il semble toutefois qu’un des facteurs limitatifs pour ce marché soit la difficulté
de communication par route pour beaucoup de bassins de production entourant
la ville. Les régions de Safo ou de Banko par exemple sont peu éloignées du
centre de Bamako mais les routes exécrables dissuadent le producteur de