Joseph Stiglitz & Inégalité: Analyse du « Prix de l'inégalité »

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Joseph E. Stiglitz
et
le principe d’égalité
A propos du « Prix de l’inégalité »
Christophe ATTALI
Ingénieur général des Mines
Ministère de l’Economie et des Finances
(V 1.1.1_2012 10 10)
Résumé
La publication en septembre 2012 de la version française de The Price of Inequality, de
J.E. Stiglitz, est l’occasion de revenir (partie 1) sur le parcours scientifique du fondateur
du nouveau paradigme des Information Economics. Une revue rapide de son œuvre
académique, où l’on discerne les jalons progressifs d’un retournement de perspective par
rapport aux thèses néo-classiques des marchés efficients, permet de souligner
l’originalité de ce Prix Nobel (2001) habituellement classé parmi les « néo-keynésiens ».
A cette lumière, la lecture de son livre (partie 2) révèle une personnalité dont le
diagnostic lucide sur les maux affectant la société américaine va de pair avec un
engagement profond pour une économie plus équitable, la puissance publique et les
marchés sachent équilibrer leurs forces. On peut cependant s’interroger sur la cohérence
profonde de la posture académique et de l’engagement éthique. On indique pour cela
(partie 3) des pistes de recherche qui indiquent à quelles conditions la science
économique, référée autant aux principes de justice qu’à l’ethos de l’efficacité, peut
rester, à l’intérieur de ses déterminants épistémologiques, une science morale et politique.
Introduction
Dans la conférence qu’il donna pour la réception du prix Nobel d’économie
1
en décembre
2001, Joseph E. Stiglitz évoquait son itinéraire personnel en ces termes :
Quand je commençais mes études d’économie, il y a environ quarante ans, je fus frappé
de l’incongruité des modèles que l’on nous enseignait, par rapport au monde tel que je
l’avais vu dans ma jeunesse (…). Même dans ses meilleurs jours, (ce monde) était gâché
par la pauvreté, des périodes de chômage élevé, et une discrimination raciale massive.
(…) Une fois diplômé, je me décidai à tenter de créer des modèles dont les hypothèses
et les conclusions s’accorderaient davantage avec le monde tel que je le voyais, avec
toutes ses imperfections. (…) (Ainsi) m’engageai-je dans les sciences économiques avec
l’espoir que je pourrais faire quelque chose au sujet du chômage, de la pauvreté, et de la
discrimination. (…) Car la responsabilité que nous donne notre liberté académique, c’est
de faire notre possible pour que le monde, dans le futur, connaisse non seulement une
plus grande prospérité économique, mais aussi davantage de justice sociale.
1
Plus exactement : le prix de la Banque de Suède en Sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel. Les
citations que nous produisons ci-après de cette conférence sont extraites de la version révisée que J. E. Stiglitz en
a publiée en juin 2002 dans The American Economic Review. Elle est disponible librement sur son site internet
de l’Université de Columbia (http://www2.gsb.columbia.edu/faculty/jstiglitz/), sous le titre : Information and the
Change in the Paradigm in Economics. La traduction française est de notre fait.
2
De fait, après son Ph. D. au MIT (1966 1967), ses tout premiers travaux de recherche à la
Cowles Foundation
2
(1967 1970) ont porté sur la question des inégalités des revenus, sur
celle du chômage, et sur les rapports à l’économie réelle de l’économie financière dont la
théorie se développait alors sur la base des résultats produits par Markowitz (« théorie du
portefeuille » : 1959), et par Modigliani et Miller (« théorème » de la finance d’entreprise :
1958 1963). Dans ses premiers articles, Stiglitz s’étonnait ainsi que l’on puisse déduire du
modèle standard d’équilibre général, tel qu’il avait été récemment refondé par les travaux de
Arrow et Debreu (1954 1959), des conclusions opposées quant aux tendance globales du
système concurrentiel à l’égalisation progressive de la distribution des richesses, ou au
contraire au creusement des inégalités
3
. Parmi les forces for inequality qu’il relevait, il
soulignait alors les conséquences de l’hétérogénéité de l’offre sur le marché du travail,
spécialement en termes de qualifications. Il relevait par ailleurs l’importance à long terme des
arbitrages entre la rémunération du travail et celle du capital, pour le développement d’un
chômage structurel
4
. Enfin, il observait
5
que les canismes réels à l’œuvre dans les marchés
financiers ne justifiaient le « théorème » de Modigliani et Miller que pour autant que l’on fît
abstraction de la fragmentation sectorielle de l’économie, des conditions de création ou de
concentration des entreprises, des coûts de transaction, des asymétries et autres imperfections
d’information sur les marchés, des restrictions à la variété des instruments financiers
disponibles, de l’éventualité de faillites, etc. Il notait la possibilité, en présence d’incertitudes,
et à défaut que soient alisée parfaitement l’hypothèse de complétude des marchés avancée
par Arrow et Debreu, d’une inefficience structurelle de l’économie
6
. Et il concluait (ibid.) que
la « main invisible » de la compétition peut ne pas travailler aussi bien qu’on l’a pensé
jusqu’à présent. En un certain sens, ces limitations de l’optimalité des marchés
concurrentiels sont beaucoup plus sérieuses que les restrictions qui ont pu déjà être
relevées, car elles concernent une des plus fondamentales de toutes les activités
économiques, l’allocation des ressources parmi les opportunités alternatives
d’investissement.
Tous ces motifs d’inefficacité structurelle de l’économie de marché ont formé la trame des
travaux ultérieurs de J.E. Stiglitz. Et plus de quarante ans après ces premières publications,
Joseph E. Stiglitz nous propose aujourd’hui un ouvrage qui rassemble, sous une forme simple
et accessible au grand-public, l’essentiel de son expérience et de son savoir sur le
fonctionnement réel de l’économie aux USA, et son rapport au système politique. Mais Le
Prix de l’Inégalité
7
est plus que cela. C’est aussi un véritable réquisitoire contre certaines
perversions qui, provoquant ou aggravant les échecs du marché, consolident des situations de
rente, distordent les processus d’allocation de ressources et créent toujours plus d’inégalités
au profit des « 1% » les plus riches. Centrées sur l’économie américaine ses analyses,
2
Fondée en 1932, la Cowles Commission for Research in Economics, renommée Cowles Foundation en 1955,
s’est assignée la che de vérifier empiriquement la pertinence des modèles macroéconomiques utilisables pour
les décisions de politique économique. Cela incluait l’élaboration de modèles de vérification des hypothèses
keynésiennes (Tinbergen, 1939 ; Klein, 1950 ; etc.), et leurs tests économétriques. Le développement de la
« Nouvelle Economie Néo-classique », et des modèles de croissance dérivés de la théorie de l’équilibre général
reformulée par Arrow et Debreu (1954 1959), ont élargi, à partir des années 1960, son champ d’investigation
théorique et de recherche statistique et économétrique. « Néo-classiques » et « néo-keynésiens » s’y sont côtoyés.
3
Stiglitz: Distribution of Income and Wealth among Individuals – Econometrica, juillet 1969.
4
Stiglitz (avec G.A. Akerlof): Capital, Wages and Structural Unemployment – Economic journal, juin 1969.
5
Stiglitz: A Re-Examination of the Modigliani – Miller Theorem – Review of Economics and Statistics, 1969.
6
Stiglitz: On the Optimality of Stock Market Allocation of Investment Quaterly Journal of Economics, février
1972 (une première version en avait été présentée à l’Econometric Society réunie à Tokyo en 1970).
7
Editions Les Liens Qui Libèrent, Paris, sept. 2012, 510 p. – Trad. française par P. et F. Chemla de l’ouvrage de
J.E. Stiglitz publié à New-York aux éditions W.W. Norton en juin 2012, sous le titre : The Price of Inequality.
3
revient souvent le thème central des asymétries d’information, démontrent comment ce
creusement des inégalités résulte de choix dictés par ceux qui ont su « capturer » le système
politique au profit de leurs intérêts économiques particuliers. Au long de l’ouvrage apparaît
ainsi tout le prix à payer par la société pour l’aggravation des inégalités en son sein : celles-ci
n’affectent pas seulement la croissance et l’efficacité de l’économie ; elles minent aussi sa
stabilité, déchirent le tissu social, et invalident le pacte fondateur du système démocratique.
Il convient de lire cet ouvrage pour ce qu’il est : le livre d’un économiste éminent qui est aussi,
et peut-être d’abord, un homme engagé et militant. Publié à quelques mois des élections
présidentielles américaines, il brosse un tableau particulièrement sombre des rapports mutuels
du système économique et du système politique aux USA. Mais il propose aussi les voies
d’un redressement économique, social et politique. Suivant souvent en cela davantage les
voies de l’exhortation ou de l’admonestation, que celles de la démonstration rigoureuse,
l’auteur reconnaît volontiers que
tout livre destiné à un large public, comme celui-ci, généralise davantage que ne le ferait
un ouvrage scientifique truffé de distinctions fines et de notes. Je m’en excuse d’avance et
renvoie le lecteur aux travaux que je cite dans le nombre limité de notes que m’a autorisé
mon éditeur …
Autant dire qu’il serait inopportun, et mal séant, de rendre compte de cet ouvrage en évaluant
la qualité de ses démonstrations, et la pertinence de l’analyse scientifique de phénomènes
économiques et sociaux que l’auteur ne décrit qu’à grands traits. Il nous a semblé plutôt que
cette publication, au retentissement mondial
8
, nous donne l’occasion d’abord (partie 1) de
prendre une perspective d’ensemble sur l’itinéraire exceptionnel de J. E. Stiglitz et son apport
considérable à la théorie économique. Nous pourrons alors (partie 2) présenter, dans cette
perspective, les principales articulations du Prix de l’Inégalité. Mais nous ne pourrons
finalement manquer de nous interroger (partie 3) sur les ressorts profonds qui ont porté
l’auteur dans son invention de ce qu’il désigne comme le « nouveau paradigme » de
l’Information Economics.
Car la question de l’égalité (et de l’inégalité) politique et économique semble bien constituer
le point focal à partir duquel se sont déployées au fil du temps ses initiatives scientifiques et
politiques : s’il y a un tel prix à payer, à ses yeux, pour l’accroissement des inégalités, ne
serait-ce pas que l’architecture économique et sociale qu’il appelle de ses vœux ne pourrait se
fonder que sur un postulat fondamental d’égalité des conditions ? Mais ce « principe
d’égalité » ne nous fait-il pas passer de la science économique à la philosophie politique ? En
quoi engage-t-il dès lors toute une vision du monde, qui commanderait en retour
l’organisation du savoir économique ?
1. Une œuvre majeure : le paradigme de l’Information Economics.
Joseph Eugene Stiglitz est le 9 février 1943 au sein d’une famille juive de la classe
moyenne. Son père, agent d’assurance, et sa mère, qui enseignait auprès des immigrants,
privilégiaient les choses de l’esprit, et l’engagement auprès des plus faibles. La famille
demeurait dans une ville industrielle de l’Indiana, à Gary. Joseph y apprit la dureté des réalités
économiques : chômage et pauvreté accompagnaient les fluctuations du marché de l’acier, et à
cela s’ajoutait alors des comportements largement répandus de discrimination raciale.
8
Parmi les meilleures ventes aux USA, cet ouvrage devrait faire l’objet, comme ce fut déjà le cas des autres
ouvrages grand-public de J. Stiglitz, de traductions en de multiples langues.
4
Après avoir étudié trois ans les sciences économiques au Amherst College (Massachussets),
une bourse lui permit de poursuivre ses études au MIT de Boston et à l’Université de Chicago,
et d’y entreprendre ses premières recherches. Il obtint son Ph. D. en Economics au MIT en
1967. Il fut alors recruté par la Cowles Foundationil devint professeur titulaire dès 1970, à
l’âge de vingt-sept ans. La Cowles Foundation était depuis 1955 intégrée à l’université de
Yale. Stiglitz y resta jusqu’en 1974, avant de rejoindre l’Université de Stanford, où il enseigna
jusqu’en 1976. Entre temps, en 1972, il avait été élu Fellow of the Econometric Society, une
distinction précoce qui signalait un talent jugé déjà exceptionnel. Parallèlement, il fut invité
comme Senior Research Fellow à l’Université de Nairobi (Kenya), pendant trois périodes
d’été, de 1969 à 1971. Soucieux dès ses premières recherches, on l’a vu, de confronter au réel
les modèles théoriques de l’approche standard néo-classique et d’y évaluer la validité de leurs
hypothèses conventionnelles, il trouva au Kenya, dans la problématique d’un pays en
développement, les éléments empiriques qui renforcèrent sa conviction que le modèle
standard de l’équilibre concurrentiel des marchés complets et parfaits, avec ses propriété
d’efficience et d’optimalité censées fonder sa mise en œuvre dans les Welfare Economics, ne
pouvait rendre compte des inefficacités structurelles qu’il constatait.
Bien que toute tentative de périodisation puisse présenter des risques d’arbitraire, et exigerait
donc des vérifications approfondies, on peut considérer ces premières années d’enseignement
et de recherche, de 1967 à 1976, comme fondatrices. Ses trois séjours au Kenya lui permirent
en effet de conforter les premières remarques critiques qu’il avait formulées dans ses articles
déjà cités de 1969 et 1970, et de dégager les linéaments de quatre projets de recherche, noués
ensemble autour de la même intuition centrale, celle de l’imperfection et de l’asymétrie de
l’information entre les acteurs des marchés du travail, du capital, et des biens et services. A
ses premières recherches sur les imperfections du marché des capitaux (1969 – 1970), Stiglitz
ajoutait ainsi à son programme : l’analyse des biais informationnels affectant la valorisation
des acquis éducatifs sur le marché du travail (hypothèse du système éducatif comme
Screening Device) ; celle des phénomènes de sélection adverse sur le marché du travail, dont
les situations d’équilibre avec un chômage durable (non-apurement du marché du travail)
signalait la non-pertinence à son endroit de l’hypothèse concurrentielle « pure » du modèle
standard, et validait en retour l’existence d’un mécanisme sous-jacent et implicite qu’il décrit
comme celui du « salaire d’efficience » (Efficiency Wage Theory) ; l’élaboration d’une théorie
générale des incitations adossée aux problématiques de l’asymétrie dans la perception des
risques, aux effets du moral hazard
9
, et aux structures incomplètes des contrats (explicites ou
tacites) dans les relations du type principal agent ; et enfin, la mise en évidence de
l’existence de modèles d’équilibres sans unicité du signal – prix, avec des distributions de prix
et de revenus (dont les salaires) représentatives des incertitudes et des asymétries
d’information affectant les diverses catégories d’acteurs sur les marchés.
9
La notion du moral hazard, ou aléas moral, a été introduite au départ dans le secteur de l’assurance, pour
désigner les phénomènes de comportements non-optimaux résultant de prises de risques inappropriées de la part
de bénéficiaires de contrats d’assurance, et non portés à la connaissance de l’assureur (c’est donc de ce point de
vue un cas particulier d’asymétrie d’information) ; en abusant de la couverture qu’ils ont acquises, ces assurés
génèrent au final une sinistralité globale supérieure à ce qui aurait pu être constaté sans ce relâchement des
comportements ; le coût global des contrats produits par l’assureur en est aggravé ; en l’absence de politique
d’équilibre séparateur, l’aléa moral est donc à l’origine d’externalités négatives sur l’ensemble du secteur. Cette
approche a été généralisée à la problématique de la relation d’agence (relation Principal Agent), notamment en
gouvernance d’entreprise. Mais elle s’applique aussi aux phénomènes de prises de risque inappropriées dans le
secteur financier. On pourrait me la néraliser dans la problématique de la sincérité et de l’équité de tous les
contrats, explicites ou implicites, formant le tissu de l’activité économique et le contenu effectif des institutions.
5
Il le reconnut lors de sa « Conférence Nobel » de 2001 :
I was to return to these four themes repeatedly in my research over the following three decades
10
.
Mais c’est sans doute l’article remarqué qu’il produisit en 1976 avec Michael Rotschild :
Equilibrium in Competitive Insurance Markets : an Essay on the Economics of Imperfect
Information
11
, qui pourrait marquer le terme de cette période fondatrice, en énonçant
explicitement la perspective d’ensemble toute la suite des travaux de Stiglitz allait
s’inscrire. Les deux auteurs discutaient dans cet article les conditions d’existence d’un
équilibre concurrentiel sur un modèle du marché de l’assurance incluant des hypothèses
d’asymétries d’information. Ils montraient que seul un « équilibre séparateur » (segmentant le
marché, à la différence des équilibres « mélangeants ») était possible, et qu’il pouvait être
socialement efficace, notamment au regard des externalités liées aux risques, sans être pour
autant Pareto-optimal. Après avoir esquissé une typologie des modèles d’équilibres en
situations d’information imparfaite impliquant des stratégies différenciées de réduction des
asymétries d’information (modèles de signalement, modèles de filtrage), et évoqué leur
application à l’étude des conditions optimales de fourniture de biens publics, ils concluaient
ainsi leur travail :
Ces spéculations théoriques nous disent-elle quelque chose sur le monde réel ? (…) Le
marché sur lequel nous avons focalisé l’essentiel de nos analyses, celui de l’assurance,
n’est probablement pas concurrentiel [
au sens strict de la théorie standard]
; que notre
modèle puisse expliquer partiellement ce fait, cela est presqu’impossible à dire. Mais il y
a d’autres marchés, particulièrement les marchés financiers et du travail, qui apparaissent
concurrentiels et dans lesquels l’information imparfaite et asymétrique joue un rôle
important. Nous suspectons que beaucoup des institutions propres aux marchés du travail
se sont développées en réponse aux difficultés qu’ils ont, avec d’autres marchés
concurrentiels, à gérer ces problèmes d’information. Etablir (ou réfuter) cette conjecture
semble fournir pour l’avenir un riche programme de recherche.
Au terme de cette première période, fondatrice, on discerne les influences et les intuitions
majeures qui structureront pour toute la suite le programme de recherche de Stiglitz. La
systématisation de ce programme marque une deuxième période qui recouvre globalement la
décennie des années 80
12
. Ces recherches vont le positionner de manière originale face aux
courants dominants de l’époque, soit :
- Le courant néoclassique renouvelé par Arrow et Debreu dans les années 1950, courant
auquel se rattacheront notamment, par la suite les développements relatifs aux
modèles inter-temporels des cycles réels (Real Business Cycles) et aux nouveaux
modèles de croissance ;
- Le courant keynésien préoccupé particulièrement par la critique et la validation
économétrique des modèles macroéconomiques dérivés des formalisations fondatrices
proposées par Tinbergen, Klein, et Phillips à la suite de Keynes.
10
Information and the Change in the Paradigm in Economics. – Op. cit.
11
The Quaterly Journal of economics, volume 90, n° 4 (nov. 1976). Nous avons traduit le passage cité ci-après.
12
On pourrait être plus précis en faisant remonter cette période à la réception positive par la communauté
scientifique, de l’article précité de 1976, co-signé avec M. Rothschild (Equilibrium in Competitive Insurance
Markets : an Essay on the Economics of Imperfect Information), et en la faisant aboutir à la première édition de
Economics (W.W. Norton, New-York, 1993), ouvrage co-signé avec C.E. Walsh. Adapen français, avec le
concours de J.-D. Lafay sous le titre : Principes d’Economie moderne (De Boeck, 3
ème
édition : 2007).
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