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modèles d’extraction et d’utilisation des ressources qui prévalent sont un facteur contributif et
causal majeur de ce que l’on appelle la triple crise planétaire (changement climatique, perte de
biodiversité et pollution). De plus, l’utilisation des ressources naturelles est très inégale et crée
de fortes différences dans la répartition des coûts et des avantages, les pauvres étant
particulièrement désavantagés tout au long du cycle d’utilisation. Le modèle actuel ne parvient
pas non plus à offrir des conditions de développement humain acceptables pour de nombreux
habitants de la planète. C’est dans ce sens que Vasile & Man, (2012) affirme que les coûts
environnementaux peuvent être analysés soit du point de vue de la protection de
l’environnement, soit en fonction de leur lien avec les flux de matériaux et d’énergie.
En ce qui concerne la zone subsaharienne, la dégradation de l’environnement est visible. En
effet, depuis l’année 1990, plus de 13 pays de l’Afrique subsaharienne étaient déjà en déficit
écologique (hectares globaux par tête en millions), entre 1990 et 2010, 10 autres pays se sont
retrouvés dans une situation déficitaire. Enfin, en 2022, seulement 22 pays en Afrique
Subsaharienne possèdent toujours des réserves écologiques avec une forte tendance à la baisse
et quelques pays ayant une biocapacité nulle (Global footprint network, s. d.). La prise de
conscience a incité de nombreuses entreprises à élaborer des stratégies environnementales
proactives, visant à réduire leur empreinte carbone et à adopter pour des pratiques plus durables
(BOUNID & EL HAMMOUTI, 2024).
L’augmentation des activités humaines dans un contexte de concurrence pour les ressources à
travers le monde a fait des défis environnementaux un problème classique permanent, incitant
ainsi les décideurs politiques à rechercher continuellement des solutions efficaces tout en
assurant un développement durable. Ainsi, les pays ont mis en place diverses réglementations
ciblant dans ce contexte, la ET (taxe environnementale) comme une alternative importante pour
protéger la qualité environnementale en réduisant l'impact dans divers domaines (Pigou, 1920;
Chien et al., 2021). Les décideurs politiques visent à stimuler la qualité environnementale en
freinant la dégradation de l'environnement grâce à la pratique de la ET, qui contribuent à
atteindre divers Objectifs de Développement Durable (ODD 7 et 13).
Partant de la constatation que la pollution peut provoquer des pertes de productivité, et suivant
ainsi une suggestion de Goulder, (1994) introduit dans un modèle de croissance la qualité de
l’environnement comme input productif, agissant comme une externalité positive, dans un
processus mettant en jeu le travail, le capital et un input polluant tel que l’énergie, la fiscalité
environnementale ou verte est considérée comme un instrument économique productif pour