Chapitre II Comment expliquer l`instabilité de la croissance

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Chapitre II Comment expliquer l’instabilité de la croissance ?
2 semaines
Introduction :
La croissance économique est instable depuis le 19ème s : à des périodes de croissance soutenue
(expansion), succèdent des périodes de forts ralentissements, voire de recul de l’activité
productive pendant une période plus ou moins longue (récession ou dépression). La crise de
1919, la crise des subprimes en 2007-2008 et la crise des dettes aujourd’hui en sont des
exemples. La mise en évidence des fluctuations de la croissance renoue avec l’idée de cycles
économiques. Comment expliquer ces crises, comment les résorber dans le cadre des politiques
conjoncturelles menées par l’Etat, seront les questionnements de ce chapitre.
Plan :
I Mise en évidence de l’instabilité de la croissance
II Les schémas explicatifs des fluctuations de la croissance
III Le rôle des politiques économiques pour gérer les fluctuations économiques
I Mise en évidence de l’instabilité de la croissance :
A Une croissance économique variable sur le long terme :
1) Constat :
Doc 2 p 42 + doc 1 p 42
Définitions :
Crise : au sens strict, le terme de « crise » désigne le point de retournement à la baisse de
l’activité économique ; au sens large, il désigne l’ensemble de la période au cours de laquelle
l’activité est déprimée, le chômage élevé, etc. ; la crise se termine alors grâce à la « reprise ».
Expansion : phase de la conjoncture caractérisée par une hausse importante du PIB. Son taux de
croissance annuel est supérieur à la tendance de longue période (trend).
Récession : .... par une hausse faible du PIB, hausse inférieure à celle du trend. Aujourd’hui on
utilise également ce terme pour évoquer une diminution de la P° sur 2 trimestres consécutifs en
référence au terme anglais : « recession » = contraction en français.
Dépression : période de baisse durable du PIB dont le taux de croissance est négatif.
2) Fluctuations, cycles :
Photocopies Hachette doc 1 et 3 p 40
Doc. 1 : Le retour des cycles
1 : 1ère thèse : Grace aux innovations technologiques, qui assurent à la fois des gains élevés de
productivité et une baisse de l’inflation, grâce aussi à la mondialisation, qui génère de nouveaux
consommateurs et donc des débouchés pour les nouveaux produits, la croissance devient plus
régulière et beaucoup moins cyclique.
2ème thèse : Les crises financières à répétition depuis la fin du 20ème siècle montrent au contraire
que les cycles n’ont pas disparu.
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2 : Le titre appelle « quatre saisons du capitalisme » les cycles économiques : expansion, crise,
récession, reprise. Selon l’auteur, le capitalisme connait toujours des cycles économiques,
revenant comme des « saisons » : les cycles sont une caractéristique naturelle de l’évolution
économique.
Définitions :
Inflation : hausse cumulative et auto entretenue du niveau général des prix.
Désinflation : ralentissement de la hausse des prix.
Déflation : baisse généralisée des prix, accompagnée d’une baisse des salaires et de la masse
monétaire. Ceci se traduit souvent par une contraction de la P° et des échanges.
Doc. 3 : Qu’est-ce qu’un cycle ?
1 : Ces phases reviennent sans cesse, mais pas de façon strictement régulière dans le temps ni
d’une durée semblable à chaque fois, au contraire d’une fonction « périodique ».
2 : Par exemple : expansion en 1986-1989, crise en 1990, récession en 1991-1993, expansion en
1994-2000.
Synthèse :
On appelle fluctuations économiques l’ensemble des mouvements de ralentissement ou
d’accélération du rythme de la croissance économique. Le repérage des fluctuations s’opère
grâce à des séries statistiques qui portent sur le volume de la production, les prix, le chômage, le
niveau des stocks, les carnets de commande des entreprises, etc. (par exemple en France les
enquêtes de conjoncture réalisées par l’INSEE).
Un cycle est une fluctuation qui revient avec une certaine régularité et une certaine périodicité.
Chaque cycle est composé d’une phase ascendante (croissance économique) et d’une phase
descendante (crise économique).
On distingue 3 types de cycles
- Les cycles longs : Kondratieff : 40 à 60 ans : cycle composée de 2 phases : expansion (A) : prix
et P° augmentent, phase de récession (B) : prix en baisse et faible augmentation, voire baisse,
de la P°.
Les principales explications de ce cycle sont l’irrégularité du PT (cf Schumpeter) et les
variations de la Qté de monnaie en circulation.
- Les cycles majeurs ou des affaires ou encore Juglar : durée de 6 à 10 ans. L’explication est à
trouver dans le fait que l’économie est toujours en déséquilibre : D ˃ O ou inverse
- Les cycles mineurs ou Kitchin : 40 mois environ ; cycles de faible amplitude dûs à une
certaine périodicité dans la gestion des stocks (stockage/déstockage).
B Croissance effective, potentielle :
L’analyse des fluctuations économiques repose notamment sur l’étude des différences entre la
croissance effective (celle qui est mesurée au cours d’une période donnée) et la croissance
potentielle mesurée par le PIB potentiel.
1) Le PIB potentiel : le concept :
Doc 66 p 44
2
2) Une évaluation des PIB potentiels :
Doc 7 p 44
C Les conséquences de la crise sur la croissance potentielle :
1) Présentation de la croissance potentielle :
Doc 9 p 45
Déf. : croissance de l’activité économique qui résulterait d’un emploi des facteurs de P° qui ne
générerait pas de tensions sur le marché des B&S, ni sur le marché du travail.
Doc 9 p 45
2) Les manifestations de la crise : 3 grandes périodes de crise :
Doc 3 p 42
3) Les conséquences : récession et chômage se cumulent :
Doc 5 p 43
II Les schémas explicatifs des fluctuations de la croissance :
A Chocs d’offre et de demande :
Les chocs d’offre et de demande sont des perturbations exogènes cad extérieures qui viennent
troubler l’activité économique.
Déf. choc exogène : point notion p 44
1) Chocs d’offre :
Doc 10 p 46 pour présentation + doc 13 p 47 pour exemple
Synthèse :
Les chocs d’offre sont des variations des conditions de la production. Ils découlent notamment
de la productivité ou du prix des facteurs. Ils sont positifs ou négatifs.
Les chocs d’offre négatifs sont causés généralement par une hausse du coût des matières
premières (chocs pétroliers de 1973 et 1979 par exemple), par des augmentations de salaires
supérieures aux gains de productivité (comme au cours des années 1970) ou par un
alourdissement de la fiscalité sur les entreprises.
En cas de choc d’offre négatif, l’activité économique devient plus coûteuse et les entreprises les
moins compétitives risquent d’être acculées à la faillite.
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Inversement, lorsque des innovations permettent des gains de productivité et abaissent les
coûts unitaires de production, elles produisent un choc d’offre positif. La baisse des coûts de P°
peut entrainer la baisse des prix des produits, donc favoriser leur diffusion auprès des
consommateurs d’où hausse de la P° et augmentation de la croissance.
2) Chocs de demande :
Doc 11 p 46
Synthèse :
Lorsqu’une des composantes de la demande globale adressée aux producteurs se modifie, on
parle de « choc de demande ».
Demande globale = D de biens de C° + D en biens d’I + D de l’Etat + X°
Lorsque la demande globale est affectée par des chocs positifs, sa hausse peut impulser une
phase d’expansion. Inversement, si des chocs de demande négatifs se produisent, ils peuvent
provoquer une diminution de la demande globale et conduire à une récession.
Les chocs de demande ont souvent un impact amplifié sur l’activité économique du fait du
comportement des entreprises. Lorsque la demande ralentit, la production peut baisser
beaucoup plus fortement si les entreprises anticipent une baisse encore plus marquée de la
demande. Dans ce cas, le chômage augmente risquant alors de contribuer à accentuer ce
ralentissement. Inversement, lorsque la hausse de la demande s’accélère, les entreprises
produiront d’autant plus qu’elles devront reconstituer leurs stocks. Dans ce cas, la baisse du
chômage et les investissements réalisés peuvent alors contribuer à entretenir l’augmentation
de la demande.
B Les autres explications :
1) Choc cumulatif : un choc d’offre et de demande : l’exemple du pétrole :
Doc 14 p 48
2) Cycle du crédit :
Doc 16 et 17 p 49
Synthèse :
Le cycle du crédit contribue à expliquer le caractère endogène de l’instabilité de la croissance.
En période d’expansion économique, si la situation économique est saine (faible taux d’intérêt,
faible inflation), les agents ont tendance à s’endetter, ce qui dynamise la demande et renforce la
croissance donc l’optimisme général. Cependant, le taux d’endettement des agents augmente,
des crédits sont accordés à des agents moins solvables, la spéculation se développe. En fixant des
taux d’intérêt trop bas en période d’expansion, les banques centrales et commerciales peuvent
contribuer à amplifier ces comportements.
Ces excès peuvent conduire à une crise financière et plonger l’économie réelle dans la crise
lorsqu’un événement provoque le retournement des anticipations et la contraction de l’offre de
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crédit des banques. Les mécanismes qui avaient accéléré la croissance jouent alors dans le sens
contraire. L’endettement excessif pousse les agents à vendre leurs actifs pour se désendetter, ce
qui fait baisser le prix de ces actifs et accroit finalement la valeur réelle de la dette : mécanisme
appelé « déflation par la dette ». La fragilité du système bancaire rend le crédit inaccessible aux
PME qui, pour retrouver de la liquidité, licencient et baissent leurs prix. Les faillites se
multiplient, ce qui aggrave en retour la situation des banques.
La déflation, c’est-à-dire la contraction des grandeurs nominales (prix, salaires, masse
monétaire) pourrait assainir l’économie si elle favorisait à long terme le redémarrage de cette
dernière en éliminant les producteurs les moins efficaces Cependant, l’existence d’un tel
phénomène de « régulation par la faillite » (J. Rueff) a fait l‘objet d’une vive contestation par J.M.
Keynes, qui souligne que seule l’intervention de l’Etat peut permettre un redémarrage de
l’activité économique et au contraire, éviter une spirale déflationniste (cf TD 1 p 54 doc 3).
TD 1 p 54
III Le rôle des politiques économiques pour gérer les fluctuations économiques :
A Pourquoi intervenir :
En période de ralentissement, le recul de l’activité économique engendre un chômage de masse
et une baisse du revenu des ménages attisant les tensions sociales et politiques. Sans
intervention de l’Etat, l’économie peut entrer dans un cercle vicieux dans lequel la déflation,
comme étudié précédemment, renforce les difficultés économiques.
L’Etat dispose de 2 types de politiques pour agir sur l’activité économique :
-
-
Les politiques structurelles : actions à long terme (effets au-delà de 2 ans) pour modifier en
profondeur et durablement les structures de l’économie (ex. : politique des transports,
industrielle, agricole, de la recherche). Elles visent à augmenter une croissance potentielle
insuffisante. Elles ne seront pas traitées ici.
Les politiques conjoncturelles : actions à court terme visant à restaurer ou maintenir les
grands équilibres schématisés par le « carré magique » de Nicholas Kaldor.
Elles visent à réduire l’écart, le gap, entre croissance potentielle et croissance effective.
La situation d’un pays peut être « résumée » à l’aide d’un « carré magique » comportant quatre
axes sur lesquels sont placés les variables liées à l’activité économique (taux de croissance et
taux de chômage) et celles liées aux équilibres (taux d’inflation et solde de la balance courante
en % du PIB).
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Relier ces différents points permet de faire apparaître une surface qui est d’autant plus
importante que la situation du pays est « bonne ». Le « carré magique » permet donc de
comparer d’un coup d’œil la situation du pays au cours du temps (ou la situation de plusieurs
pays à la même date).
Données 2011
PIB
Chômage :
Solde BTC :
Inflation :
France (Rouge)
1,5 %
9,3%
- 2,2 %
2,1 %
Allemagne (Bleu)
3,6 %
5,9 %
5,7 %
2,2 %
Remarque : les objectifs du « carré magique » sont liés par paires : croissance économique et
emploi, stabilité des prix et équilibre extérieur, qui sont contradictoires entre elles : ainsi la
courbe de Philipps met en évidence « l’opposition entre variation du chômage et variation de
l’inflation ».
Exemple : un seul objectif atteint en 2010 : peu d’inflation mais déficit extérieur 51 Milliards d’€
en 2010 et faible taux de croissance.
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A : Plein emploi  demande importante  hausse des prix et hausse des salaires
B : Economie en récession  l’offre de travail est abondante  baisse des salaires.
Conclusion : Chômage et inflation varient en sens inverse.
De même, une forte croissance du PIB peut entraîner une hausse du déficit extérieur : ainsi, une
augmentation de l’expansion entraîne une hausse des investissements et de la consommation
qui favorisent une hausse des importations d’où aggravation du déficit extérieur. C’est ce qui
s’est passé en 1981 – 82 en France : la relance Mauroy s’est soldée par une dégradation de notre
position extérieure : 61 milliards de Francs de déficit en 1981 à 93 milliards en 1982.
Dans ce chapitre nous ne présenterons que les politiques conjoncturelles.
B Présentation des politiques conjoncturelles : comment intervenir
1) Les instruments des politiques conjoncturelles :
Les politiques conjoncturelles s’appuient sur 2 instruments : le budget de l’Etat, la masse
monétaire.

Politique budgétaire
Déf. : Q° de cours p 51
7
Doc 18 p 50 + exercice d’application

Politique monétaire :
Déf. : Q° de cours p 53
Doc 21 p 52 + exercice d’application p 53
Les 3 types d’instruments de la politique monétaire : Q° de cours, suite, p 5
2) Les 2 types de politiques conjoncturelles :
Les politiques conjoncturelles sont de 2 types, selon les effets souhaités : politique de relance,
politique de rigueur.
 La politique de relance ou politique de la demande :
C’est une politique d’inspiration Keynésienne. Son principe est le suivant : modifier à la hausse
les anticipations des entreprises pour augmenter la demande effective et réduire le chômage.
Pour ce, 2 méthodes :
* 1ère : relancer la consommation, soit directement par la création d’emplois publics ou encore la
baisse des impôts, soit par la politique de redistribution. (Principe de l’accélérateur).
* 2ème : relancer l’investissement public qui va entraîner une hausse de la demande. (Principe du
multiplicateur d’investissement).
Dans les 2 cas il y a déficit du budget de l’état, déficit temporaire et qui sera à priori comblé
lorsque la croissance augmentera et le chômage baissera, puisque les recettes de l’état réaugmenteront.
Le danger principal des politiques de relance est l’aggravation du déficit intérieur et la relance
de l’inflation.
 La politique de rigueur ou politique de l’offre :
C’est une politique d’inspiration libérale ou monétariste.
Son principe est le suivant : maîtriser les déficits pour restaurer l’offre et augmenter la
compétitivité des entreprises ce qui relancera la croissance. Pour ce, 3 outils :
* 1er : la rigueur budgétaire : la baisse des déficits publics favorise la baisse de la demande d’où
baisse de l’inflation et retour à l’équilibre extérieur (hausse des exportations par la baisse des
prix et baisse des importations due à la baisse de la demande).
* 2ème : la rigueur monétaire (influence des monétaristes) : le contrôle strict de la croissance de la
masse monétaire permettra de réduire l’inflation en évitant la déflation. La croissance de la
masse monétaire doit suivre l’augmentation du PIB selon l’équation de Fisher : MV = PT
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M = masse monétaire, V = vitesse de circulation de la monnaie, P = niveau des prix, T = volume
des transactions, soit le PIB
V et T étant soit stables soit données, P dépend donc directement de M.
Milton Friedman, chef de file des monétaristes critique les politiques de relance qui, selon lui,
relancent l’inflation sans réduire le chômage car il existerait un taux de chômage incompressible
lié aux rigidités du marché.
3ème : rigueur salariale : le partage de la valeur ajoutée doit être favorable aux entreprises.
Le danger principal des politiques de rigueur est de ralentir la croissance et d’augmenter le
chômage.
3) Tableau récapitulatif : à photocopier
Type de politique
Monétaire
Relance
Obj : relancer-stimuler la
croissance et l’emploi
Moyen : Banque Centrale
baisse son taux directeur
Effets pervers : risque
inflationniste
Budgétaire
Obj. : relancer-stimuler la
croissance et l’emploi
Moyens : dépenses publiques
(création d’emplois
publiques, relèvement des bas
revenus, recours au
déficit budgétaire), baisses
d’impôts (bouclier fiscal,
baisse TVA, niches fiscales
etc).
Effets pervers : contrainte
extérieure1, déficit
public = endettement pour
l’Etat.
Stimuler la demande globale
(investissement et
consommation)
Objectif intermédiaire
Rigueur
Obj : ralentir le taux
d’inflation pour
restaurer la compétitivité-prix
Moyen : Banque Centrale
accroît son taux
directeur
Effets pervers :
ralentissement de la
croissance, chômage
Obj. : ralentir la croissance
jugée inflationniste, réduire le
déficit budgétaire.
Moyens : hausse des impôts,
réduction des dépenses
publiques, équilibre voire
excédent budgétaire
Effets pervers : déprime la
consommation et
l’investissement
Désinflation (ralentissement
du taux d’inflation qui reste
positif cependant),
modération salariale ( part
profits et part salaires dans
PIB).
1 Influence des échanges extérieurs (M° surtout) d’un pays engendrant une limitation des marges de manœuvre de la
politique économique nationale : la plus connue est l’inefficacité relative d’une politique budgétaire de relance en
économie ouverte : l’effet relance de la demande intérieure est amoindri par les fuites à travers la demande de
produits importés : dégradation du solde commercial et déficit budgétaire.
9
4) Les difficultés des politiques conjoncturelles :

-
Présentation des difficultés : nous en retiendrons 3 types
La politique conjoncturelle agit plus facilement sur la demande que sur l’offre. Les chocs
d’offre nécessitent des ajustements structurels et institutionnels de l’économie qui
demandent du temps.
Les effets des politiques ne pas mécaniques : les agents économiques peuvent modifier leurs
comportements suite aux modifications des politiques économiques.
La France se trouve aujourd’hui insérée dans la zone euro où la conduite des politiques
conjoncturelles est beaucoup plus délicate. La politique monétaire est décidée par la BCE
pour l’ensemble de la zone euro et la politique budgétaire est contrainte par le Pacte de
Stabilité et de Croissance, renforcé en 2012 par le Pacte budgétaire. Il n’y a pas de
coordination des politiques budgétaires nationales, seuls des objectifs sont fixés : déficit
budgétaire (déficit du budget de l’Etat) limité à 3% du PIB et dette publique (somme des
déficits) à 60% du PIB.
Remarque : Ces politiques seront étudiées de façon approfondie dans le chapitre suivant qui
portera en partie sur l’intégration européenne.

Une illustration : le budget européen est- il adapté pour lutter contre les crises
économiques ?
TD 2 p 55
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