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D’autres fois elle se glissait, la nuit, derrière les barques des marins qui allaient à la pêche aux flambeaux, et
elle les entendait dire beaucoup de bien du jeune prince ; elle se réjouissait d’autant plus de l’avoir sauvé de la
mort. Mais elle songeait avec douleur qu’il ignorait tout et qu’il ne pouvait pas même penser à elle en rêve.
Plus elle approchait des humains, plus elle se sentait d’affection pour eux ; elle désirait pouvoir converser avec
eux et vivre de leur vie. Leur monde lui paraissait bien plus vaste que le sien ; n’avaient-ils pas, outre la mer qu’ils
traversaient dans tous les sens, les montagnes plus hautes que les nuages, les forêts, les champs qui s’étendaient
à perte de vue ?
Hans Christian Andersen, « La Petite Sirène », La Petite Sirène et autres contes,
© 2012, Petits Classiques Larousse
Note :
1. albâtre : sorte de pierre compacte colorée ou très blanche.
2. portique : galerie de rez-de-chaussée couverte sur chacun de ses longs côtés par des arcades ou une colonnade.
JE M’EXERCE
A. Je dégage l’essentiel du texte
Tu peux retrouver sur ton espace inscrit la version interactive des questions suivantes.
1. Quels sentiments éprouve la petite sirène après avoir sauvé le prince ? Coche les bonnes réponses.
o La joie
o L’ennui
o La tristesse
o La mélancolie
2. Au début de l'extrait, la petite sirène retourne ensuite dans le monde :
o maritime.
o terrestre.
o céleste.
B. J’approfondis
1. Que fait la petite sirène « bien souvent » ?
2. Selon toi, pour quelles raisons le fait-elle ?
3. Relis les lignes 362 à 369 :
« Sa seule consolation était de se placer, dans son jardinet, en face de la belle statue de marbre qui
ressemblait au prince ; elle restait là en contemplation pendant des journées entières. Les fleurs, qui autrefois
la réjouissaient, elle n’en prenait plus aucun soin ; elles poussèrent à l’aventure, formant, par-dessus les
arbres de corail, des touffes épaisses, de sorte qu’on pouvait se croire dans une grotte obscure. »
À quel lieu renvoie l’adverbe « là » ?
4. Pourquoi la petite sirène enlace-t-elle la statuette de marbre ?
5. Surligne la proposition subordonnée relative dans le passage suivant :
« elle restait là en contemplation pendant des journées entières. Les fleurs, qui autrefois la réjouissaient,
elle n’en prenait plus aucun soin ; elles poussèrent à l’aventure, formant, par-dessus les arbres de corail, des
touffes épaisses, de sorte qu’on pouvait se croire dans une grotte obscure ».
6. Que nous montre cette description sur l’état d’esprit de la petite sirène ? Explique ta réponse en t’aidant du
relevé de la réponse précédente.
7. Selon toi, que souhaiterait la petite sirène ?
8. À quel autre lieu s’oppose son jardin ?
CNED
FRANÇAIS – UNITÉ 5 – 5e
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