
INTRODUCTION GENERALE
L’externalisation est un « sujet stratégique et brûlant » qui « focalise l’attention des managers,
des consultants et des chercheurs » [Barthélemy J., et Donada C., (2007), p. 97]. En effet,
cette pratique qui remonte déjà aux années mille neuf cent soixante-dix [Martin I., Mesloub
H., Muet F., et Pellat C., (2004)] se développe de plus en plus [Ernst & Young, Baromètre de
l’Outsourcing, (2005)] et suscite beaucoup d’intérêts de passage. Chez les chercheurs, elle
constitue la charpente de plusieurs travaux de recherches [Audebert C., et Robin N., (2009) ;
Chanson G., (2003)] sur diverses thématiques [De Wenden C. W., (2005) ; Beaudu G.,
(2009) ; Martin I., Mesloub H., Muet F., et Pellat C., (2004) ; Leroux E., et Peretti J.-M.,
(2007) ; Quélin B., (2003) ; etc.]. Ainsi « de nombreuses recherches ont été entreprises pour
essayer d’identifier les déterminants de ce phénomène de masse » [Chanson G., (2003), p.
43].
Sa pratique par les entreprises qui y voit « le moyen rapide d’améliorer » leur performance et
« de réduire des coûts et d’accroitre » [Barthélemy J., et Donada C., (2007), p. 97] leur
flexibilité, ne date pas d’aujourd’hui, elle remonterait plutôt aux années mille neuf soixante-
dix [Martin I., Mesloub H., Muet F., et Pellat C., (2004)]. Selon Chanson G. (2003), elle
connaitra un essor fulgurant dans les années quatre-vingt et quatre-vingt-dix et on a assisté à
un « développement très important des politiques d’externalisation » [Chanson G. (2003), p.
43].
Aujourd’hui encore, la pratique ne recule pas [Ernst & Young, Baromètre de l’Outsourcing,
(2005)] et se répand de plus en plus à de nouvelles fonctions au sein des organisations [Idrissi
A., (2006) ; Ernst & Young, Baromètre de l’Outsourcing, (2005)]. Organisations et pas
seulement entreprises, car si l’externalisation est une « terminologie empruntée à l’économie,
et plus spécifiquement à l’environnement de l’entreprise » [Audebert C., et Robin N., (2009),
p. 36] », elle semble actuellement déborder sur le seul cercle des entreprises entendues ici
donc au sens économique du terme. Ce qui est à même d’attester le succès fulgurant de
l’externalisation en tant qu’une pratique répandue.
Il faut dire que dans un premier temps, elle a été fortement associée aux fonctions dites
« périphériques à faible valeur ajoutée » [Idrissi A., (2006), p. 25] par référence au concept de