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Connaissances et pratiques des professionnels de santé sur le risque infectieux associé aux soins

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CONNAISSANCES ET PRATIQUES DES PROFESSIONNELS DE
SANTÉ SUR LE RISQUE INFECTIEUX ASSOCIÉ AUX SOINS : ÉTUDE
DANS UN HÔPITAL DE DISTRICT AU BURKINA FASO
Hervé Hien, Maxime Drabo, Laurent Ouédraogo, Salifou Konfé, Djénéba Sanou,
Sylvain Zéba, Sidzabda Christian Compaoré, Jean-Bosco Ouédraogo et Nicolas Méda
S.F.S.P. | « Santé Publique »
2013/2 Vol. 25 | pages 219 à 226
Article disponible en ligne à l'adresse :
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ISSN 0995-3914
Afrique, santé publique & développement
Recherche originale
Connaissances et pratiques des professionnels de santé
sur le risque infectieux associé aux soins :
étude dans un hôpital de district au Burkina Faso
Knowledge and practices of health care workers in the area
of healthcare-associated infection risks.
A case study in a district hospital in Burkina Faso
1, 2
2, 3
4
5
6
7
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û Résumé
û Summary
Introduction : les infections associées aux soins sont le résultat
fréquent des soins non sécurisés. Cependant, la place des
professionnels de santé dans le processus de sécurité des
patients reste méconnue au Burkina Faso. Les objectifs de cette
étude étaient i) d’analyser les connaissances des professionnels de santé sur les risques infectieux, ii) de mesurer le niveau
d’application des règles d’hygiène des mains et de barrières
pour la sécurité des patients.
Méthodes : nous avons réalisé une étude transversale dite d’un
jour en juin 2011 dans l’hôpital de district sanitaire de Ziniaré.
Elle a concerné les professionnels de santé présents le jour de
l’enquête dans les unités de soins de l’hôpital. Une enquête par
questionnaire auto administré et une observation non participative des pratiques d’hygiène ont été réalisés.
Résultats : au total, 56 professionnels de santé ont été inclus
dans notre étude. Parmi ces professionnels de santé 30,04 %
connaissaient la définition d’une infection nosocomiale.
Seulement 44,4 % ont déclaré que la main du personnel
soignant en l’absence d’hygiène était le principal mode de
transmission croisée des germes entre les malades dans un
établissement de soins. La pratique d’hygiène par les professionnels de santé était faible (score de 36,85 %).
Conclusion : la démarche qualité de soins et sécurité des
patients doit prendre en compte la dimension de la formation
et un changement de comportement des professionnels de
santé.
Introduction: Healthcare-associated infections are a common
consequence of unsafe health care practices and are a major
issue for patient safety. Health care workers play a key role in
patient safety and the quality of care, with factors such as poor
compliance with hygiene standards and poor knowledge of infection risks having a major impact. However, the role of health care
workers in patient safety has been overlooked in the literature.
The objectives of this study were i) to examine health care
workers’ awareness of infection risks and ii) to assess levels of
hand hygiene compliance and barriers to patient safety.
Methods: A one-day cross-sectional survey was conducted in June
2011 at the Ziniaré health district hospital. The study focused on
the health care workers present on the day of the survey in hospital
care units and involved interviews and observations.
Results: The study found that 30.04% of the health care workers
knew the definition of healthcare-associated infections. Only
44.4% of the health care workers reported that the hands of
health care workers (in the event of poor hand hygiene compliance) were the main mode of transmission of germs between
patients in a care facility. In addition, only 21.43% (12/56) of the
participants were aware of the main factors that increase the
risk of health care-associated infections. The level of compliance
with hygiene protocols was low (36.85%).
Conclusion: The promotion of patient safety and quality of care
requires a focus on training and behavior change among health
care workers.
Mots-clés : Connaissances ; Pratiques ; Risques ; Infections
associées aux soins ; Professionnels de santé ; Hôpital.
Keywords: Knowledge; Practices, Risk, Healthcare-associated
infection; Health care workers; Hospital.
Centre mURaZ, Bobo-Dioulasso, Burkina Faso.
Institut de Recherche en Science de la Santé, Bobo-Dioulasso, Burkina Faso.
3
Laboratoire National de Santé Publique, Burkina Faso.
4
UFR/SDS, Université de Ouagadougou, Burkina Faso.
5
Direction de la Décentralisation des Systèmes Sanitaires, Burkina Faso.
6
Direction de la santé de la mère et de l’Enfant, Burkina Faso.
7
Région sanitaire du Plateau Central, Burkina Faso.
8
District sanitaire de Ziniaré, DRS plateau central, Burkina Faso.
1
2
Correspondance : H. Hien
hien_herve@hotmail.com
Réception : 07/10/2011 – Acceptation : 02/01/2013
Santé publique volume 25 / N° 2 - mars-avril 2013
219
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Hervé Hien , Maxime Drabo , Laurent Ouédraogo , Salifou Konfé , Djénéba Sanou , Sylvain Zéba ,
8
2
1, 4
Sidzabda Christian Compaoré , Jean Bosco Ouédraogo , Nicolas Meda
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Introduction
Méthode
Les infections associées aux soins sont le résultat
fréquent des soins non-sécurisés [1]. La survenue des
infections associées aux soins entraîne, dans les pays en
développement, des séjours prolongés à l’hôpital [2-5],
des frais excédentaires [4, 6] des résistances élevées des
micro-organismes aux antibactériens et des taux de
mortalités élevées [7-11]. L’infection associée aux soins
(IaS) englobe tout événement infectieux en rapport plus
ou moins proche avec un processus, une structure, une
démarche de soins, dans un sens très large. L’IaS
comprend l’infection nosocomiale, au sens d’une infection contractée dans un établissement de santé et couvre
également les soins délivrés en dehors des établissements de santé [12].
Ces infections constituent un problème majeur de santé
publique. Les infections associées aux soins dans les pays
en développement ont été estimées en 2010 par l’OmS
entre 5 à 15 % des patients hospitalisés. Ces infections
peuvent affecter entre 9 et 37 % des patients admis dans
les unités de soins intensifs [13]. Les déterminants de ces
risques infectieux associés aux soins dans les pays en développement sont entre autres le manque d’infrastructures,
des équipements insuffisants, des conditions d’hygiène
inadéquates, la non-application des protocoles, l’utilisation
inappropriée des antibiotiques, le non-respect de l’hygiène
et l’insuffisance des connaissances des professionnels de
santé qui pourrait trouver son origine dans le manque de
formation initiale [14].
Cependant, dans la littérature africaine, il y a très peu
d’informations sur le risque infectieux et la perception des
professionnels de santé sur les risques infectieux en milieu
de soins [14]. Par ailleurs, il y a une faible implantation de
la démarche qualité dans les soins et la sécurité des patients
dans les hôpitaux des districts [15-16]. Ces faiblesses sont
liées à l’absence d’implication des responsables des
services, à l’insuffisance des outils de gestion de la qualité,
au manque de coordination entre les acteurs et à une
inexistence de commission nationale d’assurance qualité
[15-16].
En conséquent, la place des professionnels de santé
dans le processus de sécurité des patients reste
méconnue. Ce travail a pour objectif d’analyser les
connaissances des professionnels de santé sur le risque
infectieux et de mesurer le niveau d’application des
règles d’hygiène des mains et de barrières pour la sécurité des patients.
Type d’étude, site de l’étude
220
Santé publique volume 25 / N° 2 - mars-avril 2013
Nous avons réalisé une étude transversale dite d’un jour en
juin 2011 dans l’hôpital de district sanitaire de Ziniaré dans
la Région sanitaire du Plateau central au Burkina Faso. Les
enquêtes ont été réalisées dans huit services de l’hôpital. Ces
services étaient : la pédiatrie, la médecine, la chirurgie, la
maternité, l’odontostomatologie, l’ophtalmologie, la psychiatrie et le laboratoire.
L’hôpital de district de Ziniaré est un des trois hôpitaux de
la région. Cet hôpital est organisé en huit services : il s’agit du
service de médecine qui a pour mission d’assurer les soins
curatifs en ambulatoire et en hospitalisation et des soins
promotionnels. Le service de chirurgie comprend deux
unités : le bloc opératoire et l’unité de suivi des post opérés
qui assurent les interventions d’urgence, les petites chirurgies et la surveillance post opératoire. La maternité assure
les accouchements dystociques et la surveillance des suites
des couches. La pédiatrie assure les soins curatifs en ambulatoire, en hospitalisation et de soins promotionnels. Le
Centre de Récupération et d’Education Nutritionelle (CREN)
assure la récupération nutritionnelle des enfants malnutris
sévères et modérés. Le laboratoire assure l’appui aux services
cliniques en réalisant le diagnostic bactériologique, hématologique, et parasitologique. Le service de la pharmacie assure
les commandes et l’approvisionnement en médicaments
essentiels et génériques. Les services spécialisés (odontologie, ophtalmologie, psychiatrie) assurent de soins curatifs
en relation avec le service de la médecine.
En 2011, l’hôpital du district enregistrait 86 agents dont
73 professionnels de la santé. Ces professionnels de la santé
sont répartis en : médecins généralistes (n = 4) et médecins
chirurgiens(n=1),attachésdesanté(n=7),infirmiers(n=21),
sages-femme d’état (n = 15), accoucheuses auxiliaires (n = 6),
aidesanesthésistes(n=4),aideschirurgiens(n=5),techniciens
de laboratoire (n = 6), filles de salle (n = 2), préparateurs d’état
enpharmacie(n=2).Les13autrespersonnelsdecatégorienon
médicale sont des chauffeurs, comptables, cuisinières.
Population étudiée et techniques d’échantillonnage
Cibles de l’étude et critères d’éligibilité
Les cibles de l’étude étaient constituées des professionnels de santé présents le jour de l’enquête dans les unités
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H. Hien, M. Drabo, L. Ouédraogo, et al.
PROFESSIONNELS DE SANTÉ ET RISQUE INFECTIEUX
Echantillonnage
L’échantillon était exhaustif pour le personnel de soins.
Le personnel était constitué de tous les professionnels de
santé présents le jour de l’enquête dans les unités de soins
concernés par l’étude. Ce type d’échantillonnage a été
validé [17-19] et a été jugé bon dans la littérature pour
sensibiliser les professionnels de santé et justifier la mise
en œuvre d’une politique de réduction des risques infectieux associées aux soins. La présence des soins dans les
services était le critère de sélection des services visités.
Collecte de données
Définitions des variables
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Le référentiel des 100 recommandations actualisé en
septembre 2010 pour la surveillance et la prévention des
infections associées aux soins a été utilisé pour identifier
les variables [17].
Techniques et instruments de collecte des données
Les techniques de collecte de données ont été une observation directe non participative pour l’étude des pratiques
et une enquête par questionnaire auto administré pour
l’évaluation des connaissances. Quatre enquêteurs ont été
recrutés et formés à l’utilisation des outils de collecte des
données. Ils étaient supervisés par un chercheur principal.
Ces enquêteurs étaient de niveau « attachés de santé » identifiés dans l’aire de santé de la Direction Régionale. Un
attaché de santé est un cadre supérieur de la catégorie des
infirmiers, sages-femmes et maïeuticiens au Burkina Faso
Ces enquêteurs n’appartenaient pas à l’hôpital de district
dans lequel l’étude a été réalisée.
Deux types d’instruments étaient utilisés pour la collecte
des données.
• Une grille d’observation a servi à l’évaluation des
pratiques d’hygiène. Cette grille d’observation comportait 17 critères repartis en deux rubriques : i) la tenue
professionnelle et l’hygiène, ii) le port des gants, la friction hydro alcoolique et le lavage des mains.
• Un questionnaire auto administré a servi à l’évaluation
des connaissances des professionnels de santé. Ce questionnaire a été transmis à tous les professionnels de santé
présents le jour de l’enquête dans les services. Ce questionnaire comprenait 27 questions réparties en
cinq rubriques : i) les connaissances générales sur les
infections associées aux soins, ii) la définition de l’isolement des patients, iii) le lavage de mains, iv) l’importance
du port des gants, de la friction hydro alcoolique des
mains et v) les germes hospitaliers. Un pré test des outils
a été réalisé.
Analyse des données
Des proportions ont été utilisées pour calculer les
connaissances des professionnels de santé sur les risques
infectieux. Les connaissances ont été comparées selon l’ancienneté dans la profession c’est-à-dire six ans (< 6 ans, et
≥ 6 ans).
Pour apprécier le niveau conformité des pratiques d’hygiène, un score de 0 ou 1 correspondant aux réponses oui
ou non a été défini pour chaque variable. Le total des scores
a servi de base pour apprécier le niveau de conformité des
pratiques pour chaque variable. Ensuite un score global a
été calculé pour chaque pratique. Pour une pratique qui
avait plusieurs variables, le score global était le score qui
renseignait à la fois toutes les variables de la pratique
concernée par la modalité « oui ».
Des intervalles ont été utilisés pour l’évaluation du niveau
des pratiques d’hygiène des professionnels de santé.
Lorsque le pourcentage des scores calculé était ≥ 85 %, les
pratiques étaient jugées de bon niveau. Le niveau était
considéré moyen quand le pourcentage des scores était
compris entre 60 % et 85 %, le niveau était considéré faible
quand le pourcentage de score était inférieur à 60 %. Les
données ont été saisies et analysées à l’aide du logiciel Epi
Info version 3.5.1.
Considérations éthiques et réglementaires
Des autorisations des responsables de la Direction régionale de la santé et du district sanitaire ont été obtenues
pour mener l’étude. Un consentement a été obtenu auprès
des soignants pour leur participation à l’étude. La collecte,
la saisie et le traitement des données ont été faits en respectant l’anonymat des participants.
Santé publique volume 25 / N° 2 - mars-avril 2013
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de soins de l’hôpital. Ont été inclus dans cette étude tous
les soignants ayant donné leur accord pour participer à
l’étude. Les professionnels de santé de soins devaient être
en train de pratiquer des soins (pour l’évaluation
des pratiques de l’hygiène des mains et des méthodes
barrières).
H. Hien, M. Drabo, L. Ouédraogo, et al.
Tableau I : Caractéristiques sociodémographiques
des professionnels de santé
Caractéristiques sociodémographiques
des professionnels de santé
au total, 56 professionnels de santé ont répondu aux
questionnaires sur les connaissances des risques infectieux
(tableau I). Parmi eux, 19 ont été observés pour l’enquête
des pratiques d’hygiène à l’hôpital. Les professionnels de
santé étaient représentés pour la plupart par des infirmiers
33,9 % (19/56), des sages-femmes 23,2 % (13/56) et des
attachés de santé 19,6 %. (11/56). La moyenne d’âge des
professionnels de santé était de 36,6 ans (28-54 ans) avec
un sex-ratio 1,8 (20H/36F). La durée moyenne dans la
profession était de 7,7 ans (min 0 an ; max 27 ans).
Analyse des connaissances des professionnels de santé
sur le risque infectieux associés aux soins
L’analyse du contenu des connaissances a montré 30 %
(17/56) des professionnels de santé qui avaient défini une
infection nosocomiale comme une infection acquise à l’hôpital et en ayant reconnu le délai de 48 heures pour
Professionnels
de santé
observés
(n = 19)
Professionnels
de santé
répondant
au questionnaire
(n = 56)
Sexe, F, (%)
8 (42,1)
36 (64,3)
Age, moyen,
–
36,6 (+/–5,72)
Expérience professionnelle
ans moyen,
–
7,7 (+/–5,6)
Caractéristiques
Profession, n, %
Infirmiers
4 (21,1)
19 (33,9)
Sages-femmes
4 (21,1)
13 (23,2)
Médecins
1 (5,3)
Attachés de santé
7 (36,8)
11 (19,6)
2 (3,6)
Techniciens bio
technologistes
2 (10,5)
4 (7,1)
Accoucheuses auxiliaires
1 (5,3)
5 (8,9)
Génie sanitaire
–
1 (1,8)
Pharmacien
–
1 (1,8)
distinguer le caractère communautaire du nosocomial
(tableaux II). Parmi les réponses obtenues, 21,43 % des
professionnels de santé ont trouvé le mode d’acquisition des
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Tableau II : Connaissances générales des 56 professionnels de santé sur les infections nosocomiales et les germes hospitaliers
Rubriques de questions
Ancienneté dans la profession
(N = 50)
< 6 ans (n = 23)
1. Qu’est-ce qu’une infection nosocomiale ? (Infection acquise
à l’hôpital+48 H) n, %
• Oui
2. Comment le malade attrape-t-il une infection nosocomiale ? n, %
• Manuportage
• Matériel septique
• Défaut d’asepsie
• Réponses multiples
3. Quels sont les facteurs qui augmentent le risque
d’avoir une infection nosocomiale ?
(n, %)
• Actes invasifs
• Durée d’hospitalisation
• Terrain
• Age
• Réponses multiples
4. Quel est le principal mode de transmission croisée des germes
entre les patients dans un établissement de soins (Mains du personnel
soignant en l’absence d’hygiène des mains)
• Oui
222
Santé publique volume 25 / N° 2 - mars-avril 2013
≥ 6 ans (n = 27)
Ensemble
du personnel
(N =56)
8 (33,78)
9 (33,33)
10 (43,48)
9 (39,13)
18 (78,26)
5 (27,74)
11 (40,74)
14 (51,85)
23 (85, 18)
9 (33, 33)
22 (39,3)
25 (44,6)
47 (83,9)
14 (25)
17 (73,91)
17 (73,91)
8 (34,78)
3 (13,04)
3 (13,04)
16 (59,26)
21 (77,78)
11 (40,74)
2 (7,41)
2 (7,41)
37 (66,1)
43 (76,8)
21 (37,5)
5 (8,9)
5 (8,9)
11 (47,83)
10 (37,04)
25 (44,6)
17 (30,04)
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Résultats
PROFESSIONNELS DE SANTÉ ET RISQUE INFECTIEUX
Tableau III : Connaissances des professionnels de santé sur leurs pratiques des méthodes barrières d’hygiène lors des soins
Ensemble du
personnel (N = 56)
< 6 ans (n = 23)
≥ 6 ans (n = 27)
En quoi consiste l’isolement d’un malade ?
• Isolement technique
• Isolement géographique
• Réponses multiples
11 (47,83)
11 (47,83)
1 (4,35)
11(40,74)
14 (51,85)
1(3,70)
24 (42,86)
28 (50)
2 (3,57)
Quand est-ce que vous vous lavez les mains ?
• avant et après
14 (60,87)
23 (85, 18)
43 (76,8)
0 (0,00)
0 (0,00)
0 (0,00)
Est-il nécessaire de se laver les mains avant de mettre les gants ?
• Oui
21 (91,30)
25 (92,59)
51 (92,7)
Portez-vous des gants lors des soins ?
• Oui
21 (91,30)
24 (88,89)
51 (92,7)
0 (0,00)
1 (3,70)
2 (3,6)
Connaissez-vous les différents types de lavage des mains ?
(simple, antiseptique, chirurgical)
• Oui
Avez-vous suivi une formation en hygiène des mains ces trois dernières
années ?
• Oui
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infections par le malade, 8,9 % ont déclaré connaître tous
les facteurs qui augmentaient le risque d’avoir une infection
nosocomiale, aucun prestataire ne connaissait les trois
types de lavages des mains. En ce qui concerne la formation
sur l’hygiène des mains, deux professionnels de santé sur
56 ont déclaré avoir suivi une formation durant les trois
dernières années (tableau III). Selon l’ancienneté dans la
profession (< 6 ans et ≥ 6 ans), les connaissances étaient
similaires pour la définition d’une infection nosocomiale
(33,78 % et 33,33 %), pour le mode d’acquisition des infections par les malades (27,74 %, et 33,33 %), le mode de
transmission croisée des germes entre les patients (47,83 %
et 37,04 %), pour le type de lavage des mains (0 %) et la
nécessité de se laver les mains avant de porter les gants
(91,30 % et 92,59). Par contre, pour le lavage des mains
avant et après chaque acte de soins, les professionnels de
santé qui avaient plus six ans d’ancienneté avaient de meilleures connaissances (85,18 % contre 60,87 %).
Tableau IV : Observation des pratiques d’hygiène de 19 professionnels de santé
Indicateurs
Tenue professionnelle
Scores
0-3
Critères
Niveau de scores
Niveau de conformité
63,16
moyen
moyen
n
%
port de blouse
16
84,2
blouse propre
13
81,3
blouse manche courte
14
87,5
14
73,7
73,7
5,26
Port des gants
0-1
pendant les soins à risques
Friction des mains
0-6
pratique de la friction
1
5,26
maîtrise de la technique
1
5,26
0-1
pratique de lavage
4
21,1
0-9
maîtrise de la technique
1
5,26
Lavage simple des mains
Niveau global scores
(%)
5,26
faible
36,85
faible
Santé publique volume 25 / N° 2 - mars-avril 2013
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Ancienneté dans la profession
(N = 50)
Rubriques de questions
Niveau de conformité des pratiques d’hygiène
des professionnels de santé
L’observation des pratiques d’hygiène des professionnels
de santé a montré 82,4 % de port de blouse (niveau de
conformité moyen), 73,7 % de port de gants pendant les
gestes à risque (niveau moyen), 21,1 % (4/19) qui se
lavaient les mains dont 1/4 maîtrisant la technique de
lavage de mains (niveau faible). Le score obtenu par les
professionnels de santé pour l’ensemble des critères
concernés était de 36,85 %. Les professionnels de santé
avaient un niveau faible pour l’observance des méthodes
d’hygiène et de barrière contre les infections (tableau IV).
Discussion
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Dans notre étude, nous avons trouvé que seuls 30,04%
des professionnels de santé connaissent la définition d’une
infection nosocomiale. Seulement 44,4% des professionnels de santé avaient déclaré que la main du personnel
soignant en l’absence d’hygiène était le principal mode de
transmission croisée des germes entre les malades dans un
établissement de soins. Les principaux facteurs qui augmentaient le risque d’avoir une infection nosocomiale étaient
connus par seulement 21,43% (12/56) des professionnels
de santé. Les connaissances étaient similaires selon le
niveau d’ancienneté dans la profession sauf pour le lavage
des mains avant et après chaque acte de soins. La proportion pour les plus de six ans était 85,18% (23/27) contre
60,87% (13/23) pour les moins de six ans d’ancienneté
dans la profession. La pratique d’hygiène des 19 professionnels de santé observés dans l’hôpital était faible (score de
36,85 %).
La méthode transversale que nous avons utilisée est une
bonne méthode reconnue dans la littérature pour sensibiliser et justifier la mise en œuvre d’une politique de réduction des risques infectieux accompagnant les soins. C’est
une méthode facilement reproductible et compréhensible
par les professionnels de la santé.
Cependant, cette approche comporte des insuffisances,
pouvant entraîner une sous estimation du niveau d’hygiène
des professionnels de santé et des informations recueillis
auprès des professionnels de santé. La faible représentativité de nos effectifs pourrait en effet et conduire à cette sous
estimation ; le questionnaire auto administré étant également source de biais liés aux non réponses. Il pourrait
également induire certaines réponses et surestimer le
224
Santé publique volume 25 / N° 2 - mars-avril 2013
niveau de connaissances des professionnels de santé sur
les pratiques des méthodes d’hygiène.
Deux constats se dégagent de nos résultats : une insuffisance des pratiques d’hygiène par les professionnels de
santé et une insuffisance des connaissances sur les risques
et les moyens de prévention des ces risques pendant les
soins. Ces résultats viennent confirmer la faible mise en
œuvre de la démarche qualité des soins et de sécurité des
patients dans le système de santé du Burkina Faso.
Une relation peut être discutée entre le manque de
connaissances des professionnels de santé et le faible
niveau des pratiques d’hygiène pendant les soins ; la
première pouvant être la cause de l’autre.
En ce qui concerne l’insuffisance de connaissances, de
rares études ont été retrouvées dans la littérature sur la
perception du risque infectieux en milieu de soins. a Dakar,
en 2008, des auteurs ont trouvé 56 % des professionnels
de santé qui reconnaissaient la définition correcte d’une
infection nosocomiale, une personne sur trois ne pouvait
pas expliquer les facteurs de risques des infections associées aux soins [20]. En effet, plusieurs raisons peuvent
expliquer cette insuffisance de connaissance dans notre
étude. On peut incriminer en premier lieu une insuffisance
de formation des professionnels de santé [21]. Dans les
écoles de formation de base des professionnels de santé du
pays, il n’existe pas de modules de formations spécifiques
aux infections associées aux soins et à leur prévention. Ils
apprennent ces gestes de prévention lors de stages préparatoires et introductifs à la vie professionnelle qui sont de
faible qualité. Ces stages ne sont pas pour la plupart de
bonne qualité du fait du nombre élevé d’apprenants et de
l’insuffisance organisationnelle des structures d’accueil.
Pendant l’insertion professionnelle, les programmes de
formation sur la prévention des infections sont insuffisants
et ne concernent pas tous les professionnels de santé de
soins. Le choix de ces professionnels de santé est décidé de
façon raisonnée de sorte que certains professionnels de
santé se retrouvent doublement ou triplement formés au
détriment d’une catégorie de professionnels de niveau inférieur et/ou des nouveaux agents dans le besoin. Pour
preuve dans notre étude, parmi les professionnels de santé
enquêtés, 2/59 professionnels de santé seulement avaient
déclaré avoir suivi une formation en hygiène des mains au
cours des trois dernières années.
Ce faible niveau de connaissances des risques infectieux
pourrait entraîner des pratiques à risque et des faibles
niveaux de pratiques d’hygiène pendant les soins décrits
dans nos résultats.
Ce deuxième constat de nos résultats nous amène à réfléchir et à se poser des questions sur les aspects
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H. Hien, M. Drabo, L. Ouédraogo, et al.
PROFESSIONNELS DE SANTÉ ET RISQUE INFECTIEUX
2006 [23] et Boyce et al. en 2002 [25] l’hygiène des mains
est la principale action pour réduire les infections associées
aux soins et la transmission croisée des germes pathogènes.
Le risque zéro n’existe pas [26]. L’objectif à atteindre de la
gestion du risque infectieux en milieu de soins est de rendre
fonctionnel le système national d’assurance qualité et de
sécurité des patients avec, au centre, les professionnels de
santé comme des animateurs développant une culture de
la sécurité des soins. La démarche qualité de soins et sécurité des patients devrait prendre en compte la dimension
de la formation et un changement de comportement des
professionnels de santé. Les résultats de cette étude
méritent d’être confirmés par une étude à grande échelle
dans les hôpitaux du pays.
Aucun conflit d’intérêts déclaré
Remerciements
Ce document a été réalisé avec l’aide financière de la
Commission Universitaire pour le Développement (Belgique) à
travers le projet EDULINK au Bénin et au Burkina Faso. Nous
remercions également tous les agents de santé et l’équipe
cadre du district de Ziniaré pour leur participation à cette
étude.
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Santé publique volume 25 / N° 2 - mars-avril 2013
225
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organisationnels de notre système de santé. Les principaux
gestes comme le lavage des mains pour rompre la chaîne
de transmission de germes pendant les soins ne sont pas
observés par les professionnels de santé de soins. Plusieurs
auteurs ont souligné la mauvaise observance des pratiques
d’hygiène des mains qui constituait un élément essentiel
pour la prévention des infections [22-23]. Le manque de
connaissances seul ne peut pas expliquer ces comportements. L’absence de dispositifs de lavage de mains dans les
unités de soins, l’absence et ou la non application des protocoles et procédures [14] pour les techniques de lavage de
mains soutenues par l’insuffisance en qualité des supervisions continues peuvent également expliquer ces constats.
Dans les hôpitaux de premier niveau au Burkina Faso, il y
a rupture régulière des consommables tels que les gants,
l’eau de javel, le savon. a cela s’ajoutent des constructions
de salles de soins qui ne prévoient pas toujours des dispositifs de lavage de mains au cours de soins. Dans ce même
hôpital, pendant la même période, une analyse de l’organisation des services et des soins a montré que les dispositifs
de point d’eau pour le lavage des mains dans six services
de soins étaient en nombre insuffisant. Parmi les six dispositifs de point d’eau retrouvés (robinet manuel), 3/6 ne
fonctionnaient pas et 4/6 étaient à distance des lieux des
soins (en dehors de la salle de soins) [24]. Cependant,
même si les ressources dans nos pays constituent une
limite à la mise en œuvre et au contrôle des programmes
de lutte contre la maladie, des changements de comportements sont nécessaires auprès de professionnels de santé
comme le souligne également michel P. [18].
En effet, au cours de notre étude, nous avons constaté un
faible niveau de la tenue professionnelle des professionnels
de santé. Seulement 63,16 % des professionnels de santé
portaient à la fois une tenue de travail, qui était propre et
adaptée au métier. Il y a également une inadéquation entre
les connaissances et les pratiques chez les professionnels
de santé dans notre étude. Les résultats entre les connaissances du moment de lavage des mains (76,8 %) et la
pratique des lavages des mains (5,26 % faible niveau de
conformité) constituent un exemple qui pourrait faire
penser à un problème de négligence de la part des professionnels de santé face à la prévention des risques liés aux
soins. Ce constat soulève une réflexion sur une prise de
conscience à générer et à accompagner auprès des professionnels de santé et des gestionnaires pour rentrer dans la
culture de la lutte contre les infections associées aux soins.
L’utilisation d’une solution hydro-alcoolique moyen simple
et efficace, est une solution pour entrer dans cette culture.
a elle seule, elle permet de réduire considérablement les
infections associées aux soins [23, 25]. Selon Pittet et al. en
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