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ZOOLOGIE-AGRONOMIE-1

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Université DJILALI LIABBES Sidi bel abbés
Faculté des Sciences de la nature et de la vie
Département des Sciences Agronomiques
2ème année SNV
Module de Zoologie
COURS DE ZOOLOGIE
TOUDJI F
MAB
1
Année Universitaire 2016/2017
CHAPITRE 1 EVOLUTION DU REGNE ANIMAL
1. Évolution du règne animal
Pour entamer ce chapitre on doit comprendre qu’est-ce que c’est évolution ?
L’idée de la transformation des êtres vivants a été évoqué par plusieurs chercheurs
mais ce n’est qu’au 19 em siècle que le concept de descendance avec transformation
a été évoqué puis reconnu comme étant l’évolution des êtres vivants qu’on connu
actuellement, ce concept a révolutionné l’histoire avec une nouvelle vision de celleci.
L’évolution, s’étant déroulée sur de très longues périodes de temps (presque 4
milliards d’années), n’est pas facilement perceptible à l’échelle humaine, mais ses
différents mécanismes et conséquences peuvent être observés et testés
expérimentalement. Une espèce nouvelle ne naît pas de rien, mais d’espèces
précédentes, avec lesquelles elle partage de nombreux points communs. Toutefois,
pour constituer une espèce nouvelle, il faut qu’elle possède aussi des caractères
nouveaux.
1.2. Généralité sur la zoologie
La zoologie est un terme qui dérive du grec (zoo : animal et logos : science) ; la
science qui étudie les animaux c'est-à-dire tout être hétérotrophe(Ne produisent pas
eux-mêmes leur nourriture) vivant actuellement ou ayant existé une époque
ancienne qui est mobile au moins une fois durant son cycle de développement.
2
Disciplines liées à la zoologie
•
LA MORPHOLOGIE : l'apparence extérieure d'un animal
•
LA MORPHOLOGIE COMPAREE : fait apparaître des convergences éventuelles
de formes sur différents animaux d'espèces plus ou moins éloignées
phylogénétiquement
•
L'ANATOMIE ET L'ANATOMIE COMPAREE : étudie les organes internes et
leur évolution au travers des espèces ou du temps
•
LA PHYSIOLOGIE : le fonctionnement des organes
•
L'EMBRYOLOGIE : développement de l'œuf jusqu'à la naissance
•
LA SYSTEMATIQUE : organise le classement des espèces en rapport avec la
phylogénèse
•
L'ECOLOGIE : étudie les relations des êtres vivants avec leur milieu et les
interactions entre les espèces
•
CYTOLOGIE : étude de la structure cellulaire
•
HISTOLOGIE : étude des tissus
•
PARASITOLOGIE : science des parasites
3
•
GENETIQUE : science de l’hérédité

•
L'ETHOLOGIE : étudie le comportement des animaux dans leur milieu
LA PALEOTOLOGIE : s'intéresse à l'évolution des espèces, principalement en
étudiant les espèces disparues et leurs fossiles
•
LA BIOGEOGRAPHIE qui s'occupe de comprendre et d'analyser la répartition
des espèces actuelles.
Spécialités par groupe d’animaux
•
ENTOMOLOGIE: étude des insectes
•
ICHTYOLOGIE: étude des poissons
•
HERPETOLOGIE: étude des reptiles
•
OPHIOLOGIE: étude des serpents
•
MAMMALOGIE: étude des mammifères
•
ORNITHOLOGIE: étude des oiseaux
•
MALACOLOGIE: étude des mollusques
•
ARACHNOLOGIE : étude des arachnides
•
CARCINOLOGIE : étude des crustacés
•
Athropodologie : étude des arthropodes
1.3 Histoire des classifications
Depuis toujours, les humains ont appelé les espèces par un nom. La présence
d’un nombre élevé d’êtres vivants a poussé les zoologistes à instaurer une méthode
pour les distinguer les uns des autres, donc l’importance de les nommer suivant un
ordre, étudié ne prêtant aucune confusion.
 Linné (1753) a amélioré la classification des Vertébrés ; A partir du 17ème
siècle, nombreux essais de mise en place d'une classification et d'une
nomenclature universelles. Avant Linné il n y’avait pas de système de
classification validé, et pas de règles de nomenclature universelle, juste 2
sortes de noms
 Un nom vernaculaire ou vulgaire : c’est des noms régionaux, mais le
Problèmes c’est qu’une même espèce peut avoir plusieurs noms
4
vernaculaires; Linné a ainsi mis au point la nomenclature binomiale (ou
binominale ou binaire) Toutes les espèces nommées par 2 termes.

Exemple : Genre + espèce : le binôme Pramicium caudatum
Cette mise en place des noms est la nomenclature régit par CINZ CODE
INTERNATIONAL DE NOMENCLATURE ZOOLOGIQUE
1.2.1 Notions de systématique
La systématique étudie la genèse des espèces, c'est-à- dire la façon dont ces
espèces sont apparues et ont évolué au cours du temps, c’est l’étude théorique
des bases, règles et lois de la classification des espèces du règne animal :
La taxinomie, ou taxonomie, (taxix : ordre, arrangement et nomos : loi, règle) est
une science, branche de la biologie, qui a pour objet de décrire les organismes
vivants et les regrouper en entités appelées taxons pour les identifier, puis
les nommer et enfin les classer l'ensemble des règles de la taxonomie est appelé
nomenclature.
Taxon est une entité qui regroupe tous les organismes vivants possédant en
commun certains caractères taxonomiques biens définis.
La systématique évolutive est définie comme étant la science de la
classification des organismes.
Chaque individu est caractérisé par un nom latin, formé de deux mots latins : Le
premier nom est le genre qui débute toujours par une majuscule. Le deuxième
5
nom caractérise l’espèce (généralement il s’agit d’un adjectif qualificatif) et
débute par une minuscule.
(A) : Notion de l’embranchement ou phylum
La notion de phylum définit un groupe d’individu ayant des caractéristiques
ancestrales communes et le même plan d’organisation. A partir du phylum on
construit un arbre phylogénétique qui souligne la filiation et le lien de parenté entre
les organismes.
6
(B) : Terminaisons des différents taxums
•
L’Abeille domestique:
•
Classification
•
Règne : Animalia
a
•
Embranchement : Arthropoda
a
•
Classe : Insecta
a
•
Sous-ordre : Apocrita
a
•
Super-famille : Apoidea
ea
•
Famille : Apidae
ae
•
Sous-famille : Apinae
ae
•
Tribu : Apini
•
Genre : Apis
•
Nom binominal : Apis mellifera
Exemples : 1 : Mouche ; 2 : Singe ; 3 : Homme
1
2
3
1.3 Plan d’organisation du règne Animal:
La classification repose sur ces critères de ressemblance :
7
Morphologie ; Anatomie ; Développement embryonnaire et Génétique
Les Critères d’étude sont
 le nombre de cellules,
 le nombre de feuillets,
 la présence de la colonne vertébrale,
 la présence ou absence de cavité cœlomique,
 la destinée du blastopore
 la position du système nerveux.
PLAN D’ORGANISTION DU REGNE ANIMAL
8
9
CHAPITRE 2 : SOUS REGNE DES UNICELLULAIRES : PROTOZOAIRES
2 : Sous-règne des unicellulaires (=Protozoaires)
Les protozoaires sont des organismes unicellulaires microscopiques qui, à cause de
leur membrane nue, ne se retrouvent que dans les habitats humides ou aquatiques
comme les océans, les lacs ou le sol. Ceux qui vivent dans le sol exploitent le micro
habitats humides retrouvés entre les granules. Leur petite taille a également permis
à certains d'entre eux, comme Plasmodium qui cause la malaria, de devenir des
parasites et ainsi d'affecter la destinée des hommes.
Chaque protozoaire est une cellule très spécialisée capable de remplir toutes les
fonctions vitales. Les protozoaires doivent se déplacer, digérer, respirer, éliminer
leurs déchets par excrétion et se reproduire pour survivre. Leur cellule unique est
donc beaucoup plus complexe que les cellules des métazoaires. Toutes les fonctions
nécessaires à la vie animale sont remplies par cette cellule unique. Ce sont les
organelles de cette cellule qui remplissent le rôle des tissus et organes des animaux
plus complexes
Il existe de nombreuses formes de protozoaires parasites (Leishmaniose, Giardiose,
Balantidiose, Paludisme…) et symbiotiques. Leur taille est compris entre 1-500 mm
10
jusqu’à 4mm, à l’exception de certains foraminifères qui peuvent mesurer plusieurs
centimètres. .
2.1 .Caractères généraux
 organismes unicellulaires, microscopiques, hétérotrophes
 possèdent un appareil locomoteur (cils, flagelles ou pseudopodes)
 se présentent sous des formes variées et colonisent tous les milieux avec des
formes libre ou parasites
 se nourrissent soit (formes libres) soit par phagocytose (formes parasites)
 se multiplient par mitose (reproduction asexuée) mais capable à un moment
de leur cycle de se reproduire par voie sexuée
Mode de vie des protozoaires
Les protozoaires sont en majorité hétérotrophes libres aquatiques. Certains sont
Symbiotes
La symbiose: C’est le fait que 2 êtres d’espèces différentes vivent ensembles dans
Une relation intime.
 Si l’un des individus en profite sans affecter l’autre on parle de
commensalisme (ex ciliés dans la panse des ruminants).
 Quand l’association des symbiotes est à bénéfices réciproques c’est le
mutualisme Ex: Algues + champignons = Lichens
 ·Si l’un des individus en profite en affectant l’autre il s’agit du parasitisme Ex
Plasmodium chez l’homme. (L’un des symbiotes est le parasite et l’autre est
l’hôte).
2.2 Classification des protozoaires
11
Classification des protozoaires
Les Protozoaires se classent principalement selon le mode de nutrition ou de
locomotion ; le type du cycle développement
Les Protozoaires sont divisés en trois embranchements principaux
2.2.1 Sous Embranchement des Rhizoflagellés
 Classe des Flagellés : Ex Trypanosome de la maladie du sommeil
 Classe des Rhizopodes : Ex Amibes et Foraminifères
Sous Embranchement des Actinopodes : Ex Radiolaires
Sous Embranchement des Sporozoaires : Ex Plasmodium responsable du paludisme
Sous Embranchement des Myxozoaires
12
Sous Embranchement des Ciliophores : Ex Paramécie
On distingue 7 Phylums : Sarcomastigophora, Apicomplexa, Ciliophora, Myxozoa,
Acetospora, Microspora et Labyrinthomorpha
2.2.2 Sous Embranchement des Rhizoflagellés
Cet embranchement est représenté par des Protozoaires pourvus à l’état végétatif,
pendant une partie du moins de leur cycle, soit des Flagellés, soit des pseudopodes,
soit les deux simultanément ou successivement.
Les pseudopodes. Les pseudopodes sont des extensions cytoplasmiques
temporaires pour la locomotion et la capture des proies. En général, des
pseudopodes se rétractent pendant que d’autres se forment. Quatre formes de
pseudopodes existent.
Figure 1 : Alimentation des Amibes : (Classe des Rhizopodes)
-
Figure2 : Représentation schématique de l’amibe
13
A) Classe des Flagellés
Connu sous le nom des Zoomastigophores, dû à l'aspect des flagelles qui
rappellent des fouets (du grec mastix "fouet"). Ils portent aussi le nom de
Zooflagellés. Ces hétérotrophes absorbent des molécules organiques qu'ils trouvent
dans leur environnement ou phagocytent leur proie. Bien que la plupart de ces
micro-organismes vivent seuls, certains forment des colonies. Il existe des
zoofagellés qui vivent en symbiotes, d'autres à l'état libre. À l'autre extrême des
relations symbiotiques se trouvent des Zooflagellés parasites, dont certains s'avèrent
pathogènes chez l'Humain. Les Zooflagellés du genre Trypanosoma (figure3)causent
la maladie du sommeil (trypanosomiase humaine africaine) qui se transmet par la
piqûre de la Mouche Tsé-Tsé.
Figure 3.Trypanosoma
gambiense (Kinetoplastida).
2.2.3 Sous -Embranchement des Ciliés
Les protozoaires ciliés, les Ciliophora, forment l'embranchement le plus diversifié
de protozoaires. Contrairement aux flagellés qui n'ont qu'un seul flagelle (deux chez
l'ancêtre), les cils des Ciliés se retrouvent sur toute la surface de ces organismes. Ces
cils permettent à l'organisme de se mouvoir et peuvent aussi être utilisés pour
capturer les particules alimentaires. Les cils peuvent être modifiés de différentes
façons et ce sont ces modifications qui caractérisent les différents groupes dans
l'embranchement. (figure 4)
14
Figure. 4 - Organisation générale
d’un cilié. Paramecium caudatum
Les Ciliés possèdent. Une caractéristique qui les distingue des autres protozoaires
est la nature dimorphique du noyau. Les Ciliés ont un macronucléus qui contrôle les
fonctions somatiques et un micronucléus impliqué dans les échanges de matériel
génétique lors de la conjugaison. Le macronucleus possède 50 copies ou plus du
génome. Les gènes ne sont pas assemblés en chromosomes ordinaires; ils sont
réunis en un grand nombre de petites unités contenant chacune des centaines de
copies d'une petite quantité de gènes. Le macronucleus régit les fonctions
quotidiennes de la cellule en synthétisant de l'ARN et intervient dans la
reproduction asexuée.
2.3 Reproduction chez les protozoaires
Les Protozoaires se reproduisent le plus souvent par voie asexuée ; certains
recourent à la reproduction sexuée et parcourent des cycles complexes où alternent
des phases de reproduction sexuée ou asexuée.
A)- La reproduction asexuée Elle comporte une ou plusieurs mitoses successives.
La plasmotomie suit immédiatement ou non la caryocinèse.
 La division binaire longitudinale (Flagellés) ou transversale (Ciliés), résulte
d'une mitose simple. La division directe ou amitose ne concerne que le
macronucléus des Ciliés.
 La mitose se distingue souvent de celle observée chez les Métazoaires par la
persistance de l'enveloppe nucléaire, l'absence de fuseau achromatique ou la
présence d'un fuseau intranucléaire, la persistance et la fragmentation des
nucléoles. Après division, chaque individu fils régénère les organites manquants. –
 La schizogonie (Sporozoaires) fait suite à des mitoses répétées ; le
cytoplasme se découpe en autant de territoires que de noyaux-fils ce qui
isole les schizontes. –
15
 Le bourgeonnement des Acinétiens se traduit par l'apparition d'un ou de
plusieurs bourgeons uninucléés, soit à la surface, soit dans une cavité de
l'organisme parental. Après isolement, chaque bourgeon engendre un
organisme autonome.
figure 5 : Phases de division binaire, transversale d’un Cilié, Paramecium (A) et
longitudinale d’un Flagellé, Leptomonas (B).
-
B) - La reproduction sexuée La reproduction sexuée aboutit, après fusion de
gamètes haploïdes, à la formation d'un œuf diploïde qui, selon les cycles, subira
immédiatement ou non la méiose.
a- Les cycles haplobiontiques Les animaux sont haploïdes ; seul le zygote est
diploïde et il subit une méiose immédiate: c'est le cas des Sporozoaires.
b – Les cycles diplobiontiques Les individus sont diploïdes et la méiose s'effectue au
cours de la gamétogenèse : c'est le cas des Ciliés. Les Cillés se reproduisent
généralement par scissiparité (Figure 5), durant laquelle le macronucleus s'allonge et
se divise, et non par mitose. Les micronuclei n'interviennent pas dans la croissance,
le soutien ou la reproduction asexuée, mais ils sont essentiels aux processus sexués
qui engendrent des variations génétiques. Le transfert des gènes se produit durant le
processus de conjugaison (figure6). La conjugaison n'a lieu qu'après l'acquisition
d'un état de maturité des partenaires.
16
Exemple des paramécies : Lors de la reproduction sexuée, les deux partenaires
s'accolent d'abord antérieurement puis latéralement. Chaque micronucléus subit
une méiose (donc il y a réduction chromatique) qui donne 4 noyaux ; trois d'entre
eux dégénèrent, le quatrième donnant un pronucléus « mâle » et un pronucléus «
femelle ». Le pronucléus «mâle» d'un conjuguant migre dans le cytoplasme du
partenaire, le pronucléus «femelle» ne bougeant pas. Il y a fusion du pronucléus
migrant avec le pronucléus statique en un syncaryon diploïde. Après cette
fécondation réciproque les deux conjugants se séparent ; le macronucléus dégénère
tandis que le syncaryon est l'objet de plusieurs divisions successives qui vont donner
naissance au macronucléus et au micronucléus
Micronucléus
Micronucléus
Macronucléus
A
B
Fig. 6 - Multiplication asexuée et sexuée chez la Paramécie, Paramecium caudatum (Cilié,
Holotriche) : a. division ; b. conjugaison
17
CHAPITRE 3 : SOUS REGNE DES PLURICELLULAIRES METAZOAIRES
DIPLOPLASTIQUES
3 : Sous-règne des pluricellulaires (Métazoaires)
Les animaux Diploblastiques sont des Métazoaires (pluricellulaires). Ils sont formés
par deux couches cellulaires (2 feuillets), l’ectoderme et l’endoderme. Présentant
une organisation cellulaire avec cellules différenciées qui peuvent se regrouper en
tissu. (Figure 7).
 Un épithélium en contact avec l’extérieur délimite l’espace interne qui
le sépare du milieu extérieur. Les cellules de l’épithélium sont ciliées
et sécrètent une cuticule ;
 La matrice extracellulaire ancrée sur la lame basale. Dans cette
matrice il y a des intégrines qui assurent la cohérence entre les cellules
et la lame basale et des cadhérines qui assurent la cohérence
cellule/cellule ;
 Le tissu conjonctif avec des cellules libres non jointives et figées par
des polymères de protéines p.e. le collagène.
Le développement embryonnaire se fait à partir d'une cellule totipotente qui va
devenir morula (stade 8), puis blastula avec apparition du blastocoele. Par
invagination de l'assise unique cellulaire du blastocoele (gastrulation) on obtient la
gastrula avec archentéron (cavité), blastopore, endoderme et ectoderme.
Figure 07 : Structure générales des Métazoaires
Les trois embranchements des Diploblastiques sont : les Spongiaires, les Cnidaires
(polypes et méduses) et les Cténaires.
3.1 embranchement des spongiaires Les Spongiaires
Les Spongiaires sont des organismes essentiellement marins. On trouve autour de
5000 espèces. Ce sont des organismes sessiles (vivant fixés). . Animaux sans
symétrie et sans organes définis, le corps de nature poreuse (spongiaires) montre
des apparences externes très variées, le squelette discontinu est formé de spicules
Siliceux ou calcaires plus des fibres de spongine.
18
3.1 .2 Caractères généraux








Metazoaire(ectoblaste et endoblaste séparés par la mésoglée)
Animaux aquatiques,essentiellement marins toujurs fixés
Pas d’organes et n’ont pas d’appareils définis.
Pas de symetrie
Système nerveux rudimentaire et diffus
Squelette formé de spicules calcaires,siliceuxou organique
Paroi perforée par de nombreux canauxet des pores
Bourgeonnement et régénération (reproduction asexuée) et reproduction
sexuée
Les différentes formes d’éponges
Les éponges se caractérisent par un ensemble de cellules différenciées formant la
structure du corps et assurent les fonctions vitales, on distingue (Figure 08):
Figure 08 : Différentes formes des éponges
19
Figure 09. Structure de la
paroi des Spongiaires
(Spécialisation des cellules
chez les éponges)
La cellule fondamentale des spongiaires est le choanocyte qui possède un flagelle
permettant les remous d’eau à l’intérieur de l’éponge.



Les choanocytes sont des cellules totipotentes capables de donner aux
spongiaires une diversité cellulaire.
La forme arrondie provient des spicules, ces choanocytes qui, regroupés,
s’entourent d’une paroi minéralisée.
Cela permet également de protéger l’oscule ainsi que de maximiser la
captation des proies.
Dans la mésoglée, on trouve :
 Des scléroblastes : ils sécrètent les spicules. Ils peuvent se grouper par
groupe de 2 ou 3 (et donner ainsi des spicules de 2 ou 3 axes).
 Des cellules amiboïdes à rôle phagocytaire.
 Des collancytes qui sécrètent la mésoglée.
 Des archéocytes : ce sont de véritables cellules totipotentes.
 Des myoblastes (en petit nombre) : ce sont des cellules capables de
contraction.
 Des cellules nerveuses, diffuses.
Les Spongiaires possèdent un tissu lâche, les différentes catégories cellulaires n’ont
pas de cohésion définitive. L’ectoderme et l’endoderme sont séparés par la
mésoglée qui renferme de nombreuses cellules totipotentes. Le spongiaire type est
sous forme d’un vase fixé par sa base. L’apex porte un orifice exhalant unique
(l’oscule) et la paroi est percée de nombreux pores inhalants. Suivant la complexité
de la paroi, on distingue différents stades
20
Le stade Ascon
Le stade ascon est le stade le plus juvénile de la
plupart des éponges. La structure de la paroi est
identique en tous points du corps. Il n’y a ni organe
ni appareil.
La mésoglée forme une gelée où circulent
différentes catégories cellulaires, totalement
indépendantes.
Le stade Ascon
L’ectoderme est formé d’un épithélium de
revêtement : les pinacocytes. Ce sont des cellules
aplaties, jointives, recouvertes d’une fine cuticule.
Entre les pinacocytes s’ouvrent les pores inhalants,
formés par des porocytes (pour l’entrée d’eau).
Le stade Sycon
Les choanocytes se localisent dans des
diverticules tubulaires qui débouchent
dans l’atrium par des orifices. Il y a
formation de canaux pour piéger l’eau
chargée de particules alimentaires.
Le stade Sycon
a : Coupe schématique d’une éponge
Le stade Leucon
Chaque diverticule se divise en diverticules secondaires
appelés corbeilles vibratiles. Les choanocytes sont dans
ces corbeilles. Elles débouchent dans des canaux
exhalants, en relation avec l’oscule
Figure 4. 6 : Le stade
Le stade Leucon
Le stade Leucon
21
Stade Rhagon :
•
Ce stade correspond au premier stade
larvaire pour les Demosponges.
•
Individus de forme plus ou moins
conique chez lesquels les corbeilles
vibratiles hémisphériques s’ouvrent
largement dans la cavité gastrique.
Exemple : Suberites domuncula
Stade Rhagon
3.1.3 -Classification des Spongiaires
En tenant comptes de : la nature des éléments squelettiques et de l’organisation
interne. On peut subdiviser cet embranchement en 3 classes.
A) classe des Eponges calcaires :
Ils possèdent un squelette, fait exclusivement de spicules calcaires.Sont
généralement des espèces de tailles réduites cosmopolites. La classification des
Eponges calcaires est fondée sur la répartition des choanocytes qui peuvent tapisser
entièrement la cavité gastrale ou peuvent se localiser dans des diverticules de cette
cavité.(type ascon)
B) classe des Hexactinillides ou Triaxomides :
Ils possèdent un squelette formé exclusivement, de spicules siliceux à 3 axes et 6
pointes isolées ou groupées. Ils sont souvent de grande taille et doté d’une symétrie
axiale de forme comparable au type leucon. Ces Spongiaires sont des formes d’eau
calme, le plus souvent profonde.
C) classe des Desmoponges
Ils forment un ensemble hétérogène dont le squelette peut être constitué de
spicules siliceux non triaxones, de spicules siliceux et de fibres de spongine ou
uniquement de fibres de spongine.
3.1.4 La nutrition des Spongiaires
Il y a un système dédié à la filtration : une éponge est capable de pomper
l’équivalent de son poids en eau en 5 secondes. Les particules piégées font de 1 à 50
µm, ce sont des organismes planctoniques unicellulaires, des bactéries, des virus,
des débris organiques vont être phagocytés par les archéocytes ou par les
choanocytes où ils seront resécrétés dans la mésoglée pour être rephagocyté par un
archéocyte.
22
3.1.5 Reproduction chez les éponges
Deux types de reproduction peuvent se présenter :
1) Reproduction asexuée
 Bourgeonnement externe

Bourgeonnement interne

régénération
2) Reproduction sexuée
La reproduction clonale ou régénération
1) Reproduction asexuée
A partir de fragments on peut régénérer un clone. Ce fragment (= stolon) doit
s’attacher au substrat et va se redévelopper pour donner une éponge identique.
L’éponge de départ. En eau douce l’éponge se fragmente pour donner des
gemmules qui se referment sur elles-mêmes et qui permettent une vie ralentie.
C’est une forme de résistance pour passer une mauvaise saison. En se fixant sur
substrat, ces gemmules pourront se redévelopper.
2 Reproduction sexuée
Elle s’effectue en 4 étapes dans la mésoglée
fécondation indirecte (figure10)
3ème étape : accolement de la cellule
charriante et de l’ovocyte I
Les éponges présentent une
4ème étape : Piégeage du spermiokyste par
23
l’ovocyte I
3.2 Embranchement des Cnidaires
Les Cnidaires sont à 99% marins, 1% d’eau douce. Ils ont une symétrie radiaire,
plusieurs tentacules entourent la bouche. Ces animaux ont une cavité gastrovasculaire interne avec un seul orifice (bouche et anus à la fois). - Les cnidaires
montrent une alternance de génération Polypes fixés – et méduses (figure11)
 La forme méduse : Elle est libre, pélagique et constitue (généralement) la
forme sexuée.
 La forme polype : Elle est benthique, fixée. C’est une forme asexuée
(généralement). Les polypes peuvent être solitaires ou coloniaux.
On note chez les Cnidaires la présence de cellules urticantes : les cnidocystes (ou
cnidoblastes, ou nématoblastes, ou nématocystes). Ces cellules contiennent un
filament urticant baignant dans une toxine (poison). Les cnidoblastes ont un
cnidocil qui, lorsqu’il est excité, entraîne la dévagination du fil urticant qui peut tuer
la proie ou créer des irritations. La paroi possède une structure diploblastique.
Ectoderme et endoderme sont séparés par la mésoglée.
Figure 11 : Aspect générales des polypes et des méduses
Caractères généraux :
 Métazoaires diploblastiques exclusivement marins isolés ou coloniaux
 L’appellation vient du grec ancien « ortie » faisant allusion aux cellules
urticantes
 Caractéristiques des cnidaires cnidocystes ou cnidoblastes) qui sert à la
défense et à l’attaque, ce sont donc des prédateurs.
 Corps en forme de sac avec seule cavité digestive pourvu d’un orifice à
double fonction (anus et bouche) entouré de tentacules spécialisés dans la
capture
24
 Organismes à symétrie rayonnée ou radiaire de type 4 ou 6
 Peuvent être libres (méduse) ou fixés (polype)
 Système nerveux rudimentaire
Morphologie et structure
Les cnidaires existent sous des formes polypes ou méduses. Il y a une cavité
gastrovasculaire : le sac digestif est un système qui fournit les métabolites et qui les
distribue. La cavité gastrovasculaire débute par une bouche qui est l’orifice unique
porté par le manubrium en for de tromempe. Tout autour il y a les tentacules avec
les cnidocystes. L’ombrelle qui est la face supérieure joue le rôle de locomotion.
(Figure 11).
3.3.1. La reproduction
Deux modes de reproductions sont à distinguées chez les Polypes et les
Méduses
- Asexuée : par bourgeonnement (a) / par scissiparité (b) (d) (Figure 12).
Figure 12 : Modes de reproductions asexuées chez les Polypes et les Méduses
Sexuée : les gamètes sont produites dans l’endoderme, les sexes sont séparés en
général. Les polypes relarguent leurs gamètes et après la fécondation on obtient une
larve planula qui se déplace grâce à un épithélium cilié. Cette larve redonnera un
polype (Figure 12).
25
Figure 13: Modes de reproductions sexuées chez les Polypes
La larve contient des réserves, peut se nourrir de proie ou peut abriter une
algue photosynthétique (Zooxanthelle : symbiose).
3.3 Embranchement des cténaires
3.3.1Carecteres généraux
 Pélagique, vie en pleine eau
 Non urticant
 Ctenephore prend son nom du grec ctenos qui signifie peigne et phoros qui
veut dire porter qui devient « porteur de peigne »
 Métazoaires corps en forme de sac avec une ouverture à double fonction
(anus et bouche)
 Présence d’une symétrie bilatérale
 Marins pélagique et transparent
 Ectoblaste charterisé par la présence de cellules adhésives parties collantes
 Présence d’un organe d’équilibration au pole aboral : statocyste
 Présence d’une mésoglée épaisse avec méchenyme qui se présente comme
une ébauche de mésoderme, ce qui prouve qu’ils sont plus élevés en
organisation que les cnidaires, Ce sont des organismes peut être
triploblastiques qui ont perdus leur mésoderme au cours du temps.
26
Figure 13: Anatomie générale des Cténaires
27
CHAPITRE 04 : LES METAZOAIRES TRIPLOBLASTIQUES ACOELOMATES
Les métazoaires triploblastiques Acœlomates : Apparition du mésoderme
- Mésoderme = 3em feuillet embryonnaire entre ectoderme et endoderme Apparition en fin de gastrulation. Le mésoderme permet la différenciation d’organes
internes (appareil excréteur, organes génitaux) dont la musculature qui permettra
des mouvements orientés (locomotion).
Apparition de la symétrie bilatérale
qui a remplacé la symétrie radiaire
(B) des cnidaires ; l’animal a donc une
région antérieure, une postérieure et
une orientation dorso-ventrale. (A)
B
A
Le déplacement se fait tête vers
l’avant
- Le tube digestif possède 2 orifices : bouche et anus
- Le SN est central
- Présence d’un appareil excréteur
4. Embranchement des plathelminthes
Les Plathelminthes (du grec platy= plat et helmins= vers) sont des animaux bilatéraux
triploblastiques ; possèdent trois véritables feuillets cellulaires : l'ectoderme, le
mésoderme, et l'endoderme. Cependant ils n'ont pas de cavité interne (coelome) et
ce sont donc des acoelomates. Comme leur nom l'indique, ils sont généralement
aplatis ce qui augmente leur rapport surface/volume. Les vers plats peuvent avoir un
mode de vie libre, comme les planaires, mais la majorité d'entre eux (environ 85%)
sont parasites
4.1 Caractères généraux
 Les plathelminthes sont les triploblastiques les plus primitifs
 Acoelomates : les espaces interviscéraux sont occupés par le mésenchyme
d’origine mésodermique
 Ils sont des vers plats
 Présence d’une symétrie bilatérale
 Peuvent être libres ou parasites
28
 Présentent une organisation simple, car il n’ya pas d’appareil respiratoire ni
circulatoire et pas d’appendices
 L’appareil digestif est simplifié et incomplet, sans anus la digestion est
intracellulaire
 Système nerveux est rudimentaire Le système nerveux incrusté dans le
parenchyme, se composant d'une paire de ganglions antérieur avec des
cordes neurales longitudinales et transversaux
 Ils sont généralement hermaphrodites
 Appareil génital femelle est formé de deux parties : germigène et vitellogène.
Figure 15 : Organisation générale des Métazoaires Tridermiques
A : Appareil reproducteur et circulatoire, B : Appareil digestif et système nerveux, C : Ouverture
ventrale de l’orifice unique du tube digestif
4.2 Classification
Les Plathelminthes sont subdivisés en trois classes principales : Les plathelminthes
comprennent environ 50 000 espèces et peuvent être libres ou parasites.
Il existe quatre classes :
29
‘A - Les Turbellariés Ce sont des prédateurs ou des détritivores et ont un mode
de vie libre. Le pharynx s'ouvre dans l'intestin, quand il existe. Sur sa
morphologie repose la classification des Turbellariés. – Ex : les planaires Vers
plats marins, majoritairement libres. Figure 16
Figure16 : planaires :
 Chez les Acoellés l'intestin n'existe pas, le pharynx débouche directement
dans le parenchyme.
 Chez les Rhabdocoellés l'intestin est simple et rectiligne. - Chez les Triclades,
l'intestin est constitué de trois branches très ramifiées (ex. les Planaires).
 Chez les Polyclades de très nombreuses branches rayonnent à partir du
pharynx.
B - Les Trématodes
30

L'ordre des Polystomiens ou Monogènes renferme des espèces ectoparasites
de poissons et d’amphibiens. Ils sont monoxènes (possèdent un seul hôte).

L'ordre des Distomiens ou Digènes regroupe des espèces parasites de
Vertébrés supérieurs. Leur cycle de développement est hétéroxène. Ils ont
typiquement deux hôtes, un hôte intermédiaire (mollusque) et un hôte
définitif (vertébré). Ce groupe renferme plusieurs parasites de l'homme,
comme les schistosomes, les douves du foie.
C- Les Cestodes Ce sont des parasites du tube digestif. Ils ont un corps très long et
aplati comme un ruban. La classification des Cestodes est basée sur la forme du
scolex et le type de fixation. Il existe deux ordres importants. –


Les Cyclophyllidiens possèdent un rostre muni de crochets. A l'état adulte ils
sont parasites d'Oiseaux et de Mammifères ex. les Ténias. –
Les les Pseudophyllidiens possèdent des bothridies à la place des ventouses
ex. le Bothriocéphale.
Classe des Trématodes
vers plats à corps non segmenté
- 2 ventouses rapprochées
- corps aplati et de forme lancéolée
- Parasites internes de Vertébrés. Leur cycle
fait intervenir deux ou plusieurs hôtes : ce
sont des hétéroxènes
- Développement d’organes de fixation
qui sont souvent :
- une ventouse buccale antérieure et une
ventouse ventrale ou acétabulum
- Les animaux à deux ventouses sont appelés
Distomiens.
- Développement indirect avec de
nombreuses formes larvaires asexuées.
- Le type des Trématodes est la grande
Douve du foie : Fasciola hepatica. Cet
animal vit dans les canaux biliaires du
mouton .
Classe des Cestodes
- vers plats à corps segmenté
- segments mûrs plus larges que longs,
avec pore génital au 1/3 antérieur de la
face Ventrale
- Parasites du tube digestif de Vertébrés
supérieurs
- segments ovigères presque carrés, avec
un utérus central en rosette
- scolex avec 4 ventouses, un rostre et
parfois des crochets
- Animaux généralement longs : 12 à 20
mètres pour les plus grands, dépourvus
de
tube digestif (L'absorption se fait au
niveau
des téguments) et d’appareil respiratoire
31
4.3 Etude de quelques Plathelminthes parasites
4.3.1 Classe des trématodes :
Les trématodes mesurent jusqu’à 5cm, vivent dans les canaux biliaires, où
chaque adulte pond quelque 20’000 œufs par jour. Ces derniers sont évacués avec la
bile dans l’intestin puis rejetés dans l’environnement avec les excréments (Figure
17). Si les oeufs tombent dans un milieu humide ou trempé, les larves ciliées
(miracidium) éclosent après une phase de développement de deux à trois semaines,
Un hôte intermédiaire est indispensable pour la suite du développement de la
grande douve du foie. La larve une fois éclose pénètre dans un mollusque aquatique
(limnée) pour y poursuivre son développement et se multiplier. Le mollusque infecté
excrétera pendant des semaines, voire des mois, des larves au stade cercaire qui se
fixent aux herbes et s’y transforment en métacercaires (stade infectieux). L’infection
du bovin (hôte définitif) a lieu par l’ingestion de fourrage infesté de métacercaires.
Dès que les larves ont atteint l’intestin grêle, les jeunes douves éclosent. Elles
traversent la paroi intestinale, migrent vers le foie où elles peuvent occasionner
d’importants dégâts avant de pénétrer dans les canaux biliaires.
32
Figure 17 : Cycle de développement de la grande douve de foie du mouton,
Fasciola hepatica (Trématode, Digène) (H D : hôte définitif, H I : hôte
intermédiaire).
4.3.2. Classe des Cestodes
Les Cestodes sont des endoparasites de vertébrés supérieurs(Fig.18). Leur corps est
aplati, segmenté, plus ou moins rubané,ce sont des animaux généralement longs : 12
à 20 mètres pour les plus grands. Ils n’ont ni tube digestif ni appareil respiratoire. Le
corps est divisé en trois parties : a)Le scolex, il porte le dispositif de fixation :
ventouse et/ou crochets en couronne. b) Le cou (Zone de prolifération), c’est à ce
niveau que se forment les segments composant le corps de l’animal. Le strobile, il
occupe 9/10ème du corps, il est formé d’une succession de segments (les proglottis).
33
Figure 18 : Stade de développement du Taenia saginata
34
Figure 19 :Cycle de développement du Taenia saginata
Ver solitaire ou Ténia, Taenia saginata L'homme est l'hôte définitif de Taenia
solium c'est-à-dire qu'il héberge le ver adulte. En déféquant dans la nature, l'homme
dissémine les oeufs dans l'environnement. Le bovin, hôte intermédiaire c'est-à-dire
qu'il héberge le stade larvaire, s'infeste en ingérant les proglottis gravides contenus
dans les fèces humains. Les oncosphères - libérées de la paroi des embryophores par
les secrétions gastriques - traversent la paroi intestinale et passent dans les
vaisseaux sanguins ou lymphatiques. Ces embryons sont ensuite transportés dans les
muscles par la circulation où ils se développent sous forme de vésicules. L'homme
s'infeste en mangeant de la viande de mouton crue ou insuffisamment cuite. Le
scolex s'évagine de la vésicule et s'accroche à l'intestin. Le ver adulte se développe à
partir du scolex du cysticerque et devient mature et entraîne la tæniose. Fig 19.
35
5. EMBRANCHEMENT DES NEMATHELMINTHES
Les Némathelminthes (Vers ronds) Nematos = filament
5.1 caractères généraux





Metazoaires triploblastique acoeulomate libre ou parasite
Les Némathelminthes ou vers ronds ont une symétrie bilatérale.
Ils sont munis d’un squelette hydrostatique à haute pression.
Gonochorisme avec dimorphisme sexuel
Les males ont une taille comprise entre12 et 15 cm, alors que les femelle sont
plus grandes. La bouche s’ouvre à l’extrémité antérieure et est entourée de
trois lèvres (une dorsale et deux ventrales) portant des soies céphaliques à
rôle sensoriel.
 La femelle présente une constriction annulaire dans le tiers antérieur du corps
et c’est à ce niveau que s’ouvre l’orifice génital ventral.
 Chez le mâle, l’extrémité postérieure est enroulée en crosse tandis que celle de
la femelle est pointue. Figure20
Figure 20. Morphologie et
dimorphisme sexuel chez le mâle et
la femelle d’un Nématode
Les Némathelminthes ou vers ronds ont une symétrie bilatérale. Ce sont des
animaux Triploblastiques pseudocoelomates (possèdent un pseudocoelome : une
cavité interne, mais cette cavité n'est pas entièrement entourée de mésoderme). Ils
sont munis d’un squelette hydrostatique à haute pression. Leur cuticule de collagène
est imperméable, mais elle est percée de pores pour permettre les transferts gazeux.
Ils ne possèdent que des muscles longitudinaux. Les nématodes partagent plusieurs
caractéristiques avec les vers plats: la symétrie bilatérale, un squelette
hydrostatique, une segmentation spirale, l'absence d'appendices, la céphalisation, la
colonisation d'habitats variés, l'absence de système respiratoire et circulatoire.
Cependant, ils possèdent plusieurs traits uniques et importants: un pseudocoelome.
36
Les Némathelminthes comportent deux classes : - Les Nématodes, - Les
Gordiacés (ou Nématomorphes). Les Nématodes sont à la fois diversifiés et
abondants. Plusieurs se nourrissent des racines des plantes cultivées et certains
sont des parasites d’animaux et pouvant s'attaquer à l'être humain.
5.2 Classification :
Elle est basée sur l’aspect du tube digestif on distingue deux classes :


Les Gordiacés (ou Nématomorphes). : ont un appareil digestif incomplet
Les Nématodes : appareil digestif complet
•
Les Nématodes ont tube digestif complet avec une bouche et un anus. Cet
arrangement permet une digestion plus efficace. Le corps des Nématodes est
recouvert d'une cuticule relativement imperméable, ce qui leur permet de
coloniser l'environnement terrestre, spécialement les sols. Les nematodes
sont à la fois diversifiés et abondants. Plusieurs se nourrissent des racines des
plantes cultivées et certains sont des parasites d’animaux et pouvant
s'attaquer à l'être humain. Certains sont libres, d'autres sont des parasites
très performants et provoquant des maladies communes ou graves .les
nématodes parasites qui touchent l‘Homme le plus souvent sont les Ascaris.
Certains nématodes parasitent aussi les végétaux.
des muscles longitudinaux, l'absence de cils ou de flagelles sauf dans les
récepteurs sensoriels, et l'eutélie.
37
Tégument
Il est formé par : Cuticule épaisse.
•
Epiderme non cilié, formé1 seule couche de cellules ± jointives appelée
syncitium qui présente des épaississements longitudinaux=champs délimitant
4 espaces (caractère: Nématodes).
•
Champs en nombre de 4: 2 champs (1 dorsal et 1 ventral) avec cordons
nerveux et 2 champs latéraux avec canaux excréteurs.
•
4 espaces occupés par des cellules particulières: myoépithéliales (Fig.22).
Figure :21. Coupe transversale d’un Nématode.
38
Parasitoses liées aux nématodes (=exemple d’Ascaris
lumbricoides
39
CHAPITRE 05 : LES METAZOAIRES TRIPLOBLASTIQUES COELOMATES
1- Le cœlome
- Coelome = cavité creusée par le mésoderme
- 2 apparitions possibles :
 Schizocoelie : massifs mésodermiques pleins se creusent progressivement
d’une cavité centrale
 Entérocoelie : mésoderme émerge sous forme de vésicules creuses au
sommet de l’archentéron. (fig : 22)
Rôle du cœlome
Le cœlome permet le mouvement péristaltique par le passage d'une onde de
contraction de l'arrière vers l'avant de l'animal. Ce mouvement péristaltique n'est
cependant pas très efficace à moins que le cœlome ne soit segmenté de manière à
ce que chaque segment puisse fonctionner comme un squelette hydrostatique
indépendant. Le cœlome et la segmentation permirent donc aux Annélides de
mieux se déplacer, mais surtout de pouvoir fouir efficacement et ainsi exploiter de
nouvelles ressources inaccessibles aux planaires
2- La métamérie
La métamérie (ou segmentation) : division postérieure du corps en unité
anatomiques répétitives : métamères (ou segments). L'apparition de la segmentation
fut donc accompagnée de l'apparition d'un système circulatoire permettant à
chaque métamère de recevoir suffisamment d'éléments nutritifs. Ce système
circulatoire sert également à distribuer l'oxygène dans tout le corps. L'apparition de
pigments respiratoires est aussi venue augmenter l'efficacité de cette distribution de
l'oxygène.
40
3- Protostomiens et deutérostomiens
Principales synapomorphies basées sur le devenir du blastopore :
Protostomiens : emplacement blastopore = bouche. Mésoderme formé par
schizocoelie. Deutérostomiens : emplacement blastopore = anus formé en 1er.
Mésoderme formé par entérocoelie.
5. EMBRANCHEMENT DES ANNELIDES
Les Annélides ou Vers Annelés sont des métazoaires triploblastiques coelomates,
protostomiens, hyponeuriens à symétrie bilatérale. Leur corps est constitué de
métamères (segments) disposés les uns à la suite des autres.
 Le segment antérieur est le prostomium
 le segment postérieur est le pygidium.
 L’appareil excréteur est métamérisé, constitué d’une paire de néphridies par
segment. L’appareil circulatoire est clos.
 Le tube digestif est complet et bien différencié. Le développement des oeufs
se fait par segmentation inégale, spiralée.
 Le développement embryonnaire donne, après la gastrulation, une larve
nageuse appelée larve trocophore.
41
Le corps comprend trois régions :
Figure 23 : Anatomie externe d’un vers
de terre
 la tête (prosome) qui porte les
organes sensoriels et la bouche,
 le tronc (métasome ou soma) qui est
la région la plus importante ;
 le pygidium ou telson
 Le tronc est métamérisé c'est-à-dire
constitué par une série linéaire
d’anneaux identiques, les segments
ou métamères contenant tous une
paire de sacs cœlomiques
symétriques
La région céphalique (ou prostomium)
porte des appendices sensoriels et
deux yeux rudimentaires.
Le soma comprend un grand nombre de
segments identiques. Il commence par
un métamère particulier : le
péristomium. ;entoure la bouche qui
s’ouvre légèrement sur la face ventrale.
On y trouve quatre cirres
tentaculaires sur la face dorsale.
- La région caudale ou pygidium : C’est
en avant du pygidium que les nouveaux
métamères se forment. Le pygidium
Figure : 23
5.1 Caractères généraux


porte un anus
en position terminale
Les structures dérivées de l’ectoderme et du mésoderme
sont répétées
dans chaque segment (systèmes nerveux, appareils
circulatoire,
et deux
grands excréteur
cirres.
et génital).
Par contre les structures dérivées de l’endoderme (Tube digestif) ne sont
pas métamérisées.
5.2 Anatomie d’une vers de terre
Le système digestif débute des segments 1-3 à l'extrémité antérieure du
canal alimentaire forment la région orale qui mène (au niveau des segments 4 et 5),
au pharynx dont la paroi est épaisse. Le pharynx est connecté à la paroi du corps par
sa musculature. L'oesophage, dont la paroi est mince, s'étend du segment 6 au
segment 13 ou 14. Des segments 14 ou 15 au segment 16 on trouve le jabot et du
segment 17 au segment 19 se trouve le gésier musculeux qui broie la nourriture à
l'aide de petites pierres. L'intestin parcourt le reste du corps sous son enveloppe
42
lâche faite de tissu chloragogène. Ces cellules péritonéales modifiées fonctionnent
comme un foie, synthétisant et stockant des graisses et du glycogène (Figure 24).
Le système circulatoire est fermé et bien développé avec des éléments
contractiles, des réseaux de vaisseaux et de capillaires. Sur la surface supérieure de
l'appareil digestif se positionne le vaisseau dorsal contractile qui fait circuler le sang
antérieurement. Cinq paires de crosses aortiques ou cœurs, sont situés dans les
segments 7 à 11. Les crosses aortiques se rattachent au vaisseau ventral (Figure 24).
Figure 24 : Structure appareil vitaux d'un ver de terre
Système nerveux et organes des
sens : composé d’une succession
de ganglions
Errants : localisation sur la
tête, très développé
Sédentaires : localisation
sur la tête, moins développé
Figure 25 : Système nerveux et organes des sens
43
Le système reproducteur est caractérisé par la présence de 3 grosses
vésicules séminales, qui font partie du système mâle et qui stockent le sperme avant
qu'il ne soit libéré. Le sperme est libéré de deux petits testicules qui sont situés sur
les septums entre le 9e et le 10e segment et entre le 10e et le 11e segment, dans les
vésicules séminales. Une fois que les spermatozoïdes sont mûrs ils passent à travers
les canaux ciliés, le canal déférent et sortent par les ouvertures génitales mâles. Le
système reproducteur interne femelle est simple formé d’un minuscule ovaire qui
pend du septum antérieur près de la ligne mi-ventrale. Les œufs sont libérés de
l'ovaire et passent dans le canal situé sur les septums adjacents et de là, passent
dans l'oviducte vers l'ouverture génitale femelle (Figure 24).
5.6 CLASSIFICATION DES ANNELIDES
44
Classe 1 : Les Polychètes (poly=nombreuses, chete=soie)
-Soies nombreuses portées par des parapodes (expansions latérales à fonction
locomotrice).
•
2 sous-classes basées sur leur éthologie :
 Sous-classe des Polychètes Errantes :
- Corps généralement allongé à métamérie parfaite portant chacun des
parapodes biramés.
- Carnassiers, leurs trompes dévaginables pourvus de mâchoires + paragnathes.
Ex : Nereis diversicolo
 Sous-classe des Polychètes Sédentaires :
• Espèces tubicoles : corps enveloppé d’un tube d’où sort une
couronne de tentacules .Tête réduite et parapodes simples. Ex :
Arenicola marina
45
CHAPITRE 06 : EMBRANCHEMENT DES MOLLUSQUES
Cet embranchement compte plus de 130 000 espèces et occupe donc une place
importante dans le règne animal par le nombre (d’espèces) et par le rôle écologique.
Certaines espèces servent de nourriture pour l’Homme. Le terme mollusque vient du
latin « molluscus » qui signifie mou.
Caractères généraux
•
•
•
•
•
•
Métazoaires triploblastiques coelomates.
vivent dans les milieux aquatiques ou humides.
Symétrie bilatérale n’existe pas chez les gastéropodes
Ils peuvent être: fouisseurs, capturant les particules alimentaires par leurs
branchies, phytophages, dilacérant les végétaux avec leur radula ou
carnivores.
Ils peuvent parasiter d’autres animaux marins (quelques Gastéropodes).
Ils sont en général à sexes séparés, rarement hermaphrodites
Seuls deux groupes se sont adaptés avec succès à l’eau douce : les gastéropodes et
les lamellibranches ; et quelques gastéropodes sont même passés à la vie terrestre.
Il n’y a jamais de segmentation, sauf chez les monoplacophores.
Les
mollusques
sont
tous fortement
céphalisés avec
d’une tête et d’organes sensoriels spécialisés



la
présence
La tête : elle n’est pas toujours nettement différenciée chez tous les
mollusques. La région de la tête comporte la bouche, certaines fois les yeux
ou les antennes.
Le pied : c’est la partie la plus musclée, elle lui sert au déplacement et la
fixation.
le manteau : avec ou sans coquille rigide, le manteau recouvre l’animal. Le
repli du manteau forme une cavité que l’on appelle la cavité palléale.
Pour permettre de différencier les différents groupes de mollusques, nous nous
référerons à ces 3 parties de l’animal. Puis si l’animal a un squelette interne ou
externe. Externe : coquille Interne : os
46
 . Les mollusques possèdent un système digestif complet terminant sur un anus.
 Le système respiratoire est composé de une à plusieurs branchies.
 Les espèces terrestres possèdent un poumon unique.
 La circulation sanguine est assurée généralement par un cœur, bien que
certaines espèces ont 2 cœurs. . Le sang des mollusques peut transporter
beaucoup plus d’oxygène que le sang des vertébrés.
 La reproduction est uniquement sexuée. Généralement les sexes sont définis,
mais il existe beaucoup de cas d’hermaphrodisme.
.
Ce sont les modifications de la cavité du manteau, de la coquille sécrétée par
ce manteau ainsi que la plasticité morphologique du pied et de la masse viscérale qui
ont mené à l'extraordinaire diversité des formes chez ces animaux. C'est ainsi qu'une
variété spectaculaire d'organismes sont réunis dans cet embranchement qui est le
deuxième plus diversifié .
47
Classe: POLYPLACOPHORA
Polyplacophores (4)
Classe: MONOPLACOPHORA
Monoplacophores
Classe SCAPHOPODA
Scaphopodes (1)
Mollusques brouteurs dont la
coquille est composée de huit
plaques articulées.
Mollusques primitifs à coquille
unique et en forme de chapeau
(patelliforme).
Mollusques à coquille en forme de
corne ou de dent ouverte aux
extrémités.
Classe: GASTROPODA
Gastéropodes (133)
Classe: BIVALVIA
Bivalves ou Lamellibranches (45)
Classe: CEPHALOPODA
Céphalopodes (8)
Mollusques à coquille unique:
réduite, simple ou spiralée pour les
espèces les plus évoluées.
Mollusques possédant deux valves Mollusques munis d'une couronne de
distinctes généralement asymétriques huit ou dix tentacules entourant la
articulées par une charnière.
bouche équipée d'un bec de
perroquet.
Classification des mollusques
Les mollusques sont estimés actuellement à prés de117 000 espèces, avec
prés de 70 000 espèces fossiles, dont les plus anciennes datent du Cambrien (ère I).
Ils sont apparus en milieu marin puis colonisèrent les milieux terrestre et dulcicole.
Parmi les traits caractéristiques majeurs : Corps mou, triploblastiques, hyponeuriens,
coelomates et non métamérisés. Huit classes sont à distinguées à savoir :
 Solénogastres (~350 espèces)
• Pas de coquille
• Spicules calcaires
• Marins
• Vermiformes
• Tête peu différenciée
• Pied peu développé
 Caudofovéates (~100 espèces)
• Pas de coquille
• Spicules calcaires
• Marins
• Vermiformes
• Bouclier pédieux péribuccal
• Microphages
48
 Polyplacophores (~900 espèces)
• Marins
• Coquille = 8 plaques calcaires articulées =
cérames
• Corps aplati
• Tête différenciée
• Pied développé
 Monoplacophores (~15 espèces)
• Marins
• Tous fossiles (Paléozoïque)
• Sauf genre Neopilina (3500m de profondeur)
• Coquille conique en 1 seule plaque
• Pied circulaire
 Scaphopodes (~ 400 espèces)
• Marins
• 1 seule famille : Dentalidés
• Coquille tubulaire ouverte
• Pied fouisseur
• Captacules
• Absence de branchies
 Bivalves (~ 12 000 espèces)
• Aquatiques
• Fouisseurs (pied en forme de hache →
Pélécypodes)
• Corps aplati
• Coquille à 2 valves (Bivalves)
• Filteurs, microphages (PAS de radula)
• Branchies = lamelles (Lamellibranches)
• Tête réduite (Acéphales)
49
 Céphalopodes (~ 900 espèces)
• Marins
• Céphalisation et cérébralisation maximales
• Capables d’apprentissage
• Prédateurs
• Pied →couronne brachiale + entonnoir
 Gastéropodes (~103 000 espèces)
• Marins, terrestres, dulcicoles
• Perte de la symétrie bilatérale

Conséquences
- Organes initialement à gauche → atrophiés
- Organes initialement à droite → à gauche
- Cavité palléale → déportée vers l’avant
(ouverture antérieure)
- Coquille spiralée (extériorise l’enroulement
viscéral)
- Pied très développé → sole de reptation
50
A- POLYPLACOPHORES ET
MONOPLACOPHORES.
 tête, le pied et la cavité
palléale complètement
recouverts par le manteau et la
coquille.
B- LES GASTÉROPODES ET LES
CÉPHALOPODES.
 tête distincte et très
développée,
 un manteau qui n’entoure que la
partie viscérale
 leur tube digestif en
forme de U.
C-LES BIVALVES ET LES
SCAPHOPODES : ont
 une tête régressée ou absente
 manteau quant à lui, entoure la
totalité de l’animal.
Coquille : Elle est sécrétée par la face dorsale du manteau, et
comprend 3 couches serposées
Structure de la coquille d’un
Mollusque
51
LES GASTEROPODES : (escargots, limaces)
Le terme de Gastéropode vient du grec :
- gaster = ventre et pode = pied
Estomac sur pied (large pied sur lequel repose les viscères) On connaît 103.000
espèces de gastéropodes. C’est également un important groupe fossile dont le plus
ancien remonte à 510 millions d’années. C’est le groupe le plus diversifié : de 40
000 . 100 000 esp.ces. On les retrouve dans le milieu marin (Bigorneau),
d’eau douce (Planorbe) et arien (Escargot). Ils possèdent une coquille
unique parfois absente. Leur masse viscérale subit une torsion de
180. Qui fait que la cavité. palléale se retrouve. A l’avant de l’animal. Il y a
tés souvent un enroulement spiral€ de la coquille.
Caractères généraux
• Ils sont asymétriques, marins, dulcicoles et terrestres.
• La tête bien distincte porte 1 ou 2 paires de tentacules dorsaux et 2 yeux.
• La bouche est formée d’un bulbe buccal avec radula. Régimes alimentaires
variés
• Le pied
sole de reptation. Présence de glandes à mucus
• Chez les espèces marines, les bords du pied ondulent et peuvent être pourvus
d’appendices pédieux, les parapodes ( nage)
• le pied porte primitivement, en position postéro-dorsale, une plaque cornée
ou calcifiée, l’opercule, Présence d’une paire de statocystes.
• La masse viscérale est enroulée en hélice, protégée par une coquille dorsale
univalve enroulée autour de la columelle.
Morphologie et développement embryonnaire complexe.
Structure morphologique et anatomique complexe
asymétrie résultant
des modifications subies au niveau de la masse viscérale au cours du
développement embryonnaire. L’œuf plus ou moins riche en vitellus, à segmentation
spiralée engendre une larve VÉLIGÈRE . La croissance de cette larve s’effectue
suivant un axe dorso-ventral qui subit les trois modifications suivantes avec
formation de la 1ère ébauche du pied
52
.
La torsion de toute la masse viscérale ramène l’ouverture de la coquille et de la
cavité palléale avec ses dépendances (branchies, coeur, etc ) vers l ‘avant. Les
organes primitivement situés à gauche passent à droite Le système nerveux aussi
présente des traces de cette torsion : la région antérieure céphalique n’est pas
affectée mais la chaîne nerveuse ventrale subit la torsion et se trouve croisée en 8.
Cette torsion est un phénomène brutal, qui dure quelques minutes et affecte la larve
Torsion de la masse viscérale de
180° durant l’organogenèse
1) Flexion endo gastrique
2) Torsion, spiralisation
3) Torsion à 180° de la masse
viscérale et de la coquille
Le système nerveux
Il est très spécialisé et
plus centralisé, il porte la
marque de la torsion de 180°
(Système nerveux croisé)
Le système nerveux participe
à la torsion et les cordons
nerveux s’entrecroisent
(DISPOSITION
STREPTONEURE
 Altération de la symétrie
bilatérale lors dvlp de
larve
 2 ganglions cérébroïdes,
pédieux, pleuraux,
intestinaux, viscéraux
 Torsion : ganglion
intestinal et viscéral droit
à gauche et inversement
SN streptoneure (croisé)
53
Classification
Selon le degré de torsion on distingue trois sous classes : les Prosobranches,
les Opistobranches les pulmonés.
Conséquences de la torsion
• La cavité palléale postérieure est reportée vers l’avant. Cette torsion
présentant des avantages puisqu’elle en plaçant les branchies face au
courant, ce qui permet une meilleure arrivée d’oxygène- La masse viscérale
et la coquille sont enroulées en spirale.
• Les organes primitivement à gauche se trouvent placés à droite et
s’atrophient ou disparaissent ; ceux qui étaient à droite migrent à gauche,
persistent et se développent normalement
• Le système nerveux participe à la torsion et les cordons nerveux
s’entrecroisent (disposition streptoneure)
CLASSIFICATION DES GASTEROPODES :
Elle s’appuie sur 3 types de caractères ; Morphologie de radula ;- Architecture du SN
- Nombre et disposition des organes
Classification.
Les Gastéropodes se divisent en trois sous classes :
 Sous classe des Gastéropodes Streptoneures ou PROSOBRANCHES :
Système nerveux croisé (Streptoneures) ; connectifs pleuro-viscéraux croisés
(chiastoneures).
La Cavité palléale se retrouve vers l’avant et les branchies sont situées en avant du
cœur (Prosobranches).
 Sous classe des Gastéropodes OPISTOBRANCHES Euthyneures ( Système
nerveux non croisé)
S/C DES Prosobranches
Les avantages de la coquille spiralée dans l’évolution sont:• Concentrer les organes
vitaux là où ils sont bien protégés Améliorer le courant respiratoire
Rediriger le courant d’eau de la respiration ;Presque tous marins, rarement (d’eau
douce) ou terrestre généralement séparés la coquille est bien développée ; il existe
souvent un opercule qui permet la fermeture hermétique de la coquille
S/C-EUTHYNEURES OPISTHOBRANCHES SUBIS UNE DETORSION
Par rapport au prosobranches, Les opisthobranches se distinguent par trois points:
Leur masse viscérale présente
une faible torsion Leur coquille est atrophiée ou absente Leur branchie quand elle est
visible est située vers l’arrière ; Les Opisthobranches Ils sont tous marins et
hermaphrodites la torsion est incomplète (< 90°).un seul rein, une seule oreillette la
coquille tend à régresser, elle est souvent interne ou absente
3-S/C EUTHYNEURES PULMONÉS
Évolués; terrestre; N S non croisé échappe à la torsion ;Les Pulmonés Généralement
d’eau douce ou terrestre, ils n’ont pas de branchies. La respiration étant assurée par le
plafond de la cavité palléale transformée en poumon qui communique avec l’extérieur
par un pneumostome. Il existe un seul rein et une seule oreillette.L’appareil génital
hermaphrodite est très complexe.
54
7 : embranchement des arthropodes
Les Arthropodes représentent le plus grand embranchement animal de la planète, ils
regroupent 1,5 millions d’espèces. De plus beaucoups d’espèces restent encore à
découvrir. Etymologiquement le terme « Arthropode » vient d’arthron signifiant
articulation et podos qui signifie pied, « Arthropode » veut dire « qui a des pieds
articulés »,
Caractères généraux
• Métazoaires coelomates à symétrie bilatérale, hyponeuriens,
protostomiens.
 Analogies de structure entre arthropodes et annélides, confirmées par
l’embryologie.
 Appendices articulés
 Métamérie hétéronome (annélides métamérie homonome).
 Chaque segment porte à l’origine une paire d’appendices biramés.
 L’épiderme secrète une cuticule chitineuse (exosquelette),
 Développement entrecoupé de mues. de mue= croissance discontinue
Morphologie
• Corps protégé par un exosquelette (carapace) riche en chitine.
• Corps segmenté, présentant 3 régions : La tête, le tronc et le pygidium
Morphologie externe d’un Arthropode (insecte
•
•
•
•
•
•
porte de nombreux appendices : (expansions articulées, mobiles, de formes
variées et à rôles multiples):
sensoriel (antennules, antennes), masticateur (pièces buccales, pattesmâchoires),
préhensile (chélicères, pattes thoraciques),
locomoteur (pattes),
défensif (chélicères, uropodes),
respiratoire (branchies externes)
55
•
et reproducteur (gonopodes).
Appareil génital
 D’une façon générale, les Arthropodes sont des animaux GONOCHORIQUES, l
’hermaphrodisme est très rare
 certains sexes sont morphologiquement très différents (DIMORPHISME SEXUEL).
 L’accouplement est très varié en fonction des groupes et même des espèces
 Les gonades sont associées à des organes annexes, il y a aussi des organes servant à
la reproduction ou au stockage des spermatozoïdes.
 L’appareil génital est formé de 2 gonades mâle et femelle, la
FÉCONDATION EST INTERNE
 le développement post- embryonnaire se fait parfois AVEC MÉTAMORPHOSES.
CARACTERES GENERAUX, METAMERIE ET COELOME Le cœlome évolue en fonction de
l’animal selon deux cas :
Au stade jeune : le cœlome est identique à celui des Annélides.
Au stade adulte : le cœlome se réduit et disparaît. Il est remplacé
PAR DES LACUNES SANGUINES : HÉMOCŒLE
Chaque métamère porte deux appendices composés de plusieurs articles, ces appendices
sont insérés entre les pleurites et les épimérites. Chaque métamère est donc un ensemble
complexe
Contrairement aux
Annélides, les divers
métamères des
Arthropodes sont
dissemblables, on parle de
métamérie hétéronome.
Coupe longitudinale d'un Arthropode
•
Cœlome réduit
Au départ il a une fonction de squelette hydrostatique.
 Arthropodes: présence d’un exosquelette il ne l’est plus.
 Le cœlome est remplacé par le système sanguin.
56
 Il y a une profonde régression du cœlome mais ce qui est
phylogénétiquement mis en place, reste. La structure disparaît mais la
fonction persiste
Le corps des Arthropodes est constitué d’éléments semblables qu’on nomme
métamères, ceux-ci sont reliés les uns aux autres par de souples membranes.
Ces métamères se forment au cours du développement embryonnaire de
l’animal ; Le mésoderme se creuse d’une cavité, qu’on nomme le coelome,
celui-ci se scinde en plusieurs petites cavités.
Formation du cœlome
 Les métamères correspondent à la répétition tout le long du corps (de la tête à
l’anus) de la même organisation cellulaire autour d’une paire de cavités
coelomiques ;
 Une fois les métamères formés, les parois des vésicules coelomiques métamérisées
vont se dissocier très rapidement.
 Ces vésicules vont alors fusionnées avec le blastocoele embryonnaire, une nouvelle
cavité va donc se former, l’hémocoele, dans cet hémocoele circule un liquide qu’on
nomme hémolymphe
En se dégradant, les parois des
vésicules coelomiques vont
devenir des muscles,
•
les Arthropodes ne se
déplacent plus par les
mouvements du corps
mais par les mouvements
de leurs pattes articulées.
57
Tégument
 formé de LA CUTICULE et L’ÉPIDERME (hypoderme).
•
la Cuticule : secrétée par l’épiderme et formée principalement de chitine ou
polysaccharides azotés (polyacétyglucosamine). Elle est imperméable à plusieurs
substances (eau)La cuticule est formée de 3 couches superposées qui sont de
l’extérieur vers l’intérieur:
’ÉPICUTICULE couche externe, mince, imperméable.
•
EXOCUTICULE : couche moyenne, dur.
•
’ENDOCUTICULE : couche interne, plus épaisse.
Figure 47 : Structure de la
cuticule
Conséquence de l’existence d’une cuticule chitineuse
La croissance (discontinue) est liée à l’existence d’un phénomène cyclique, la mue ou
exuviation. L’ancienne cuticule rejetée est appelée exuvie. Sa durée peut se mesurer en
jours ou en semaines. La mue est sous contrôle endocrinien qui secrète l’hormone de
mue: ecdysone qui provoque ce phénomène et permet ainsi la croissance
Croissance limitée par l’exosquelette rigide. L’animal, enfermé dans son squelette, ne
peut pas accroître sa taille.
Formation et évolution de la cuticule au cours de la mue
•
Première étape : décollement de l’ancienne cuticule.
•
Deuxième étape : sécrétion de la nouvelle cuticule.
•
Troisième étape : digestion partielle de l’ancienne cuticule.
•
Quatrième étape : l’exuviation ; l’animal rejette l’ancienne cuticule. Après
l’exuviation, l’épiderme va se déplier et l’animal va grandir, laissant derrière lui
son ancien exosquelette qu’on nomme exuvie
58
.
Organes sensoriels : liés au système nerveux
 Organes visuels ;
Yeux simples ou ocelles ;
Yeux composés
Caractérisent les insectes et les crustacés. Comprennent plusieurs milliers d’unités :
ommatidies ou facettes.
Il existe 2 types de visions :
•
Vision par apposition (juxtaposition) correspond à la vision diurne
•
Vision par superposition correspond à la vision nocturne
 Organes olfactifs : Ils sont localisés au niveau des antennes et des palpes.
59
CLASSIFICATION DES ARTHROPODES
La classification ;•Selon le nombre de métamères et la spécialisation des appendices
•3 grands groupes:
 -TRILOBITES: fossiles, éteints
 CHÉLICÉRATES: pas de pattes ni mandibules mais des pseudo pinces (chélicères);ex.:
limule
 MANDIBULATES: mandibules + antennes; ex.: INSECTES, myriapodes (mille pattes),
et CRUSTACÉS(avec sous-classes).
60
Caractères généraux des chélicerates
 Possèdent une paire de chélicères correspondant à 1ER paire d’appendices qui sont
en pince, en crochet, en stylet.
61
 Présence d’une paire d’appendices tactiles : les pédipalpes
 Le corps est divisé en deux régions : -UN PROSOMA, antérieur, portant les
chélicères, les pédipalpes et tous les segments, munis de pattes marcheuses.
-UN OPISTOSOMA, portant des appendices réduits ou bien absents.
•
La majorité est terrestre.
Ordre des Aranéides:
Ordre numériquement le plus important,
les Araignées constituent des populations denses avec une vaste
répartition géographique et une éthologie intéressante.
Leur corps comporte deux parties reliées par un étroit PIDICELLE
SOUS PHYLUM MYRIAPODES
Classe DIPLOPODES ; -Forme ± circulaire -Abdomen : 2 paires de pattes par segment.
Herbivores et la classe des CHILOPODES ; 1paire de pattes par segment
-Modification de la dernière patte en un organe sensoriel.
Vue ventrale externe de la partie antérieure du corps d’un chilopode (A) et d’un diplopode
(B).
62
SOUS-PHYLUM DES HEXAPODES (CLASSE DES INSECTES)
Caractères généraux
•
Arthropodes antennates, mandibulates qui ne possèdent que 3 paires de
pattes (hexapodes).
•
Ils constituent par le nombre d’individus et la diversité des espèces la classe
la plus importante des arthropodes.
•
Ils sont terrestres ou aquatiques.
Systématique des Insectes:
Cette classe se divise en 2 sous-classes : Aptérygotes et Ptérygotes
Le développement post embryonnaire, entrecoupé par une série de mues, on distingue trois
modalités : AMÉTABOLES, HÉMIMÉTABOLES, HOLOMÉTABOLES
Morphologie
•
Ils ont trois paires de pattes marcheuses (hexapodes).
•
Une paire d’antenne.
•
Le corps métamérisé est divisé en 3 régions ou tagmes:
Tête, thorax (3 segments), abdomen (11 segments)
Morphologie d’un insecte
Seule la classe des Insectes est développée.
Principaux caractères des Insecte:

corps comprend 3 régions ou tagmes:

tête portant une paire d’antenne de forme variable,
63
 yeux composés (ommatidies), des yeux simples (ocelles) et les pièces
buccales.
 thorax portant trois paires de pattes articulées
 deux paires d’ailes chez l’adulte.
 abdomen ne portant pas d’appendices articulés, à l’exception des cerques
(organes sensoriels)
pièces génitales externes: génitalia chez la femelle (tarière de ponte ou oviscapte) et
gonopodes chez le mâle (organe d’accouplement ).
Classification
Les Hexapodes se divisent en deux classes, Entognathes
Insectes. (aptérygote et ptérygotes)
et lasse des
•
Les entognathes sont des insectes archaïques, amétaboles, aptères et
exclusivement terrestres : les collemboles
•
En Classification Le nombre de pattes et les segments de la paire d’antennes
sont des caractères systématiques.
•
Systématique des Insectes:
•
Cette classe se divise en 2 sous-classes :
•
Aptérygotes et Ptérygotes
: Systématique des Aptérygotes
64
Les pièces buccales et leurs adaptations :

labre (lèvre supérieure), labium (lèvre inférieure), mandibules, mâchoires.
développement ET morphologie EN fonction du régime alimentaire
•
Appareil buccal broyeur (type primitif) : Criquet, Cafard
•
Appareil buccal broyeur-lécheur- labial : Abeille
•
Appareil buccal piqueur-suceur : Moustique femelle, Cigale
•
Appareil buccal suceur-labial : Mouche
Appareil buccal suceur-maxillaire : Papillon
65
labre
e
Mandibule
labium
Les pièces buccales de la mouche domestique sont modifiées pour permettre
d'éponger des liquides. Les centaines de sillons du lobe du labium agissent comme des
capillaires aspirant le liquide dans le canal alimentaire central.
Les pièces buccales du moustique servent à percer et sucer le sang. Chez cet insecte,
les cinq pièces buccales ancestrales sont présentes mais sont allongées au point de prendre
l'apparence d'aiguilles. Elles permettent de percer la peau et un capillaire sous-jacent. Les
pièces buccales s'imbriquent les unes dans les autres et permettent à l'insecte de boire
comme si c'était une paille.
Les pièces buccales du papillon lui permettent de boire le nectar retrouvé à la base
des fleurs. Comme ce long appareil buccal est encombrant, il est enroulé pour ne pas
entraver le vol. Lorsqu'ils se nourrissent, le proboscis est déroulé en pompant de
l'hémolymphe à l'intérieur.
Criquet
mouche
66
Développement post-embryonnaire :
Ils se développent par mues successives avec des modifications entre chaque
mue soit dans la physiologie soit dans l’anatomie de l’animal, le passage du
stade sexuellement immature (larve) au stade mature (imago) est une mue
imaginale. Il existe différents types de développement : développement ametabole
sans métamorphose et sans modifications spectaculaires entre les stades ;
- developpement holometabole avec une metamorphose complète entre la larve et
l’adulte (Ex : Papillon) et le stade nymphale est tr‫پ‬s souvent immobile avec
une m€tamorphose compl.te ; - developpement hétérométabole avec des modifications
morphologiques : il y a la mise en place d’ébauches d’ailes au stade de
nymphe (mue nymphale) suivie d’une mue imaginale. Il y a un
développement paurométabole lorsque les individus de tous les stades vivent
dans un même milieu ou un développement hémimétabole lorsque tous les
individus des différents stade du développement ne sont pas dans le mêmes
milieu et qu’il n’y a pas de compétition en ce qui concerne la nutrition (Ex :
Libellules).
La métamorphose est une caractéristique importante dans le développement des
insectes. S’effectue de diverses manières et a lieu généralement après éclosion de
l’œuf, selon des modalités et à des degrés variés.
 Stade Larvaire : plusieurs stades, et diverses appellations: chenille, Asticot.
 Stade Nymphal (stade de repos), plusieurs appellations : Nymphe,
CHRYSALIDE, PUPE.
67
 Stade Imago ou jeune ADULTE.
•
Développement sans métamorphose :
Amétabolie ( métabole= changement), (Insectes amétaboles):
(lepisme: poisson d’argent).
Cas des Aptères
Œuf…..+Eclosion………………+……...………++ Imago
[Jeune de + en + grand mais semblable à l’adulte = (mue imaginale)]
•
MÉTAMORPHOSE INCOMPLÈTE= Hétérométabolie
(Insectes
hétérométaboles) :Hétérométabolie paurométabolie (pauro= peu): (pas
grand changements entre adulte et larve)
 La larve diffère de l’imago par sa taille, l’absence des ailes et par l’immaturité
de l’appareil génital.
 Cas des Orthoptères (criquet) et des Dictyoptères.(cafard)
•
Hétérométabolie hémimétabolie (hémi=demi) :
 La larve a une écologie différente de celle de l’imago par son habitat et son
mode de vie.

Cas des Odonates : larve aquatique et adulte aérien.
 Cas des Homoptères : la larve vit sous terre, et l’adulte est arboricole.
68
CHAPITRE 8 EMBRANCHEMENT DES VERTEBRES
Généralités
Le nom de Vertébrés a été donné et demeure appliqué à certains animaux. C'est
Cuvier qui, dans son Règne animal, réunissant pour la première fois les classes des
Mammifères, des Oiseaux, des Reptiles et des Poissons . Les Vertébrés sont les
animaux dont les fonctions ont le plus de variété et d'étendue, dont l'organisme
offre la plus grande complication..
Les Vertébrés sont des animaux à symétrie bilatérale qui possèdent un squelette
interne osseux ou cartilagineux incluant au moins une colonne vertébrale et un
crâne. Les Vertébrés sont aussi pourvus d'appendices qui permettent les
mouvements et la manipulation de l'environnement. Ces appendices prennent des
formes aussi variées que les nageoires et la queue des poissons où les mains et les
bras spécialisés des humains. Certaines espèces ont une peau lisse couverte de
mucus, d'autres sont pourvues d'une solide carapace osseuse et d'autres encore ont
une couche isolante constituée de poils ou de plumes.
Le squelette : d’origine embryonnaire mésoblastique, typiquement interne
(endosquelette) est formé de deux tissus conjonctifs : Un tissu cartilagineux qui
existe déjà chez les Mollusques et certains Arthropodes. UN TISSU OSSEUX,
CARACTÉRISTIQUE DES VERTÉBRÉS
Le tissus osseux comporte :
• Un squelette céphalique constitué du neurocrâne non segmenté,
enveloppant le cerveau et les organes de sens
• et du splanchnocrâne (ou squelette viscéral) segmenté et formé d’arcs
viscéraux de chaque côté du pharynx.
• Un squelette axial constitué d’unités répétitives : les vertèbres.
69
•
Un squelette appendiculaire (membres) et un squelette zonal
(ceintures).
Sous-phylum :
Agnathes
Super-classe :
Crâniates
aquatiques
anciennement
nommés « poissons »
Phylum :
Crâniates
Sous-phylum :
Gnathostomes
Super-classe :
Vertébrés
Tétrapodes :
Crâniates terrestres
Les amniotes sont caractérisés par la présence d’une annexe
embryonnaire, l’amnios, membrane protectrice délimitant la
cavité amniotique, renfermant un liquide séreux : le liquide
.
amniotique dans lequel baigne l’embryon
Classe :
Amphibiens
(Exclusivemen
t anamniotes)
Classe :
Reptiles
(Amniotes)
Classe :
Oiseaux
(Amniotes)
Classe :
Mammifères
(Amniotes)
Presque tous les vertébrés ont le sang rouge et ce fluide qui circulé dans des canaux
de deux sortes est mis en mouvement tantôt par deux coeurs adossés l'un à l'autre
et formés chacun d'une oreillette. et d'un ventricule (mammifères et oiseaux),
tantôt, par un seul de ces organes (poissons) ou bien encore par un coeur
incomplètement double (reptiles), disposition qui a pour cause la fusion des deux
ventricules en un seul.
La respiration s'opère par des poumons (mammifères, oiseaux et reptiles) ou par
des branchies (poissons et beaucoup de jeunes batraciens respirant à la manière des
poissons l'air qui est dissous dans l'eau); quelquefois: simultanément par des
poumons et des branchies (batraciens pérennibranches); dans ce dernier cas; ils
peuvent respirer indifféremment dans l'air out dans l'eau et sont amphibies
Le canal intestinal de ces animaux est toujours complet, c'est-à dire pourvu de deux
ouvertures, l'une buccale, l'autre anale, et il est muni de glandes conglomérées plus
ou moins volumineuses (glandes salivaires, foie, pancréas). Beaucoup d'espèces ont
l'orifice antérieur, du canal intestinal garni de dents, sortes d'os d'une nature
spéciale, dont le principal usage est de servir à broyer les aliments
70
Le tégument formé du derme (tissu conjonctif profond vascularisé d’
origine mésoblastique) et de l’épiderme (tissu épithélial externe
pluristratifié d’origine épiblastique.), élabore des scléroprotéines
spécifiques : les kératines.
Notons, la première grande division des vertébrés en
Gnathostomes et en Agnates
La Super-classe des Gnathostomes correspond à des organismes possédant une
mâchoire complète. On distingue les Tétrapodes, qui forment six classes : les
Mammifères, les Oiseaux, les Reptiles, les Amphibiens) et les Poissons, qui
constituent deux classes : Chondrichtyens et Ostéichtyens. La super-classe des
Agnathes représente des organismes, jadis rangés parmi les poissons, mais sans
mâchoire inférieure (alimentation par succion). Ce sont les lamproies et les myxines
LES AMPHIBIENS
Petits vertébrés tétrapodes à sang froid et à peau nue, généralement aquatiques. Les
amphibiens qui ne vivent pas en eau douce fréquentent des milieux très humides.
Les téguments doivent en effet toujours être humidifiés : la déshydratation serait
mortelle. Pour cela, des cellules spéciales de la peau sécrètent un mucus qui
maintient l'humidité. Même chez les espèces terrestres ou arboricoles, une partie du
cycle de vie est aquatique. Il existe cependant quelques espèces strictement
terrestres.
71
Caractères généraux :
 Ils doivent leur nom à leur double vie (amphi= des 2 côtés).
 Leur peau est peu kératinisée, nue et perméable, riche en glandes à mucus
(souvent à venin convulsivant).
 possèdent quatre doigts au niveau des membres antérieurs, cinq au niveau
des membres postérieurs (excepté chez les Apodes).
 Le cœur comprend trois cavités : deux oreillettes et un ventricule.
 Les processus de développement fort complexes du têtard à l’adulte
constituent la métamorphose.
Il existe 3 ordres chez les amphibiens.
Anoures:Ordre d’amphibiens dépourvus de queue à l’état adulte, comprenant les
grenouilles et les crapauds. Leur taille varie de 1 cm, , à 25 ou 30 cm chez le crapaud
géant.
Tous les anoures sont adaptés au saut, grâce à des pattes postérieures très
développées, très musclées et dont la longueur dépasse souvent celle du corps
Gymnophiones: Ordre d'amphibiens terricoles, comprenant la cécilie. Ils sont
Aveugles et ne possèdent pas de membres.
Urodèles:Ordre d’amphibiens possédant une queue à l’état adulte, et comprenant,
les tritons et les salamandres. Le corps des urodèles est allongé, terminé par une
longue queue. Leur aspect général est celui de lézards. On les en distingue par la
lenteur de leurs mouvements et par leur peau, constamment humide, qui est nue et
dépourvue des écailles qui recouvrent le corps des lézards.
LES REPTILES
Nom usuel désignant les membres de la classe de vertébrés comprenant les
serpents, les lézards, les tortues, les crocodiles et de nombreuses espèces fossiles
éteintes, tels les dinosaures. On rencontre des reptiles dans toutes les régions
tempérées et tropicales du monde, mais, animaux «à sang froid», ou poïkilothermes
(c’est-à-dire dont la température corporelle dépend de la température de leur
environnement), ils ne peuvent vivre dans les régions trop froides du globe — parmi
les serpents, seule la vipère péliade se rencontre audelà du cercle polaire arctique.
Caractères généraux :
 Amniotes poïkilothermes, à respiration pulmonaire dès la naissance.
 Membres pentadactyles (dactyle=doigt),, à l’exception des Crocodiliens qui
possèdent cinq doigts au niveau des membres antérieurs et quatre au niveau
des membres postérieurs.
 Peau imperméable, sèche, recouverte d’écailles épidermiques kératinisées.
Cœur incomplètement cloisonné composé de deux oreillettes et d’un ventricule,
excepté chez les Crocodiliens qui présentent quatre cavités
72
Il existe 4 ordres chez les reptiles.
Chéloniens:
Ordre des reptiles appelés tortues. Ils sont de forme ovale, entourés d'une double
carapace osseuse et écailleuse, dont sortent une tête munie d'un bec corné, deux
paires de courtes pattes (ou nageoires selon les espèces) et une courte queue.
Crocodiliens:
Ordre des grands reptiles, comprenant le crocodile, le gavial, l'alligator et le caïman.
Ils possèdent une longue gueule de d'énormes mâchoires. Ils sont les plus évolués
des reptiles.
Rhynchocéphales:
Ces animaux, qui ressemblent à des lézards, sont les derniers représentants d'un
groupe de reptiles qui prospéraient il y a plus de 200 millions d'années. On le
retrouve en Nouvelle-Zélande et ils peuvent rester actifs jusqu'à -10 °C.
Saurophidiens ou Squamates:Ordre des reptiles au corps couvert de replis
Écailleux comme les lézards et les serpents.
Tableau comparatif entre Amphibiens et Reptiles
Amphibiens
Reptiles
* Anamniotes
* Amniotes
* Peau nue et humide
* Peau recouverte d’écailles
* Kératine mince
* Kératine épaisse (écailles, plaques épaisses )
* Glande à mucus
* Pas de glandes à mucus
* Respiration pulmonaire et cutanée
( chez l'adulte )
* Respiration pulmonaire ( dès la naissance )
* Membres : (sauf les apodes)
antérieurs : 4 doigts
postérieurs : 5 doigts
* Membres pentadactyles ( sauf crocodiles )
postérieurs (4) et antérieurs (5)
73
LES OISEAUX
Vertébrés à plumes dont les membres antérieurs sont transformés en ailes. Les
oiseaux sont des animaux à sang chaud, qui partagent une même forme générale
due à leur faculté de voler.
Caractères généraux :
- Ce sont des amniotes homéothermes.
- membre antérieur est transformé en aile dont la surface est faite de plumes
imbriquées, les rémiges.
- Leurs os sont pneumatisés.
- La face est allongée et couverte d’un bec corné; n’ont pas de dents.
- Ils sont ovipares. Les petits peuvent être nidifuges ou nidicoles.
- Certains font des migrations entre une aire d’hivernage et une aire de
reproduction.
Les oiseaux se divisent en deux sous-classes :
.
 Sous- Classe des Ratites:
Ce sont des oiseaux coureurs incapables de voler (muscles pectoraux peu
développés, absence de bréchet au sternum, plumes non différenciées en rémiges).
Il existe quatre ordres, dont:
 Ordre des Struthioniformes : Oiseaux coureurs aux pattes robustes
munies de deux doigts et au cou dénudé.
Exemple : Struthio camelus = L’autruche : C’est le plus grand des oiseaux actuels
d’Afrique et d’Arabie.
 Ordre des Apterygiformes : Formes nocturnes aux ailes réduites.
Exemple : Aptéryx australis ou kiwi de Nouvelle-Zélande

Sous-classe des Carinates :
Ils comprennent l’immense majorité des oiseaux actuels aux muscles pectoraux bien
développés, au sternum caréné d’un bréchet et aux plumes des ailes différenciées en
rémiges leur permettant de voler, parfois sur des milliers de kilomètres, lors des
migrations saisonnières. Se divise en plusieurs ordres ; nous ne citerons que les plus
importants :
 Ordre des Ciconiiformes :
Echassiers semi-aquatiques, aux pattes longues, au cou allongé et au bec pointu.
Exemple : Hérons, Butors, Aigrettes, Cigognes, Marabouts, Spatules, Ibis
 . Ordre des Ansériformes :
Oiseaux palmipèdes à bec pourvu de lamelles cornées servant à la filtration.
Exemple : Canards, Cygnes, Oies
 Ordre des Passériformes: Oiseaux de taille généralement petite, arboricoles,
chanteurs et bâtisseurs de nids, pourvus de pattes à 4 doigts (3 en avant et un
en arrière) tels que le moineau, le merle et le rossignole
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les MAMMIFERES
Caractères généraux :
- Ils se définissent par la présence de mamelles.
- Leur corps est couvert de poils.
- Ils sont homéothermes.
- Le cœur a quatre cavités avec une crosse aortique gauche.
- Présence d’un diaphragme qui sépare la cavité thoracique de la cavité
abdominale et contribue à la ventilation pulmonaire.
- Ils sont vivipares (à l’exception des Protothériens).
- Amniotes Homéothermes caractérisés principalement par
- la présence, chez les femelles, de glandes mammaires qui
- sécrètent le lait et par la protection des jeunes.
- par la présence de poils
- et par la viviparité
- Coeur 4 chambres
- Fécondation interne - oeufs----embryon dans l'utérus de la femelle
- Cerveau plus gros que les autres vertébrés de même taille
- - 6 Différenciation des dents
Protothériens Metathériens kangourous Euthériens Placentaires (94% de l'ensemble
des Mammifères).
SYSTEMATIQUE
S/C PROTHHERIENS
1- ordre : Les monotrèmes
 Ordre des monotrèmes
Ex. l'ornithorynque et les Échidnés
• Pondent des œufs • Ont des poils • Lait pour petits sort par des pores, pas de
mamelons, les petits sucent le lait
qui coule sur la fourrure. • Viennent probablement d'une lignée très ancienne dans
la généalogie des mammifères - ont des caractéristiques propres aux mammifères et
aux reptiles.
 Ordre des marsupiaux
Ex. Kangourou, koala, opossum
Développement embryonnaire se termine dans une poche ventrale - le
marsupium. • Les bébés d'une longueur de 2-3 cm, se rendent au marsupium où ils
se fixent au mamelon pour finir le développement.
 Ordre. des Rongeurs
Animaux de petite taille, queue longue Tube digestif très long : régime végétarien
Sur chaque mâchoire, une seule paire d’incisives à croissance continue
Végétariens Démarche plantigrade
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Le campagnol terrestre (arvicola terrestris) t un micro rongeur l fouisseur actif toute
l’année que l’on retrouve dans les prairies Herbivore, besoins énergétiques étant
très élevés, il peut consommer l’équivalent de 80% de son poids quotidiennement.
sur 6 ans avec un phénomène de pullulation durant lequel les populations peuvent
atteindre jusqu’à 1000 a 3000 individus par ha
4 portées par an de 1 à 8 petits (4 en moyenne). À noter également la précocité de
la maturité sexuelle, atteinte au bout de 8 à 9 semaines en été
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