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impact de l’adoption des nouvelles technologies de l’information et de la communication sur l’efficacité organisationnelle des entreprises privées au Sud-Kivu

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1
INTRODUCTION GENERALE
L’évolution
technologique de ces dernières années a conduit les entreprises modernes à
adopter des nouvelles habitudes face au travail. L’outil informatique faisant partie du quotidien de tout
travailleur devient de ce fait, le compagnon idéal de l’homme dans le monde du travail tout en lui
facilitant certaines tâches qui jadis paraissent comme des corvées. (Sungu, 2007)
En effet, dès la fin des années 1980, de nouveaux principes d’organisations du travail
apparaissent pour résoudre la crise sociale et économique provoquée par la remise en cause du
taylorisme. Les innovations organisationnelles remettent rapidement en cause les divisions verticales
et horizontales. Le management participatif est intégré dans l’entreprise et le salarié devient plus
impliqué donc plus productif. C’est pourquoi l’information, la communication et l’expression
deviennent les nouvelles valeurs essentielles. Il est incontournable que l’entrée de ces TIC a eu des
effets sur l’entreprise sur différents niveaux et de nouveaux modes de management sont apparus
(Knol.google.com).
Ainsi, le TIC est un outil d’une redoutable efficacité en termes d’interactivité (Niox, 2007)
Autrement dit, les TIC modifient actuellement l’organisation et le fonctionnement de toutes les
entreprises, y compris les plus petites, et interviennent à tous les stades de la chaîne de valeur.
(Chiruze, 2007)
Les TIC ont été introduites dans le monde de l’entreprise pour aider les salariés en facilitant
leurs échanges, mieux gérer les informations et donc mieux connaître leur environnement, augmenter
la production ou encore, mieux gérer les ressources humaines. Ces TIC permettent ainsi de mettre en
place des processus qui suscitent des interactions entre les savoirs individuels à fin de générer de
nouveaux savoirs collectifs porteurs d’innovation dans l’entreprise. Les dirigeants d’entreprise et les
managers ont rapidement vu les bénéfices à en tirer, les obligeant à les intégrer rapidement car, en
théorie, elles sont censées amener beaucoup de résultats positifs tant au niveau technique qu’au
niveau humain. (Knol.google.com)
Pour les entreprise, cette introduction a une dimension stratégique (le but consiste à améliorer
la compétitivité en terme de productivité et/ou de flexibilité, réduire l’incertitude, faciliter la décision)
et organisationnelle (elle implique une analyse préalable du fonctionnement de l’entreprise, de la
logique interne des différentes activités, de la réorganisation éventuelle de l’entreprise en fonction des
possibilités offertes par ces technologies de l’information). (Tournemine, 1991)
2
Pour Dossauge et Ramanantsoa cité par Tournemine (1991), la technologie de l’information et
de la communication est dans de nombreux cas, un facteur décisif de succès ou d’échec pour les
entreprises. C’est la raison pour la quelle il importe d’intégrer les choix technologiques dans le
processus d’élaboration de la stratégie de l’entreprise.
Au Sénégal par exemple, les entreprises n’échappent pas à ce phénomène. Elles ont tendance à
innover en matière de communication publicitaire afin de pouvoir se démarquer de leurs concurrents.
Ces entreprises utilisent ainsi des sites Web comme moyen de communication favorisant la qualité,
l’attractivité et le ciblage (Boye, 2009).
Certes, l’introduction des TIC dans les entreprises est à l’origine de sa transformation, d’une
modification des structures, des règles de comportement et de prise de décision. Ainsi, les bénéfices
qui reviennent le plus souvent sont, l’amélioration de la connaissance, l’amélioration du service client,
l’adaptation aux besoins spécifiques des clients, la rationalisation de processus et procédures internes
pour accroître l’efficacité, la traçabilité des produits et services, le suivi et la meilleure gestion, le suivi
et le contrôle des fournisseurs « on-line », qui ont effet d’une manière directe ou indirecte sur la
performance financière de l’entreprise. (Durand & Dartigues, 2005)
Dans ce fait, les NTIC permettront à l’entreprise qui s’en équipera de réduire ses coûts et ses
besoins en capitaux, d’améliorer sa réactivité, de pouvoir s’accaparer des nouveaux marchés
notamment par le biais de bons alliés, de pouvoir travailler plus simplement et plus efficacement avec
ses partenaires, d’être en mesure de mieux servir ses clients et donc de les fidéliser, de recruter de
nouveaux collaborateurs, de les former et d’être mieux informés sur la concurrence et les évolutions
technologiques. (Sungu, 2007) Mais l’introduction de ces technologies implique une nouvelle logique
de la gestion de production et de l’organisation de l’entreprise. (Tournemine, 1991)
En outre, les TIC permettent aux hommes comme aux organisations de travailler à distance
avec plus d’efficacité de coordonner plus étroitement leurs activités et de réunir sur une plate forme
unique différentes sources d’information.
En côte d’ivoire par exemple, l’entreprise TIC Gainde 200 a mis, au point orbus, une interface
unique dématérialisée faisant appel à la technologie Microsoft pour faciliter une meilleure
coordination et une meilleure gestion du personnel. (OCDE, 2009)
Les Tic ont les incidences les plus marquées lorsqu’elles accompagnent un changement de
processus opérationnel et organisationnel. Elles ont des avantages directs sur la productivité et nous
pouvons en constater l’évidence dans la façon dont l’utilisation des ordinateurs affecte la productivité
3
du personnel. (Martin & all, 2007). Elles ne concernent pas un métier, une activité, mais elles
modifient
les conditions
de production, de fabrication, d’organisation, de gestion,
de
commercialisation, d’un grand nombre de domaines. (Lampen, 1990)
Par ailleurs, en R D Congo, ces révolutions technologiques et informationnelles qui
caractérisent le monde d’aujourd’hui, ont bouleversé les pratiques économiques dans le sens que les
diverses applications des TIC sont considérées comme une nouvelle culture de partage d’information,
de communication et de coordination des activités.
Le phénomène TIC est devenu sensible au sein des entreprises Congolaises où apparaissent des
nombreux innovations telles que les échanges d’information, l’utilisation des ordinateurs et quelques
logiciels de gestion, l’utilisation de l’internet,…dans le souci d’un bon management qui affecte
indirectement la croissance de ces entreprises.
Bien que dans les pays développés les entreprises deviennent de plus en plus efficaces dans la
gestion, la coordination des activités, et dans leur performance financière grâce à l’utilisation des
NTIC, la R D Congo en générale et la province du Sud-Kivu en particulier traîne toujours le pas.
D’une manière générale l’accès aux services TIC y est bien moins développé.
Voilà pourquoi on s’intéresse à l’évaluation de l’impact de l’adoption des NTIC dans les
entreprises privées au Sud-Kivu par la question de recherche suivante : « comment l’adoption des
TIC dans une entreprise peut-elle contribuée à l’efficacité organisationnelle de cette dernière ? ».
L’hypothèse majeure dans cette étude serait : l’adoption des TIC dans une entreprise privée au
Sud-Kivu contribuerait à l’efficacité organisationnelle par le choix stratégique de l’entreprise, par la
gestion stratégique des ces NTIC, par la structure organisationnelle et enfin par la performance
organisationnelle que ces NTIC génèrent à cette entreprise.
Ce travail poursuit les objectifs suivants :
 Etudier les degrés de réussite des entreprises selon le niveau d’utilisation des outils de la
technologie de l’information et de la communication.
 Ressortir les différents rôles assignés à la technologie de l’information et de la communication
au sein d’une organisation ;
 Donner les avantages, inconvénients et limites des TIC au sein d’une organisation ;
4
 Aider les professionnels (dirigeants des entreprises et/ou entrepreneurs) à savoir faire un choix
d’un support des TIC dans son environnement toujours plus concurrentiel en vue d’accroître
l’efficacité organisationnelle de son entreprise.
Le choix porté à cette étude a été motivé par différentes raisons dont les suivants :
 Les TIC pour les entreprises constituent un instrument stratégique, à travers le quel,
s’expriment des objectifs et des intérêts de l’entreprise, en même temps qu’elles permettent
d’améliorer l’organisation au sein de l’entreprise et expliquent la croissance de l’entreprise.
 Pour les quelques entreprises congolaises actuellement confrontées à des exigences telles que
la mondialisation : ouverture du marché, alliance partenariat… et qui par conséquent doivent
s’adapter et adapter leur organisation avec les outils appropriés, les TIC offrent une meilleure
opportunité pour ces entreprises.
L’intérêt de cette étude peut être appréhendé d’une part sur le plan pratique et d’autre part sur le
plan théorique.
Sur le plan pratique, ce travail offre aux dirigeants d’entreprise un cadre concret permettant de
revoir leurs systèmes de gestion en maîtrisant la manière dont les TIC peuvent améliorer la
productivité de leur entreprise, et aussi les mesures d’accompagnement nécessaire à l’adoption de ces
technologies.
Sur le plan théorique, ce travail vient enrichir la littérature dans le domaine des TIC qui reste
encore un champ à labourer dans les pays en voie de développement et au Congo démocratique en
général. Il enrichit la connaissance théorique par l’expérience de l’Est de la R D Congo en matière
d’adoption des nouvelles technologies de l’information et de la communication.
Un travail scientifique exigeant une série d'opérations intellecteulles pour mieux analyser le
phénomène étudié, nous avons choisi d'utiliser les méthodes et techniques dans le cadre de notre
analyse. Selon Grawitz (2002), une méthode est un ensemble des opérations intellectuelles par les
quelles une discipline cherche à atteindre les vérités qu’elles poursuivent, les démontrent et les
vérifient. Et les techniques sont des procédés opératoires, rigoureux, bien définis, transmissibles,
susceptibles d’être appliqués à nouveau dans les mêmes conditions, adoptés au genre de problèmes en
cause.
5
Dans le cadre de cette étude, nous allons utiliser les méthodes et techniques suivantes :
-
méthode analytique
Cette méthode nous permettra d’étudier le degré de réussite des entreprises selon le niveau
d’utilisation des technologies de l’information et de la communication en comparant différentes
performances aux niveaux d’utilisation de ces technologies.
-
méthode inductive
Consistera à tirer des conséquences à partir des faits observés ou des raisonnements avancés. Elle
nous permettra de tirer, à partir des réponses obtenues à nos questions d’enquêtes, des conclusions sur
l’impact de l’adoption des NTIC sur l’efficacité organisationnelle des entreprises.
-
Méthode statistique
Elle nous sera utile au moment de calculs statistiques. Elle nous fournira les outils essentiels pour
le calcul des certains éléments statistiques (comme la moyenne, la variance, l’écart-type,…)
- Documentation
Cette technique aura une importance capitale dans notre recherche d’autant plus qu’elle nous
permettra tout au long de cette étude à obtenir la littérature nécessaire à la compréhension des concepts
mobilisés par notre étude, dans la suite elle nous permettra de parcourir différents documents
(ouvrages, articles, mémoires, …) pour pouvoir constituer la théorie de notre étude.
-
Entretiens et interviews à réponse libre
Ils nous permettront de discuter avec certaines personnes qu’on aura à contacter dans les
entreprises en vue de pouvoir donner leurs points de vue sur l’apport des TIC dans leur entreprise en
leur laissant le temps de s’exprimer librement.
-
Echantillonnage
Cette technique nous sera utile dans le sens où c’est elle qui nous permettra de déterminer
l’échantillon à utiliser dans notre étude pour pouvoir bien mener le terrain. C’est-à-dire qu’elle
nous fournira les outils nécessaires pour la formation de l’échantillon à utiliser.
6
Notre travail est, de par son intitulé, à caractère économique du type gestion de l’entreprise. Il
est délimité dans le temps, dans l'espace et quant à l'objet comme suit : Le sujet est limité quant à
l’objet : impact de l’adoption des NTIC sur l’efficacité organisationnelle, quant à l’espace : les
entreprises privées de la province du Sud-Kivu.
Dans le temps, l’étude se confond avec le temps de l’année universitaire consacrée aux études
en deuxième année de licence en gestion financière dans la faculté des sciences économiques et de
gestion, soit 2011-2012 à l’Université Catholique de Bukavu (UCB).
Hormis l’introduction générale, notre travail est constitué de trois chapitres qui seront
couronnés par une conclusion générale à la fin de notre travail.
Le premier chapitre portera sur la revue de la littérature théorique et empirique sur la
technologie de l’information et de la communication et son adoption dans les entreprises. Il sera
question dans la première section de définir quelques concepts clés et expliquer en quelque sorte
l’importance de ces TIC dans quelques fonctions de l’entreprise, la seconde section quant à elle
traitera de la partie empirique de l’adoption des TIC dans les entreprises et son implication sur la
productivité et sur l’efficacité organisationnelle de cette dernière.
Le second traitera de l’approche méthodologique de notre étude. Ce chapitre expliquera
comment allons procéder pour la présentation, l’analyse et l’interprétation de nos résultats.
Le dernier chapitre
portera sur l’impact de l’adoption des nouvelles technologies de
l’information et de la communication sur l’efficacité organisationnelle des entreprises privées au
Sud-Kivu. Bref, ce chapitre présentera, analysera et interprétera les résultats obtenus à partir des
nos enquêtes.
7
Chapitre premier
REVUE DE LA LITTERATURE THEORIQUE ET EMPIRIQUE SUR LA TECHNOLOGIE
DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION DANS LES ENTREPRISES
I.1 REVUE DE LA LITTERATURE THEORIQUE
I.1.1 ETUDE CONCEPTUELLE
Il est convenable que dans toute étude, le chercheur précise à l’attention des lecteurs et autres,
les contours des termes qu’il a utilisés dans son thème de recherche en vue d’éviter toute équivoque
que cela pourrait semer dans les esprits.
I.1.1.1. Qu’est-ce que les tic
Les TIC regroupent un ensemble de ressources nécessaires pour manipuler de l’information et
particulièrement les ordinateurs, programmes et réseaux nécessaires pour la convertir, la stocker, la
gérer, la transmettre et la retrouver.1
Les TIC, généralement définies comme étant les ordinateurs, l’équipement de communication
et les logiciels, ont amené des changements radicaux dans la façon dont les entreprises fonctionnent et,
en fait, ont permis la création de toutes nouvelles industries. Plusieurs économistes ont reconnu que
l’adoption des TIC a agi comme facteur clés dans la croissance de la productivité et l’augmentation
des richesses au cours de dernières décennies. ( Martin et Milway, 2007)
Les TIC appelées souvent NTIC ou aussi en anglais IT/NTIC (information technologie / new
information and technologie) représentent toutes les techniques qui sont utilisées pour traiter et
transmettre des informations. En effet, comme l’information est devenue la ressource la plus précieuse
du monde de l’entreprise, il faut pouvoir la trouver, la gérer, la transmettre, la stocker, et bien sûr
l’utiliser le plus rapidement possible. Pour répondre à ce besoin, les entreprises ont rapidement adopté
les TIC grâce aux ordinateurs, programmes ou réseaux.2
Les notions de TIC et de NTIC regroupent les techniques utilisées dans le traitement et la
transmission
des
informations
principalement
de
l’informatique,
de
l’internet
télécommunications. Par extension, elles désignent leur secteur d’activité économique.
1
2
TIC, article de wikipedia/ visité le 13 février 2012 à 11h
Knol.google.com/k/les TIC modifient-elles les managements des entreprises ?
et
des
8
En ce qui concerne les NTIC, le terme tend à qualifier plus particulièrement les problématiques
résultantes de l’intégration de ces technologies au sein des systèmes institutionnels, recouvrant
notamment les produits, les pratiques et les procédés potentiellement générés par cette intégration.
Le terme NTIC ou TIC est une invention des ingénieurs réseaux. L’avènement de l’internet et
principalement du web comme média de masse confèrent aux TIC une dimension sociétale.
On peut regrouper les TIC par secteur suivants :
-
L’équilibre informatique (serveur, matériel informatique,….)
-
La microélectronique et les composants
-
Les télécommunications et les réseaux informatiques
-
Les multimédias
-
Les services informatiques et les logiciels
-
Le commerce électronique et les médias électroniques.3
I.1.1.2 Exemples de tic
Les TIC les plus connues et donc les plus utilisées sont :
-
Internet : beaucoup d’employés ont sur leur poste de travail un accès à internet.
-
Intranet : réseau informatique déployé à l’intérieur de l’entreprise. Il est possible de mettre à
disposition des utilisateurs concernés des documents et des outils et application. Il est possible
d’accéder à certains services de l’entreprise uniquement consultables sur cet intranet et accéder
à des bases des données.
-
E-mail : la possibilité d’envoyer des e-mails a révolutionné la façon de s’organiser des
personnes travaillant dans les entreprises.
-
Wiki : système de gestion de contenu des sites web où tout le monde peut écrire. De plus en
plus utilisé dans la sphère privée, il devient une technologie amenée à grandir une entreprise.
-
Les restes : d’autres technologies émergent aussi dans le monde de l’entreprise pouvant avoir
un impact sur la vie de cette dernière (comme les blogs, les SMS, fax,…)4.
3
http//wikipeia.fr
9
I.1.1.3 E-Business ou e- commerce5
On appelle « E-business » l’intégration au sein de l’entreprise d’outils basés sur les TIC (on
parle généralement de progiciel) pour améliorer le fonctionnement afin de créer de la valeur pour ellemême, pour ses clients et pour ses partenaires.
Le terme « e-commerce » (appelé également commerce électronique), souvent confondu avec
le terme de « e-business », ne désigne en réalité qu’une facette du e-business couvrant l’utilisation
d’un support électronique pour la relation commerciale d’une entreprise avec des particuliers.
Aujourd’hui on reconnaît que les nouvelles technologies, en particulier l’accès à l’internet, tendent
à modifier la communication entre les différents acteurs du monde professionnel, notamment :
-
Les relations entre l’entreprise et ses clients
-
Le fonctionnement interne de l’entreprise, y compris la relation entreprise-employé
-
La relation de l’entreprise avec ses différents partenaires et fournisseurs
I.1.1.4 Internet
Internet est le réseau informatique mondial qui rend accessible au public des services comme le
courrier électronique et le Word Wide Web (www en sigle). Le nom internet vient de la contraction de
«Interconnected net Work » (réseau interconnecté). (Mulonji ,2008)
Le monde des technologies de l’information est entrain de vivre une révolution qui est tout sauf
tranquille. Depuis des années, les techniques issues du Web, historiquement reléguées dans la sphère
privées, grignotent le monde de l’informatique d’entreprise. Pour certain, il faut s’en inquiéter, pour
d’autres s’en réjouir. Internet et le Web sont en passe de devenir le moteur central du système
d’information de l’entreprise. (Corniou, 2011)
I.1.2 HISTORIQUE6
Après l’invention de l’écriture puis l’avènement de l’imprimerie, les premier pas vers une
société de l’information ont été marqués par le télégraphie électrique, puis le téléphone et la
radiotéléphonie, alors que la télévision, le minitel et l’internet puis la télécommunication mobile ont
4
http// knol.google.com/ op cit
Ces éléments ont été tirés dans l’article : « introduction au e-business » sur le site
www.commentcamarche.net/contents/entreprise/e-business.php.3
6
Cet historique est tiré de l’article « TIC » de wikipedia, visité le 13/02/2012. Le site est www.wikipedia.fr
5
10
associé l’image au texte et à la parole « sans fils », l’internet et la télévision devenant accessibles sur
téléphone portable qui fait aussi office d’appareil photo.
Le rapprochement de l’information et des télécommunications, dans la dernière décennie du
XXème siècle ont bénéficié de la miniaturisation des composants, permettant de produire des appareils
« multifonction » à des prix accessibles, dès les années 2000.
Les usagers des TIC ne cessent de s’étendre surtout dans les pays développés, au risque
d’accentuer localement la fracture numérique et social ainsi que le fossé entre les générations.
De l’agriculture de précision et de la gestion de la forêt (traçabilité des bois pour lutter contre le
trafic), au contrôle global de l’environnement planétaire ou de la biodiversité, à la démocratie
participative (TIC au service du développement durable) en passant par le commerce, la télémédecine,
l’information, al gestion de multiples bases des données, al bourse, la robotique et les usages
militaires, sans oublier l’aide aux handicapés, les TIC tendent à prendre une place croissante dans la
vie humaine et le fonctionnement des sociétés.
Certains craignent aussi une perte de liberté individuelle (effet big brother, intrusion croissante
de la publicité ciblée et non désirée,…). Les prospectives s’accordent à penser que les TIC devraient
prendre une place croissante et pourraient être à l’origine d’un nouveau paradigme civilisationnel.
Depuis quelques années, avec le développement d’internet, les usages des TIC se sont
développés et la grande majorité des citoyens utilise ces outils pour accéder à l’information. De l’autre
coté, le nombre de services disponibles explose et les emplois directement liés à ces technologies
génèrent plus de 5,5% du PIB français.
Les emplois de la filière nécessitent de plus en plus de compétences de communication, de
marketing et de vente, cela entraîne de nombreuses modifications dans les profils professionnels
recherchés par les entreprises selon l’observatoire international des métiers internet, qui analyse des
profils et les compétences recherchés par le marché de l’emploi en Europe.
De 2007 à 2010, la proportion des sociétés équipées d’un extranet est passé de 17% début 2007
à 35% début 2010.
A l’origine, le concept présente trois caractéristiques typiques des notions nouvelles :
-
Il est fréquemment évoqué dans les débats contemporains
-
Sa définition sémantique reste floue
11
-
Les TIC sont des outils de support à la communication, la communication de l’information
restant l’objectif, et la technologie, le moyen.
1°) l’ouverture des pays aux TIC
Chaque année, le forum économique mondial publie le « Networked Readmess Index », un
indice défini en fonction de la place, l’usage et le bénéfice que peut tirer un pays des TIC. Cet indice
prend en compte une centaine de pays (133 en 2009-2010) et permet d’établir un classement mondial.
Cet indice reste encore sous le niveau souhaité si l’on prend en considération les besoins et les
limitations imposées par les situations actuelles.
Tableau n°1 : indice de classement de l’usage et bénéfice des TIC 2010
Rang
Pays
Score
Evolution du classement en 1 année
1 SUEDE
5,65
1
2 SINGAPOUR
5,64
2
3 DANEMARK
5,54
-2
4 SUISSE
5,48
1
5 ETATS-UNIS
5,46
-2
6 FINLANDE
5,44
7 CANADA
5,36
3
8 HONG KONG
5,33
4
9 PAYS-BAS
5,32
10 NORVEGE
5,22
-2
Source : Forum économique mondial, 2010
2°) Les NTIC en R D Congo7
En ce 3èmillénaire, la R.D.Congo, bien qu’abritant dans sa capitale, le siège de l’Union
Panafricaine des Télécommunication (UPT), dispose encore d’un réseau téléphonique public médiocre
et peut être le plus délabré du monde.
Devant de telles possibilités, l’on ne peut que s’étonner de l’indifférence de l’Etat congolais à
l’endroit des télécoms dans un pays aux dimensions quasi continentales.
7
Cette section est tirée du rapport de l’AEDV-RDC, 2005, information transmise par F. MPOTO qui est le
correspondant en r.d.congo de l’AEDV-RDC
12
A l’origine des télécoms en RDC, était la sécurité des agents coloniaux disséminés sur un vaste
territoire et hostile au départ, d’où les premiers poste télégraphiques suivent l’organisation
administratives défavorisant ainsi les campagnes n’ayant pas de bureaux d’administration coloniale.
Pour le pouvoir colonial, les télécoms n’étaient pas conçues pour jouer un rôle moteur dans le
développement économique du pays, surtout que la métropole Belge était un passage obligé pour
toutes les communications sortant et entrant au Congo. Plus tard, l’administration coloniale autorisa
les grandes firmes à posséder leurs propres réseaux de télécoms sans tenir compte de la division
administrative à condition de ne pas raccorder les tierces personnes, d’accepter le contrôle de l’Etat et
de payer une redevance appropriée.
A l’indépendance, dans les PTT, le congolais le plus formé n’avait fait que six mois de l’école
postale et donc prédestiné à servir au guichet, d’où le chaos au départ des cadres Belges.
En 1968, à la création de l’office de PTT, le gouvernement recourt aux services de la société
Bell Telephone Company (BTC), filiale Belge de l’américain ITT pour pourvoir au remplacement du
matériel obsolète afin de donner un nouvel élan à l’offre des PTT.
En 1974, une étude sérieuse de planification des Télécoms fut initiée pour mettre en place un
système des télécoms par satellite avec des stations polyvalentes. La téléphonie cellulaire, née du
mariage entre l’ordinateur et les Télécoms offre des nombreux avantages, suppression des câbles de
transmission, temps de connexion très réduit, espace virtuel augmente à souhait.
En 1986, on assiste à la naissance de la première firme de téléphonie cellulaire qui s’est vue
attribuée la totalité de la gamme de fréquences utilisables et même d’un préfixe réservé à l’extension
ultérieure de l’office des PTT.
En 1990, c’est la libération du secteur des PTT et en 2003, la RDC compte six opérateurs de
téléphonie cellulaire, à savoir Starcel, Oasis, Celtel (devenu Zain et actuellement Airtel), Vodacom,
Congo Chine Télécom (CCT), et Congo Korean Télécom (CKT).
Actuellement la RDC compte : 0,2 lignes téléphoniques/1000 habitats et 2 abonnées à un
service de téléphone mobile/1000 habitats.
Crée en 1972 par l’armée américaine et ouvert au public depuis 1983, c’est seulement vers
1995 que l’internet est ouvert au public congolais à travers quelques cybercafés de la capitale.
13
I.1.3. APERCU DE L’INCIDENCE DES TIC SUR LA PRODUCTIVITE DANS L’ENSEMBLE
DE L’ECONOMIE
Le développement d’une nouvelle génération de TIC au début des années 1990, a été associé à
divers hypothèses telles que l’apparition d’une nouvelle économie : économie numérique qui ne se
mesure pas, seulement par le poids du secteur TIC, mais aussi par l’impact des TIC sur l’ensemble de
l’activité économique. (Bechir & Marwen, 2010)
Selon MARTIN et MILWAY (2007), l’évidence empirique au canada et ailleurs de
l’importance des TIC sur la croissance de la productivité d’une économie est solide. Selon toujours ces
auteurs, les TIC ont des avantages directs sur la productivité et nous pouvons en constater l’évidence
dans la façon dont l’utilisation des ordinateurs affecte la productivité du personnel. Ses avantages sont
encore plus prononcés s’il y a une mise en place plus complexe de différentes technologies et de
réseaux, pour les connecter8.
En dernier lieu, selon eux, les TIC ont les incidences les plus marquées lorsqu’elle accompagne
un changement de processus opérationnel et organisationnel. La recherche permet de croire qu’une
adoption plus étendue et plus complexe des TIC stimule d’avantage la croissance de la productivité
dans une entreprise. Il est certain que la plus grande partie de la recherche s’est faite au niveau de
l’économie ou dans les grandes organisations.
I.1.3.1 EMMERGENCE DE L’E-ECONOMIE : QUESTION MACRO &
MICROECONOMIQUE.
Il est généralement admis qu’au niveau macro-économique, le recours accru aux TIC conduit à
la réalisation des gains de productivité et améliore de ce fait la compétitivité des entreprises et de
l’économie dans son ensemble. Les gains de productivité induit par les TIC sont également une source
8
Il est clair que les risques sont plus élevés lorsque les applications sont plus complexes et qu’il y a plusieurs
installations non réussies. Mais la recherche indique que, dans l’ensemble des installations plus complexes, peuvent
générer des avantages plus substantiels.
14
de création d’emploi dans certains secteurs – alors que des emplois peuvent être détruits dans d’autres
secteurs9.
Selon Schumpeter, la croissance n’est rien d’autre qu’un processus de destruction créatrice,
lequel révolutionne incessamment de l’intérieur la structure économique, en détruisant
continuellement ces éléments vieillis et en créant continuellement des éléments neufs. Cela suppose
que pour sortir de sa crise, un pays doit passer de la phase la plus faible à une phase plus forte des
innovations. Et donc, les entreprises doivent délaisser leurs activités routinières pour se tourner vers
des nouvelles activités et des nouveaux créneaux porteurs d’une nouvelle phase d’expansion. (Maki,
2008)
L’utilisation des TIC élimine les tâches répétitives souvent exécutées par des travailleurs peu
qualifiés. Le dynamisme global résultat de l’utilisation des TIC aboutit à la création d’emploi dans
d’autres domaines, dans une mesure qui fait plus que compenser les pertes.
Au niveau micro-économique, l’e-économie entraîne des changements importants dans les
structures organisationnelles du marché. L’accélération de l’évolution technologique a un impact
important sur la structure et le cycle de vie des entreprises.
Tout d’abord, les TIC réduisent l’impact économique de la distance et le coût de l’accès à
l’information, augmentant ainsi les possibilités de concurrence au sein des marchés.
Deuxièmement, les TIC ont souvent tendance à baisser le coût de la création des petites
entreprises, introduisant ainsi potentiellement une concurrence supplémentaire.
Troisièmement, les TIC créent l’occasion de nouveaux moyens coopératifs de livraison de
produits et services, ce qui peut entraîner une amélioration de la qualité et de la rentabilité.
Enfin, et c’est peut être là le plus important, les TIC engendrent de nombreux produits et
services nouveaux. L’impact des TIC varie cependant d’un secteur à l’autre. Le secteur riche en
information (biens numériques, services d’information, services financier et économique, etc.) assiste
à l’émergence des nouveaux modèles économiques et à une concurrence accrue du marché.10
I.1.3.2 IMPACT DES TIC SUR LA CROISSANCE ECONOMIQUE11
9
http// europa.eu/legislation-summaries/information-society/strategies/n 26040-fr
http// europa.eu/ op cit
11
Blaise LEMPEN, les enjeux politiques et sociaux de l’informatique, Ed. d’organisation, Paris, 1990
,p9,p14p,30,p146-148
10
15
Lempen (1990) souligne que les nouvelles technologies de l’information sont à l’origine des
changements économiques, politiques, sociaux et culturels. La technique vise l’efficacité.
L’informatique est utilisée par les acteurs sociaux pour parvenir à certains objectifs.
Il dit que l’informatique est le vecteur technique de certaines stratégies sociales, qu’il s’agisse
de la volonté d’une firme de développer ses activités et de dominer le marché, du désir d’un individu
ou groupe d’accumuler du savoir et du pouvoir, de la politique d’un Etat de servir de la puissance des
ordinateurs pour renforcer son contrôle sur la société. Et donc l’informatique est un instrument de
pouvoir.
Selon lui, la technologie de l’information ne concerne pas un métier, une activité, mais elle
modifie les conditions de production, de fabrication, d’organisation, de gestion, de commercialisation,
d’un grand nombre de domaines.
Mais aucune économie, estime cet auteur, ne peut se permettre de négliger les profits potentiels
qui découlent de l’utilisation des technologies de l’information et de la communication.
En résumé, conclu Lempen, l’impact des technologies de l’information et de la communication sur
l’économie dépend de :
-
La mesure dans laquelle le progrès technologiques économise un facteur aux dépens d’un autre
(tendance à une économie de capital ou de main d’œuvre) ;
-
La mesure dans laquelle un facteur peut être substitué à un autre (substitution capital- maind’œuvre) ;
-
Rythme du progrès technologique ;
-
Les politiques gouvernementales de formation, de recherche et développement, de diffusion
des technologies, déterminant les capacités intérieures de production.
-
Les échanges commerciaux (barrière douanière, obstacles protectionnistes) ;
-
L’incidence des technologies de l’information, des variations de prix et des variations de
qualité sur la demande (c.à.d. l’élasticité de la demande), donc la flexibilité du marché ;
-
Les possibilités d’offrir des produits et des services nouveaux.
16
Mais de quoi va dépendre l’accroissement de la productivité ? Lempen répond à ce sens que
l’amélioration de la productivité est possible à cinq niveaux différents :
-
L’aide à la conception du produit (amélioration des procédures dans les bureaux d’études,
diversification et changement plus rapide),
-
L’aide à la fabrication du produit (plus grande flexibilité de production, plus grandes
rentabilité, amélioration de la qualité),
-
L’aide au traitement de l’information (bureautique, stockage des informations, traitement de
textes, télécommunications),
-
L’aide à la décision (interactivité, accès aux banques de données, système expert, gestion
administratives),
-
L’informatique grand public (achats à distance, télématique12)
L’auteur ajoute en disant que les économistes s’accordent pour souligner que l’incidence du
changement technique dépend également du niveau d’élasticité de la demande des produits finis par la
branche industrielle dans la quelle la nouvelle technologie est introduite.
L’impact des TIC va dépendre aussi du rythme de diffusion de la nouvelle technologie. On
constate que la diffusion des technologies de l’information est relativement lente. Parmi les facteurs
qui ralentissent le rythme de la diffusion, on peut citer : les problèmes de normalisation concernant le
matériel comme le logiciel, la nécessité d’opérer des réformes de structure pour faciliter l’introduction
des systèmes, les problèmes de formation et de qualification du personnel, le volume considérables
des investissements à réaliser en bien d’équipement avec le risque que cela implique, des problèmes
des obstacles propres aux mentalités. De même, l’utilisation des technologies de l’information dépend
de la modernisation de l’infrastructure de télécommunication.
I.1.4. APPLICATION DES TIC DANS LES ENTREPRISES
Le changement technique
13
et l’innovation sont à l’évidence deux paramètres décisifs de
l’efficience dynamique des entreprises. C’est-à-dire de leur aptitude à assurer efficacement leur
croissance et leur créativité en termes de produits et de processus.
12
En combinant judicieusement l’ordinateur, la télévision et les télécoms, la technologie moderne a donné
naissance à la télématique. Celle-ci a permis à son tour l’essor de la société dite de l’informatique, réduisant ainsi les
dimensions du monde à celles d’un village.
17
Mais, changement technique et innovation ont par nature des effets ambivalents sur le système
économiques et les entreprises. Ils signifient à la fois « amélioration et perturbation » pour les
systèmes économiques et « menaces et opportunités » pour les entreprises. (Tournemine,1991)
Les NTIC connaissent une diffusion croissante dans les entreprises
(Doreau,2001) ; les
entreprises comme l’économie, ont été en effet transformées par les TIC. Celles-ci ne sont pas un
gadget, ni un simple outil de plus pour les entreprises. Elles ont fait émerger un nouveau système
technique. L’entreprise contemporaine, née en 1975, diffère fondamentalement du modèle de
l’entreprise moderne, qui s’était imposé depuis 1985. (Musso,2006)
I.1.4.1 TIC ET PERFORMANCE AU NIVEAU DE L’ENTREPRISE
Peut-on mesurer la rentabilité de l’informatisation d’une organisation ? Si une telle question est
de fait rarement abordée, c’est sans doute que l’on ne dispose pas des outils d’évaluation adéquats
pour lier l’informatisation et la performance. Pour y remédier il faut pouvoir prendre en compte le
contexte global de l’entreprise concernée par le processus d’informatisation. (Moumbe, 2005)
La réduction des coûts induits par les TIC est également considérée comme difficile à mesurer.
Manquant de recul, les entreprises, bien que conscientes des gains de productivités induits par les
NTIC, peinent à évaluer le retour sur investissement. (Durand & Dartigues, 2005)
L’introduction des technologies de l’information concerne l’ensemble des activités
économiques. Pour les entreprises, cette introduction a une dimension stratégique (le but consiste à
améliorer la compétitivité en terme de productivité et/ou de flexibilité, réduire l’incertitude, faciliter la
décision) et organisationnelle (elle implique une analyse préalable du fonctionnement de l’entreprise,
de la logique interne des différentes activités, de la réorganisation éventuelle de l’entreprise en
fonction des possibilités offertes par ces technologies de l’information. Cette introduction des
technologies de l’information dans l’entreprise est à l’origine de sa transformation, d’une modification
des structures, des règles de comportement et de prise de décision. (Tournemine,1991)
Dossauge & Ramantsoa, cités par Tournemine (1991), disent que l’impact de la technologie de
l’information et de la communication sur la situation des entreprises doit aussi être analysé à trois
niveaux :
-
13
Effet sur l’activité dans son ensemble
Changement technique ou progrès technique est la pénétration de l’innovation dans la vie courante. Pour qu’il y
est progrès technique il faut que l’innovation rencontre un besoin économique et social.
18
-
Effet sur la structure de la concurrence
-
Effet sur les positions concurrentielles respectives des entreprises du secteur.
Selon eux, cet impact stratégique de la technologie de l’information et de la communication sera
analysé d’un double point de vue : tout d’abord, celui de l’évolution technologique générale qui
s’impose aux divers métiers de l’entreprise, dans le contexte d’émergence du nouveau système
technique, ensuite celui du développement technologique interne de l’entreprise qui vise à l’obtention
d’un avantage concurrentiel.
Les TIC mettent en lumière les étapes qui seront à accomplir afin de maximiser les bénéfices et la
performance pour les entreprises.14 Ces étapes passent par :
-
La promotion d’une culture de l’esprit d’entreprise,
-
L’accroissement des niveaux de compétences nécessaires en TIC pour participer efficacement à
l’e-économie,
-
Le renforcement de la capacité concurrentielle des entreprises dans une économie globale
moderne,
-
La poursuite de l’amélioration du fonctionnement du marché intérieur.
I.1.4.1.1. Les NTIC dans la performance organisationnelle d’une entreprise
Le concept de la performance occupe une place centrale dans le processus de gestion de toute
entreprise, puisque l’objectif principal de cette dernière est d’obtenir des résultats compatibles avec sa
mission et sa planification stratégique et opérationnelle. L’évaluation de la performance est donc une
activité omniprésente et s’avère encore plus une nécessité avec tout changement technologique,
stratégique ou commercial opérant au sein de l’entreprise. (E. TOUFAILY et Alu, 2006).
Cependant, les TIC connaissent aujourd’hui un développement fulgurant parce qu’elles collent
parfaitement à des tendances socio-économiques majeures auxquelles les entreprises doivent faire
face.15 C’est pourquoi, l’utilisation des TIC peut entraîner des changements organisationnels pour les
entreprises, par exemple, avec une transformation des frontières de l’organisation ou des changements
dans les coûts de coordination. (Guerguen, 2004)
14
15
http//europa.eu/op cit
www.wikimemoire.com, Etude du caractère stratégique des TIC dans les entreprises Tunisiennes, 2012
19
La contribution des TIC à l’amélioration de la performance organisationnelle est une
problématique réelle qui s’inscrit au cœur du marketing moderne. (Toufaily, 2006)
Les travaux d’Ivari (1992) et d’Henderson et Venkatraman (1993) ont ouvert la voie à
plusieurs recherches permettant de déterminer l’impact des TIC sur la performance des entreprises en
utilisant les approches basées sur les modèles de contingence en management stratégique et en théorie
de l’organisation. Ces recherches suggèrent que le développement de la stratégie de l’entreprise et de
son système d’information doit être cohérent. Ils se basent sur la notion d’alignement stratégique entre
les TIC et leur contexte externe. (Jouirou et Alu, 2011)
Cependant, les conséquences organisationnelles de l’introduction des TIC peuvent d’abord
prendre la forme de changement stratégique sur la reformulation des processus de gestion, sur la
restructuration du réseau de gestion ou encore même sur la reformulation des objectifs pour
l’entreprise et son portefeuille d’activité.
Ainsi, l’impact des TIC sur la performance est un impact multidimensionnel, qui fournit des
avantages compétitifs pour l’entreprise. (Toufaily, 2006)
Fig. 1. Cadre théorique de la performance organisationnelle résultat de l’adoption des TIC
Commercial
e
Adoption des TIC
Performance
organisationnelle
Opérationnell
e
Stratégique
Financière
Concernant son impact sur la gestion des opérations, les TIC apparaissent comme une
technologie perturbatrice, dans la mesure où son adoption va avoir des implications sérieuses sur les
méthodes et les processus de production des services. En ce qui concerne les conséquences
commerciales de l’adoption des TIC, il est clair que, pour mieux servir ses clients et se démarquer de
20
la concurrence, une institution financière doit améliorer continuellement son mix marketing. En
acquérant des nouvelles technologies, l’entreprise de services peut intégrer à son offre existante des
services nouveaux liés ou non à son activité de base.
L’adoption des affaires électroniques conduit à une diminution des coûts de ventes et une
diminution des coûts consacrés aux taches répétitives.
I.1.4.1.3. LA PERFORMANCE ORGANISATIONNELLE
L’amélioration de la performance organisationnelle doit être le but ultime de la stratégie
d’entreprise et des systèmes d’information.
Jouirou (2011) estime que toute recherche sur la performance doit donc s’appuyer sur une
définition et une mesure rigoureuse de ce concept et de ceux qui le sous tendent ou en découlent.
Différentes approches permettent de mesurer la performance :
1°) les mesures objectives ou quantitatives qui se basent généralement sur des données financières
telles que le résultat financier, les indicateurs de productivité de la main d’œuvre, etc.
2°) les mesures subjectives ou qualitatives qui font appel à l’évaluation des dirigeants en prenant en
compte la création d’actifs intellectuels, la flexibilité stratégique, etc.
Cet auteur estime que l’approche subjective serait plutôt privilégiée à l’approche objective car les
mesures comptables sont souvent non disponibles et non fiables, étant sujettes à des manipulations par
les propriétaires et les dirigeants pour diverses raisons.
I.1.4.2 MARKETING ET MANAGEMENT : TIC, OUTILS EFFICACES POUR LES
ENTREPRISES
1°) TIC : outils efficaces dans le management des entreprises
Les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) sont de plus en plus présentes
dans l’entreprise. Ces technologies sont la dernière étape d’une transformation commencée depuis
plusieurs années. En effet, dès la fin des années 1980 de nouveaux principes d’organisation du travail
apparaissent pour résoudre la crise sociale et économique provoquée par la remise en cause du
21
taylorisme. La maintenance et le contrôle de la qualité deviennent importants : l’objectif est de réaliser
une production de qualité. Les innovations organisationnelles remettent rapidement en cause les
divisions verticales et horizontales. Les dirigeants favorisent l’esprit d’équipe et l’implication des
employés : les salariés et cadres acquièrent plus de responsabilités et d’autonomie et n’ont plus ce malêtre. Le Management Participatif est intégré dans l’entreprise et le salarié devient plus impliqué donc
plus productif. Les cercles de qualité sont destinés à permettre aux salariés de s’exprimer pleinement
et leur apporter plus de satisfaction dans leur travail. C’est pourquoi l’information, la communication
et l’expression deviennent les nouvelles valeurs essentielles. Il est incontestable que l’entrée de ces
TIC a eu des effets sur l’entreprise sur différents niveaux mais de nouveaux modes de management
sont apparus et des effets négatifs peuvent se faire sentir. Le management de ces entreprises et donc de
ces individus a donc été amené à évoluer.
Les TIC ont été introduites dans le monde de l’entreprise pour aider les salariés en facilitant
leurs échanges, mieux gérer les informations et donc mieux connaître leur environnement, augmenter
la productivité ou, encore, mieux gérer les ressources humaines. Ces TIC permettent ainsi de mettre en
place des processus qui suscitent des interactions entre les savoirs individuels à fin de générer de
nouveaux savoirs collectifs porteurs d’innovations dans l’entreprise. Les dirigeants d’entreprise et les
managers ont rapidement vu les bénéfices à en tirer, les obligeant à les intégrer rapidement car, en
théorie, elles sont censées amener beaucoup de résultats positifs tan au niveau technique qu’au niveau
humain. Mais ces nouvelles pratiques ont des conséquences.
L’individu est la première personne touchée par l’entrée des TIC dans le monde de l’entreprise. Ses
comportements évoluent et la façon de manager les individus a été amenée à évoluer.
On peut noter premièrement que les TIC sont utilisées pour une large palette d’activités :
élaborer et partager des informations et documents avec les autres, améliorer le suivi des projets et
l’allocation des ressources, faciliter la découverte et l’apprentissage de nouvelles connaissances et
repérer les expertises et les connaissances, partager les tâches, … Mais, si une grande majorité utilise
certaines TIC, toutes ces technologies mises en place par les entreprises ne sont pas toutes pour autant
utilisées. Ainsi, certaines études montrent que 96% des utilisateurs utilisent au moins une technologie
mais que c’est souvent seulement l’e-mail (messagerie électronique). Un problème de formation se
pose pour ces utilisateurs : il est révélé que la majorité des individus ignorent les termes
technologiques
et
ne
savent
pas
pourquoi
et
comment
L’intérêt principal pour l’entreprise est de capitaliser les connaissances.16
16
http// knol.google.com/ op cit
utiliser
ces
technologies.
22
A l’heure de la mondialisation libérale, la guerre économique a ouvert un nouveau champ de
bataille : celui de l’information. On peut alors se poser la question suivante : quelle est l’apport réel
des NTIC à la performance des entreprises ?
Aujourd’hui l’information est massive au point qu’il devient épuisant d’y chercher celle qui est
vraiment utile. C’est pour cela que l’information dans l’entreprise est considérée comme une ressource
stratégique au même titre que le personnel, les ressources financières, l’énergie,… il importe que
l’accès, le partage de l’information soient organisés et contrôlés aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur
de l’entreprise. C’est le rôle es systèmes d’information.17
En effet, les managers cherchent la perfection dans leurs domaine et ceci dans le souci
d’augmenter la productivité. Grâce aux NTIC les liens entre les entreprises deviennent de plus en plus
étroits et les métiers se transforment, ainsi le monde du travail devient plus petit grâce au
rapprochement issus des NTIC. (Sungu, 2007).
Les professionnels du secteur ont fourni un important capital de savoir faire et d’expérience permettant
ainsi aux entreprises d’avoir une pléthore de supports de communication (Boye, 2009).
Cependant, l’utilisation des NTIC pour le fonctionnement d’une entreprise permet à terme de
réduire les coûts aux différents niveaux de son organisation.18
2°) TIC : outils efficaces dans le marketing des entreprises
Rappelons que le message fondamental du concept marketing est que la performance
économique de l’entreprise dépend en définitive de sa capacité de répondre aux besoins du marché et
de redéployer ses activités en fonction de l’évolution des marchés et des possibilités offertes par la
technologie. (Lambin, 1994)
Créer une relation forte entre l’entreprise et ses clients, assurer une information personnalisée,
mieux répondre à ses attentes, tels sont les enjeux de la fidélisation client. Les techniques de
fidélisation intéressent toujours autant les entreprises quelles que soit leur secteur d’activité. (Niox,
2007)
Cependant, dans le cadre de ses nombreuses et diverses activités, face à une décision à prendre,
qu’elle soit stratégique ou tactique, l’homme marketing adopte une démarche rationnelle.
En premier lieu, en effet, il collecte un maximum d’information sur le problème commercial à
résoudre.
17
18
www.oodoc.com, l’impact des NTIC sur la performance des entreprises.
www.commentcamarche.net, introduction au e-business
23
Dans un deuxième temps, il planifie ses actions càd fixe ses objectifs, budgétise, choisit et
coordonne les moyens pour les atteindre. Puis, il applique son plan et enfin, il contrôle les résultats des
ses actions en comparant les résultats obtenus aux provisions, ce qui lui permet de prendre rapidement
des mesures correctives si cela s’avère nécessaire. (Chiruze, 2007)
Ainsi, pour résoudre les problèmes aux quels il est confronté, l’homme marketing s’est
constitué une boite à outils diverses et variées. Son approche rigoureuse l’a poussé à y inclure les
méthodes des sciences exactes (mathématique, statistique, informatique, etc) qu’il utilise notamment
en matière d’analyse et de précision des ventes. Il s’est également approprié les nouvelles technologies
de l’information et de la communication qui leur sont donc immédiatement utile pour répondre aux
besoins spécifiques.
En effet, Tournemine (1991) estime que l’utilisation des NTIC est une manœuvre stratégique des
entreprises pour modifier la concurrence à leur avantage. Il ajoute que les entreprises peuvent mettre
en œuvre de véritables politiques de développement technologique afin de s’assurer un avantage
concurrentiel soit au niveau des coûts ou de la différentiation, soit à ces deux niveaux simultanément.
a) la technologie peut – être à l’origine d’un avantage de coût
La réduction des coûts peut avoir différentes origines. (Effet d’apprentissage, économies d’échelles
et effet de taille, innovation). Il convient donc d’identifier, pour chaque domaine l’activité, le poids
respectifs de ces trois effets pour en évaluer selon le cas les implications stratégiques en termes
d’impact réel de la technologie et de l’innovation sur la réduction des coûts.
b) la technologie peut – être à l’origine d’un avantage de différentiation
L’avantage de différentiation résulte de l’intégration par l’entreprise de fonctionnalités spécifiques
au niveau de son offre. Ces spécificités (performances accrues, qualité, fiabilité) peuvent résulter de la
politique de développement technologique de la firme, elles doivent être reconnues par la demande et
durable.
I.1.4.3 LES TIC DANS LA GRH
Les savoirs ainsi que les informations sont des matières premières que les entreprises doivent
acquérir, transformer, et traiter afin d’optimiser l’efficacité de l’entreprise, des services au sein de
celle-ci. En effet, face à un environnement en continuelle mutation, les entreprises se voient dans
l’obligation de dénicher des solutions de plus en plus sophistiquées afin d’accroître leur potentiel de
compétitivité. Dans ce sens, les TIC sont devenues des alliés privilégiés pour les entreprises
24
puisqu’elles permettent à celle-ci de détenir une information plus fiable et pertinente et ce dans les
meilleurs délais. (Zoubir et Lakhrif, 2007)
L’arrivée massive des NTIC dans l’entreprise n’a pas épargné la fonction ressources humaines
(RH). Recrutement, gestion des temps, des compétences,… chaque domaine est concerné. Les outils
influent sur la gestion courante et les administrations des tâches autant que sur la stratégie interne de
l’entreprise.19
Les NTIC et la GRH entretiennent des relations ambiguës. Ainsi, elles ont pu dans les années
80 et 90, accompagner et assister la mutation de la fonction RH qui, en réponse aux modifications de
l’environnement des entreprises s’est enrichi de nouveaux rôles : rôle stratégique, partenariat d’affaires
et rôle de soutien. Elle facilite l’adoption de nouvelles logiques : personnalisation, adaptation,
mobilisation, partage, anticipation.20
Actuellement les entreprises procèdent de plus en plus à l’introduction des ses technologies
dans leur fonctions RH. Aspirant au perfectionnement de celle-ci de manière à ce qu’elle permet de
jouer un rôle plus stratégique. (Zoubir, 2007)
En effet, les NTIC occupent à l’heure actuelle une place prépondérante, non seulement
concernant l’entreprise dans sa globalité, mais aussi et surtout au sein d’un nombre croissant de
direction des RH.
En outre, l’intégration de ces outils technologiques passe par un système d’information
ressources humaines (SIRH) qui impacte fortement l’organisation des ressources humaines, permettant
notamment le développement à l’international des entreprises, et incitant la fonction à accompagner
les collaborateurs dans un contexte de changement organisationnel représenté entre autre par
l’émergence d’outils électroniques des RH est donc aujourd’hui une réalité impactant l’entreprise dans
nombre de ses rouages organisationnels.21
Ainsi, les TIC apparaissent alors comme une source potentielle d’avantage compétitif dans la
fonction ressources humaine.22 c’est pourquoi l’adoption des NTIC au sein de l’entreprise n’est plus un
choix mais une nécessité imposée par l’évolution de l’environnement qui contraint celle-ci à s’adapter
et à répondre rapidement à ses différents aléas. (Zoubir, 2007)
19
20
21
22
www.indexel.net/article: les RH se fiancent aux TIC, 2002
www.blog.saeed.com: impact des NTIC sur la GRH : le système d’information RH
www.entreprises-et-gestion.oboulo.com : impact des NTIC sur la gestion des ressources humaines
www.blog.saeed.com :op. cit
25
1°) le système d’information Ressources Humaines
a) caractéristiques du SIRH
Le SIRH est une procédure de collecte, stockage, restauration et validation des données sur les RH, les
activités du personnel et les caractéristiques des unités organisationnelles dont une entreprise a besoin.
b) les attentes par rapport au SIRH
le centre d’intérêt de tout SIRH doit être, en premier lieu, la validation et l’utilité des informations et
après l’automatisation des processus, qui permet accroître notamment la productivité administrative au
service RH.
Cependant, cette productivité ne s’accompagne nécessairement par une réduction des effectifs mais,
elle permet plutôt de libérer du temps pour les taches autres fois négligés. 23
2°) Evaluer l’impact des TIC sur la maîtrise des finalités stratégiques
Avec l’enrichissement des systèmes d’information, toute une littérature a émergé traitant de
l’impact des TIC sur les différentes fonctions et processus de la gestion. La gestion des RH, comme
fonctions des entreprises et disciplines des sciences de gestion est, au même titre que les autres
domaines, passée sous les flux de la rampe.
Cependant, ce qui est toutefois spécifique à cette fonction, c’est une tendance à l’étude de
l’impact des TIC sur son contenu ou ses objets (le recrutement, la formation,…) davantage que sur ses
finalités.
Ainsi, la proposition est de passer par une évaluation de l’impact des TIC sur la maîtrise des
finalités stratégiques de la GRH, en postulant que c’est cette maîtrise qui est source de création de
valeur. (Blanchot et Alu, 2003)
23
www.blog.saeed.com op.cit
26
Fig.2 Une reformulation du lien entre TIC, GRH et création de valeur
L’approche traditionnelle
TIC
Transforment
Les activités et outils de la
GRH
l’approche renouvelée
TIC
Transforment
Les activités et outils
de GRH
Soit susceptibles de
Contribuer à
Contribuent à
Une meilleure maitrise
des finalités stratégiques
de la GRH
Contribuent à
La performance de
l’entreprise et la création de
la valeur
27
La performance de
l’entreprise et la création de
la valeur
En effet, on peut ainsi dire que les TIC jouent un rôle très important au niveau de la fonction
RH. Elles permettent à celle-ci de créer plus de la valeur et de jouer un rôle stratégique au sein de
l’entreprise.
En outre, l’impact des TIC sur la fonction RH se fait sur les flux d’information en circulation
au sein de cette fonction. Dans ce sens les TIC rendent l’information plus rapide et fiable d’où un gain
de temps.
Par ailleurs, les TIC permettent à la fonction RH d’atteindre le même niveau technologique
atteint par les autres fonctions de l’entreprise d’où son implantation stratégique (c’est-à-dire que la
fonction RH n’est plus dépassées et devient sur le même pied d’égalité avec les autres fonctions
traditionnellement névralgiques pour l’entreprise). (Zoubir, 2007)
I.1.5 INVESTISSEMENT DANS LES NTIC PAR LES ORGANISATIONS
L’investissement dans les NTIC est important pour la croissance économique d’un pays. Au
niveau de l’entreprise, il constitue une plate-forme indispensable qui permet de modifier les méthodes
organisationnelles et d’introduire de nouveaux produits ou procédés.
Les TIC donnent des moyens d’augmenter l’innovation en accélérant la diffusion de
l’information, en faisant le travail en réseau entre les entreprises, en abolissant les distances
géographiques, en accroissant l’efficience de la communication.
La plupart des études nationales montrent les effets positifs de l’investissement dans les TIC
sur la croissance du PIB, mais les pays
de l’OCDE continuent de présenter des disparités
considérables à cet égard. Les TIC représentent quelque 25% de l’investissement fixe non résidentiel
total au Danemark, aux Etats-Unis et en Suède, mais environ 10% ou moins en Irlande, en Italie et en
Grèce.
D’après une nouvelle analyse de l’OCDE au niveau de l’entreprise, les TIC favorisent
l’innovation. La probabilité d’innover s’accroît avec l’intensité d’utilisation de ces Technologies. 24
24
OCDE, investir dans l’innovation –les TIC, 2011
28
Cependant, l’investissement dans les TIC est aujourd’hui encouragé dans les entreprises. Pour
que les TIC soient créateurs de valeur, il faut qu’elles soient perçues comme un atout stratégique de
l’entreprise dans la lutte pour la compétitivité. Elles doivent être en cohérence avec les grands
objectifs de l’entreprise et leur devenir doit être en accord avec le devenir souhaité de l’entreprise.25
En effet, les NTIC connaissent une diffusion croissante dans les entreprises. (Doreau, 2001).
Pour les entreprises, les NTIC représentent un gros avantage financier, à savoir une réduction des frais
liés à la logistique, au stockage, etc. et cela malgré le coût élevé de l’installation des infrastructures
nécessaires à leur implantation, coût qui peut atteindre 2,6% des revenus de l’entreprise. (Nantel,2005)
I.1.6 AVANTAGES ET LIMITES DES NTIC
I.1.6.1 Avantages de l’investissement dans les NTIC
L’investissement dans les TIC serait l’un des principaux moteurs de compétitivité des
entreprises.
En effet, selon des études de l’OCDE, les TIC seraient un facteur important de croissance
économique.26
- au niveau du système d’information
on remarque une hausse de la productivité du travail pour la saisie de l’information, donc
baisse des coûts, une meilleure connaissance de l’environnement, une réactivité plus forte face à cet
environnement, une amélioration de l’efficacité de la prise de décision permise par une veille
stratégique plus performante.
- au niveau de la structure de l’entreprise et de la gestion du personnel.
On constate une organisation moins hiérarchisée, un partage d’information, une meilleure
gestion des ressources humaines (recrutement, gestion des carrières plus faciles).
- au niveau commercial
on observe un nouveau circuit de production grâce à l’extension du marché potentiel
(commerce électronique), une baisse des coûts d’approvisionnement, un développement des
innovations en matière de services et en matière des réponses aux besoins des consommateurs., une
amélioration de l’image de marque de l’entreprise (entreprise innovante).
25
26
www.wikimemoires.com :Etude du caractère stratégiques des TIC dans les entreprises Tunisiennes.
Wikipedia : Technologie de l’information et de la communication
29
I.1.6.2 Freins et limites des ntic
L’utilisation des NTIC conduit au développement de nouvelles formes organisationnelles et
modifient la gestion des entreprises, et leur relation avec leurs partenaires. Les difficultés majeures de
la pénétration des NTIC dans les entreprises sont surtout liées à des facteurs humains, techniques et
financiers.
1. Facteurs humains
Un taux de 70% des entreprises européennes interrogées en 2002, confirment que l’implantation de
NTIC entraîne un changement dans les métiers exercés au sein de l’entreprise et nécessite de forts
besoins en formation (souvent minimisés ou sous estimés au départ) voire une externalisation.
Il est également très difficile de trouver des personnes qui aient suffisamment de compétences
généralistes pour exploiter toutes les possibilités des systèmes. L’informatisation croissante de la
communication et des relations peut aussi entraîner une déshumanisation des rapports avec toute la
méfiance qu’elle entraîne. Ce sentiment de méfiance est encore augmenté par la transparence et le
partage de l’information qu’apportent ces outils, et finalement le lissage des zones de pouvoirs qu’ils
entraînent.
2. Les difficultés techniques et réglementaires
Dans le domaine technique et réglementaire, les freins les plus importants sont les suivants :
-
Le manque d’homogénéité du développement des infrastructures dans le monde qui accentue
les inégalités (en particulier Nord-Sud). Il faudrait donc créer ou favoriser, la création
d’infrastructures et des normes homogènes au plan mondial.
-
La fiabilité des réseaux est un élément essentiel mis en avant par les entreprises, qui
considèrent que les outils du commerce électronique manquent aujourd’hui de fiabilité. Au
30
travers des thèmes de la fiabilité, on retrouve la disparition des messages électroniques, les
virus informatiques, et surtout la confidentialité des données.
-
Le manque d’harmonisation et de standardisation des systèmes de gestion des flux autant en
interne qu’en externe (données, format de transmission,…) ceci entraîne par exemple une perte
de temps due à la ré-saisie des informations d’un système à un autre, La complexité qui en
résulte lors de l’implantation de nouveaux outils (qui nécessite souvent un travail d’adaptation
de l’organisation, des processus, des systèmes internes des entreprises).
-
Au travers du thème de la réglementation, les entreprises mettent surtout en évidence l’absence
d’une loi qui réglemente, gère et protège l’utilisation de l’internet. Ceci se traduit par un
manque de sécurité dans les transactions et notamment lors du paiement.
Selon un sondage effectué en juin 2001 par l’institut IPSOS-Reid, 55% des Britanniques, 63%
des Français, et 47% des Américains éprouvent une forte inquiétude à l’idée d’utiliser leur carte de
crédit pour payer des achats sur internet. Pourtant, les réseaux de carte de crédit soulignent que la
fraude est inférieure à 1%.
3. Les freins financiers
-
Les investissements en NTIC sont parfois difficilement accessibles aux PME.
-
Seules les technologies liées à l’internet et au GSM sont d’un accès relativement aisé. De plus
lorsqu’une entreprise commence à investir dans les NTIC, elle sait qu’elle doit s’attendre à des
investissements récurrents, notamment pour les mises à jour.
31
I.2 REVUE DE LA LITTERATURE EMPIRIQUE
Dans leur étude sur « les déterminants de la productivité par employé : une évaluation
empirique en donnée de panel » , BELORGEY, LECAT et MAURY (2004), ont étudié les
déterminants de la productivité par employé en variation sur les années 90 ainsi qu’en niveau dans une
approche structurelle et dont l’estimation en variation a porté sur un panel de 25 pays industrialisés.
Une méthodologie de la méthode des moments généralisés a été utilisée. L’estimation en niveau a
porté sur le PIB en parité de pouvoir d’achat par employé en 2000 à partir d’un échantillon de 77 pays.
En outre, un sous-échantillon de 49 pays à permis de rendre compte l’impact des dépenses en TIC sur
la productivité.
En variation, comme en niveau, le rôle positif et significatif des TIC sur la productivité est
confirmé. En variation sur les années 90, la part dans le PIB des dépenses en TIC, ou celle de la
production, peuvent séparément avoir une incidence positive sur le taux de croissance de la
productivité. Cette conclusion rejoint celle de GUST et MARQUIZ (2002), mais sur un échantillon
plus larges de pays en utilisant la méthode des moments généralisés.
Dans les deux parties de l’étude, une relation négative significative ressort entre le taux
d’emploi et la productivité, liée à la concentration de l’emploi sur les salariés les plus productifs.
Enfin, dans l’estimation en variation, la durée du travail et le taux d’investissement font
également partie des déterminants influençant positivement la productivité par tête.
En niveau, les déterminants de la productivité ont été recherchés dans les caractéristiques
structurelles des infrastructures publiques et le niveau de capital humains sont apparus
particulièrement significatifs, tant sur l’échantillon large que sur l’échantillon réduit. Comportant une
plus grande part de pays industrialisés, par ailleurs, des indicateurs du niveau de développement
financier ou de la stabilité des prix sont apparus significatifs dans l’échantillon large.
32
Il n’a pas été possible, selon ces auteurs, de faire ressortir certains déterminants
traditionnellement avancés pour expliquer les écarts de niveau de productivité, comme la recherche
développement, les indicateurs de taille du marché ou le taux d’investissement.
Par contre, une « étude de caractère stratégique des TIC dans les entreprises Tunisienne »,
tirée du site internet wikimemoire.com visité le 7 juin 2012 permet de mettre en évidence l’importance
du caractère de l’entreprise comme facteur explicatif d’une utilisation stratégique des TIC. Cette étude
empirique a portée sur 49 entreprises Tunisiennes.
Une échelle de Linkert à 7 points, allant de « pas du tout d’accord » à « tout à fait d’accord » a
été utilisée pour mesurer la majorité des Items.
Les résultats de l’enquête montrent que les entreprises interrogées voient dans l’internet surtout
un moyen moderne et performant d’échanger des informations. Mais pas encore comme outil de
transaction commerciale à part entières. 43/49 entreprises interrogées sont équipées d’intranet. Celui-ci
permet d’accéder à
l’internet pour 95,34% d’entre-elles, de communiquer par la messagerie
électronique et d’accéder à l’information générale sur l’entreprise pour 97,7%, d’avoir un agenda
partagé pour 72,1%, de travailler en groupe à distance pour 65,1%, de se former en ligne pour 46,5%
et d’avoir une gestion électronique des documents pour 86% des entreprises interrogées disposant
d’une intranet.
D’après toujours cette étude, bien que les TIC sont largement diffusés dans les entreprises
interrogées, on peut légitimement s’interroger sur l’intérêt qui leur est accordé. Cette analyse nous
permettra de comprendre comment les entreprises utilisent les TIC, comme moyen stratégique ou
comme un banal investissement en technologie.
Tableau n°2 : utilisation des TIC comme moyen stratégique ou un investissement
Les NTIC sont
Moyenne
Ecart-type
-un avantage concurrentiel
5,33
1,64%
-un enjeu stratégique
4,96
1,91%
-un outillage technique
3,84
1,64%
-un mode passagère
2,37
1,70%
Source : www.wikimemoires.com
33
La constitution qui ressort des statistiques descriptives est que les entreprises interrogées ont
tendance à considérer les TIC comme un avantage concurrentiel et un enjeu stratégique plutôt qu’un
outillage technique ou un mode passagère.
MEISSONIER, AMABILE et GADILLE dans leur étude « PME, PMI et NTIC » (2000), à
partir de résultats d’une enquête effectuée auprès de 108 PME, nous montrent pourquoi les NTIC via
la dynamique organisationnelle qu’elles entretiennent autour du système d’information peuvent
soutenir l’égalité et la réactivité des PME dans des environnements socio-économiques versatiles.
Dans leur conclusion, les NTIC sont donc souvent présentées, pour les PME, comme un
palliatif des surfaces financières mobilisables (pour la mise en œuvre de processus de prospection de
nouveaux marchés, de veille, etc.) a priori plus « modeste » que dans les grandes organisations. Cette
analyse initiale permet à la fois de revenir sur la nature des processus d’information et de décision
dans les petites organisations, sur leurs caractéristiques organisationnelles et sur le vecteur d’ouverture
et de variété que peuvent constituer les NTIC dans ces entreprises.
En effet, TOUFAILY et DAGHFOUS (2006) dans leur étude portant sur « l’impact de
l’adoption de E-banking sur la performance commerciale des banques », montrent que l’adoption de
E-banking dans les institutions financières est devenue une obligation plus qu’un choix et ce, même
dans le cas de marchés émergeant comme celui du Liban.
Un cadre conceptuel qui découle d’une revue de littérature dans les domaines des Technologies
de l’information (TI) et du marketing est validée dans le cadre d’une étude empirique menée au près
de 53 banques Libanaises. Les résultats montrent clairement l’existence d’un lien entre l’adoption d'Ebanking et les 5 dimensions de la performance commerciales : amélioration de la qualité des services,
réduction des coûts, conquête des nouveaux marchés, élargissement de la gamme de produits et
renforcement de la relation avec les clients.
De par leur méthodologie, la validation de leur cadre conceptuel a été effectuée à partir d’une
méthode de collecte de données quantitatives, sur la base d’une enquête réalisée au près d’un
échantillon regroupant l’entreprise des Banques Libanaises (57 banques).
Le choix du contexte Libanais s’explique, selon eux, d’abord par l’importance du secteur
bancaire dans ce pays émergeant, en suite de la situation particulière du secteur bancaire se trouvant en
l’absence d’étude portant sur la problématique d'E-banking réalisée dans ce pays.
34
En guise de conclusion, si la littérature fait grand état du fait que les TIC procurent aux
organisations des avantages au niveau de l’orientation stratégique, de la productivité et de la réussite
commerciale, elle se montre par contre beaucoup plus réservée en ce qui a trait aux gains financiers.
Ils disent que les bénéfices de l’adoption des affaires électroniques sont énormes et incluent une
réduction des coûts totaux, une rapidité d’exécution des opérations sur le marché, des coûts plus bas
pour les biens et les services et une amélioration de la satisfaction des consommateurs.
Voici le cadre conceptuel de l’adoption des TIC sur la performance commerciale au quel ces
auteurs ont abouti dans leur étude en guise de conclusion :
Fig. 3 Cadre conceptuel de l’adoption des TIC sur la performance commerciale d’une banque
La performance commerciale des Banques
1. Amélioration de la qualité des
services
2. Réduction des couts
Adoption des TIC
-
Couts de traitement par client
-
Cout de transaction
-
Cout de promotion
-
Cout d’administration
3. Conquête des nouveaux marchés
-
International
-
Local
4. Elargissement de la gamme des
services et produits
5. Renforcement de la relation avec
les clients
Cependant l’article de NOGATCHEWSKY et
SPONEM (2002) dans leur étude sur «
l’utilisation de E-mail dans le contrôle organisationnel : le cas de la relation supérieur-subordonné »
rend compte d’une recherche sur l’utilisation de la messagerie électronique (e-mail) dans la relation de
contrôle hiérarchique. Trois caractéristiques de cette NTIC (caractère quasi-contractuel, large diffusion
35
et convivialité) expliquent que l’e-mail soit un outil de supervision pour les managers et un moyen
pour les subordonnés de signaler leur travail, de se protéger et de se dédouaner.
Selon ces auteurs, la messagerie électronique (d’après diverses études et recherches
académiques), plus couramment nommée e-mail, semble constituer une avancée significative des TI et
devrait donc à ce titre permettre l’émergence de nouvelles formes organisationnelles.
Enfin, JOUIROU et
KALIKA (2011) dans leur recherche portant sur « l’alignement
stratégique : déterminant de la performance », recherche ayant pour but de démontrer que
l’alignement stratégique des TIC, avec la stratégie (précisément stratégie de partenariat, ou pratique de
collaboration) et la structure organisationnelle d’une PME, peut avoir une influence déterminante sur
la performance de la firme.
A cette fin, ils ont construit un modèle et ont testé empiriquement auprès de 381 PME,
opérant différent secteurs.
Dans une perspective multivariée, le logiciel AMOS 4.0 de modélisation par les équations
structurelles a été employé pour tester l’alignement entre la stratégie, la structure et les NTIC.
Dans cette optique, l’alignement a été considéré entant que covariation interne d’un ensemble
des variables reliées théoriquement. Ainsi, le test du modèle a démontré que la gestion stratégique des
TI doit être effectuée en tenant compte, d’une part, du choix stratégique de la PME et d’autre part, de
sa structure organisationnelle, si cette dernière espère atteindre de meilleurs niveaux de performance.
Les recherches ont montré, aussi, que l’intégration est nécessaire pour maintenir une unité et
une cohérence au fonctionnement de l’entreprise. Elle permet de prendre en compte le caractère
transversal des relations entre services.
C’est ainsi que les TIC jouent un rôle essentiel sur le plan de l’intégration. Elles permettent de
rendre l’information disponible à tous les niveaux hiérarchiques en la transmettant en temps réel,
indépendamment des localisations géographiques.
Nihel JOUIROU, grâce à l’application de l’analyse factorielle, à regrouper l’ensemble des items
choisis en six facteurs.
Le premier facteur obtenu permet d’opérationnaliser le construit « choix stratégique de
l’entreprise ». Il correspond à la pratique de collaboration (PRAT), caractérisant le partenariat entre
entreprise. Les trois facteurs suivants obtenus permettait de mesurer le construit « gestion stratégique
36
des NTIC ». Ils correspondent au degré d’intégration de l’entreprise (INTE), à l’infrastructure des
NTIC (INFN), et à la communication (COM) et mettent respectivement l’accent sur le degré
d’intégration en termes de consolidation des données de ventes, de production, d’achat, etc. sur le
degré de virtualisation des échanges et, enfin, sur la communication et les échanges transversaux au
sein de l’entreprise.
Le
cinquième
facteur
obtenu
permet
d’opérationnaliser
le
construit
« structure
organisationnelle ». Ce facteur correspond à la coordination (CORD) et plus précisément au degré de
partager, de façon virtuelle, des informations relatives à des décisions stratégiques.
Le dernier et sixième facteur obtenu permet de mesurer le construit « performance
organisationnelle ». Ce facteur recouvre l’ensemble des items choisis. Il porte sur la mesure de la
performance organisationnelle en termes d’amélioration de la productivité, de maitrise des coûts, de
capacité d’innovation et de satisfaction des attentes des clients.
Il ressort que l’unidimensionnalité de chaque construit a été vérifier par validité convergente
(effectuée sur la base des valeurs de la variance expliquée de chaque facteurs et des valeurs propres
supérieures à 1). Les tests de validité interne des différentes variables, réalisés par ce chercheur, avec
le coefficient alpha de cronbach (α), donnent tous des valeurs acceptables (α proche ou supérieur à
0,60).
l'estimation des paramètres du modèle s’est effectué de façon itérative avec la méthode du
maximum de vraisemblance (maximum Likelihood). Cette méthode préconisée par défaut, est la
2
meilleure des méthodes testées. Au départ, le construit a été évalué par la statistique Chi-Deux (χ ).
L’ajustement du modèle aux données a été considéré comme étant adéquat lorsque cette valeur
2
2
(χ /ddl) est inférieure à 5. Cette condition est vérifiée pour son modèle de mesure ; le χ ajusté au
degré de liberté obtenu était égal à 4,418.
2
Le χ est le plus souvent complété par divers indices d’ajustement ad hoc qui sont plus pratiques
et plus robustes pour indiquer à quel point le modèle explique les données. Dans cette perspective, on
2
peut utiliser les indices statistiques proposés par JORESKOG et SORBOM (1989) à savoir le χ dl, le
GFI (Goodness of fit), AGFI ( Adjusted Goodness of Fit Index) ou le PGFI (Parsimony Goodness of
Fit Index), le RMR (Root Mean Square residual), ainsi que d’autres indices de comparaison tels que le
PNFI (Parsimony Adjusted NFI), l’AIC (Akaike Information criterion), etc.
37
Les facteurs associés aux construits de notre modèle de recherche sont censés influencer notre
seule variable à expliquer à savoir « la performance organisationnelle ». Seules les variables ayant une
contribution significative (coefficient de régression entre les variables indépendantes et la variables
dépendante), testée avec l’indice « t-student » (au seuil de risque α<0,05) sera conservée.
Derrouiche (2003) précisent que les bouleversements internes liés à l’utilisation des NTIC sont
nombreux :
1°) Sur la compétitivité et l’organisation de l’entreprise
- Trois quart des entreprises européennes considèrent que les NTIC ont un impact direct sur leur
organisation, en termes de rationalisation et de simplification, dont 60% est un impact positif.
- Plus de la moitié des entreprises estiment que les NTIC ont un impact sur l’amélioration du volume
des ventes et de l’image de l’entreprise.
- Les entreprises s’accordent à penser que les NTIC permettent des économies substantielles sous
forme de temps gagné avec la suppression de certaines tâches jugés sans valeur ajoutée, de tâches
administratives simplifiées, de processus opérationnels automatisés. Cet impact se traduit par 8 à 10%
de réduction des coûts pouvant atteindre jusqu’à 30% dans le cas d’une gestion de bout en bout de la
chaîne.
- Les NTIC ont permis de mieux s’organiser, par une amélioration de la coordination et de la
collaboration dans l’entreprise et en temps réel, et une capacité de traitement de l’information de plus
en plus importantes.
2°) Sur les fonctions de l’entreprise
La moitié des entreprises interrogées observent une transformation de leurs fonctions. Les
NTIC ont un impact sur plusieurs fonctions de l’entreprise.
Venkatraman (1989), cité par Jouirou (2011), dans son analyse de l’impact des TIC sur
l’entreprise à montré que les TIC peuvent constituer un axe de développement de nouvelles activités
génératrices de rentabilité et donc d’avantage concurrentiels.
38
Les NTIC possèdent donc une dimension organisationnelle et stratégique très importante. Elles
tendent à transformer l’entreprise traditionnelle en une entreprise numérique où les informations sont
véhiculées grâce à des systèmes d’information numériques. Elles permettent aussi d’ouvrir aux
entreprises la possibilité d’établir des relations électroniques avec leurs clients et leurs fournisseurs, de
partager des marchés et des plates formes électroniques (notamment au travers des places de marché)
avec leurs concurrents et d’accéder plus facilement à des marchés sur un niveau mondial.
Jouirou et Kalika (2011) disent que les entreprises se sont engagées dans un processus de
révision de leur structure et de leur organisation afin de contrôler les changements de leur
environnement et de profiter des avantages d’une stratégie d’innovation et d’efficacité.
A cet égard, la plupart des chercheurs et des praticiens étaient à la recherche de la meilleure
structure organisationnelle et de la meilleure façon de gérer les organisations. Ils ont proposé une
approche contingente selon la quelle la performance d’une firme dépend du degré d’adéquation entre
sa structure et son environnement.
En conclusion, la plupart des recherches faites sur la base d’un modèle causal pour tester
l’effet de l’alignement des TIC sur la performance, confirment que toute évaluation de l’impact des
systèmes d’information doit tenir compte du niveau d’alignement de ces systèmes avec la stratégie et
la structure organisationnelle de l’entreprise.
39
Chapitre deuxième
APPROCHE METHODOLOGIQUE DE L’ETUDE
Notre étude, qui analyse l’impact de l’adoption des NTIC sur l’efficacité organisationnelle des
entreprises privées, ne pourra réussir que sur base d’une démarche méthodologique efficace.
Dans le premier chapitre à son deuxième grand point, la revue empirique, nous avons essayé de
soulever plusieurs méthodologies utilisées par les autres chercheurs qui nous ont précédés dans les
études des NTIC et qui ont cherché à évaluer l’apport des TIC dans la performance organisationnelle
des entreprises, et qui ont trouvé que des manières générales, que les NTIC pouvaient êtres considérer
comme un élément stratégique dans le développement de l’entreprise.
Dans ce chapitre nous allons tout d’abord déterminer l’échantillon de notre recherche et en
suite nous nous intéresserons aux mesures des variables de notre étude.
De ce qui précède, la méthodologie de JOUIROU a porté notre attention du fait que son étude
cherche à
analyser la performance d’une entreprise à travers quelques déterminants comme
l’alignement stratégique des TIC, la structure organisationnelle des PME,…. Ce qui a en quelque sorte
quelque chose de commun avec nos hypothèses de recherche.
II.1 DESCRIPTION DES DONNEES
A ce point, nous présentons la population cible et exposons les différentes étapes qui nous ont
permis de collecter des données.
II.1.1 Population cible
La population cible inclut l’ensemble des entreprises privées œuvrant dans la province du SudKivu sur qui nous souhaitons généraliser les résultats de cette études. L’étude utilise une échelle
empirique. Toute fois, en voulant adapter cette échelle au contexte du Sud-Kivu, nous avons procédé
premièrement par des interviews au près des agents et dirigeants de ces entreprises. L’objectif était de
40
lever le voile sur les facteurs pouvant influencer l’efficacité organisationnelle suite à l’adoption des
outils de TIC par ces entreprises, et au près des responsables des ces entreprises pour discuter des
composantes théoriques de la qualité du service générer par cette adoption.
II.1.2 Détermination de l’échantillon
Un échantillon est en quelques sortes une maquette de la population à étudier. Cet échantillon
présente des caractéristiques de toute la population à étudier.
A défaut de temps et des moyens, nous ne pouvons mener l’étude sur toutes les entreprises de la
province du Sud-Kivu.
De ce fait, nous avons opté pour un échantillon à choix raisonné ; c’est-à-dire un échantillon pour
lequel il y a un souci de représentativité car l’information dont nous avons besoin est plutôt qualitative
que quantitative. Au lieu d’enquêter un grand nombre de personnes pour en tirer une information
générale, nous avons souhaité nous renseigner auprès des entreprises qui répondent de façon
satisfaisante aux besoins de l’enquête.
L’échantillon de notre recherche est composé de 25 entreprises privées. Cette taille d'échantillon
s'explique par le fait que la pus part des PME ne sont pas doté en TIC. Et seulement une petite partie
en utilise ; deuxièmement, nous nous sommes contentés de choisir un échantillon pouvant donner des
résultats valables et qui rentrait dans les limites de nos possibilités.
II.1.3 Enquête proprement dite
Les données ont été collectées de façon intermittente de différentes manières : par la distribution
des questionnaires aux agents et cadres, par la descente sur terrain dans les entreprises concernées par
l’étude. Un questionnaire était remis à une entreprise pour la récolte de l'information. L'entreprise
choisie la personne la mieux placée pour répondre aux questions. Le répondant donné exprimé son
accord sur les échelles de mesures que compté chaque item. Une brève explication était donnée à la
remise du questionnaire ou à un intermédiaire et ils le déposaient après avoir dûment remplis.
Une période de 45 jours, précisément du 10 Septembre au 26 Octobre 2012 d’une manière
discontinue (avec des rendez-vous), nous a permis de récolter les données pour l’étude.
41
II.1.4 Mesures des Variables du modèle
Les variables du modèle de recherche sont au nombre de quatre à savoir : le choix stratégique
(CHSTRA), la gestion stratégique des TIC (GESTRA), la structure (STRUCT) et la performance
organisationnelle (PERFORGA). Ces variables seront opérationnalisées à l’aide des différents items,
formulés sous forme des questions. Ces items seront recueillis sur des échelles de LIKERT en 5
niveaux allant de: « pas du tout d’accord=1 » à « tout à fait d’accord=5 ». les items utilisés ont été
tirer de l'étude de Jouirou mais adapté à notre milieu d'étude afin d'avoir une information reflétant
l'image de notre milieu d'étude. Chaque variable regroupe un certain nombre d'information nous
permettant de la mesurée. Le tableau suivant permet de rendre plus claires les informations que
regroupait chaque variable et sa façon de la mesurée.
Tableau n°3: Type d'information que regroupe chaque variable du modèle et son échelle de
mesure.
variables
Informations regroupant la variable d'étude
Échelle de mesure
Choix stratégique
Logique de collaboration avec le fournisseur,
accroissement de la capacité de réaction de l'entreprise,
meilleure gestion comptable, mis à jour en temps réel, la
communication directe entre membre est facilitée,
échange informatisé des données, introduction des TIC à
une dimension stratégique de l'entreprise, accroissement
de la compétitivité de l'entreprise face aux concurrents,
intégration du management participatif au sein de
l'entreprise, meilleure coordination entre services,
implication des salariés.
1= pas du tout d'accord
Gestion stratégique Modification dans le façon de la prise de décision,
des TIC
amélioration de la performance de l'entreprise
2= moins d'accord
3= d'accord
4= tout a fait d'accord
5= parfaitement d'accord
1= pas du tout d'accord
2= moins d'accord
3= d'accord
4= tout a fait d'accord
5= parfaitement d'accord
Structure
organisationnelle
de l'entreprise
Communication systématique des décisions et
orientations stratégique, amélioration de la maîtrise des
coûts, accroissement de la capacité d'innovation de
l'entreprise.
1= pas du tout d'accord
2= moins d'accord
3= d'accord
42
4= tout a fait d'accord
5= parfaitement d'accord
A la fin, on sommé les scores obtenus pour chaque information et le total obtenu constituer le score
de la variable.
II.2 MESURE DE VALIDITE ET DE FIABILITE DES ECHELLES DE MESURE DES
VARIABLES.
Selon la démarche préconisée par Evrard, Pras et Roux (2000) la qualité des échelles de mesure
employées est assurée par deux optimisations successives. D’abord, une analyse factorielle de type
ACP (analyse en composante principale) sera réalisée afin de vérifier la validité des échelles et ainsi
confirmer les facteurs recherchés. La deuxième phase de l’optimisation des échelles va consister en
une structurelle confirmatoire réalisée par le logiciel de traitement des données statistiques SPSS 17.0.
La modélisation par les équations structurelles sera utilisée pour tester notre principale proposition de
recherche.
Les modèle d’équations structurelles sont des modèles linaires qui englobent et généralisent les
méthodes linéaires classiques : analyses factorielles (en facteurs communs et spécifiques), analyses en
pistes causales et régression linéaire. Une de particularité de ces modèles est qu’ils permettent de
traiter simultanément plusieurs variables observées ou latentes (non directement observables),
explicatives ou expliquées. (MAUD DAMPERAT, 2012)
II.2.1 Formalisation du modèle
La formalisation du modèle théorique consiste à écrire la structure causale attendue dans un
langage formel. D’une manière ou d’une autre, il s’agit d’exprimer un système d’équation décrivant
les relations causales entre les variables. Cette expression peut utiliser un formalisme algébrique,
graphique ou spécifique à un logiciel d’analyse.
Dans ce type de modélisation, les relations sont nécessairement linéaires, donc de la forme
générale :
Y= β0+β1X1+β2X2+…+βnXn+ɛ
La variable Y est ici la variable dépendante ou variable à expliquer,
43
Les valeurs X1 à Xn traduisent les n variables qui, d’après le modèle, ont une influence sur Y.
Les valeurs
β0 à βn
sont les paramètres du modèle et traduisent les relations entre variables. Ils
peuvent être des :
- paramètres libres : qui seront estimés par le programme.
- paramètres fixés : qui prendront une valeur fixées par le modélisateur.
- paramètres contraints : qui seront estimé par le programme mais sous certaines contraintes spécifiées
par l’utilisateur (ROUSSEL, DURIE et ali, 2002). Le logiciel STATA 10.0 nous permettra d’analyser
notre modèle.
44
Chapitre troisième
IMPACT DE L’ADOPTION DES TIC SUR L’EFFICACITE ORGANISATIONNELLE DES
ENTREPRISES PRIVEES AU SUD-KIVU :
PRESENTATION, ANALYSE ET DISCUSSION DES RESULTATS
III.1 PRESENTATION DES DONNEES DE L’ECHANTILLON
III.1.1. Caractéristiques de l’échantillon
Tableau n°5. Répartition de l'échantillon en fonction de l'activité
Activité
Commerce général
Transport
Production et
commerce
Import et Export
Micro finance
Construction
Autres
TOTAL
Effectif
10
3
%
40
12
% Cumulé
40
52
4
1
4
0
3
25
16
4
16
0
12
100
68
72
88
88
100
Source : nos enquêtes sur terrain
le tableau ci-dessous montre que la grande partie est composée de entreprises exerçants
l'activité du commerce générale, soit 40% du total de l'échantillon. Les entreprises exerçant l'activité
d'import et export représente une part négligeable soit 4% du total de notre échantillon. Cela s'explique
peut être par le fait que la plus part des commerçants importent eux mêmes leur marchandises sans
avoir recours à aucun agence d'import et export.
tableau n°6. Répartition de l'échantillon en fonction de leur Type (catégorie)
Type d'entreprise
Effectif
%
% Cumulé
45
Sprl
Sarl
SNC
SCS
Coopérative/mutuel
Entreprise Individuel
Entreprise mixte
TOTAL
8
7
1
0
4
5
0
25
32
28
4
0
16
20
0
100
32
60
64
64
80
100
100
il ressort du tableau que les SPRL représente une grande partie des nos répondants, soit
32% et que les SARL, les entreprises individuelles et les entreprises de micro finance suivent
respectivement avec des pourcentages de 28%, 20% et 16%.
Tableau n°7. Répartition de l'échantillon en fonction de leur ancienneté
Ancienneté
moins de 5 ans
entre 5 et 10 ans
Plus de 10 ans
TOTAL
Effectif
7
15
3
25
%
28
60
12
100
% Cumulé
28
88
100
Source : nos enquêtes sur terrain
sur base des données du tableau ci-haut, la catégorie des entreprises ayant une ancienneté
entre 5 et 10 ans représente une grande partie, d'ailleurs plus de la moitié, soit 60% des nos
répondants. Cela prouve que nous avons enquêté une partie des entreprises ayant déjà une expérience
dans leurs activité.
III.2 ANALYSE DES DONNEES ET PRESENTATION DES RESULTATS
III.2.1 L’ANALYSE FACTORIELLE
Cette technique inspirée de Carricano et Poujol (2008) a été utilisée suivant la procédure
ci-après à partir du logiciel SPSS 17.0 : l’analyse en composante principale a été utilisée comme
méthode d’extraction nous permettant ainsi de synthétiser les données en construisant un petit nombre
des nouvelles variables. L’analyse est faite sur une matrice de corrélation avec rotation varimax27 pour
minimiser le nombre des variables ayant des fortes corrélations sur chaque facteur et obtenir une
structure factorielle plus claire.
27
Rotation orthogonale, qui permet d’avoir une solution aux composantes indépendantes entre elles. Chaque
composante apportant ainsi une information qui lui est particulière.
46
Deux critères nous ont permis d’extraire les facteurs :
L’eigenvalue ou règle des valeurs propres, qui représente la quantité d’information capturée par une
composante. Seules les composantes ayant une valeur propre supérieure à 1 ont été retenues.
Le critère de pourcentage de variance, avec lequel l’extraction est imposée au moins à 60% de la
variance expliquée pour s’assurer que les facteurs expliquent une quantité explicative de la variance.
L’épuration de l’échelle a été faite en deux temps :
-
Le seuil du coefficient structurel d’une part, qui est fonction de la taille de l’échantillon, a
été fixé à 0,40. Ainsi donc, a été éliminé de l’échelle tout item dont le poids factoriel est
supérieur à 0,39 sur plusieurs facteurs et celui n’ayant aucune contribution supérieure ou égale
à 0,50 sur l’une des composantes principales identifiées.
-
La part de la variance expliquée (comunalité) d’autre part, pour chaque item, devrait être
supérieure ou égale à 0,5.
Pour s’assurer de la fiabilité des échelles construites, le coefficient alpha de cronbach a été
calculé pour mesurer sa cohérence interne. C’est-à-dire le degré avec lequel les instruments utilisés
mesurent de façon le construit étudié à partir d’un ensemble d’items. La pratique consiste à réduire un
grand nombre d’items initiaux dans un processus itératif de conservation/élimination des items en
fonction de la valeur du coefficient alpha, qui varie entre 0 et 1. Plus la valeur de alpha est proche de
1, plus la cohérence interne de l’échelle (sa fiabilité) est forte. On élimine donc les items qui diminuent
score et conserve ce qui contribuent a augmenté alpha.
III.2.1.1 les principaux items et composantes de l’efficacité organisationnelle
L’analyse factorielle fait ressortir neuf composantes retenues. Voir annexe, tableau
factorielle avec items et composantes après rotation.
L’analyse factorielle fait ressortir une structure avec 28 items. 4 items ont été supprimés
pour leur comunalité faibles (<0,05).
Après
analyse,
neuf
composantes
apparaissent
comme
définissant
l’efficacité
organisationnelle des entreprises privées au Sud-Kivu, entre autre la structure organisationnelle de
l’entreprise, la gestion stratégique des TIC, le choix stratégique des TIC dans l’entreprise, la
croissance de l’entreprise, la productivité individuelle dans l’entreprise, la meilleure coordination des
47
activités, l’implication des travailleur, l’accroissement de la compétitivité de l’entreprise, et
l’amélioration du système d’information interne.
Ces résultats ne nous permettent pas d’affirmer notre hypothèse de recherche prédisant que
: l’adoption des TIC dans une entreprise privée au Sud-Kivu contribue à l’efficacité organisationnelle
par le choix stratégique de l’entreprise, par la gestion stratégique de ces NTIC, par la structure
organisationnelle et enfin par la performance organisationnelle que ces NTIC génèrent à cette
entreprise.
La première composante « choix stratégique de l’entreprise » s’avère être la plus
importante des composantes du point de vu des entreprise du Sud-Kivu et explique 31,65% de la
variance. Elle se réfère à la capacité de réaction de l’entreprise face aux concurrents, à une meilleure
gestion comptable, à une mise à jours des tableaux de bord, à une communication directe entre
membre, à l’échange informatisé des données, à une accroissement de la compétitivité, à une
introduction des TIC à une dimension stratégique de l’entreprise, à un management participatif intégré
au sein de l’entreprise, à une meilleure coordination entre différents service de l’entreprise, et à une
implication des travailleurs à la productivité de l’entreprise..
La deuxième composante est la « gestion stratégique ». Cette composante explique à 15%
la variance. Elle inclut les aspects sur la croissance de l’entreprise, sur une modification dans la façon
de la prise de décision, sur l’amélioration de la performance financière de l’entreprise.
La troisième composante est « la structure organisationnelle de l’entreprise ». elle
explique à 10% la variance. Cette composante inclut les aspects sur la façon de communiquer les
décisions et les orientations stratégiques des directions, sur l’amélioration du maitrise des coûts de
l’entreprise, et sur la capacité d’innovation de l’entreprise.
La quatrième composante est « amélioration du système d’information interne ». elle
explique à 8,42% la variance. Cette composante inclut l’information sur la façon de partager les
informations au sein de l’entreprise.
La cinquième composante est « l’implication des travailleurs ». elle explique à 6,41% la
variance. Elle inclut les informations sur la façon d’appuyer des partenariats pour le développement de
l’entreprise, et sur la façon dont on gère des relations avec des clients.
La sixième composante est « la croissance de l’entreprise » qui explique à son tour la
variance à 5,25%. Elle inclut des informations portant sur l’amélioration des relations avec des
48
fournisseurs et sur la manière dont se consolide les données de vente, d’achat, de qualité, de
marketing,…
La septième composante est « la meilleure coordination des activités ». elle explique la
variance à 4,47%. Cette composante renseigne sur la logique de collaboration entre le fournisseur et
l’entreprise.
La huitième composante qui explique la variance à 4% est « la productivité individuelle ».
elle donne une information sur la manière de prendre en compte les attentes des clients.
Et enfin la neuvième variable est « l’accroissement de la compétitivité de l’entreprise »
qui explique la variance à 3,41%. Cette composante inclut l’information sur l’accessibilité dans le
système d’information des résultats issus des travaux de groupes projet, ….
III.2.2 VALIDATION DES PARAMETRES ET DU MODELE DE RECHERCHE
Cette sous-section a pour objectif de passer à l’analyse de notre modèle de recherche en
vue de vérifier notre hypothèse de recherche et de conclure sur la significativité de nos variables du
modèle.
Dans la présente étude, on est intéressé par la question de recherche suivante : comment
l’adoption des TIC dans une entreprise peut-elle contribuée à l’efficacité (ou la performance)
organisationnelle de cette entreprise ?
Pour y répondre on a réalisé une régression de la variable dépendante « performance
organisationnelle (perforga) » sur les variables indépendantes suivantes : choix stratégiques des TIC
dans l’entreprise (chxstr), gestion stratégique des TIC (gestra) et la structure organisationnelle de
l’entreprise (struct).
L’hypothèse théorique formulée a priori par nous-mêmes, et que l’on souhaite vérifier si
elle est appuyée par les données, stipule que : l’adoption des TIC dans une entreprise privée au SudKivu contribue à l’efficacité organisationnelle par le choix stratégique de l’entreprise, par la gestion
stratégique de ces NTIC, par la structure organisationnelle et enfin par la performance
organisationnelle que ces NTIC génèrent à cette entreprise.
Nos hypothèses à analyser peuvent être formulées de la manière suivante :
H0 : aucune liaison fonctionnelle existe entre le quatre variables (βi=0)
49
H1 : il existe au moins une liaison fonctionnelle entre le quatre variables (βi≠0)
On postule donc à l’existence d’au moins une liaison fonctionnelle entre le quatre variables, de la
forme :
perforga= β0+ β1(struct)+ β2(gestra)+ β3(chxstr)
Avec
β0>0, β1>0, β2>0 et β3>0
Le résultat suivant (régression output) a été obtenu après compilation des données sur le logiciel
STATA 10.0.
Interprétation des résultats
1.
Signe du coefficient
On constate que l’estimateur du paramètre (coefficient) pour la variable (X1) retenue dans
le modèle est de signe négatif. Ceci suppose que les deux variables, la structure organisationnelle de
l’entreprise (sruct) et la performance organisationnelle (perforga), ne sont pas positivement corrélés.
50
Pour la variable (X2), on constate que la valeur du paramètre retenu est de signe positif.
Ceci traduit que les deux variables, gestion stratégique des TIC (gestra) et la performance
organisationnelle (gestra), sont positivement corrélés.
Pour la variable (X3), on constate qu’il y a une positive corrélation entre la variable choix
stratégique des TIC dans les entreprises (chxstr) et la variable performance organisationnelle
(perforga) du fait que la valeur du paramètre de la variable(X3) est de signe positif.
2.
Valeur du coefficient
La valeur négative de β1 de la pente indique donc que l’on ne peut s’attendre à une
efficacité (performance) organisationnelle de l’entreprise par la structure organisationnelle de cette
dernière. Mais par contre, la valeur positive de β2 et de β3 de la pente indique que l’on peut s’attendre à
une efficacité (performance) organisationnelle de l’entreprise par la gestion stratégique des TIC et par
le choix stratégique des TIC dans l’entreprise.
3.
Ecart-type (standard deviation, SD ou standard Error)
Il s’agit de la mesure de la dispersion de la distribution de β1, β2 et de β3 autour de leur
moyenne. Plus SD est élevée, moins les vraies valeurs inconnues β1, β2, β3 auront de chance d’être
approchées par leur estimateurs, càd moins de chance que l’estimation soit bonne.
Les écart-types S(β1), S(β2) obtenus 0,06964 , 0,05787 sont relativement élevé comparés à
la valeur du coefficient. Ce qui traduit une forte dispersion de β1, β2 et laisse à priori présager des
mauvais estimateurs.
Par contre l’écart-type S(β3) obtenu 0,07037 est relativement faible comparé à la valeur du
coefficient. Ce qui traduit une faible dispersion de β3 et laisse à priori présager un bon estimateur.
4.
Le ration t-student
On l’obtient, à partir du tableau, en divisant la valeur du coefficient par l’écart-type. Il
s’agit de la valeur sous H0 (β1=0) de la statistique pour le test de significativité d’un paramètre pris
individuellement.
Une large valeur de la statistique t permet d’exclure l’alternative attribuant l’occurrence
des valeurs β1, β2 et β3 obtenue de l’estimateur au facteur chance. Un t élevé (>1,96) permet ainsi de
conclure que la variable concernée à partir des données disponibles est significatives pour un niveau
de confiance de 95%.
51
La valeur -0,41 (largement inférieur à 2) implique que la variable structure
organisationnelle (pris individuellement) n’est pas significative pour un niveau de confiance de 95%.
Càd non importante dans le modèle car n’ayant pas une influence certaine sur l’efficacité
organisationnelle des entreprises.
De même, la valeur 0,94 (aussi largement inférieur à 2) implique que la variable gestion
stratégique des TIC (pris individuellement) n’est pas significative. Aussi, non important dans le
modèle car n’ayant pas une influence certaine sur l’efficacité organisationnelle des entreprises.
Par contre, la valeur 11,42 (largement supérieur à 2) implique que la variable choix
stratégique des TIC dans l’entreprise (pris individuellement) est significatif pour un niveau de
confiance de 95%. Càd important dans le modèle car ayant une influence certaine sur l’efficacité
organisationnelle des entreprises.
5.
La P-valeur (ou P-value)
1°). Test de Student : significativité individuelle d’une variable
Ici noté P>|t|, la P-valeur correspond à la probabilité que ttab soit plus écartée de la moyenne que tcalc.
Elle est calculée sous H0, et représente la probabilité que la statistique t (tcalc) soit dépassée sur
l’axe.
-
PV=2Pr(tα/2>|tcalc |).
NB : la loi de student est une distribution symétrique (à 2 queues)
-
Règle de décision : si la probabilité expérimentale est inférieure au seuil de tolérance.
(PV<α), alors la variable est significatif.
PV= P>|t|=0,000 implique qu’en s’appuyant sur les données, il est totalement improbable de tomber
sur une valeur proche de la moyenne de la distribution βi lorsque celle-ci, c.à.d le paramètre βi
inconnu est supposé nul (βi=0, valeur prise sous H0). Le coefficient βi est par conséquent considéré
comme statistiquement non nul.
Ceci est corroborée par la règle de décision car comme pour le choix stratégique la PV (=
0,000)<α(=0,05) on rejette l’hypothèse nulle (H0 : βi=0) qui nie l’existence d’une liaison entre les
variables. En d’autres termes les données en disposition plaident en faveur de l’hypothèse alternative
(H0 : βi≠0) qui stipule qu’il existe au moins une liaison entre le variables.
52
En résumé, on peut affirmer que la valeur non nulle β3=0,8034 avec un t=11,42,
n’apparaitra par pur chance que dans 0% des cas. Le coefficient est donc loin d’être obtenu par un pur
fait du hasard. Les variables explicatives sont donc significatives.
2°). Test de Fisher : significativité globale du modèle.
La statistique F est utilisé pour un type de test à hypothèses jointes. Elle donne, tout
2
comme R , une idée sur la qualité de la régression. De par sa construction la statistique F est le rapport
entre (ESS) la variance dans la variable dépendante expliquée par le modèle et la celle non expliquée
ou due aux résidus (RSS), chacune corrigée par son nombre de degrés de libertés. Cette correction par
division permet d’introduire des estimateurs non biaisés des variances inconnues dans le rapport F.
R
.(
N

K

1
)
ESS
/k

F

Ou encore F
(
1

R
).
K
RSS
/n

k
1
En régression simple K=1, une variable indépendante représente à elle seule tout le
modèle. En régression multiple K>1, les variations dans la variable dépendante sont expliquées par
plusieurs variables indépendantes composant le modèle.
Les hypothèses de ce test sont :
H0 : β1= β2= β3=0, le modèle pris dans sa globalité n’est pas significatif
H1 : au moins un βi≠0, le modèle est significatif
Règle de décision : si |Fcalc|> Fα,k,n-k-1, alors on rejette l’hypothèse nulle.
On définit sur cette base la P-valeur sur la distribution de F (ici notée Prob>F) comme la probabilité
que la statistique F soit dépassée sur l’axe des valeurs.
-
PV=Pr(Fα,k,n-1>|Fcalc|)
-
Règle de décision : si la PV obtenue est inférieure au seuil de tolérance, on rejette H0. On
admettra dans ce cas que le modèle est globalement significatif.
Dans notre étude, la statistique Fcalc vaut : 87,92 une valeur nettement élevée.
PV=Prob>F=0,000 indique une chance nulle que la valeur calculée de la statistique, déjà élevée, soit
dépassée par une quelconque valeur de F sur la table. Ce qui signifie que le modèle est significatif.
53
D’après nos analyses (analyse factorielle et la validation du modèle), nous pouvons
affirmé à 95% de chance que l’adoption des technologies de l’information et de la communication
contribuent à l’efficacité organisationnelle des entreprises privées au Sud-Kivu par le choix stratégique
de l’entreprise, par la gestion stratégique de ces NTIC, par la structure organisationnelle de l’entreprise
et enfin par la performance organisationnelle que ces NTIC génèrent à cette entreprise. Mais, les
entreprises pour adopter ces NTIC doivent mettre un accent particulier sur la façon de définir le choix
stratégique de ces NTIC.
III.3 DISCUSSION DES RESULTATS OBTENUS
III.3.1 Implication des résultats d’analyse factorielle
L’analyse avec le logiciel SPSS 17.0 a fait ressortir neuf composantes comme étant les
plus déterminants dans l’efficacité organisationnelle. De ce fait, l’efficacité organisationnelle étant
fortement influencer par la composante choix stratégique, les entreprises privées du Sud-Kivu
devraient insister sur l’engagement avec des partenaires dans des coopérations qui s’appuient sur des
outils de partage d’information, sur leur capacité de réaction, sur une communication directe entre les
membres du groupe projet, sur l’intégration du management participatif, sur l’introduction des TIC à
une dimension stratégique… Ces facteurs influençant l’efficacité organisationnelle contribueront à la
pérennité de l’entreprise et par voie de conséquence à réduire les faiblesses de l’entreprise.
La gestion stratégique des NTIC par les entreprises influence l’efficacité organisationnelle
de ces dernières, ceci relève de la croissance remarquable de l’entreprise grâce aux TIC. Certains
entrepreneurs trouvent du mal quelque fois à prendre des décisions si rapidement possible suite au
retard d’arriver des informations au niveau corporate de l’entreprise, d’où une nouvelle technologie de
l’information et de la communication est nécessaire dans ces entreprises car elle permettra une
modification dans la façon de la prise de décision.
La composante structure organisationnelle révèle de l’importance des décisions et des
orientations stratégiques des directions. L’interaction entre l’amélioration de la maîtrise des coûts et la
capacité d’innovation de l’entreprise constitue la base de jugement et d’appréciation de la qualité de
service qu’elles recevront renforçant ainsi le choix stratégique qu’elles ont dans l’entreprise.
54
L’efficacité organisationnelle étant fonction des plusieurs composantes et attributs, son
niveau doit être continuellement évalué pour permettre aux entreprises d’ajuster l’offre de son service
aux attentes des clients et aussi leur loyauté.
Dans le même objectif de l’amélioration de l’efficacité organisationnelle, les entreprises
devraient favoriser l’accès aux différents types de produits et services, en facilitant aux nouvelles
technologies de l’information et de la communication l’amélioration des conditions d’accès.
Ainsi, les entreprises doivent développer une stratégie d’adoption des NTIC en segmentant
leur marché pour faire face aux différences du niveau de satisfaction constaté chez les concurrents
selon qu’ils appartiennent à telle ou à telle autre secteur d’activité.
III.3.2 Implication des résultats de validation du modèle
L’analyse avec le logiciel STATA 10.0 a démontré que notre modèle était significatif et
qu’il y a une corrélation positive entre les variables performance financière, gestion stratégique et le
choix stratégique.
D’après le modèle, l’entreprise devra faire un bon choix stratégique de l’introduction des
NTIC pour voire son efficacité organisationnelle s’améliorer. Certains entrepreneurs verront, après
introduction des TIC dans leurs entreprises, un management participatif intégré, une coordination entre
différents services s’améliorer, une gestion comptable meilleure, et une communication directe entre
les membres facilitées.
Bref, l’entrepreneur qui définira un bon choix stratégique de l’introduction des TIC se
verra une croissance remarquée de son entreprise et remarquera une modification dans la façon de la
prise de décision. L’entreprise connaîtra en quelque sorte une amélioration de la performance
financière de l’entreprise.
En somme, l’entreprise qui s’en équipera verra des retombées positifs. Ils sont nombreux
mais citons quelques un :
-
Une relation efficace avec ses clients et ses fournisseurs,
-
Un accroissement de la compétitivité et un accroissement de la capacité de réaction,
55
-
Un management participatif intégré et une meilleure coordination entre les différents
services,
-
Une meilleure gestion comptable et une amélioration de la performance financière de
l’entreprise,
-
Une productivité individuelle améliorée et un accroissement de la capacité d’innovation.
III.3.3 Limite et perspective de recherche
La pertinence des résultats trouvés à partir de cette étude ne met pas cette dernière à l’abri
des critiques car elle présente certaines limites. Tout d’abord, la taille faible de l’échantillon nous
conduits à une marge d’erreur égale à 5%. Une bonne approche serait d’élargir la taille
de
l’échantillon est réduit et ces dernières représenteraient presque l’extrême positif quant à la
classification des entreprises dans la province. Une étude prenant en compte plusieurs entreprises
(grande et petite) s’impose pour une bonne compréhension du phénomène.
Une analyse par entreprise et incluant tous les secteurs d’activité fructifierait donc mieux
les résultats de recherche.
En fin, le secteur privé évoluant avec le secteur semi public, une analyse comparative de
l’impact de l’adoption des NTIC sur l’efficacité organisationnelle avec les types d’activités spécifiques
entre ces deux secteurs serait nécessaire et pourrait ainsi compléter ce travail.
56
CONCLUSION
Dans ce travail, intitulé « impact de l’adoption des nouvelles technologies de l’information
et de la communication sur l’efficacité organisationnelle des entreprises privées au Sud-Kivu », la
préoccupation majeure était de savoir comment l’adoption des TIC dans une entreprise peut-elle
contribuée à l’efficacité organisationnelle.
En effet, l’évaluation de l’impact est une activité omniprésente et s’avère encore plus une
nécessité avec tout changement technologique, stratégique ou commercial opérant au sein de
l’entreprise. De ce fait, l’opérationnalisation de ce concept varie considérablement d’une industrie à
une autre, d’une entreprise à une autre et d’un département à un autre au sein d’une même entreprise.
Les conséquences organisationnelles de l’introduction des TIC peuvent d’abord prendre la
forme de changement stratégique sur la reformulation des processus de gestion, sur la restructuration
du réseau de gestion ou encore même sur la reformulation des objectifs de l’entreprise et de son
portefeuille d’activité. Également, les NTIC peuvent soutenir un partage d’information plus
productivement créateur de valeur ajoutée entre l’entreprise et ses partenaires. C’est ainsi que cette
étude a été structurée en trois chapitres essentiels hormis l’introduction et la conclusion.
Dans le premier chapitre, la revue de la littérature renseigne que plusieurs approches
abordent la question de l’adoption des TIC par les entreprises. Une approche stipule que l’adoption des
57
TIC est important pour la croissance économique d’un pays, et au niveau de l’entreprise, elle constitue
une plate-forme indispensable qui permet de modifier les méthodes organisationnelles et d’introduire
des nouveaux produits ou procédés. Pour que les TIC soient créateurs de valeurs, il faut qu’elles soient
perçues comme un atout stratégique de l’entreprise dans la lutte pour la compétitivité.
Les entreprises considèrent les TIC comme un avantage concurrentiel et un enjeu
stratégique. Les TIC procurent aux organisations des avantages au niveau de l’orientation stratégique,
de la productivité et de la réussite commerciale. L’intégration de ces TIC est nécessaire pour maintenir
une unité et une cohérence au fonctionnement de l’entreprise. Elle permet de prendre en compte le
caractère transversal des relations entre services.
Ainsi, la plupart des recherches faites sur la base d’un modèle causal pour tester l’effet de
l’alignement des TIC sur la performance, confirment que toute évaluation de l’impact des systèmes
d’information doit tenir compte du niveau d’alignement de ces systèmes avec la stratégie et la
structure organisationnelle de l’entreprise.
Le deuxième chapitre expose l’approche méthodologique qui décrit toutes les étapes dès la
récolte des données aux procédures de traitement, principalement l’analyse factorielle et la validité du
modèle de recherche.
Les données utilisées ont été recueillies auprès de 25 entreprises qui ont constitué notre
échantillon. Un échantillon à choix raisonné a été opté pour constituer notre échantillon. Nous avons
opérationnalisées nos variables du modèle à l’aide des différents items, formulés sous forme des
questions. Ces items ont été recueillis sur des échelles de Likert en 5 niveaux allant de « pas du tout
d’accord » à « tout à fait d’accord ».Une modélisation par les équations structures à été utilisée pour
tester notre principale proposition de recherche.
Afin de pouvoir identifier et sélectionner les items qui expliquent au mieux les
phénomènes qu’on cherche à étudier, nous avons procédé par une analyse factorielle et en suite une
analyse du modèle a été faite, testée avec l’indice t-student au seuil de risque (α<0,05).
Enfin, le troisième chapitre présente et discute les résultats. Pour répondre aux hypothèses,
les données ont été traitées sur SPSS 17.0 pour l’analyse factorielle et sur STATA 10.0 pour l’analyse
de notre modèle.
Les résultats ont conduit à dire que la grande partie est composée de entreprises exerçants
l'activité du commerce générale, soit 40% du total de l'échantillon. Les entreprises exerçant l'activité
58
d'import et export représente une part négligeable soit 4% du total de notre échantillon. Cela s'explique
peut être par le fait que la plus part des commerçants importent eux mêmes leur marchandises sans
avoir recours à aucun agence d'import et export. Mais aussi, les SPRL représente une grande partie
des nos répondants, soit 32% et que les SARL, les entreprises individuelles et les entreprises de micro
finance suivent respectivement avec des pourcentages de 28%, 20% et 16%. Et enfin, la catégorie des
entreprises ayant une ancienneté entre 5 et 10 ans représente une grande partie, d'ailleurs plus de la
moitié, soit 60% des nos répondants. Cela prouve que nous avons enquêté une partie des entreprises
ayant déjà une expérience dans leurs activité.
L’analyse factorielle traitée sur SPSS 17.0 a conduit aux résultats suivants : neuf
composantes ont été retenues apparaissant comme définissant l’efficacité organisationnelle de
l’entreprise dont la gestion stratégique des TIC, le choix stratégique des TIC dans l’entreprise, la
structure de l’entreprise, la croissance de l’entreprise, la productivité individuelle dans l’entreprise, la
meilleure coordination des activités, l’implication des travailleurs, l’accroissement de la compétitivité
de l’entreprise et enfin, l’amélioration du système d’information interne.
Une structure avec 28 items a été ressortie, et 4 items ont été supprimé pour leur
comunalité faible (<0,05). Il est a noté que la composante choix stratégique de l’entreprise s’avère être
la plus importante des composantes du fait qu’elle explique la variance à 31,65%.
L’analyse de notre modèle par le logiciel STATA 10.0 a conduit au résultat selon lequel,
la variable gestion stratégique des TIC et la variable choix stratégique ont une corrélation positive avec
la variable performance financière. Mais par contre, les écart-types S(β1=0,06964), S(β2=0,05787)
étaient relativement élevé comparés à leur valeur du coefficient. Ce qui a traduit une forte dispersion
de β1, β2 et laissa à priori présager des mauvais estimateurs. Mais, le paramètre β3 étant un bon
estimateur parce qu’il avait un écart-type S(β3=0,07037) relativement faible comparé à sa valeur du
coefficient.
Du point de vue significativité de variable (pris individuellement), la variable structure
organisationnelle n’est pas significative pour un niveau de confiance de 95% parce que sa valeur est
égale à -0,41. De même, la valeur 0,94 de la variable gestion stratégique des TIC implique le non
significativité de cette variable. Par contre, la valeur 11,42 impliqua que la variable choix stratégique
des TIC dans l’entreprise était significative pour un niveau de confiance de 95%.
Afin de pouvoir tester la significativité individuelle de nos variables, nous avons fait
recours au test de student et avons formulés nos hypothèses d’analyse comme suit :
59
H0 : (βi=0) aucune existe d’une liaison fonctionnelle entre le quatre variables ;
H1 : (βi≠0) il existe au moins une liaison fonctionnelle entre le quatre variables.
Après analyse, les résultats nous ont amené à conclure que les variables étaient donc
significatives. Cela a été corroborée par la règle de décision parce qu’au moins une variables, le choix
stratégique, avait une p-value égale à 0 qui était donc inférieure au seuil de 0,05 (PV=0,000)<
(α=0,05), ce qui nous a conduit à rejeter l’hypothèse nulle qui nie l’existence d’une liaison entre les
variables.
Avons aussi fait recours au test de Fisher pour tester la significativité globale du modèle et
les résultats obtenus nous ont permis à conclure que dans notre étude, la statistique de Fisher calculée
(Fcal) valait 87,92 une valeur nettement élevée. Mais aussi une p-value qui est égale à la probabilité
de Fisher était égale à zéro (PV=Prob>F=0,000). Ce qui indique une chance nulle que la valeur
calculée de la statistique, déjà élevée, soit dépassée par une quelconque valeur de Fisher sur la table.
Cela a signifié que le modèle était significatif.
D’après ces deux analyses (analyse factorielle et l’analyse du validation du modèle), nous
pouvons ainsi affirmé à 95% de chance que l’adoption des NTIC contribuent à l’efficacité
organisationnelle des entreprises privées au Sud-Kivu par le choix stratégique de l’entreprise, par la
gestion stratégique de ces NTIC, par la structure organisationnelle de l’entreprise et enfin, par la
performance organisationnelle que ces NTIC génèrent à cette entreprise. Et, les entreprises pour
adopter ces NTIC doivent mettre un accent particulier sur la façon de définir le choix stratégique de
ces outils des TIC.
Nous n’avons aucune intention d’affirmer avoir réaliser une recherche complète sur le
problème d’adoption des NTIC dans une entreprise, notre étude n’ayant évalué que certains services
offerts et de manière générale sur un nombre réduit d’entreprise. Une approche plus complète prenant
en compte tous les services et recourant à une analyse par entreprise fructifierait plus rigoureusement
les analyses du problème. Ainsi, toutes les critiques constructives relatives à ce travail sont les
bienvenues.
60
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29. Maud DAMPERAT, cours d’équations structurelles, collège Doctoral, 2011-2012
 Site internet
30. www.knol.google.com : les TIC modifient-elles le management des entreprises ? visité en mars
2012
63
32. www.wikipedia.fr : TIC, visité le 13 février 2012
33. www.commentcamarche.net : Introduction au e-business
34. www.europa.eu/legislation-summarie/informationsociety/strategies.
35. www.oodoc.com : l’impact des NTIC sur la performance des entreprises
36. www.indexel.net/article : les RH se fiancent aux NTI
37. www.blog.saeed.com : impact des TIC sur la GRH : les SIRH
38. www.entreprise-et-gestion.ouboulo.com : impact des NTIC sur la performance des RH
TABLE DES MATIERES
EPIGRAPHE ………………………………………………………………………………..............
i
DEDICACE………………………………………………………………………………….............
ii
REMERCIEMENT………………………………………………………………………….............
iii
INTRODUCTION GENERALE............................................................................... ….........
1
Chap.1.REVUE DE LA LITTÉRATURE THÉORIQUE ET EMPIRIQUE SUR LA
TECHNOLOGIE DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION DANS LES
ENTREPRISES.................................................................................................................................
7
I.1 REVUE DE LA LITTÉRATURE THÉORIQUE.........................................................................
7
I.1.1
ETUDE CONCEPTUELLE.............................................................................
I.1.1.1. Qu’est-ce que les tic.........................................................................................
7
I.1.1.2 Exemples de tic................................................................................................
8
I.1.1.3 E-Business ou e- commerce.............................................................................
9
I.1.1.4 Internet..............................................................................................................
9
7
64
I.1.2
HISTORIQUE...................................................................................................
9
I.1.3
APERCU DE L’INCIDENCE DES TIC SUR LA PRODUCTIVITE DANS
L’ENSEMBLE DE L’ECONOMIE............................................................................. 13
I.1.3.1 EMMERGENCE DE L’E-ECONOMIE : QUESTION MACRO & MICROECONOMIQUE
….......................................................................................
13
I.1.3.2 IMPACT DES TIC SUR LA CROISSANCE ECONOMIQUE.....................
I.1.4
14
APPLICATION DES TIC DANS LES ENTREPRISES................................. 16
I.1.4.1 TIC ET PERFORMANCE AU NIVEAU DE L’ENTREPRISE.................... 17
I.1.4.1.1. Les NTIC dans la performance organisationnelle d’une entreprise............. 18
I.1.4.1.3. LA PERFORMANCE ORGANISATIONNELLE....................................... 20
I.1.4.2
MARKETING
ET
MANAGEMENT :
TIC,
OUTILS
EFFICACES
ENTREPRISES..........................................................................................................
20
I.1.4.3 LES TIC DANS LA GRH..............................................................................
23
POUR
LES
I.1.5 INVESTISSEMENT DANS LES NTIC PAR LES ORGANISATIONS.............
27
I.1.6 AVANTAGES ET LIMITES DES NTIC...............................................................
28
I.1.6.1 Avantages de l’investissement dans les NTIC.................................................. 28
I.1.6.2 Freins et limites des Ntic................................................................................. 29
I.2 REVUE DE LA LITTERATURE EMPIRIQUE............................................................. 31
Chap. 2. APPROCHE
METHODOLOGIQUE DE L’ETUDE........................ 39
II.1 DESCRIPTION DES DONNEES.................................................................................................. 39
II.1.1 Population cible........................................................................................................................... 39
II.1.2 Détermination de l ’échantillon................................................................................................... 40
II.1.3 Enquête proprement dite.............................................................................................................. 40
II.1.4 Mesures des Variables du modèle............................................................................................... 40
65
II.2 MESURE DE VALIDITE ET DE FIABILITE DES ECHELLES DE MESURE DES
VARIABLES......................................................................................................................................... 42
II.2.1 Formalisation du modèle.............................................................................................................. 42
Chap. 3 IMPACT DE L’ADOPTION DES TIC SUR L’EFFICACITE ORGANISATIONNELLE DES
ENTREPRISES PRIVEES AU SUD-KIVU :PRESENTATION, ANALYSE ET DISCUSSION DES
RESULTATS......................................................................................................................................
44
III.1 PRESENTATION DES DONNEES DE L’ECHANTILLON...................................................
44
III.1.1.
Caractéristiques de l’échantillon....................................................................... 44
III.2 ANALYSE DES DONNEES ET PRESENTATION DES RESULTATS................................... 45
III.2.1
L’ANALYSE FACTORIELLE.......................................................................
III.2.1.1 les principaux items et composantes de l’efficacité organisationnelle........
45
46
III.2.2 VALIDATION DES PARAMETRES ET DU MODELE DE RECHERCHE......
48
III.3 DISCUSSION DES RESULTATS OBTENUS................................................................. 53
III.3.1
Implication des résultats d’analyse factorielle.................................................. 53
III.3.2
Implication des résultats de validation du modèle........................................... 54
III.3.3
Limite et perspective de recherche................................................................... 54
CONCLUSION..................................................................................................................................
56
BIBLIOGRAPHIE.............................................................................................................................
60
TABLE DES MATIERES.................................................................................................................
63
ANNEXES..........................................................................................................................................
a
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