Journée des femmes : discriminations et stéréotypes dans l'information médicale

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Cahier de
l’auto-immunité
Journée des femmes 2019 :
discrimination et stéréotypes dans
l’information médicale
04/03/2019
Les représentations sociales traditionnelles marquent les
informations santé sur les femmes
La journée internationale des droits de la femme, célébrée le 8 mars, est
l’occasion d’examiner les inégalités et les discriminations dans l'information et les
campagnes de sensibilisation médicales. Deux exemples les maladies autoimmunes qui concernent les femmes dans 75 % des cas et les maladies
cardiovasculaires, dont la mortalité par infarctus atteint désormais le sexe féminin
dans 56 % des cas ! Les plaintes des patientes ne sont pas, comme on le pense
encore trop d'origine psychosomatique.
Médecine interne Maroc
Préjugés et stéréotypes perdurent
Sommaire
- L’ information médicale marquée encore par des discriminations envers les femmes
- Version en arabe : ‫حمالخ انرُعيح الطثيح ما ساند ذرميش تانرقصيز ذجاي انمزأج‬
- Annexes
L’ INFORMATION MEDICALE MARQUEE ENCORE PAR DES
DISCRIMINATIONS ENVERS LES FEMMES
La journée internationale des femmes, le 8 mars 2019, est l'occasion d’alerter sur les inégalités, les discriminations
et les stéréotypes qui continuent à toucher les femmes dans l’information médicale et les campagnes de
sensibilisation à leur destination. Ces manques portent sur des problématiques majeures de santé publique et ont un
impact significatif sur la santé des femmes, en particulier dans les pays intermédiaires comme le Maroc, La Tunisie,
l’Algérie ou encore beaucoup de pays d’Afrique Noire. Deux exemples pour l’illustrer : les maladies autoimmunes et l’infarctus du myocarde
UN PHENOMENE IGNORE : LES MALADIES AUTO-IMMUNES, UN MAL FEMININ QUI
TOUCHE UNE FEMME SUR SIX
Il en est ainsi du sujet des maladies auto-immunes : ces nombreuses pathologies – une centaine – concernent les
femmes dans 75 % des cas ! De plus, troisième cause de morbidité dans le monde après les maladies
cardiovasculaires et les cancers, elles touchent environ 10 % de la population mondiale et occupent
le deuxième ou troisième poste du budget de la santé dans les pays développés. Au total, on estime que le nombre
de femmes souffrant de maladies auto- immunes est deux fois plus élevé que celui des femmes atteintes par le
cancer du sein et presque une fois et demi plus élevé que celui de celles touchées par la maladie coronarienne !
Certaines de ces affections sont bien connues mais sans savoir qu’elles sont d’origine « auto-immunes » et qu’elles
appartiennent à une même famille de maladies, même si elles diffèrent dans leur expression clinique et dans les
organes touchées. Elles ont en effet en commun le même mécanisme de constitution – un
dysfonctionnement du système immunitaire qui, chargé normalement de protéger le corps des agressions
extérieures (des virus, bactéries...), va se tromper d’ennemi en attaquant nos propres organes - et des stratégies
thérapeutiques souvent proches. Parmi ces atteintes, on peut citer : la maladie de Basedow (hyperthyroïdie),
la thyroïdite chronique de Hashimoto (hypothyroïdie), le lupus, la myasthénie, la sclérose en plaques, le diabète de
type 1, la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite, la maladie cœliaque (intolérance au gluten), la maladie de
Crohn, le Gougerot-Sjögren …
Ce phénomène auto-immunitaire est un très rare exemple d’inégalité physiologique forte au détriment des femmes.
Il est bien reconnu de la communauté médicale mais largement ignoré du grand public marocain, faute d’être
médiatisé. Il mériterait pourtant de faire l’objet de larges campagnes de sensibilisation en direction des femmes, à
l’exemple du cancer, d’autant plus que ces maladies s’attaquent souvent insidieusement à des femmes
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Médecine interne Maroc
jeunes en présentant au début des symptômes peu perceptibles, apparaissant et disparaissant et mettant même en
doute l’existence d’un mal. De fait leur diagnostic est fréquemment tardif.
LA MAJORITE DES DECES LIES A L’INFARCTUS CONCERNE LES FEMMES
Autre exemple : le risque d'infarctus continue encore trop souvent à être associé dans les campagnes de
sensibilisation, en particulier au Maghreb, à l'image d'un homme d'âge mûr. De ce fait, la maladie est sousdiagnostiquée chez les femmes car on ne prend pas toute la mesure de leurs plaintes avant la crise. Cela explique
que les femmes représentent maintenant 56 % des cas de décès par infarctus. Une étude menée par l’université
McGill à Montréal en 2014 a bien démontré d’ailleurs que ce «biais » informatif se traduit inconsciemment par des
préjugés et des stéréotypes de « genre » sur la façon de traiter un patient selon son sexe. Les chercheurs de
l’université ont demandé à 1 123 patients d'hôpitaux, tous atteints du syndrome coronarien aigu, de répondre à un
questionnaire après leur admission. Les conclusions ont révélé qu'on pratiquait plus rapidement des
électrocardiogrammes et des défibrillations sur les hommes que sur les femmes. Le personnel de santé, moins
réactif pour les femmes, était plus porté à écarter l’hypothèse de l'infarctus en imputant plus facilement le
malaise d'une patiente et ses douleurs thoraciques à des troubles d’anxiété (la fameuse faiblesse psychosomatique
féminine !)
Ces deux exemples sont loin d’être anecdotiques quand on sait que les études cliniques, dans le cadre des essais
thérapeutiques, sont majoritairement menées chez des sujets masculins, pensant à tort que « ce qui est bon et
validé chez l’homme l’est aussi pour la femme ». Certaines recherches sur le risque de cancers gynécologiques ont
même été conduites chez des hommes ! Il n’y a que depuis 15 ans que la législation européenne impose de recruter
aussi des femmes dans les essais cliniques.
Au total, des efforts importants ont certes été effectués toutes ces dernières années pour sensibiliser au Maroc
(comme d’ailleurs dans le reste du Maghreb et l’Afrique Noire) les femmes à leurs problèmes de santé « féminins »
(gynécologie, grossesse, cancer du sein, minceur…) mais il reste encore beaucoup à faire pour mieux sensibiliser
les femmes à certains autres grands enjeux de santé publique et mettre fin à certains stéréotypes qui ont encore la
« vie dure ».
Casablanca, le 4 mars 2019
Dr MOUSSAYER KHADIJA ‫بس‬١‫ع‬ِٛ ‫جخ‬٠‫سح خذ‬ٛ‫اٌذوز‬
‫خخ‬ٛ‫خ‬١‫ أِشاض اٌش‬ٚ ٟٕ‫ اٌطت اٌجبغ‬ٟ‫ ف‬ٟ‫اخزصبص‬
‫ح‬
Spécialiste en médecine interne et en Gériatrie
Présidente de l’Alliance Maladies Rares au Maroc‫غخ ائزالف األِشاض إٌبدسح اٌّغشة‬١‫سئ‬
Présidente de l’association marocaine des maladies auto-immunes et systémiques (AMMAIS)
‫خ‬٠‫بص‬ٙ‫اٌج‬ٚ ٚ ‫خ‬١‫خ ألِشاض إٌّبػخ اٌزار‬١‫خ اٌّغشث‬١‫غخ اٌجّؼ‬١‫سئ‬
Vice-présidente du Groupe de l’Auto-Immunité Marocain (GEAIM), Chairwoman of the Moroccan Autoimmune and Systemic Diseases Association
Membre de la Société Marocaine de Médecine Interne (SMMI)
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‫‪Médecine interne Maroc‬‬
‫حمالخ انرُعيح الطثيح ما ساند ذرميش تانرقصيز ذجاي انمزأج‬
‫اٌ‪ َٛ١‬اٌؼبٌّ‪ٌٍّ ٟ‬شأح ‪ ،‬اٌز‪٠ ٞ‬صبدف ‪ِ 8‬بسط ِٓ وً عٕخ ‪ ٛ٘ ،‬فشصخ يرغٍ‪١‬ػ اٌع‪ٛ‬ء ‪ٌٍٚ‬زحز‪٠‬ش ث‪ٛ‬ج‪ٛ‬د فج‪ٛ‬اد ‪ٚ‬رّ‪١١‬ض ‪ّٔ ٚ‬ط‪١‬خ ‪ ٚ‬ػذَ‬
‫ِغب‪ٚ‬اح ال رضاي رؤصش ػٍ‪ ٝ‬اٌّؼٍ‪ِٛ‬بد اٌطج‪١‬خ ‪ٚ‬حّالد اٌز‪ٛ‬ػ‪١‬خ اٌصح‪١‬خ راد اٌصٍخ ثبٌّشأح ‪٘ .‬زٖ اإلخفبلبد رزؼٍك ثمعب‪٠‬ب سئ‪١‬غ‪١‬خ ٌٍصحخ‬
‫اٌؼبِخ ‪ٌٙٚ‬ب رأص‪١‬ش وج‪١‬ش ػٍ‪ ٝ‬صحخ اٌّشأح ‪ٚ ،‬خبصخ ف‪ ٟ‬ثٍذاْ ِز‪ٛ‬عطخ ِضً اٌّغشة‪.‬‬
‫ظاٌزج جسيمح مرجاٌهح‪ :‬أمزاض انمىاعح انذاذيح‪ ،‬مشكم يعىي مزآج مه كم سرح وساء خالل حياذٍه‬
‫٘زٖ اٌظب٘شح رخص أِشاض إٌّبػخ اٌزار‪١‬خ‪٘ ،‬زٖ األِشاض اٌّزؼذدح اٌز‪٠ ٟ‬صً ػذد٘ب إٌ‪ ٝ‬اٌّبئخ ‪ ٚ‬رص‪١‬ت إٌغبء ف‪ِٓ ٪ 75 ٟ‬‬
‫اٌحبالد! ثبإلظبفخ إٌ‪ ٝ‬رٌه ‪ ،‬رشىً اٌغجت اٌضبٌش ٌٍّشاظخ ف‪ ٟ‬اٌؼبٌُ ثؼذ أِشاض اٌمٍت ‪ٚ‬األ‪ٚ‬ػ‪١‬خ اٌذِ‪٠ٛ‬خ ‪ٚ‬اٌغشغبٔبد ‪ ،‬اد أٔ‪ٙ‬ب رؤصش‬
‫ػٍ‪ ٝ‬ح‪ٛ‬اٌ‪ ِٓ ٪ 10 ٟ‬عىبْ اٌؼبٌُ ‪ٚ‬رحزً اٌّشوض اٌضبٔ‪ ٟ‬أ‪ ٚ‬اٌضبٌش ف‪ٔ ٟ‬فمبد اٌصحخ ف‪ ٟ‬اٌجٍذاْ اٌّزمذِخ‪ .‬رش‪١‬ش اٌزمذ‪٠‬شاد‪ ،‬ف‪ ٟ‬اٌّجّ‪ٛ‬ع‪،‬‬
‫إٌ‪ ٝ‬أْ ػذد إٌغبء اٌّصبثبد ثأِشاض إٌّبػخ اٌزار‪١‬خ ‪٠‬صً إٌ‪ ٝ‬ظؼف ػذد إٌغبء اٌٍ‪ٛ‬ار‪٠ ٟ‬ؼبٔ‪ ِٓ ْٛ‬عشغبْ اٌضذ‪ٔٚ ٞ‬ح‪ِ ٛ‬شح ‪ٔٚ‬صف‬
‫ِشح أوضش ِٓ رٍه اٌّصبثبد ثّشض اٌشش‪٠‬بْ اٌزبج‪!ٟ‬‬
‫ثؼط أِشاض إٌّبػخ اٌزار‪١‬خ ِؼش‪ٚ‬فخ جذا ً ثأعّبئ‪ٙ‬ب ‪ٌٚ‬ىٓ د‪ ْٚ‬أْ رؼشف أْ ٌ‪ٙ‬ب ػاللخ ثبٌّٕبػخ اٌزار‪١‬خ ‪ٚ‬أٔ‪ٙ‬ب رٕزّ‪ ٟ‬إٌ‪ٔ ٝ‬فظ اٌؼبئٍخ ‪،‬‬
‫حز‪ ٚ ٝ‬إْ اخزٍفذ ف‪ ٟ‬اٌزؼج‪١‬ش اٌغش‪٠‬ش‪ٚ ٞ‬ف‪ ٟ‬األػعبء اٌّصبثخ‪ٌ.‬ىٓ ٌذ‪ٙ٠‬ب لبعُ ِشزشن ‪ٔ ٛ٘ ٚ‬فظ ِ‪١‬ىبٔ‪١‬ضِبد اٌحذ‪ٚ‬س‪٠ -‬زجٍ‪ ٝ‬ف‪ٟ‬‬
‫خًٍ ف‪ ٟ‬اٌج‪ٙ‬بص إٌّبػ‪ٔ، ٟ‬فظ ج‪ٙ‬بص إٌّبػخ اٌز‪٠ ٞ‬ى‪ ْٛ‬ػٍ‪ ٝ‬ػبرمٗ حّب‪٠‬خ اٌجغُ ِٓ اٌؼذ‪ٚ‬اْ اٌخبسج‪( ٟ‬اٌف‪١‬ش‪ٚ‬عبد ‪ٚ‬اٌجىز‪١‬ش‪٠‬ب ‪٘ ، )...‬ذا‬
‫اٌج‪ٙ‬بص ‪ٕ٠‬مٍت ػٍ‪ ٝ‬اٌجغُ ‪٠ ٚ‬جذأ ف‪ِٙ ٟ‬بجّخ ِى‪ٔٛ‬بد اٌجغُ اٌغٍ‪ّ١‬خ ظبٔب أٔٗا ػذ‪ ٚ‬خبسج‪ - ٟ‬ثبإلظبفخ إٌ‪ ٝ‬راٌه غبٌجًب ِب رغزج‪١‬ت ٘زٖ‬
‫األِشاض إٌ‪ٔ ٝ‬فظ االعزشار‪١‬ج‪١‬بد اٌؼالج‪١‬خ‪ٚ .‬رشًّ ٘زٖ اٌفئخ‪ِ :‬شض جش‪٠‬فض (فشغ اٌذسل‪١‬خ) ‪ ،‬اٌز‪ٙ‬بة اٌغذح اٌذسل‪١‬خ اٌّضِٓ َ سض‬
‫٘بش‪ّٛ١‬ر‪ ٛ‬اٌز‪٠ ٞ‬ؤد‪ ٞ‬إٌ‪ ٝ‬لص‪ٛ‬س اٌغذح اٌذسل‪١‬خ‪ِ ،‬شض اٌزئجخ اٌحّشاء‪ ،‬اٌ‪ ٓ٘ٛ‬اٌؼعٍ‪ ٟ‬اٌ‪ٛ‬ث‪ ، ً١‬اٌزصٍت اٌّزؼذد ‪ ،‬داء اٌغىش‪ ِٓ ٞ‬إٌ‪ٛ‬ع‬
‫‪ ، 1‬اٌز‪ٙ‬بة اٌّفبصً اٌش‪ِٚ‬بر‪٠ٛ‬ذ‪ِ ، ٞ‬شض اٌغ‪١ٍ١‬بن (ػذَ رحًّ اٌغٍ‪ٛ‬ر‪ِ ، )ٓ١‬شض وش‪ِ ، ْٚ‬زالصِخ ش‪ٛ‬غش‪....ٓ٠‬‬
‫ِضبي أِشاض إٌّبػخ اٌزار‪١‬خ ِضبي ٔبدس جذا ٌىٓ ل‪ ٞٛ‬ػٍ‪ ٝ‬ػذَ اٌّغب‪ٚ‬اح ث‪ ٓ١‬إٌغبء ‪ ٚ‬اٌشجبي ػٍ‪ ٝ‬حغبة إٌغبء ِٓ إٌبح‪١‬خ‬
‫اٌفغ‪ٌٛٛ١‬ج‪١‬خ‪٘ .‬زٖ اإلشىبٌ‪١‬خ ِؼزشف ث‪ٙ‬ب ثشىً ج‪١‬ذ ِٓ لجً اٌّجزّغ اٌطج‪ٌ ٟ‬ىٕ‪ٙ‬ب ِزجبٍ٘خ إٌ‪ ٝ‬حذ وج‪١‬ش ِٓ غشف اٌجّ‪ٛٙ‬س اٌّغشث‪ٚ ،ٟ‬‬
‫راٌه ثغجت ٔمص اٌزغط‪١‬خ اإلػالِ‪١‬خ‪ٌ.‬ذاٌه ‪ ،‬ف‪ ٟٙ‬رغزحك أْ رى‪ِٛ ْٛ‬ظ‪ٛ‬ع حّالد ر‪ٛ‬ػ‪١‬خ ػٍ‪ٔ ٝ‬طبق ‪ٚ‬اعغ ِ‪ٛ‬ج‪ٙ‬خ ٌٍٕغبء ‪ِ ،‬ضً ِب ٘‪ٛ‬‬
‫اٌحبي ف‪ِ ٟ‬ب ‪٠‬خص ِشض اٌغشغبْ ‪ ،‬ال ع‪ّ١‬ب ‪ٚ‬أْ ٘زٖ األِشاض ر‪ٙ‬بجُ ف‪ ٟ‬وض‪١‬ش ِٓ األح‪١‬بْ إٌغبء ف‪ ٟ‬عٓ ِجىشح ‪ ٚ‬رؼط‪ ٟ‬ف‪ ٟ‬ثبدئ‬
‫األِش أػشاض غ‪١‬ش ٍِح‪ٛ‬ظخ ‪ِ ،‬غ ظ‪ٛٙ‬س ‪ٚ‬اخزفبء ٌ‪ٙ‬زٖ األػشاض لذ ر‪ٛ‬د‪ ٞ‬حز‪ ٝ‬إٌ‪ ٝ‬اٌزشى‪١‬ه ف‪ٚ ٟ‬ج‪ٛ‬د اٌّشض أصال‪ ٚ .‬غبٌجب ً ‪ِ ،‬ب‬
‫‪٠‬ى‪ ْٛ‬ف‪ ٟ‬اٌ‪ٛ‬الغ رشخ‪١‬ص‪ِ ُٙ‬زأخشا ً‪.‬‬
‫حانيا أكثز وسثح انُفياخ انىاذجح عه انجهطح انقهثيح ذخص انىساء‬
‫ِضبي آخش ػٍ‪ ٝ‬إخفبق حّالد اٌز‪ٛ‬ػ‪١‬خ اٌصح‪١‬خ رخص خطش احزشبء ػعٍخ اٌمٍت اٌز‪ ٞ‬غبٌجًب ِب ‪٠‬ضاي ‪٠‬شرجػ ف‪ ٟ‬اٌحّالد اٌز‪ٛ‬ػ‪١‬خ ‪ ،‬ال‬
‫ع‪ّ١‬ب ف‪ ٟ‬إٌّطمخ اٌّغبسث‪١‬خ ‪ ،‬ثّضً سجً ف‪ِٕ ٟ‬زصف اٌؼّش‪ٔٚ .‬ز‪١‬جخ ٌزٌه‪ ،‬ال ‪٠‬زُ رشخ‪١‬ص اٌّشض ٌذ‪ ٜ‬إٌغبء ثغجت ػذَ اخز شىب‪ٞٚ‬‬
‫إٌغبء ثشىً جذ‪ ٞ‬لجً أذالع األصِخ اٌمٍج‪١‬خ‪٘ٚ .‬زا ‪٠‬فغش عجت و‪ ْٛ‬إٌغبء ‪٠‬شىٍٓ حبٌ‪١‬ب ‪ ِٓ ٪56‬اٌ‪ٛ‬ف‪١‬بد اٌّزشرجخ ػٓ احزشبء ػعٍخ‬
‫اٌمٍت‪ٚ .‬لذ أظ‪ٙ‬شد دساعخ أجشر‪ٙ‬ب جبِؼخ ِبوج‪ ً١‬ف‪ِٔٛ ٟ‬زش‪٠‬بي ف‪ ٟ‬ػبَ ‪ 2014‬أ‪٠‬عب أْ ٘زا "اٌزح‪١‬ض" ثبٌّؼٍ‪ِٛ‬بد ‪٠‬زشجُ د‪ٚ ْٚ‬ػ‪ ٟ‬ػٍ‪ٝ‬‬
‫و‪١‬ف‪١‬خ اٌزؼبًِ ِغ اٌّش‪٠‬ط ‪ٚ‬فمب ٌجٕغٗ ‪ ٚ‬راٌه ِٓ خالي أحىبَ ِغجمخ ‪ٚ‬ص‪ٛ‬س ّٔط‪١‬خ "ٔ‪ٛ‬ع اٌجٕظ"‪ .‬ف‪٘ ٟ‬زٖ اٌذساعخ‪ ،‬غٍت اٌجبحض‪ْٛ‬‬
‫ِٓ ‪ِ 1123‬ش‪٠‬ط ‪٠‬شرذ‪ ْٚ‬ػٍ‪ ٝ‬اٌّغزشف‪١‬بد‪٠ ٚ ،‬ؼبٔ‪ ْٛ‬جّ‪١‬ؼب ِٓ ِزالصِخ اٌشش‪٠‬بْ اٌزبج‪ ٟ‬اٌحبدح‪ ِٓ ،‬اإلجبثخ ػٍ‪ ٝ‬اعزج‪١‬بْ ِٓ ثؼذ ِب‬
‫‪٠‬زُ دخ‪ ٌُٙٛ‬إٌ‪ ٝ‬اٌّغزشف‪ .ٝ‬وشفذ إٌزبئج أْ ِّبسعخ اٌص‪ٛ‬سح اٌج‪١‬بٔ‪١‬خ اٌى‪ٙ‬شثبئ‪١‬خ ٌٍمٍت ‪ٚ‬اٌصذِبد اٌى‪ٙ‬شثبئ‪١‬خ رى‪ ْٛ‬أعشع ػٍ‪ ٝ‬اٌشجبي‬
‫ِٕ‪ٙ‬ب ػٍ‪ ٝ‬إٌغبء‪ ٚ .‬غبٌجب ِب ‪٠‬ى‪ ْٛ‬اٌؼبٍِ‪ ْٛ‬ف‪ ٟ‬اٌّجبي اٌصح‪ ،ٟ‬ألً سد فؼً رجبٖ إٌغبء‪ ٚ،‬أوضش ِ‪١‬ال إٌ‪ ٝ‬اعزجؼبد احزشبء ػعٍخ اٌمٍت‬
‫ػٕذ إٌغبء ‪ٔ ٚ‬غت أالَ اٌصذس اٌز‪٠ ٓ٠‬ؼبٔ‪ِٕٙ ْٛ‬ب إٌ‪ ٝ‬اٌمٍك ‪ ٚ‬إٌ‪ ٝ‬اٌعؼف إٌفغ‪ ٟ‬اٌجغّ‪ ٟ‬األٔض‪ ٞٛ‬اٌش‪١ٙ‬ش!‬
‫ٌذان انمثاالن تعيذان كم انثعذ أن يكُوا ٌامشييه عىذما وعهم أن انذراساخ انسزيزيح ‪ ،‬في سياق انرجارب انعالجيح ‪ ،‬ذرم في انغانة عهّ‬
‫انزجال ‪ ،‬ظىًا خطأ ً أن ما ٌُ جيذ َمُثُق تيً نذِ انزجم ٌُ جيذ أيضا تانىسثح نهمزأج ‪ .‬حرّ أن تعط األتحاز حُل خطز اإلصاتح‬
‫‪Page 3‬‬
Médecine interne Maroc
‫ أصثح انرشزيع األَرَتي يفزض‬، ‫تسزطاواخ ذخص انىساء قذ أجزيد حصزا عهّ انزجال! نكه في انسىُاخ انخمس عشزج األخيزج‬
.‫إدماج انىساء في انرجارب انسزيزيح‬
، ًّ‫ ِشبوً اٌح‬، ‫ُ (أِشاض إٌغبء‬ٙ‫ إٌغبء ثّشبوً صحز‬ٟ‫ػ‬ٚ ‫بدح‬٠‫ اٌّغشة ٌض‬ٟ‫شح ف‬١‫اد األخ‬ٕٛ‫ اٌغ‬ٟ‫شح ف‬١‫د وج‬ٛٙ‫ لذ ثزٌذ ج‬، َ‫ثشىً ػب‬
‫ظغ حذ‬ٚٚ ‫بِخ‬ٌٙ‫خ ا‬١‫ب اٌصح‬٠‫ ثؼط اٌمعب‬ٌٝ‫ إٌغبء إ‬ٟ‫ػ‬ٚ ‫بدح‬٠‫جت ػٍّٗ ٌض‬٠ ٞ‫ش اٌز‬١‫ٌىٓ ٕ٘بن اٌىض‬ٚ ، )‫ إٌخ‬، ‫ظ‬١‫ اٌزخغ‬، ٞ‫عشغبْ اٌضذ‬
.‫خ‬١ِ‫ ال رضاي ِزٕب‬ٟ‫خ اٌز‬١‫س إٌّط‬ٛ‫ٌجؼط اٌص‬
ANNEXES :
A/ POURQUOI LES FEMMES SONT LES PRINCIPALES VICTIMES DES MALADIES AUTOIMMUNES ? B/ International Women's Day, March 8, 2019 discriminations and stereotypes in
health information C/ Bibliographie et articles de l’auteur sur les maladies auto-immunes
A/ POURQUOI LES FEMMES SONT LES PRINCIPALES VICTIMES
MALADIES AUTO-IMMUNES ?
DES
Les maladies auto-immunes n’épargnent pas l’homme ni malheureusement l’enfant mais c’est la femme qui porte
très majoritairement ce fardeau Plusieurs explications à ce phénomène, impliquant le rôle :
- des hormones sexuelles féminines, les œstrogènes : elles stimuleraient trop, dans certains cas, le système
immunitaire, alors que les hormones masculines, les androgènes, ont plutôt un effet protecteur ;
- du chromosome sexuel féminin X : Les femmes possèdent dans leurs cellules deux chromosomes X, (l’un
hérité du père et l’autre de la mère). Normalement, un seul reste actif tandis que l’autre est qualifié de « dormant
». Si ces deux restent fonctionnels, une hyper-activation anormale du système immunitaire en découlerait ;
- de la grossesse : un échange de cellules se produit entre la mère et le fœtus et donc un passage de cellules fœtales
à la mère (le microchimérisme fœtal). Elles se retrouvent dans le sang de la mère jusqu’à 30 ans après
l’accouchement et jusqu’à 50 ans dans la moelle osseuse ! Elles peuvent être considérées comme des éléments
étrangers par le système immunitaire qui alors s’attaquerait par erreur à certains organes. La femme est en plus
beaucoup plus surexposée que l’homme qui n’est confronté qu’à un seul type d’échange de cellules entre lui et sa
mère alors qu’elle en reçoit de sa propre mère et de ses enfants.
Au total, la proportion de femmes atteintes pour un seul homme est ainsi dans la maladie de Basedow
(Hyperthyroïdie) de 7 femmes/1homme, le lupus de 9f/1h, le Gougerot de 9f/1h, la polyarthrite de 2,5 f/1h, la
sclérose en plaques de 2f/1h…
Il existe toutefois quelques maladies auto-immunes que les hommes sont tout aussi ou plus susceptibles de
développer que les femmes comme la spondylarthrite ankylosante, le diabète de type 1, le
granulomatose de Wegener et le psoriasis
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Médecine interne Maroc
B/ International Women's Day, March 8, 2019 : discriminations and stereotypes
in health information
International Women's Day, March 8, 2019, is an opportunity to warn about inequalities, discrimination and
stereotypes that continue to affect women in medical information and awareness campaigns related to it . These
gaps concern major issues of public health and have a significant impact on the health of women, particularly in
intermediate countries such as Morocco.
AN UNKNOWN PHENOMENON : AUTOIMMUNE DISEASE, A FEMININE DISEASE THAT
REACHES A WOMAN IN SIX DURING THEIR LIFE
This is the subject of autoimmune diseases: these many pathologies ̵; a hundred – concern women in 75% of cases !
In addition, the third leading cause of morbidity in the world after cardiovascular diseases and cancers, they affect
about 10% of the world population and occupy the second or third position of the health budget in developed
countries. In total, it is estimated that the number of women with autoimmune diseases is twice as high as that of
women with breast cancer and almost one and a half times higher than those affected by coronary heart disease!
Some of these diseases are well known but people do not know that they are of "autoimmune" origin and that they
belong to the same family of diseases, even if they differ in their clinical expression and in the affected organs. They
have in common the same mechanism of constitution – a dysfunction of the immune system which, normally
responsible for protecting the body from external aggressions (viruses, bacteria …), will be wrong enemy by
attacking our own organs – and therapeutic strategies often close. These include: Graves' disease (hyperthyroidism),
chronic thyroiditis of Hashimoto (hypothyroidism), lupus, myasthenia gravis, multiple sclerosis, type 1 diabetes,
rheumatoid arthritis, spondyloarthritis, celiac disease (gluten intolerance), Crohn's disease, Sjögren's … and also
many rare diseases.
This autoimmune phenomenon is a very rare example of physiological inequality to the detriment of women. It is
well recognized by the medical community but largely ignored by the general public, not only Moroccan but also
French to a lesser extent, because it is not better publicized. It deserves, however, to be the subject of wide
awareness campaigns directed at women, such as cancer, especially since these diseases often attack insidiously
young women by presenting beginning of the little perceptible symptoms, appearing and disappearing and even
putting in doubt the existence of an evil. In fact, their diagnosis is often late.
THE MAJORITY OF DEATHS RELATED TO THE MYOCARDIAL INFARCTION CONCERNED
TODAY WOMEN
Another example: the risk of myocardial infarction continues too often to be associated in the countryside
sensitization, particularly in the Maghreb, like a middle-aged man. As a result, the disease is under-diagnosed in
women because their complaints are not fully understood before the crisis. This explains why women now
represent of deaths by infarction. A study conducted by McGill University in Montreal in 2014 has indeed shown
that this informative "bias" is unconsciously translated by prejudices and "gender" stereotypes about how to treat a
patient by gender. University researchers asked 1,123 hospital patients, all with acute coronary syndrome, to
respond to a questionnaire after admission. The findings revealed that electrocardiograms and defibrillations were
performed faster on men than on women. Health staff, less responsive to women, was more inclined to rule out the
hypothesis of infarction by attributing more easily the discomfort of a patient and her chest pain to anxiety disorders
( the famous feminine psychosomatic weakness!)
These two examples are far from anecdotal when we know that clinical studies, in the context of therapeutic trials,
are mostly conducted in male subjects, mistakenly thinking that "what is good and validated in men is also good for
women ". Some research on the risk of gynecological cancers have even been conducted in men! It has only been 15
years since European legislation required the recruitment of women in clinical trials .
All in all, significant efforts have been made in recent years to raise awareness, in Morocco and in France, of
women's "female" health problems (gynecology, pregnancy, breast cancer, slimming, etc.), but there is still much
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Médecine interne Maroc
to do to raise women's awareness of certain other major public health issues and to put an end to certain stereotypes
that still have a "hard life."
WHY WOMEN ARE THE MAIN VICTIMS OF AUTOIMMUNE DISEASES?
autoimmune diseases do not spare the man nor unfortunately the child but it is the woman who bears the majority
of this burden Several explanations to this phenomenon, involving the role:
– female sex hormones estrogen: they would stimulate too much, in some cases, the immune system, while the
male hormones, androgens, rather have a protective effect;
– from female sex chromosome X : Women have in their cells two X chromosomes (one inherited from the father
and the other from the mother). Normally, only one remains active while the other is called "dormant". If these
two remain functional, an abnormal hyper-activation of the immune system would ensue
– of the pregnancy : an exchange of cells occurs between the mother and the fetus and thus a passage of fetal cells to
the mother (fetal microchimerism). They are found in the blood of the mother up to 30 years after birth and up to
50 years in the bone marrow! They can be considered as foreign elements by the immune system which would then
attack some organs by mistake. In addition, the woman is much more overexposed than the man who is confronted
with only one type of exchange of cells between him and his mother while receiving from his own mother and
children. [19659004] In total, the proportion of women affected by a single man is thus in Graves' disease
(Hyperthyroidism) of 7 women / 1 man, lupus 9f / 1h, Gougerot 9f / 1h, polyarthritis 2.5f / 1h, multiple sclerosis
2f / 1h …
However, there are some autoimmune diseases that men are just as or more likely to develop than women like
Ankylosing spondylitis, type 1 diabetes , Wegener's granulomatosis and psoriasis
Dr. MOUSSAYER KHADIJA, MD, Specialist in Internal Medicine and Geriatrics
Chairwoman of the Rare Diseases association in Morocco (AMRM)
President of the Moroccan association of autoimmune and systemic diseases (AMMAIS)
C/ Bibliographie et articles de l’auteur sur les maladies auto-immunes
- Moussayer Khadija - Maladies auto-immunes : Quand le corps s’attaque à lui-même – Doctinews N° 36
Août/Septembre 2011.
http://www.doctinews.com/index.php/dossier/item/551-maladies-auto-immunes
- INSERM - Expliquer la susceptibilité féminine aux maladies auto-immunes - 13 février 2018
https://www.inserm.fr/actualites-et-evenements/actualites/piste-pour-expliquer-susceptibilite-femininemaladies-auto-immunes
- INSERM : Genre et santé Prendre en compte les différences, pour mieux combattre les inégalités - 1er novembre
2016
https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/genre-et-sante
- Centre Universitaire de santé Mac Gil (CUSM) – les jeunes hommes reçoiven
t des soins plus rapidement que les jeunes femmes lors d’un infarctus du myocarde -17 mars 2014
https://cusm.ca/newsroom/nouvelles/les-jeunes-hommes-re%C3%A7oivent-soins-plus-rapidement-que-lesjeunes-femmes-lors-d%E2%80%99-infarctus- Moussayer Khadija, Les femmes principales victimes des maladies auto-immunes mardi 15 mars 2016
http://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/les-femmes-principales-victimes-178843
Page 6
Médecine interne Maroc
– Moussayer Khadija – Biothérapies : La révolution des traitements ciblés issus du vivant – Doctinews N° 58
Septembre 2013.
http://www.doctinews.com/index.php/dossier/item/2461-bioth%C3%A9rapies
– Moussayer Khadija – Syndrome sec et Gougerot-Sjögren : Entre un mal fréquent et une maladie au coeur de
l’auto-immunité – Doctinews N° 45 Juin 2012
http://www.doctinews.com/index.php/dossier/item/560-syndrome-sec-et-gougerot-sj%C3%B6gren
– Moussayer Khadija – La barrière intestinale et ses pathologies : Du microbiote au leaky gut syndrome –
Doctinews N° 69 Août / Septembre 2014
http://www.doctinews.com/index.php/dossier/item/3445-la-barri%C3%A8re-intestinale-et-ses-pathologies
– Moussayer khadija – L’HYPERTENSION ARTERIELLE SECONDAIRE : ON PEUT EN GUÉRIR ! Doctinews
N° 21 Avril 2010
http://doctinews.com/index.php/archives/39-dossier/122-lhypertension-arterielle-secondaire-on-peut-en-guerir
– Moussayer Khadija
‫ي‬ٚ‫ت إٌغبء ثذسجخ أ‬١‫ص‬٠ ٚ ْٛ١‫ اٌؼ‬ٚ ُ‫ض ثجفبف اٌف‬١ّ‫ز‬٠ ‫ٓ ِشض‬٠‫غش‬ٛ‫ ِزالصِخ ش‬ٚ‫ ِشض أ‬/ Gougerot
Sjogrën Oujdacity 29/11/2016 http://www.oujdacity.net/national-article-115394-ar/
– Moussayer Khadija
‫ضاي فزبوب‬٠ ‫ ال‬ٚ ‫ت إٌغبء‬١‫ص‬٠ ‫خ اٌحّشاء ِشض‬١‫ – اٌزئج‬Lupus Oujdacity 21/12/2016/
http://www.oujdacity.net/femme-article-116188-ar/
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