
Annexe 3 (suite) GAH sur la biosûreté et la biosécurité dans les laboratoires vétérinaires/Septembre 2013
18 Commission des normes biologiques/Septembre 2013
biosécurité afférent aux établissements. L’emploi d’un système de gestion du risque biologique, tel que
décrit dans le présent projet de chapitre, permet d’identifier un juste dosage de contrôle proportionnel au
risque présenté par les matériels biologiques et les activités connexes dans un cadre donné. Le Groupe a
tenté, à la lumière des commentaires des Pays Membres, d’identifier les sections du chapitre où
l’approche recommandée en termes d’analyse du risque biologique bénéficierait d’une formulation plus
claire et a introduit, en conséquence, des modifications dans l’ensemble du chapitre.
2. Tous les pays ou laboratoires peuvent ne pas disposer des compétences et des ressources requises pour mettre
en œuvre la nouvelle approche :
o Le Groupe a noté une utilisation plus fréquente et plus généralisée dans le domaine vétérinaire des
approches afférentes à l’analyse du risque. L’objectif visé par la rédaction de ce chapitre, tel que soumis
aux Pays Membres pour examen, était d’aligner étroitement le processus d’analyse du risque proposé sur
ceux adoptés par les Pays Membres de l’OIE à d’autres fins, telle l’analyse des risques à l’importation
(chapitre 2.1. du Code sanitaire pour les animaux terrestres), tout en respectant les approches adoptées
dans le cadre de l’Accord d’atelier du CEN
15793 (norme CWA – CEN Workshop Agreement). À cette
fin, un libellé similaire ou identique à celui du chapitre 2.1. du Code terrestre et, dans la mesure du
possible, conforme au CWA 15793 a été adopté dans le projet de chapitre destiné au Manuel terrestre. Le
Groupe a également souligné que des documents étaient cités à la fin du chapitre afin de fournir une
orientation utile pour cette application particulière de l’analyse du risque. À la lumière des commentaires
transmis sur ce projet de chapitre par les Pays Membres, le Groupe a veillé à ce que la formulation
employée dans chaque section permette de gagner en clarté.
3. Il n’existe aucune description du processus de validation de l’analyse du risque encouru par chaque
laboratoire :
o Le processus d’analyse du risque décrit nécessite une documentation claire et complète du processus et
doit offrir le niveau de fiabilité souhaité à ceux qui l’utilisent. Ceci correspond au processus de base qui
est également requis lors de l’application de l’approche des systèmes de gestion aux systèmes d’assurance
qualité ainsi qu’aux activités connexes spécifiques telle la validation des tests.
4. Les informations générales sur lesquelles repose l’analyse du risque (notamment les informations sur les
propriétés des matériels biologiques et sur d’éventuelles mesures d’atténuation) ne disposent pas d’une
couverture identique dans le Manuel terrestre de l’OIE et d’autres ouvrages de référence scientifiques :
o Les propriétés biologiques dangereuses de 33 agents pathogènes sont présentées en détail dans les fiches
techniques sur les maladies. D’autres informations pertinentes peuvent également être obtenues dans les
chapitres consacrés aux maladies du Manuel terrestre de l’OIE ainsi que dans d’autres ouvrages de
référence scientifiques. Toutefois, le Groupe reconnaît que pour de nombreux agents biologiques les
informations disponibles sont incomplètes et présentent des lacunes (dose infectieuse, survie dans
l’environnement alentour ou critères requis pour quantifier les retombées d’une maladie telles les
conséquences sur le bien-être, la perte de productivité et les restrictions commerciales, par exemple). Il
convient donc de continuer à déployer des efforts en vue de renforcer les données sur lesquelles s’appuie
le processus d’analyse du risque. Ceux-ci peuvent consister à : (1) élargir le contenu des fiches techniques
sur les maladies afin de fournir un point de référence aux processus d’appréciation du risque au niveau
national ainsi qu’à celui des établissements ; (2) améliorer les données disponibles sur l’efficacité et la
validation d’autres mesures de contrôle.
5. Les critères nécessaires à l’évaluation de la probabilité et des conséquences ne sont pas suffisamment
détaillés:
o Afin de répondre à ce sujet de préoccupation, le concept de voies à risque a été une nouvelle fois mis en
exergue. Une version révisée du tableau A fournira des orientations supplémentaires aux Pays Membres.
Le Groupe a examiné en détail tous les commentaires reçus et a accepté, lorsque les circonstances s’y prêtaient, les
amendements proposés. L’objectif visé consistait à conserver l’approche actuelle, soutenue par bon nombre de
Pays Membres, et d’améliorer le texte lorsque plus de clarté était requise.
Un résumé de l’examen du projet de chapitre 1.1.3. effectué par le Groupe est présenté ci-dessous.
Comité européen de normalisation